L’AVOCAT – Chronik Fiction

Le premier épisode consacré à Whiplash (de Damien Chazelle) est disponible depuis le 20 février. Début avril, le deuxième épisode sera mis en ligne sur le compte YouTube de Chronik Fiction… Quel sera le « méchant » choisi cette fois-ci ?

Entre deux clients, L’Avocat se tourne vers la caméra pour prendre la défense d’un méchant emblématique du cinéma. Le temps d’un épisode, il va tenter de nous convaincre que chaque méchant a du bon. Il assène ses arguments un à un et termine sa plaidoirie en apothéose. En défendant ainsi ces personnages autant adulés que détestés, il soulèvera des doutes et suscitera des débats chez les spectateurs.

 

 

J’aime le fait que l’amour de la pop culture donne naissance à des programmes intéressants, et de très bonne qualité. Il y a deux ans, Chronik Fiction a crée le personnage (et la série du même nom) le Coroner. Incarné par Stéfan Godin, il autopsiait les morts de la pop culture (cinéma, série, jeux vidéo…). Vous pouvez d’ailleurs retrouver la première et deuxième saison en ligne sur YouTube. Cette fois, avec L’Avocat, ce sont les « grands méchants » du cinéma qui sont scrupuleusement examinés.

L’Avocat est incarné par Jean-Luc Guizonne : acteur, chanteur, auteur et comédien voix-off à la prestance indéniable – seul face à la caméra pendant les 7 minutes de l’épisode pour divertir les spectateur·rice·s. Personnellement, c’est sa voix que j’ai reconnu, car il est le comédien de doublage qui interprète Tui, le père de Vaiana (Vaiana, la légende du bout du monde) ! Mais vous l’avez peut-être vu dans le rôle de Mufasa, la comédie musicale du Roi Lion, ou encore dans le rôle de Billy Flynn du musical Chicago.

Et s’il est besoin de préciser, Le Coroner et L’Avocat sont disponibles gratuitement et légalement. Alors, qu’attendez-vous pour aller découvrir l’univers de Chronik Fiction ?

Prodigal Son, série d’enquêtes et duo terrifiant


Pour changer de mes chroniques côté lecture, je passe un peu côté série ! Michael Sheen est un acteur formidable. Il ferait presque de l’ombre au reste du cast de Prodigal Son, la dernière série d’enquêtes policières de FOX. Mais il faut avouer que le casting n’a pas à rougir face à lui. Tom Payne, qui est en tête d’affiche avec lui, complète vraiment bien ce duo improbable. Je trouve que Lou Diamond Phillips, Bellamy Young ou encore Nicholas Endicott (glaçant) collent très biens à leurs rôles.

Malcolm Bright (Tom Payne), profiler, est un ancien agent du FBI. Il devient consultant auprès du service de police de New York grâce au Lieutenant Gil Arroyo (Lou Diamond Phillips) malgré son état psychologique instable. En cause, son père, le docteur Martin Whitly, célèbre tueur en série connu sous le nom de « The Surgeon » (littéralement, « le chirurgien »). Il a été reconnu coupable du meurtre de 23 personnes et incarcéré après avoir été dénoncé par son propre fils alors que celui-ci n’était qu’un enfant. Il purge sa peine dans un hôpital psychiatrique luxueux.

Une fois rentré à Quantico, Malcolm refuse tout contact avec son père. Pourtant, après son renvoi et le début de ses missions de consultant auprès de la police de NY, les visites à la prison se font de plus en plus nombreuses… car avec l’aide (tordue) de son père (brillant mais non moins tordu), il résout plus rapidement les meurtres sur lesquels il enquête.

Une histoire de famille

Prodigal Son, c’est encore une série d’enquêtes (ou procedural en anglais) et ça se ressent. Ceci dit, les fils rouges (la relation père-fils, une victime inconnue de son père qui serait le produit de l’imagination de Malcolm) sont suffisamment présents pour que ça fonctionne. Le rythme est là, même si nous ne sommes pas sur une série d’une originalité folle. Malcolm a des problèmes à régler (terreurs nocturnes, hallucinations…), ce qui rend sa participation au sein de la police quelque peu hasardeuse. Mais passé ce fait, l’alchimie fonctionne bien – que ce soit grâce à Tom Payne, dont le personnage est attiré inlassablement vers son père, ou à Michael Sheen, en sociopathe terrifiant de lucidité.

Malcolm en fait souvent trop, mais après tout… ils sont de nature théâtrale dans la famille ! Personnellement, j’ai choisi de regarder cette série pour Michael Sheen, acteur britannique au talent indéniable (Masters of Sex, Good Omens…). J’ai eu une belle surprise concernant Tom Payne, et surtout, j’ai adoré le personnage du médecin légiste, la Dr. Edrisa Tanaka (Keiko Agena). Elle est décalée mais toujours adorable, avec son énorme crush sur Malcolm et ses réflexions WTF. Prodigal son est une série qui tient la route ; le moins qu’on puisse dire, c’est que la dynamique familiale est assez intéressante pour vouloir finir la première saison rapidement ! Finalement, c’est une série parfaite pour la période du confinement.

La saison 2, quant à elle, a déjà été commandé par la chaîne FOX (détentrice des droits aux USA). Aucune date de tournage n’a été annoncé pour le moment à cause de la pandémie. En France, la série est disponible via TF1. Vous pouvez regarder la bande-annonce en VF.

Les 20 épisodes de la première saison seront regroupées dans le coffret DVD de Warner Bros, disponible à la vente dès le 2 décembre (environ 24,5€).

MAI 2021 : Fox annonce l’annulation de la série après seulement deux saisons (annoncé un peu partout, dont ici).

The Sinner

Bonjour/Bonsoir ! The Sinner, le pêcheur (pas la pêche à la ligne hein, plutôt le pécheur biblique, l’enfer toussa), est incarné par différentes personnes tout au long des 3 saisons. Où est-ce l’enquêteur Harry Ambrose ? Une saison, une histoire, une histoire sordide et toujours avec le même bon vieux Colombo Harry.

Saison 1

Cora Tannetti tue un inconnu lors d’une sortie à la plage en famille, sans raison apparente.

Cette première saison est aussi étonnante que glauque. Elle met en scène l’actrice, tristement, oubliée Jessica Biel qui reprend de sa splendeur le temps de quelques heures. Cette descente aux enfers est parfaitement maitrisée avec des flash-backs qui alternent vérité et souvenirs. On s’y perd, on échafaude des théories, qui s’effondrent pour laisser place à un dénouement incroyable.

Le casting délivre une superbe performance avec, comme dans Luther, tout n’est pas montré – certaines choses sont suggérées ce qui laisse la série accessible et en même temps au spectateur.rice son imagination faire le reste.

 

Saison 2

Un jeune garçon est responsable d’un double homicide. Tout ne tourne pas rond dans la tête de Jullian… ainsi que son entourage.

Impossible de ne pas penser à la secte de The leftovers quand on retrouve Carrie Coon où son personnage vit avec Jullian. Cette saison est à nouveau très bien interprétée.

Cependant elle se concentre trop sur le personnage d’Harry et ses soucis personnels. L’intrigue principale est confuse, malsaine avec un dénouement sans grand intérêt.

 

Saison 3

Un accident de voiture avec 2 hommes à l’intérieur. Un mort. Un vivant. Une étrange relation.

J’avais TELLEMENT d’espoir pour cette saison. La raison est simple (et encore une histoire de casting, je sais) : Matt Bomer. Acteur sous estimé car classé dans la catégorie « beau gosse qui sait pas faire grand chose » j’avais hâte de le retrouver. Et il est le seul intérêt de cette saison.

Pourtant elle s’annonçait mystérieuse, complexe, très intrigante. Pour finalement être d’en ennui total, avec encore Harry au premier plan qui n’a aucun intérêt pour l’enquête. La fin est très décevante, la tension retombe comme un soufflé. Il y a quelques scènes vraiment stressantes, angoissantes qui valent le coup mais trop peu pour tenir toute la saison.

 

En conclusion – Un principe qui a fait ses preuves avec des histoires plus alambiquées les unes que les autres, un casting extraordinaire. Cependant le personnage d’Harry n’est pas du tout attachant, sa décadence n’est pas intéressante et c’est un personnage bourré de cliché de l’homme prenant de l’âge, devenant un ours anti-social marié à son travail.
Concernant les saisons, le classement s’est fait de lui-même. La saison 1 étant la plus complexe, glauque et intéressante.

POSE

Bonjour/Bonsoir ! Si je vous dis Pose, vous pensez à quoi ? La chanson Vogue de Madonna ? Bien joué, c’est elle qui a fait largement connaitre le mouvement du voguing et des bals dans les années 80 à New York. Et c’est ce que nous raconte la série Pose à travers ses différents personnages ainsi que de la difficulté d’être une personne noire, métisse, homosexuelle et/ou transgenre.

 

  • Les bals/vogging – POSE s’ouvre sur un vol de vêtement afin de gagner la catégorie « Bring it like royalty » dans un.. bal ! Un bal c’est un défilé sur un thème annoncé afin de gagner un trophée et avoir la maison la plus reconnue. Le voguing c’est l’enchaînement de pose de magazine (comme Vogue) sur de la musique. Deux disciplines qui peuvent se compléter, dans lesquelles les mots d’ordre sont la liberté et l’expression d’être qui l’on veut ! Un endroit aussi beau que fort.
  • YAAAASSE QUEEEENNNNN

 

  • Le casting et sa diversité – POSE est la première série avec un casting comportant autant de personnes transgenre. Un casting principalement noir/métissé avec une vraie mise en avant des acteurs à l’origine des bals/voguing, et non une appropriation par des personnes blanches.
  • Et ce casting est si beau. Les actrices sont plus belles les unes que les autres ! Pas seulement physiquement, leur histoire, leur détermination, leur force, leur courage. C’est tellement inspirant !

 

  • La sororité – Il y a  TELLEMENT d’amour dans POSE. Se soutenir dans ses projets, l’acceptation de sa sexualité, de sa différence, retrouver de l’amour dans une nouvelle famille, survivre, aimer, vivre. C’est à nous tirer des larmes de bonheur.

 

  • Le sida – Maladie meurtrière dans le milieu LGBT, l’absence de connaissance de cette dernière, de campagne pour la protection des rapports. Ainsi que le besoin, parfois, d’avoir des relations plus ou moins consenties pour se sentir aimé-e, désiré-e… sans protection. La maladie, la mort, sa découverte. Chaque personnage y sera confronté de près ou de loin, triste réalité qui rappelle que le préservatif c’est la seule protection viable.

 

  • C’est un peu lent ? / un peu dur (mais réalité du milieu) – Tout se construit doucement, les rapports, les bals, les présentations. Bien sûr cela rajoute du réalisme et un peu d’ennui, les 60 minutes se font parfois sentir.
    Les relations entre les personnages de POSE sont parfois très violentes : jalousie, envie, violence verbale. Ce milieu est tellement compétitif, ces personnes se sentent tellement mal dans leur corps que leur rage éclate même envers leurs proches…

POSE est une série, forte, belle et nécessaire qui ouvre les yeux à un monde trop peu connu du grand public.

Défendre Jacob

Bonjour/Bonsoir ! Après avoir vu l’excellente série Servant je continue à me pencher sur les séries AppleTV.
Dans Défendre Jacob on retrouve un jeune homme de 14 ans accusé d’avoir tué un de ses camarades de classe. Ses parents sont persuadés de son innocence, si ce n’est que certains secrets remontent à la surface pour troubler leurs convictions voir leur amour pour Jacob…

  • Le casting – Captain America et Lady Mary Crawley se retrouvent… Pardon, Chris Evans et Michelle Dockery forment un couple sans paillettes, uni, amoureux, auquel on croit. Les subtils changement de regard, de posture tout au long de la série sont particulièrement bien maîtrisés. Chacun arrivant à nous faire oublier son rôle phare pour ne voir plus qu’Andie et Laurie Barber et leur évolution dans ce cauchemar.
  • Impossible de ne pas souligner la performance de Jaeden Martell, aka Jacob. Froid, timide, un ado mal dans sa peau parfaitement interprété !
  • Enfin je tiens à partager mon bonheur de retrouver en rôle secondaire l’actrice Cherry Jones qui mérite à être plus vue. Ainsi que notre enflure préférée (Orange is the new black, The wire) : Pablo Schreiber. A eux deux, ils subliment la série.

  • Le scénario – Au delà de la simple question : l’a-t-il tué ou non ? Défendre Jacob nous parle (en filigrane) du harcèlement scolaire, de la peur de parler suite à une agression et surtout. Surtout. Du droit à la remise en question de la confiance, même au sein de la famille.
  • L’histoire est très bien construite, des rebondissements plausibles arrivent tout au long, si bien que rien (ou presque) n’est prévisible.

  • La production – Défendre Jacob est une série très bien produite, minutieuse avec une ambiance dans les tons gris aussi bien dans la météo, le choix des vêtements ou la décoration de la famille Barber.
  • Loin de se concentrer uniquement sur l’acteur phare qu’est Chris Evans (père et enquêteur), le point de vue de Laurie en tant que femme et mère est tout aussi présente.
  • Enfin le générique, inspiré de l’esthétique de la mythique chaîne HBO, splendide.

  • Des personnages peu attachants – On ne connait rien de la famille Barber, le scénario reste très en surface. Laurie fait du jogging, Andie aime jouer au Go, Jacob aux jeux vidéos. C’est un peu maigre, bien que l’idée de la série soit de se concentrer sur l’affaire.
    Creeeeeepyyyyyyyy

Hannibal

Bonjour/Bonsoir ! Petit retour en arrière aujourd’hui avec la série Hannibal qui a déjà quelques années… Confinement oblige, c’est l’occasion de rattraper ces séries qui sont sur ma liste de visionnage (et puis il faut dire que j’avais un peu peur de la voir seule aussi…).
Hannibal le cannibale est au moins aussi connu que Dracula le buveur de sang. La série s’inspire du livre Dragon Rouge de Thomas Harris.

Petit disclaimer : cette série est violente, malaisante et est destinée à un public averti :-)

 

  • Le casting/Jeu – Mads Mikkelsen est un acteur incroyable, le roi des micros-expressions, avec un certain charme. Entre séduction et crainte, le pari est réussi. Son compagnon de jeu à l’écran, Will Graham, interprété par Hugh Dancy est également à la hauteur de mes espérances. Malgré son physique attractif, la série ne le met jamais en scène dans un rôle de séducteur. Au contraire tout est fait pour qu’on en ait peur : le mec arrive à rentrer dans la tête des pires psychopathes ! C’est une personne introvertie qui fait des efforts pour travailler, le ressenti est parfait.
    Will

Impossible de ne pas citer Laurence Fishburne, chef d’équipe, qui n’est pas le plus convaincant au début de la série mais qui prend de l’assurance au fur et à mesure.

Aussi, le casting est doté de quelques rôles féminins, magistralement interprétés par Caroline Dhavernas pour Alana Bloom et surtout la jeune Kacey Rohl dans le rôle de Abigail Hobbs. On trouvera aussi un peu de Gillian Anderson pour le plus grand bonheur de ses fans, bien que son jeu soit assez neutre.

Abigail

 

  • La cuisine (oui oui) – Hannibal Lecteur est un fin cuisiner, il tient un petit répertoire de recettes de cuisine et ses convives sont à chaque fois ravis de ce qui est dans leur assiette, le vin ou la bière (maison) allant parfaitement avec le mets. Alors oui, c’est de l’humain qui est cuisiné (et c’est là que je suis contente d’être végétarienne) mais de façon si belle que ça en devient appétissant. La préparation avec amour, le dressage magnifique des plats… On dirait presque que ces derniers sortent d’un tableau représentant des natures mortes.

Cela dit je vous déconseille de manger en regardant la série, ces scènes ont une odeur de viande un peu stressée…

 

  • La réalisation/le fil rouge (bien que..) – Visuellement on a de très belles images, en particulier dans la saison 2. Il y a un vrai travail de la photographie, de la mise en scène (en particulier les scènes de crime), l’image elle-même est assez contrastée pour donner plus de profondeur à l’horreur. La déconstruction des scènes de crime par Will est extrêmement bien réalisée. Ce balayage visuel permet de rentrer dans le processus avec Will pour mieux… frémir.

Le fil rouge de cette série est bien sûr Hannibal. Le suivre dans ses dégustations d’organes prélevés deci delà, l’observer ne pas se faire prendre dans ses actes… On va aussi voir sa relation avec Will évoluer tout au long de la série, et récolter les indices avec ce dernier pour le grand final : dénoncer la supercherie ! Tout cela est très réussi. La seule chose qui me chagrine c’est la résolution express des affaires à chaque épisode. On ne suit pas du tout le processus de résolution, tout semble évident, simple. Le bon suspect est trouvé du premier coup. Après autant d’efforts pour avoir mis en scène des scènes de crimes impressionnantes, j’ai eu l’impression que l’on manquait de budget et/ou de temps. On suit l’enquête par A puis Z plutôt que de la suivre de A à Z, et c’est plutôt dommage…

 

  • Le personnage de Bella – Non pas que ce personnage soit mal interprété, tout au contraire. Il est incarné par la talentueuse et magnifique Gina Torres. Il est dommage de voir son personnage aussi peu exploité.

 

  • La saison 3 – Cette saison gâche tout. Le scénario n’a ni queue ni tête, la réalisation se concentre sur des éclats de sang, d’eau, de tout liquide en très gros plan, beaucoup trop de fondus enchaînés d’images à donner le tournis. Le retour de certains personnages digne d’ Amour, gloire et beauté. D’autant plus que la fin de la saison 2 était parfaite, il y avait quelques questions sans réponses mais elles étaient très secondaires, au final.
    Quand je regarde la saison 3 dans les yeux.

Hollywood


 

Bonjour/Bonsoir ! Hollywood c’est le rêve de millions de personnes, Hollywood c’est la promesse d’un avenir bercé par les caméras, Hollywood c’est la célébrité, la postérité ! Ce Hollywood rêvé des années 50/60 cache aussi de lourds secrets. Ainsi Netflix se voit doté d’une série mi sombre mi joyeuse sur les dessous d’un Hollywood entre rêves et réalités.
On y suit de jeunes personnes qui veulent passer leur vie devant ou derrière la caméra, même si les sacrifices seront difficiles. avec un casting 5 étoiles.

 

  • Le Hollywood réel et rêvé de Ryan Murphy – Ryan Murphy (créateur de Glee) ne nous livre pas une série qui raconte la réalité difficile d’Hollywood à ses débuts, enfin pas complètement puisqu’il est plus à l’image d’un Disney où tout finit bien.
  • Cependant certaines des problématiques qui persistent aujourd’hui sont déjà évoquées : le manque de mise en avant des « personnes de couleur », le harcèlement sexuel (coucou Harvey Weinstein), ne pas pouvoir assumer sa sexualité,… Ainsi on alterne entre moments idylliques et sombres.

 

  • Les décors/costumes – Tout crie les années 50. Costumes, coiffures, décors,.. Le casting a lui-même un air des années 50 avec ces visages très dessinés, des mentons volontaires, des pommettes hautes, des tailles très fines,… On y croit !

 

  • Des personnages fort-e-s et varié-e-s – Comme expliqué plus haut, Ryan Murphy dévoile ici son Hollywood révolutionnaire. Ce qui donne lieu à des personnages du même acabit. Un scénariste noir et gay, un métissé qui veut réaliser, une noire qui veux faire la tête d’affiche,… Certains personnages sont basées sur des acteur-trices qui se sont battu-e-s pour avoir leur place dans le milieu.
  • Chacun-e ayant son ambition, ses idées. En démordre n’est en aucun cas envisagé ! Devenir un exemple est le mot d’ordre et encore aujourd’hui il faut malheureusement montrer que l’on peut devenir qui on veut peu importe son sexe/couleur de peau/sexualité même à Hollywood !

 

  • Beaucoup de scènes de sexe inutiles – Que ce soit le couple Camille/Raymond ou le travail de prostitué de Jack ; on nous offre bon nombre de scènes de sexes qui n’apportent pas grand chose à l’histoire. Cela en devient presque gênant (et pourtant je suis une habituée des productions HBO).
  • Là où je les trouve justifiées c’est concernant le travail de Jack et d’Archie qui ne doit pas être traité de façon humoristique mais dans la même gêne qui si cela mettait en scène une femme qui se donnait à des hommes.
    Indeed

4 Mariages et un enterrement (série)


 

Bonjour/Bonsoir ! 4 Mariages et un enterrement c’est un classique de la comédie romantique anglaise. C’est un souvenir de gamine, mon premier amour pour Hugh Grant, beaucoup d’humour et d’émotions. Alors quand la chaîne HULU décide de l’adapter en série, j’ai eu peur. Et pourtant. C’était une bonne surprise, l’histoire est plutôt simple, on suit les différents protagonistes mais sinon c’est l’histoire d’une bande d’amis américains venus s’installer à Londres. Qui vont assister à 4 mariages… et un enterrement – CQFD 😉

 

  • L’histoire est bien revisitée – Le principe est le même mais la scénariste Mindy Kaling rajoute des péripéties qui permet de développer chacun des personnages. Il y a une petite touche américaine avec du drama (que j’adore). Avec des ruptures amicales, sentimentales, une histoire d’enfant caché… Même si avec des calculs simples on se doute bien combien de mariages il manque et donc qui va se marier on rentre facilement dans le jeu. Le tout avec la jolie morale qui est qu’il faut croire en ses rêves, ne rien lâcher, quand on aime quelqu’un tout peut bien finir.

 

  • Le casting  représente bien la diversité de Londres – Dans 4 Mariages et un enterrement, on a un casting… blanc. Or, Londres, comme Paris, est une ville cosmopolite et il aurait été dommage de ne pas le montrer. Ainsi on a du roux, du métissage, de l’indien, du blanc, du noir,… Bref du cosmopolite ! Et c’est vraiment agréable. De plus, le casting ne comporte pas de « star » mais des acteur-trice-s que l’on a pu apercevoir dans d’autres productions dans des seconds rôles et qui ont enfin une chance de briller !

 

  • Il y a des petites références aux comédies romantiques anglaises – Déjà Il y aune petite apparition de Andy McDowell, qui jouait la fameuse Américaine dans le film originel 4 Mariages et un enterrement.
     

J’ai également noté la double référence à la meilleure comédie romantique anglaise : Love Actually – avec le chant dans l’église lors du premier mariage et bien sûr les déclarations d’amitié avec des pancartes entre Maya et Ainsley. Aka la meilleure déclaration d’amour du monde du cinéma.

Et enfin une au fameux Coup de foudre à Noting Hill (avec Hugh Grant) quand Kash marche le long d’une rue avec les saisons qui défilent pour faire comprendre au spectateur-trice le temps qui passe (subtilité) – la scène ici.

 

  • Le manque de variété dans le physique des femmes – Tout le monde il est mince, tout le monde il est joli. A la limite Duffy est un peu moins beau gosse que les autres. Mais les actrices principales sont encore des clichés de mannequins : grandes, minces. Dommage de ne pas avoir poussé la diversité des ethnies à celles des corps jusqu’au bout.
    Quand je juge les casteurs qui sont désolés.

Why Women Kill

Bonjour/Bonsoir ! Why Women Kill (Pourquoi les femmes tuent) nous est offerte par Marc Cherry, créateur de l’indétrônable Desperate Housewives et plus récemment de Devious Maids.  Un créateur qui aime la mise en scène de femmes fortes et Why Women Kill ne fait pas exception à la règle.

 

  • La diversité du casting et des personnages – Je me plaignais récemment en parlant de la série Dollface du manque de diversité physique. Il s’avère que Why Women Kill nous offre 3 femmes complètement différentes : Beth Ann, petite blanche rousse menue – Simone, asiatique, mince brune et Taylor, noire, grande avec un physique normal (les cuisses se touchent, pas de ventre hyper plat).
    Les hommes sont de tous les âges, bien que tous minces.. et charmants (ou presque). Et puis bon. Lucy Liu. Toujours aussi belle, classique, indémodable, parfaite dans son rôle.

 

  • Un bon rythme entre les 3 époques – Dans Why Women Kill chaque épisode ne se concentre pas sur une des histoires, on passe de façon très fluide et par un subtile effet de mise en scène de l’un à l’autre. Une porte qui s’ouvre, entrer dans une pièce, ouvrir un livre,… Aucune histoire n’avance plus vite qu’une autre, si vous aviez une préférence il faudra se montrer patient !

 

  • Des décors et costumes splendides – Un coup de maître dans Why Women Kill, la maison est presque méconnaissable entre chaque époque. Tout change drastiquement mais avec goût ! Le personnage de Simone a des tenues plus spectaculaires les unes que les autres !

 

  • Le rythme global est un peu lent – Peu d’épisodes mais l’action est tirée en longueur avec quelques péripéties. Un format plus court aurait concentré les histoires ce qui aurait été moins comique mais plus dynamique !

 

 

Une petite série à regarder en cette période de confinement, un moment agréable sans qu’elle reste dans les anales. A voir ce qui sera proposé pour la suite. Autres époques ? Autres thèmes ?

High Fidelity


 

Bonjour/Bonsoir ! High Fidelity est une série inspirée du livre éponyme de Nick Hornby ainsi que du film de Stephen Frears de 2000.
High Fidelity raconte l’histoire de Rob (Zoë Kravitz), propriétaire d’un magasin de vinyl, qui va revenir sur ses 5 ruptures les plus compliquées pour les comprendre et ainsi avancer par rapport à sa rupture avec Mac son ex-fiancé.

 

  • Une version modernisée – Je n’ai ni lu/vu High Fidelity, mais de ce que j’en ai compris on part d’un personnage homme, cisgenre, blanc et hétéro.

Thank god cette version est un peu plus ouverte ! Rob est une femme métisse bisexuelle. Ses acolytes sont : Simon, homme qui a fait son coming out pendant sa relation avec Rob et Cherise une femme noire pulpeuse.

Rob est un esprit libre qui s’intéresse à la personne, son intellect , à aucun moment elle ne commente le physique de ses rencontres.

De façon globale le casting est varié : métisse, noir, blanc, asiatique,… Une belle façon de représenter Brooklyn.

 

  • La musique – Rob travaillent dans un magasin de musique il était évident que High Fidelity allait avoir une bonne BO. Variée, riche, de toutes les époques et tous les styles ! En bonus on a quelques tips pour faire notre propre playlist pour la soirée post-confinement 😉

 

  • C’est un peu redondant – A la différence de Lovesick, on se concentre presque uniquement sur les ex-relations amoureuses de Rob avec des flashback que l’on voit 2/3 fois.

Cherise est un personnage bien plus complexe et j’ai très envie de voir son développement !

Aussi, Rob est un personnage passif qui passe son temps à se plaindre au lieu de profiter… On a vu plus feelgood et plus encourageant pour se sortir d’une rupture !

 

Betty


 

Bonjour/Bonsoir ! Betty nouvelle série HBO, dispo sur OCS City dès le 2 Mai.
Betty, c’est l’histoire d’une bande de filles toutes différentes, dans les rues de Brooklyn unies par une seule passion : le skate.

Je réalise qu’il y a une vraie vague de série avec des femmes au premier plan avec une grosse dose de sororité sans avoir de personnage masculin omniprésent (qu’il soit positif ou négatif). Comme quoi tout n’est pas si mauvais en 2020.. hum.

Betty, c’est une immersion dans un monde très masculin qui est le skate et une plongée dans l’amitié féminine. Souvent réservé à nos compatriotes Janay et Kirt veulent organiser un happening rassemblant les skateuses de NYC mais cela s’avère plus compliqué que prévu..
Vêtements larges, entrainement physique, blessures, bleus… rien de « féminin » en apparence et pourtant, autant de passion !

Mais Betty va au-delà du skate. Janay va se retrouver confrontée à la délicate situation de l’agression sexuelle – comment agir et réagir quand c’était il y a des années ? Avec une personne que l’on connait ? La sexualité et les rapport à celle-ci sont au coeur de cette série.

HonyBear évoquera (trop vite pour le moment) comment gérer sa personnalité et son style vestimentaire à la maison versus son style déjanté et sa sexualité en dehors. Son rapport à l’extérieur et aux autres femmes.

Beaucoup de sujets en peu de temps, tous aussi importants les uns que les autres. Les langues continuent à se délier en donnant l’exemple, alors : GIRL POWER !

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