Live Report : The Story So Far au Petit Bain – 03/10/18


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En ce mercredi 3 octobre, The Story So Far débarque à Paris sur la péniche du Petit Bain après 5 ans d’absence. Introduisant sur scène leur dernier album « Proper Dose », le quintette californien annonce la couleur en ce début de haute saison des concerts.

Accompagné de leurs premières parties américaines All Get Out et Citizens, les trois groupes ont su réveiller le public.

– All Get Out : 20h – 20h30 –

Pour lancer cette soirée, c’est All Get Out qui surprend. Du rock alternatif mélodieux complété de sonorités propres au punk, nous sommes intrigués par leur son qui se différencie des groupes de la scène. Les compositions sont techniques et variées, la setlist combine titres énergiques et morceaux plus lissés : un cocktail particulièrement agréable à voir sur scène. Nous espérons les revoir bientôt sur Paris pour un set un peu plus étoffé !

 

– Citizen : 20h45 – 21h30 –

Citizen poursuit et réveille le public avec « Roam The Room » et son énergie débordante : un bon avant goût de la soirée que nous allons passer. La communication avec les fans se fait instantanément : pogos et crowdsurfs s’accumulent même sur les titres plus doux. Après plus de 10 ans d’activité, le groupe vient enfin saluer ses amateurs francophones qui semblent plus que ravis. À la rencontre de l’indie rock, du pop punk flanqué de guitares grunges et d’un côté plus mélodieux grâce à l’utilisation d’un lauchpad, le combo est intéressant et fonctionne bien.

 

– The Story So Far : 21h45 – 22h40 –

C’est donc dans une ambiance déjà électrique que The Story So Far s’avance sur scène avec le titre « Nerve » : quelques secondes suffisent au public à excuser la longue absence du groupe sur la scène parisienne. Plusieurs fans nous confient qu’ils pensaient ne jamais revoir Parker Canon (chant) et sa troupe en France et explosent de joie dès les premières notent. Le public est très varié et réagit différemment aux six titres du nouvel opus joués ce soir. Bien que les anciens titres rencontrent plus de succès, des titres comme « Let It Go » et « Out Of It » sont bien accueillis.

 

Parker Canon ne bouge pas beaucoup sur scène mais interagit bien plus qu’avant avec la salle. De quoi illuminer la fameuse boule disco du Petit Bain qui scintille durant leur dernier titre, « Clairvoyant ».

Live Report : Alcest à Gaîté Lyrique – 25/09/18


Le 25 septembre dernier, Alcest est revenu à Paris pour un show haut en couleur à la Gaîté Lyrique. Le concert affichait complet et nous ne sommes pas étonnés vu l’affiche proposée. Tout le long de la tournée, les fans auront le droit à Vampillia en première partie mais exceptionnellement à Paris le groupe lyonnais Céleste a rejoint l’affiche. Les 700 personnes présentes ce soir là en ont bien profité !

 

Vampillia

Ils ouvrent le show avec un set de 50 minutes et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il était inattendu. En effet, le concert commence avec une introduction très longue jouée par la violoniste, la pianiste et le bassiste. Les trois musiciens entonnent une musique légère et plutôt folklorique en attendant que le reste du groupe entrent peu à peu sur scène. Le chanteur est le dernier à rentrer : sa première action est de crier d’une voix puissante et le contraste avec l’introduction légère est frappant. Même en ayant écouter au préalable, le public n’était pas prêt pour ce changement brutal. Après la surprise initiale passée, le public se prête au jeu. Les japonais passent de leur style folklorique à leur style décousu et ça fonctionne ! Finalement, ce qui permet vraiment d’illustrer ce groupe est la façon dont ils ont terminé le concert … le chanteur s’est retourné vers le batteur, a demandé « finish ? » et a quitté la scène. Tout simplement.

Céleste

Lors de la deuxième partie, les lyonnais arrivent sur scène avec des lampes frontales rouges. Les lumières de la salle sont rouge sombre et cela laisse la capitale en haleine. Avec une ambiance aussi travaillée, Paris est impatiente de découvrir le métal de Céleste. Leur musique est loin de celle de Vampillia ou de celle d’Alcest. Elle est plus sombre, on entend résonner les cris torturés du chanteur et les riffs puissants dans nos oreilles. Le public aidé par l’ambiance sombre de la salle est transporté et bougent en rythme avec la musique.

Alcest

 

Tout le monde les attendait, ils sont enfin là. L’heure est venue pour Alcest, groupe français, de faire son apparition sur scène ! Lorsque le chanteur Neige fait son entrée, il fait une courbette et enchaîne directement. Le groupe joue l’intégralité de leur dernier album Kodama comme prévu. La fosse parisienne crie sur chaque morceau et se défoule au rythme des chansons. Leur énergie contraste énormément avec les membres d’Alcest qui restent d’un calme olympien tout le long du concert. Le chanteur et guitariste Neige remercie plusieurs la foule d’être venue si nombreuse et se dit surpris de l’engouement autour de ce concert.

Finalement, après 1h30 de set c’est déjà fini. Les membres du groupe sortent de scène laissant Neige seul avec sa guitare et son ampli sur scène. On aura apprécier ce set et cette dernière révérence à Kodama.

Live Report : Crossfaith à Vienne – 01/10/18


l’Arena de Vienne en Autriche

Bonjour à tous ! Oui, vous avez bien lu le titre, on s’est retrouvés à Vienne, en Autriche à l’occasion d’un concert épique ! Vous savez à quel point j’apprécie le groupe japonais d’electro metal Crossfaith ? Lors de notre interview du chanteur et DJ du groupe au Download Festival, on avait appris qu’ils passeraient en Europe à l’automne, mais pas par la case Paris… Quelques amis vivant en Autriche plus loin, et nous voilà débarqués sur place pour un live-report à l’international, le premier d’Error404 !

Merci à KINDA pour nous avoir permis d’assister au concert et de réaliser une petite interview de Kenta plus personnelle qu’en juin (à venir !) à l’autre bout de l’Europe ! 🙂

On découvre donc avec grand plaisir l’Arena Wien, une petite salle en banlieue viennoise avec un sacré charisme ! Alors que l’entrée se fait par un bar, on continue sur une salle de vestiaire, une salle de merch avant d’arriver enfin dans la petite salle d’environ 250/300 places. Un espace cosy, mais archi complet pour cette date !

– Normandie : 20h30 – 21h –

C’est le premier groupe de cette soirée, un groupe de rock electro dont Camille vous avait déjà parlé en novembre 2017. Le groupe ouvre le bal dans une salle déjà bien remplie pour une première partie. Le rock electro de NORMANDIE, qui n’a pourtant rien de français si ce n’est le nom fait mouche. Le groupe entamera son set avec son dernier single Ectasy sorti deux mois plus tôt. Personne ne connaissait vraiment le titre ni le groupe, alors l’entrée de jeu n’était pas des plus évidentes… Mais la suite avec Awakening, le plus gros hit du groupe à l’heure actuelle viendra très vite rectifier le tir et faire danser les premiers autrichiens (et français, c’est à dire… juste nous en fait…) ce soir !  Les principaux titres du groupe tels que Pay For This et Collide viendront conclure ce bref, mais néanmoins énergique set. Les suédois menés par Philip Strand n’auront pas totalement fait mouche (trop soft, peut-être?) mais auront laissé une première impression agréable à cette soirée.

On a eu le droit à une petite mise en bouche avec quelques synthés qui annonce le ton pour la tête d’affiche de la soirée. Finalement, Crossfaith c’est un peu les synthés de Normandie, avec la violence de Blood Youth, et la fusion de tout ce beau petit monde donne un cocktail explosif ! Bref, on en reparle juste après !

– Blood Youth : 21h20 – 21h50 –

Le retour de Kaya Tarsus et sa bande depuis leur première partie de Neck Deep  fut fulgurant. Son lourd et efficace. Le groupe était toujours autant en forme qu’au Petit Bain en 2017.  Bien qu’il n’ait pas sorti quoi que ce soit depuis l’an dernier, le groupe est venu défendre à nouveau Beyond Repair, comme il l’avait déjà fait à Paris. Je ne me souviens pas exactement si le set était identique ou du moins similaire, mais en tout cas les anglais de Blood Youth avaient l’air plus réveillés et violents qu’avec Neck Deep. Electro-metalcore suivant derrière, le groupe s’est permis plus de libertés que lorsqu’ils étaient l’entrée d’un plateau de 4 artistes composés principalement de pop-punk. Aucune retenue sur cette date et on découvre donc le groupe sous sa vraie identité. Du punk, du sale, et c’est ça qu’on aime. Les pogos n’auront pas à se faire demander par quiconque dans l’assemblée. Ils arriveront d’eux-même après la première chanson. Même s’ils restent timides par rapport aux français, on leur laisse le bénéfice du doute qu’il s’agit simplement de garder son énergie pour la tête d’affiche qui s’approche déjà à grand pas… Le groupe n’aura pas le temps de communiquer particulièrement avec son public puisqu’ils enchaîneront un peu moins d’une dizaine de titres sur une demi-heure, finissant par leurs titres phares : Closure et Reason To Stay

– Crossfaith : 22h15-23h30 –

Les fameux japonais qui avaient éclatés le samedi du Download Festival France en ouvrant les 40 premières minutes de la Main Stage 1. Le set sera totalement différent de celui proposé au Download France. Tout d’abord, deux fois plus de temps de jeu, mais surtout, l’album Ex_Machina, sorti en août, sera le nouveau terrain de jeu du groupe, qui n’avait pas encore été trop montré la fois précédente en live (si ce n’est Freedom par exemple qui était sorti dans un EP en 2017). Exit Xeno + VIP en entrée de concert, mais bienvenue à Deus Ex comme opening du concert avec une scène encore plongée dans le noir, qui s’enchaîne très vite par l’arrivée de Terufumi (DJ), Tatsuya (batterie), suivi de près par le reste du groupe Hijo (basse), Kazuki (guitare) et le frontman Kenta (chant) qui viendra lancer le premier scream sur Catastrophe. Le public s’enflamme d’ores et déjà et les pogos qui restaient absents lors de NORMANDIE et plus timides pendant Blood Youth se sont réveillés d’un coup. Énorme circle pit sur la quasi totalité de la salle avant d’enchaîner sur le quatrième morceau de l’album (en toute logique, après avoir eu le 1er et le second), Destroy, chanson en featuring avec Ho99o9, groupe de hip-hop japonais.

Après un explosif Countdown to Hell en milieu de set complètement explosif, Kenta prend la parole avec son public, remercie les autrichiens pour avoir fait un joli sold-out sur la date. Il en profite pour demander le silence complet dans la salle et ouvrir une bière au micro. Petite scène comique de ce concert où l’on entend à plein volume l’ouverture d’une canette de bière avant d’enchaîner sur Make a Movedernier single issu du dernier album du groupe. D’ailleurs, si vous ne l’avez pas vu, je vous conseille vivement de jeter un oeil au clip de Make A Move. Celui ci a été tourné en grande partie à Paris et durant le Download Festival Paris ! Si vous étiez, comme nous, sur cette date, ou que vous êtes parisiens, vous devriez reconnaître un certain nombre d’endroits!

Fin du concert après une heure de show et une quinzaine de morceaux expédiés du début à la fin à vive allure !

The Perfect Nightmare, le troisième morceau du dernier album, mais aussi le plus lourd du répertoire du groupe nippon, sera gardé en guise de rappel, et joué avec Monolith en guise de final de concert.  Le rappel finit en grande trombe, Terufumi monte sur ses synthés debout, se jette en slam dans le public pendant que les screams retentissent toujours plus fort.

Quel show mesdames et messieurs ! On l’avait déjà dit pour le Download Festival Paris sur 40 minutes, mais un concert d’electro-metal, ça prend vraiment tout son sens de nuit, avec des jeux de lumières, des gros sons dubstep, pendant une bonne heure et quart. Si vous devez voir un groupe en live, c’est clairement Crossfaith. Je pourrais ne pas être objectif étant donné qu’il s’agit de mon groupe préféré et qu’on a fait le déplacement jusqu’en Autriche en partie pour ça (et aussi pour voir des amis, poke à notre amie Lina qui nous a beaucoup aidé sur l’interview de Kenta et qui nous a gentiment hébergé dans ce lointain pays ! ;))

Notre rédacteur Maximilien appréciant apparemment beaucoup le Set de Crossfaith

Que vous soyez fans du groupe au point de l’écouter en galettes (ou en digital, soyons modernes), il est indéniable que Crossfaith est une véritable boule d’énergie en live ! Pogos, wall of death, jump, electro hardcore, solo de batterie, humour, dialogue, lunettes LED (merci à nous-même pour cette drôle d’idée qui a été ensuite reprise à Strasbourg par des ami(e)s français ! On attend que vous démocratisiez les lunettes LED pour les concerts d’electro metal du genre !), grosse guitares, crowdsurfing, screams voir même growl (cc The Perfect Nightmare), on a un condensé mené du début à la fin sans aucune fausse note. Un must-see en live qu’on ne saura que trop vous recommander ! On a déjà hâte de les voir revenir en France ! Si vous vous dépêchez ou que vous habitez dans l’Est, le groupe jouera ce soir à la Laiterie de Strasbourg, unique date française de cette tournée 2018 !

Live Report : Esprit d’Air au Klub – 13/09/18


La rentrée bat encore son plein que la saison des concerts débute avec en ce mois de septembre de nombreux évènements autour de la J-music. Situé non loin de Châtelet, le bar « Le Klub » accueillait un jeune groupe de rock assez méconnu en France : Esprit d’air. Celui-ci se compose de quatre membres dont KAI le chanteur, ELLIS le bassiste, RYO le guitariste et DAISHI le batteur. Tous japonais, ils résident actuellement à Londres afin de promouvoir leur musique à l’international. En ce 13 septembre, il se produisait donc pour la première fois à Paris accompagné par l’artiste français Lightning en première partie.

 

Dès l’ouverture des portes à 19h, les fans du groupe se rassemblent dans le sous-sol du bar en attendant le début du concert. Étriquée et découpée par les piliers, la salle ne permet pas d’observer correctement la scène si l’on s’éloigne. Il n’y a pas que des désavantages dans ce genre de petite salle bien au contraire. Au-delà de son prix réduit, celle-ci offre une grande proximité entre les artistes et le public présent.

 

À 20 h, la première partie débute avec l’arrivée de Lightning sur scène. Lightning, ou Sébastien Fontaine de son vrai nom, s’inspire du courant du Visual Kei japonais qui a connu un grand succès dans les années 90 et perdure aujourd’hui. Auteur, compositeur, parolier et musicien, il est produit depuis 2015 par le label japonais Kira Kira et lance, à partir de cette date, sa carrière solo après avoir participé à plusieurs groupes de rock.

 

Durant ce concert, il venait présenter sa nouvelle musique dont la sortie le 26 septembre dernier, Past to Future. Au début du show, on peut critiquer le mixage sonore qui couvre à plusieurs reprises la voix du chanteur, mais cela s’améliore dès la troisième chanson. Lightning joue successivement ses différents singles dont Love with the Demon. Au milieu de la setlist, il réalise un solo de guitare où il reprend certaines musiques célèbres du répertoire japonais telle que Kurenai de X-Japan. Les fans présents saluent sa prestation et n’hésitent pas à échanger directement avec l’artiste entre les différents titres. La performance se conclut avec la chanson Selfish Dance avant de rejoindre le public et laisser place au groupe Esprit d’Air.

 

Pendant cette tournée européenne, le groupe présente les différents titres de leur premier album Constellation. Après sa création en 2010, ce dernier a connu de multiples aléas au cours de sa carrière. Leur popularité grandit progressivement au Royaume-Uni et il commence à se produire à l’étranger notamment lors de convention. Une de leur chanson, Shizuku, fait même parti de la sélection du célèbre jeu de rythme Rock Band #3 et devient une des musiques les plus jouées. Quelque temps après, le chanteur d’origine, YOSH, quitte le groupe pour des raisons personnelles. En 2013, il est remplacé par COMA ainsi qu’un guitariste supplémentaire, HAKUREN. Rapidement, COMA décide de retourner à Tôkyô ce qui marque la dissolution du groupe alors qu’un label se proposait de les produire. Il se reforme en mars 2016 sans le duo HAKUREN / YOSH et reprend sa carrière avec une production indépendante.

 

En tant que français, la première question qui nous vient en tête est « pourquoi avoir choisi de s’appeler Esprit d’Air ? », « pourquoi utiliser du français ? ». D’après le bassiste ELLIS, ce sont les sonorités ainsi que sa signification qui ont convaincu les membres du groupe d’adopter ce nom. Les musiques s’enchaînent et le public ne faiblit pas en énergie. Il faut bien dire que tout au long du concert, les artistes ont tout fait pour créer un lien à travers divers échanges et gestes envers les spectateurs. La voix du chanteur KAI oscille aisément du grave à l’aigu en fonction des titres interprétés. Un des chansons les plus attendues par le public fut certainement Sand Storm qui le transforma en une seule et même vague en face de la scène.

 

 

Autre titre de la soirée, Calling You marque des instants plus calmes qui permet au public de reprendre son souffle avant d’entamer la dernière partie du spectacle. Le groupe interprète également un cover de Dead End de Seraphine, particulièrement apprécié par le public. À la fin de celui-ci, le groupe reçoit un drapeau français de la part des fans présents dans la salle que le chanteur accroche le temps d’une chanson. Le concert se prolonge d’une dizaine de minutes avec deux « encore » demandés par le public. Esprit d’Air prend alors le temps d’aller à la rencontre des personnes présentes dans la salle pour réaliser des selfies et échanger quelques mots avec.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=R7LeEAFpraY

 

Un petit concert bien mené avec des artistes intéressants dont on aimerait voir la popularité monter. S’il y avait bien un défaut ce soir-là, c’était le remplissage de la salle qui dépassait à peine la moitié de sa capacité du début à la fin. Est-ce dû au caractère confidentiel des groupes ou à sa date de milieu de semaine ? Personne n’a vraiment de réponse, mais ce qui est sûr c’est que l’on a hâte de revoir Esprit d’Air en France dans une salle à l’acoustique plus accueillante.

 

 

 

Live Report : Stoned Jesus à Petit Bain – 27/09/18

Lance la petite setlist à droite pendant que tu lis cet article ! ->

Elephant Tree République Car : 19h30/20h00 –

Ce soir, c’est Elephant Tree qui ouvre le bal pour Petit Bain. Cependant, et pour la première fois (shit!), les bouchons parisiens et la fermeture du rond-point de République en heures de pointe (les parisiens savent) nous ont coincés à l’arrêt pendant bien trop de temps pour nous permettre d’arriver à temps… On y a mis pourtant du coeur avec Romain (à la photo, comme bien souvent !), en courant de la place de parking jusqu’à la salle de concert, pour tenter de rater le moins possible le concert… On court, on entre dans la salle, et on voit les dernières secondes du set d’Elephant Tree. En réalité, le temps d’entrer, on a plus entendu que vu réellement le groupe qui quittait la scène quand on s’est placés pour le voir. En revanche, on a très vite vu que Petit Bain était déjà bien rempli, et ce, dès les premières minutes et durant la toute première partie selon les avis recueillis à droite, à gauche. Du coup, on a quand même voulu vous faire un petit live-report photographique, alors le voici :

Ce light-show de la folie ! Bravo l’ingé lumière !

– Mothership : 20h20/21h10 –

Le set commencera 10mn en avance par rapport à l’heure indiquée, fait rare dans les concerts parisiens !

Alors que le groupe fait son installation lui-même et discute avec le public pendant qu’il se prépare, celui-ci n’hésite pas à  interpréter le fameux Africa de Toto pour s’échauffer. C’est ensuite sans transition, ni même sans quitter la scène que le groupe s’élance pour tenter de convaincre l’assemblée. En réalité, celle-ci est déjà à moitié convaincue, car on remarquera des t-shirts à l’effigie du groupe durant toute la soirée.

Le set commencera 10mn en avance par rapport à l’heure indiquée, fait rare dans les concerts parisiens. C’est peu après le début des chansons qu’on a pu entendre retentir que le groupe nous parle déjà de ses plus gros hits : Hot Smoke and Heavy Blues. Le but pour Kyle Juett (chant) sur ce titre ? Faire tanguer si fort Petit Bain pour faire bouger l’énorme boule disco qui se trouve au milieu de la salle. Mission presque réussie ! (la salle a bien bougé, mais vous vous doutez bien que la boule n’a pas bronché, et heureusement, sinon cela aurait été inquiétant…)

C’est peu de temps avant la fin de leur set d’un peu moins d’une heure que Ihor, chanteur de Stoned Jesus les rejoint sur scène pour interpréter Serpent Thrones, dans une bonne ambiance générale. C’est ensuite City Nights et Angel Of Death qui viendront conclure les 45 minutes de set de Mothership.

– Stoned Jesus : 21h30/22h45 –

Alors que la boisson de type houblonnée coule à flots ce soir-là, c’est peu de temps après, et toujours avec les 10 minutes d’avance de la soirée que le trio de Stoned Jesus prend possession de la scène. Les ukrainiens resteront assez statiques durant tout le concert mais auront une telle force de communion avec le public par leur simple musique qu’ils n’ont pas besoin de gesticuler dans tous les sens sur scène. On verra quand même Ihor tester les lunettes de quelqu’un du public, et se fera ensuite surnommer Steven Wilson pour la soirée. Dans le public, quelques personnes scandaient à chaque chanson « I’m The Mountain! », ce qui avait l’air d’agacer Ihor (chant) qui rappela que le groupe n’avait pas que leur titre le plus fameux à proposer, mais tout un album rempli de jolies chansons. C’est alors qu’une autre personne demanda s’ils allaient jouer « Black Woods » ce qui fit finalement rire Ihor et annonça que « Yes, man! », il y aurait bien Black Woods. Le groupe est venu présenter et défendre son tout nouvel album : Pilgrims, sorti le 7 septembre 2018. On aura donc le droit pour la première fois en France à l’album joué en live dans son intégralité !

Pour accompagner tout cet album, on aura dont le droit à la fameuse chanson du groupe (enfin ! s’exclamerait-on dans le public) : I’m The Mountain. Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, même si j’imagine que si tu as cliqué ici, c’est que tu le connais un minimum, il s’agit d’une masterpiece de 13 minutes qui mêle au mieux tout le meilleur de Stoned Jesus et du rock progressif. Son attente en live était justifiée, surtout que le son est excellent ce soir à Petit Bain. Le public rentre en transe, les yeux se ferment, les bras s’agitent et le concert est à son apothéose. Stoned Jesus créé une énergie indéniable avec son rock progressif qui fait vibrer les lobes et vrombir les tympans

 

C’est donc après 1 bonne heure et 15 minutes de show que Stoned Jesus repart dans les cieux, laissant un public de Petit Bain totalement ravi de la soirée qu’il vient de vivre. Bon son, bons groupes et bonne ambiance furent les maîtres mots de la soirée. Comme vous pouvez le voir avec nos autres lives-reports, ce style n’était pas le genre de prédilection de la maison, mais Stoned Jesus est clairement un must-see si vous aimez le stoner rock/metal. Merci Garmonbozia Inc. pour cette soirée dont les amateurs sauront se souvenir !

Interview 404 : Scott Owen de The Living End


Aujourd’hui petite rencontre avec un groupe de punk-rock australien : The Living End. On a pu discuter avec Scott Owen, contrebassiste du groupe The Living End

On vous propose cette interview aujourd’hui pour fêter la sortie de l’album « Wunderbar », nouvel album du groupe ! Vous pouvez l’écouter avec la petite playlist à droite 🙂

Merci à Adeline Déprez pour la traduction de l’interview !

M : Bonjour Scott, comment allez-vous ?

S : Très bien, merci !

M : Donc, nous sommes Error 404, un média qui parle de musiques, jeux vidéos, films, toutes sortes de divertissements..

S : Ouais !

M : Donc, vous jouez demain à Paris au Backstage By The Mills, c’est un super endroit.

S : Oui, c’est un super endroit, vous le connaissez ?

M : Oui je le connais bien, c’est une petite salle mais vraiment jolie !

S : Oh, trop cool !

M : Vous n’avez plus fait de concert en France depuis 2009, à part pour Download l’an dernier… Ca faisait longtemps !

S : Oui, je sais ! Avant, on venait on jouait une ou deux fois par an ou par album… aux States et à travers plusieurs tournées l’étranger. Mais ça s’est un peu calmé pendant un moment, on a passé plus de temps à la maison, fondé une famille, ce genre de choses. On voulait être un peu plus à la maison, pour eux. (01:13 / Pas sûr de celle là = We went astray ? ) Avoir à traverser d’un pays européen à l’autre, ça allait, mais devoir traverser l’océan, traverser l’équateur, ça fait un long chemin  ! Mais maintenant, on est un peu plus retrouvé l’énergie, de faire les voyages plus souvent. Le voyage qu’on a fait ici l’an dernier était vraiment énergisant, la soirée était très bien, le Download Festival était génial, il y avait un super public pour nous, on a passé une super soirée. Il y avait même un gars en costume de Spiderman qui faisait du crowdsurfing au Download Festival, c’est un souvenir bizarre… Mais, c’était vraiment bien de revenir ici !

M : D’où vous venez en Australie ?

S : De Melbourne.

M : Ca fait un long voyage pour venir en Europe ou aux Etats-Unis !

S : Oui, ça l’est ! C’est un long chemin, on est un peu à l’écart en Australie *rires*

M : Vous faites plus de tournées directement en Australie ?

S : Oui, on le fait ! Mais le truc, en Australie, c’est qu’on existe depuis 20 ans maintenant… Nos albums ont été assez populaires depuis le premier ici… L’Australie a une petite population donc il y a un moment où les gens vont commencer à s’ennuyer de nos concerts, a en avoir marre de nous, parce que la population est petite ! Donc, pour pouvoir jouer souvent, on doit se casser de l’Australie et venir à l’étranger, en Amérique, en Europe, ou des endroits comme le Japon et Nouvelle-Zélande, qui sont un peu plus près pour nous… Autrement, on passerait beaucoup de temps assis à rien faire en Australie *rires*. Les gens nous aiment bien chez nous, mais on ne peut pas passer en concert tous les mois non plus, les gens veulent aussi écouter d’autres choses !

M : Qu’est ce que vous allez jouer en live alors ? Des nouveaux titres pas encore sortis ?

S : On joue “Don’t Lose It” parce que c’est le single qu’on a sorti, “Drop the Needle”… *il réfléchit* Qu’est ce qu’on a joué d’autre de nouveau ? Je me souviens pas… Il y en a un autre… Des fois “Wake Up the Vampires”… Enfin bref, on joue quelques nouveaux morceaux. Comme tu l’as dit, ça fait tellement longtemps qu’on était pas venus ici, à part pour le Download Festival l’an dernier. Je pense que, peu importe les fans que l’on a ici, à Paris, il y a des fans qui connaissent le groupe depuis longtemps, et qui veulent entendre nos anciennes chansons, je pense, donc on le fait

M : Quelle est votre chanson préférée à faire en live ?

S : La chanson que je préfère faire en live est probablement “Second Solution”, ou “Prisoner of Society”, ces vieilles vieilles vieilles chansons qu’on connaît bien. C’est un peu mon plaisir coupable ! Parce qu’on sait qu’on aura de bonnes réactions pour ces chansons, donc c’est marrant.

M : Vous prévoyez de revenir l’année prochaine pour la saison des festivals, par exemple ?

S : Oui, c’est le but ! De revenir et refaire des festivals, l’année prochaine. Et on pensait même être capable de revenir entre maintenant et l’année prochaine. On verra !

M : Donc, vous allez être occupés de toute manière !

S : Oui, parce qu’on a beaucoup de tournées prévues en Australie pour le reste de cette année, Noël et le Nouvel An, et même jusqu’à l’an prochain en Février, on a beaucoup de concerts en Australie. Et on papote à propos d’un petit détour en Amérique pour la fin de cette année ou début de l’année prochaine. Donc c’est bien, ça veut dire qu’on va être bien occupés comme on l’était avant, c’est génial.

M : Maintenant, parlons de l’album, la raison pour laquelle vous êtes ici aujourd’hui ! Donc, vous sortez “Wunderbar”, votre 8ème album, le 28 Septembre.

S : Correct !

M : En quoi est-il différent des albums précédents ?

S : C’est pas vraiment différent, tu sais. On a notre style, mais on est aussi un trio, donc on a quelques limites évidentes du fait que nous ne sommes que trois. Je pense que dans chaque enregistrement, les limites et les variations restent similaires, mais ça sonne juste différemment. On incarne nos chansons différemment. Je pense que la différence principale, facile à identifier, entre le dernier album et celui-ci : Notre dernier album,“Shift”, était très personnel, et très dark, psychologiquement dark. Le nouvel album, les morceaux sont un peu moins personnels, un peu plus universels, un peu plus enjoués, avec des paroles un peu plus optimistes au lieu d’être pessimistes.

M : On se souvient du clip vidéo de “Don’t Lose It”

S : Oui ! On a fait un clip assez drôle pour cette chanson. C’est une chanson assez enjouée aussi alors on a fait une vidéo amusante !

M : Quelles sont vos inspirations principales pour cet album, ou en général ?

S : Wow, c’est dur de rapporter à une inspiration principale. Une inspiration peut venir d’un million de choses différentes mais je pense que d’avoir été en Allemagne, à Berlin, en Janvier, était une expérience inspirante et ça a marqué l’album. De notre point de vue, quand on a quitté l’été australien, les rayons de soleil, la plage, ce genre de choses : pour arriver en Allemagne au milieu de l’Hiver, un hiver gelé, où il faisait zéro maudits degrés. Vous connaissez, vous avez les mêmes températures aussi ! C’était tellement en dehors de notre zone de confort. C’était la meilleure chose qu’on pouvait faire, parce que c’est très inspirant de se mettre dans une nouvelle situation et quitter sa zone de confort. Je pense que c’est la meilleure manière de créer. Particulièrement, quand tu dois rester à l’intérieur et continuer à travailler ! Je pense que c’est un endroit très inspirant, Berlin, à visiter en Hiver, un bon endroit pour être créatif. Parce que, la chose bien avec Berlin, je trouve, c’est genre gris, terne, froid et misérable. Mais, il y a encore tellement de couleurs dans la ville, dans l’art urbain, les graffitis, à l’intérieur de ces galeries, dans ces lieux où il y a de la musique, etc. Ca a toujours une attitude vraiment belle et colorée. Berlin, c’est probablement l’inspiration principale de l’album, cet endroit.

M . Donc, vous avez enregistré l’album à Berlin ?

S : Oui, on l’a enregistré principalement à Berlin. Et on a aussi été dans cette petite ville au milieu de l’Allemagne qui s’appelle Rothenburg. Il y avait un studio, on a enregistré là-bas pendant une dizaine de jours, dans un grand et ancien studio. Donc oui, ça fait deux endroits.

M : Quel est votre processus de fabrication pour l’album ? Comment vous créez les chansons ensemble ?

S : On a tout commencé à peu près vers le dernier trimestre de l’an dernier. On vivait tous à des endroits différents. Chris habitait encore en Amérique, Andy était dans le sud de l’Australie et je vivais à Victoria. Donc, on a fait quelque concerts en Australie, où on se réunissait à Melbourne pour s’entraîner pendant quelques jours, où on travaillait sur de nouveaux morceaux, faisait les concerts puis on repartait chacun de notre côté. Donc on a passé un peu de temps à préparer des chansons. Mais on s’est pas entraînés autant pour ces chansons que pour les chansons des albums précédents. Normalement, on était un peu plus organisés ! Donc en Janvier, quand on est arrivés à Berlin, pour préparer l’album, c’est le moment où tout devait être rapidement bouclé et complet. La limitation en temps, c’est bien parce que, tu sais, tu passes tout le temps du monde à travailler, travailler, travailler et avec un peu de chance, à t’améliorer, t’améliorer… C’est bien d’avoir un point d’arrêt, pour limiter. Après, on a passé deux semaines à Rothenburg dans un grand studio, enregistrer le groupe, la batterie, la basse et la guitare. Après, on est retournés à Berlin dans un studio pendant deux autres semaines pour terminer le chant et tout ce qui va au dessus des instruments !

M : Donc, ça a pris combien de temps pour tout l’album ?

S : Six, quatres… non, deux semaines de pré-production, quatre semaines d’enregistrement, mais avant d’en arriver là, il y a eu des mois d’écriture.

M : Tout le monde participe pour l’écriture des chansons ?

S :  Non, la plupart du temps, Chris écrit les chansons. Il a ramené des chansons qu’il a écrit il y a des années et aussi d’autres qu’il a écrit plus récemment. Après on s’entraîne sur ces chansons ensemble où on a tous nos idées et nos interprétations, qu’on partage et on expérimente, on expérimente, on expérimente, et puis voilà ! On a une chanson.

M : Comment vous décidez quelle chanson va dans l’album ou pas ? Genre “Celle là est bien, on la met” ?

S : Ouais, c’est le grand bénéfice d’avoir du temps pour s’entraîner avant d’aller en studio pour enregistrer. Ca devient évident, quelle chanson paraît laborieuse et difficile à travailler, même si des fois, il faut quand même continuer, et trouver la chose qu’il faut. Des fois, tu continues à travailler et t’es là genre “Nan, on doit s’en débarrasser”. Et sinon, il y a aussi des chansons qui se créent facilement, qu’on aime immédiatement, mais dont on se lasse ensuite. D’autre qui se créent rapidement, qu’on aime immédiatement qu’on trouve amusantes et qui restent amusantes ensuite. Donc, il y a plusieurs formes, dans le processus, on doit juste garder l’esprit ouvert et si quelque chose doit être retravaillé, continue à travailler dessus. Avec nos précédents albums, on apprends de nos erreurs. On sait comment choisir le chemin d’une chanson ou trouver le chemin pour atteindre l’essence de la chanson, un peu plus judicieusement que dans le passé où on a fait des erreurs, on a trop joué et pas assez donné de temps à l’idée de fleurir, ou bien qu’on a pas joué assez, etc. C’est toujours différent, chaque chanson à son propre périple.

M : Parlons de l’artwork sur l’album, c’est rempli de vieilles télévisions cathodiques, vous pouvez en parler un peu ?

S : Encore une fois, ça a pris du temps et son propre chemin pour en arriver là. On avait plusieurs idées différentes, transformé en plusieurs formes. Je trouve vraiment cool d’avoir le tourbillon en arrière-plan, ça donne un peu un sentiment hypnotique. Ensuite, on a ajouté les écrans avec des images du paradis, les palmiers et les plages, ce genre de choses. Utiliser des écrans est une chose symbolique. On utilise tellement les écrans dans nos vies de tous les jours. C’est un peu une réflexion autour de ça. Le paradis sur les écrans mais on a le tourbillon hypnotique derrière. C’est mon interprétation de ça, tout le monde peut interpréter à sa manière. On pense que c’est un très joli artwork, c’est lumineux, positif et réjouissant et c’est wunderbar ! (nb : en Allemand, ça signifie merveilleux)

M : Ca fait un peu une atmosphère à la synthwave

S : Une atmosphère de ?

M : Synthwave

S : Synthwave ? C’est quoi ?

M : C’est un genre de musique, avec des néons, des palmiers, paradise, ce genre de choses

S : C’est un peu différent de nous parce qu’on a tendance à faire de l’imagerie dark, mais là on a fait un peu plus joyeux !

M : Quelle est votre chanson favorite sur l’album, si vous devez en choisir une ?

S :  C’est dur de répondre à cette question… J’ai l’impression d’être encore attaché à chacune d’entre elles, exalté pour chacune d’entre elles. Mais si je devais choisir une chanson de l’album pour la montrer à quelqu’un, je choisirai “Death of the American Dream”. Vous la connaissez ?

M : Oui !

S :  C’est une chanson qui est en deux parties, un peu psychobilly déjanté, qui déverse de manière un peu dingue à propos de la culture et des sous-cultures américaines, comme la Pop culture, ce genre de choses. Je peux dire que c’est puissant, et amusant, et vraiment puissant et énergique. Après ça passe à la partie pop de la chanson qui fait un peu ambiance country à la Johnny Cash, un peu triste, qui est la réponse à la première partie de la chanson. Pour dire que le rêve américain est peut-être en train de mourir, mais ce n’est pas tout ce qui définit l’Amérique. Il y a de l’espoir, donne un aspect d’espérance à ce dont l’Amérique ressemble ces jours-ci. Je ne sais pas à quel est le point de vue sur l’Amérique en France, mais elle à l’air un peu insensée de notre côté du monde. Je ne veux pas être trop politique, mais on l’est… c’est insensé, Donald Trump paraît insensé…

M : Finissons avec des questions personnelles. On parle beaucoup de Pop culture, et ce genre de choses, quel est votre groupe préféré ou votre groupe du moment que vous écoutez ?

S : Ok ! Mon groupe préféré du moment est un groupe australien qui vit à Berlin, qui s’appelle “Parcels”. Tu as entendu parlé de ces gars ?

M : De nom, mais je n’ai pas encore trop écouté. Je sais qu’ils passent dans toute la France bientôt, en novembre. (ndlr = en fait il y a l’Olympia le 13 novembre qui est complet par exemple, et pleins de dates dans toute la France, on vous les ajoute dans l’agenda à droite du site :))

S : Je pense que c’est un groupe dont vous entendrez parler. Ils viennent de commencer. Ils viennent d’une petite ville en Australie où j’ai vécu pendant 5 ou 6 ans. Une jolie petite ville qui s’appelle “Byron Bay”. Et c’est vraiment un très bon groupe. Ils ont décidé que dès qu’ils finissaient leurs études, ils allaient vivre à Berlin et faire de la musique. Et donc, ils font ça depuis à peine un an, un an et demi. Et ils sont juste hyper bons. Putain, ils sont vraiment vraiment bons ! Ils ont fait leur premier album, qui sort dans quelques mois, et je pense qu’il va avoir un grand impact, ici, en Europe.

M : Je regarderais !

S : Ouais !

M : Dans “Don’t Lose It” vous faites un show télé, c’est quoi votre show télé préféré ?

S : Mon show télé préféré…. Les Simpsons ?

M : Vous avez vu Désenchantée ? C’est la nouvelle série créée par…

S : Créé par Matt Groening ? Vraiment ?

M : C’est sorti il y a pas longtemps du tout !

S : Je connais pas

M : C’est dans un univers médiéval

S : Oh vraiment ? Ca doit être cool ! C’est un homme très intelligent. Tout ce qu’il fait est bien !

M : Vous avez un film préféré peut-être ?

S : J’ai deux films préférés, mes favoris à égalité : “Grease” et “The Blues Brothers”.

M : C’est un bon film !

S : Oui ! Mes enfants commencent à les apprécier aussi, c’est cool parce que j’ai adoré ces films depuis mon enfance, depuis qu’ils sont sortis. Ca a toujours été un de mes favoris et maintenant, ça l’est pour mes enfants aussi, c’est cool ! Je revois ces films à travers leurs yeux aussi, maintenant.

M : Jeu vidéo préféré ?

S : Je joue pas trop aux jeux vidéos… Mais, si je devais en choisir un, ça serait un jeu de course, comme “Colin McRae”, quelque chose comme ça.

M : Dernière question, pour diviser le groupe, c’est qui le plus drôle d’entre vous ?

S : Le plus drôle ?

M : Ouais, vous devez choisir !

S : Oh mec ! Ils sont tous les deux (ndlr: les deux autres membres du groupes si ce n’est Scott !) drôles. Mais… comment dire, ils sont tous les deux drôles, je les trouve drôles ! *rires*

M : Vous avez une anecdote à partager à propos de la tournée ou le making of de “Wunderbar” ?

S : Une anecdote que je peux vous raconter, aujourd’hui c’est l’anniversaire d’Andy. Pour de vrai, c’est la vérité. Et une anecdote sur le making of de wunderbar ? Pas vraiment lié à l’album, mais plus à la France… Les deux dernières fois où on est venus en Europe, nos instruments ont été retenus à l’aéroport ! Donc on arrivait sur les festivals sans instruments, mais finalement ça s’est arrangé rapidement.

M : Vous avez un dernier mot pour vos fans français et nos lecteurs ?

S : “Bonjour”, et “Merci beaucoup” et j’adore les “Happy Drivers” qui est est groupe de psychobilly français. Ils sont, de loin, mon groupe de psychobilly préféré du monde, donc je voulais le dire, en espérant que le groupe verra ça, ce serait sympa. Merci de nous recevoir de nouveau !

M : Merci beaucoup pour ton temps et tes réponses Scott !

Le groupe au complet !

 

Interview 404 : Olof Mörck, guitariste d’Amaranthe


Aujourd’hui, et 11 mois après avoir reçue Elize, chanteuse d’Amaranthe, on retrouve son fidèle compère, Olof Mörck, guitariste d’Amaranthe, venu pour nous parler rapidement de leur dernier album Helix !
Faute de timing et de taxi pour lui et Elize, l’interview aura été un poil plus courte qu’habituellement, mais nous vous avons réservé une surprise de luxe pour la fin de l’article alors lisez bien tout !

Maximilien : Salut Olof, comment vas-tu ?
Olof : Ca va super ! Je suis très content d’être à Paris de nouveau !
Maximilien : On a plein de nouvelles choses à parler depuis novembre dernier ! Vous allez sortir Helix, votre 5ème album le 19 octobre ?
Olof : Absolument. Cet album est pour moi le meilleur que l’on ai fait. Le dernier a été un peu controversé, et plus orienté sur les claviers, l’electro et bien d’autres choses. C’était intéressant de découvrir d’autres choses avec le groupe. Mais cette fois-ci on est revenu à ce qu’on a fait avec les premiers albums, mais on a gardé un peu la touche du dernier quand même et de ce qu’on en a appris. On a donc développé tout ça au niveau encore au dessus, on était très ouvert d’esprit pour ce nouvel album.
Maximilien : Il y a toujours beaucoup d’electro dans ce nouvel album tout de même… Est-ce que vous avez procédé de la même façon pour composer cet album ?
Olof : Oui, c’est globalement la même chose. On s’asseyait avec Jake et Elize pour écrire avant, et on sortait tous nos titres comme ça. Maintenant que Jake n’est plus là, il y a moins de son influence, et il avait de bonnes idées, mais maintenant il n’y a plus qu’Elize et moi. Il y a moins de frictions si tu vois ce que je veux dire. On est plus en accord sur les paroles, sur la présence du synthétiseur…

Petit souvenir du show au Cabaret Sauvage l’an dernier ! Photo : Romain Keller

Maximilien : L’arrivée de Nils au chant clair a changé quelque chose alors ?
Olof : Pas vraiment, non ! En terme d’écriture en tout cas. Il ne compose pas pour Amaranthe. Il pourrait je pense, mais pour le moment il vient d’arriver dans le groupe et n’est pas encore autant imprégné du groupe que Jake a sa création et depuis des années. On garde pour le moment notre façon de composer, mais on intégrera progressivement Nils au processus.

Maximilien : Il y a quelques parties totalement electro sur le dernier album tout de même ! C’est toujours basé sur le futur, le digital…

Olof : Ça correspond au concept du groupe. Si tu regardes un film sci-fi ou de super héros par exemple, il y a beaucoup d’action, d’énergie, de couleurs… Dès que ça part sur d’autres thèmes, ce n’est plus vraiment le même esprit. C’est pour cela qu’Amaranthe a toujours le même esprit musical. On a pas de chansons de 14 minutes par exemple, il nous faut des trucs catchy, rapide, qui rentre en tête ! J’écris des chansons pour d’autres groupes et ça n’a absolument rien à voir, ça n’a rien de futuriste ou autre…  C’est le concept du groupe, il a été fondé pour ce genre de musiques, je suppose.

Maximilien : Pour quels autres groupes écris-tu ?

Olof : Deux autres groupes, Dragonland et Nightrage.

 

Maximilien : Revenons à Amaranthe. Le premier single de l’album était « 365 », pourquoi celui-ci ?

Olof : Je dirais bien que oui… C’est celui où les paroles. 365 était aussi le choix idéal pour moi

Maximilien : Et alors le prochain single ?

Olof : Oh je pense que ce sera Countdown. On va faire un clip plus creepy, plus dark… Ca va être très différent et j’ai hâte de voir ce que les gens vont en penser *rires*

Maximilien : Pourquoi l’album s’appelle t-il « Helix » alors ?

Olof : D’habitude, on joue toujours le jeu de la puissance : « Maximalism » « Massive Addictive », cette fois avec « Helix » on a voulu faire un truc différent, plus mystérieux. Après, avec deux « Hélix », on a un morceau d’ADN, ça représente aussi notre retour au source.

Maximilien : Vous serez de passage à Paris le 25 octobre avec Powerwolf. Vous êtes pressés ?

Olof : Oh que oui ! Ca va être fou d’aller au Bataclan à nouveau !

Maximilien : Vous avez d’autres shows en tant qu’headliner bientôt ?

Olof : Probablement l’année prochaine. On va faire des shows dans TOUTE la France en début d’année prochaine ! Je ne peux pas encore vous dire les villes ni les dates, mais il y aura 10 ou 12 dates, ça va être dingue !

EDIT : Une tournée dans toute la France, avec Powerwolf ! C’est rare de voir une si grosse tournée en France pour des groupes non francophones alors c’est une super nouvelle ! Retrouvez très bientôt toutes les dates dans notre agenda !

Maximilien : Des festivals européens cet été alors ?

Olof : Je ne sais pas encore, mais on a jamais fait le Hellfest alors on adorerait, c’est où en France déjà ?

Maximilien : Vers Nantes, en Bretagne ! D’ailleurs en parlant de scène, celle du Hellfest est grande, mais comment faites-vous sur des petites scènes avec trois chanteurs ?

Olof : *rires* Ca a été longtemps une problématique qu’on s’est posés dans le groupe. On a tous joués dans des groupes avec des lines-up plus classique donc on avait l’habitude de prendre bien notre espace. Mais bon, on a grandit ensemble dans Amaranthe, du coup on reste plus sur nos places, mais on headbang ensemble par exemple, on échange de place et au final c’est assez naturel !

Maximilien : Toute façon, plus vous êtes connus, et plus vous arriverez sur de grosses scènes et aurez plus de place !

Olof : Oui, et c’est super ! Les derniers festivals qu’on a fait étaient énormes, donc c’était super génial !

Maximilien : Ça change du Petit Bain où vous étiez plus serrés *rires* !

Olof : Oh oui, mais c’était super !

Maximilien : C’est vrai, puis la proximité créé de l’énergie !

Olof : Totalement ! En plus j’avais adoré ce Petit Bain, c’était fun de jouer sur un bateau !

Maximilien : Qui dit 404 dit pop-culture et donc tes goûts personnels. Quel est ton groupe préféré ou celui que tu écoutes en ce moment ?

Olof : Je peux te faire les deux en un, en ce moment je reviens sur mes classiques, et c’est Symphony X. Ca me rappelle quand je jouais du power metal… Michael Romeo est mon guitariste préféré !

Maximilien : Une série ?

Olof : Je dirais bien que c’est Master Chef que je regarde avec ma femme *rires*. C’est très drôle et on adore cuisiner ensemble alors on rigole bien et ça nous donne des idées ? Ça donne toujours tellement envie ! Sinon, j’adore Game Of Thrones bien évidemment.

Maximilien : Alors qu’est ce que tu préfères faire ?

Olof : J’adore faire du boeuf bourguignon, et des coquilles Saint-Jacques en entrée !

Maximilien : Ah oui, très frenchy alors !

Olof : Totalement frenchy, il faut reconnaître que c’est quand même vraiment super bon la cuisine française !

Maximilien : Un jeu vidéo préféré ?

Olof : Je dirais Assassin’s Creed.

Maximilien : *rires* C’est bon, ça correspond bien à ton intervention pendant l’interview d’Elize qu’on avait fait il y a quelques mois ou tu disais la même chose *rires*

Olof : *rires* C’est vrai ! Avant de partir pour ce petit tour promo en Europe, je jouais à Uncharted 4. J’ai acheté une PS4 récemment et je me régale !

Maximilien : Tu es pressé de voir Assassin’s Creed Odyssey alors ?

Olof : Oui ! J’adore l’histoire grecque et j’ai joué plusieurs années dans un groupe grec alors forcément, ça me touche pas mal et j’ai très hâte de pouvoir y jouer !

Maximilien : On a hâte aussi, mais on a tout aussi hâte de vous voir sur scène bientôt ! Merci pour ton temps et tes réponses Olof !

Olof : Merci à toi, on se voit au Bataclan le 25 octobre !

 

Avant de partir, j’ai demandé à Elize, aussi présente durant cette journée, et Olof de dédicacer l’un de mes vinyles d’Amaranthe, leur dernier en date « Maximalism », afin de vous l’offrir ! En attendant le prochain « Helix », vous allez désormais avoir de quoi vous chauffer !

Vous avez donc une semaine pour participer au concours et tenter de remporter le vinyle de « Maximalism » d’Amaranthe, dédicacé par Olof Mörck et Elize Ryd !

Pour participer, c’est très simple :

Followez nous sur Instagram @error404fr et publiez une story Instagram dans laquelle vous mentionner @Error404fr et @amarantheofficial ! Le plus convaincant, le plus drôle ou le plus METAL remportera le vinyl !

Vous avez jusqu’au 01/10 et toutes les infos sont sur notre Instagram ! GOGOGO !

Beartooth au Petit Bain – 21/08/2018 – LIVE REPORT


C’est la fin des vacances, c’est la fin des festivals, mais… c’est la reprise des concerts en salle, ou du moins en bateau en l’occurrence ! Beartooth nous fait l’honneur d’ouvrir cette nouvelle saison qui commence, on y était et on vous en parle TOUT DE SUITE !

-> Lance la playlist à droite (avec 2 chansons par première partie pour débuter !) en lisant ce petit live report. Tu verras, c’est plus sympa ! 🙂

– Skywalker : 20h/21h –

Il fait très chaud dehors, mais ce n’est rien comparé à la chaleur dans la salle. Deux mois après Asking Alexandria, Skywalker est déjà de retour en France. Le retour le plus rapide de l’ouest !

Le groupe s’installe sur la scène tranquillement, finit ses réglages et entame son set à l’heure prévu en étant déjà sur scène. On a le droit à un set assez similaire de celui fait il y a deux mois, et le frontman du groupe pragois n’hésita pas à saluer les personnes les ayant déjà vu et à saluer les nouveaux arrivants dans la famille. Comme on l’avait déjà dit pour Asking, le groupe est extrêmement efficace et rien ne semble pouvoir les arrêter pendant le set… Après une petite blague sur le penis (dont le sens nous a échappé, sorry !) et les pogos qui debutèrent sur le troisième titre du set. Jusqu’à ce que la loi de la nature s’en mêle…

L’attente de la reprise du concert !

Le set s’arrête net, le groupe est sur scène, ne comprend pas ce qu’il se passe quand on leur fait signe d’arrêter… Ils se promènent sur scène, sur le côté, et les roadies s’affolent dans tous les sens… Un rockeur un peu trop imbibé à renverser sa bière sur la console de la régie son… C’est assez problématique lors d’un concert de metal ! Interruption du show, on ne sait même pas si celui-ci va reprendre vu la situation… Batterie, basse et guitare vont passer sur leurs amplis sans passer par la régie son et donc le réglage du son et vont nous jouer un air jazzy style musique d’attente téléphonique (et c’était d’ailleurs très chouette et probablement inédit au concert parisien pour le coup!).

On part chercher une bière pendant ce temps là (qu’on ne renversera pas sur les appareils électriques de la salle, promis !) et c’est finalement 15 minutes plus tard que le groupe va reprendre et finir avec les trois chansons qu’il lui restait ! C’est rock’n’roll ! Bière, metal, chaleur et bateau ! On est repartis pour trois chansons où le public se déchaîne totalement dans la fosse. Jay (chant) va donc faire sa petite leçon de morale en demandant au public de faire la fête, de boire ce qu’il souhaite, mais de garder un bon périmètre de sécurité autour du matériel électrique qui n’est pas tout à fait waterproof !

Bref, c’était le comble pour un bateau d’avoir coulé son matériel, mais bon, plus de peur que de mal puisqu’il n’aura fallu qu’une quarantaine de minutes de set de Skywalker pour couler la fosse et le bateau ! Pas de doutes, c’est la reprise, et le public est en grande forme.

D’ailleurs, il est intéressant de noter que le groupe avait fait suffisamment sensation à Asking Alexandria (ou alors le public avait très envie de choper une bonne place pour Beartooth ?) pour qu’il soit présent massivement dès le début. Le show commençait à peine que la salle était déjà pleine à craquer ! On aura rarement vu la salle aussi bondé aussi tôt dans la soirée.

– Loathe : 21h-21h50 –

C’est avec 10 petites minutes de retard provoqué par la catastrophe bière/son précédente que le groupe de Liverpool monte sur scène. Avec un look plus chic et moins courant dans le milieu, le groupe se démarque par son style vestimentaire. Le chanteur et sa veste d’Harley Davidson et les guitaristes avec leurs barbes bien taillés et leurs petits pulls un peu chic ! Rigolo quand on voit ce que ça a donné derrière !

Cela faisait longtemps que nous n’en avions plus vu en concert, mais le groupe était accompagné de deux petits écrans à gauche et à droite de la scène. De notre point de vue et au vue de la foule astronomique de gens tassés à pogoter en fosse, on distinguait très souvent des yeux, des bouches, quelques paysages, le tout, toujours en noir et blanc. Difficile de comprendre l’interprétation si ce n’est que c’était dans la veine de l’ambiance donné par les clips de leur dernier album : des clips avec beaucoup d’images psychédéliques, sans trop de couleurs et où l’on ne comprend pas tout du premier coup d’oeil.

Alors que le batteur jouait sur la batterie de Skywalker, Kadeem France (oh !) (chant) n’a pas hésité à mouiller la veste et à descendre chanter avec son micro sur pied (tant qu’à faire !) derrière les pogos, proche de l’ingénieur son. A y réfléchir, c’était peut être une stratégie pour éviter un nouveau drame à coup de bière… 🙂

En tout cas, le set de Loathe commencera par un nu-metal assez violent pour finir vraiment par des chansons bien punk-hardcore comme on les aime, avec ses plus gros hits comme It’s Yours ou Dance On My Skin et même White Hot,  un set progressif et très réussi qui aura su rencontrer son public tout du long !

Enfin, voyant que le pogo était chaud bouillant, Kadeem finit par s’inviter au milieu, toujours avec le public qui lui tournait tout autour.

– Beartooth: 22h05-22h55 –

Caleb Shomo, ancien frontman d’Attack!Attack!, et désormais à la tête d’un groupe plein de succès depuis 2012, Beartooth était très attendu ce soir dans un Petit Bain chaud bouillant et plein à craquer.

Entre LOATHE et Beartooth setlist éclectique avec Architects, Billy Talent et System Of A Down, repris en coeur par toute la fosse qui chante et saute sans même personne sur scène. Pas de doute, ce soir n’est pas n’importe quel soir.

Le groupe débarque avec toujours le même retard de 10mn accumulé ouvre sur l’un de ses titres phares et issu de leur premier album « Disgusting » : The Lines. On saute, on pogote, on danse, on sent la chaleur monter encore d’ un cran. Autant vous dire que toutes les personnes dans la salle était luisante de sueur (Bon appétit si vous nous lisez en mangeant !)

Caleb fait chanter le public, on accompagne des montées dans les aïgus sur Aggressive, des « Oh oh » sur In Between. Il était impossible de suivre les screams saturés de Caleb qui lui sont si propres, mais le public s’en donnait à coeur joie sur les parties claires et tout le monde prenait son pied ! Le groupe de l’Ohio qui a participé à deux reprises pour des « music kits CSGO » (des micro DLC qui changent la plupart des sons du jeu, que vous pouvez écouter sur Youtube : voilà le premier, et le second.) nous a prouvé ce soir qu’ils règnent d’une main de maître sur la scène punk hardcore. La mélodie (on appelle ça comme ça quand c’est du punk hardcore ?) et Kamron, Oshie, Connor et Zach nous livre un son sans fausse notes !

Les classiques d’Aggressive sorti en 2016 ne seront pas non plus sur le côté pendant la soirée et le set sera très bien équilibré en premier album, second album et l’album à venir. On aura donc ce soir les classiques Agressive, Hated ou bien Sick Of Me ! Globalement, toutes les chansons de la soirée auront fait mouche, et le public n’aura pas eu une seconde de repos : moshpits et jumps étaient les maîtres mots de la soirée. Le set de la soirée étant super musclé, ce n’est pas bien étonnant. En revanche, l’équipage du groupe n’a pas hésité à récupérer la moindre personne montant sur scène pour se lancer en slam dans la fosse. Impossible d’effectuer le moindre slam durant le concert ! Dommage, c’est un élément qui fait parti des shows ! Ne nous faites pas un Wacken et leur wall of death interdit le Petit Bain, merci ! 😉

Nous avons eu le droit à quelques morceaux de l’album Disease, qui sortira le 28 septembre et pour lequel vous retrouverez toutes les infos ici-même ! On a donc eu le droit à Disease et Bad Listener, deux titres sortis le mois dernier, ainsi qu’Infection dont la version n’est pas encore disponible mais qui est déjà joué en live depuis le début de la tournée estivale du groupe. En revanche, pas de You Never Know ce soir, le dernier titre sorti quelques jours avant le concert. C’est bien dommage de ne pas profiter de la sortie du single pour le mettre en avant, cela n’aurait pas été de trop d’ajouter ce titre et 3mn de show en plus, allez !

Le groupe quitte rapidement la scène et reviendra pour un ultime I Have A Problem quelques secondes après.  Le salut final a déjà lieu, et le groupe balance quelques bouteilles d’eau dans la fosse avant de nous dire au revoir.

Le show a fini avant l’heure de 23h prévue en comptant un petit retard de 10mn ! Des litres et des litres de sueur ont coulé ce soir dans le bateau ! Le show était intense et c’était une très belle mise en jambe pour la saison qui s’annonce excellente. Hormis un court set et le problème de son rencontré pendant le set de Skywalker, le show était excellent en tout point. Le public au rendez-vous et l’ambiance complètement folle.

Vous pouvez d’ailleurs checkez le calendrier des événements à droite du site. On y référence tous les concerts immanquables de la rentrée à Paris (et ailleurs!). On va avoir du boulot, et des beaux concerts ! Vivement !

 

 

Interview 404 : Kenta Koie & Terufumi Tamano – Crossfaith


Après leur passage plus que remarquable le samedi du Download Festival France 2018, Crossfaith s’est donné au jeu de l’interview à l’occasion de leur album Ex_Machina, qui sort aujourd’hui !

Pour lire notre chronique de l’album, voici un petit lien.

Maximilien (404) : Salut Kenta ! Comment tu vas? C’était cool en live ?

Maximilien : Alors, pouvez vous nous parler d’Ex_Machina ?

Kenta (chant) : Tout vient des playlists maintenant. Avant on achetait tous des CD dans nos magasins de disques. On écoute des tonnes d’albums plein de fois et on cherchait vraiment les albums qu’on voulait. Maintenant, c’est super instantané. Tu vois ce que je veux dire ? On peut devenir très vite et très grand, mais en même temps dégager si vite des recommandations. Le process pour trouver une chanson ou décider soi-même le titre qu’on veut écouter, ça disparaît, c’est dommage. On décide pour nous maintenant. Les anges, qui sont un peu comme nous, on les appelle les démons, c’est le principal de l’histoire de l’album.

Terufumi (DJ) : Salut, je peux me joindre à vous ?

M : Bien sûr !

Kenta Koie, chanteur de Crossfaith au Download festival Error404 par Romain Keller

Maximilien : Alors, quel est votre façon de créer des chansons dans Crossfaith ?

T : On a deux façons de faire, oui. Je m’occupe des parties electro bien sûr. Je prend de tous les gens : hardstyle, dubstep, trance, techno. La première façon de faire c’est que je compose et donne le tempo en premier. L’autre c’est que j’ajoute après mes parties, mais c’est plus rare.

M : C’est assez incroyable de se dire que des titres metal partent en fait de pistes electro. D’ailleurs, c’est assez incroyable comme genre de musique, vous êtes quasiment les seuls à mélanger à ce point metal et electro.

T : C’est facile !  *rires*

M : Vous avez donc prévu de revenir en Europe, mais uniquement à Strasbourg, pas à Paris ?

K : *rires* C’est pas très loin Strasbourg, non ? *rires*. Après, on est là aujourd’hui pour Paris !

M : Vous n’avez pas joué votre premier single de votre nouvelle album Ex_Machina sur scène aujourd’hui. Vous pouvez nous parler un peu de son clip qui vient juste de sortir ?

K : On a voulu faire un truc étrange et un peu « creepy ». La chanson parle du personnage qui est le héros de l’album. Il croit en Dieu et il essaye toujours de sauver les gens… Mais parfois, il doit les tuer car les Anges sauvent les gens du danger et de la réalité, ce qui veut dire qu’avant que les gens soient confrontés à la réalité, The Perfect Nightmare les tue. C’est un peu une sorte de résurrection… Je réaliste que c’est très difficile à expliquer en fait *rires*, mais en gros le but c’est de tuer les gens pour les sauver et les faire renaître.

 

M : En effet, pas simple *rires* ! Au niveau de votre show, vous savez déjà comment vous allez faire pour la prochaine tournée ?

K/T : Oh que oui !

M : C’est vrai qu’avec le soleil et votre créneau horaire on a pas pu trop en profiter aujourd’hui, c’est dommage…

K : C’est vrai. On va avoir un mec dédié pour faire tous ses effets pendant la tournée, le même qu’au Japon. Le show en tournée japonaise sera le même en Europe. Vous allez avoir le droit à un p**** de show en octobre !

M : Merci pour vos réponses les gars ! Sur Error404 on aime bien parler de musique, jeux vidéo, films… Quel est votre groupe du moment ?

T : Post Malone pour ma part.

K : Hum, je dirais des rappeurs japonais, et particulièrement BASI en ce moment. Il est trop cool. C’est une façon de lâcher prise pendant une tournée.

M : Ah ça me fait penser que vous avez beaucoup de featuring sur votre album, notamment avec Ho9909 dans le domaine du rap ou hip-hop, mais aussi avec Coldrain, Enter Shikari et JESSE.

K : Oh que oui ! On est super content d’avoir travaillés avec tous ces artistes fantastiques.

M : On avait interviewé Rou (ndlr : Chanteur d’Enter Shikari) il y a un moment, et on lui avait parlé de votre featuring !

K : Ah oui ? Cool ! Il avait dit quoi ?

M : Il nous avait expliqué que l’intégration dans le clip ne s’était pas fait en direct mais qu’il avait enregistré sa partie à part.

K : En effet! Notre réalisateur sur le clip, Taichi Kimura, vit à Londres. Du coup, il a filmé Rou à Londres, il est venu au Japon avec la vidéo, on a fait notre clip et on a pu intégrer les premières images de Rou qu’il avait fait avant !

M : Ah, Rou n’était pas rentré autant dans ces petits détails ! Merci ! On revient sur vos goûts personnels : une série tv peut être ?

K : Oh oui, j’ai vu Devilman Crybaby il y a peu.

M : Oh yeah !

K : Tu l’as vu toi aussi ? C’est génial comme série !

M : Bien sûr ! La musique est super d’ailleurs.

K : Oh oui, Kensuke Ushio , d’ailleurs je m’inspire pas mal de cet album pour notre dernier album.

M : Du coup, vous nous ferez une petite cover de Devilman Crybaby un de ces 4 ?

*rires*

T : Devilman…. (sur l’air du générique)

T/K : Devilmaaan ! (sur l’air du générique)

M : Enfin, votre jeu vidéo préféré ?

K : Je suis en train de faire Zelda sur Nintendo Switch, c’est super bon !

T : Moi je suis plutôt fan des Final Fantasy.

M : Tu as fait le XV alors ?

T : Pas vraiment, je suis resté coincé sur les 7 et 8 ! *rires*

 

Merci à Crossfaith pour leur temps, alors que Hiroki est parti en urgence se faire opérer de l’appendicite et s’est fait remplacer au pied levé pour les interviews par le frontman et DJ !

Nous ne sommes pas revenus les mains vides du Download, vous nous connaissez ! 🙂

On vous a ramené un polaroïd signé par Kentai et Terufumi, et il est à gagner de ce pas ! Fin du concours le 19/08 à 23h59.

Crossfaith – Ex_Machina


Les dieux de l’electronicore sont de retour pour un album thématisé autour de l’Enfer, du Paradis, du bien et du mal. Alors, plutôt l’Enfer ou le Paradis pour ce Ex_Machina ?

  • Deus Ex Machina : Avez-vous en tête la sympathique introduction de l’album précédent de Crossfaith ? Une sorte de mélodie qui monte lentement en puissance pour finir en drop electro assez bourrin (Regardez cette vidéo YouTube qui est probablement l’une des meilleures vidéos live de tout le YouTube Game : https://www.youtube.com/watch?v=O9rQvJhmpVo). Cette chanson si emblématique me paraît maintenant dure à remplacer et je n’ose imaginer une intro différente pour un live de Crossfaith. Pourtant, il y a de grandes chances que Deus Ex Machina prenne le pas et fasse office de nouvel intro de concert. Même composition avec une petite montée en puissance à la System X, bien plus rapide, suivie d’une voix qui viendra raconter le début de l’Histoire de l’album. Le rythme de la chanson est tout de suite bien plus soutenue que System X, l’electro part très rapidement en cacahuète et on a des énormes drops qui retentissent dès la première minute ! Mais est-ce que Crossfaith fait dans le hardstyle ? Oh, vous n’êtes pas au bout de vos surprises, croyez moi (et croyez en les lignes à venir !). Une intro folle furieuse qui ne présage que du bon.

 

  • Catastrophe : Quelque chose se réveille tout au fond de moi. La première catastrophe de cet album ? Le rythme se ralentit temporairement avec du scream frénétique avant de partir sur un refrain double pédale et voix claire. L’enchaînement se fait naturellement sur toute la chanson jusqu’à un pont … HARDSTYLE /!\ L’intro nous avait prévenue, et c’est sur le deuxième single de l’album que Crossfaith vient défendre un passage entièrement electro, façon hardstyle. Je n’imagine qu’une chose en écoutant cela : le live. Crossfaith est un groupe taillé pour le live, et on ne le sait que trop bien. L’electro, c’est fait pour danser. Alors en écoutant l’album sur mon fauteuil je n’ai qu’une envie, jumper dans tous les sens. Le passage hardstyle se termine par un retour en scream et les guitares qui viennent l’appuyer sur la fin. L’electro et le metal ne se seront jamais aussi bien entremêlés que jusqu’à maintenant.

  • The Perfect Nightmare : Premier single de l’album, on comprend vite pourquoi tant le rythme est frénétique et tout part dans tous les sens. Bruits electrisant, batterie qui s’affole avant de faire intervenir des premiers screams et une guitare qui slide partout. Voix sur-saturée sur les screams pour ce titre. Un véritable cauchemar pour les ingés sons en live, peut-être. Un vrai paradis pour notre folie et nos pogos.  Le titre finit par un double scream, avec certainement le scream le plus long et le plus grave de Kenta Koie, tous albums confondus. The Perfect Nightmare rentre dans le palmarès de la violence de Crossfaith. Il ne fait aucun doute que ce genre de chose sera très efficace en live.

  • Destroy : Premier featuring de l’album après un trio d’entrée parfait d’un bout à l’autre. Ho99o9, le groupe de hip-hop japonais vient pour un court featuring sur un morceau plus classique de ce que Crossfaith nous a déjà montré. L’intro très electro va ralentir rapidement avant d’entendre une phrase et de faire partir la guitare et la batterie dans la foulée. Le passage avec theOGM, le MC de Ho99o9 est très sympathique. Dj in the eyes, DJ in the sky! Le titre reste dans la thématique de ce qu’on a entendu jusqu’ici. Le côté démoniaque de l’album dont nous parlais Kenta et Teru dans leur interview était donc très légitime. Pour le moment, nos oreilles ont la vie dure et les morceaux s’enchaînent très bien. On les imagine déjà tous en live : ils n’auront absolument aucun mal à convaincre l’audience de la fosse qui se présentera devant le groupe. Le titre n’est évidemment pas sans rappeler le titre orienté hip-hop avec JESSE de Rockstar Steady du précédent EP de 2018 « Wipeout ». Le titre finit par un coup de pistolet et un passage electro pour finir sur une vague de « Destroy » screamés.

 

  • Freedom : Second featuring de l’album, mais aussi morceau connu depuis plus d’1 an grâce à l’EP de 2017 du groupe nommé justement « Freedom ». Le titre de la chanson et la mélodie la chanson, ce qui lui apporte déjà un joli crédibilité. La voix de Rou Reynolds, frontman d’Enter Shikari, est toujours aussi particulière et donne des sonorités aux titres éclectiques, un petit rythme qui rentre vite en tête. On a tout les ingrédients nécessaires pour la réussite d’un titre. Pour la petite anecdote, Rou me disait dans son interview  que sa participation au clip de Freedom avait été faite à distance, lui depuis Londres puis intégré dans les images tournées à Tokyo par le groupe.

  • Make a Move : Changement d’ambiance.  Les titres précédents proposaient un Crossfaith un peu plus orienté electro que d’habitude, mais Make a Move marque la première vraie fracture avec les titres précédents : le chant y est déjà principalement clair ! L’intro commence par un gentil « Make a move, make a move ». Son electro et rythme plus lent que du metal, on croirait presque que Kenta rappe sur cette chanson. Le style y est très particulier sur le premier couplet, jusqu’au refrain où le titre est clairement chanté avec quelques choeurs qui viennent accompagner le tout. C’est peut être le morceau le plus original depuis le passage hardstyle sur Catastrophe. Le dernier tiers du morceau fait prendre le dessus à la guitare et le rythme reprend un peu plus ce que l’on avait jusqu’ici. Ce morceau n’est pas forcément le plus efficace, mais sans aucun doute le plus original. Si ce morceau permettait de relâcher le BPM intense qu’on a depuis les 5 premiers morceaux de l’album, c’est sur la prochaine chanson qu’on aura un petit instant pour souffler. Je veux bien même vous parier que Make a Move sera le prochain single de l’album !

 

  • Lost In You : Voilà enfin une chanson pour se reposer. Voix qui s’envole d’avantage, on passe du côté angélique de l’album et on quitte le côté démoniaque qui avait clairement le dessus depuis le début. L’electro est présente de façon plus discrète sur ce morceau mais c’est le côté rock soft qu’on entendra principalement sur ce titre. Enfin une vraie pause dans cet album de brutasse qui n’en finit pas depuis le début. Fiou, on est fatigués d’avance pour le live ! Nos amis japonais ont définitivement bien trop d’énergie !

 

  • Wipeout : On en parlait tout à l’heure du dernier EP, voici donc Wipeout qui nous revient dans cet album. Ce sera peut être mon plus grand regret de l’album, le recyclage de deux titres des EP de 2017 et 2018, faisant baisser le nombres de nouvelles réelles chansons ! Le milieu du titre propose un petit passage intéressant où tous les instruments hormis une sorte de drum’n’bass et voix masculine robotique parle à toute vitesse avant de repartir sur un refrain bourrin. Enfin, vous commencez à avoir l’habitude maintenant. On retiendra que le but ici, c’est de « Fly Away », quelque soit la façon dont vous l’interpréterez personnellement. Il faut aller toujours plus loin et croire en ce que l’on fait, et sans peur ! Une chanson digne des meilleurs titres de self-motivation ! Une vraie vague de bonne humeur et de positivité !

  • Milestone : Morceau qui pourrait être assimilé à ce qui avait été fait sur « Tears Fall » sur le précédent opus. La chanson se rapproche d’une balade (sauce Crossfaith, donc ça reste péchu, bien évidemment !). Je n’ai plus grand chose à dire de plus sur ce titre si ce n’est qu’il vous faudra fermer les yeux et l’apprécier tel quel. Elle ponctue un passage plus tempéré sur cet album et permet de relâcher la pression de cette vague de puissance qui nous agresse depuis le début de l’album et fait écho direct à Lost In You un peu auparavant.

 

  • Eden In The Rain : Chant quasiment accapella par moment, le morceau est très équilibré mais n’apporte pas grand chose de nouveau par rapport aux autres et aux précédents opus. C’est peut être celui qu’on oubliera le plus facilement sur cet album. C’est tout de même un bon prétexte pour entendre chanter Kenta Koie en chant clair pour la plupart du temps !

 

  • Twin Shadows : La touche originale de l’album : un titre sans voix, une musique qui résonnerait presque synthwave et cheaptune 8-bit. Quand on sait l’amour du groupe pour le jeu vidéo, un tel morceau ne nous étonne pas plus que ça. Un peu à la façon d’Astral Heaven sur XENO, on imagine tout à fait ce titre sur un jeu vidéo. Dans le cas présent, c’est typiquement un morceau qui collerait sur un jeu comme Crossing Souls, ou le futur Cyberpunk 2077.

 

  • _Daybreak : Nous voilà déjà au dernier morceau original de cet album. La guitare a un effet saturé particulier et qui traîne un peu en longueur. On finit l’album comme on a terminé, les enfers ont remporté, il faut être posséder par le démon et hurler dans le micro pour réussir. En tout cas, Kenta et sa bande nous propose un morceau avec une chorale derrière un scream violent et une batterie accompagné d’un petit scintillement electro à peine audible qui donne un ton décalé par rapport au scream sale et à la chorale qui prend le relai. Un morceau bien à part du reste encore. La dernière partie finit par être chanté avec le choeur présent en permanence. Tel un hymne réussi, c’est sur cela que Crossfaith nous laissera. Pas sur notre faim tellement l’album fut intense, mais il est vrai qu’après 12  chansons dont 2 déjà connues, on aurait presque envie d’en entendre un peu plus… Mettons ça sur le fait qu’on est toujours trop gourmand, allez ! 😉

 

  • Faint : Petit featuring avec le chanteur de Coldrain (qui seront de passage le 14 oct 2018 avec Crown The Empire pour rappel !) pour se remémorer l’un des grands noms du rock : Linkin Park. Avec le très regretté Chester Bennington au chant, Masato et Kentai s’alternent au chant pour proposer une version explosive de Faint. Pari réussi. Le titre conclut l’album de la meilleure façon qu’il soit : on aime la musique avant tout, qu’on soit du côté du mal, du bien ou peut importe ce qui a été raconté dans l’album que l’on vient d’écouter. Ce qu’on retient c’est la passion pour la musique. C’est ce que Linkin Park avait et qui a fait leur réputation, c’est ce que les japonais nous montrent aujourd’hui dans un hommage poignant et dansant. Masato s’occupe du rap . Même si la reprise n’est pas aussi saisissante et originale que celle d’Omen de The Prodigy qui avait fait leur renommée à leurs débuts, cette cover tout en scream est un plaisir pour clôturer l’album. On espère vivement avoir l’occasion de l’entendre en live pour finir en beauté un show qui s’annonce d’ores et déjà très intense.

 

Au final, on pensait Crossfaith déjà au sommet avec XENO, on s’était totalement trompés. EX_Machina met la barre toujours plus haute et il n’est plus possible de dissocier ni l’electro, ni le metal de Crossfaith. Les genres se mélangent mieux que jamais sur ce nouvel opus. Crossfaith sont définitivement les maîtres incontestés de l’electronicore et ils ne sont pas prêts de rendre leur trône de si tôt s’ils continuent sur cette lancée.  On a plus qu’une hâte, faire le déplacement en Europe pour pouvoir les retrouver en live après le meilleur live du Download Festival 2018 et découvrir cette nouvelle bombe sur scène. Vraiment, allez les voir dès que vous en avez l’occasion, car leur prestance scénique, leurs nombreux effets visuels sur scène et l’énergie electro mêlée à la puissance du metal ne peut faire QUE des ravages. On compte déjà les jours jusqu’à leur prochaine date.

Ex_Machina, un album immanquable sur cette année 2018 !

Beartooth : Nouvel album, nouveau single et concert parisien !


Vous connaissez peut-être Beartooth pour son frontman charismatique Caleb Shomo et sa voix si particulière… ou alors car vous avez abusé de Counter Strike : Global Offensive puisque leur musique est dispo dans le jeu… Aujourd’hui ils reviennent avec Disease!

Connaissiez-vous Beartooth au chant clair ? Sûrement pas puisque c’était assez rare sur les précédents opus, mais pas sur leur dernier titre !
La nouvelle chanson du groupe vient juste de sortir : Disease, et vous pouvez l’écouter juste ci-dessous !

L’album répondant au même nom que ce single, « Disease », sortira le 28 septembre prochain, toujours chez Red Bull Records
La tracklist est déjà connue :

  • Greatness Or Death
  • Disease
  • Fire
  • You Never Know
  • Bad Listener
  • Afterall
  • Manipulation
  • Enemy
  • Believe
  • Infection
  • Used And Abused
  • Clever

En attendant, on les retrouve en France le 21 août sur un concert d’ ALTERNATIVE LIVE au Petit Bain à Paris ! Ce sera le retour de la période des concerts après la pause estivale, et on a super hâte !

EVENT Facebook : Beartooth, Loathe, Skywalker I 21.08.18 I Paris

Comme c’est l’été, et qu’on veut se faire plaisir en vous faisant plaisir : on vous fait gagner une place pour le concert de Beartooth au Petit Bain !

Fin du concours le 5 août à 23h59 !

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