Comet Girl d’Akase Yuriko était l’une des sorties d’avril que j’attendais le plus. Casterman (via son label manga, Sakka) propose dans ce manga en deux tomes une œuvre atypique, totalement en couleurs.

Sazan, jeune Terrien, est agent de voirie interplanétaire : il saute d’astre en astre pour opérer sur des chantiers. Son quotidien bascule lorsque Mina, chevelure flamboyante et scooter volant rouge, débarque en trombe dans sa vie… Pour repartir aussitôt : la jeune fille est pourchassée par tout ce que l’univers compte de pirates de l’espace, car elle abrite en elle un pouvoir incommensurable… Il n’en faut pas plus à Sazan pour décider de porter secours à Mina. Mais où chercher ? L’aventure commence !

Niveau scénario, on pourrait le résumé très simplement : un jeune homme rencontre une jeune femme. Mais elle n’est pas une « girl next door » lambda, elle a des « super-pouvoirs » ! L’intrigue est assez simple, et je dis ça sans arrière (ni mauvaise) pensée. On a une histoire dont la ligne directrice est claire, avec de l’aventure, de l’action, une quête à accomplir… Les personnages sont attachants – le gang du Pique-Nique se révèle plus intéressant qu’on pourrait le croire au premier abord.

Manga-comète

Comet Girl m’a donné des « vibes » de Firefly et de La Planète aux trésors : des pirates de l’espace, les touches d’humour, le groupe de marginaux qu’on suit dans leur quête…

Le trait d’Akase Yuriko a un côté « années 1980 », très rétro, qui fonctionne vraiment bien. Toutes les pages sont en couleurs, ce qui est assez rare pour être remarquable. La narration est rythmée ; je ne me suis pas ennuyée du tout. De plus, on profite à fond de l’imagination de la mangaka. D’abord grâce au travail de Sazan sur d’autres planètes. Puis lors de ses aventures dans toute la galaxie, alors qu’il voyage avec le gang du Pique-Nique.

Comet Girl est un titre coup de cœur, un véritable divertissement au style marqué. L’ensemble est travaillé, de l’utilisation de la couleur (particulièrement adaptée aux mondes et personnages, et sur Mina en particulier) aux inventions technologiques, etc. Le panel d’émotions est justement dosé. Je trouve que ça change des titres post-apocalyptiques qu’on peut trouver habituellement en science-fiction.

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