Out Of My Eyes @Backstage By The Mills – 27/04/2019

– A Reason To –

A Reason To profite de cette soirée pour ouvrir le bal, et surtout le sien : il s’agira du premier concert public du groupe ! Déjà très à l’aise sur scène (les membres semblent venir du milieu musical et n’étaient probablement pas sur le premier concert de leur vie EDIT : On m’informe que c’était bien leur premier concert, ce qui est du coup on ne peut plus impressionnant !). Le groupe jouera une petite demi-heure six titres de sa composition. Les compos sont toutes catchy et tout le monde se laisse entraîner rapidement malgré une salle pas encore tout à fait remplie.
Après un grand passage bien électrique, le groupe finit par calmer un peu le jeu sur Angelize avant de quitter

On remarquera d’ailleurs que 6 titres seront joués seulement, pour une bonne demi-heure de show… Le groupe possède donc des morceaux plutôt long pour du metalcore !

Setlist :

Overcome

Jump

Rmember

Mark The World

Angelize

Join The Crew

– Solitaris –

Stroboscopes et lumières rouges ont pris possession de ces lieux. Le groupe Solitaris arrive avec un son bien plus lourd qu’A Reason To, tout de noir vêtu et de masques. Impossible de voir quoi que ce soit durant le concert et les flashs à répétition nous éclatent les yeux.

Un invité surprise, tout de blanc vêtu, viendra créer la surprise en milieu de set et contraster avec cette noirceur musicale, ses riffs lourds et ses tenues obscures, le temps de quelques screams. Solitaris est diablement efficace et joue beaucoup avec le public, toujours à l’abri des regards indiscrets. Un show singulier qui fera mouche auprès du public !

Setlist :

Endless

Denial

Refusal

Despair

Distress

Deviance

– Out Of My Eyes –

Plein de néon multicolores prennent place en fond de scène, et la grosse caisse de la batterie s’allume : plutôt original ! Il est l’heure d’accueillir le headliner de ce soir dans une salle désormais bien remplie.

A l’instar de 404 qui fêtait ses 5 ans (pratiquement, le nom de domaine a été acheté le 27 avril mais la mise en ligne et premier article datait du 1er mai 2014), le groupe Out Of My Eyes fêtait ses 4 ans tout pile ce soir ! D’une pierre deux coups, le groupe entame les festivités par l’un de ses classiques 404… Quel heureux hasard dis donc ! Ce n’est pas pour nous déplaire bien évidemment, ni bien même déplaire au public qui se laisse emporter sans se faire prier. Pour l’occasion, tout le monde a chanté Joyeux Anniversaire à tue-tête. D’ailleurs le public était particulièrement chaud ce soir, ce qui faisait halluciner le chanteur à chaque fois qu’il interagissait avec le public, qui était plus que démonstratif que ce soit aux applauses, dans le pit ou à la moindre interaction possible avec le groupe ! L’ambiance était vraiment à son top, malgré les quelques soucis techniques qui ont bien stressé le groupe sur le moment.

Malheureusement, le groupe enverra tellement du bois dès le début qu’ils feront littéralement cramer les enceintes du Backstage à la fin de leur second titre. Le micro se coupe, et l’ingé son fait un signe de croix des bras, ce qui ne présage pas vraiment du bon pour la suite. Le concert s’arrête et le groupe tente de meubler tant bien que mal… Le public tout entier scande « L’ingé son ! L’ingé son ! L’ingé son… », le groupe commence à ne pas être trop rassuré de la situation… C’est une dizaine de minutes plus tard que le problème est réglé et que tout le monde reprend sans plus attendre !

Le dernier album du groupe, Concept, sera presque joué intégralement et dans l’ordre, agrémenté d’une petite nouveauté : Play It Back. 

Le son tape lourd et juste durant tout le set ! Cela fait longtemps qu’on avait pas pris notre pied comme ça sur du bon metalcore, et ça fait plaisir, surtout que le plateau est intégralement français !

Malheureusement, et la faute à un couvre-feu vraiment ennuyant, le groupe devra écourter un tout petit peu son set à cause du soucis technique rencontré en début de show. C’est sur Break The Rules, autre morceau inconnu au bataillon, que le groupe conclura son set de presque une heure !

Dommage que le groupe nous quitte déjà, car tout le monde semblait partant pour reprendre encore quelques morceaux en pleine face! Saleté de couvre-feu.

C’était vraiment une super soirée sous le signe de la french touch, le plateau de ce soir était vraiment au top, avec un tout premier concert d’A Reason To franchement maîtrisé, un Solitaris qui en a fait vrombir plus d’un et un final d’Out Of My Eyes qui concrétise ce qu’ils ont commencé il y a 4 ans : balancer du gros son, pour le plaisir de tous. Avec son identité qui se forme petit à petit, il ne fait plus de doute que le groupe va continuer sur sa belle lancée ! Vivement de voir les 4 prochaines années du groupe !

Live Report : Being As An Ocean @ Maroquinerie – 25/04/2019


Après avoir fait des ravages au Never Say Die Tour l’année dernière , Being As An Ocean reviennent à Paris. De plus, ils seront aux côtés de Counterparts et Holding Absence? En voilà une line up qui déglingue!  Il est néanmoins dommage que la salle soit si peu remplie. De toutes les dates possibles, il a fallu que ça tombe un jeudi soir, expliquant possiblement la présente absence…

– Holding Absence –

« Absence tenue » ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que leur absence est loin d’être tenue. Au contraire, les Gallois sont même de retour. « Holding Absence », voilà un nom qui vous rappelle sûrement quelque chose. Et pour cause, il ne serait pas étonnant que vous les ayez connus lors de leur tournée avec As It Is en novembre dernier. Depuis lors, leurs concerts se sont multipliés (au Royaume-Uni du moins), et leur fan base s’est accrue et solidifiée. Après un premier album brillant sorti en mars, leur prochaine venue en Europe était particulièrement appréhendée.

A l’approche du début du set, les lumières s’éteignent mais la couleur de ce soir est déjà annoncée avec Perish. Dès le moment où les notes frappantes jaillissent, on peut déjà voir des fans se pousser gentiment aux premiers rangs. Et, parce qu’il n’y a jamais assez de mouvements, on assiste également aux premières tentatives de stagedives de la soirée! Ils n’étaient cependant pas très glorieux et prenaient souvent fin dans les premiers rangs. Petite anecdote à part mais on a pu voir un ballon à l’effigie du guitariste Scott Carey voler en direction de la scène, décrochant des sourires.

Ce qu’on adore particulièrement avec Holding Absence, c’est cette intense poésie tranchante que l’on retrouve dans leur musique, accompagnée d’une touche de douceur apportée par la voix de Lucas Woodland, dont les aigus laissent des frissons dans le dos. D’ailleurs, sur Your Love (Has Ruined My Life), on sent que les émotions atteignent un nouveau pic avec les uns qui se retrouvent dans les bras des autres, tout en faisant couler leurs plus belles larmes. On peut clairement s’apercevoir de l’importance que leur musique porte dans le cœur de beaucoup, et à quel point elle est touchante.

Néanmoins, mis à part les trois premiers rangs hyper actifs, il est vrai que le reste de la foule était plus calme et statique. Cette dernière hochait la tête de temps à autres, ce qui prouve tout de même que les chansons de ces Gallois regorgent d’un certain potentiel. A l’approche de la fin du set, les notes suivantes retentissent tel un réel écho dans la salle : « THE ECHO OF YOUR GOODBYE LINGERS LIKE A SHADOW ». Like A Shadow est une chanson qui a su faire son bout de chemin, et est en quelque sorte une passerelle entre les anciennes chansons et les nouvelles de l’album. De fait, ce n’est sans aucune surprise que l’on entend une plus grande majorité de gens s’époumoner sur toutes les paroles.

Il est désormais l’heure de se quitter sur Penance, une chanson qui ravira les plus nostalgiques d’entre vous. Jusqu’au bout, on ne peut qu’insister sur l’émotion phénoménale que ce set nous a fait ressentir du début à la fin. Si jamais vous ne voulez et pouvez pas attendre jusque leur prochaine venue en Europe, vous pouvez les retrouver au 2000 Trees Festival en Angleterre en juillet prochain.

SETLIST

  • Perish
  • Dream Of Me
  • Monochrome
  • Your Love (Has Ruined My Life)
  • Like A Shadow
  • Penance

– Counterparts –

On monte d’un cran avec Counterparts. Cela fait un bout de temps qu’on ne les a pas vus depuis leur tournée avec Stick To Your Guns et Stray From The Path qui remonte déjà à 2016. Et pourtant, ils démarrent fort avec No Servant of Mine. La masse de gens se rapproche de la scène, laissant un vide évident derrière. Tous sont motivés plus que jamais à crier toutes les paroles. L’énergie prend non seulement le contrôle de la foule, mais va même bien au-delà. En effet, l’ingénieur son qui s’occupait du set vivait clairement sa meilleure vie en faisant de vastes gestes à vitesse lumière et en se tapant les meilleurs headbangs. On peut dire que c’était monumental ( au vu de leur chanson qui s’intitule Monument…).

A plusieurs reprises, on a pu constater des débuts de wall of death qui s’évaporent peu après. Les sauts continuent de plus belle, accompagnés de high kicks, donnant alors un sens à l’expression répandue des « pieds-bouches ». D’ailleurs, sur Stranger, on a même eu affaire à des acrobaties plutôt surprenantes DANS le pit, avec des roues et compagnie notamment. A tel point que pendant Witness, nous étions littéralement témoins d’une bataille de toupies Beyblade humaines. Un vrai spectacle. A noter par ailleurs que James Joseph, bassiste de Holding Absence, fait son apparition sur la fin de Stranger. En voilà un moment mémorable !

Sur le bridge de Swim Beneath My Skin, Ashley Emery (merch guy de Holding Absence, et vocaliste de I, The Mapmaker) fait une petite intervention scream dans le micro. Et apparemment, il semblerait que ce ne soit pas le seul à vouloir profiter du micro puisque les fans s’y étaient également mis d’arrache-pied. Suite à une forte requête du public allemand, le groupe décide de jouer Solace. Peut-être enfin l’occasion rêvée de ralentir un peu le rythme et de reprendre son souffle.

C’est finalement après avoir joué un set très énergique, laissant la salle essoufflée, que le groupe sort de scène. Ce groupe en live est vraiment comme une claque dans la figure ! Nous vous conseillons fortement d’aller les voir la prochaine fois qu’ils passent. A priori, il n’y a pas encore de date de retour prévue pour le moment cela dit.

SETLIST

  • No Servant Of Mine
  • Monument
  • Bouquet
  • Stranger
  • Haunt Me
  • Witness
  • Swim Beneath My Skin
  • Burn
  • Solace
  • The Disconnect
  • You’re Not You Anymore

 

– BEING AS AN OCEAN  –

La foule se resserre et les vides se comblent pour le dernier groupe d’aujourd’hui. Being As An Ocean pourrait même se renommer « Cascade émotionnelle » au vu de la soirée en perspective. En effet, chacun des concerts de ce groupe est unique, et pourtant, tous ont en commun cet aspect d’unité. Alors que le groupe débute tout juste avec Dissolve, nous avons déjà affaire à une foule dont les voix résonnent de plus belle.

Nous nous retrouvons transportés par le merveilleux mélange de voix, entre celle douce de Michael McGough, et celle plus puissante de Joel Quartuccio. En parlant de ce dernier, il vient justement rejoindre le public sur Alone, comme à son habitude. J’allais dire « nous assistons », mais assister n’est même pas un verbe qui retranscrirait la réalité actuelle puisque nous avons littéralement l’impression de ne faire plus qu’un avec le groupe. Ainsi, nous pouvons retrouver une masse de fans autour du vocaliste pour crier tous en chœur et de plus en plus fort « Where’s your love? Where’s your soul? Has the whole world’s blood gone cold? ».

Joel continue de se balader dans toute la salle, allant même voir les gens sur les bords du pit et prenant lui aussi part aux moshpits. On reste toujours dans la lancée des stagedives qui se multiplient et partent dans tous les sens. Un vrai raz-de-marée. Toutefois, faites également gaffe à vos bières car au vu de l’intensité des moshpits, ça va forcément finir au sol! (C’est d’ailleurs le cas! Donc attention aux chutes). Les têtes sont portées par des secousses d’autant plus intenses à l’image de la guitare retentissante, sur les paroles « Shake the death from your bones ». Finalement, c’est sur The Hardest Part Is Forgetting Those You Swore You Would Never Forget que la soirée prend fin, tout en beauté !

Le set ne comprenait certes que 11 chansons, ce qui est assez peu contrairement à d’habitude. On reste de fait un peu sur notre faim, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils ont su ravir nos papilles – et nos cœurs – ! Ils insistent d’ailleurs sur le fait que jouer à Paris est toujours l’équivalent d’un  « hometown show » pour eux. Tout ce qu’on peut leur répondre, ce serait une fois de plus un gros merci pour cette soirée intense en émotions, et cette foule très enthousiaste malgré une salle assez vide. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’était en effet une bonne soirée conviviale ! Sur ce, vivement le prochain concert de Being As An Ocean !

SETLIST

  • OK
  • Dissolve
  • Black & Blue
  • Alone
  • Know My Name
  • Glow
  • Thorns
  • How We Both Wondrously Perish
  • The Poets Cry For More
  • L’Exquisite Douleur
  • The Hardest Part Is Forgetting Those You Swore You Would Never Forget

Live Report : Anti-Flag @Gibus – 28/04/19


Après son passage au Trabendo en compagnie des nerveux Stray From The Path, c’est avec plaisir qu’Anti-Flag foule à nouveau les terres parisiennes pour chauffer le public au plus grand festival punk français : le Punk In Drublic, un festival qui prend place cette année à Angoulême et organisé par Fat Mike, frontman du déluré groupe de punk NOFX.

-Two Trains Left-

Vu quelques semaines auparavant lors de la Pop-Punk Night parisienne, le groupe aux allures de Blink-182 est déjà de retour dans la capitale. Alors que le Gibus est encore bien vide, le groupe démarre son set par When You Finally Know.

Le groupe a tenté de lancer pogos et autres activités punk histoire de préchauffer le préchauffage du festival Punk In Drublic (ça sent le roussis, non ?) mais aura tout de même du mal à trouver sa place au milieu des papas du punk, la faute à un public assez fermé et peu réceptif à la nouvelle scène du genre.

Néanmoins, il nous reste à l’esprit après le court set du groupe (7 chansons) un show toujours réussi avec une voix inspiré de Tom DeLonge de Blink-182 qui nous fait quelques frissons à chaque fois, et des tentatives de communication avec le public à la moindre occasion. Le capital sympathie du groupe est donc très grand, et on a déjà hâte de vouloir les revoir. Cela tombe bien, puisque le groupe sera de retour demain, avec un public sûrement plus approprié pour sa musique, en première partie de Story Untold au Backstage By The Mill.

 

– Anti-Flag –

Place aux papa du punk désormais ! Anti-Flag revient ce soir pour parler du Punk In Drublic Festival d’Angoulême, un festival qui aura lieu le 8 mai à Angoulême et qui sera organisé par Fat Mike (D’ailleurs, on y a été en touriste, et l’organisation était … PUNK ;-)), fondateur de NOFX. Même si Anti-Flag n’était pas la tête de ce fameux festival, il fait parti des noms phares du festival avec NOFX et Bad Religion.

A peine arrivé sur scène sur la fameuse intro punk de référence, des Ramones (Blitzkrieg Bop), le groupe entame son set sur Die For The Government, qui place directement la barre au niveau : on commence avec du très lourd, des idées politiques fortes au travers du morceau et un pit qui réagit au quart de tour. C’est ça le punk ! D’ailleurs, sur le titre explicitement nommé Fuck The Police , Justin Sane (chant) fera un discours engagé sur le patriarcat, la révolution et l’anarchie, qui renforce encore et toujours l’image punk du groupe. D’ailleurs, les événements de Notre Dame seront évoqués par le groupe, tout comme les donations exhubérantes des nombreux donateurs « C’est insensé que des personnes aient plusieurs millions de dollars sur leurs comptes quand d’autres n’ont pas de quoi manger. »

Après, il ne faut pas oublier que le punk, c’est aussi et avant tout de l’amour. Chris (basse et chant) et Justin nous inviterons au travers d’un discours de solidarité, de soutien et d’amour à ce que tout le public soit bras dessus/dessous, se fasse des câlins et des sourires. C’est donc sur une chanson entière où les

Au milieu de tout ce punk, le groupe n’hésitera pas à mentionner le festival pour lequel il est venu assurer la promotion en demandant qui sera sur place, qui avait sa place, et en invitant quelques membres du public qui n’avaient pas encore leurs places. Merci Anti-Flag!

Le groupe semblait vraiment heureux d’être parmi nous, et se réjouisse à chaque fois de traverser les océans pour venir proposer ce qu’ils font, partout dans le monde. Leurs sourires et leurs high fives au public montraient bien qu’ils étaient content d’être là, la communication entre le groupe et son public hétérogène faisait plaisir à voir.

On a déjà hâte de revoir Anti-Flag (ainsi que les autres groupes du Punk In Drublic sur la scène du Slamdunk UK !

Interview 404 : Set It Off – Cody Carson & Dan Clermont


Merci à notre traductrice Julia !

Vathana, notre nouvelle rédactrice en herbe est partie à la rencontre du groupe Set It Off juste avant le concert parisien du groupe en avril dernier. Bonne lecture !

Vathana : Aujourd’hui, nous sommes avec Cody et Dan du groupe Set it Off! Salut les gars !

Cody Carson – Chant: Salut!

Dan Clermont – Guitare: Hey!

Vathana : Comment allez-vous ?

Cody : Très bien et vous ?

Vathana :  Ça va. Vous êtes actuellement en tournée européenne, ce qui n’était pas arrivé depuis 2015. Comment la tournée se déroule-t-elle, et comment avez-vous réagi lorsque vous avez découvert que toutes les dates étaient complètes ?

Cody : C’était assez extraordinaire, et on ne s’y attendait pas ! Tout d’abord on aimerait remercier tout les fans pour avoir été aussi patient avec nous parce que ça a été assez difficile pour nous de revenir en Europe, mais nous sommes déjà en train de planifier notre retour ! Cette tournée s’est tellement bien passée qu’on ne pouvait pas ne pas déjà travailler sur la prochaine, donc merci.

Vathana : Vous venez juste de finir votre étape britannique de cette tournée, avez-vous des attentes pour cette première date européenne ? Êtes-vous impatients, nerveux ?

Cody : Eh bien tout m’a l’air d’indiquer que ça va être un concert incroyable, il y a une très longue file dehors, et la salle est magnifique. Je pense que ça va être génial !

Vathana : Pour en revenir à votre musique, en février vous avez sorti votre nouvel album intitulé Midnight. On a pu remarquer que tout tourne autour de la notion du temps, que ça soit sur la pochette de l’album ou encore le titre ! Est-ce qu’il y a une signification particulière ?

Cody : Il y a plusieurs significations, mais la raison principale est que le temps, c’est l’essence de la vie. Il a une place tellement importante dans notre vie… Cela contrôle beaucoup d’aspects de notre quotidien, de notre vie, de notre carrière… En gros, on a voulu prouver qu’on ne le prenait pas pour acquis et qu’on faisait tout notre possible pour faire de grandes choses.

Vathana : Pourquoi avoir choisi le nom Midnight (minuit) et pas ‘midnoon’ (midi) ? (ndlr : en fait, midnoon, c’est le milieu de la journée, en anglais indien d’après le dictionnaire d’Oxford ! 🙂 )

Cody : (riant) ‘midnoon’ n’existe pas ! On dit juste “afternoon” (après-midi) ou alors “noon” pour midi. D’ailleurs on avait jamais entendu ce mot jusqu’à présent! On a choisi Midnight par rapport au crépuscule. On voulait avoir une palette plus sombre, et si on avait mis Midnoon ça aurait été beaucoup trop clair ! On a aussi voulu capturer cette vibe où le soleil se couche et la lune est déjà bien haute dans le ciel. C’est aussi en lien avec notre chanson Midnight Thoughts, qui parle de toutes ces pensées sauvages qui nous hantent le soir avant de se coucher.

Vathana : Avez-vous ressenti de nouvelles ambitions musicales lors de l’écriture de l’album ?

Cody : On ne s’inflige jamais de contraintes, et on ne se dit jamais “bon maintenant faut qu’on fasse ça, on doit s’assurer qu’on fasse ça.” Si tu penses dans cet état d’esprit tu t’enfermes dans une boîte et tu risques de finir par écrire quelque chose de mauvais juste parce que tu t’efforces à avoir quelque chose qui vient vers toi alors qu’il est censé venir naturellement. Par contre on a toujours voulu avoir une chorale de gospel, mais seulement si la chanson s’y apprêtait. La dernière fois qu’on y avait pensé c’était pour la chanson Why Worry, on voulait que les “why” du refrain soient chantés par une chorale, mais finalement ils ont été chanté par 20 versions de moi-même. Mais on est très heureux d’avoir enfin pu  avoir cet élément.

Vathana : Comment procédez-vous musicalement ? Parce qu’à l’écoute de vos chansons, on peut clairement sentir tout le travail mis en œuvre afin créer des chansons aussi entraînantes. Avez-vous une façon particulière d’écrire ?

Cody : Cela dépend d’une chanson à l’autre, mais si je devais donner les grandes lignes, ça ressemblerait à ça : l’instrumentation, puis les mélodies avec des paroles inventées sur le tas, et enfin on écrit les paroles en adéquation avec la musique. On écrit toujours les paroles en dernier. Une fois que les mélodies sont toutes faites on les soumet et c’est pour ça qu’elles sont aussi entraînantes. On fait beaucoup d’effort pour s’assurer que les mélodies soient les meilleures possibles, et puis on y touche plus. Elles sont ancrées, et on rajoute des mots par dessus tout en faisant en sorte qu’ils aient un impact, qu’ils incitent à la conversation. Je peux pas mettre des mots par-ci par-là, ça sonnerait bizarre… Du coup on passe beaucoup de temps pour que les paroles sonnent bien.

Vathana : Quelles chansons du nouvel album préférez-vous jouer sur scène ?

Cody : On a seulement pu jouer quelques chansons de cet album, mais j’ai hâte de jouer la totalité de No Disrespect, parce qu’il n’y a qu’une partie de la chanson dans le medley qu’on joue sur scène, et il y a un passage particulièrement cool à jouer. Mais si je devais choisir une chanson entière, pour moi ce serait Killer in the Mirror.

Dan : Je suis partagé entre Criminal Minds et Midnight Thoughts.

Cody : Ah oui, Criminal Minds est vraiment pas mal !

Dan : Surtout le refrain. Mais Midnight Thoughts est ma préférée.

Vathana : Criminal Minds est génial!

Cody : Merci ! On la joue ce soir !

Vathana : Chez Error404 on s’intéresse à tout ce qui concerne la pop culture, dont la musique, les films, les jeux vidéos… On aimerait apprendre à vous connaître un peu plus, si ça vous convient ?

Cody et Dan : Oui, bien sûr !

Vathana : Super ! Donc tout d’abord, quels sont vos groupes favoris du moment?

Cody : Et bien en ce moment je n’écoute pas tellement de groupes que je n’écoute d’artistes solo. J’adore Bruno Mars et j’attends impatiemment sa nouvelle sortie. Il a fait un duo avec Cardi B qui s’appelle Please Me… J’aime beaucoup un artiste hip-hop appelé JID, et je pense qu’il est vraiment unique et qu’il ne ressemble à aucun autre artiste du moment. Aussi je suis un grand fan de Charlie Puth ! C’est un auteur incroyable et une personne intelligente avec qui j’adorerais écrire un jour. Et toi Dan ?

Dan : Mon groupe préféré ? Je dirais Flor. Quant aux artistes, il y a Trippie Redd et Juice Wrld que j’aime beaucoup.

Vathana : Est-ce que vous avez un jeu-vidéo préféré ?

Cody : On joue beaucoup aux jeux-vidéos. Je viens de commencer MLB the Show 19 parce que c’est la saison du baseball, et sinon j’ai beaucoup joué à Spiderman et God of War… Mais je ne suis pas un grand fan de Fortnite, j’aime pas bâtir des trucs.

Dan : J’aime tous ses choix, et j’aime beaucoup Division 2, qui est assez génial.

Cody : Mais oui ! Pourquoi je n’y ai pas pensé ?

Dan : J’attendais pour le dire *rires* !

Cody : En gros Division 2 c’est un jeu en ligne qu’on adore mais qu’on n’arrive pas à installer ici. On l’adore mais on peut pas y jouer en tournée *rires*

Vathana : Et sinon, avez-vous un film ou une série à recommander ?

Cody : Et bien on va aller voir Endgame le 24 avril, donc déjà je recommande tous les Avengers. Quant aux series… Sur Hulu il y a PEN15, qui parle de ces deux adultes qui interprètent des collégiennes en plein début de puberté. Ça m’a ramené au collège et c’est tellement bien représenté, je pense que ça vaut le détour.

Dan : Je suis actuellement en train de regarder une série sur Netflix qui s’appelle ON MY BLOCK. Ça parle de ces quatre ados qui rentrent au lycée et qui grandissent dans une partie craignos de Los Angeles.

Vathana : Un dernier mot ?

Cody : Merci de nous avoir lu ! Si vous nous connaissez on vous remercie pour votre soutien, ça signifie beaucoup pour nous. Si vous ne savez pas qui on est, et bien… Salut, on est Set it Off, et on espère vous voir à un concert un de ces quatre. Allez écouter notre musique, on pense et on espère qu’elle vous plaise.

Dan : ALLEZ ÉCOUTER !

On retrouvera le groupe une nouvelle fois en France le 23 octobre à Paris !

BATTLE ROYALE : SLAMDUNK UK


Revoilà le fameux Battle Royale après le premier du Download Festival 2018 !

Cet été, Error404 va écumer les routes de France, mais pas seulement puisque nous partons à l’aventure de deux festivals anglais fin mai : le célébrissime SlamDunk d’Angleterre (celui d’Hatfield, vers Londres) ainsi que la journée du All Points East Festival avec Bring Me The Horizon, au Victoria Park de Londres !

On est vraiment ravis de pouvoir vous proposer ça cette année alors merci aux organisateurs des festivals qui nous font confiance, et merci à vous pour nous permettre de vous proposer cela 🙂

C’est parti tout de suite pour le premier Battle Royale de 2019. (Il y en aura un autre pour le Hellfest, où les clashs feront également légion !)

Tant de groupes en une seule journée.. C’est l’heure du clash !

PREMIER CLASH :

ANTI-FLAG VS KNOCKED LOOSE – 12h30-13h30

https://www.youtube.com/watch?v=qnVD7WuarSohttps://www.youtube.com/watch?v=jOB3IYBcJEE

Le premier combat de la journée, il arrive dès le début du festival (on est bien, tiens.) avec un groupe de punk déjà culte contre un groupe sur la scène montante américaine de punk hardcore. Alors, faut-il céder au classicisme et l’efficacité d’Anti-Flag ou bien à l’originalité et la fraicheur de Knocked Loose?

GAGNANT : ANTI-FLAG.

Notre photographe Firefly a pu couvrir Anti-Flag dernièrement en avril et a retrouvé une vibe punk indescriptible, la même vibe que l’on ressent en regardant des vieux reportages sur le punk. Du vrai punk old-school, comme on en fait plus, c’est clairement chez Anti-Flag que cela se passe.

Cela dit, on est très curieux de découvrir Knocked Loose qui semble en très bonne voie pour percer aux yeux de tous, et on a la chance de les voir passer à Paris juste après le Slamdunk à Paris, le 27 mai au Gibus. Le rendez-vous est pris.

SECOND CLASH :

BOSTON MANOR VS WAGE WAR – 13h30-14h10

https://www.youtube.com/watch?v=Rw85yLl0Rk8https://www.youtube.com/watch?v=IMyv2QJCyt4

LeSur ce coup là, c’est deux groupes bien différent découverts respectivement en première partie de Good Charlotte et d’Of Mice & Men et August Burns Red. D’un côté un groupe rock qui nous fait bien penser à Don Broco, et de l’autre un groupe de metalcore moderne qui fait parti des récents groupes de metalcore à émerger à la surface de la scène underground !

GAGNANT : WAGE WAR

Choix purement subjectif, mais en même temps, vous êtes là sur un blog, donc on dit ce qu’on pense, BIM !

TROISIEME CLASH :

STORY UNTOLD VS THE WORD ALIVE – 14h50-15h30

https://www.youtube.com/watch?v=-kAwsl8CMqEhttps://www.youtube.com/watch?v=EZgheqiPBr4

Le second combat de la journée, c’est un groupe metalcore contre un groupe pop-punk. Alors que les deux groupes sont en train de monter en notoriété, il était dur de les départager.

D’un côté, le metalcore américain signe un coup de maître en participant à la dernière chanson du célébrissime jeu vidéo League Of Legends, et vient défendre son album Silent Noise, qu’on ne saura que vous conseiller !

De l’autre, Story Untold, le quintet pop-punk canadien qui chante parfois même en français qui viendra proposer « Waves » son dernier album plus qu’agréable à nos oreilles !

GAGNANT : THE WORD ALIVE.

Nous sommes au Slam Dunk, du punk et pop-punk, on en aura toute la journée. En plus, Story Untold, ils sont en concert à Paris dès ce soir. Autant donc foncer voir Story Untold le 20 mai au Backstage By The Mills, puis profiter d’un autre groupe la semaine suivante !

QUATRIEME CLASH :

CANCER BATS VS WATERPARKS – 15h30-16h10

https://www.youtube.com/watch?v=-8NSiHBIvg4https://www.youtube.com/watch?v=STLMI39CZjw

Un clash sans en être vraiment un, ici cela va plutôt dépendre de votre préférence musicale.

Si vous aimez le pop-punk, un peu l’electro et surtout beaucoup les groupes à groupies adolescents, Waterparks sera votre groupe.

Si vous préférez le punk hardcore sale, Cancer Bats et son frontman Liam Cormier seront vos amis. Pas de demi teinte ici, on va dans le dur, et sans détour !

GAGNANT : SELON VOS GOÛTS, mais plutôt WATERPARKS.

En fait, cela dépend vraiment de vos préférences musicales ici. Cela étant dit, et même en adorant Cancer Bats, j’irai personnellement voir Waterparks par curiosité (car le punk avec quelques notes d’electro, c’est cool…) puisqu’ils passent bien moins souvent en France que Cancer Bats !

En revanche, s’il est prévu d’amener Matt Tuck, chanteur de bullet For My Valentine,  sur le set de Cancer Bats pour que Liam et Matt nous fasse un titre d’Axewound, leur side project commun n’ayant jamais vraiment tourné en live, ce serait une sacré exclu à ne SURTOUT pas manquer.

CINQUIEME CLASH :

ATREYU VS NEW FOUND GLORY – 19h-20h

https://www.youtube.com/watch?v=cjzgpsfz4E8https://www.youtube.com/watch?v=qYoWZgY2HAk

La fin de journée se présente doucement à l’horizon, mais les clash n’en sont pas moins légions. (voilà qu’on va finir en rimes cet article !)

Atreyu, un groupe de metalcore américain désormais historique puisqu’il fête ses 21 ans cette année ! Le groupe, presque aussi fuyant de la France que Three Days Grace (toujours jamais passé dans notre pays en 22 ans d’existence) n’est passé qu’une fois lors de leurs débuts. Leur dernier album « In Our Wake » montre un aspect un peu plus posé du groupe et se montre vraiment ultra efficace.

New Found Glory, tout aussi vétéran de la scène pop-punk ont quant à eux acquis une notoriété indéniable au long des années avec des classiques du pop-punk qu’on a pu entendre dans tous les films adolescents style American Pie. Les voir, c’est aussi voir une partie de son adolescence du coup.

GAGNANT : ATREYU.. mais c’est dur de trancher !

Dernier passage dans la capitale pour Atreyu en 2005 (avec un petit au Hellfest en 2016) contre 2014 pour New Found Glory. Le groupe est donc un immanquable du Slamdunk pour le peu que vous aimiez le genre. On espère quand même que l’un ou l’autre se présentera prochainement en France, car se priver de l’un ou de l’autre, c’est probablement le clash le plus dur de cette journée…

FINAL CLASH :

ALL TIME LOW VS NOFX VS BULLET FOR MY VALENTINE – 20h30-22h

https://www.youtube.com/watch?v=GcNiKCmWdYEhttps://www.youtube.com/watch?v=9sTQ0QdkN3Q

Quel est ce craquage complet de la part de l’organisation ?!

« Eh les gars, on met trois têtes d’affiches, et on les fait jouer les trois en même temps. »

Argh. Comment départager d’un côté les rois du pop-punk, les rois du punk et les rois du metalcore ?

On ne saura que vous conseiller d’écouter votre coeur sur ce coup-là. Pour notre part, on élimine NOFX puisque déjà vu lors du Download Festival 2018 et que ce n’est pas dans nos habitudes d’écoutes de tous les jours…

Pour les deux restants, dur de trancher… Bullet passe fréquemment en live en France, donc on aurait plutôt tendance à partir sur All Time Low qui se font beaucoup plus discrets par chez nous… Mais en même temps, le dernier live de Bullet étant vraiment top, ce serait dommage de rater une valeur sûre sur laquelle on prendra forcément notre pied…

Je garde en tête le facteur Axewound. Puisque Cancer Bats est aussi de la partie, je rêve secrètement qu’un featuring ait lieu et nous propose en exclusivité un revival d’un album de 2013 fait sur leur side project et délaissé juste après par tout le monde… Bien dommage !

Bref… GAGNANT : ALL TIME LOW, car moins fréquent par chez nous que Bullet For My Valentine. (En réalité, on va se diviser dans l’équipe 404 et on ira très certainement voir les deux 🙂 )

Live Report : Set It Off @ Backstage By The Mill – 20/04/2019


Pas le temps de se reposer sur ses lauriers cette semaine, en route pour le Backstage By The Mill. Après plus de quatre ans sans les avoir vus dans les parages, les voilà de retour : Set It Off! Au vu de l’affiche entièrement sold out avant même que la tournée ne commence, on peut en déduire qu’ils sont très attendus par leurs fans européens. Eh bien, Paris, on compte sur toi pour mettre la barre haute ce soir! 

 

– Bearings –

C’est Bearings qui donne le coup d’envoi en ce samedi d’avril assez agité. Ah… si seulement nous retrouvons cette même agitation dans la foule… Nous savons que la plupart des gens présents ce soir n’ont peut-être jamais eu vent de ces Canadiens auparavant. (Cette absence de vent explique probablement cet accueil plus ou moins… glacial). Pourtant, si vous êtes fans de groupes tels que State Champs, Grayscale ou Sleep On It, vous risquez bien d’apprécier!

Serait-ce véridique cependant de dire que personne ne connaît ce groupe? Personne? Non. Une petite poignée de fans résiste encore et toujours à l’envahisseur… Hum. Trêve de références à Astérix, et tentons de garder le nord (…car le Canada, c’est vachement au nord quand même). Il est vrai que nous avons repéré des personnes venues expressément pour Bearings. Dès les premières notes de Eyes Closed, quelques fans criaient déjà les paroles à pleins poumons. Cela n’a pas manqué de faire sourire les membres du groupe. En effet, ils ne s’attendaient pas du tout à ce que des gens ici puissent connaître leurs chansons.

 

Quel dommage qu’un contraste si grand puisse être noté entre l’énergie de leur musique et celle d’une foule peu réceptive. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils vont se démotiver! On ralentit un peu le rythme sur Blue In The Dark, qui est arrivé comme une vraie brise de fraîcheur. Le public se transforme soudainement en une énorme vague, unie par le mouvement de bras de gauche à droite. Nous ne sommes qu’au milieu de leur set et pourtant les émotions coulent déjà à flot. Ainsi donc, il est l’heure d’accueillir Tide en acoustique (« tide » signifiant « marrée », on ne s’éloigne pas de nos flots…). Attention, chanson en acoustique ne se résume pas forcément à guitare seule. En effet, les guitares électriques, basse et batterie sont toujours présentes bien qu’affaiblies. Et, d’une certaine manière, cela faisait encore plus ressortir la voix assez particulière mais touchante du vocaliste Doug Collins.

C’est ainsi que nous reprenons avec l’énergique batterie sur Beautiful Places qui motive la salle à danser tout le long. Toutefois, l’heure est déjà venue de dire au revoir à nos petits Canadiens sur Aforementioned. Juste au moment où la foule semblait enfin entraînée par leur musique! Nous assistons même à une tentative de stagedive (la première de la tournée sur leur set, j’ai ouï dire). Cependant, les gens ne semblaient pas réellement décidés à rattraper la personne, ouch.  C’est sur cette note que Bearings sort de scène. Nous ne pouvons cesser de vous encourager à aller les écouter! Ce groupe est une réelle pépite.

SETLIST

  • Eyes Closed
  • Letters Home
  • Petrichor
  • Blue In The Dark
  • Tide
  • Beautiful Places
  • Aforementioned

– VUKOVI –

VUKOVI a su se faire de la côte auprès de leur public européen ces deux dernières années. Et les voilà de retour, pour notre plus grande joie. Pour la petite anecdote, ces Écossais sont venus aux côtés de PVRIS ainsi que One Ok Rock. La foule se retrouve souvent envoûtée par la voix de Janine Shilston.

Cela dit, avant même que le spectacle ne commence, voilà que l’on apprend déjà une mauvaise nouvelle. En effet, la chanteuse est récemment tombée malade, lui laissant alors peu de voix. Ainsi, le set se verra raccourci et passera de sept chansons à seulement quatre, attristant les quelques fans présents. D’autant plus que la plupart des gens ne connaissant pas les paroles, ce qui n’aidait pas particulièrement à compléter les vides.

 

Toutefois, cela ne va pas les empêcher de donner un spectacle comme il se doit. La chanteuse se déplace dans le public, une boîte ventilée l’accompagnant. Mais pourquoi donc? Va-t-elle chanter tout le set DANS le pit? Absolument. Contrairement au groupe précédent, nous ne pouvons en revanche pas reprocher le manque d’interactions de VUKOVI avec le public. En effet, nous pouvons même avoir la sensation d’être partie intégrante du groupe. Durant les chansons, Janine encourageait la foule à la rejoindre, même si ce n’est que sur des « la la la« . Elle s’amusait également à prendre aléatoirement le portable des gens pour se filmer avec la caméra frontale. Ne s’attendant pas à de telles interactions, on peut entendre les personnes en question lâcher des cris de surprise.

Malgré la maladie et un set bien raccourci, c’est tout sourire que les Écossais ont assuré leur show. Ils ont également su toucher le cœur de beaucoup de personnes et les faire danser tout le long. D’ailleurs, si vous faites partie de ces personnes qui ont adoré cette ambiance noisy rock, gardez un œil sur eux. En effet, ils prévoient déjà de revenir en fin d’année!

SETLIST

  • ???
  • Target Practice
  • Animal
  • La Di Da

– Set It Off –

La salle entièrement remplie est désormais plongée dans l’obscurité absolue. Il est à présent l’heure d’accueillir un groupe de pop-rock attendu par énormément de fans. Parmi ces derniers, on a pu rencontrer de nombreux fans internationaux qui les suivent sur toute la tournée. Mais nous avons également pu rencontrer de jeunes enfants portant fièrement leurs cheveux bleus pour leur tout premier concert! Tout d’un coup, un compte à rebours fait son apparition, la hype est à son summum. 10…9…8…7…6…5…4…3…2…1… MIDNIGHT !!! Prêts à faire la teuf? Après tout, c’est Titeuf (Set It Off) qui joue en main act, ce soir…

 

Place à un gros changement d’ambiance par rapport aux deux groupes qui ont ouvert le bal. C’est à une foule très enthousiaste que nous avons affaire! Chaque fois que la salle est éclairée, nous pouvons observer tous les visages s’illuminer par tant de joie. Bien que le set démarre sur Lonely Dance,  c’est loin d’être une « danse en solitaire » qui a réellement eu lieu. En effet, on se croirait presque dans une chorale avec ce public qui chante et danse au rythme de la musique. Tandis que les vieilles chansons ravissent les plus nostalgiques, les nouvelles  s’inscrivent également dans cette ambiance festive. Dites, vous souvenez-vous lorsqu’on avait dit qu’on allait faire la teuf ce soir? Eh bien, la fête est clairement assurée avec cette foule qui se donne à 100% sur l’intégralité des chansons.

Il n’est pas l’heure de faire la sieste, ni de baisser les bras d’ailleurs, et encore moins maintenant. En effet, pendant N.M.E, voilà que tout le monde se retrouve assis au sol pour enfin sauter tous ensemble. D’autre part, pendant Killer In The Mirror, Cody Carson se fait porter par la foule, debout, tout en chantant. Puis finalement, termine sa traversée en étant allongé. Du reste, c’était bien la seule personne de toute la soirée à avoir crowdsurfé. Les nouvelles chansons sont toujours de sortie, tous comme les flashs de portable d’ailleurs. Somme toute, comme à chaque fois, il faut bien un moment de pure émotion et ce moment est venu avec Unopened Windows.

Le ton est progressivement donné avec la mélodie nostalgique jouée au piano, accompagné du discours de Cody Carson. En effet, ce dernier explique que cette chanson et Dad’s Song sont intimement liées dans l’optique où les sujets abordés concernent le père. Un père que ce dernier a perdu lorsqu’il est revenu de l’université. En plus de son petit speech, il encourage tous ceux qui ont connu une perte à ne plus se retenir, tout en ajoutant qu’il est normal de tout laisser aller, et de pleurer pendant cette chanson si nécessaire.

Puis, arrivé au moment du bridge, il s’adresse au public en disant d’allumer les flashs car la partie qui arrive parle des étoiles, et qu’il ne peut pas s’empêcher de penser aux étoiles lorsqu’il nous voit tous ici. Nous pouvons notamment remarquer Cody interagir avec la foule à de nombreuses reprises durant cette chanson. Enfin, la chanson s’achève avec l’entrée en scène de la trompette.

 

En parlant de chorale, nous avons même l’orchestre qui va avec, comme on peut le voir sur Upside Down. Enfin, un orchestre de deux personnes certes, puisque ce dernier est seulement composé du chanteur et du guitariste Dan Clermont. Ces deux partent dans une petite jam session avec saxophone et trompette, attisant les acclamations de la foule. Des petites vibes jazzy dans un concert pop-rock? Apparemment, ces vibes sont plutôt bien appréciées. Aucune surprise ici puisqu’elles ajoutent en effet du peps au set, et sont assez caractéristiques de Set It Off ! Toutefois, restez branchés, vous n’avez encore rien vu.

C’est alors que le groupe sort de scène, laissant place à un remix solo à la batterie de Maxx Danziger. Durant ce court lapse de temps, on se retrouve bouche bée par cette réelle maîtrise à la caisse. La plupart du temps, les batteurs se retrouvent souvent oubliés, juste parce qu’ils ne sont pas sous les projecteurs. Pourtant, ils représentent un élément essentiel dans la musique. De fait, avoir laissé au batteur son ‘moment de gloire’ d’une certaine manière, était très apprécié. Et… apparemment, nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Voilà qu’on se retrouve avec un remix à la batterie de Baby Shark sur scène?? Oui oui, vous avez bien lu (j’arrive toujours pas à y croire, je vous l’avoue). Quoi qu’il en soit, quelle performance, chapeau !

C’est sous les nombreux applaudissements et cris de joie que Set It Off au complet revient sur l’estrade. Suite à l’interprétation de deux chansons, ils décident de rompre avec la structure classique d’une setlist en nous faisant carrément tout un medley. Comme vous l’aurez compris, le medley permettra d’intégrer autant de chansons que possible, bien que seulement de manière partielle. Une fois cela fait, nous pouvons entendre « Why worry » raisonner dans toute la pièce un nombre incalculable de fois. C’est sans aucun doute que ces paroles resteront ancrées dans nos têtes pendant un bon moment.

Midnight Thoughts, dernière chanson de la soirée? BOOOUUUUUUUUUH ! Le public a l’air mécontent et prêt à tout pour les faire revenir sur scène. Suite à de nombreux sifflements et acclamations, le groupe revient pour interpréter deux chansons supplémentaires. Bon, parlons peu, parlons bien…. Vous n’êtes toujours pas à court d’énergie si je ne me trompe pas? Nous non plus. Et ON VEUT PLUS DE MOUVEMENT ! Où sont les pits? Ah… ça tombe à pic! A ce moment même où un peu d’action ne ferait pas de mal, le chanteur lance un petit « OPEN THAT PIT UP » pendant le bridge de Partners in Crime. Sans conteste, nous pouvons observer quelques fans se ruer les uns sur les autres dans un wall of death (pas très réceptif d’ailleurs). Mais cette vitesse avec laquelle ces quelques personnes ont directement réagi à la demande PROUVE que la foule avait encore de l’énergie à revendre.

Finalement, la soirée se conclue sur Wolf in Sheep’s Clothing avec un public toujours aussi uni. Si, après toutes ces chansons, vous n’avez toujours pas eu votre dose de Set It Off et qu’il vous en faut encore, vous pouvez d’ores et déjà acheter votre billet pour les voir à nouveau au Petit Bain, le mercredi 23 octobre 2019. Ne vous en faites pas, même si c’est sur un bateau, vos plans ne tomberont pas à l’eau! LET’S GO !

 

SETLIST

  • Lonely Dance
  • Uncontainable
  • Criminal Minds
  • N.M.E
  • Hyponotized
  • Killer in the Mirror
  • For You Forever
  • Unopened Windows
  • Upside Down

 

Drum solo / remix

  • You Should See Me in a Crown (Billie Eilish song)
  • Toxic (Britney Spears song)
  • 7 Rings (Ariana Grande song)
  • DDU-DU DDU-DU (BLACKPINK song)
  • Baby Shark
  • Without Me (Halsey song)
  • IDOL (BTS song)

 

  • Dancing with the Devil
  • The Haunting

 

MEDLEY

  • Dream Catcher
  • No Disrespect
  • Ancient History
  • Bleak December
  • Admit It
  • Miss Mysterious
  • I’ll Sleep When I’m Dead
  • Swan Song
  • Forever Stuck in Our Youth
  • Why Worry
  • Midnight Thoughts

 

ENCORE

  • Partners in Crime
  • Wolf in Sheep’s Clothing

 

 

Live Report : Rodrigo Y Gabriela @L’Olympia – 25/04/2019


Ce soir, c’est un peu un revival de 2017 puisqu’on retrouve le duo mexicain Rodrigo Y Gabriela accompagné de Rodrigo y Gabriela dans un concert plus que complet !

– Mary Zoo –

Même première partie qu’il y a deux ans auparavant, Mary Zoo arrive sur scène en trio avec Mary au chant/guitare, et sa violoniste et violoncelliste. La première chose qu’on en retient, c’est que le public n’est pas du tout respectueux. On entend à volume quasiment équivalent le concert et un bourdonnement. Avec mes boules quiès (ne les oubliez pas en concert, ceci était un message préventif du ministère de l’audition !), j’ai d’abord pensé à un problème de réglage sonore qui donnait cette impression. Je les retire donc un instant et je constate ainsi qu’effectivement : il y a un énorme bruit de fond. Une grande partie de la salle déjà complète n’est pas attentif au set.

On profite tant bien que mal dans ce bruit ambiant ce que Mary Zoo propose. La chanteuse se montre moins timide que deux ans auparavant en échangeant quelques mots avec l’audience. On apprend que la chanson Licorne joué ce soir là avait été composée sous le cimetière de Montparnasse par exemple ! C’est ponctué d’anecdotes et de quelques titres du groupe comme Lantern ou Chandelier que le groupe quittera la scène après une demi-heure de show. On assiste en fin de compte à une prestation quasi identique à celle vécue deux ans auparavant, avec pour principal changement un line-up différent sur scène.

Mary Zoo aura en tout cas bien du mal à convaincre ce soir… On ne perd pas espoir pour le groupe en se disant qu’ils seront peut être de nouveau en première partie de R&G lors de leur prochain passage dans la capitale, déjà annoncés au 21,22 et 23 octobre 2019 au Trianon !

– Rodrigo Y Gabriela –

20h55 et c’est déjà l’heure pour le duo mexicain le plus famous de France de rejoindre la scène de l’Olympia, après son sold-out sur celle du Bataclan deux ans auparavant. Le groupe arrive et commence sans plus attendre l’intro de leur concert par un duo avec Gabriela à la guitare acoustique/rythme et Rodrigo à la guitare électrique. En fond de leur arrivée, un écran géant sur scène dessine divers logos en rapport avec l’univers du groupe. L’écran restera ensuite pendant de nombreuses chansons, au point de se demander si celui-ci n’avait pas servi que pour l’intro… avant d’y revenir ultérieurement.

Rodrigo parle de Electric Soul et du changement de leur process d’écriture en détaillant pendant plusieurs minutes la façon dont ce nouvel album a été réfléchi, avant de finir par un « oups i’m too serious, let’s get back to the show ». On aura donc pas le fin mot de l’histoire, mais la découverte en live d’Electric Soul , nouveau titre du duo.

On voit à l’écran une lumière accompagnée de quelques bruits étranges, en écho à la pyramide multicolore des Floyd… On comprend très vite ce à quoi nous attendre et cela n’y manque pas. Ce soir, nous n’aurons le droit qu’à une seule reprise du duo, mais quelle reprise ! C’est Echoes de Pink Floyd qui sera jouée pendant près de 20 minutes sans interruption. Un chef d’oeuvre du début à la fin avec un éclairage et une poésie qui ont rendu l’instant magique, certainement le moment le plus fort de tout le concert !

Après cette interlude floydienne, Gabriela raconte, dans un franglespagnol plutôt amusant, l’arrivée de leur nouvel album Mettavolution. Celui-ci vit le jour au Japon lors d’un de leur voyage. Pendant un running du duo, ils ont eu cette idée d’album. Elle évoque également un arbre et le numéro 10 (dont le sens nous échappera quelques peu malheureusement !). Mettavolution porte très bien son nom puisqu’il marque un tournant dans l’histoire de Rodrigo y Gabriela. Vous l’aviez peut-être remarqués plus haut dans ce report, mais Rodrigo joue tous les nouveaux morceaux de l’album sur une guitare electrique, là où nous étions habitués à un duo de guitare acoustique depuis des années !

En quittant la salle, R&G nous rappelle une nouvelle fois que leur nouvel album Mettavolution sort le lendemain, soit quelques heures après le concert. Quel excellent timing pour découvrir ces titres dont on a pu profiter en live en avant-première puisque tout l’album (7 titres, dont la reprise d’Echoes de Pink Floyd de 18 minutes) aura été interprété ce soir ! Bien évidemment, un concert de R&G sans Tamacun, chanson phare du groupe, cela n’aurait pas été un concert de R&G. C’est donc sur ce titre là que le public s’enflammera un peu plus en soutenant la mélodie d’applause !

Le concert, deux ans plus tard, n’a pas pris une ride. Un peu plus « show » avec ses écrans et ses effets lumineux, on apprécie toujours autant le talent impressionnant de Rodrigo y Gabriela. L’ambiance aura été en revanche bien en dessous de celle de 2017 où nous avions eu mal aux mains à force d’applaudir en rythme et en continu pendant tout le show. Le public aura été moins respectueux (surtout pour Mary Zoo) et enclin à bouger. La faute à une météo morose par rapport à 2017 ou bien à la présentation du nouvel album pas encore sorti que personne ne connaissait ? On ne le saura jamais, mais on a hâte de revoir le duo du 21 au 23 octobre au Trianon de Paris !

 

Live Report : Stand Atlantic @ 1999 – 15/04/2019


Suite à leur deuxième venue à Paris en novembre dernier aux côtés de State Champs, Stand Atlantic ont annoncé leur tout premier headline en Europe. Il semblerait que ce soit une affiche plutôt attendue étant donné que 13 dates sur 15 ont sold out, Paris ne faisant pas exception à la règle. C’est donc dans un club de pas moins de 150 personnes que nous nous retrouvons pour clôturer cette tournée, et autant dire que les attentes des groupes sont plutôt élevées. Arriverons-nous à terminer cette tournée en beauté? Réponse dans le prochain épisode.

– SHADED –

Shaded, cela vous dit-il quelque chose? Non? Disons que c’est un groupe de pop-punk britannique avec beaucoup de potentiel et d’énergie à revendre. Vous les avez probablement déjà entendus dans une playlist de Alternative Press. Ou peut-être même que vous les avez vus aux côtés de PVMNTS en décembre dernier. Quoi qu’il en soit, nous sommes plus qu’heureux de les avoir de nouveau parmi nous ce soir! La soirée promet déjà d’être ENORME.

Le bassiste Dan Bradberry arrive sur scène en faisant ses habituels échauffements sportifs, c’en est presque devenu une coutume. Et, si vous voulez mon avis, vous devriez aussi en faire de même. S’il y a bien une chose qui ne rime pas avec Shaded, c’est le fait de vous laisser de marbre. Dès les premières notes de A Familiar Love, nous pouvons déjà apercevoir un premier rang enflammé qui saute à tout bout de champ. Le refrain vient à peine d’entamer que ce premier rang se transforme vite en moshpit comprenant une quinzaine de personnes.

L’énergie contaminatrice de ces Anglais semble d’ailleurs atteindre le public telle une épidémie puisque parmi ces gens, nombreux sont ceux qui n’avaient pas encore entendu parler de ce groupe. Pourtant, on voit beaucoup de têtes suivre le mouvement de la musique, de corps qui se mettent à danser et de mains synchronisées qui applaudissent en rythme.

Déjà essoufflés? Eh bien, je suis navrée de vous l’apprendre mais… la soirée débute tout juste. On enchaîne à peine avec la deuxième chanson que les stagedives commencent déjà. Lumières éteintes, flashs allumés : c’est l’heure de ramener un peu d’émotions avec Bitter Cold. Toutefois, ces émotions ne sont que de courte durée car voilà que de nulle part, quelque chose d’inattendu surgit. En effet, Stand Atlantic débarque sur scène, un rasoir à la main afin de tailler la barbe de Callum Irons. L’ironie du sort a fait en sorte que Matthew East chante les paroles « they said things could be better » au moment-même où les choses auraient pu être meilleures pour le jeune guitariste. Cela dit, nous ne pouvons cesser d’accentuer sur cette atmosphère bonne enfant qui décroche des rires tant auprès de l’auditoire que des membres de groupes.

Les Anglais décident d’enchaîner avec une autre chanson tiré de leur tout premier EP The Better Man In Me. A coup sûr, ils font battre le cœur nostalgique des fans de la première heure qui ne cessent de s’époumoner. On notera par ailleurs les nombreuses interactions du groupe avec le public, ça fait toujours plaisir! Nous continuons avec Dead Feelings où une tentative de wall of death en petit comité fait son apparition. Il y avait moins d’une dizaine de personnes à en faire partie, mais ce n’était pas pour autant un échec. (D’ailleurs, de leur carrière, c’était me semble-t-il, la première fois qu’il y avait un wall of death sur cette chanson).

Le batteur de tournée Jake Fogarty s’est donné à cœur joie pour improviser toute une montée en tension progressive. En deux temps trois mouvements, nous-voilà avec le signal pour se jeter les uns sur les autres. Un vrai carnage certes, mais un carnage qui donne la pêche au groupe (…bien que la patate soit sûrement plus appropriée dans ce contexte?)

Fini la rigolade, voilà déjà venu le moment de leur dire au revoir sur Tell Me. So tell me « goodbye » for the hundredth time?? Il semblerait que les fans étaient loin d’être d’accord. Alors quoi de mieux comme manière de finir ce premier set en beauté que d’envahir la scène? Pas besoin de nous le redire deux fois! La scène est prise d’assaut par une dizaine de fans. A en croire les visages ébahis de Shaded, ils ne s’y attendaient pas. Toutefois, ils étaient vraiment heureux et reconnaissants envers ce public de folie. Ils insistent d’ailleurs sur le fait qu’ils considèrent Paris comme étant leur deuxième maison. Nous vous conseillons bien évidemment de garder un œil sur ce petit groupe prometteur. Il risque en effet de revenir plus vite que vous ne le pensez!

 

SETLIST

  • A Familiar Love
  • You.
  • Dream Girl
  • Bitter Cold
  • Better With You
  • Dead Feelings
  • Tell Me

– In Her Own Words –

Place maintenant à In Her Own Words. De mémoire, ce groupe vous semble peut-être lointain, et pour cause… ils nous viennent tout droit de Californie. Pour la petite anecdote, ils ont pu jouer avec des groupes tels Movements ou encore Story Untold! En janvier 2018, ils étaient de passage au Royaume-Uni avec For The Win, Better Than Never et Victory Lane. Mais qu’en est-il de l’Europe? Eh bien, figurez-vous que 2019 marque leur tout premier passage dans ce continent. Un passage qui leur laissera, on l’espère, de beaux souvenirs.

Nous pensions que vous étiez déjà à court d’énergie après les ravages qu’a fait Shaded. Mais apparemment nous avons fait fausse route à votre sujet. Et, à notre plus grand étonnement, il y avait tout au plus une quinzaine de fans à crier les paroles. La température n’a pas cessé d’augmenter depuis le premier set. Et puis, la petitesse de la salle ne nous arrange pas vraiment avec la transpiration qui coule à flot. En parlant d’inondations, voilà que le groupe joue Rosé by the Ocean. Plutôt dans le thème non? Quand j’y repense, à ce rythme-là, on aurait vraiment pu se retrouver à l’océan au sens littéral. En effet, le nombre de crowdsurfers a quasiment multiplié durant leur set! Très sincèrement, à cette allure, cela ne m’étonnerait même pas qu’on plonge droit dans un océan de larmes.

L’énergie que l’on retrouve dans chacune de leurs chansons, accompagnée de paroles si profondes, est suffisante pour percer nos cœurs. Dès les premières notes fracassantes de Omar Sultani à la batterie sur I Would Sit Alone In Silence, la scène et la foule ne faisaient plus qu’un. Tout le désespoir que l’on peut ressentir dans la voix du vocaliste Joey Fleming était également partagée par les fans. Petit moment curatif lorsque tout le monde hurle à plein poumons « And I never had that person that made everything alright ». Le temps d’un instant, c’est comme si nous étions tous unis. Unis par la souffrance que l’on partage. Mais par dessus tout, unis par la force qui réside en chacun afin de surmonter tous ces obstacles : ensemble. Peu importe qui vous êtes ou ce que vous avez traversé, vous ne serez jamais seuls dans vos batailles. Ne l’oubliez pas.

Ce qu’on adore particulièrement avec In Her Own Words, c’est cette poésie intense mélangée à cet aspect conversationnel. Une conversation qui est d’autant plus accentuée par le bassiste Eric Ruelas dont la bonne humeur est contagieuse. Son sourire constant et ses gestes persuasifs pourraient encourager n’importe qui à ne pas rester statique. Mais Right Now (pour le moment), « can you keep me from falling asleep tonight? ». Hors de question que leur set se termine avec des gens qui dorment debout. Alors nous voilà repartis pour une SECONDE STAGE INVASION dans la même soirée. Et puis, grâce à Ian Berg, les micros ne manquaient pas de circuler dans chaque recoin de l’estrade. D’ailleurs, j’ai bien cru que cette dernière allait se casser à tout moment. On assiste même à un crowdsurf SUR SCENE du guitariste Andretti Almalel. Vous avez déjà vu ça, vous?

Quoi qu’il en soit, on peut dire que In Her Own Words a vraiment assuré, pour une première. Ils se sont retrouvés submergés par énormément d’amour et d’affection. Leur dévouement et leur gentillesse n’ont certainement pas laissé la foule indifférente à leur égard. N’hésitez pas à aller écouter leur nouvel album Steady Glow, sorti le 12 avril dernier. Cette petite pépite californienne compte bien revenir en 2020 au plus tard, et on a bien hâte de les revoir!

 

SETLIST

  • Silver Lights
  • Serotonin
  • Hum
  • Rosé by the Ocean
  • Strangers
  • I Would Sit Alone In Silence
  • I Could’ve Been
  • Right Now

– Stand Atlantic –

Enfin venu le moment que tant de personnes attendaient. Nous pouvons clairement voir que la salle s’est remplie entre temps, et est désormais pleine à craquer. Stand Atlantic est un groupe de pop-rock australien qui a su faire parler de lui durant ces trois dernières années. Rassurez-vous, ce n’est pas seulement grâce à leurs tweets comiques qui décrochent bien des sourires aux lèvres. En effet, il est presque inutile de mentionner à quel point ils dégagent une énergie phénoménale sur scène. Nous aurons forcément un aperçu de leur capacité à placer la barre haute ce soir.

Bon, il serait temps de m’expliquer, qu’est-ce qu’un Bullfrog au juste? Est-ce censé être un taureau qui a fusionné avec une grenouille? Parce que je peux vous assurer qu’il n’a fallu que trois secondes top chrono pour se retrouver face à un troupeau de grenouilles violentes. Ils enchaînent avec Speak Slow, et pourtant le rythme est loin d’avoir ralenti. Je dirais même qu’enchaîner avec cette chanson ne nous laisse même pas un instant de répit. Les moshpits s’enchaînent de plus belle, les crowdsurfs ne cessent de décupler et les paroles résonnent en écho. Oh, que c’est beau.

Aller on est gentil, on vous laisse un instant de pause sur des chansons plus calmes. Cela dit, faites-en bon usage, car la marée ne reste jamais calme longtemps. Après le calme, place à la tempête n’est-ce pas? Cool! (Remarque à part, « COULES » fonctionnerait aussi puisqu’on tourne autour du vocabulaire marin avec cette tournée. Mais dans ce cas, je pense que… ma blague serait clairement TOMBÉE A L’EAU). Non, plus sérieusement, on se retrouve sur le bridge (bah dis donc, encore un mot lié à l’eau…) de Chemicals pour partir dans un petit wall of death. Essoufflés maintenant? Nous aussi. Un peu quand même.

Sortez vos mouchoirs, il est temps de pleurer un bon coup sur Toothpick. (Enfin, pleurez avec modération s’il vous plaît, ce serait bien qu’on ne se noie pas dedans hein). Durant cette chanson, nous pouvons voir les uns se réfugier dans les bras des autres. Il y a même une quinzaine de personnes (ENCORE EUX?? C’EST PAS POSSIBLE LA!!)… Oui donc, je disais qu’il y a même une quinzaine de personnes encerclées dans un gros câlin groupé. Ah, c’est beau l’amitié. Moi aussi je veux avoir des épaules sur lesquelles pleurer bouhouhou. REVENEEEEEEEEZ LES GENS!

Hum Hum… EN PLUS DE CELA, ils ont osé chanter Burn In The Afterthought juste après. La dose d’émotions ne prend pas fin maintenant j’imagine. Ce même groupe d’amis que nous avons repéré plusieurs fois a commencé une sorte de « friendship circle » comme l’a qualifié Hot Topic sur Snapchat. Tout le monde se tenait les épaules et tournait lentement en rond. Même un moment comme ça se partageait, puisque suite à cela, d’autres gens se sont rajoutés au cercle!

La chanteuse Bonnie Fraser profite d’une petite pause pour mettre son français en pratique. Ainsi nous pouvons retenir les mots « pamplemousse », « vin rouge » et même « petit-déjeuner » qui sont suivis d’acclamations de la foule. Petite surprise sur Lost My Cool, je pense que certaines personnes ont vraiment perdu leur sang-froid, um? (I guess some people really LOST THEIR COOL right? Ok ok, j’arrête avec ces jeux de mots vaseux. Remarque, la vase, ça a ENCORE un rapport avec le monde marin).

Le photographe de Shaded, Anthoni Grande, débarque sur scène pour crier « WHY DON’T YOU SWALLOW IT? BLEEEEGH ». Cela n’a pas manqué de laisser des frissons chez la plupart des gens qui ne s’attendait pas à cette intervention. On a repéré une tentative de circle pit ratée pendant Roses, se transformant alors en un nouveau wall of death. Le groupe sort de scène sous les sifflements et les applaudissements d’un public conquis.

Pour notre plus grand bonheur, ils reviennent nous interpréter deux chansons supplémentaires. Coffee At Midnight a vraiment le don de rebooster n’importe qui (et pas seulement par la caféine). En effet, il ne va pas sans dire que le public est fringant et plein de vitalité. Je pense que les membres de Shaded et In Her Own Words donneraient leur accord là-dessus. Ces derniers ont commencé à envahir la scène, encourageant tous les fans à les rejoindre. On peut déjà dire que cette soirée a fait un carton plein avant même d’être achevée. Trois groupes qui jouent en une soirée et une scène qui se fait envahir les trois fois? WOW. Le drapeau a été levé, et sur ce, nous mettons les voiles vers notre prochaine destination. Voilà la dernière chanson de la soirée, Lavender Bones. C’est aussi la première chanson de leur album Skinny Dipping.

Je ne sais pas vous mais, cette chanson m’a fait comprendre le sens de cet album. Le mot « dipping »  induit entre autres l’idée de « plongée ». Et, comme pour être à l’image de ce dernier, on peut retrouver une série de personnes monter sur scène et plonger consécutivement. Ces plongées ont pris une telle ampleur que l’on se croirait presque partis à la pêche aux mollusques. Heureusement pour vous que l’on avait une armée de crabes derrière nous. Enfin, pas vraiment, mais les valeureux moussaillons étaient bien partis pour affronter n’importe quelle marrée mouvementée. On ne vous laissera pas tomber, qui que vous soyez, marins d’eau douce!

Sur cette atmosphère d’euphorie générale, le voyage prend malheureusement fin. J’ajouterais bien que de mes nombreux concerts, je n’en ai jamais vécu d’aussi mémorable que celui-ci. La musique battait son plein du début à la fin. C’est à peine si nous avions le temps de nous remettre de nos émotions. Eh bien capitaine, cette traversée de l’Atlantique en a bien valu le coup. A quand une prochaine fois, Stand Atlantic?

 

SETLIST

  • Bullfrog
  • Speak Slow
  • Push
  • Skinny Dipping
  • Sidewinder
  • Chemicals
  • Toothpick
  • Burn in the Afterthought
  • Lost My Cool
  • Roses

Encore

  • Coffee at midnight
  • Lavender Bones

Pop Punk Night @Le Klub – 13/04/2019


Aujourd’hui, on met à l’honneur le pop punk français. Dieu sait qu’il en existe des petits groupes qui méritent d’être connus. Voici donc un samedi soir sympathique comme on devrait en faire plus souvent !

Merci à Atlas For Home et à Back Garden Light pour les invitations, ça fait plaisir !

-Two Trains Left-

C’est au trio de Two Trains Left que revient la lourde tâche d’ouvrir la soirée, assez tôt puisqu’il est à peine 19h lorsque le show commence ! Le groupe s’inspire de Blink-182 et ne se le cache franchement pas. Jusque dans la façon de chanter de Dimitri (chant,guitare), on ressent l’influence de Blink. On a comme l’impression d’entendre des nouveaux titres de Blink joués en live !

When Your Finally Know, Away ou bien Broke Me Again sont des titres que nous découvrions en live ce soir, et il faut reconnaître que le groupe a un sacré potentiel à exploiter ! Tout le monde reprit à tue-tête I Miss You, de Blink-182 bien évidemment !

On a appris lors de leur première partie du warm-up du Drunk In Public avec Anti-Flag que le groupe sera de retour le 20 mai en première partie de Story Untold ! Le groupe enchaîne les dates !

– Yvet Garden- 

C’est déjà au tour des valentinois (les gens de Valence, si, si on le dit comme ça, on a vérifié) d’enchaîner sans grand répit dans cette minuscule salle parisienne que l’on foulait pour la première fois. Très à l’aise sur scène, le quintet était pourtant bien à l’étroit sur la petite scène du club ! Rudy (chant) a une voix sacrément cool et n’hésite pas à communiquer avec le public. Dans les premiers rangs, on repère deux personnes vêtus du merch du groupe, clairement venus ici pour Yvet Garden.

 

Le groupe conclura son set par Annihilation Trend et Symmetry tiré du dernier EP, précédé d’une reprise d‘England’s Dreaming de Boston Manor !

Yvet Garden nous a donné ce soir le set le plus long de la soirée. Avec un son bien réglé sur leur set, la prestation était de qualité et le public a apparemment bien apprécié le show !

 

-Atlas For Home-

Second groupe parisien de la soirée, AFH a aussi eu la lourde tâche d’organiser cette date franco-française ! Plus léger que ses deux prédécesseurs et son successeur, le groupe nous présentera ses morceaux pop plus léger. Le public semble s’être bien calmé après les pogos à chaque titre des deux précédents groupes. Valentin (chant) ne profitera malheureusement pas d’un réglage avantageux qui fait que sa voix sera quelque peu masqué par les guitares

C’est dommage, le groupe aurait surement eu plus de sens à ouvrir la soirée. Là il s’est retrouvé coincé entre des groupes bien plus remuant et on sent que le public en a profité pour se reposer…

Pas de quoi décourager le groupe parisien puisqu’on le retrouvera le 4 mai à Lille, le 15 mai à Paris, et sur quelques dates en Angleterre entre temps !

-Back Garden Light-

Ah BGL… Pour ceux qui suivent Error404 depuis un moment, j’avais interviewé Max, le frontman, il y a de cela 4 ans quasiment /!\ sans jamais avoir eu l’occasion de les voir sur scène. 4 ans plus tard, les mélodies ont évolués, les classiques tels que Life’s A Game, Overtaken ou Sideline étaient bien évidemment de la partie. Max au chant sautait partout dans la salle : tantôt à gauche, tantôt à droite, à tel point que notre photographe a bien eu du mal à faire ses photos pendant le show ! On escalade les enceintes sur le côté,on attrape des gens dans le public pour screamer avec, ou bien même un Matthieu Kirby, chanteur de The Sunday Sadness (et ancien membre de Back Garden Light au passage. D’ailleurs, le batteur de BGL, Hugo, est aussi celui de The Sunday Sadness, comme quoi !) pour chanter en duo quelques lignes des morceaux qui ont fait l’histoire du groupe. On ne se refuse absolument rien chez Back Garden Light, et c’est ça l’esprit punk !

Si les pogos des deux premiers groupes avaient cessés, ce n’est pas sans mal que BGL fera asseoir et sautiller le public pendant trois bons quarts d’heure ! (même s’il n’y aura plus de circle pit/pogos, ce qui est clairement incompréhensible !)

Avec ses airs de faux Chunk! No, Captain Chunk, Back Garden Light nous montre qu’ils représentent avec succès la scène « easycore » française qui n’est que trop peu représenté (en fait, à part Chunk et eux, j’avoue ne pas connaître vraiment d’autres groupes dans ce genre là…). Avec quelques annonces concernant le futur du groupe, on a déjà hâte d’entendre le nouveau Back Garden Light, car depuis 2015, cela fait bien trop longtemps !

On repart sur les coups de 22h de cette soirée pop punk haute en couleurs ! La scène pop-punk française a encore de bien belles choses à nous montrer, et on l’a vu ce soir avec 4 prestations toutes différentes, et toutes intéressantes ! Vivement la seconde édition de cette Pop Punk Night !

ITW 404 : RapturFarm


Merci à nos confrères d’United Rock Nations pour les photos 🙂

On est allés à la rencontre du trio de RapturFarm, groupe parisien en devenir !

Une interview hors du commun !

Max : Alors RapturFarm, ça existe depuis quand ?

Jeff (batterie) : Voici un petit résumé extrêmement bref d’avant 2014… J’ai rencontré le guitariste à un concert de Maiden. Victor, mon petit frère, était pas encore en âge de jouer. Il jouait un à deux morceaux mais il n’était pas encore dans le groupe. C’était pas très crédible d’avoir un enfant dans le groupe. *rires* Il y a eu des changements de line-up, des histoires de femme, tout ça tout ça… En 2014, on a eu Swan qui est arrivé à la basse et au chant, puis Victor ayant un peu vieilli a pris la guitare tandisque je suis allé à la batterie. Swan est allé au chant un peu « par dépit » car c’était un guitariste qui a quitté le groupe qui chantait au départ. On savait que la musique qu’on faisait ne lui plaisait pas tant que ça car il s’épanouit bien plus aujourd’hui dans son nouveau groupe OUT OF MY EYES. Il a participé à faire notre EP et est resté plus de 4 ans avec nous, on a fait pas mal de chemin ensemble l’air de rien, aucun regret !  Finalement, Swan était très bon à ce niveau là, du coup on l’a gardé comme chanteur sans chercher à recruter quelqu’un d’autre puis Victor s’est affirmé par la suite comme la seconde voix lead du groupe. L’âme de RapturFarm est ici-même, tous les trois.

Max : Du coup cet EP, comment vous l’aviez réalisé ? Où ?

Jeff : On a enregistré cet EP y’a un moment. On savait ce qu’on faisait sans trop savoir. On a dit ce qu’on voulait comme type de son et le mastering a été géré par le studio.

Baaaaaaaaaaah

Max : Des débuts assez chaotiques alors…

Jeff : Oui clairement, mais 5 ans après on est toujours là. Ça nous a forgé et on a beaucoup appris de tout ça. On a enregistré avec nos compos brutes sans trop savoir où on allait, mais maintenant on a une vision plus générale du groupe. L’EP 5 titres il a déjà plus de 4 ans alors tu sais, on a pas mal changé depuis. On a au moins pu avoir une expérience studio, et c’est là qu’on s’est dit « wow, mais on a encore du boulot » *rires*. On est pas retournés en studio car même si on a plein de riffs en stock, on les répète, on les joue en live et on veut arriver en studio avec tout de quasiment fini et parfait. On préfère la qualité à la quantité.

Vic (guitare) : On discute beaucoup pendant les répets, on change les passages des chansons, on remplace, on améliore tout le temps.

Jeff : Même pendant un concert, on peut avoir un déclic et se dire qu’on va le jouer différemment. On a tous nos influences différentes du coup c’est très varié. Vas y petit tour de table de nos influences les gars.

Chut, abruti de guitariste, c’est moi le chanteur ici !

Swan (basse, chant) : Moi je suis très death metal pour le coup.

Vic : Moi et toi Jeff, c’était plutôt le pop-punk, il restera un fan de Blink-182 pour toujours. Swan le dira jamais mais il est aussi un grand fan de Green Day. Mes groupes d’enfance, c’est ceux de l’adolescence de Jeff donc on a pas mal eu de groupes en communs comme ça, il m’a forgé ma culture musicale

Jeff : Après, ça va de plus en plus en divergeant, là où Vic se dirige plus sur le punk, le core etc. Moi je suis plus classique, j’adore Metallica ou PanterA. Mon petit pêché mignon c’est le gangsta rock de la fin des années 80 Ice Cube ou  les Beastie Boys !

Vic : J’aime beaucoup le renouveau de Bring Me The Horizon par exemple, même si je préfère l’avant dernier au dernier. Un jour on a entendu Motley Crüe sur Guitar Hero II avec Jeff, et là on a eu une grosse passe de Motley Crue après, peut être plusieurs années *rires*.

Jeff : Même si on a des influences diverses, on se retrouve tous sur un domaine commun. Je demandais souvent à Swan si il aimait vraiment ce qu’on faisait puisqu’il écoutait plutôt du death

Swan : et moi je lui disais que oui, je kiffe. C’est différent mais c’est nos influences communes et c’est ce qu’on a créé tous ensemble.

Jeff : On a beaucoup d’influences récentes aussi qui sont souvent reniés par pas mal de groupes car trop récent : Papa Roach, Shinedown, Skillet, Five Finger Death Punch, Sixx:AM…

Vic : Mon groupe préféré Sixx:AM !

Max : Vous avez composé des nouveaux morceaux depuis l’EP que vous ne faites qu’en live du coup ?

Vic : Ouais attend. * compte* On en a… beaucoup *rires*. Il y a encore les anciens de l’EP, mais il y a surtout pas mal de nouveautés !

Max : Vous avez fait récemment une première partie à la Boule Noire. Comment vous faites pour négocier ce genre de plan pour faire des premières parties ?

Vic : On contacte des petites salles à droite à gauche, sur Paris ou ailleurs, on trouve des assos avec qui organiser des petites dates et on progresse comme ça petit à petit.

Jeff : On est souvent très bien accueillis d’ailleurs, surtout en dehors de Paris. Pour les salles en province, c’est normal de payer les artistes par exemple *rires*. On a fait récemment Lille et même quelques dates en Belgique. Souvent on cherche des dates les samedi car on travaille la semaine… Les organisateurs qu’on connait nous place parfois sur certaines dates, ou on se fait inviter par d’autres groupes copains. Dès qu’on le peut on leur rend la pareille en les faisant venir à Paris quand on en a l’opportunité. C’est un échange de bons procédés. D’ailleurs, on part souvent en train faire nos concerts.

Max : Ta plus grosse date ?

Jeff : La première partie d’Elyose en janvier à la Boule Noire. Je connaissais bien l’autre première partie de ce soir là, le chanteur et c’était un pote, on s’est proposés pour jouer avant eux. Il a accepté. Du coup j’ai appelé les gars un vendredi à 23h juste en sortant de répétition en leur demandant si ils étaient dispo le lendemain soir… L’autre gros concert, je connaissais l’organisateur Flo du groupe Far Away qui malheureusement avait besoin d’une nouvelle tête d’affiche pour son festival (Far Away’s Friends Fest), la veille pour le lendemain j’ai tout de suite appelé les gars et ni une ni deux on était programmé ! C’est aussi ça un groupe de rock ! Jouer dans une belle salle avec des gens qui ne nous connaissent pas du tout, c’est aussi ça un groupe de rock ! Jouer dans une belle salle avec des gens qui ne nous connaissent pas c’est une façon de voir si nos morceaux marchent. Comme on ne les propose qu’en live, on ne nous connait pas le plus souvent, et on arrive quand même à capter l’attention, et ça c’est important pour nous.

Max : Après tous ces tours, vous avez le matériel nécessaire pour enregistrer un album avec des morceaux privilégiant la qualité à la quantité ?

Jeff : Pas vraiment un album, mais un nouvel EP, bien enregistré dans les règles de l’art ! On est en phase de pré-prod, on maquette tout ce qu’on a fait pour rentrer en studio en fin d’année.

Max : Un clip alors pour accompagner tout ça ?

Jeff : Une exclu pour tout le monde, même mes deux compères, mais je suis en train de plancher sur le storyboard du premier clip. Je sais que ça coûte cher de faire un clip mais je suis prêt à mettre les moyens et faire ce qu’il faut pour proposer quelque chose vraiment de qualité. Swan s’est beaucoup informé sur tout ce qui est montage et réalisation… Moi je ne le suis plus du tout quand il en parle maintenant *rires*. On met toutes les chances de notre côté. Quand je vois des groupes que je kiffe genre au Trabendo, je me dis mais à quand notre tour ici aussi ? Mes ambitions sont grandes c’est vrai, mais je n’aurais pas de déception. Je me dis qu’on donne le meilleur de nous-même, et qu’on kiffe ce qu’on fait dans tous les cas, et on verra bien ! On pourra dire qu’on aura osé dans notre vie faire tout ça, et y’a qu’en osant qu’on pourra voir si ça peut le faire !

Max : RapturFarm, mélange entre Bioshock et Oddworld, ,c’est bien ça ? A quoi vous jouez alors ?

Jeff : Bon je parle trop alors je laisse les autres commencer *rires*

Swan : Moi je joue à tout ce qui est sorti depuis 2015 mais je suis toujours en retard… Il y a trop de sorties ! Je joue à Red Dead Redemption II en ce moment, pas mal de Destiny 2 avec ma copine, car j’ai la chance que ce soit une gameuse aussi !

Vic : Moi aussi j’ai fait Red Dead Redemption II, Resident Evil 2, les God Of War, surtout le dernier, tous les Assassin’s Creed hormis Odyssey… J’ai récemment pris ma revanche sur mon enfance avec la trilogie Spyro aussi ! *rires*

Jeff : Pour ma part, je remercie la Switch d’être une console HD portative. Je joue surtout dans les transports,  et je joue à Octopath Traveler, Pokemon Let’s Go… C’est top! Après je fais Kingdom Hearts III un petit peu et je me referai les autres en HD après.

Swan : Je suis un énorme fan de Halo aussi. D’ailleurs, je me suis fait plaisir, je me suis acheté un Oculus Rift y’a pas trop longtemps, et c’est vraiment trop cool.  Ça fait 6/7 mois, mais c’est vraiment une technologie incroyable.

Merci à tous les trois pour vos réponses ! On a hâte d’entendre votre futur EP en fin d’année et de vous retrouver en concert très vite 😉

Le groupe au complet

Live Report : PUP @La Boule Noire – 14/04/2019

-Milk Teeth-

PUP est de retour sur Paris ce dimanche soir pour jouer à La Boule Noire. Une salle plus petite que leur dernier passage incroyable à La Maroquinerie comme en témoigne l’ambiance car souvent salle plus petite rime avec fans plus dévoués (ça ne rime absolument pas. Bien vu! ) et ce soir c’est le cas. Le concert n’a même pas encore commencé que l’on entend déjà une bonne partie de la salle entrain de crier les notes de Sleep In The Heat et ils commencent même à slammer.
Ce soir le public est chaud et est prêt il faut dire qu’ils ont eu le temps de se réchauffer avec Milk Teeth, le groupe anglais qui ne se présente plus et qui a réussi à se construire une fanbase assez diverse allant d’amateurs de musique alternative, punk ou grunge.

 

-PUP-

Les festivités commencent !

Comme avec leur dernier album, le groupe canadien ouvre les festivités avec Morbid Stuff et enchaîne très vite avec Kids. Là les choses deviennent un peu plus sérieuses. La foule a pris ses aises et l’ambiance monte d’un cran. Les slammeurs n’arrêtent pas et d’ailleurs Stefan n’hésite pas à les rejoindre durant le troisième titre joué -et extrêmement attendu par la foule- Sleep in the Heat.

Chaque titre entraîne la frénésie des fans et chaque paroles sont hurlées de la même manière que la première fois que vous avez marché sur des legos les pieds nus. Yep, ça venait du fin fond des tripes ce cri vous souvenez vous ?!
Le chanteur remercie le public français d’être aussi fou, et en profite pour (tenter) de s’exprimer en français et rappelle à tout le monde que les concerts de PUP c’est un lieu pour se lâcher certes, mais de manière responsable. En effet, ici on prend soin de soi mais surtout des gens autour de soi.

 

Durant Scorpion Hill le chanteur décide de performer en plein milieu du public et on reste encore dans cette ambiance très punk. Personne n’est supérieur ou sur un piédestal, tout le monde est au même niveau peu importe d’où il vient. Le guitariste Steve prend un moment pour s’exprimer sur un sujet sérieux et explique que le groupe a décidé d’aider des associations et des causes qui leur tiennent à cœur sur ce tour. Ils ont invité “Le Refuge” sur leur date Parisienne une association venant en aide aux jeunes LGBT+ en difficulté.

C’est incroyable comment le groupe sonne exactement pareil en live. Zack est extrêmement carré du début à la fin; la voix de Stefan est identique à nos souvenirs; Steve a les doigts en feu sans aucuns ratés; et Nestor nous donne l’impression que cela est beaucoup trop facile.
Il est temps de lancer la deuxième chanson la plus attendue du concert: Reservoir. Le bordel tant attendu est démarré et il sera impossible de l’arrêter. Les prochaines chansons (en plus de cela le groupe décide de virer l’encore) : Full Blown Meltdown (traduite avec le mot fondue quelque part pour je ne sais quelle raison); If This Tour Doesn’t Kill You, et DVP vont juste mettre de l’huile sur le feu.


La réputation de PUP tient toujours debout. Franchement quoi de mieux que de rentrer chez soi en sueur, sans voix, le corps en miettes, et les bras en feu ? En tout cas pour nous c’est une manière admirable de clôturer le week-end

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