The Lighthouse, la lumière à tous les étages ?


The Lighthouse est le dernier film de Robert Eggers (The Witch), tourné en 35mm, avec la collaboration de Jarin Blaschke (déjà présent sur son oeuvre précédente), mettant en scène Robert Pattinson (Cosmopolis, Map to the Stars, De l’eau pour les éléphants, Life, Twilight…) et William Dafoe (Spider Man, Aquaman, Death Note, Platoon, Beyond Two Souls, …) dans un récit marin loufoque et hallucinatoire.

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Wild Rose

  Wild Rose, est mon coup de cœur cinématographique de l’année.
En 2018, Jessie Buckley actrice principale, m’avait déjà éblouie dans The jersey affair. Elle revient dans Wilde Rose un film touchant, bouleversant et criant de vérité.

Un film pour les femmes par des femmes et avec des femmes

« Vous pouvez oubliez A star is born » est noté sur l’affiche. Oui et non. Les 2 films n’ayant en commun que l’envie mordante d’une femme de faire de la musique. Wild Rose est une histoire originale là ou l’autre est le quatrième remake de l’original.

Wild Rose est certes réalisé par un homme, mais au scénario on retrouve Nicole Taylor, une femme passionnée de country qui y a mis tout l’amour qu’elle a pour ce genre musical qui se caractérise par cette simple phrase : 3 chords and the truth.

C’est un film de femmes. Un film de femmes ambitieuses, de femmes passionnées, de femmes mères. On y retrouve peu d’hommes et leur passage est furtif car ils ne sont pas essentiels à leurs vies.

Rose-Lynn est une femme, une mère célibataire qui a été élevée par sa mère, Marion, qui est également seule, supposons veuve. A aucun moment on ne parle des pères, ils sont absents et ne manquent pas. A aucun moment leur légitimité en tant que parent n’est mise en cause.

Susannah est un autre exemple. Elle embauche Rose-Lynn pour faire le ménage chez elle et l’aidera à lancer sa carrière. Cette femme a réussi sans l’aide d’un homme, son mari vient des quartiers pauvres de Glasgow et doit tout à sa femme. Ce dernier n’est d’ailleurs pas très présent dans le film. Susannah croit en notre héroïne, la sororité est là et elle est tellement belle à regarder.

Bien plus qu’une histoire de chansonnette

Le but dans la vie de Rose-Lynn est de devenir chanteuse de country. Pour cela il faut aller à la ville en titre de ce genre : Nashville-USA.
Sauf que lorsqu’on sort d’un an de prison se pose la question de l’argent dans un premier temps.

Puis quand on a 2 enfants en bas âge comment gérer l’absence, la reprise de confiance, les habitudes, construire une routine.

Et quand on a une passion qui demande autant de temps que la musique : répétitions,  écriture, horaires décalés. Comment gérer le tout ?

Privilégier sa famille et renoncer à ses rêves ou rester auprès de ses proches ? Les deux ne sont pas impossibles mais les deux situations demandent des sacrifices.

Ce sont tous ces thèmes qui sont abordés dans Wild Rose. C’est un très beau film, complet, complexe sur l’humanité et la femme dans ses différents rôles.

Parasite, l’espoir d’une vie?


 

Après Snowpiercer (le Transperceneige), le réalisateur Bong Joon-ho nous livre un nouveau succès primé à Cannes. Mais que penser de ce nouveau film?

Il n’y aura que très peu de spoil, juste de quoi exposer l’histoire, le film reposant sur le dénouement, si je spoil cela reviendrait à poignarder l’oeuvre dans son dos.

Parasite c’est quoi?

Bonne question Jamy ! Je suis moi même un peu perdu, entre visite d’une magnifique maison, rendez-vous d’intérim et contre-visite de cette maison, c’est un drôle de ballet qui se noue ici. Les protagonistes vont devoir monter de nombreuses marches pour atteindre leur rêve, cette maison, que seul un Stephan Plaza pourrait vendre.

Néanmoins il semblerait que ce film parle de l’ambition d’une vie. Plus précisément celle de la famille de Ki-taek, qui essaie de survivre malgré le chaumage, et qui souhaite sortir de leur pauvreté quoi qu’il en coûte. Grâce à une connaissance bien placée, ils vont pouvoir être recruté au sein de la famille Balkany locale (la famille Park dans le film), une famille possédant une très grande fortune (et maison). Le problème ? Toute la famille de Ki-taek a menti sur leurs qualifications, et même s’ils sont tous très doué et d’habiles comédiens, de petits signes sèmeront le doute dans la famille d’employeur… ce qui créera plus d’une situation très délicate.

Des marches mais pourquoi donc?

PAS DES ESCALIEEEEEEEEEEEEEERS – Claptrap, dans un tout autre domaine.

Plus sérieusement, nous parlons ici d’un film traitant de l’ambition sociale et du prix à payer pour réussir. Cet aspect avec cette division entre riche et pauvre marque au fer rouge tout le film. Une séparation des genres amplement symbolisée par de nombreux plans habilement maîtrisés où les protagonistes montent avec hésitation les marches vers cette demeure pourtant bien étrange. Les protagonistes vivent au plus bas de l’échelle sociale, donc au plus bas de la ville dans un entre-terre. Une situation qui ne manquera pas d’être rappelé dans le film, que ce soit par des pluies diluvienne qui vont les mettre en difficulté, alors que pour la famille aisée, ce fut juste une averse. Mais cette situation nous est aussi rappelé par une scène de fuite, où les protagonistes descendent, encore.. encore… et encore les marchent qui les ramènent à leur situation précaire.  Une descente aux enfers de la société, une fuite vers leur appartement, sombre, sale et sentant le torchon mouillé. C’est un peu comme un parasite irait retrouver son refuge (you get it)(tu commences à sentir le parallèle, hein?)

Un parasite, mais encore?

Le début du film s’ouvre par une scène où la famille perd l’accès au réseau wifi du voisin. Affolés, tous les membres de la famille Ki-taek commencent à ramper dans tous les coins de leur appartement à la recherche du précieux wi-fi, sur lequel ils vont pouvoir tous se greffer pour « retourner à la vie ». De la même manière qu’ils se greffent à ce réseau wi-fi, les Park sont une porte ouverte pour eux. Alors tous ensemble, unis ils vont coloniser cette riche famille, comme pour survivre, mais très vite pour bien plus que ça… Au risque de trop en abuser et de se faire chasser.

Ok, ce sont des intrus dans une vie qui n’est pas la leur, et alors?

C’est ici où Bong Joon-ho nous montre qu’il maîtrise totalement son sujet. Le film va vous faire naviguer entre des phases d’espoir, d’inquiétude, de joie, de rire (avec des gags tombant toujours au bon moment), de peur, de panique, de désespoir et d’espoir. Une manière de montrer que malgré nos efforts le résultat peu être frustrant et bien pire qu’avant. Ainsi dans la vie des protagonistes et dans le film le moindre petit détail à son importance ! Et petit indice (de mémoire de la VOST 🙂 ) :

Je n’ai pas de plan, car quand on a un plan, la vie apporte toujours des imprévus, alors si je n’ai pas de plan, je ne serai pas surpris.

Mais Romain, tu ne dis pas grand chose là !

Ce n’est pas si simple sans spoiler le film. Pour moi le film fut une véritable claque, j’avais beau prévoir des fins durant le film, imaginer le pire… rien ne pouvait me préparer à la chute… Bravo M.Joon-Ho ! Il ne vous reste plus qu’à aller le voir si vous souhaitez connaître le fin mot de l’histoire !

Wonder Woman VS Captain Marvel

Bonjour/Bonsoir ! Aujourd’hui un sujet qui fait un peu polémique : les héroïnes dans les films de supers-héros. Avec la sortie de Captain Marvel il y a quelques mois et de Wonder Woman en 2017 on pose beaucoup la question des présences des femmes mais surtout du féminisme dans ce genre de cinéma réservé aux hommes.

Les femmes dans les films de supers-héros

Chez Marvel, mis à part Black Widow (Avengers) et Pepper Potts (Iron Man) les personnages féminins ont longtemps étés absents ou au troisième rôle au fond de la scène. Et encore. Black Widow n’est pas un personnage très développé et Pepper est le cliché de l’assistante qui tombe amoureuse de son patron (même si dans IM3, elle prendra un peu de grade).

Chez DC on a Catwoman ; une super-héroïne indépendante, voleuse. Mais (car il y a un mais…) : habillée tout de cuir ou de latex moulant ; quelques soient les versions. Un peu sexiste, non ?

Il faudra attendre 2014 avec Les gardiens de la Galaxie pour avoir un personnage féminin un minima badass et loin des clichés du genre : Gamora. Elle sera suivie par l’actrice Cate Blanchett dans le rôle de la sœur maléfique Hela dans Thor : Ragnarok ainsi qu’un magnifique trio issu de Black Panther : Nakia, Okoye et Shuri.

La relève est là mais elle reste encore trop discrète et encore (trop) sexualisée.

Wonder Woman, ou l’anti-féministe dans sa grande splendeur.

Il existe des personnages féminins dans l’univers DC : Harley Quinn, Bat girl, Cat Woman, Super girl, Pandora… (N’ayant pas regardé la série Super girl, on évitera d’évoquer son cas ici !)

Pour tous ces personnages, il s’agit toujours de protagonistes secondaires, à l’exception d’une personne. Wonder Woman.
La plus connue, mais également la seule à avoir eu un film à son effigie est Wonder Woman (il y a aussi eu Catwoman en son temps mais je préfère ne pas m’étaler sur le sujet..), et quel film !

Quand le film Wonder Woman est sortie, la presse (et beaucoup de personnes) parlaient d’un film féministe et engagé, qui mettait les femmes à l’honneur. FAUX.

Premièrement (et c’est la chose la plus importante), l’hypersexualisation du personnage et sa non-modernisation. Depuis quand un corset, une mini-jupe et des bracelets arrêtent les balles et les agressions physiques ? Ce costume, mettant en avant le corps de la femme, n’est-il pas modernisable tout en gardant les couleurs et les symboles ? Pourquoi Wonder Woman ne pourrait-elle pas avoir une armure/un pantalon qui la protège ? Parce qu’il faut mettre en avant son corps ? Oui, on fait bien la même chose avec Superman et Batman en collants mais leurs « atouts » restent moins exposés car cachés par une couche de textile. On reste donc encore et toujours dans les clichés et la sexualisation habituelle que l’on rencontre habituellement, et Wonder Woman ne révolutionne ou ne rend pas le propos plus « engagé » ou « féministe », loin de là !

Toujours dans une non-logique : sa pilosité et son maquillage. Cliché parmi les clichés, malgré la pluie, le vent, les explosions, la terre ou tout autre élément extérieur l’héroïne sera toujours impeccable. Les cheveux seront toujours bien mis en pli, le teint frais (avec un peu de terre), le mascara non coulant. A quel moment cela est-il réaliste ?

Comment pouvons-nous demander aux petites et jeunes filles de prendre pour modèle une femme qui est apprêtée peu importe la situation ? Oui c’est du cinéma. Oui, c’est une déesse. Mais non ce n’est pas féministe.

Viens suite le cas délicat des poils. L’épilation a toujours existé, et elle est commercialisé en 1915 avec Gilette et un rasoir pour les femmes. Or, ce cas est spécifique aux femmes terriennes. Là si on suit un peu Wonder Woman est une amazone qui vient d’une autre planète. Et si on en croit les rumeurs, ce n’était pas des femmes qui se souciaient vraiment de leur apparence. Alors pourquoi vouloir à tout prix raser les aisselles de cette héroïne qui ne devrait se concentrer que sur sa mission qui est de sauver le monde ? Là encore ça aurait fait un joli message : tu peux être une héroïne ma fille, être féminine, forte (physiquement et mentalement) tout en ayant des poils sous les bras. Mais non. Merci le patriarcat et les magazines.

Ensuite, le cliché de la femme forte mais au sens littéral uniquement. Alors elle est forte Wonder Woman, c’est un fait, peut être même un peu trop. Le film use et abuse des effets spéciaux et des ralentis (salut les boobies rebondis) pour mettre en avant sa force sur-humaine quitte à la rendre ridicule. Mais c’est tout. Au delà de sa force extraordinaire et de son incompréhension de la société menée par les hommes (quand même) et ses blagues en décalage entre son monde et le nôtre, il ne reste pas grand-chose de notre chère Gal Gadot.

Enfin, une femme sans un homme ça n’existe pas. Les amazones, peuple de femmes indépendantes se retrouvent envahies par des hommes qui décrètent que des femmes seules ce n’est pas viable. Vous avez besoin d’un homme pour mettre un peu d’ordre dans votre vie, c’est bien connu.
Pendant le film notre Wonder internationale va tomber amoureuse du colonel : peut-on faire encore plus cliché que ça ? L’amitié homme-femme n’existe pas. Elle devra aimer un homme pour garder un souvenir mémorable et douloureux de cette première expérience sur terre plutôt que de finir en bons copains autour d’une bière ?

Wonder Woman fait plus de mal que de bien aux féministes en jouant avant tout sur sa force physique et pas vraiment le reste. La multitude de détails évoqués ci-dessus me donnent l’impression d’avoir à faire à un film où les féministes existent avec obligatoirement une part de féminité. Sous-entendant que les être non-féminines et féministes ne sont pas compatibles.

Bonus : se battre contre des nazis pendant la première guerre mondiale, ce n’est pas possible.

Captain Marvel : comme un homme

A l’inverse de sa compère, Captain Marvel est un film féministe sur bien des aspects : tenue, faciès, indépendance. Il n’est pas parfait mais on s’en approche.

Le droit de ne pas sourire et d’être confortable. Un détail qui avait fait sortir de leurs gonds les anti-féministes est que Captain Marvel ne sourit pas beaucoup. Elle ne fait pas la gueule mais ne passe pas son temps dents dehors comme beaucoup de femmes dans leur monde idéal. Ce n’est pas parce qu’on est une femme que l’on doit sourire H24.

Notre Captain n’a pas eu droit à un costume sexy. Une tenue à ses couleurs, proche du corps pour les mouvements mais sans hypersexualisation. On remarquera également pendant le film qu’elle ne porte pas de haut moulant, décolleté ou de débardeur (éviter la polémique des poils ?). Captain est habillée comme n’importe quelle femme dans la rue.

Enfin l’absence de maquillage (visible), les cheveux en bataille après les combats et l’absence de brushing de façon globale. Captain Marvel est au plus proche des femmes que l’on croise tous les jours par sa simplicité. Et c’est aussi ça le féminisme, représenter toutes les femmes et surtout celles du quotidien.

Une genèse héroïque. Captain Marvel n’es pas juste une extra-terrestre, c’est avant tout une pilote dans l’armée de l’air et l’une des pionnières dans son corps de métier ! Conforme aux dates et à l’uniforme, on a encore là une belle représentation d’une femme moderne !
Surtout que le personnage de Captain Marvel est… un homme dans les premières versions des comics ! Cela a évolué avec les dernières sorties mais historiquement c’est encore un personnage masculin qui sauve la planète… #boring.


Une indépendance totale.
On ne le répétera jamais assez mais une femme peut vivre sans un homme à ses côtés et ainsi éviter l’histoire d’amour cuculapraline avec un homme et ne pas tomber dans le cliché des meilleures amies femmes qui s’aiment secrètement est une belle avancée dans l’image de la femme.

Alors oui, certains passages du film sont maladroits. En voulant appuyer la femme on joue sur les clichés ; avec par exemple la chanson « I’m just a girl » pendant la scène de combat. Un film ne peut être parfait et celui-ci rempli déjà beaucoup de critères dans le genre « film féministe ».

Des solutions ?

Féminiser des personnages masculins ? On rappelle que les comics ont étés écrits dans les années 1935-40 pour les premiers, donc dans une ambiance assez misogyne.
Comme on a pu le voir dans Doctor Strange avec le personnage de l’Ancien interprété par Tilda Swinton ou celui de Nova-Prime interprété par Glenn Close.

Parler des univers parallèles où les femmes sont bien plus développées comme a pu le faire Spiderman : New Generation avec Gwen Stacy. Jeune femme qui est la Spiderman de son univers.

Tout est possible ! J’espère que les nouvelles générations de Justice League et Avengers sauront continuer dans cette voie.

 

Dragon Ball Super: Broly


4 ans après le dernier film de la franchise, Dragon Ball est de retour avec un nouveau film d’animation. : Dragon Ball Super: Broly. Cette année Toei Animation nous propose donc un film avec comme protagoniste principal un autre des adversaires mythiques de la bande de Goku : Broly.

Depuis le retour de la franchise sur le devant de la scène (même si elle était toujours présente dans nos coeurs !) avec la nouvelle série d’animation Dragon Ball Super, après les séries de Dragon Ball et Dragon Ball Z (oui Dragon Ball GT est volontairement oublié), Akira Toryama, le créateur de l’univers, s’amuse à faire revivre les « méchants » cultes de la saga en plus de nous créer de nouveaux antagonistes (Beerus, etc).

Après Freezer dans le film La Résurrection de « F », c’est donc au tour de Broly de revenir sur nos écrans !

Tout d’abord, faisons un petit rappel sur qui est Broly pour les deux du fond qui ne suivent pas : dans le film originel Dragon Ball Z : Broly le super guerrier, Broly est un Saiyan ayant survécu à la destruction de la planète Végéta. Très vite, il apparut que Broly avait une force extraordinaire et qu’il pouvait être le Super Saiyan Légendaire. Toutefois, cette force démesurée était difficile à contrôler, d’autant plus pour un jeune émotionnellement instable dû au traumatisme inconscient que laissa Sangoku pendant son enfance.

C’est pourquoi cette force fut bridée à l’aide d’un diadème conçu par son père, qui devait, en outre, lui permettre de vivre plus ou moins normalement malgré ses excès de rages destructeurs. Son père Paragus voulait se servir de la puissance de son fils pour devenir le maître de l’univers; pour cela il devait éliminer Végéta, le prince héritier des Saiyans.
Il emmena donc Végéta et ses amis sur une planète qui devait entrer en collision avec un astéroïde. Mais son plan échoua car Broly perdit son contrôle en voyant Sangoku. Il s’ensuivit un combat acharné qui se termina par une défaite du puissant Broly.

Nous ne parlerons pas des deux autres films sur Broly : Dragon Ball Z : Rivaux dangereux et Dragon Ball Z : Attaque Super Warrior !

Maintenant parlons ici de l’oeuvre en elle-même ! Tout en gardant la trame du premier film, celle-ci s’est quand même permise de prendre quelques libertés concernant la continuité du personnage de Broly et de son histoire. Ici, l’action du film se passe peu après le Tournoi du Pouvoir. Songoku et ses amis ont repris leur vie paisible. Goku passe son temps à s’entraîner pour continuer à s’améliorer car ce dernier est conscient qu’il existe énormément d’adversaires à travers les autres univers beaucoup plus forts que lui.

Lorsqu’un jour, le vaisseau de Freezer (un des personnages préférés d’Akira Toriyama) refait surface. Celui-ci est accompagné du fameux Broly et son père Paragus. Songoku et Vegeta sont d’autant plus surpris que les Saiyans sont censés avoir disparu depuis la destruction de la planète Végéta. Ils n’ont donc pas d’autre choix que d’affronter Broly qui arrive à s’adapter très rapidement aux techniques de ses adversaires tout en devenant de plus en plus incontrôlable.

 

  • Revoir les personnages de Dragon Ball Z est toujours un réel plaisir  

On aura beau dire ce que l’on veut, à partir du moment où on a grandi avec les personnages de Dragon Ball, que ce soit via les épisodes de l’anime, les films, les jeux-vidéos, les jouets, etc. Découvrir nos héros préférés dans une nouvelle histoire est toujours un pur bonheur ! C’est dans ces moments là que la nostalgie peut avoir un côté légèrement vicieux : on fait rarement preuve de discernement sous son emprise !

 

  • Le duo Freezer / Broly

Sur le papier cette affiche est quand même très alléchante ! 2 des plus grands méchants de la saga enfin réunis dans un même film ! Cela est d’autant plus intéressant lorsque Freezer se sert de la naïveté de Broly pour l’utiliser, lui et surtout sa puissance destructive pour assouvir ses propres envies. Le moment charnière de cette relation se déroulera à la fin du film quand Broly finira par se retourner contre Freezer, cela étant dû à sa rage aveuglante. Un combat qu’on ne pouvait imaginer que dans nos rêves les plus fous.

 

  • Gogeta

A-t-on vraiment besoin d’en dire plus ? Juste l’évocation de ce nom en fera frémir plus d’un ! La fusion ultime : celle de Sangoku et de Végéta. À chaque apparition de ce personnage, c’est tout un fantasme qui se réalise, un véritable déferlement de puissance, d’autant plus lorsque ce dernier se transforme en Super Saiyan Divin Super Saiyan ! Un vrai régal pour les yeux !

 

  • Un film de plus dans l’univers Dragon Ball

Alors oui cet argument est totalement subjectif ! Mais c’est moi qui écrit l’article, non ? Plus sérieusement ! L’univers de Dragon Ball est si vaste et l’imagination d’Akira Toriyama (que Dieu bénisse cet homme) qu’à chaque nouveau film Dragon Ball, c’est une partie de mon enfance qui refait surface ! (A part pour Dragon Ball : Evolution, j’ai mes limites…) Alors pourquoi gâcher ce plaisir ? Juste à l’évocation d’un nouveau film Dragon Ball, cela provoque mon intérêt et je suis certain que je ne suis pas le seul dans ce cas !

 

  • L’animation laisse parfois à désirer

C’est un argument qui revient assez souvent quand on parle de Dragon Ball Super, mais cela se vérifie d’autant plus sur certains passages de ce film. En effet, depuis le retour de la saga, la qualité de l’animation n’est pas forcément au niveau attendu, surtout quand cela concerne une saga légendaire comme Dragon Ball. Celle-ci nous avait habitué à un travail fait aux petits oignons ! D’autre part, on remarque clairement le fait que Dragon Ball essaye de gagner un nouveau public, beaucoup plus jeune que le public de base. L’exemple le plus flagrant étant l’absence total de sang, que ce soit dans les films ou dans l’anime… Détail qui peut paraître insignifiant mais qui au final est assez révélateur de la tendance que prend le divertissement audiovisuel et qui touche donc même l’animation japonaise : être le plus lisse possible pour être diffusé au plus grand nombre ! Et c’est bien dommage…

 

  • Le manque de charisme de Broly

Ça me fait mal au coeur de l’admettre mais oui… dans ce film Broly a le charisme d’une huitre asthmatique… Le personnage si redouté, qui doit incarner le Super Saiyan Légendaire craint à travers tout l’univers, celui dont même Végéta était terrifié juste à sa simple vision, est représenté comme un simple benêt qui ne se rend pas compte de sa puissance… Le paroxysme étant le moment où celui-ci nous raconte l’origine de sa « cape » qu’il porte autour de sa taille en permanence… (mais évitons les spoilers!)

 

  • La fin trop rushée

C’est le problème auquel sont confronté de nombreux films, le fait de confondre rythme et vitesse. Alors oui, un film Dragon Ball se doit d’être rythmé pour ne pas que le spectateur venu voir ce type d’oeuvre soit déçu mais l’action du film ne doit pas non plus passer à toute vitesse sous peine de perdre les spectateurs néophytes. Et malheureusement, sur la fin c’est la sensation que l’on peut ressentir, surtout lors de la bataille finale où on peut y voir un « gloubi-boulga » de couleurs à l’écran à travers les différentes attaques de nos personnages. Cela se ressent également au niveau du scénario où certains éléments sont assez bâclés ou passés en vitesse…

 

Conclusion :

Dragon Ball reste et restera une des oeuvres ayant marquées mon enfance. Encore aujourd’hui, ses personnages et son univers m’intriguent toujours autant, aller voir un film de la saga est toujours un réel plaisir coupable. Alors oui, à mon sens la série Dragon Ball Super présente plusieurs défauts notamment le côté « trop lisse » de l’animation, chose qui fait passer la série d’un « anime à la japonaise » à un « dessin animé assez standardisé ». La nuance est assez fine mais bien présente ! Mais sachez que si vous n’êtes pas trop regardant sur ces détails et que vous avez tout de même envie de passer un bon moment et de retrouver les héros de votre enfance, vous pouvez tout de même y aller ! Mais ne vous attendez pas à retrouver le même style de film qu’il y a 20 ans, vous risquerez d’être déçus !

 

 

Dragons 3 (Le monde caché) : La conclusion parfaite de la saga ?

Dragons 3 : Le monde caché 

Ça y est, la fin approche. La saga Dragons (en VO How to train your dragon), débutée en 2010, tire enfin sa révérence. Il faut dire que même les meilleurs films d’animation ont une fin. Alors, que dire de ces œuvres si ce n’est qu’elles ont très certainement bercé l’enfance et l’imagination de millions d’enfants, d’adolescents et… d’adultes ? Assurément, ce doux mythe entouré de dragons de toutes tailles, de toute formes, tous aussi étranges que familiers, a enchanté et ému beaucoup de personnes à travers le monde. Peut-être aussi parce que les dragons fascinent et se retrouvent dans presque toutes les cultures. Et que ceux-ci, particulièrement attachants dans Dragons, reflètent une certaine fantaisie impossible à concevoir dans le « monde réel ». Mais alors quels sont les enjeux d’un telle conclusion ?

Tout d’abord, il faut dire que les fans de la saga attendent beaucoup de cette fin. Les deux premiers opus, particulièrement colorés, émouvants, et orchestralement accompagnés par les compositions de John Powell, se présentant comme des contes initiatiques gagnant en maturité en même temps que leurs personnages et leur public. Beaucoup d’années se sont en effet écoulées entre le jeune Harold, peu sûr de lui, réussissant tant bien que mal à apprivoiser un terrible Furie Nocturne (baptisé Krokmou) et le Harold chef et responsable de tout un village viking.

Grâce à cette surprenante amitié, vikings et dragons vivent désormais en paix après s’être livré guerres et misères durant des siècles. Cependant un nouvel ennemi les attend, « Grimmel le Grave » (grave de quoi, nous nous le demandons encore cependant). De plus, dans ce dernier film, Krokmou est désormais l’alpha, le leader de tous les dragons. Et tout comme Harold, ce dernier doit protéger les siens. Krokmou découvre de même qu’une autre vie est possible pour lui, en dehors de sa relation avec Harold, auprès d’une jeune femelle Furie éclair, blanche étincelante. De nouvelles interrogations flânent en conséquence dans la tête d’Harold :  Mon rêve d’un monde parfait où vivent en harmonie dragons et vikings est-il seulement possible ? Serais-je encore quelqu’un sans mon dragon ?

Nous avons eu la chance exceptionnelle de nous rendre à l’avant-première parisienne, et pour tout vous dire nous n’avons pas été déçus. Néanmoins, certains petit éléments viennent « noircir » le tableau pourtant si parfait à première vue. Nous vous présentons, selon nous, quels sont les meilleurs et les mauvais points du film. Garantie : Sans spoils. Ou du moins… Autant que possible ! Foi de dragon.

  • Une direction artistique toujours aussi exceptionnelle.

    Peut-être encore plus impressionnante et grandiose que celle du second volet. Dragons 2 avait pourtant placé la barre très haute dans le monde de l’animation.

 

  • Une écriture rondement bien ficelée avec des personnages toujours aussi attachants.

 

  • Une bande-son tout bonnement incroyable

    qui vous fera, sans aucun doute, frissonner voire pleurer tant l’émotion ressentie sera puissante (nous sommes plutôt sensibles à la belle musique chez Error404).

 

  • Un humour bien présent

    qui fera sourire petits et grands.

 

  • Une envie irrésistible de posséder un dragon de compagnie

    Bien que celui-ci puisse être très encombrant dans un appartement.

 

  • Un méchant totalement inexploité

    , dont le background n’est absolument pas développé. Vilain qui pourtant, promettait d’être le plus noir de tous. D’autant que le design de ses dragons est particulièrement intéressant. Hélas, nous sommes bien loin du charisme de Drago Poinsanklant qui avait, pour le coup, de vraies raisons de haïr les dragons. Nous ressortons du cinéma avec l’étrange sensation d’avoir manqué un élément de l’histoire. Où était le véritable challenge ? Si vous rêviez de découvrir un nouveau « super-dragon » comparable à Red Death ou à l’Alpha noir, ce dernier film ne vous satisfera peut-être pas autant que les précédents.

 

  • Des personnages secondaires délaissés voire oubliés. Notamment Valka, la mère d’Harold et son merveilleux dragon Jumper (chouchou de la rédac’). Nous notons également quelques incohérences quant à la personnalité de Stoïck qui apparaît en flash-back.

 

  • Une conclusion quelque peu amère

    qui peine à nous satisfaire amplement.

 

C’est déjà la fin de cette incroyable saga, et cela nous rend tristes. Cependant vous pouvez d’ores et déjà, après avoir séché vos larmes en notre compagnie, vous rendre au musée des Arts Ludiques à Paris où se situe une exposition portant justement sur la saga Dragons. Histoire de rêver une toute dernière fois avant de déchirants adieux, de chevaucher l’une de ces incroyables créatures que nous aimons tant.

 

 

 

 

 

Dumplin


 

Bonjour/Bonsoir ! D’année en année les productions Netflix se sont nettement améliorées en matière de qualité et de diversité. Dumplin en est la preuve vivante.

Que veut dire Dumplin  ? Ce merveilleux surnom donné à l’héroïne Willodean veut dire Boulette. Un petit rappel sur le surpoids de la jeune femme.

L’histoire est simple mais bien trop d’actualité. Willodean vit dans une petite ville des Etats-Unis où sa mère a gagné à plusieurs reprises un concours de beauté. Depuis elle vit dans le culte de la beauté et de la minceur tout en organisant ces concours de beauté privilégiant les jeunes femmes minces.

Willodean décide alors de participer au concours avec quelques-unes de ses amies elles aussi « hors normes »  : surpoids et look gothique/garçon manqué.

Alors pourquoi c’est bien Dumplin ?

Dumplin c’est un concentré de bonne humeur et de bienveillance. C’est une ode à l’acceptation de soit, à la beauté sous toutes ses formes. On y retrouve des femmes rondes, minces, des dragqueen, .. Il y en a pour tous les goûts.

Le scénario est simple, il n’y a pas trop de surprise mais ce n’est pas pour ça qu’il faut le regarder. Il faut le regarder parce que le film met en valeur des beautés différentes de ce que les médias nous mettent sous le nez à longueur de journée. Parce que ce genre de film va aider bon nombre de jeunes filles et femmes à mieux accepter leur corps.

Ce film m’a tiré autant de larmes que de sourires. Parce qu’aujourd’hui je me sens bien dans mon corps mais il y a 10 ans, 15 ans ce n’était pas le cas et j’aurai tellement aimé avoir des exemples comme Dumplin pour me dire que je pouvais être belle que ce soit dans un 36 ou un 44. Qu’avoir un-e petit-e ami-e ce n’est pas une question de taille mais de personnalité.

 

Border


 

Bonjour/Bonsoir ! Je vais tenter de vous parler du film Border.

Ce film a reçu le prix Un Certain Regard du Festival de Cannes en 2018. Rarement le nom d’un prix à aussi bien collé à un film. Border n’est pas un film qui se décrit facilement, c’est un ovni.
Tiré du livre de John Ajvide Lindqvist, auteur du roman Laisse-moi entrer qui a donné l’étrange film : Morse qui parle d’enfants vampires.

Il faut s’attendre à une histoire dramatico-fantastique qui ne ressemble à aucune autre.

Ce que ça raconte

Border c’est l’histoire de Tina une femme à l’odorat surdéveloppé qui travaille à la douane. Elle sent les odeurs mieux que n’importe qui mais également les émotions : honte, sexe, peur, culpabilité,… Ce qui lui permet d’identifier les fraudeurs.
Tina n’est pas belle. Tina a un corps un peu difforme et le visage qui se rapproche de l’homosapiens. Cela lui pose problème dans la vie de tous les jours : regards gênants, relations compliquées,… Elle vit loin dans la forêt entourée de la nature et des animaux là où elle se sent bien.
Un jour un homme passe la frontière : il lui ressemble physiquement, il semble avoir le même odorat qu’elle. C’est le coup de foudre. Va s’en suivre une histoire d’amour passionnée qui fera remonter à la surface de curieuses révélations.

Ce que j’en pense, même si c’est flou

Je suis sortie de la salle hier soir sans trop savoir quoi en penser. Je ne sais toujours pas. Je crois que j’ai bien aimé.

Border traite différents sujets qui demandent réflexion : on parle de pédophilie, de trafics d’enfants, de la passion et surtout SURTOUT du genre humain.

Ce film ne mettra pas tout le monde à l’aise. Les scènes d’amour/de sexe sont crues, brutales même un peu gênantes mais tellement plus réalistes que les plans niaiseux que l’on nous donne d’habitude. Pas de musique, pas de plan avec la main qui passe langoureusement sur le dos, de soupir délicat. C’est le désir qui transperce l’écran, l’envie animale de l’autre. C’est vrai.

Il y a un aspect fantastique très surprenant. Je ne voudrais pas vous le divulgâcher (spoiler pour les bilingues du fond de la salle) car il arrive à un moment inattendu. C’est un nouvel regard possible sur l’Humain. A quel point est-on humain ? Cela passe-t-il par le physique ? Le psychique ? Les deux ?

Cette idée est très intéressante. L’humain peut facilement basculer de bon à mauvais, il ne faut pas grand chose pour ça. Voilà la morale de ce film. Oui mais à quel prix ? A un prix sale, dégoûtant et pourtant tellement simple. Je n’en dirai pas plus mais ceux qui ont vu le film comprendront.

Border n’est pas à voir pour juste pour son histoire, il est surtout à voir pour ses réflexions et surtout pour les acteurs. 20 kilos chacun, 4heures de maquillage, une performance incroyable : entre l’humain et l’animal.

En conclusion, allez voir Border ça alimentera vos discussions dans les apéritifs dînatoires, les soirées en société et surtout ça vous fera réfléchir sur le genre humain.

 

 

 

Top films 2018

Bonjour/Bonsoir et bonne année ! J’ai vu pas mal de films en 2018. De la grosse production au film indépendant, du drame à l’animation, du très mauvais à l’excellent.

Voici donc mon top 10 des films de 2018 :
(vous pouvez cliquer sur l’affiche pour voir le trailer)

Numéros 1 (je n’ai pas pu départager) : The Jersey affair et Katy says goodbye.
Ces deux films sont surement passés inaperçus au grand public, petite production, des acteurs peu connus et pourtant quelle claque pour chacun !

The Jersey affair
Réalisateur : Michael Pearce (II)
Sortie : 18 avril 2018

J’ai été happée par ce film sur tous les points de vue : la photographie, la réalisation, le jeu des acteurs (Johnny Flynn extraordinaire après avoir vu Lovesick). L’histoire et le rythme sont prenants, on laisse en arrière-plan les histoires de meurtre pour se concentrer sur l’histoire d’amour passionnée, violente et belle entre Moll et Pascal.
C’est un thriller rythmé, envahissant qui reste en tête et ne s’arrête qu’à al dernière seconde du film.

Katy says goodbye
Réalisateur : Wayne Roberts
Sortie : 18 avril 2018

Découverte dans la série Bates Motel et avant d’être révélée par Ready Player one, Olivia Cooke signe le plus beau rôle de sa carrière pour le moment.
L’histoire de cette jeune femme, pleine de vie ambitieuse, souriante qui veut quitter sa campagne natale pour devenir esthéticienne est juste belle et une vraie leçon de vie.
Katy se prostitue en plus de son travail au diner pour payer le loyer de son logement avec sa mère. A aucun moment le réalisateur ne pose un jugement sur son activité (contrairement à son petit ami). Cette activité lui permet de mettre des sous de côté, c’est un travail comme un autre point. Il est rare de voir la prostitution traitée de façon aussi neutre.
L’histoire de Katy est difficile à regarder. Elle touchera bon nombre de femmes et d’hommes. On pleure beaucoup tout en souriant d’étonnement devant son courage, devant sa gentillesse.
Ce film m’a mis une gifle sont je ne me suis toujours pas remise.

Numéro 2 un film espagnol beaucoup trop drôle

Champions / Campeones
Réalisateur : Javier Fesser
Sortie : 6 juin 2018

Champions c’est LA comédie de 2018. J’ai rarement autant ris devant un film qui parle de sujets aussi importants et rarement aussi bien traités.
Parler d’handicapés mentaux sans jouer sur les clichés, sans les rendre ridicules, sans aller dans le mélodrame non plus n’est pas chose facile.
Ce film peut changer le regard que certain-e-s ont sur les handicapés mentaux tout en douceur et humour.

Numéro 3 est un film politisé et trop peu vu

Blindspotting
Réalisateur : Carlos Lopez Estrada
Sortie : 3 octobre 2018

Premier film du réalisateur, sous ses allures de comédie Blindspotting alterne entre les genres.
On présente ici des américains sans clichés mais avec des problématiques qui parleront à tous : le racisme, le port d’arme, l’appropriation culturelle, les rapports avec la police.
Alternant scènes de vie joyeuse et vision d’une Amérique encastrée par la peur et le racisme Blindspotting déconstruit pour mieux reconstruire.
Le tout est accompagnée d’une bande-son rap folle avec une scène en freestyle qui ferait rougir Eminem.

Numéro 4, encore une fois mais très frais !

Spider-man : New generation
Réalisateurs : Peter Ramsey, Bob Persichetti, Rodney Rothman
Sortie : 12 décembre 2018

On ne présente plus Peter Parker. Alors on présente la relève : jeune, aimant le rap et le graff, noir (quoi ? mais oui allez personne raciste passe ton chemin).
On présente un nouvel univers graphique qui pète, qui reprends l’univers des comics, on joue sur le visuel, les onomatopées visibles.
On rit beaucoup, bien plus que je ne le pensais. Et surtout on joue avec les univers parallèles. Et ça c’est super mega cool. Surtout pour les lecteurs du comic. C’est un petit bijou d’animation qui met un bon coup de pied dans ce qui se fait actuellement !

Numéro 5 ; vous ne verrez plus les texans ou les enterrements de la même manière

Thunder Road
Réalisateur : Jim Cummings
Sortie : 12 septembre 2018

UN PETIT BIJOU ! Dans le genre : j’arrive à mêler comédie, drame, scène qui font rire et pleurer dans un seul film sans rien rater nous avons un gagnant ! Thunder Road est la révélation d’un réalisateur et acteur qui parle de masculinité via des scènes aussi simples que touchantes (comme le jeu des mains avec sa fille).
C’est une tranche de vie avec beaucoup de difficultés mais aussi beaucoup de sensibilité. Voir un homme pleurer au Texas c’est du presque jamais vu. Sans jamais tomber dans le cliché ou l’exagération Jim Cummings dresse le portrait d’un homme en 2018 comme il faudrait en voir plus.

Numéro 6 ; à voir aussi bien en Vf qu’en Vo

Silent Voice
Réalisateur : Naoko Yamada
Sortie : 22 août 2018

Silent Voice est un choix très personnel. Cet animé parle de harcèlement scolaire, de suicide, de différence (l’héroïne est sourde). Certains de ces thèmes me parlent beaucoup le film m’a donc beaucoup touchée de part son traitement mais surtout de part son réalisme.
Les dialogues et les attitudes des personnages m’ont rappelés certaines personnes que j’ai croisé ; personne n’est tout blanc ou tout noir. Les nuances évoluent avec le temps et ce film le retransmet bien.
L’histoire n’est pas non plus cucul la praline. Il y a une histoire d’amour certes mais en second plan, par petit touches sans avoir le final des Disney.
On notera également le choix d’une actrice et d’une doubleuse sourde pour le personnage de Nishimiya rendant le film encore plus touchant.


Numéro 7, le plus attendu


Les Indestructibles 2
Réalisateur : Brad Bird
Sortie : 4 juillet 2018

14 longues années après le premier volet, la famille de super-héros revient pour une aventure plus belle que jamais visuellement et d’un féminisme rare.
Elastigirl prend la tête de la famille, une mère moderne comme on en voit encore trop peu dans les films actuels pour enfants. Laissant monsieur Indestructible assurer (de façon très laborieuse) les tâches de la maison et la gestion des enfants.
Même si le film a tendance à jouer sur l’exagération concernant les difficultés de la tenue d’un foyer et parfois l’hypersexualsiation d’Elastigirl Pixar nous offre un chef-d’oeuvre d’animation bourré de scènes à mourir de rire. Je pense notamment à Jack-Jack qui mérite son propre film !

Numéro 8, le plus ambitieux

The Guilty
Réalisateur : Gustav Möller
Sortie : 18 juillet 2018

Film Danois salué par la critique, The Guilty est étonnant par sa réalisation. Nous parlons ici du kidnapping d’une femme par son ex-mari. On peut s’attendre à des scènes d’action, une caméra à l’épaule, course-poursuite en voiture,… et non. Tout est centré sur Asger et son téléphone. Ses aller-venues, ses émotions, son processus de pensée.
La tension est totale ; on est immergé dans la tête du policier. On aimerait se pencher sur son épaule pour lui suggérer de faire ceci ou cela. Jusqu’à al dernière seconde on s’accroche à son siège pour finalement respirer une fois Asger sorti de son bureau.

Numéro 9, le western revisité

Les frères Sister
Réalisateur : Jacques Audiard
Sortie : 19 septembre 2018

On ne présente plus Jacques (Audiard) ni le genre Western. Revisité encore et encore sous toutes ses formes. Alors le réinventer encore une fois en gardant les règles du genre sans en faire un énième western c’est un coup de maître.
La réalisation, la photographie et le jeu d’acteur sont incroyables. La violence est brutale, inentendue tout en étant bien gérée. Aucune scène n’est inutile. Le fond historique de la ruée vers l’or est passionnante, les cow-boys montrent leurs faiblesses : on peut être un homme et avoir envie d’une vie rangée.
Une grand film.

 

Numéro 10, le conte aquatique

The shape of water / La forme de l’eau
Réalisateur : Guillermo del Toro
Sortie : 21 février 2018

Guillermo est connu pour ses contes
fantastico-horrifiques. Ici je le qualifierai plus de conte fantastico-romantico-dramatique qui soulève des émotions inattendues.
L’histoire en soit est assez classique, le dénouement attendu (bien qu’il m’ai tiré des grosses larmes).
Ce qui m’a plu c’est surtout les personnages. Tous avec leur personnalité bien marquée, un féminisme présent. Zelda est très attachante surtout dans sa relation avec son voisin Giles. Et surtout la créature. Il est très rare que l’on trouve des costumes qui ne soient pas fait en images de synthèses. On croit beaucoup plus à l’existence de l’Amphibien.
Enfin les scènes dans l’eau sont d’une beauté sans nom.

Voilà pour mon top ! Il me tarde de découvrir les productions de 2019 🙂 Dites-moi quels sont vos coups de cœur !

Le Grinch, un personnage pas bien grincheux !


Comme tous les ans, Le Grand Rex propose sa « Féérie des Eaux », un spectacle musical, avec de l’eau (bien joué Captain Obvious !) diffusé pendant les périodes de fin d’année.

Cette année, c’est Le Grinch, dernier film de Sony Pictures Animation, papa des Minions et de Comme des Bêtes,  qui bénéficie de ce spectacle. Le film est d’ailleurs diffusé en avant-première jusqu’au 28 novembre dans ce cinéma puisqu’il ne sort qu’à cette date.

Petit point sur la Féérie des Eaux. Le spectacle dure une vingtaine de minutes environ, et propose une mise en scène de jets d’eaux partant de la scène du Grand Rex et allant jusqu’à grimper dans les décors sur les côtés de la scène. On a donc un mélange de jets d’eaux, de projections lasers, projections d’images, de bulles d’eau et de bulles de fumée, le tout rythmé sur la musique de la coupe du monde, et divers autres tubes de l’été 2018 avant de finir sur un gentil message de notre ami Le Grinch souhaitant à tous de joyeuses fêtes de fin d’années. Le spectacle est très sympathique et l’esthétique de toutes les technologies entrecroisées dans un environnement aussi beau que le Grand Rex envoie forcément un peu de rêve.

 

Place au film ! On va essayer de ne pas spoiler l’intrigue du film, mais le conte est déjà vu et revu, donc vous connaissez sans doute déjà l’histoire sur le bout des doigts !

Le Grinch est le nouveau film d’animation des studios à qui on doit Moi, Moche et Méchant, Les Minions et Comme des Bêtes, c’est à dire les studios d’animation de chez Sony.

 

Le film met en scène le Grinch, personnage croque-mitaine aux poils verts soyeux, découvert dans un film il y a déjà 18 ans avec Jim Carrey signe son retour dans un film d’animation. Accompagné de son fidèle chien Max, le but de ce Grinch va être de gâcher le Noël du village de Chouville et de ses habitants. L’histoire des deux films, celui dont on parle aujourd’hui et celui de 2000 reprennent tous les deux l’histoire du livre de Theodor Seuss Geisel : « Le Grincheux qui voulait gâcher Noël », sorti en 1957.

Note : Il y a aussi eu un premier court-métrage d’animation sorti en 1966 sur cette même histoire !

Le personnage du Grinch tout d’abord : bien qu’il soit mesquin, le personnage du Grinch se montre bien souvent très gentil avec ses camarades et les villageois de Chouville. On se demande à chaque instant s’il faut l’aimer ou s’il faut le détester. L’histoire derrière le personnage est assez classique et viendra expliquer les motivations de ce dernier. Cindy-Lou Chou est la petite fille qui fera se rendre compte au Grinch qui il est, ce qu’il a fait, et ce qu’il peut faire. C’est l’élément déclencheur qui remettra en question les agissements de l’horrible monstre vert ! On se prend aussi vite d’affection pour le chien Max, personnage idiot/rigolo que l’on retrouve dans tous les films d’animation Sony/Disney/Pixar (à l’image du coq dans Vaiana par exemple) qui sera là pour créer les situations comiques. C’est ensuite Fred l’élan qui rejoindra la troupe pour rendre le duo en un trio toujours comiques. Tous les gags sont concentrés sur l’imaginaire de Noël.

Le film est assez féérique et ingénieux au niveau des diverses inventions du Grinch. L’homme vert ne se refuse rien et peut créer absolument tout et n’importe quoi ! C’est alors que la simple machine à café devient tout un circuit ingénieux que le chien Max peut réaliser pour apporter en un rien de temps le café au lit de son maître.

Graphiquement, le film est sublime et Chouville rayonne de milles feux grâce à ses nombreuses décorations de Noël. Sur un grand écran et en belle définition, l’image vient nous flatter la rétine. Nous ne sommes pas non plus au niveau du somptueux Coco en terme d’ambiance graphique, mais l’univers choisi pour cette période ne nous laisse évidemment pas insensible ! Le tout est accompagné de musiques signées par le grand Danny Elfman. (L’ Étrange Noël de Mr.Jack, la plupart des Tim Burton…) Malheureusement les musiques resteront discrètes durant le film et s’est plutôt des hits qui passeront sur la radio du Grinch dont on se rappellera. En revanche… Pourquoi le choix du rap sur le générique de fin ? Quel est le p**** de rapport ?!

 

Au final, le bilan de ce film est que la vengeance n’est jamais un plat qui ne se mange froid, et que partout dans le monde, on trouvera toujours chaussure à son pied ! Le Grinch est donc un conte pour enfants sans prétention qui se laisse agréablement regarder en ces périodes de fin d’année où l’on passe du temps en famille ! En revanche, n’essayez pas de regarder le film à une autre période car il serait vraiment hors contexte et sans grand intérêt à ce moment là. Le film n’invente rien, mais fait simplement ce qu’on lui demander : passer 1h45 en compagnie de ses enfants ou ses proches et sortir du cinéma avec le sourire aux lèvres !

 

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