Chaplin, de Laurent Seksik et David François, est un triptyque édité par Rue de Sèvres. Le deuxième volet de la bande-dessinée, Chaplin prince d’Hollywood, est sorti depuis le 10 février.

Comment un garçon, né dans un quartier pauvre de Londres, de deux parents artistes ratés, père alcoolique, mère folle, a pu devenir, à 25 ans, le plus grand cinéaste de son temps, en mettant Hollywood ses pieds ; l’inventeur du cinéma moderne, un créateur visionnaire et un acteur d’exception, légende vivante, porte-parole des misérables, des moins que rien, des vagabonds, et producteur immensément riche, artiste engagé dans tous les combats de son temps, dictatorial avec les siens, et que son amour des femmes rend un colosse aux pieds d’argile dans l’Amérique puritaine.

Si beaucoup le connaissent pour ces films, peu connaissent l’histoire de l’homme, ou même l’homme qu’il était réellement. Il est vrai que pour le moment, seuls deux BD du triptyque sont disponibles à la vente, mais on a déjà une belle (ou moins belle, d’ailleurs) facette de Chaplin qui nous est révélé – bien que ce soit évidemment romancé !

L’histoire de l’homme, plutôt que de ses œuvres.

Chaplin, grand homme, était acteur, réalisateur, producteur, scénariste, musicien… et également un homme à (jeunes) femmes, qu’il trompait sans vergogne. La BD met en avant les différents aspects de l’homme. Ca m’a donné l’impression que Laurent Seksik l’admire, mais Chaplin n’est pas « lissé » pour autant. On le suit à travers ses moments de gloire, et on l’accompagne également lors des scandales qui ont ponctué sa vie (son manquement durant la guerre, son attrait pour les filles mineures…). On le voit donc passionné, égocentrique, ambitieux mais aussi séducteur, sexiste…

Personnellement, ce sont les couvertures – encore une fois, vous allez me dire – qui m’ont intrigué. Je connaissais les grandes lignes de sa vie de par un projet passé, mais j’ai appris quelques petites choses (toutes vraies, j’ai été vérifié !). Le dessin de David François a eu beaucoup d’effets sur moi : l’utilisation des couleurs (pour évoquer sa gloire américaine ; le noir et blanc pour son enfance pauvre…) et l’effet de mouvement perpétuel qui se dégage des planches m’ont subjugué. Tout ceci semble maîtrisé, et met en valeur le rythme du scénario.

Si je n’ai pas d’affection particulière pour l’homme (ni pour la plupart de ses œuvres), j’ai apprécié la découverte de ces deux premiers volumes de Chaplin.

Pour feuilleter le premier volet, je vous invite à visiter le site de l’éditeur.

Pour plus de chroniques, c’est par ici !

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