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 Suite à son beau succès public et critique avec son premier film La première étoile, le comédien Lucien Jean-Baptiste nous livre ici une nouvelle comédie touchante et sympathique par sa mise en scène et sa galerie de personnages attachants. Inspiré du scénario Intérim co-écrit par Grégory Boutbou, mais possédant une grande part d’autobiographie, le film nous trouble par sa sincérité et son réalisme à l’image de son héros Dieumerci, repenti de prison qui décide de changer sa destinée en réalisant son rêve d’enfant, celui de devenir comédien. Accompagné de l’acteur Baptiste Lecaplain, pétillant et convaincant dans le rôle de Clément, étudiant boulet et capricieux qui cherche aussi sa place.

 

Synopsis : A sa sortie de prison, Dieumerci, 44 ans, décide de changer de vie et de suivre son rêve : devenir comédien. Pour y arriver, il s’inscrit à des cours de théâtre qu’il finance par des missions d’intérim. Mais il n’est pas au bout de ses peines. Son binôme Clément, 22 ans, lui est opposé en tout. Dieumerci va devoir composer avec ce petit « emmerdeur ». Il l’accueille dans sa vie précaire faite d’une modeste chambre d’hôtel et de chantiers. Au fil des galères et des répétitions, nos deux héros vont apprendre à se connaître et s’épauler pour tenter d’atteindre l’inaccessible étoile. 

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Quand on veut on peut ou Seconde chance : tels sont les mots résumant le thème principal de ce film. Ne voulant pas tomber dans les clichés de la comédie populaire, le réalisateur Julien Jean Baptiste souhaitait transmettre une vague d’émotions diverses à travers une histoire simple et accessible. A partir de ce fil conducteur « si on croit à son rêve de gosse, on peut l’atteindre », il filme avec bienveillance ceux que la vie n’a pas vraiment aidés au départ mais qui, animés d’une grande volonté, franchiront tous les obstacles. Jouant le personnage de Dieumerci, ancien prisonnier déjà un peu âgé et qui ne sait pas quoi faire de sa vie. Revenant vivre chez sa mère,  il ne peut que sur elle afin de l’aider à rebondir. La pièce cinématographique commence avec l’introduction de l’ascenseur : il y a longtemps qu’il ne monte plus nulle part dit-elle « c’est comme l’ascenseur social, il ne fait que descendre ».

Mais le véritable enjeu du film, c’est de mettre en scène la rencontre de nos deux héros solitaires qui, pour être admis au fameux concours, doivent préparer ensemble un passage de la pièce de Roméo et Juliette Shakespeare. Le problème, c’est qu’ils sont à l’opposé l’un de l’autre, thématique source de malentendus et d’incompréhensions. 

On comprendra que les raisons de sa présence en prison étaient fiscales, afin que le propos ne tombe facilement dans le pathos, afin que le spectateur puisse aussi s’identifier facilement à ce personnage. S’inscrivant à des cours de théâtre, il prend alors son destin en main afin d’être repérer par des futurs grands noms du milieu. Dieumerci doit bosser comme un dingue pour rembourser ses dettes et payer ses cours de théâtre. Presque dans la misère, il vit dans dans un hôtel de passe dans le quartier de la Goutte d’Or tenu par une famille d’Indiens loufoques ( lieu où le réalisateur y laissera échapper le plus de moments comiques). 

Face à lui, un jeune homme arrogant et propre sur lui, qui vient d’une classe sociale aisée et qui prétend pouvoir obtenir ce qu’il veut quand il veut. Clément est le stéréotype du parfait fils à papa, et qui par fierté et par peur d’affronter son père ira jusqu’à squatter chez Dieumerci ; endossé par le convaincant Baptiste Lecaplain. Avouant avoir pris du plaisir à  jouer à un tel mec qu’il n’aimerait pas dans la vraie vie, il réussit à insuffler à son personnage une vague de sympathie; lui permettant d’évoluer et de prendre ses responsabilités. Le film a donc aussi la volonté de nous faire passer ce second message : l’amitié ne s’explique pas, n’a pas de frontière sociale ou culturelle et nous permet à tous de mûrir et d’avancer. 

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Bien qu’on puisse reprocher au film d’être politiquement correct dans certains de ses propos et de jouer sur des ressorts de déjà-vu, le légèreté des dialogues permettent une prise de recul, afin d’aborder de manière plus subtil des sujets plus sérieux tels que le racisme, les difficultés à percer dans le métier de comédien, surtout si on n’est pas tout jeune (décrivant la vie et les cours dans une école de théâtre et brosse les portraits réalistes peu flatteurs de professeurs peu enclins au changement). 

Les seconds rôles ne sont padieumerci12s en reste et permettent de donner au film un certain équilibre entre le rire et l’émotion : avec Michel Jonasz dans la peau de l’avocat peu ordinaire ou le secrétaire loufoque jouée par Delphine Théodore. 

 

Servi par un duo d’acteurs très touchant, cette comédie douce-amère saura toucher le spectateur par la simplicité de son histoire, par l’implication sans faille de chaque comédien et par la force de son message : croyez en vos rêves d’enfants, chacun peut le réaliser. 

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