L’Attaque des Titans 2

Koei Tecmo. Omega Force. Koch Media. Sortie le 15 mars 2018. PC/PS4/Switch. Testé sur Switch.

Si vous aimez les mangas, vous êtes obligés d’avoir entendu parler de Shingeki no Kyojin, aussi connu sous le nom de L’Attaque des Titans en France. La série débarque pour la seconde fois en jeu vidéo et il est temps d’y jeter un oeil dans le test 3O3Trois points positifs, et trois points négatifs sur le jeu !

  • Titan-fall – Les titans, on commence à les connaître. La célèbre licence de Hajime Isayama fait fureur au Japon et partout dans le monde depuis 2009 déjà. AOT2 reprend ce qui était déjà fait dans le premier opus sorti en 2016, mais le fait mieux. Le jeu reprend très fidèlement l’Univers mais prend le pari audacieux de se détacher complètement de l’Histoire déjà connue en nous plaçant depuis le point de vue d’un avatar que l’on crééra (à l’aide d’un système de personnalisation assez poussé d’ailleurs !). On suivra donc son évolution aux côtés de tous les héros de la saga : Erin, Armin, Misaka ou bien Jean, mais sans jamais prendre leur place dans l’Histoire.
  • Titan-Quest – Les quêtes se feront nombreuses et le contenu du jeu se voudra très dense. Au delà de développer votre amitié avec les différents personnages du jeu pour débloquer diverses compétences, vous devrez réaliser un certain nombres de quêtes (obligatoires ou additionnelles) pour progresser dans l’Histoire ou bien améliorer vos équipements. Vous n’avez donc pas fini d’entendre parler de ces foutus titans !
    Salut, tu veux être mon ami ?
  • Version Switch fluide… – Ce qu’il faut vraiment retenir de ce jeu, c’est la fluidité extrême du jeu. Que ce soit en mode portable ou tv, le jeu tourne et réagit toujours au poil et c’est très agréable. On joue à un vrai gros titre du jeu vidéo, mais sur un petit écran et dans des lieux tels que le métro si on le souhaite. C’est toujours impressionnant de voir ce que la Switch est capable de faire dans sa version portable. Même si la PS Vita l’avait déjà proposé il y a bien longtemps, la Switch apporte cet aspect qu’on avait oublié : jouez à de bons jeux autres que Candy Crush lors de ses déplacements.

  • … au détriment de l’aspect graphique – Même s’il reste très convenable et après avoir vu quelques phases de gameplay vidéo sur les autres plateformes, il semble quand même que la version Switch a vu de nombreux aspects techniques être vus au rabais pour pouvoir conserver sa fluidité et son framerate sans pertes. C’est donc un semi point négatif puisqu’il est toujours plus agréable de jouer sur un jeu fluide mais moins propre graphiquement que sur un jeu très beau mais qui rame ou freeze en permanence.
  • Tit-ane-sque – Comme toujours, il faut mieux être fan hardcore de la série pour profiter pleinement du jeu. Pour ma part, je ne connaissais pas vraiment l’Attaque des Titans au moment du test (je ne les ai pas encore lu ni vu même si je connais vaguement l’Histoire globale). Pour ma part il s’agissait d’une sorte de musou comme les autres dans les phases de combats/action. Sa différence étant que le jeu est bien poussé sur les aspects hors combat tels que le développement de ses relations avec tous ses contacts.
  • Titan-vide – Les décors ou même les titans en eux-même sonnent assez creux. Alors qu’il est possible de détruire entièrement le décor, quasiment aucun bâtiment n’est accessible et tous sont identiques partout. On a l’impression d’avoir des CTRL+C et CTRL+V un peu partout sur la map et le tout donne une ambiance globale du jeu qui ne vend pas franchement du rêve, même si on garde le côté destructible toujours jouissif.

13/20

L’Attaque des Titans 2 est donc un titre qui ravira les fans de la licence et qui y trouveront une suite ayant sens. Plus qu’une simple version jouable de l’Histoire qu’ils connaissent déjà tous, le jeu propose de s’immiscer au sein d’un groupe de chasseurs de titans de choc et de se créer sa propre Histoire, en forgeant des amitiés avec tout un tas de visages connus. Le jeu est donc bien réalisé (mieux sur PS4 et Xbox One d’un point de vue technique, et mieux d’un point de vue jouabilité et portabilité sur la Switch, bien évidemment). Le jeu manque tout de même de quelques éléments si l’on est peu connaisseur de la série pour être vraiment apprécié à fond comme des décors un peu plus vivants.

 

 

 

 

The Darwin Project

The Darwin Project

Scavengers Studio. Steam. Sorti le 9 mars 2018

Marre de PUBG ? Marre de Fortnite et de toute cette hype autour du Battle Royale. C’est votre jour de chance, car aujourd’hui, on va parler d’un Battle Royale ! Restez avec nous, car The Darwin Project devrait interpeller votre curiosité. Test 3O3Trois points positifs, et trois points négatifs sur le jeu !

  • I will survive – Je me demande bien quel aurait été la botte secrète de Gloria Gaynor sur ce coup-là. Dans ce battle royale de 10 joueurs, la survie sera de mise. Vous devrez couper du bois et récupérer du cuir afin de vous équiper contre le froid qui va venir jouer sur votre santé. Votre personnage possède une barre de froid et une barre de vie.
    Un peu de bois, et je me fabrique un Woody !

    Si la barre de froid tombe à zéro, c’est quasi la mort obligatoire qui en succède. Pour vous réchauffer, allumer un feu et la barre remontera en un instant. Le problème ? Le feu enverra des signaux de fumées qui permettront à vos adversaires de vous localiser ! Vous devrez donc jauger entre cachettes et attaques sur vos adversaires et garder une longueur d’avance sur eux. Il y a des mini-maps avec la localisation des joueurs dans plusieurs maisons, alors il ne faut pas hésitez à voir ses maps et tenter de vite contourner les ennemis les plus proches de vous pour prendre l’avantage. La chasse à l’Homme est ouverte. Vous avez un arc et une hache, avec très peu voir pas de flèches au départ. Les ressources sont peu nombreuses et vous tomberez vite en rade de flèches, alors attention à ne pas tirer n’importe où !

  • Big Brother Is Watching You – Je me demande bien comment l’Oncle Sam aurait survécu face à une flopée de flèches. Le jeu propose un mode très amusant qui fait toute l’originalité du titre. Il s’agit du mode Maître du Jeu. En effet, chaque partie possède 1 maître du jeu pour 10 joueurs. Le maître du jeu est un peu le point de vue omniscient du jeu. Il peut se promener avec une caméra géante et agir sur le cours de la partie. Chaque minute lui octroie un point d’action pour opérer. Diverses actions serviront à aider ou embêter les joueurs : fermeture d’une zone précise, soin ou réchauffage d’un joueur, chasse à l’homme sur un joueur (ce qui le rend visible de tous peut importe l’endroit où l’on se trouve sur la carte). Une partie peut donc être très rapidement retournée.
    I can see you from the Heaven.
  • RP ma gueule – Bien évidemment, ce côté MJ/Joueurs aura vite tendance à être jouissif pour le MJ et pas forcément pour les joueurs si jamais le MJ décide de s’acharner sur l’un d’entre eux. Mais c’est là que le RP entre en jeu. Le mode vocal est activé pour les joueurs qui s’entendent entre eux (s’ils sont proches sur la map, pour donner un effet réaliste) et tous peuvent entendre le MJ (qui lui peut s’adresser à certains joueurs en particulier en se positionnant à proximité). Il peut donc librement donner des informations à l’un, booster l’autre. Il m’est arrivé bon nombre de fois d’être aidé en début de partie puis de me retrouver avec une chasse à l’Homme sur ma tête à la fin par exemple ! Les joueurs auront vite affaire à se plaindre et les MJ abuseront avec une jouissance sans nom de leurs ultimes pouvoirs. J’ai croisé assez souvent des maîtres de jeux qui se la jouaient très RP en équilibrant bien les parties et en aidant ceux dans le besoin. SOS MJ Sans Frontières !
  • Petit prix – 14.99€, c’est très abordable pour un jeu avec une rejouabilité énorme et qui risque de vous provoquer une sévère addiction. Le jeu a des atouts indéniables et il serait bête de ne pas lui donner sa chance à un si petit prix. En plus si vous voulez vous lancer dans le streaming, celui-ci a plein de fonctions liées aux choix du MJ (notamment un système de vote pour le « favori » de la partie)
    Hail the apocalypse ! (Pardon on a encore Avatar en tête… checkez notre live report ! #sponsointerne)

  • Un peu de latence et de délais – Puisque les serveurs européens sont pour le moment basé à Francfort, le jeu a forcément un peu plus de latence que sur des serveurs localisés en France. Ayant testé le jeu avec fibre optique, je n’ai pas ressenti de soucis particuliers, mais cela risque d’être plus problématique pour les connexions limitées, alors attention !
  • Déséquilibre – Vous l’aurez compris, l’atout du jeu est aussi sa faiblesse. Il est possible que le MJ s’acharne sur vous sans aucune raison et vous en fasse voir de toutes les couleurs. C’est ce qui rajoute du challenge mais on aurait presque tendance à se demander pourquoi parfois. Personnellement c’est ce que j’adore dans ce jeu, c’est de n’être à l’abri de rien et d’être toujours sur ses gardes, que ce soit en nombre de flèches, en chaleur, face à un MJ impitoyable. C’est le jeu qui donne le plus le ressenti de Battle  Royale et de survivre jusqu’au dernier. Un point semi-négatif, donc.
  • Flopée de bugs – Le jeu est encore en accès anticipé et les développeurs sont à l’écoute et avance rapidement sur le développement, mais nous ne sommes toujours pas à l’abri d’un méchant bug.
    Salut, je suis le petit nouveau dans la bande des Battle Royale !

    Notamment au lancement du jeu, les bugs sont foisonnants et il m’est arrivé plusieurs fois de devoir relancer le jeu à de nombreuses reprises. Pareil pour un retour au bureau en jeu, cela met le jeu souvent très à mal, alors il faut mieux éviter pour le moment de faire du multi-tasking le temps de trouver ses 9 compères de guerre et son MJ.

17/20

Les Battle Royale, c’est la nouvelle grande mode. Mais est-ce qu’un Battle Royale est vraiment la même chose qu’un jeu de survie en zone hostile ? Peut-être pas tant que ça. Après avoir joué à The Darwin Project, on a compris le stress de la survie, du fait d’être traqué par d’autres, de devoir résister au froid et s’armer pour s’attendre au pire. The Darwin Project amène de nombreuses nouvelles idées simple à comprendre et à assimiler pour un gameplay simple, mais diablement efficace. Le mode MJ est une pure réussite qui va faire parler d’elle sur les sites de streaming les plus connus. Le jeu a un gros potentiel de rejouabilité, et je suis d’ailleurs encore en train d’y jouer après avoir écrit ce test. Avec un bon support technique, du contenu régulier (pourquoi pas des skins, c’est à la mode il paraît.), le jeu peut nous faire de belles promesses. The Darwin Project, ce n’est que le début dans la Battle Royale au milieu des Battle Royale. Puisse le sort vous être favorable.

 

Dofus, qu’est-ce que c’est ?

Dofus, qu’est-ce que c’est ?

MMORPG PC

Ankama Games

 

  Ah… Dofus, rien que le nom a un petit air de nostalgie, vous ne trouvez pas ? Quel joueur français amateur de RPG ne s’est pas un jour perdu dans les limbes du monde des douze ? Qui ne connaît pas l’histoire des six œufs Dofus primordiaux ?

Quoi, vous ? Je vais vous la raconter. Un jour, dans un monde infernal et invivable rempli de bouftous diaboliques, l’un des douze dieux du monde a décidé d’aider ses petits habitants mortels. Et pour cela, il fallait des œufs de dragons. Parce que pourquoi pas ?

Alors, ce dieu fabriqua des poupées en forme de dragons afin qu’elles séduisent les dragons bien réels et que ceux-ci pondent des œufs – c’est moi ou c’est malsain ? Et six dragons furent en effet séduits et pondirent six œufs. Grâce à eux, le monde devint un endroit paradisiaque rempli de chachas. Mais un jour, les œufs furent volés et disséminés aux quatre coins d’Amakna. C’est alors qu’une vague d’aventuriers s’invita sur le continent à la recherche des dofus qui donnent des super-pouvoirs. Et c’est là que vous, joueur en quête d’aventure, intervenez.

Vous

 

  Quoi ? vous aviez joué à Dofus et vous ne le saviez pas ?

Et me voilà, niveau 200, à la tête de la guilde « tête-de-iop », avec un ornement qui fait des étincelles au-dessus de mon pseudo, sur ma dragodinde arc-en-ciel en armure. J’arrache du cadavre du BOUFTOU SUPER ROYAL mon sixième dofus et pour fêter le moment, j’utilise l’emote « manger une cawotte ».

Ça, c’est dans mes rêves. Je n’ai en vérité jamais vu la couleur d’un dofus et pourtant, j’ai saigné le jeu quand j’avais dix ans. J’ai passé des centaines d’heures à traverser les maps d’Astrub parce que mes parents ne voulaient pas me payer l’abonnement. J’ai arrêté le jeu lorsque les monstres ont eu moins de quatre fois mon niveau, car gagner 1 point d’xp par combat, ça a fini par me lasser.
Mais après qu’Ankama a offert un week-end gratuit il y a quelques semaines, m’y revoilà, avec l’abonnement.

Après avoir fait des recherches pendant une heure sur Internet pour choisir ma classe, choix existentiel, j’ai remarqué que la plupart des internautes pensaient que le crâ était la meilleure en PvE. J’ai donc choisi l’osamodas, un personnage qui envahit la zone avec des tofus et des bouftous et qui rend le combat injouable et interminable. Mais je ne pouvais pas me battre contre mon envie de posséder une armée de tofus.

Armée de tofus

 

Après l’introduction, je me lance avec exaltation vers le premier gars que je vois avec un point d’exclamation sur la tête et en suivant le déroulement des quêtes, j’ai rapidement découvert qu’elles représentent ce qui se fait de mieux en matière d’écriture et de scénario dans le jeu-vidéo. Pourtant, dans Dofus, personne ne lit les quêtes ni, en fait, ne les fait. Et il ne m’a pas fallu longtemps pour découvrir pourquoi.

Chacune d’elles t’envoient invariablement faire six aller-retours entre le crapaud situé en -15 ;26 et l’arrosoir en 156 ; -300. Alors, en suivant les quêtes, la seule chose que vous allez réussir à détenir, c’est le record du monde de nombre de traversées de la map. Vous allez la faire en long, en large, et en travers et vous remarquerez peut-être au passage que Dofus est un jeu très agréable à regarder.

 

Bref, le gars me demande d’aller faucher 50 épis de blé et de les lui rapporter. Je n’ai pas compris pourquoi il voulait du blé parce que j’ai sauté les trois pages de texte qui l’expliquaient mais j’y suis allé tout de même, parce que dans les jeux, on fait les quêtes sans poser de questions. Lorsqu’il m’est apparu qu’il fallait environ 1 minute à mon personnage pour faucher 1 épi de blé, je me suis allongé par terre, découragé.

Comment monter de niveau sans faire les quêtes ? Me suis-je demandé.

  • Je donne 10% de tes kamas.

Je me retourne. Un crâ se tenait là les mains sur les hanches à quelques mètres de moi en disant à qui voulait l’entendre qu’il donnait 10% des kamas.

Vite, ni une ni deux, je lance l’échange et place ma fortune de 5 000 kamas. Avec bonheur, je vois qu’il place lui-même 500 kamas. J’accepte sans réfléchir et me retrouve avec 500 kamas au lieu de 5 500.

« Je n’ai plus rien à perdre maintenant » me suis-je dit et alors je me suis lancé vers le donjon d’incarnam, le premier donjon de Dofus. Et je me suis rendu compte que les donjons étaient la seule façon de gagner rapidement de l’expérience… et dans la deuxième salle, que j’avais besoin d’amis. En effet, les donjons pullulent dans Dofus, il y en a pour tous les goûts et embarquent le joueur dans le meilleur de Dofus : les combats. Seul bémol, ils sont en général trop difficiles pour être faits tout seuls et quand vous venez de commencer le jeu, vous n’avez pas forcément de connaissances in-game. J’ai donc attendu 20 ans pour qu’1 bonhomme se pointe et m’aide à finir le donjon.

Je décide finalement de quitter Incarnam pour me lancer vers Astrub, une terre peut-être un peu plus clémente pour moi. C’est alors que je prends la première quête de la zone : la quête « mastrubation » dans laquelle le but est de découvrir chaque carte de la cité. Un nom bien trouvé, somme toute.

Après avoir été arroser sa plante, lui avoir rapporté une fleur de pissenlit diabolique et avoir découvert toutes les cartes d’Atrub, Erty Trapchet, le gars qui m’emploie, un bon gars écrivain, qui écrit sur les différences entre la plante des moines perdus dans la montagne  et la fleur du dragon destructeur de la mort… je disais, l’écrivain me sort « J’ai toujours rêvé d’avoir un apprenti comme toi, tu sais le genre qu’on envoie faire des commissions à l’autre bout du pays et qui revient toujours avec le sourire… »

Un peu vexé, je lui réponds que ce n’était pas vraiment mon ressenti. Il m’ignore superbement et continue :

« Enfin bref, je voudrais que tu sillonnes les alentours et que tu répertories tous les endroits dans les champs où poussent le plus souvent des fleurs, j’aimerais faire un recoupement topographique des espèces les plus courantes ! »

Après une seconde de réflexion, je lui dis que son recoupement topographique, il peut se le mettre où je pense et je ragequit.

 

Kirby Star Allies

Kirby Star Allies

HAL Laboratory. 16 mars 2018.

Kirby, ce héros boule de gomme emblématique depuis la Game Boy Color en 1992 est de retour pour son premier opus sur la dernière console de Nintendo. Alors, on est sur un bon gros Malabar ou pas ? C’est le test 3O3Trois points positifs, et trois points négatifs sur le jeu !

  • Un retour aux sources – Ce Kirby se veut plus simple dans son level-design que les précédents. Petit retour aux sources ou fainéantise ? Quoiqu’il en soit, le level design est assez propre et les graphismes du jeu nous proposent de nombreux environnements bien différents à chaque niveau. C’est coloré, propre et surtout fluide, que cela soit en mode portable ou TV, et cela ne peut qu’être appréciable ! Les monstres et boss sont bien évidemment toujours les mêmes, et on retrouve avec plaisir le Roi DaDiDou, Whispy Woods, Meta Knight … Le petit + rigolo de ce jeu est que vous pourrez recrutez ses personnages dans votre équipe pour la suite… Profitez-en car ce n’est pas tous les jours que l’on voit le Roi DaDiDou défendre à corps perdu Kirby !
  • Multi-friendly – La Switch montre ici l’un de ses grands atouts au delà de l’aspect portable/tv. La jouabilité à plusieurs est on ne peut plus simple. Passez un Joycon à un ami et il pourra contrôler l’un de vos alliés. En effet, une pression sur la touche X vous permet d’envoyer un coeur à l’un de vos ennemis. Cela permet ainsi de recruter la personne ciblée dans votre équipe. (allant jusqu’à 3 alliés). Ces alliés vous aideront ensuite dans votre quête et vous pourrez même combiner certains effets dévastateurs. Même les non-gamers pourront joindre la partie le temps d’un instant et s’amuser instantanément sur le jeu, et c’est là un très bel aspect de la Switch que démontre Kirby Star Allies : il s’agit d’une console familiale pour TOUS !
    Eh les gars, vous trouvez pas qu’on est un peu serrés alors que y’a de la place PARTOUT sur la map ?
  • Born to be arcade : Avec ses multiples niveaux, ses galeries à compléter et ses lieux secrets à découvrir, Kirby Star Allies est bien évidemment orienté arcade, avec une petite part pour la rejouabilité. Vous et vos trois acolytes auront parfois à surmonter quelques épreuves amusantes. Certaines portes dans les niveaux permettront à votre équipe de former des ponts vivants ou des roues avançant toute seule, ce qui apporte un côté arcade différent du jeu de plateformes habituel. D’autres portes diviseront les équipes en deux côtés différents, vous forçant à travailler en coopération pour ouvrir les portes des uns et des autres, un peu à la Kuri Kuri Mix sur PlayStation 2.

  • Trop de Kirby tue le Kirby – Avoir toute une équipe à son écoute pour avancer dans les niveaux, c’est plutôt sympa, mais … cela n’aide pas franchement à la lisibilité. On se retrouve bien trop souvent à essayer de chercher où l’on se trouve et ce que font nos 3 acolytes contrôlés par nos amis ou ordinateur. D’ailleurs, pour les combats de boss, cette multiplicité provoque souvent bien des soucis. Là où le premier jeu sur Gameboy proposait un véritable intérêt dans le gameplay contre les boss, un peu à la façon d’un Mario Bros (trois vies, un pattern précis à apprendre et à suivre pour vaincre le boss…), ce dernier opus perd beaucoup de cela. Il suffira très souvent de s’approcher du boss et de laisser les 4 gay-lurons enchainer les coups jusqu’à la mort du boss…
    Le menu qui permet de se promener entre les divers mondes.
  • Kirbyzi – Du coup, découle de ce qui a été dit précédemment un jeu trop court et bien trop simple ! Même si le jeu est destiné à un public familial, il en devient même vraiment trop simple. Les boss sont probablement les étapes les plus simples du jeu, ce qui est un peu contradictoire avec le principe du boss…
  • Kirbyraction – Le principe des 4 personnages est sympathique et un peu original. Il laisse libre choix quant à la team de personnages qui nous assistera (même si il faudra avoir les bons combos de personnages très rapidement pour ouvrir certains passages précis du jeu). Cependant, les interactions entre les personnages restent enfantines et peu utiles. Lorsque nos personnages s’approchent, ils se font des câlins pour se rendre un peu de vie, ce qui facilite encore plus le jeu et ne nous met jamais en danger. Il est aussi possible de fusionner des pouvoirs entre eux en levant le joystick. Les personnages pouvant interagir entre eux le feront alors à ce moment. Les interactions possibles sont assez classiques comme par exemple Kirby Lame + Kirby Feu donnera au Kirby Lame une lame en feu, censée donner plus de dégâts. Quelques mélanges précis seront indiqués pour avancer dans un niveau, mais tout les éléments nécessaires à la création de ce mélange de pouvoir sont souvent trouvables juste à proximité du point d’intérêt, rendant le tout vraiment simple d’accès et presque machinal. Le concept aurait sûrement être encore plus poussé, surtout qu’il s’agit quand même de la feature principale du jeu.
    Par le pouvoir du love ultime !

15/20

C’est donc avec grand plaisir que l’on retrouve une aventure simpliste, mais coloré et efficace de la boule rose la plus connue du monde ! Fort d’un level-design les amoureux de Kirby de la première heure (moi le premier), s’y retrouveront et découvriront de superbes environnements qui donnent envie de dévorer le jeu d’une traite !

Le jeu tente d’apporter de nouvelles choses sans aller au bout de ses idées, mais l’ambiance générale du jeu vaut tout de même le détour et l’on prendra plaisir à retrouver un Kirby en HD sur une console à la fois sédentaire et nomade. Le retour de Kirby n’est que présage de bonnes choses pour la suite sur la Nintendo Switch.

 

What remains of Edith Finch

What remains of Edith Finch

Edité par Annapurna Interactive et développé par Giant Sparrow
PlayStation 4 et Xbox One

Bonjour/Bonsoir ! Je reviens avec un petit jeu indépendantWhat remains of Edith Finch, comprenez : ce qu’il reste d’Edith Finch et de sa famille par extension. 

C’est un jeu sombre et poétique assez rapide (2h30 environ). Vous incarnez Edith qui se rend dans sa maison d’enfance suite à la mort de sa mère.

Vous vous rendez vite compte que cette maison est très atypique part son architecture et qu’elle est remplie de sombres secrets. Il vous faudra emprunter des passages secrets ou dérobés pour accéder aux différentes pièces de la maison, les portes de celles-ci étant scellées. 

Chaque pièce renferme une histoire, histoire qui raconte la mort d’un membre de la famille Finch. Vous interprétez chaque membre, chacun ayant une histoire très différente des autres
Chacune à un style visuel très particulier ; l’histoire est raconté à travers: un comic, un cerf-volant, une usine, un animal,… Toutes sont très belles et très agréables de les interpréter. Aucune ne fait peur mais le malaise est présent dans beaucoup. 

L’ambiance y est glauque, dérangeante, en même temps on se balade dans une maison qui raconte des suicides ou accidents. Il ne fallait pas espérer ressortir de bonne humeur ; cela dit  on n’en ressort pas en étant déprimé. 

J’ai beaucoup aimé le début qui vous plonge directement dans le jeu : le titre apparaît dans le ciel, puis s’efface légèrement, la caméra recule et la voix d’Edith Finch s’enclenche : c’est le début du jeu. Vous contrôlez la caméra, ses gestes. C’est une immersion totale tout en douceur qui m’a surprise. 

Ce jeu s’adresse aux amateurs d’ambiance un peu sombre, aux amoureux des jeux indépendants et aux graphismes simples mais bourrés de détails.
Bien qu’on ne puisse pas interagir avec tous les objets ce qui est un peu dommage, j’aurais aimé en savoir plus sur les membres de la familles d’Edith Finch et surtout en savoir encore plus sur elle

 

Firewatch

Firewatch

Développé par Campo Santo et édité par Panic
PlayStation 4, Windows, Mac OS, Linux et Xbox One

Bonjour/Bonsoir ! Les jeux walk in (où l’on marche) ne sont pas les plus plébiscités par les gameurs. Pour ma part j’avais tenté le fameux Everybody’s gone to the rapture. J’ai tenu 1h. C’était long, lent, chiant mais beau. Bref je n’étais pas convaincue pour un sou. 
Et alors arrivé mon collège Reizak qui m’a conseillé Firewatch : c’est un jeu super qu’il faut faire en une fois dans le noir et au casque. Bon évidement flipette comme je suis je ne l’ai pas fait dans ces conditions, parce que j’ai encore peur dans le noir à 27 ans. 

Bref, ne nous mentons pas la jaquette d’un jeu fait tout. Et celle de Firewatch m’attirait particulièrement : les couleurs, le graphisme. J’avais écouté la soundtrack à plusieurs reprises et je le trouvais belle. 

                                     Une discussion et une promo plus tard le jeu était en train de s’installer. 

Je suis tombée amoureuse au bout des premières secondes de jeu, passé l’introduction très intéressante où l’on détermine une partie de la vie de notre personnage. Les lignes sont simples tout en étant réalistes, les couleurs vives, le réalisme, l’ambiance avec le son de la nature ponctuée de quelques musiques lors des moments décisifs du jeu. 

L’histoire de Firewatch simple : vous passez votre été au poste de gardien dans un parc national. Le job est assez simple en apparence : passer du temps dans votre tour, vous ballader, éteindre les départs de feu (les petits hein), faire de la prévention. Un boulot relativement tranquille en apparence. Sauf que 2 jeunes femmes disparaissent un jour et il semble que vous ayez un problème avec votre radio. 

Ce n’est pas un jeu que l’on va qualifier de thriller, l’ambiance n’est pas stressante. Il y a quelques petits pics de stress mais rien de violent, juste l’histoire qui avance et le mystère qui s’épaissit. 

Sachant que vous avez touuuuuut le temps du monde pour vous déplacer. Je suis très mauvaise en orientation et là vous devez vous dirigez avec une carte et une boussole. Autant vous dire qu’au début je sortais la carte tous les 10 mètres.
Et quand on me disait dans ma radio qu’il fallait vite que je remonte à ma tour je flippais de ne pas aller assez vite. Relax. Tout va bien. Surtout, et c’est le gros point négatif de mon point de vue, le temps passe très vite dans ce jeu. Une journée se déroule en 15 minutes. Alors quand il s’agit de rentrer dans une grotte la nuit huuuuum je n’étais pas rassurée. Mais n’ayez crainte, vraiment. 

J’ai vraiment beaucoup aimé l’expérience de Firewatch, on se sent bien quand on se balade dans cette nature fictive, la découverte, apprendre à se repérer sans technologie. On a presque une expérience humaine via Dee avec qui l’on discute à travers la radio. 

Vous pouvez reprendre la manette pour vous balader librement dans tout le parc dans un mode libre ou le refaire avec les commentaires de l’équipe !                     

     

Life is strange before the storm : Adieux – épisode bonus

Life is strange before the storm : Adieux – épisode bonus

Deck Nine Game et édité par Square Enix
Disponible sur PS4, Xbox one et PC

Bonjour/Bonsoir ! Il est arrivé, le fameux épisode bonus du prequel de Life is strange. C’est un épisode qui s’intitule Adieux ; il est plus court que les épisodes précédents (30/40 minutes) et est probablement le pire de ce jeu

Je m’explique, vous interpréter pour la dernière fois le personnage de Max, l’amie d’enfance de Chloé. Lors de cette journée ensoleillée les deux amies vont retomber en enfance en jouant aux pirates
Malgré la bonne humeur Max doit annoncer à Chloé qu’elle part dans 3 jours à Seattle avec ses parents. A vous de choisir : le dire à Chloé ou profiter de la journée ?
J’ai presque envie de vous dire peu importe car un événement inattendu arrivera à la fin de l’épisode. Les joueurs de Life is strange le reconnaîtront rapidement. 

C’est un épisode qui détonne par rapport au reste du jeu. On retombe en enfance avec ses deux jeunes filles, on découvre un autre aspect de la personnalité de Chloé. Qui est la vraie heroïne de ces derniers épisodes. Il est plein de bonne humeur, de bons sentiments on monte en apothéose avant de sombrer en enfer. J’avais les larmes aux yeux à la fin. Car c’est une véritable fin. 

Il est très réussi et on peut imaginer bon nombre de théories par rapport à Max et son pouvoir. 

En conclusion de ce prequel je le trouve très réussi et je ne jouerai probablement pas Max de la même manière ayant découvert le personnage de Rachel et une autre facette de la vie de Chloé

The Red Strings Club

The Red Strings Club

Deconstructeam. Devolver Digital. 22 janvier 2018

Après Gods Will Be Watching dans le même genre graphique, léquipe de Deconstructeam revient avec un projet atypique et cyberpunk décalé. Prêt à vous prendre le cocktail de votre vie au Red Strings Club ? C’est le Test 3O3Trois points positifs, et trois points négatifs sur le jeu !

    • Ambiance garantie – Dans un jeu plus vrai que nature, vous entrerez dans un univers cyberpunk des plus réussis, mettant en avant des problématiques souvent très actuelles et un peu déroutantes. On est pas encore dans Black Mirror, mais nous n’en sommes pas si loin là non plus. Au travers de discussions entre votre personnage et le barman du célèbre The Red Strings Club, vous essaierez d’en apprendre un peu plus sur ce monde à la saveur si particulière…
    • Beau – Comme à son habitude, Devolver Digital nous sélectionne la crème du beau pixel et de l’OST. The Red Strings Club n’y fait donc pas défaut une fois de plus et propose un pixel-art du plus bel effet et une bande-son évasive et transcendante des plus particulières. Frissons garantis. Mais ce qui est le plus beau sur ce jeu, c’est bien évidemment son scénario en huis clos. Tantôt dans le bar et tantôt dans la fabriques de modules (on va y revenir), le scénario arrive à être riche en rebondissements et en critique de la société en ne bougeant presque jamais d’endroits hormis ceux-ci !

  • Mini-jeux intéressants… – Même s’ils ne sont là que prétexte à faire avancer un scénario, les mini-jeux qui s’offrent à nous ont le mérite d’être originaux. Voici une petite présentation de chacun de ces dits-jeux :
    • L’alcool : Vous devez faire des remontants pour diverses personnes visitant le bar. Changez le cours du scénario en servant différent mélanges d’alcools. Vous avez plusieurs bouteilles à disposition et vous devez verser dans le verre un mélange des différentes bouteilles, sachant que chaque boisson fera déplacer un curseur dans un sens ou dans l’autre, et que l’ajout de glaçons fera réduire la taille de ce curseur. Le but étant d’amener ce curseur sur l’un des points d’intérêts présent. 
    • La poterie : Mini-jeu principal du jeu, vous allez recevoir des clients à tour de rôle et devoir leur fabriquer des implants pour améliorer leur quotidien. Chaque client vient en vous parlant de son problème, et c’est ensuite à vous parmi une « liste de recettes » de choisir l’implant qui serait le plus adapté à votre client. Ce mini-jeu est un peu le coeur du « gameplay » sur ce jeu, donc autant vous dire que si vous n’aimez pas les jeux narratifs, vous pourrez tout de même passer votre chemin !
    • Imitation de voix : Ce mini-jeu est peut être le moins technique, mais sûrement le plus intéressant de tous. Vous aurez accès à un carnet d’adresse avec une liste de gens à contacter pour progresser dans l’Histoire. Vous pourrez prendre la voix de n’importe lequel de ses contacts et d’appeler n’importe quel autre contact. Ainsi vous pourrez voir les réponses changer selon qui appelle qui, et à quel moment. Ce principe est très intéressant et très bien trouvé ! A vous de trouver avec qui appeler quelle personne pour récupérer les informations dont vous aurez besoin pour progresser dans votre enquête.
      Glups!

  • Pas sympa avec les journalistes – Un petit détail, mais la touche de capture d’écran sur Steam ne fonctionnait pas et était remplacé par un espèce d’outil dev pour voir les FPS en temps réel du jeu etc. Ce n’est pas grand chose mais on passe d’un simple clic à une retouche du screen sur Photoshop ! Bon, ici à 404 on est habitués avec nos photos de concerts, mais c’est quand même moins pratique !
  • Jeu assez court : L’ambiance est là, tout est là, mais pour peu de temps ! Comptez même pas 5 heures pour venir à bout du jeu, c’est assez peu compte tenu du prix de 14.99€ qu’il vous en demandera, surtout que la jouabilité sur un jeu narratif (qui ne laisse pas trop place à la libre interprétation en plus et viens vite nous balancer son opinion sur un tas de choses) est pour ainsi dire nulle. Le jeu est un one shot, excellent et rapide, et il faut donc bien le prendre en compte lors de l’achat.
  • …mais redondants – Peut-on parler de répétitif sur un jeu aussi court ? Oui peut-être ! Faire les différents modèles de poterie ou mélanges d’alcool sont des mini-jeux certes originaux mais finalement pas si intéressant à côté du scénario proposé par le jeu. Leur présence n’est donc finalement que prétexte à faire interagir le joueur avec le jeu et faire un semblant de choix au sein de celui-ci. Pour celui du téléphone vocoder, la part scénaristique lui étant lié le rend suffisamment intéressant et logique pour devoir se creuser la tête et apprécier à 300% ce jeu là !
    A votre service.

15/20

 

The Red Strings Club est une critique sensée de notre société actuelle qui vous amènera à réfléchir sur de nombreux sujets d’aujourd’hui. Ces quelques heures dans ce bar coloré coûteront peut être un peu cher, mais quel est le prix pour boire un verre et discuter entre vieux amis, le temps d’un instant, sous des airs mélancoliques du passé qui nous remémorent bien des souvenirs ?

Crossing Souls

Crossing Souls

Fourratic. Devolver Digital. PC/PS4, sortie le 13 février 2018.

Un jeu avec plein de gros pixels et de la synthwave avec pour protagonistes un groupe d’enfants faisant des découvertes paranormales… Non vous n’êtes pas sur Stranger Things mais sur Crossing Souls ! Test 4O2Quatre points positifs, et deux points négatifs sur le jeu !

  • Sublime pixel-art : Premier truc qui va vous taper à l’oeil au lancement du jeu, la qualité incroyable du pixel-art. Très travaillé et très détaillé vous risquez de vous arrêtez très fréquemment pour admirer le décor… Je n’ai d’ailleurs jamais pris autant de screenshots dans un jeu lors d’un test je pense (littéralement tous les 3 pas…). Les cinématiques style dessin animé des années 80 et vieilles cinématiques à la Day Of The Tentacle font mouche elles aussi. Crossing Souls est une réussite graphique en tout point.
  • Synthwave et retro font bon ménage – On a l’habitude d’en voir à toutes les sauces en ce moment, avec des artistes comme Carpenter Brut, Perturbator ou Dance With The Dead qui squattent de plus en plus les festivals et les salles de concerts, la synthwave a son petit effet nostalgique ici encore. La bande-son est un mélange de Bo dignes des films des années 80 et de cette synthwave aux sonorités particulières, et nous est proposée par Chris Köbke  (pour la partie films) et par le célèbre DJ Timecop1983 pour la partie synthwave. La collaboration de Timecop1983 est donc un solide atout ici qu’a su trouver Fourratic et Devolver. 

  • Tous les jeux à la fois – Tantôt gunfight, tantôt jeu de mémoire, de plate-forme, de logique… Vous l’aurez compris Crossing Souls possède un très large spectre de gameplay et propose de nombreuses choses à voir. Vous devrez changer de personnage assez souvent pour passer à différents endroits ou battre certaines sortes d’ennemis (qui seront simple avec certains des enfants et un vrai calvaire avec d’autres). 
  • Sous-titrages FR – OUI ! Un jeu Devolver sous-titré en français, c’est un grand oui ! Les textes ont su conserver un certain humour et la répartie entre les différents personnages est assez risible, mais à la fois très crédible pour des enfants d’une dizaine d’années. L’ambiance et l’immersion dans leur univers est donc encore renforcée ici, même pour les anglophobes ! 
    Je suis pas sûr. Touche-le avec un bâton pour voir.

  • Maniabilité perfectible – Si l’on pouvait trouver un défaut au jeu, ce serait peut être celui-ci. Parfois le level-design se complexifie grandement et on ne sait plus si la plateforme est face à nous, ou derrière nous. Je me souviens d’un passage fourbe sur des especes de tapis roulant où il fallait sauter entre deux rouages, mais pour lequel une sorte de plateforme plate était posée au dessus du rouage… J’ai donc essayé tant bien que mal de sauter sur cette plateforme de bien des manières là où il fallait en fait sauter dans le « vide » entre les rouages… Bref, il y a quelques incohérences à ce niveau là… En plus, le jeu met en avant un système de personnages multiples avec différentes caractéristiques. Vous pourrez même jouer des fantômes en simultané, mais ce n’est pas toujours très bien exploité malheureusement et on va plus vite fait alterner plutôt que de vraiment mixer les personnages et gameplay à fond !
  • Scénario WTF – Digne des années 80, peut être, mais il n’empêche que vous allez devoir vous accrocher pour comprendre le scénario… Partant d’un meurtre d’un étranger qui avait le pouvoir du Douât, les enfants vont alors récupérer le pouvoir qui est en fait un pouvoir qui tue son propriétaire… En contrepartie et si bien utilisé le Douât permet de voir les fantômes de ce monde… Ce qui va entraîner la mise en quarantaine de votre ville et la disparitions de tous vos parents, tout ça pendant que vous serez réfugiés tantôt dans votre école ou tantôt dans les égoûts de la ville… Vous n’avez rien compris ? C’est normal ! (et encore, je vous tronque toute la fin pour vous éviter les spoils ! :-))
    Moi et mes potos les fantômes.

 

18/20

De la synthwave, des gros pixels, pas de doutes, nous sommes bien sur un jeu édité par Devolver Digital. L’éditeur faisant aussi office de label de jeux rétro d’excellence est la référence ultime pour tous les jeux qui nous plongent à nouveau dans les années 80. Crossing Souls ne déroge pas à la règle en nous proposant un jeu d’aventure de très grande qualité, avec tous les éléments qu’il faut, là où il faut. Bravo à Fourratic qui nous signent ici un excellent premier titre et à Devolver de nous proposer une nouvelle perle dans le style qu’il maitrise si bien. Vivement votre prochaine conférence E3 pour pleins de nouvelles perles du style !

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