Donner une seconde vie à son PC


On en est tous passés par là : votre PC devient tellement lent que vous pouvez faire un café et revenir le temps qu’il démarre !

Alors, si vous aussi vous êtes dans le même cas, voici trois idées avant de racheter un PC.

 

Gérer les programmes installés

Une des premières causes de ralentissement d’un ordinateur, c’est qu’à force d’installer tous vos jeux, et programmes favoris potentiellement sur le disque système, le disque finira pas être saturé (peu d’espace libre). Et puis vous allez avoir pas mal de programmes qui se lancent au démarrage du PC (oui je parle de vous Uplay, Steam, Origin, EpicStore), ralentissant ainsi sa mise en route.

En détail, il y a donc deux points à regarder pour améliorer tout cela :

Les programmes au démarrage

Ce sont tous les programmes qui se lancent en même temps que Windows, que vous le voyez ou pas, car certains restent en petite icône dans votre barre de tâche. Avoir trop de programmes au lancement de l’ordinateur a un impact certain sur les performances. Déjà car il faut plus de temps à Windows pour finir le démarrage, puis parce que ces programmes restent en tâche de fond sur votre ordinateur, demandant par moment des ressources au processeur, à la mémoire ou au réseau.

Donc si vous n’avez pas un ordinateur digne de la NASA, il faut limiter le nombre de programmes au lancement.

Pour ce faire vous pouvez utiliser le logiciel CCleaner en version gratuite:

=> Lien d’installation

Comme vous pouvez le voir sur ma capture d’écran j’ai choisi de ne pas lancer au démarrage un certain nombre d’éléments sur mon ordinateur portable actuel !

Attention, il ne s’agit pas de tout désactiver, juste les programmes que vous ne pensez pas utiliser tous les jours sur votre PC.

Libérer de l’espace disque sur le disque contenant Windows

Pour fonctionner, Windows a besoin de faire régulièrement des transferts d’information entre le système et les autres programmes. Que ce soit pour garder en mémoire votre page web favorite ou pour ré-ouvrir un programme lancé il y a peu de temps, Windows doit stocker ces infos en mémoire. Alors, si vous faites partie de ces gens à avoir leur disque système quasiment saturé, pensez à faire un peu de ménage dans vos fichiers et applications.

Voici quelques conseils :

Utiliser les paramètres de stockage de Windows.

Il est courant que Windows garde des fichiers « au cas où » après une mise à jour, ou encore garde en mémoire un certain nombre de données que vous n’allez pas forcément utiliser (cache).

La vue stockage de Windows permet d’identifier les éléments qui prennent de la place sur votre disque et de les supprimer.

Comment y accéder?

  • Tapez Stockage dans votre menu démarrer => paramètre de stockage
  • Ou allez dans vos notifications à côté de l’heure => faites développer => tous les paramètres => système => stockage

Vous pouvez donc

  • Supprimer les fichiers cache inutiles : en allant dans l’assistant de stockage Windows, puis nettoyer maintenant. Puis aussi comme sur ma capture d’écran : cliquez sur fichiers temporaires, et laissez coché avec précautions les données que vous voulez supprimer  Sur mon PC j’avais 1,92go de fichiers liés à des mises à jour Windows !
  • Activer L’assistant de stockage Windows : ce qui permet d’automatiser le point précédent.
  • Optimiser les lecteurs : cela permet de réagencer les données en interne pour un accès plus rapide.
  • Modifier l’enlacement d’enregistrement des contenus. Quand vous téléchargerez une nouvelle application ou musique via le Microsoft Store, par défaut les données sont sur votre disque contenant Windows. Pour gagner de la place, et si vous avez un second disque dans votre ordinateur, mettez ces données sur ce second disque.

 

Réinstaller Windows

C’est l’option la plus radicale, et ce n’est pas pour rien. Elle consiste à réinstaller Windows de 0, afin de supprimer la surcharge logicielle accumulée au cours du temps, mais aussi des instabilités suite à des mises à jours.

Il y a trois options :

Réinstaller Windows et garder les données

C’est l’option la plus simple, vous réinstallez Windows, tout en conservant vos photos favorites et autres fichiers présent sur votre ordinateur. pratique pour ne pas effacer vos photos de vacances ! Mais vous perdez quand même tous les programmes et jeux déjà installés sur votre ordinateur.

Avantage : Rapide et simple

Inconvénient : Créer des répertoires d’ancien programme non utilisé, il faut nettoyer son disque après.

Réinstaller à 0 sans conserver de données

Radical, ici vous allez supprimer toute donnée sur votre PC, hormis la version de Windows réinstallée et des pilotes qui restent à jour.

Avantage : Règles plus de soucis

Inconvénient : Perte de toutes les données.

Pour les deux options ci-dessus, tout vos programmes sont désinstallés. Il faut donc que vous puissiez être sûr à 100% de pouvoir tout réinstaller et d’avoir du temps devant vous pour remettre ce que vous utilisiez

 

Réinstaller Windows à partir d’une clé USB bootable

Pour les non connaisseurs, c’est surement l’option la plus étrange, mais elle est redoutable. Vous effacez ici Windows et tous les programmes que le constructeur à installé pour vous dans votre machine. Il vous faudra réinstaller un certain nombre de pilotes par vous même. Sur mon PC portable je n’avais plus le pilote rétroéclairage de mon clavier ! (je l’ai retrouvé après sur le site du constructeur de mon ordinateur).

Avantage : Règles plus de soucis, permet d’installer une mise à jour que Windows refusait de faire (mon cas :'( ), permet de régler les conflits de pilotes, etc…

Inconvénient : Perte de tous les programmes et des pilotes. Complexe et contraignant

 

Pour les aventuriers vous devez vous munir d’une clé USB vierge à sacrifier (sur un autel satanique mouhahaha), afin de télécharger le programme suivant fourni par Windows. Après suivez les étapes ;).

=> Lien de l’outil d’installation de Windows

 

Changer le disque dur pour un SSD

C’est l’option la plus « compliquée », mais qui reste la plus simple quant à vos données, tout en restant également la plus efficace.

Le but est ici de remplacer votre disque dur, ou votre SSD contenant Windows par un nouveau SSD plus performant.

« Quel est le but? » me direz-vous.

Les avantages :

  • Un gain de rapidité assuré sur tous les domaines
  • Aucune perte de donnée

Inconvénient :

  • Transférer les données via une interface Sata to USB (en cas de PC portable.
  • Ouvrir son PC pour remplacer le disque système par ce nouveau SSD, (mais pour faire ça un tournevis suffit).

Êtes vous concerné?

Un changement de disque dur pour un SSD récent sera toujours bénéfique à votre PC, néanmoins le symptôme le plus parlant est le pourcentage d’accès disque. Vous pouvez le voir en faisant ctrl + alt + suppr puis gestionnaire de tâche. Après, allez dans dans l’onglet processus : vous pouvez voir le taux d’utilisation du disque dur.

Ici mon ordinateur saturait (disque utilisé à 100% en permanence), même quelques minutes après avoir démarré ! Il était temps de changer le disque dur.

Tout d’abord choisir son SSD

  • Le but est ici de choisir un SSD qui aura une taille suffisante pour accueillir toutes les données de votre ancien disque dur. Il faut donc une capacité équivalente ou supérieur à l’espace actuellement consommé sur votre PC.
  • Choisir sa variante de SSD. Les SSD existent sous différentes « interfaces ». Il en existe deux principales :
    • Sata => c’est l’ancien format de disque dur, généralement c’est celui présent dans votre ancien PC.
    • M.2 => Format récent, aux performances équivalentes aux Sata, mais à l’encombrement moindre
    • NVME => Format haute performance pour les SSD. Ayant l’apparence proche des M.2, ils sont reconnaissables car ils n’ont qu’une seule encoche sur leur connecteur.
    • Si vous avez un doute n’hésitez pas à installer un logiciel tel que Speccy, pour afficher le format actuel de vos disques dans votre PC.

Mise en place du SSD

J’ai personnellement choisi le BX500 de Crucial. Pourquoi?

  • Pour son rapport qualité prix, la version 500GO peut se trouver généralement autour de 51€ sur Amazon !
  • Pour sa vitesse de lecture et d’écriture : 500 MB/s.

Maintenant que j’ai choisi mon SSD, comment le mettre en place?

Si vous êtes sur un PC portable :

Vous devez connecter votre nouveau SSD à votre ordinateur. Pour ce faire et selon le format de votre SSD, il vous suffit d’acheter pour en moyenne 10 – 15 euros sur Amazon un adaptateur type : Sata to USB. Si votre SSD est au format Sata comme mon BX500, je vous conseille de prendre un boitier de disque dur portable vide, il vous servira à stocker votre ancien disque dur après notre manipulation.

Si vous êtes sur un ordinateur fixe

Deux cas de figure se présentent :

  • Soit vous avez de la place dans votre tour, et dans ce cas il suffit de brancher votre nouveau SSD à votre PC en données (SATA / NVME…) et en alimentation
  • Sinon vous utilisez un adaptateur externe comme pour un PC portable.

Transférer les données.

Pour transférer les données il faut déjà dans un premier temps que le disque soit reconnu. Il faut pour cela aller dans « Créer et formater des partitions de disque dur » dans Windows. Ici, si votre disque est bien connecté, vous verrez un disque avec un espace de stockage non alloué. Pour pouvez aller dessus, faire clic droit, et attribuer l’espace de stockage ainsi qu’une lettre au lecteur. Cela permet d’initialiser le disque dur/SSD.

Une fois cette étape passée, vous devez télécharger un logiciel de clonage pour SSD. Fort heureusement avec mon Crucial, un logiciel gratuit est proposé. Il faut vous rendre sur le lien suivant :

https://www.acronis.com/fr-fr/promotion/CrucialHD-download/

Vous devez alors choisir l’option « cloner » un disque. Puis vous devez choisir le disque source (votre ancien disque) et le disque cible (ici notre nouveau SSD). Le logiciel se chargera du reste.

Installer le SSD

Maintenant que le clonage est fait vous devez éteindre votre ordinateur, puis remplacer votre ancien disque dur /SSD par votre nouveau SSD. Ici, j’ai ouvert mon vieux PC portable Toshiba pour y mettre mon nouveau BX500. L’opération a pris 3 minutes et a nécessité seulement un tournevis et de l’attention.

Allumez votre PC et profitez !

Avec l’installation du BX500 de Crucial, mon vieux PC portable est passé d’un démarrage qui dure 1M30 (après avoir réinitialisé le PC à 0), à seulement 16 secondes ! Tout est redevenu réactif, aussi bien la bureautique que la navigation web et multimédia.

 

Maintenant, vous n’avez plus d’excuses pour avoir un PC rapide à moindre coût !

 

The Darwin Project

The Darwin Project

Scavengers Studio. Steam. Sorti le 9 mars 2018

Marre de PUBG ? Marre de Fortnite et de toute cette hype autour du Battle Royale. C’est votre jour de chance, car aujourd’hui, on va parler d’un Battle Royale ! Restez avec nous, car The Darwin Project devrait interpeller votre curiosité. Test 3O3Trois points positifs, et trois points négatifs sur le jeu !

  • I will survive – Je me demande bien quel aurait été la botte secrète de Gloria Gaynor sur ce coup-là. Dans ce battle royale de 10 joueurs, la survie sera de mise. Vous devrez couper du bois et récupérer du cuir afin de vous équiper contre le froid qui va venir jouer sur votre santé. Votre personnage possède une barre de froid et une barre de vie.
    Un peu de bois, et je me fabrique un Woody !

    Si la barre de froid tombe à zéro, c’est quasi la mort obligatoire qui en succède. Pour vous réchauffer, allumer un feu et la barre remontera en un instant. Le problème ? Le feu enverra des signaux de fumées qui permettront à vos adversaires de vous localiser ! Vous devrez donc jauger entre cachettes et attaques sur vos adversaires et garder une longueur d’avance sur eux. Il y a des mini-maps avec la localisation des joueurs dans plusieurs maisons, alors il ne faut pas hésitez à voir ses maps et tenter de vite contourner les ennemis les plus proches de vous pour prendre l’avantage. La chasse à l’Homme est ouverte. Vous avez un arc et une hache, avec très peu voir pas de flèches au départ. Les ressources sont peu nombreuses et vous tomberez vite en rade de flèches, alors attention à ne pas tirer n’importe où !

  • Big Brother Is Watching You – Je me demande bien comment l’Oncle Sam aurait survécu face à une flopée de flèches. Le jeu propose un mode très amusant qui fait toute l’originalité du titre. Il s’agit du mode Maître du Jeu. En effet, chaque partie possède 1 maître du jeu pour 10 joueurs. Le maître du jeu est un peu le point de vue omniscient du jeu. Il peut se promener avec une caméra géante et agir sur le cours de la partie. Chaque minute lui octroie un point d’action pour opérer. Diverses actions serviront à aider ou embêter les joueurs : fermeture d’une zone précise, soin ou réchauffage d’un joueur, chasse à l’homme sur un joueur (ce qui le rend visible de tous peut importe l’endroit où l’on se trouve sur la carte). Une partie peut donc être très rapidement retournée.
    I can see you from the Heaven.
  • RP ma gueule – Bien évidemment, ce côté MJ/Joueurs aura vite tendance à être jouissif pour le MJ et pas forcément pour les joueurs si jamais le MJ décide de s’acharner sur l’un d’entre eux. Mais c’est là que le RP entre en jeu. Le mode vocal est activé pour les joueurs qui s’entendent entre eux (s’ils sont proches sur la map, pour donner un effet réaliste) et tous peuvent entendre le MJ (qui lui peut s’adresser à certains joueurs en particulier en se positionnant à proximité). Il peut donc librement donner des informations à l’un, booster l’autre. Il m’est arrivé bon nombre de fois d’être aidé en début de partie puis de me retrouver avec une chasse à l’Homme sur ma tête à la fin par exemple ! Les joueurs auront vite affaire à se plaindre et les MJ abuseront avec une jouissance sans nom de leurs ultimes pouvoirs. J’ai croisé assez souvent des maîtres de jeux qui se la jouaient très RP en équilibrant bien les parties et en aidant ceux dans le besoin. SOS MJ Sans Frontières !
  • Petit prix – 14.99€, c’est très abordable pour un jeu avec une rejouabilité énorme et qui risque de vous provoquer une sévère addiction. Le jeu a des atouts indéniables et il serait bête de ne pas lui donner sa chance à un si petit prix. En plus si vous voulez vous lancer dans le streaming, celui-ci a plein de fonctions liées aux choix du MJ (notamment un système de vote pour le « favori » de la partie)
    Hail the apocalypse ! (Pardon on a encore Avatar en tête… checkez notre live report ! #sponsointerne)

  • Un peu de latence et de délais – Puisque les serveurs européens sont pour le moment basé à Francfort, le jeu a forcément un peu plus de latence que sur des serveurs localisés en France. Ayant testé le jeu avec fibre optique, je n’ai pas ressenti de soucis particuliers, mais cela risque d’être plus problématique pour les connexions limitées, alors attention !
  • Déséquilibre – Vous l’aurez compris, l’atout du jeu est aussi sa faiblesse. Il est possible que le MJ s’acharne sur vous sans aucune raison et vous en fasse voir de toutes les couleurs. C’est ce qui rajoute du challenge mais on aurait presque tendance à se demander pourquoi parfois. Personnellement c’est ce que j’adore dans ce jeu, c’est de n’être à l’abri de rien et d’être toujours sur ses gardes, que ce soit en nombre de flèches, en chaleur, face à un MJ impitoyable. C’est le jeu qui donne le plus le ressenti de Battle  Royale et de survivre jusqu’au dernier. Un point semi-négatif, donc.
  • Flopée de bugs – Le jeu est encore en accès anticipé et les développeurs sont à l’écoute et avance rapidement sur le développement, mais nous ne sommes toujours pas à l’abri d’un méchant bug.
    Salut, je suis le petit nouveau dans la bande des Battle Royale !

    Notamment au lancement du jeu, les bugs sont foisonnants et il m’est arrivé plusieurs fois de devoir relancer le jeu à de nombreuses reprises. Pareil pour un retour au bureau en jeu, cela met le jeu souvent très à mal, alors il faut mieux éviter pour le moment de faire du multi-tasking le temps de trouver ses 9 compères de guerre et son MJ.

17/20

Les Battle Royale, c’est la nouvelle grande mode. Mais est-ce qu’un Battle Royale est vraiment la même chose qu’un jeu de survie en zone hostile ? Peut-être pas tant que ça. Après avoir joué à The Darwin Project, on a compris le stress de la survie, du fait d’être traqué par d’autres, de devoir résister au froid et s’armer pour s’attendre au pire. The Darwin Project amène de nombreuses nouvelles idées simple à comprendre et à assimiler pour un gameplay simple, mais diablement efficace. Le mode MJ est une pure réussite qui va faire parler d’elle sur les sites de streaming les plus connus. Le jeu a un gros potentiel de rejouabilité, et je suis d’ailleurs encore en train d’y jouer après avoir écrit ce test. Avec un bon support technique, du contenu régulier (pourquoi pas des skins, c’est à la mode il paraît.), le jeu peut nous faire de belles promesses. The Darwin Project, ce n’est que le début dans la Battle Royale au milieu des Battle Royale. Puisse le sort vous être favorable.

 

Dofus, qu’est-ce que c’est ?

Dofus, qu’est-ce que c’est ?

MMORPG PC

Ankama Games

 

  Ah… Dofus, rien que le nom a un petit air de nostalgie, vous ne trouvez pas ? Quel joueur français amateur de RPG ne s’est pas un jour perdu dans les limbes du monde des douze ? Qui ne connaît pas l’histoire des six œufs Dofus primordiaux ?

Quoi, vous ? Je vais vous la raconter. Un jour, dans un monde infernal et invivable rempli de bouftous diaboliques, l’un des douze dieux du monde a décidé d’aider ses petits habitants mortels. Et pour cela, il fallait des œufs de dragons. Parce que pourquoi pas ?

Alors, ce dieu fabriqua des poupées en forme de dragons afin qu’elles séduisent les dragons bien réels et que ceux-ci pondent des œufs – c’est moi ou c’est malsain ? Et six dragons furent en effet séduits et pondirent six œufs. Grâce à eux, le monde devint un endroit paradisiaque rempli de chachas. Mais un jour, les œufs furent volés et disséminés aux quatre coins d’Amakna. C’est alors qu’une vague d’aventuriers s’invita sur le continent à la recherche des dofus qui donnent des super-pouvoirs. Et c’est là que vous, joueur en quête d’aventure, intervenez.

Vous

 

  Quoi ? vous aviez joué à Dofus et vous ne le saviez pas ?

Et me voilà, niveau 200, à la tête de la guilde « tête-de-iop », avec un ornement qui fait des étincelles au-dessus de mon pseudo, sur ma dragodinde arc-en-ciel en armure. J’arrache du cadavre du BOUFTOU SUPER ROYAL mon sixième dofus et pour fêter le moment, j’utilise l’emote « manger une cawotte ».

Ça, c’est dans mes rêves. Je n’ai en vérité jamais vu la couleur d’un dofus et pourtant, j’ai saigné le jeu quand j’avais dix ans. J’ai passé des centaines d’heures à traverser les maps d’Astrub parce que mes parents ne voulaient pas me payer l’abonnement. J’ai arrêté le jeu lorsque les monstres ont eu moins de quatre fois mon niveau, car gagner 1 point d’xp par combat, ça a fini par me lasser.
Mais après qu’Ankama a offert un week-end gratuit il y a quelques semaines, m’y revoilà, avec l’abonnement.

Après avoir fait des recherches pendant une heure sur Internet pour choisir ma classe, choix existentiel, j’ai remarqué que la plupart des internautes pensaient que le crâ était la meilleure en PvE. J’ai donc choisi l’osamodas, un personnage qui envahit la zone avec des tofus et des bouftous et qui rend le combat injouable et interminable. Mais je ne pouvais pas me battre contre mon envie de posséder une armée de tofus.

Armée de tofus

 

Après l’introduction, je me lance avec exaltation vers le premier gars que je vois avec un point d’exclamation sur la tête et en suivant le déroulement des quêtes, j’ai rapidement découvert qu’elles représentent ce qui se fait de mieux en matière d’écriture et de scénario dans le jeu-vidéo. Pourtant, dans Dofus, personne ne lit les quêtes ni, en fait, ne les fait. Et il ne m’a pas fallu longtemps pour découvrir pourquoi.

Chacune d’elles t’envoient invariablement faire six aller-retours entre le crapaud situé en -15 ;26 et l’arrosoir en 156 ; -300. Alors, en suivant les quêtes, la seule chose que vous allez réussir à détenir, c’est le record du monde de nombre de traversées de la map. Vous allez la faire en long, en large, et en travers et vous remarquerez peut-être au passage que Dofus est un jeu très agréable à regarder.

 

Bref, le gars me demande d’aller faucher 50 épis de blé et de les lui rapporter. Je n’ai pas compris pourquoi il voulait du blé parce que j’ai sauté les trois pages de texte qui l’expliquaient mais j’y suis allé tout de même, parce que dans les jeux, on fait les quêtes sans poser de questions. Lorsqu’il m’est apparu qu’il fallait environ 1 minute à mon personnage pour faucher 1 épi de blé, je me suis allongé par terre, découragé.

Comment monter de niveau sans faire les quêtes ? Me suis-je demandé.

  • Je donne 10% de tes kamas.

Je me retourne. Un crâ se tenait là les mains sur les hanches à quelques mètres de moi en disant à qui voulait l’entendre qu’il donnait 10% des kamas.

Vite, ni une ni deux, je lance l’échange et place ma fortune de 5 000 kamas. Avec bonheur, je vois qu’il place lui-même 500 kamas. J’accepte sans réfléchir et me retrouve avec 500 kamas au lieu de 5 500.

« Je n’ai plus rien à perdre maintenant » me suis-je dit et alors je me suis lancé vers le donjon d’incarnam, le premier donjon de Dofus. Et je me suis rendu compte que les donjons étaient la seule façon de gagner rapidement de l’expérience… et dans la deuxième salle, que j’avais besoin d’amis. En effet, les donjons pullulent dans Dofus, il y en a pour tous les goûts et embarquent le joueur dans le meilleur de Dofus : les combats. Seul bémol, ils sont en général trop difficiles pour être faits tout seuls et quand vous venez de commencer le jeu, vous n’avez pas forcément de connaissances in-game. J’ai donc attendu 20 ans pour qu’1 bonhomme se pointe et m’aide à finir le donjon.

Je décide finalement de quitter Incarnam pour me lancer vers Astrub, une terre peut-être un peu plus clémente pour moi. C’est alors que je prends la première quête de la zone : la quête « mastrubation » dans laquelle le but est de découvrir chaque carte de la cité. Un nom bien trouvé, somme toute.

Après avoir été arroser sa plante, lui avoir rapporté une fleur de pissenlit diabolique et avoir découvert toutes les cartes d’Atrub, Erty Trapchet, le gars qui m’emploie, un bon gars écrivain, qui écrit sur les différences entre la plante des moines perdus dans la montagne  et la fleur du dragon destructeur de la mort… je disais, l’écrivain me sort « J’ai toujours rêvé d’avoir un apprenti comme toi, tu sais le genre qu’on envoie faire des commissions à l’autre bout du pays et qui revient toujours avec le sourire… »

Un peu vexé, je lui réponds que ce n’était pas vraiment mon ressenti. Il m’ignore superbement et continue :

« Enfin bref, je voudrais que tu sillonnes les alentours et que tu répertories tous les endroits dans les champs où poussent le plus souvent des fleurs, j’aimerais faire un recoupement topographique des espèces les plus courantes ! »

Après une seconde de réflexion, je lui dis que son recoupement topographique, il peut se le mettre où je pense et je ragequit.

 

The Red Strings Club

The Red Strings Club

Deconstructeam. Devolver Digital. 22 janvier 2018

Après Gods Will Be Watching dans le même genre graphique, léquipe de Deconstructeam revient avec un projet atypique et cyberpunk décalé. Prêt à vous prendre le cocktail de votre vie au Red Strings Club ? C’est le Test 3O3Trois points positifs, et trois points négatifs sur le jeu !

    • Ambiance garantie – Dans un jeu plus vrai que nature, vous entrerez dans un univers cyberpunk des plus réussis, mettant en avant des problématiques souvent très actuelles et un peu déroutantes. On est pas encore dans Black Mirror, mais nous n’en sommes pas si loin là non plus. Au travers de discussions entre votre personnage et le barman du célèbre The Red Strings Club, vous essaierez d’en apprendre un peu plus sur ce monde à la saveur si particulière…
    • Beau – Comme à son habitude, Devolver Digital nous sélectionne la crème du beau pixel et de l’OST. The Red Strings Club n’y fait donc pas défaut une fois de plus et propose un pixel-art du plus bel effet et une bande-son évasive et transcendante des plus particulières. Frissons garantis. Mais ce qui est le plus beau sur ce jeu, c’est bien évidemment son scénario en huis clos. Tantôt dans le bar et tantôt dans la fabriques de modules (on va y revenir), le scénario arrive à être riche en rebondissements et en critique de la société en ne bougeant presque jamais d’endroits hormis ceux-ci !

  • Mini-jeux intéressants… – Même s’ils ne sont là que prétexte à faire avancer un scénario, les mini-jeux qui s’offrent à nous ont le mérite d’être originaux. Voici une petite présentation de chacun de ces dits-jeux :
    • L’alcool : Vous devez faire des remontants pour diverses personnes visitant le bar. Changez le cours du scénario en servant différent mélanges d’alcools. Vous avez plusieurs bouteilles à disposition et vous devez verser dans le verre un mélange des différentes bouteilles, sachant que chaque boisson fera déplacer un curseur dans un sens ou dans l’autre, et que l’ajout de glaçons fera réduire la taille de ce curseur. Le but étant d’amener ce curseur sur l’un des points d’intérêts présent. 
    • La poterie : Mini-jeu principal du jeu, vous allez recevoir des clients à tour de rôle et devoir leur fabriquer des implants pour améliorer leur quotidien. Chaque client vient en vous parlant de son problème, et c’est ensuite à vous parmi une « liste de recettes » de choisir l’implant qui serait le plus adapté à votre client. Ce mini-jeu est un peu le coeur du « gameplay » sur ce jeu, donc autant vous dire que si vous n’aimez pas les jeux narratifs, vous pourrez tout de même passer votre chemin !
    • Imitation de voix : Ce mini-jeu est peut être le moins technique, mais sûrement le plus intéressant de tous. Vous aurez accès à un carnet d’adresse avec une liste de gens à contacter pour progresser dans l’Histoire. Vous pourrez prendre la voix de n’importe lequel de ses contacts et d’appeler n’importe quel autre contact. Ainsi vous pourrez voir les réponses changer selon qui appelle qui, et à quel moment. Ce principe est très intéressant et très bien trouvé ! A vous de trouver avec qui appeler quelle personne pour récupérer les informations dont vous aurez besoin pour progresser dans votre enquête.
      Glups!

  • Pas sympa avec les journalistes – Un petit détail, mais la touche de capture d’écran sur Steam ne fonctionnait pas et était remplacé par un espèce d’outil dev pour voir les FPS en temps réel du jeu etc. Ce n’est pas grand chose mais on passe d’un simple clic à une retouche du screen sur Photoshop ! Bon, ici à 404 on est habitués avec nos photos de concerts, mais c’est quand même moins pratique !
  • Jeu assez court : L’ambiance est là, tout est là, mais pour peu de temps ! Comptez même pas 5 heures pour venir à bout du jeu, c’est assez peu compte tenu du prix de 14.99€ qu’il vous en demandera, surtout que la jouabilité sur un jeu narratif (qui ne laisse pas trop place à la libre interprétation en plus et viens vite nous balancer son opinion sur un tas de choses) est pour ainsi dire nulle. Le jeu est un one shot, excellent et rapide, et il faut donc bien le prendre en compte lors de l’achat.
  • …mais redondants – Peut-on parler de répétitif sur un jeu aussi court ? Oui peut-être ! Faire les différents modèles de poterie ou mélanges d’alcool sont des mini-jeux certes originaux mais finalement pas si intéressant à côté du scénario proposé par le jeu. Leur présence n’est donc finalement que prétexte à faire interagir le joueur avec le jeu et faire un semblant de choix au sein de celui-ci. Pour celui du téléphone vocoder, la part scénaristique lui étant lié le rend suffisamment intéressant et logique pour devoir se creuser la tête et apprécier à 300% ce jeu là !
    A votre service.

15/20

 

The Red Strings Club est une critique sensée de notre société actuelle qui vous amènera à réfléchir sur de nombreux sujets d’aujourd’hui. Ces quelques heures dans ce bar coloré coûteront peut être un peu cher, mais quel est le prix pour boire un verre et discuter entre vieux amis, le temps d’un instant, sous des airs mélancoliques du passé qui nous remémorent bien des souvenirs ?

Crossing Souls

Crossing Souls

Fourratic. Devolver Digital. PC/PS4, sortie le 13 février 2018.

Un jeu avec plein de gros pixels et de la synthwave avec pour protagonistes un groupe d’enfants faisant des découvertes paranormales… Non vous n’êtes pas sur Stranger Things mais sur Crossing Souls ! Test 4O2Quatre points positifs, et deux points négatifs sur le jeu !

  • Sublime pixel-art : Premier truc qui va vous taper à l’oeil au lancement du jeu, la qualité incroyable du pixel-art. Très travaillé et très détaillé vous risquez de vous arrêtez très fréquemment pour admirer le décor… Je n’ai d’ailleurs jamais pris autant de screenshots dans un jeu lors d’un test je pense (littéralement tous les 3 pas…). Les cinématiques style dessin animé des années 80 et vieilles cinématiques à la Day Of The Tentacle font mouche elles aussi. Crossing Souls est une réussite graphique en tout point.
  • Synthwave et retro font bon ménage – On a l’habitude d’en voir à toutes les sauces en ce moment, avec des artistes comme Carpenter Brut, Perturbator ou Dance With The Dead qui squattent de plus en plus les festivals et les salles de concerts, la synthwave a son petit effet nostalgique ici encore. La bande-son est un mélange de Bo dignes des films des années 80 et de cette synthwave aux sonorités particulières, et nous est proposée par Chris Köbke  (pour la partie films) et par le célèbre DJ Timecop1983 pour la partie synthwave. La collaboration de Timecop1983 est donc un solide atout ici qu’a su trouver Fourratic et Devolver. 

  • Tous les jeux à la fois – Tantôt gunfight, tantôt jeu de mémoire, de plate-forme, de logique… Vous l’aurez compris Crossing Souls possède un très large spectre de gameplay et propose de nombreuses choses à voir. Vous devrez changer de personnage assez souvent pour passer à différents endroits ou battre certaines sortes d’ennemis (qui seront simple avec certains des enfants et un vrai calvaire avec d’autres). 
  • Sous-titrages FR – OUI ! Un jeu Devolver sous-titré en français, c’est un grand oui ! Les textes ont su conserver un certain humour et la répartie entre les différents personnages est assez risible, mais à la fois très crédible pour des enfants d’une dizaine d’années. L’ambiance et l’immersion dans leur univers est donc encore renforcée ici, même pour les anglophobes ! 
    Je suis pas sûr. Touche-le avec un bâton pour voir.

  • Maniabilité perfectible – Si l’on pouvait trouver un défaut au jeu, ce serait peut être celui-ci. Parfois le level-design se complexifie grandement et on ne sait plus si la plateforme est face à nous, ou derrière nous. Je me souviens d’un passage fourbe sur des especes de tapis roulant où il fallait sauter entre deux rouages, mais pour lequel une sorte de plateforme plate était posée au dessus du rouage… J’ai donc essayé tant bien que mal de sauter sur cette plateforme de bien des manières là où il fallait en fait sauter dans le « vide » entre les rouages… Bref, il y a quelques incohérences à ce niveau là… En plus, le jeu met en avant un système de personnages multiples avec différentes caractéristiques. Vous pourrez même jouer des fantômes en simultané, mais ce n’est pas toujours très bien exploité malheureusement et on va plus vite fait alterner plutôt que de vraiment mixer les personnages et gameplay à fond !
  • Scénario WTF – Digne des années 80, peut être, mais il n’empêche que vous allez devoir vous accrocher pour comprendre le scénario… Partant d’un meurtre d’un étranger qui avait le pouvoir du Douât, les enfants vont alors récupérer le pouvoir qui est en fait un pouvoir qui tue son propriétaire… En contrepartie et si bien utilisé le Douât permet de voir les fantômes de ce monde… Ce qui va entraîner la mise en quarantaine de votre ville et la disparitions de tous vos parents, tout ça pendant que vous serez réfugiés tantôt dans votre école ou tantôt dans les égoûts de la ville… Vous n’avez rien compris ? C’est normal ! (et encore, je vous tronque toute la fin pour vous éviter les spoils ! :-))
    Moi et mes potos les fantômes.

 

18/20

De la synthwave, des gros pixels, pas de doutes, nous sommes bien sur un jeu édité par Devolver Digital. L’éditeur faisant aussi office de label de jeux rétro d’excellence est la référence ultime pour tous les jeux qui nous plongent à nouveau dans les années 80. Crossing Souls ne déroge pas à la règle en nous proposant un jeu d’aventure de très grande qualité, avec tous les éléments qu’il faut, là où il faut. Bravo à Fourratic qui nous signent ici un excellent premier titre et à Devolver de nous proposer une nouvelle perle dans le style qu’il maitrise si bien. Vivement votre prochaine conférence E3 pour pleins de nouvelles perles du style !

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