La sélection du Mouton – Révérence

Quand la vie semble parfaite, n’oubliez pas que tout peut foutre le camp à tout moment. Comment faire pour se relever ? Révérence a été réalisé par l’équipe Composeitart à l’occasion du 48 Hour Film Project de Nancy en 2015.

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La sélection du Mouton – Jeu de société

Bienvenue dans cette première édition de la sélection du Mouton. Aujourd’hui, nous découvrons le courts métrage des Parasites qui a su faire parler de lui à sa sortie pour une vision engagée de notre société ! Bon visionnage 😉

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Le ciel attendra

Le ciel attendra 

Marie-Castille Mention-Schaar 
UGC Distribution 

Réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar, Le ciel attendra est un film français dramatique sorti en octobre 2016. 

Sortez mouchoirs et journaux (pour bien suivre l’actualité), car vous en aurez besoin pour ce film ! Rares sont les drames se situant au plus près de l’actualité de notre pays, ou du moins le faisant aussi bien. Il faut comprendre que le 13 novembre parisien et le 14 juillet niçois restent encore et toujours dans la mémoire des français… Autant vous dire qu’il me sera donc très difficile de faire de l’humour pour résumer ce film, aussi touchant et juste soit-il. 

Le film présente d’emblée une jeune femme âgée de 17 ans, Sonia (interprétée par l’incroyable Noémie Merlant) ayant caché sa radicalisation à ses proches. Lorsque la police pénètre dans la maison familial c’est le choc : Sonia est arrêtée pour avoir tenter de réaliser un attentat avec l’aide d’un groupe djihadiste. Celle-ci explique alors, vouloir « obtenir » des places au paradis pour elle et sa famille en commentant l’irréparable.  

En parallèle, le spectateur découvre Mélanie (Naomi Amarger), lycéenne de 17 ans vivant avec sa mère en banlieue parisienne. Elle est bonne élève, sociable, violoncelliste, et rêve d’un monde meilleur. Alors que son avenir scolaire et professionnel semble tracé, celle-ci rencontre un certain « prince » sur internet. Ce dernier lui confirme que les anges existent, et qu’elle peut aisément en faire partie. 

Les deux parcours se ressemblent, mais ne convergent pas vers le même point. Si l’une des deux jeunes femmes réussit à s’en sortir et à comprendre ses erreurs, l’autre sombre progressivement et définitivement dans la folie et l’embrigadement. Une guérison contre une intoxication irrévocable. 

Même en étant une admiratrice de la réalisatrice je peux objectivement affirmer qu’après Les héritiers (2014c’est toujours avec la même justesse et la même tendresse que celle-ci réussit à mettre en lumière la perdition de deux adolescentes noyées par la haine et l’incompréhension. A travers deux histoires différentes, Marie-Castille Mention Schaar présente une certaine étude psychologique et anthropologique de femmes souhaitant partir en Syrie

L’histoire expose un formidable travail d’enquête d’une mère souhaitant comprendre pourquoi sa fille a subitement décidé de s’enfuir pour l’Etat islamique. Dounia Bouzar, anthropologue et créatrice du Centre de Prévention de Déradicalisation et de Suivi Individuel (CDPSI), joue son propre rôle. Elle permet au spectateur de se situer davantage auprès de ces jeunes (sur la voie de la rédemption ou de l’islamisation radicale) ou encore de ces parents désespères de n’avoir rien vu venir. 

Par la reconstitution au plus près de la réalité, la réalisatrice démontre qu’il n’est pas nécessaire que la personne soit fragilisée, isolée, pour qu’elle tombe à ses dépends dans les griffes de rabatteurs de Daech. La plupart se faisant passer pour des défenseurs de la vie humaine ou pour de parfaits maris.

Les acteurs sont bluffants, et jouent parfaitement leur rôle. Sandrine Bonnaire se présente  comme une mère désarmée, désemparée, aimante et compréhensive à l’égard de sa fille Sonia. De la même façon, Zinedine Soualem s’engage dans un portrait meurtri et inquiet d’un père ayant perdu tout espoir. Clotilde Courau incarne Sylvie, autrefois enjouée et positive, elle n’est désormais plus qu’une mère partagée entre la colère, le désespoir et l’incompréhension du départ de sa fille. Son visage est marqué par la souffrance, sa coquetterie s’est envolée, et la tristesse se lit dans ses yeux. 

Mon regard s’est cependant  tourné vers Noémie Merlant, 27 ans, dont le talent se traduit par une aisance bouleversante, sincère, et incroyablement réaliste. Une très grande actrice en devenir. 

 

 

  • Un scénario et une mise en scène dignes des plus grands films dramatiques français
  • Un incroyable jeu d’acteur 
  • Une bande-son juste aussi touchante que blessante
  • Il y a toujours dans l’espoir

 

  • Très peu d’éléments négatifs si ce n’est la tristesse de se rappeler que des jeunes partent vraiment pour rejoindre l’ignorance

Conclusion :

 

La mise en scène est habile, douce, maîtrisée, et le spectateur assiste de manière impuissante, à l’inexorable emprisonnement mental et physique d’une jeune lycéenne. Lycéenne qui promettait pourtant de briller. La musique est idéalement choisie, et illustre bien la sensibilité du film. Un chef d’oeuvre nécessaire à montrer au plus grand nombre pour la qualité de son interprétation, de son scénario, de sa musique, et de son aspect pédagogique à la fois sur l’actualité et sur l’avenir de certains jeunes embrigadés. 

SMELLS LIKE TEEN SPIRIT FESTIVAL #1 + ITW

SMELLS LIKE TEEN SPIRIT FESTIVAL #1

Victor BOURNERIAS – Léa CHESNEAU – Emmanuelle LACALM – Jeanne LE GALL
Du Samedi 29 Octobre au Mardi 1er Novembre 2016 Au cinéma Le Grand Action

Bonjour/Bonsoir ! Aujourd’hui je vous parle d’un festival de teen movie (films d’adolescents) qui a sa première édition ce week-end ! Un festival (je cite) sous le signe du guilty pleasure

Lors de ce festival pour pourrez voir, revoir, découvrir des films qui sont déjà sortis, des indéits et des avants-premières en présence de l’équipe du film ! Je vous laisse apprécier le programme avant de vous présenter l’équipe et de découvrir l’interview qu’un membre de l’équipe nous a accordé 😉

 

Je sais pas ce que vous en pensez mais je suis bien tentée par..presque tout ! (Sauf les films qui font peur, j’aime pas avoir peur). Le teen movie n’est pas assez mis en valeur et ce festival lui rend parfaitement justice !

Crée par 4 jeunes personnes, toutes passionnées par le teen movie, se présente à travers leurs films préférés : 

VICTOR BOURNERIAS
Président du Breakfast Club
Teen movie de chevet : BATTLE ROYALE de Kinji Fukasaku. Surement le seul film réaliste sur l’adolescence.

LÉA CHESNEAU
Présidente des Plastics (peut prédire la météo rien qu’en touchant ses seins)
Teen movie de chevet : HEATHERS, de Michael Lehmann, quand elle est de bonne humeur et CLUELESS, d’Amy Heckerling, quand elle est de mauvaise humeur.

EMMANUELLE LACALM
Présidente du Club de Ping-Pong d’Ocean City, Maryland
Teen movie de chevet : VIRGIN SUICIDES, de Sofia Coppola, pour plein de raisons (la musique de Air, la magnifique Kirsten, etc.) et aussi car ça a été la première (et dernière) critique qu’elle a écrite.

JEANNE LE GALL
Chasseuse de vampires à Sunnydale
Teen movie de chevet : DAZED AND CONFUSED, de Richard Linklater, parce qu’il célèbre une jeunesse paumée et insouciante où l’on s’amuse de tout.

 

Merci à Léa, la présidente des Plastics qui a répondu à nos questions <3

Pourquoi ce festival ?
Avec ce festival, nous voulons mettre en valeur le teen movie, un genre cinématographique qui nous est cher, et que nous voulons célébrer. Si le teen movie est si fascinant, c’est qu’il dépeint un âge charnière où tout se joue et où les désirs s’entremêlent : trouver son style, rentrer dans un groupe, s’intégrer au collège, au lycée ou à la fac, confronter ses parents, s’émanciper, et bien sûr faire face aux premiers émois et affronter les premières fois en général.

 

Bien que les teen movies soit un genre essentiellement tiré du cinéma américain, pensez-vous qu’il serait intéressant de le développer en france ? ( et si ils en existent déjà quels films français se rapprocheraient plus de ce genre ? ) 
Le teen movie est bel et bien un genre purement et génialement américain. Les films sur l’adolescence en France peuvent aussi être appelés des teen movies car il faut bien réussir à les rentrer dans une case. La grosse différence c’est que les français mettent plus souvent l’accent sur la relation adolescents / autorités (parents, professeurs, adultes en général). Tu peux loucher du côté des Beaux gosses de Riad Sattouf ou LOL de Liza Azuelos pour les plus récents.

 

Pour vous, qu’est ce qui caractérise le plus un tee movie, quels sont les éléments essentiels à avoir dans ce type de film ? -> Qu’est ce qu’est un bon ou mauvais tee movie selon vous ? 
Pas question de bon ou mauvais teen movie, c’est comme un bon et mauvais film. C’est difficile de définir totalement le teen movie et de répertorier exactement tous les ingrédients nécessaires : il existe mille petites nuances et c’est ça qui rend le genre si riche. Pour essayer de répondre à la question, il faudrait sûrement une chambre d’adolescent / un couloir de lycée / un campus / des adolescents en proie à leurs premiers émois sexuels.

 

Peut-on dire que les teen movies sont le reflet d’une génération ou d’une époque ?
Les teen movie ont l’air de pas mal marcher par décennie et de refléter la mode / les interrogations de chacune. Dans les années 1980, c’était la mode des teen movies d’horreur comme métaphore à la puberté (avec des loups-garous, des mains incontrôlables et souvent beaucoup de sang pour symboliser les premières règles).

 

Est-ce que les teens movies sont, d’après toi, une représentation fidèle de l’adolescence ? 
Une représentation fidèle ce serait un peu mentir. C’est plus un fantasme de l’adolescence mais qui entretient un certain imaginaire de ce que l’adolescence devrait être. Il suffit de prendre les productions Apatow : leurs réalisateurs font des teen movies pour donner du courage de l’espoir aux nerds qu’ils étaient et à ceux qui vivent la même adolescence difficile qu’eux à l’époque. 

 

Quels thèmes y sont les plus souvent abordés ? 
Pour les thèmes : l’évolution de l’enfance vers l’âge adulte et tout ce que ça entraîne : la puberté, les interrogations sur le sexe, l’indépendance, les bouleversements dans les relations avec les autres, la popularité, l’entrée à l’université…

 

Comment expliquez-vous leur succès génération après génération ?
Ohlalala. Ce sont des films cultes et souvent pop. Ce sont aussi des icônes et notamment en mode… Des films comme Clueless ont instauré une véritable idée de la mode des années 1990 par exemple. Leur succès tient peut être de leur essence nostalgique, qui titille ceux qui ont la nostalgie de leur propre adolescence.

 

Quelle a été la principale difficulté pour préparer ce festival ? 
La principale difficulté, c’était surtout de trouver les copies. C’est assez frustrant d’avoir mille idées en tête mais plus forcément de copies existantes… Au moins ça nous donne du fil à retordre et l’envie d’être encore plus inventifs !

 

Quel est votre coup de coeur dans la sélection proposée ?
Pour le coup de coeur, c’est assez difficile car on hyper contents de toute la programmation. À titre personnel, je ne peux pas m’empêcher de citer Lolita malgré moi de Mark Waters qui est la toute première raison pour laquelle j’ai voulu faire ce festival mais aussi Mary is happy, Mary is happy, un film inédit de Nawapol Thamrongrattanarit et une véritable pépite.

 

 

 

Ma vie de courgette

Ma vie de courgette

Claude Barras

Bonjour/Bonsoir ! Il est loin le temps de ma dernière critique d’un film sorti récemment au cinéma, je sors tout juste de Ma vie de courgette et c’est un vrai coup de coeur ! 

La principale caractéristique de ce film c’est qu’il a été réalisé en stop-motion : tout a été modelé puis filmer image/image comme pour Wallace et Gromit pour le pour le plus connu ou Kubo et l’armure magique pour le plus récent (excellent d’ailleurs). 

L’esthétique du film est assez particulière, les enfants ont des grosses têtes rondes, le nez rouge, les oreilles à la mickey (ou le Pince Charles comme vous voulez), des grands yeux ronds et des couleurs de cheveux parfois étonnantes. Mais ne vous fiez pas à cet environnement très enfantin, Ma vie de courgette aborde de nombreux thèmes difficiles, la douceur environnante fait bien passer la pilule pour les enfants comme pour les parents. 

 La vie d’Icare, alias Courgette, n’est pas facile son père est parti (avec une poule), sa mère boit beaucoup de bière et ne semble pas très affectueuse avec son fils. Suite à un accident, Courgette se retrouve dans un centre avec 5 autres enfants sans parents. L’intégration n’est pas simple, tout comme les histoires de chacun, mais arrive alors Camille qui va illuminer la vie de notre petit garçon légume. 

Un foyer pour enfants, voilà un décor original pour un film destiné aux enfants, on va parler d’abandon, d’immigration, de meurtres, de drogues, d’alcool, d’argent,… de la volonté des enfants. Entre beaucoup d’autres choses. C’est un fil très réussi, très touchant, très beau. Qui convient aussi bien aux adultes qu’aux enfants, c’est un film que je dirai « pédagogique », il permets aux parents d’aborder certains sujets avec leurs enfants, sujets dont on ne parle pas naturellement ou facilement. 

Je suis très contente d’avoir vu ce film qui restera gravé dans ma mémoire par son audace et sa douceur ! 

 

 

 

[AVANT-PREMIERE] Grave

 

Bonjour, bonsoir et bonnes condoléances à tous, ici VolenKahn, et aujourd’hui évènement. En effet, le 7 octobre, j’ai eu la chance immense de voir lors du festival de l’Absurde (à Nantes) en hyper avant-première Grave, le premier film réalisé par Julia Ducournau. Et si je dis « hyper », c’est parce que le film ne sortira officiellement en France que le… 15 mars 2017. Pourquoi ? Peut-être pour des raisons de censure, je n’en sais rien. Mais ce que je peux vous dire, c’est que lorsqu’il sortira, il fera des ravages. Et je vais vous expliquer pourquoi.

 

Grave, ou Raw, (cru en anglais) raconte l’histoire de Justine, dernière d’une famille végétarienne, et entrant en école vétérinaire, où sa soeur étudie aussi. Mais à peine arrivée, elle doit faire face au bizutage, et notamment à une épreuve qui changera sa vie : manger de la viande. Dès lors, Justine devra affronter les conséquences de son acte, et découvrir sa vraie nature (j’ai l’impression de résumer un film avec Tom Cruise).

Vous l’avez deviné, Justine ne va pas s’intéresser qu’à la viande animale ; et durant tout le film, Justine connaitra des expériences culinaires (mais pas que) de plus en plus marginales.

 

Parlons d’abord des points négatifs : le sujet. C’est pas pour rien que le film est interdit aux moins de 16 ans. C’est donc le côté trash et sans concession du film, qui recherchera le réalisme au sensationnel, qui rebuteront pas mal de monde. Pour l’anecdote, lors de sa présentation au festival international du film à Toronto, trois personnes eurent un malaise : c’est dire à quel point ce film n’est pas… au goût de tout le monde (ba dum tss).

Bref, les points malus : eh bien… euh… C’est très la vie d’étudiant ? Donc, si vous ne l’êtes plus, au mieux vous serez nostalgique, au pire mélancolique de cette époque bénie.

Et puis… rien d’autre !

 

Maintenant, pourquoi ce film est appelé à devenir culte. Tout d’abord, le sujet (encore) : contrairement au Silence des Agneaux, il est traité de manière très réaliste, très crue, (énorme blague, merci merci) comme Cannibal Holocaust en son temps. Raw, c’est ce genre de film qui vous fait prendre conscience de l’existence d’un mode de vie qui est pourtant connu, mais qui est tellement exceptionnel, qu’à la fin, on se dit qu’on ne verra jamais ça de sa vie. Et pourtant, ce film abat nos préjugés avec force images, toutes plus viscérales et dérangeantes les unes que les autres.

Ensuite, l’ambiance. Le film vire petit à petit vers l’horreur : comme dans un thriller, chaque personnage révèle ses secrets, dérangeants ou non. Et la surprise de ces révélations ne viendra pas forcément de l’actrice principale… Parlons des acteurs : ils sont tous impeccables (mention spéciale à Adrien), mais aucun d’eux ne possède l’intensité de Garance Marillier, aka Justine. En plus de posséder un visage à deux faces, qui change entre sourire de canard et regard de dessous à la Jack Nicholson glaçant d’effroi, sa performance est surprenante d’énergie pour un corps aussi frêle. Garance Marillier EST Justine, balancée entre son désir d’une vie normale et le besoin morbide d’épancher sa soif de viande, exprimée par des pulsions d’émotions qui terrifient autant qu’elles fascinent. Justine est effrayante, fragile, humaine. Une actrice à suivre de près.

Pour le reste, je ne vais pas m’étendre : le rythme est fluide et instille une ambiance perverse de plus en plus épaisse jusqu’à en devenir insupportable, la fin est mémorable, les musiques sont super.

 

Bref, ce film est pour ma part une révélation, et un immanquable de l’année prochaine. Tout y est dedans : humour, rebondissements, critique de la société… C’est un bijou de perversité et de gore (mais pas trop) ; en gros, foncez le voir quand il sortira, et croquer-le à pleines dents.

 

Money Monster

Money Monster

Par Jodie Foster, avec George Clooney et Julia Roberts
Sony Pictures, au prix de 17.99€

 

– Shut up and take my money –

Money Monster, c’est l’émission du moment qui cartonne aux Etats-Unis. Présenté par le charismatique Lee Gates (George Clooney), Money Monster propose à ses auditeurs toutes les astuces et bons plans du terrible jeu de la bourse. L’émission fait un carton plein et enrichit de nombreuses personnes jusqu’au jour où…

Lee Gates va faire une annonce de la plus grande ampleur : un placement plus que rentable… Sauf que cela ne se passera pas comme prévu et provoquera la disparition de 800 millions de dollars en l’espace d’une nuit. Mais comment ? 

C’est à partir de cette nuit folle qu’un certain Kyle Budwell (Jack O’Connell) va péter les plombs, venant jusqu’à prendre en otage le plateau télévisé de Money Monster, au plus grand désarroi de Patty Fenn (Julia Roberts)… S’en suivra une série de dialogues, négociations et diverses entourloupes pour gagner du temps face à un homme n’écoutant plus que son désespoir et sa volonté de survivre malgré la catastrophe boursière provoquée par le présentateur du Money Monster.

– The place to be –

Une particularité de Money Monster est que le film se passe quasiment intégralement sur un même plateau télévisé. Il y a peu de décors et on s’approprie l’espace tout au long du film. On est en quasi temps réel… On assiste ainsi à une réelle prise d’otage d’1h30, aussi stressante qu’angoissante, et ce jusqu’au dénouement. Le film présente au travers du personnage de Kyle Budwell une Amérique torturée, et montre la dure loi du boursicotage. Bien trop souvent prisée des opportunistes, Money Monster vient rappeler que le monde de la finance, et plus particulièrement de la bourse ici, est un monde dangereux et rempli de requins sans pitié. 

– Money Monster putaclic –

Une critique des médias est faite par Jodie Foster ici également. On voit par exemple le journaliste qui aurait pu s’enfuir de la zone d’otage à un moment donné mais qui préfère garder le scoop, l’info exclusive et suivre jusqu’au bout le scoop. Ce qui est également aberrant, c’est que l’émission est de plus en plus regardé tout au long du film. Cela montre une certaine perversion de la société de voir mis en danger une personnalité publique, un peu à la façon d’une téléréalité ou d’un mauvais feuilleton. C’est d’ailleurs prouvé quand Lee demande de l’aide aux auditeurs pour le sauver et refaire monter l’action en achetant en masse celle-ci… Le résultat n’est évidemment pas celui escompté et ridiculise encore une fois ce statut d’auditeur bête qui ne fait qu’observer passivement les choses, même les plus graves.

  • George Clooney, sa touche d’humour, son charisme
  • Un thriller dans une ambiance prenante et lourde 
  • Le temps réel de déroulement d’une prise
  • Fin prévisible
  • La fin un peu floue et trop édulcoré au vue des thèmes abordés dans le film

Conclusion :

Money Monster est un film sympathique à regarder sans révolutionner le genre du thriller. L’ambiance générale est intéressante : pesante mais toujours bien dirigée par George Clooney qui montre ses talents d’acteur une nouvelle fois. On regrettera toutefois une fin un peu trop simple et clichée qui rend le tout assez anodin au final. Un film qui se laisse donc regarder mais qui ne restera pas dans nos mémoires pendant des années. Médaille de bronze.

 

Comme des bêtes

Comme des bêtes 

Chris Renaud et Yarrow Cheney
Illumination Entertainment

Comme des bêtes ? C’est-à-dire ? 

Bon avant tout chose, je tiens à préciser que je suis assez friande de films d’animation, et plus généralement de films d’enfance portant sur nos amis les bêtes (comme L’incroyable voyage ou encore Oliver et Compagnie), oui oui j’aime les léchouilles, les boules de poils sous le lit et les « Mais où es-tu donc caché ? » à minuit. C’est donc avec joie et allégresse, comme Luna Lovegood allant nourrir ses Sombrals, que je me rends dans le premier cinéma venu, en ce mois de septembre 2016, pour assister à une projection du film Comme des bêtes.

Alors il faut dire que les bandes annonces de ce long métrage d’animation étaient particulièrement alléchantes, et ma réplique franchement au poil, puisqu’elles nous annonçaient, en outre, la manière dont nos animaux de compagnie (y compris les cochons d’inde, non mais vous imaginez les cochons d’inde quoi !) se comportent et organisent leur vie lorsque les êtres humains, autrement dit nous, partent à l’école ou au travail. Dommage pour les chiens et les chats ayant un maître au chômage, et ne pouvant donc organiser un apéro entre toutous et matous, du moins je suppose… Sur la première bande annonce on y voit, en effet, un chat n’hésitant pas à manger tous les aliments du frigo, un chien attendant désespérément le retour de sa maîtresse en bas de la porte, ou encore une perruche s’entraînant à voler comme un avion de chasse.

Pour tout vous avouer je trouvais l’idée plus qu’intéressante bien que celle-ci soit déjà connue du grand public, notamment avec les films Comme chiens et chats et Mission G présentant nos boules de poil comme des agents secrets en proie à une guerre interminable. J’espérais en effet voir les animaux comme ils le sont vraiment, dans notre réalité, mais avec, bien entendu, de l’imagination et de la créativité en plus. Malheureusement c’est sur ce point-ci que le film s’éclipse, ou du moins, déçoit. Hélas, ce n’est donc pas demain la vielle que je saurais ce que fait mon poisson combattant en mon absence… Et oui, il ne faut pas oublier que le titre original est bien The secret life of pets, autrement dit la vie secrète des animaux (je me permets de traduire pour les gens pas très très bons en anglais comme moi) ! Ai-je eu l’impression de voir la vie secrète des animaux ? Hum… non pas vraiment. Est-il mauvais pour autant ? Non, évidemment que non, et bien heureusement, puisqu’il reste une comédie déjantée et très divertissante bien qu’explicitement adressée aux enfants. Je m’explique. 

Oui l’histoire dans tout ça ? 

Comme des bêtes ne vous montrera pas vraiment la vie secrète des animaux en tant que telle, sauf peut-être pendant les cinq premières minutes, et se présente ainsi en une aventure familiale agrémentée de courses-poursuites avec la fourrière, de réflexion sur l’amitié et la famille, et sur l’importance de la solidarité…blabla. Et oui exactement comme dans La Belle et le Clochard 2 ou comme dans les centaines d’autres films portant sur nos amis les bêtes… Pas très original donc.  Evidemment, ce sont de très belles thématiques, mais elles sont déjà convenues, vues et revues disons nous. De plus, ces valeurs semblent expédiées, et n’apporte absolument à la personnalité ou au passé des personnages, ce qui est fort dommage. 

L’histoire est simple mais reste tout de même très efficace, étant adressé aux plus jeunes. Au début du film nous retrouvons Cathy et son petit chien Max, un jeune Jack Russel, vivant une formidable histoire d’amour (oui oui c’est presque présenté ainsi). Max et sa maîtresse vivent en parfaite harmonie (vous entendez le chant des oiseaux ?) jusqu’au jour où celle-ci décide d’adopter un gros chien poilu Duke. La vie de Max vire alors au cauchemar. Il demande de l’aide à certaines de ses amies, notamment Gidget, une chienne esquimau américain, et Chloé, une chatte européenne obèse. Mais ces dernières ne peuvent l’aider à s’en débarrasser. En plus de ça, non parce qu’il faut le noter tout de même, elles ne sont présentes dans le film qu’à titre  de « love interest« , cette pratique m’exaspéra toujours… féministe que je suis. Enfin bref, afin de retrouver le calme, la sérénité et son bonheur disparu, Max tente d’accuser Duke de tout détruire dans la maison et espère ainsi son départ immédiat. 

Et surprise : C’est un échec ! Vous ne vous y attendez pas à celle-là hin ? Si ? Bon… Suite à une simple promenade, et à une attaque de chat sphinx, les deux chiens perdent leurs colliers et se retrouvent capturés par la fourrière. Rapidement, ils se font aider par des animaux errants dont un lapin totalement schizophrène… Mais soudainement ils se rendent compte qu’ils sont arrivés bien loin de chez eux et vont devoir s’entraider pour espérer revoir un jour leurs amis et leur très chère Cathy. Cela vous dit quelque chose ? C’est normal, moi aussi j’ai directement pensé à Toy story premier du nom, rassurez-vous. 

Cela dit, des moments forts et intenses sont présents. Et le film ne manque pas de réaliser de précieux et de très nombreux clins d’oeil, ma foi drôles et appréciables pour les adultes et les enfants, notamment au Monde perdu, à Titanic, aux Oiseaux d’Hitchcock, à Grease, à Super Mario, ou encore à West Side Story. L’animation est très réussie, colorée et efficace. Et le doublage français est remarquable avec notamment Florence Foresti, Dorothée Pousséo, Philippe Lacheau et François Damiens au micro. 

 

  • Une animation fun, précise, très détaillée 
  • Un doublage de qualité accompagnant parfaitement la personnalité de chaque personnage
  • Une comédie divertissante, drôle, attachante, avec de très nombreux clins d’oeil à d’autres éléments de la culture populaire 
  • Un petit plébiscite contre l’abandon qui fait du bien, bien que trop peu explicité
  • Une histoire déjà vue, vue, vue, et que dis-je ? Revue et revue. 
  • Toutes les storylines ne sont pas exploités et ne vont pas au bout de leurs idées 
  • La musique est loin d’être inoubliable 
  • Le film manque d’innovation, de neuf, et s’ancre trop dans la comédie infantile sans s’attacher aux grandes questions qu’il aurait pu soulever 

Conclusion :

 

Un petit film sympathique pouvant plaire à la famille, se situant tout de même bien loin des classiques de Pixar et de Disney. Il arrive néanmoins à distraire et à nous faire sourire bien qu’il n’exploite pas assez la thématique de l’abandon pourtant bien ancré dans notre société. 

S.O.S. Fantômes

S.O.S. Fantômes

Paul Feig
Sony Pictures Entertainment, sorti le 10 août 2016 au cinéma.

Conditions de visionnage : VO, 3D, Dolby ATMOS

Who’s gonna call ? Ghostbusters !

Alors que le film fait la controverse depuis l’annonce du casting 100% féminin de l’équipe chasseuse de fantômes, on a tout de même décidé d’aller le voir pour se faire notre propre avis, car cela reste du S.O.S. Fantômes : un gros délire tiré du paranormal au sein de NYC. Comment s’en sort alors ce reboot du premier film ?

EDIT : On a reçu une superbe version collector du film, merci Sony ! Les goodies dedans sont vraiment bien sympa : un porte clé lumineux, un magnet, un tote bag, un carnet rempli de slime, un blu ray bonus.. Le blu-ray bonus comme à leur habitude contient des scène cachés, des commentaires du réalisateurs, quelques photos de tournages, mais également une partie qui dévoile les secrets des effets spéciaux, toujours intéressant !

– Stand up in NYC –

 

Remplacer Bill Murray et sa bande, c’est remettre en cause tous les clichés de la bande de mecs avec leur humour salace et sexiste… Paul Feig a donc voulu reprendre ce principe à l’envers en proposant cette fois ci une équipe de 4 femmes et un standardiste, magnifiquement interprété par Chris Hemsworth, pour qui le rôle est taillé sur mesure. Les scènes ne sont que prétexte à balancer vanne sur vanne… Elles sont bien moins potaches  et orientées sur le sexe que dans le premier SOS Fantômes bien sûr (la faute à un crew de femmes?) : la fameuse scène de sexe avec un fantôme  dans le 1er ne se retrouve pas dans ce 3ème opus sur l’univers par exemple. 

Chaque personnage reprend les rôles du premier à la perfection : Melissa McCarthy en chef de gang, Leslie Jones pour la non-scientifique, Kate McKinnon pour la scientifique folle (un rôle qui lui va très bien d’ailleurs !) et enfin l’héroïne du film Kristen Wiig pour la femme un peu plus réfléchie et sérieuse de la bande. Chacun apporte sa pointe d’humour et la cohésion de groupe fonctionne plutôt bien ! Il faut dire que plusieurs d’entre elles se connaissaient déjà via l’excellent Saturday Night Live américain (Leslie, Kristen et Kate), et d’autres avaient déjà travaillé avec Paul Feig récemment (Mélissa, dans Spy par exemple !). Cela pourrait presque s’apparenter à un délire entre chroniqueurs et membres du Saturday Night live à ce niveau là !

– There’s something strange, in the neighborhood… –

A peine le film commence et le titre phare de la licence retentit. On ne s’est définitivement pas trompé de salle ! 

On retrouve les grandes icônes qui ont fait du premier film ce qu’il est aujourd’hui : le sigle S.O.S. Fantômes qui n’a pas pris une ride, le clin d’oeil dans le combat final au premier, les lieux, les caractères des personnages, le standardiste WTF et le générique bien évidemment, qui a même été réadapté par les Fall Out Boy pour un passage du film. On aime ou pas, car de toute façon le générique qui reviendra le plus souvent restera l’original tel quel. La bande son a des titres plutôt sympathiques mais qui sont souvent trop en retrait (à l’inverse de Suicide Squad où l’on a presque l’impression d’écouter un album par exemple du début à la fin puisque la musique ne cesse jamais)

Pour revenir sur Chris Hemsworth et son rôle de Kévin (le prénom a t-il été choisi au hasard ?) à la réception prend un rôle bien plus important que son homonyme féminin dans le film original. Ici il est omniprésent, lance de nombreux gags et est un atout important du scénario proposé par Feig… Le rôle lui va comme un gant et on voit vraiment qu’il s’amuse à jouer de cela. Quelques mimiques sont à mourir de rire et on a du mal à imaginer après que ce même homme joue un rôle aussi sérieux que Thor. La palette de jeu de l’acteur est donc large et confirmée sur tous les domaines, bravo !

– Monsieur Feig, fatigué sur la  fin ? –

L’affiche officielle française du film !

On connaît Paul Feig. Son talent n’est plus à démontrer avec une série dont on vous a parlé il n’y a pas si longtemps encore : Freaks & Geeks . Pourtant ici, le film est assez « banal » et suit son cours : on va découvrir les fantômes, les combattre et gagner. Jamais rien ne viendra remettre en cause le scénario et les sketchs humoristiques s’enchaînent les uns avec les autres. Les fantômes, censés être au coeur du film, se font finalement plutôt discrets. A la fin on les voit délirer et s’amuser plus que faire régner la terreur… Un peu étrange alors que le but premier du méchant de l’histoire est de faire sombrer New York City dans la pénombre.

La fin est un peu bâclée… On voit l’étude et la découverte des fantômes pendant plus d’1h45 et on en finit en 10 mn avec : rencontre avec le méchant, explication du plan du méchant, combat contre le méchant, victoire (ou défaite… on ne spoile pas ! 🙂 ), clap final. Tout ce cheminement classique des blockbusters prend au moins le double du temps en temps normal. Mais là non, c’est vraiment trop court ! Le combat final en est même complètement ridicule… Toujours sur le même ton humoristique du film, il aurait mérité d’être un peu mieux traité et mis en avant.

On finira enfin par saluer les différents kaméos des acteurs originaux qu’on vous laisse retrouver tout au long du film. Arriverez-vous à tous les retrouver près de 32 ans après le premier film ? Indice : Bill Murray a un rôle un petit peu important et à contrepied de son rôle dans le film original ! En plus des kaméos des acteurs, il y a même un kaméo pendant une scène vraiment sympa se déroulant sur un festival nommé le Ozzfest… Les vrais auront déjà trouvés, c’est bien sûr de la star mondiale de rock Ozzy Osbourne

  • Humour omniprésent grâce au quatuor composé de plusieurs humoristes de métier
  • Nombreux clins d’oeil à la saga de 1984
  • Chris Hemsworth en très grande forme !
  • Des kaméos de beaucoup de personnalités de l’oeuvre originale
  • Une belle scène au Osbourne Festival, avec la présence d’Ozzy himself ! 
  • Bonne bande son, mais souvent trop en retrait
  • La fin bâclée : tout se finit en quelques secondes après presque 2h de film.

Conclusion :

 

On a vraiment bien rigolé devant ce spectacle humoristico-paranormal féminin. Le reboot vu par Paul Feig est suffisamment inspiré des premiers pour s’approprier le nom de SOS Fantômes sans pour autant en faire une copie conforme. L’humour des hommes du premier est revu par les femmes humoristes. Sans pour être le film de l’année, il est impossible de ne pas rire ne serait-ce qu’une fois en regardant ce film. Médaille de bronze

Suicide Squad

Suicide Squad

De David Ayer
AvecAvec Will Smith, Jared Leto, Margot Robbie 

Bonjour/Bonsoir ! Le fameux film Suicide Squad est sorti aujourd’hui ! Ça fait bien un an, un an et demi qu’on nous prépare à son arrivée à coup d’images, de teaser de débats (notamment sur le look et l’interprète du joker), les pubs promotionnelles et j’en passe ! 

Verdict ? Je suis un peu déçue. Il faut aussi dire qu’avec toute la pub je m’attendais à une grosse claque. Je dois aussi vous préciser que je l’ai vu en 3D (et ce n’était pas trop mal fait !).

Je vous dis un mot sur l’histoire, sans vous spoiler de toute façon vous aller voir que le scénario n’est pas révolutionnaire, Amanda Waller décide de réunir les pires méchants de la super prison très bien gardée pour une mission suicidaire. En échange elle le donne une rémission de 10 ans de peine. Mais l’adversaire n’est pas celui auquel on s’attendait…

Bon, je m’attendais à un film drôle (c’est le cas) un peu violent/brutal (pas du tout) et une histoire un peu renversante avec des rebondissements/révélations (c’est raté). C’est assez lent, il ne passe pas grand-chose et en même temps plein de petites péripéties mais qui n’aboutissent à rien. 

Toute la première partie dans la prison est très bien faite, on présente les personnages avec un petit historique et présentation de leur capacité le tout avec une musique propre à chacun (passant de Eminem, aux Rollings Stones et aux White Stripes). Mais une fois dehors l’intrigue retombe et la seule chose chouette ce sont les dialogues, les répliques cinglantes d’Harley Quinn en particulier ! 
Et puis la fin quoi… c’est beaucoup américanisé, film américain d’accord mais c’est un film de méchants bon sang de bois ! Il faut du tragique et pas des vieux ralentis avec un cri de désespoir…

Et les personnages ? Tous très bien interprétés, j’ai bien aimé le joker (Jared Leto n’a plus besoin de faire ses preuves depuis Dallas Buyers Club pour moi), avec Will Smith et Margot Robbie ils sont un peu les stars du film.
La chose qui m’a franchement gêné (d’où ma principale déception) c’est que leur background est très peu exploité, on apprend les origines de Harley Quinn (et c’est très cool), la vie privée de Deadshot et de El Diablo, pour les autres, c’est rapidement évoqué mais sans plus. C’est vraiment dommage, j’aurais aimé en savoir plus ! 
D’ailleurs on a droit à quelques flashbacks, notamment pour Harley Quinn, mais sans trop d’explications. C’est flou, tout ça pour mieux exploiter le tout dans un second volet je suppose. Même le méchant on ne comprend pas bien ce qu’il veut faire.. 

Et surtout, toute cette polémique autour d’un Joker qu’on en voit que si peu ? Seriously guys ? !

Sinon, l’univers graphique est très bien exploité et très sympa, hyper coloré qui correspond bien aux personnages. La 3D est bien faite on voit bien les différents plans et on reçoit pas mal de trucs dans la figure.

En somme c’est un film grand public avec des bons acteurs mais rien de révolutionnaire. 

 

Chair de Poule

Chair de Poule

Rob Letterman
Columbia Pictures / Sony Entertainment Pictures

– Jack Stine & R L Black –

Aujourd’hui, on se retrouve pour parler d’un film qui m’avait fait de l’oeil à sa sortie en salle même si je n’avais pas pris le temps d’aller le voir : Chair de Poule. Une histoire originale mais qui reste basée sur la collection pour enfants qu’on ne présente même plus : Chair de Poule (étonnant, hein !) écrite par RL Stine, un auteur spécialisé dans l’horreur pour enfants (donc de l’horreur plutôt gentillet quoi). Je profite donc de sa sortie en bluray, dvd et VOD ce 6 juillet pour le regarder et vous en faire mon avis ! 

Le film prend place dans la petite ville de Madison, dans le Delaware (la ville semble fictive !). C’est un film haut en couleur et en personnage que l’on découvre avec Goosebumps (le titre original du film). Les amateurs de l’auteur comme les néophytes ne seront pas perdus : l’abonimable homme des neiges, les nains de jardins possédés, le pantin démoniaque Slappy et bien d’autres monstres emblématiques du genre de l’horreur seront présent, sans être aussi effrayant que dans un film d’horreur.

– Personnages croisés –

Coucou, je vous ai manqué ?

Slappy, l’un des personnages les plus emblématiques de Chair de Poule, est libéré par erreur d’un livre par Zach (personnage principal, interprété par Dylan Minnette) et son ami Champ (Ryan Lee). Non content d’avoir été enfermé si longtemps dans son livre, il décide de se venger et de libérer des livres de RL Stine tous les personnages créés par l’homme, incarné ici par Jack Black, pour y foutre le boxon.

Jack Black est très touchant et très bon dans le personnage de RL Stine, et un petit caméo du personnage qu’il incarne, RL Stine, a lieu dans le film. RL Stine passe dans un couloir et salue donc Jack Black qui l’incarne. RL Stine salue donc le réel RL Stine du nom de M.Black. C’est donc Jack Black qui salue M.Black et RL Stine qui salue M.Stine ! Un caméo intelligent et amusant sur l’instant ! 

– Schli schla Slappy Slappy Slappy Slap –

(J’ai été très inspiré pour le titre du paragraphe j’avoue)

 

Sublime lieu !

Slappy va donc faire le mal et essayer d’anéantir la terre pour le plus grand malheur de son créateur. On a le droit à quelques jolis plans (notamment dans la fête foraine) et des décors variés : fête foraine, lycée, route sinueuse, supermarché, maison hantée… la palette est large ! 

La façon dont se terminera le film reste assez prévisible, un peu comme toute l’histoire de celui-ci. Le mystère le plus obscur du film plane tout de même sur les origines d’Hannah Stile, la fille de RL Stine. Superbement interprété par Odeya Rush (The Giver), elle apporte un vent de fraicheur au film et nous montre une actrice israélo-américaine assez peu présente encore au cinéma mais qu’on risque de voir d’avantage dans les années à venir !

Pour en revenir un instant à Slappy, les bonus du BR/DVD sont vraiment sympathiques, avec un court métrage dédié à ce personnage, tout dans son orgueil et sa surestime, très drôle !

Je vous laisse donc avec une petite musique du film en featuring avec Jack Black (pour ceux qui ne le savent pas, il est chanteur dans le groupe Tenacious D à l’origine !)

  • Un film touchant
  • Des bonus vraiment sympa !
  • VF Correcte
  • Jack Black et Oyeda Rush très bons
  • Le film reste très prévisible
  • Acteur principal (Dylan Minnette) et son acolyte (Ryan Lee) ne sont pas indispensables au final

Conclusion :

 

Goosebumps, ou Chair de Poule en français, c’est une comédie fantastique assez touchante et bien réalisée qui vaut le détour. Agréable à l’oeil et légère, il est impossible de ne pas passer un bon moment devant le film. Les fans et nostalgiques lecteurs des Chair de Poule y trouveront davantage leur compte que ceux qui ne le connaissent pas mais le film reste très accessible. Le jeu d’acteur est également au poil (malgré des acteurs principaux pas indispensables) mais Jack Black quant à lui va vraiment coller au rôle et Odeya Rush apporte un vent de fraîcheur au film. Médaille d’argent largement méritée !

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