Hellfest 2019 – Dimanche

– Sunday Morning, Sunday Sunshine ! –

Alors que l’aube se lève déjà, on découvre un live Twitch de Matthew Heafy, chanteur de Trivium, déjà en route ! Le frontman s’amuse fréquemment à faire des live twitch des coulisses de festival, de ces répétitions ou bien même des concerts diffusés en live ! Après quelques minutes, il était déjà l’heure de prendre la voiture pour rejoindre au plus vite le site !

– Aparté du photographe –

Laissant la team 404 dans les bras de Morphée je me suis résigné à venir plus tôt pour voir un groupe qui me tient à cœur, Messa. Le quatuor italien, à la croisée des mondes du Prog, du Black Metal , de la Dark Ambient, et surtout du Blues and Doom, a transporté la Valley dans un frisson musical généralisé dès les premières notes de Leah. Le son lourd et gras des guitares résonne dans l’infini, puis se relâche pour laisser respirer l’air devenu épais comme une brume infernale, afin de laisser chanter Sara au chant. Ça y est le Hellfest est en trans sur ces notes allongées aériennes et profondément lourde…. J’ai bien fait de me lever tôt !

– Fin de l’aparté du photographe –

À peine arrivé sur le site, on se dirige vers Blackberry Smoke, un classique du hard-rock qui tape bien comme on l’aime. Si le set est des plus sympathiques pour débuter la journée (oui, on est arrivés tard, c’est le dernier jour, on commence à fatiguer, vieux que nous sommes !), c’est la reprise des Beatles, Come Together, qui fera la différence sur le set. Le groupe a une bonne énergie, et je serai curieux de voir ce qu’ils donneraient en salle !

 

Il était en revanche hors de question de rater les américains de Trivium ! Après le succès du groupe lors de leur dernier passage au Bataclan, on attendait avec hâte ce concert ! Le groupe aura profité de ses 45 mn de set pour nous jouer principalement son dernier album (excellent soit dit en passant) mais aussi quelques hits comme In Waves ou bien Down From The Sky (qui n’avait d’ailleurs pas été joué au Bataclan ! Le groupe s’amusant à changer très fréquemment ses setlists !). Le pit sera en feu, avec des slams en permanence au dessus de cela. L’ambiance est vraiment à son comble durant tout le set même si le show sera finalement un peu trop mécanique. Matthew et ses éternelles grimaces, toutes devenues des mêmes, viendra dire à de multiples reprises qu’il s’agit du meilleur show de la tournée blablabla, un speech qu’on entend à chaque concert et qui est un peu démodé, mais qui semble continuer de l’amuser !

 

Après Trivium il est temps de changer de registre sans changer de Pays, nous allons voir Clutch sur la Mainstage 1. Commençant le show avec Ghoul Wrangler, nous sommes saisies par la différence brutale avec Trivium. On passe du Metalcore au Heavy Metal, avec des sonorité de Stoner et Blues Rock, ce qui ne sera pas sans ravir notre photographe. Forcément la scène est moins endiablée, qu’avec Trivium mais le choix de rester quasi systématiquement sur les albums Book of Bad Decisions et Psychic Warfare, permet au groupe de proposer un show très puissant. Le groupe permettant ainsi de faire goûter à une prestation de ZZ Top sous stéroïdes, convaincra une bonne partie du Hellfest. En remerciement le public aura droit au titre culminant actuellement dans les succès du groupe : Electric Worry.

 

Alors qu’on entend Testament au loin, nous prenons un petit moment pour manger une dernière fois sur le site du Festival. On se laisse tenter par les points Hell’Snack, des points de nourriture avec très peu de monde par rapport au festival et sur lesquels il n’y a aucune queue. Ils ont pourtant l’avantage de servir quelques mets un peu moins chers qu’au Food Court et qui se défendent tout aussi bien. Mention spéciale au cookie, excellent (même si surgelé !) et aux pop-corn de poulet !

 

Place à Stone Temple Pilots et son nouveau chanteur Jeff Gutt, remplaçant feu-Chester Bennington, qui opérait en guise de chanteur en même temps que Linkin Park. Le chanteur s’y croit beaucoup sur scène et fait en sorte qu’on ne voit que lui. Son air de blondinet parfait un tantinet arrogant est vite énervant, mais il est oublié par une prestation très sympathique du groupe. Le rock proposé dénote un peu avec le reste de la programmation, souvent plus agressive. Après Interstate Love Song, c’est sur une note bien moins romantique que se terminera le set : Sex Type Thing !

– Aparté du photographe –

N’ayant pas le droit de prendre des photos sur Stone Temple Pilots… je retourne sur ma scène favorite… la Valley pour partir sous un trip d’acide. « Bravo Romain tu es fier de ta blague ? … ouiii « .

Du coup je parlais évidemment d’Acid King. Vous vous souvenez de ma description sur Messa? Et bien ici le son est encore plus pesant, l’air pèse littéralement une tonne, car nous avons affaire à du bon gros Stoner Metal Américain. Donc quand le groupe démarra avec Busse Woods, un séisme de basse se produisit ! On attendit quand même de longues minutes pour entendre la voix de Lori S. ,à vrai dire au moins 10 minutes, le temps d’arriver sur Drive Fast, Take Chances. Et oui bienvenu dans le Stoner mes amis. Mais ce n’est pas péjoratif bien au contraire ! Le groupe fit monter tellement les basses, qu’en étant devant la scène je sentais mon intestin être secoué par le caisson de basses, à tel point que je suis sorti du pit photo avant même de me faire chasser par la sécurité, afin de laisser reposer mon pauvre bidou… du VRAI stoner on vous dit ! C’est avec la dernière chanson Blaze Out, que j’ai constaté que le groupe n’a quasiment joué que des titres de l’album Busse Woods (1999) et du single Free (2001). Autant dire que les créations récentes du groupes n’étaient pas à la fête au Hellfest… dommage.

– Fin de l’aparté du photographe –

 

Arrivant (et repartant) sur Cowboys From Hell, c’est l’un des membres du Big Four : Anthrax qui arrive sur scène. Venu nous rappeler, eux aussi, qu’il ne faut pas être jeune pour envoyer du gros son, Anthrax nous proposera d’entrée de jeu ses hits Caught In A Mosh ou Got The Time. Le groupe nous jouera également Antisocial, célébrissime tube du groupe français Trust. Même si elle est systématiquement jouée, elle a encore plus de sens lorsqu’elle est jouée au Hellfest !

 

– Aparté du photographe –

Des cornes vikings ? D’énormes percussions ? Des tenues en peaux ? Il n’en fallait pas plus pour faire venir notre photographe sur la scène Temple, afin de venir voir le groupe SKÁLD. Le jeune groupe de Néofolk français, cocorico, a rempli à ras bord la tente de la Temple, indiquant le succès grandissant du groupe. Les membres se donnent d’ailleurs pleinement dans leur rôle allant jusqu’à suer corps et âme sur ces percussions hautes comme des hommes, donnant au show une sensation profondément humaine. Sentiment renforcé par la richesse des instrument utilisé.

– Fin de l’aparté du photographe –

 

Quelques minutes de Thunderstruck en guise de musique d’attente, et c’est le groupe Lynyrd Skynyrd qui débarque. Cela fait partie des bonnes surprises de ce festival. Si, comme beaucoup, j’attendais surtout Sweet Home Alabama, c’est finalement le set complet du groupe qui saura me convaincre. Le rock proposé, accompagné d’un piano et de nombreuses guitares est original et sonne vraiment bien ! Les 4 guitares du groupe jouent et se déplacent de façon synchro sur scène, accompagnée d’un petit piano pour la touche de légèreté musicale… On est sur un rock qui flirte avec la country comme on en entend rarement aujourd’hui ! Le groupe méritera donc que je m’y penche davantage. Un groupe mythique peut donc être un groupe qui perdure et dont le style reste d’actualité encore aujourd’hui !

Bon allez, pas de temps à perdre, la Warzone sur laquelle nous finirons toute la soirée nous attend déjà !

Caleb Shomo et sa bande de Beartooth sont là pour nous accueillir dès notre arrivée. Il faut dire qu’il y a bien 10 minutes entre les Main Stage et la Warzone. Nous avons donc couru à la fin de Lynyrd pour arriver pile à temps pour le début de Beartooth ! Caleb semble heureux d’être là et le public sait bien lui rendre. La fosse qui n’est pas complète (les gens se préparant pour le dernier show de l’Histoire de Slayer certainement) ne sera cependant pas en reste. C’est sur des morceaux comme In BetweenThe Lines, ou le groupe se montre extrêmement communicatif et le live est un pur bonheur où tout le monde s’amuse ! Je me souviens avoir toujours eu d’excellents souvenirs après Beartooth à chaque fois que j’avais l’occasion de les voir (c’est un groupe que j’adore particulièrement d’ailleurs à titre personnel), mais le Hellfest semble décerner la palme du meilleur concert parmi les derniers concerts parisiens du groupe, pourtant déjà très bons !

 

Caleb quittera la scène en remerciant son public d’avoir sacrifié d’excellents groupes comme Cannibal Corpse jouant en même temps qu’eux, pour venir les voir.

Le groupe a déjà annoncé une tournée européenne à l’hiver 2020, mais pour le moment sans passage par la France… Dommage 🙁

On s’assoit un peu aux abords de la War Zone pour se reposer en attendant les vedettes de la scène pour la soirée. On croisera d’ailleurs dans le pit un groupe de joueurs de badminton. Le groupe d’amis avait poussé le délire jusqu’au bout. : filet, tenues, pom pom girls et j’en passe !

 

– Aparté du photographe –

Et bien pendant justement que certains ont été voir Beartooth, j’ai choisi Cannibal Corpse. Est-ce mon genre de musique? Pas vraiment…. Est-ce que j’écoute le groupe? Non. Alors, pourquoi y aller? Et bien tout d’abord je voulais mettre les pieds sur la scène Altar. Et puis je voulais voir l’ambiance qui régnait chez les death metaleux ! Et le verdict alors? Et bien je suis maintenant certain, autant j’aime le Black Metal, autant je suis pas très fan du death … Désolé Cannibal Corpse.

– Fin de l’aparté du photographe –

Place à Refused, le groupe qui a signé très récemment la première chanson de Cyberpunk 2077, rien que ça ! Dennis n’attendra pas plus loin que The Shape Of Punk To Come pour lancer un slam et profiter de voguer sur les flots ! Il arrive donc directement au milieu du pit pour continuer de chanter ! Contrairement à beaucoup d’autres, Dennis respire la classe et son style vestimentaire lui donne un charisme indéniable. La musique, que je ne connais pas encore trop à ce moment-là semble avoir un côté un peu mystique. On voit bien que c’est du punk, mais pas seulement. J’ai presque l’impression d’entendre de la musique prog… Du punk progressif peut-être ? Un genre de Dream Theater du punk ? En tout cas, c’est une sacrée découverte.

Plus on avance et plus le tout part en vrille, à tel point que le batteur finit par jouer au poing sur sa batterie… Bref, un live punk comme on devrait en avoir plus souvent !

 

Cela tombe d’ailleurs bien puisque le groupe sera de retour, en compagnie de Thrice, pour un concert de co-headline. On a très envie de découvrir le groupe en live après cette réussite en festival !

Pendant Refused, on croisa le groupe Enter Shikari, en tenue décontractée, short et tongs, un verre à la main, qui profitait tranquillement du set de leurs mentors Refused.

 

– Aparté du photographe –

Profitant d’une petite heure entre Refused et Enter Shikari, je vais voir Tool sur les écrans à côté des chutes d’eau… mais ces derniers sont vite coupés. Me lançant sur ma fin, je vais donc retenter ma chance avec le Death Metal sur l’Altar avec Deicide. On sait jamais sur un malentendu je pourrais aimer :). Et bien… non … navré s’il y a des lecteurs Death metaleux.

 

J’en profite alors pour explorer une dernière fois, pour 2019, de la vie nocturne du Hellfest. Et quel spectacle ! Que ce soit par le décors admirablement mis en avant même de nuit, ou pas les flammes fréquemment allumées pour attirer les âmes égarées, mes yeux se sont régalés ! Et puis on croise toujours des gens sympathiques au fil des allées.

– Fin de l’aparté du photographe –

 

 

On termine le festival sur une excellente note puisque c’est au tour aux Anglais Enter Shikari, qu’on ne présente plus ici puisqu’on les a qualifié de meilleur live en salle à double reprise… Les anglais, précurseurs de l’electronicore (une musique mélangeant metalcore et electro, vous l’aviez deviné) viendront terminer le travail entamé sur la Warzone par Beartooth et Refused. Différent des lives qu’on avait vu dernièrement, le set est orienté beaucoup plus vers le metal et des vieilles chansons du groupe. C’est l’album The Mindsweep qui a été joué en priorité d’ailleurs ici et The Spark qui a clairement été délaissé par rapport à un set classique de Shikari.

La belle scénographie, reprise de celle du Bataclan n’était pas trop mise en avant, la faute à des lumières omniprésentes sur la Warzone (des lances flammes encerclent cette zone de combat). Le groupe utilisa donc de fins stratagèmes pour utiliser au mieux les particularités de cette scène atypique. Pour Take My Country Back, Rou avait disparu de scène, pour réapparaître un peu plus tard en haut d’une des nacelles de la Warzone, tout en hauteur. Penché à moitié dans le vide (et sans sécurité ?!), le chanteur ne faisait pas pâle figure et donnait le meilleur de soi !

Au final, j’ai eu un peu plus de mal à rentrer dedans au départ, car Rou se donnait un genre ne lui ressemblant pas en concert en salle pour essayer d’attirer le public de la Warzone (càd ceux qui aiment du core, du punk et de la musique qui tâche). D’ailleurs, Rou quittera la scène en disant qu’ils s’appelaient Enter shikari et qu’il remerciait les gens présents ici sans savoir ce qu’il se passait, en référence à tous les passages electro et inhabituels sur ce genre de musique.

Bref, toutes les conditions étaient réunies pour qu’Enter Shikari fasse un bon show, sans qu’il ne soit démentiel. On ne regrette cependant pas d’avoir fait l’impasse sur Tool pour voir Enter Shikari. Le Quickfire Round (4 chansons en 8 minutes dans un medley complètement explosif) vaut le détour à lui seul !

Allez, malgré ce set qui n’atteignit pas la hauteur de ce à quoi nous avait habitué le groupe, on aime quand même Enter Shikari… D’ailleurs, le festival se finit en ce lundi à 2h du matin, et on foncera les retrouver à Bordeaux dès ce même soir… Deux sets d’Enter Shikari dans la même journée, si ça c’est pas du bonheur ? (Spoiler alert : le concert de Bordeaux était bien mieux que celui du Hellfest et d’avantage dans la veine de celui du Bataclan)

Le Top 5 du Hellfest (totalement subjectif) ?

Fever 333, Beartooth, Lynyrd Skynyrd, Refused et Sum*41 ont vraiment su retenir mon attention, tous pour des raisons différentes ! On pourrait aussi mentionner des groupes comme Eisbrecher, Architects qui ont fait des prestations remarquables  !

 

Hellfest, rdv en 2020 pour toujours plus de photos, plus de reports, plus de Stories en live pour vous faire vivre l’événement et j’en passe !

L’an prochain, on tentera une expérience différente de tout ce blabla qui doit bien faire quelques dizaines de pages Word… Quand je commence, on ne m’arrête plus haha !

5700 mots, l’équivalent de plus de 10 pages Word sans compter les photos, félicitations à toi qui es arrivé au bout de ce report venu tout droit des Enfers !

Photographe Romain Keller | Média Error404

 

Hellfest 2019 – Samedi

Saturday Night Fever 333 !

Impossible d’être dès l’ouverture du festival, on ratera Skindred à mon plus grand regret (pas de soucis, ils passent le 18 décembre à Paris !), mais on arrivera à l’heure pour manger un morceau au Food Court et surtout voir le concert que j’attendais personnellement le plus du festival :  Fever 333.

Avant Fever, parlons bien, parlons bouffe. Le Food Court a été remanié en 2019 et isolé du reste du festival pour éviter que la poussière du sol ne vole. C’est un espace en forme de U avec des tonnes de restaurants en tout genre : indien, japonais, italien, français, savoyard, américain, breton, libanais, alsacien et j’en passe ! Bref, c’est l’endroit où vous pouvez vous ravitailler à tout moment du festival. Si les queues sont vite impressionnantes en termes de taille, le service se fait relativement rapidement et il n’est pas arrivé que nous attendions plus d’une demi-heure en général lorsque l’on voulait aller chercher à manger, ce qui est tout à fait raisonnable.

 

Après un succès plus que triomphant en première partie de Bring Me The Horizon, il me tardait de les revoir, même pour un set court de festival. C’est d’ailleurs dommage : le groupe sera de passage à Paris le lendemain de leur show au Hellfest… Sauf que le dimanche, on est encore au Hellfest nous ! Heureusement, Juliet et Juliette étaient sur le coup pour pouvoir vous en parler, en attendant leur retour le 9 novembre au Trabendo !

Jason Aalon Butler débarque sur scène dans son traditionnel costume de scène : tenue de prisonnier et sac sur la tête. Immobile au centre de la scène, on entend retentir le début de l’album  avant de voir Jason arracher son masque et bondir partout pour démarrer Burn It. L’effet de surprise en moins par rapport au Zénith de Bring Me The Horizon, le groupe reste survolté. Les musiques sont d’une efficacité redoutable en live. Ce n’est pas sans rappeler l’énergie d’un Linkin Park. Les morceaux mêlent différents genres, différents rythmes, il y en a vraiment pour tous les goûts, et c’est ça qui fait la différence entre un groupe et un bon groupe pour ma part. Fever 333 fait une percée fulgurante sur la scène metal depuis sa création, et cette ascension n’est clairement pas volée ou tirée vers le haut grâce à des contacts ou que sais-je. Le groupe mérite clairement cette reconnaissance grandissante. feu-Letlive! se porte donc très bien, et Jason semble plus heureux que jamais : discours moralisateurs, scream et flow entêtant… L’homme court aux 4 coins de la scène du Hellfest. Si la proximité est moins évidente qu’au Zénith et qu’il ira moins facilement dans le public, il n’hésitera pas à tremper le sol de la Main Stage 2 pour glisser sur le dos en chantant, ou bien même faire des saltos et s’éclater littéralement sur le sol, toujours en chantant.

Il parait si incontrôlable en live que c’est ce qui rend le live si mémorable ! Jason est pourtant fervent défenseur du mouvement Straight Edge et ne fume ou ne bois pas… Comme quoi, il n’y a pas forcément besoin de substances étranges pour réussir à se surpasser et faire des folies et on peut le faire de son plein gré en restant maître de soi !

Fever 333, c’est du 300% oui en album comme en live, et on trépigne déjà d’impatience de revoir le groupe le 9 novembre.

 

Juste après, la programmation des Main Stage s’enchainera sur Eisbrecher, un groupe d’indu allemand (décidément, est ce que le metal industriel est nécessairement lié à l’Allemagne ? Pas toujours avec des groupes comme Combichrist ou Shaarghot qui ne sont pas si loin) qui marche dans les plates-bandes d’Oomph! et Rammstein. Rarement venu en France auparavant (c’était leur second concert sur notre territoire malgré 17 ans d’existence dans le pays voisin !), le groupe propose une musique vraiment appréciable. L’amalgame et le rapprochement est évident, comme souvent pour les groupes d’industriel allemand. On espère que le groupe repassera bientôt en France, car nous serions bien curieux d’écouter le français aussi impeccable que celui d’Attila de Powerwolf

 

Mine de rien on commençait à joyeusement rôtir au soleil, même si ce n’était pas la canicule, alors Romain, notre photographe a décidé de se rafraîchir aux célèbres chutes d’eau du Hellfest. Mais il semblerait qu’il n’était pas le seul à avoir eu l’idée …

 

Place au seul groupe de metal symphonique que l’on verra sur le festival : Within Temptation ! Déjà aperçu dans nos colonnes, le groupe a donné le meilleur de soi et de ses flammes. Après quelques soucis d’écran au début du show sur l’intro, Sharon débarque avec un grand drapeau blanc sur scène en chantant évidemment Raise Your Banner, en toute logique.

C’est probablement le décor (hors tête d’affiche) le plus important qu’on aura vu sur le festival ! Le batteur est pratiquement caché par les pierres et de grandes ailes noires, prenant toute la largeur de la scène !

Alors que le logo de Within Temptation est en feu derrière le somptueux décor, Sharon s’adresse un peu à son public français et le remercie d’être toujours aussi présent !

 

Retour dans les années 80 ! Il n’est pas question de Stranger Things cette fois-ci, mais de Def Leppard, un groupe phare de la scène hard-rock de cette période ! Avec un t-shirt David Bowie des plus délirants  et une intro sur Personal Jesus (que le groupe a d’ailleurs repris lors d’une session Spotify il y a quelques mois !), on aurait d’abord cru à l’arrivée d’un groupe pop mythique de cette époque, mais il n’en était rien. Def Leppard nous a rappelé qui ils étaient et sont toujours : des grands du hard-rock/glam-rock avec des titres dont on se souvient encore comme Pour Some Sugar On Me ou Hysteria.

 

Les écrans s’éteignent ensuite quelques moments avant de revenir de plus belle sur des images d’archive de nombreux concerts, montrant deux grands barbus sur scène… Vous l’avez compris, c’est au tour des plus célèbres barbus (avec le Père Fouras) du monde ! ZZ Top, le groupe de hard-rock texan ne lésine pas sur les moyens !  Formation identique depuis 1970, Dustin et Billy ont sorti le grand jeu avec des guitares clinquantes et des tenues brillantes bling bling. En connaissant ou pas le groupe, La Grange ou Sharp Dressed Man sont des morceaux qui parlent à tout le monde tellement les refrains et rythmiques ont été reprises partout. Avec un show appréciable sans faire d’excès (peu de communication avec le public…), c’est un peu le phénomène Europe qui se reproduit : tout le monde attendait ces titres iconiques du groupe, en le délaissant un peu pendant le reste…

Place aux rois de la soirée, Kiss ! Le groupe au maquillage si singulier débarque au milieu d’écrans octogonaux, par le haut de la scène, sur une nacelle, au milieu de dragon crachant de la fumée de chaque côté de la scène. La scénographie est assez bluffante et on comprendrait presque pourquoi les t-shirts du groupe sont vendus à 60€ à la tente du merch :-)…

Des bugs techniques assez minimes, comme un écran qui bug pendant Heaven’s s on Fire viendront entâcher la prestation rodée au millimètre près, mais qui n’empêcheront clairement pas de profiter à fond du show !

Eric Singer nous propose un long solo de batterie interactif en jouant avec les caméras et le public. Le solo, faisant office de pause pour les autres membres du groupe sera franchement un peu longuet. Certes réussi, il durera au moins une bonne dizaine de minutes, ce qui finira par casser un peu le rythme du concert.

Toujours plus dans l’excès, ce sont des feux d’artifice qui sortiront du manche de la guitare de Paul… Des. Feux. DANS. LA… GUITARE ?! Il n’y a pas à dire, on a quand même des choses jamais vues auparavant et KISS vaut clairement le détour en live, au moins une fois ! D’ailleurs, après le solo d’Eric Singer, ce fut au tour de Gene de faire un solo de basse sur un fond de lumière verte, alors que quelques cL d’hémoglobine sont sortis de sa bouche pour couler sur son maquillage et son haut. Effet garanti!

L’une des grandes forces de Kiss selon moi, c’est que le groupe n’a pas de frontman, mais que des showman avec leur style qui leur est propre. Tout le monde s’adresse à tour de rôle au public (de façon très écrite et peu personnelle, certes) mais chacun apporte sa pierre à l’édifice. C’est pourtant assez rare de voir cela pour être noté ! C’est au moins aussi rare que de voir Paul Stanley s’accrocher à une tyrolienne au dessus du public pour rejoindre une scène centrale et interpréter Love Gunb et la chanson la plus attendue de tout le festival I Was Made For Lovin’ You.

Retour sur scène en tyrolienne, c’est sur l’ultime Black Diamond que le groupe nous quittera, avant de revenir bien plus tard pour un rappel avec Eric Singer au piano pour Beth, suivi de Crazy Crazy Nights et Rock And Roll All Nite !

 

* Aparté du Photographe *

Après avoir regardé le début de Kiss de loin sur les écrans géants, car il y avait un monde de folie, surement le plus gros succès de toute cette édition ! Je suis allé me perdre un peu à la Temple. Je passais par là et j’ai entendu de la bonne musique, mais aucune lumière … pas de doute j’étais bien avec les Suédois de Cult of Luna. N’étant pas une salope… heu je voulais dire nyctalope, je suis reparti assez rapidement pour profiter de l’ambiance nocturne du Hellfest.

Je suis alors allé me réchauffer mes petits doigts fragiles de photographe auprès d’un brasier géant au plein cœur du festival. Car à la nuit tombée les festivaliers ont droit à un spectacle de danse/combat avec des têtes brûlées prêt à se rôtir le poil pour nous impressionner.

 

Continuant mon chemin j’arrive alors à la War Zone pour voir Le Bal des Enragés. Des tambours, des étincelles, de la folie, il y a de quoi s’amuser avec ces braves gens. La scène de la War Zone à même semblé petite avec tout ce monde à caser devant le public. Le début du show à d’ailleurs commencé par une arrivée au compte-goutte de chaque musicien, ce qui leur à permis de descendre un à un les marches en fond de scène. On se serait cru sur le tapis rouge du festival de canne !

Bon ce n’est pas tout ça, mais après avoir sauté, et pogoté sur Le Bal des Enragés, je suis curieux de voir le groupe Architects ( et aussi pour faire des photos pour mon fidèle rédacteur <3 ). Ni une ni deux je cours entre la War Zone et la Mainstage 2. Exalté par la journée de semi marathon de ce samedi de Hellfest, je retourne à nouveau … dans une foule déchaînée et survoltée…. damn it .. bon et bien le repos ce sera pour plus tard !

* Fin de l’aparté du Photographe *

Difficile de passer après des légendes comme KISS, mais c’est pourtant le challenge que relèvera avec brio Sam Carter et sa bande. Vêtu d’une veste et perdu au milieu de visuels stroboscopiques noir et blanc, Architects a su emporter avec lui le public pour une dernière heure de festival. Même si l’assemblée s’était bien vidée après le concert de la tête d’affiche et l’heure affichée à notre montre, le show n’en resta pas moins de qualité. Architects est en revanche connu pour ses shows enflammés, mais nous n’avons pas eu le droit à cette partie pyrotechnique ce soir-là… Dommage !

Allez, il est grand temps de dormir (peu) pour repartir tôt (ou presque) demain matin !

Hellfest 2019 – Vendredi


Après le Knotfest et la découverte du superbe site de Clisson qui nous attendait pour le Hellfest, place aux choses sérieuses. Ayant posé notre QG dans un petit airbnb sur Nantes, il est déjà tôt le matin qu’il est l’heure de quitter Nantes pour rejoindre les Enfers de Clisson !

Première chose : les trajets pour rejoindre le Hellfest sont biscornus, les chemins partent dans tous les sens, on se gare loin, il y a des voitures partout… L’enfer commence déjà dès l’arrivée sur la ville de Clisson et de ses alentours ! Arrivé au rond point « guitare » la célèbre entrée du Hellfest, une longue file d’attente nous attend pour passer l’accès VIP/Presse. Cet accès VIP/Presse donne le droit à un espace derrière les scènes de l’Altaïr et la Temple avec un bar privé, une petite piscine metal, la tente presse où nous pourrons réaliser des interviews (ça arriiive, on se remet doucement du fest et de tous les autres concerts ! ;-)), un petit resto bio et surtout : des toilettes ! C’est tout con, mais quand il y a un peu de queue sur le festival et qu’on doit foncer d’une scène à l’autre, on était souvent bien content de pouvoir choper des toilettes ou à manger/boire rapidement ! Pour ce qui est de la nourriture, on a en réalité beaucoup mangé au Food Court sur lequel je reviendrai car le restaurant du VIP était certes très bon, il n’y avait pas un choix aussi large qu’au Food Court.

Allez, trêve de parler de l’espace VIP, car ce qui nous intéresse, c’est bien le festival ! D’ailleurs, si ce n’est pour les interviews et les toilettes, nous ne passerons quasiment jamais par cet espace.. là où beaucoup restait à réseauter et à discuter, nous on est là pour vivre des concerts en live, et vous parler de ce festival démentiel ! Pas une minute à perdre de plus et place au metal !

 

 

 

Alors qu’on se dirige en premier vers les scènes que nous connaissons déjà, à savoir les Main Stage 1 et 2, c’est Chris Hemsworth que nous croisons sur scène. Gloryhammer arrive tel un roi avec sa couronne et son marteau des Dieux antiques ! Si l’intro avait été lancée trop tôt, c’est quelques instants après que le groupe viendra proposer son power metal qui a tout l’air d’être un gimmick de Powerwolf vu la veille. Le groupe arrive à convaincre le peu de public qui est là à ce moment là et réussit à faire une sacrée fête dès le début du festival ! Comme on dit souvent, c’est pas la taille qui compte !

Il faut dire qu’il est encore tôt dans la journée, et beaucoup arrivent sur le site plus tardivement (en plus, on était vendredi, et certains ne venaient pas trop tôt pour cause de .. travail :-)), donc le début de festival du vendredi se déroule dans des conditions similaires au Knotfest : il y a du monde, mais on peut circuler sans grandes difficultés !

 

On enchaîne sur Blackrain, le groupe de glam rock le plus cool des Alpes françaises, et même de France (et je ne dis pas ça qu’ils sont pratiquement le seul groupe glam rock encore en vie par chez nous !) Le groupe pose son mur d’enceintes en fond de scène et nous dit qu’ils sont prêts ) jouer 3h s’il le faut ! On interviewera après Max 2, membre historique et fondateur du groupe en 2002 qui nous parlera de son « vrai » métier, de la vie d’artiste indépendant, des répétitions du groupe alors que le chanteur Swan vit dans les pays nordiques désormais… L’interview est à retrouver très prochainement sur Error404 !

 

Ne quittons pas de si tôt la double Main Stage puisqu’on peut y découvrir Sonata Arctica et son sublime Tallulah désormais connu de tous. Le groupe arrive sur scène et va proposer des solos endiablés, amener sa Keytar et faire un petit tour de force pour montrer que leur guitariste était talentueux. La tenue du chanteur était assez étonnante pour un groupe de metal de la sorte d’ailleurs ! La vraie déception de ce concert ? Pas de Tallulah! Nous n’étions pas de fins connaisseurs du groupe, mais il est évident que c’était leur titre le plus connu (bon il y a eu FullMoon, certes)… C’est comme si Europe venait sans jouer The Final Countdown ! Un choix franchement étonnant de la part du groupe qui livra une prestation plutôt correcte par ailleurs, mais qui n’a pas su faire l’unanimité.

 

Allez, quittons un peu cet endroit pour partir en exploration du festival ! Notre premier étape de ce voyage idyllique ? Le Metalcorner ! Ce petit Camden français se trouve à l’entrée du festival, voir même avant l’entrée sur le site avec toutes les scènes musicales. On y trouve toutes sortes de boutiques et d’activités définitivement metal : une scène avec des groupes punk déjantés ou des jolies demoiselles faisant des shows de danse assez peu recommandable pour les enfants, des vraies petites scènes de concert, des boutiques (DR.Martens, Sea Sheperd, Barbier, Glacier, Materiel.net, Jagermeister…) et des tentes d’artistes et boutiques  indépendantes venant présenter leurs produits. On croisera d’ailleurs nos copains d’Hi-Comics/Bragelonne là bas, qui propose un Prix Hellfest de littérature !

 

Un achat de t-shirt « Come to the Dark Side, We Play Metal » plus tard, nous voici du côté de la scène de la Valley, à proximité immédiate du Metal Corner et du VIP pour découvrir My Sleeping Karma, le groupe de stoner aux influences indiennes. La scène couverte est noire de monde, impossible d’avancer sous le chapiteau et de voir le concert. Alors que Romain, notre photographe parti braver tous les dangers s’aventure au milieu de la foule, on se pose un peu plus loin pour écouter la musique. On aurait pu fermer les yeux et s’allonger vu le style de musique que cela aurait été tout aussi efficace que de regarder la prestation. La musique fait voyager et nous transporte avec elle. Ganesh en fond de scène nous emmène avec lui pour un voyage quasi religieux sans fausse notes. On comprend pourquoi la foule s’est agglutinée pour voir les allemands. Pas de chant, juste des mélodies pendant 45 mn qui font voyager. Difficile de ne pas penser à Pink Floyd par moment sur certaines compositions. Si ce n’est pas un genre de musique que je serai allé écouter de prime abord, c’est une sacrée découverte en live et en album !

 

Allez, fini de se reposer et de planer, place à la bagarre. Détendeur du record du Wall Of Death le plus grand au Hellfest 2014, Dagoba est venu remettre son titre en jeu en 2019, avec brio ! Shawter sait attirer la foule, la manage et la  fait bouger avec une aisance presque consternante. On comprend vite pourquoi le groupe français avait été choisi pour faire le Warm Up, tournée avec des concerts et activités spéciales en rapport avec le Hellfest. Le groupe a tout cassé cette fois encore, pour notre plus grand plaisir !

 

Petit détour par le merch du festival, et on constate à notre grande surprise les prix de Mass Hysteria : 30€ pour un hoodie ! Du jamais vu ! C’est une excellente idée que de mettre le prix du merch extrêmement peu cher : on fait la promo du groupe à moindre coût ! Certains groupes  devraient prendre exemple sur ce schéma et viser des prix plus bas pour vendre plus de merch que l’inverse. Comme cela, on en vend plus, donc plus de monde se promène avec le logo du groupe un peu partout, on répand la bonne parole pour le groupe et on est plus nombreux… C’est clairement win-win pour tout le monde, alors GG à Mass Hysteria qui semblent être les seuls du festival à l’avoir bien compris !

En ressortant du merch, c’est Dream Theater qui se présente à nous. Tout comme pour Sonata Arctica, quelque chose cloche dans la tenue du chanteur vu le style mais bon, ce n’est pas grave, on est venus pour la musique. L’ami John Petrucci, el famoso guitar hero de Dream Theater commence son numéro sur Antethered Angel. Les morceaux s’enchaînent bien et tout le monde y donne du sien. Le batteur, Mike Mangini, a un nombre incalculable d’éléments autour de lui, James LaBrie (chant) utilise un micro en forme de crâne. Le tout donne un mélange harmonieux, pas des plus mémorables, la faute à un chanteur très en deçà de ce qu’on pourrait attendre. Finalement, c’est le guitariste légendaire qui rattrape un peu la donne avec The Dance Of Eternity par exemple qui nous laisse apprécier toute la technique et la virtuosité de Petrucci.

 

Après de la virtuosité, place à de la virtuozizité ! Ultra Vomit est dans la place ! Excellents musiciens, Ultra Vomit a plutôt tendance à se caractériser par son humour cinglant (surtout celui de Manard, il en va de soit !). Le groupe débarque sur scène après une vidéo annonçant qu’ils allaient voler la vedette à leurs amis de la scène punk française. Le groupe enchainera donc à vive allure ses plus grands hits tels que Bonnes Manières ou Maïté Ravendark… Les guests seront aussi de la partie puisqu’on aura Niko Jones sur la chanson Un Chien Géant, qui était un hommage au groupe de Niko, Tagada Jones. Il y aura également Pierre Jacou du groupe Black Bomb A sur Pink Pantera. On aura aussi Andréas du duo Andreas & Nicolas en fin de concert pour chanter Je Collectionne Des Canards (Vivants)  avec le groupe. Les guests les plus notables de cette soirée ? Jesus qui était venue pour lancer un wall of death de qualité mais enfin et surtout Calogero sur Calojira ! Guest plus que surprenant pour ce caméo au Hellfest, on regrettera presque à la fin qu’on découvre qu’il ne s’agissait que l’un des membres du staff d’UltraVomit, déguisé pour l’occasion… Joseph Duplantier de Gojira aurait tout à fait pu venir chanter aussi puisqu’ils jouaient un peu plus tard dans la soirée, mais il n’en fut rien. Ultra vomit fera parti de ces shows du vendredi dont on se rappellera pour son humour, son côté décalé et son jeu scénique irréprochable : décors, guests, vidéos inédites, le groupe avait mis les bouchées doubles pour nous régaler ! Merci Maïté !

 

Alors que l’Évier Metal en version boîte de nuit finit de retentir, c’est une cornemuse que nous entendons au loin. Sommes-nous bien en Bretagne à Clisson ? (débattez dans les commentaires, Loire-Atlantique, Bretagne ou pas ?) Annoncés un an à l’avance avec Gojira, Carcass ou Manowar (lol.), c’est les Dropkick Murphys ! Le groupe de punk celtique sait comment mettre l’ambiance : le pit est en feu et l’ambiance est folle autour du groupe ! Ken Casey fonça tout droit sur la foule afin de montrer que le Punk en lui est toujours là, et déchaîna un peu plus la foule.

Tout ça, avant même d’arriver aux morceaux phares du groupe tels que Rose Tatoo ou bien même le final de I’m Shipping Up To Boston. C’est l’un des concerts que l’on peut retenir de ce premier jour de festival !

 

Suite à l’éviction de Manowar, parti faire de la flûte dans les champs plutôt que de jouer son show, pourtant annoncé un an à l’avance et décommandé le matin même du festival, bien qu’ils étaient présents dans l’espace VIP la veille, c’est Sabaton, qui avait déjà commencé à plié ses bagages qui se proposa de revenir jouer à nouveau en guise de tête d’affiche du vendredi. Si l’on ne connaîtra jamais le fin mot de l’Histoire entre Manowar et les organisateurs du Hellfest, on connaîtra en revanche la qualité et la bienveillance du groupe qui les remplace. Malgré l’extinction totale de voix de Joakim qui s’était trop donné la veille, le groupe proposera un concert où les musiciens chantaient pendant que Joakim se pavanait et dînait sur scène. Un concert tout en humour et folklorique qui apporta un capital sympathie à Sabaton, arrivé en glorieux héros (ironique pour un groupe qui ne parle que des guerres dans ses chansons !)

Le groupe sera de retour à Paris le 7 février 2020 et en belle compagnie : c’est Amaranthe et Apocalyptica qui partageront l’affiche de ce concert qui s’annonce déjà dantesque!

Cela étant dit, comme nous avions déjà vu Sabaton la veille, notre nostalgie et notre amour pour le punk-rock nous a dirigé pour la première fois vers la Warzone pour y  retrouver Sum*41.

Tout d’abord un petit mot sur la Warzone : il s’agit de la scène la plus excentrée du festival. Elle regroupe tous les groupes core/punk du festival et c’est clairement ici qu’on y verra le plus de pogos et de slams en tout genre. Le public est violent et le lieu porte bien son nom. C’est d’ailleurs la scène la plus décorée avec des flammes de part et d’autres et des barricades et grands murs de chaque côté. C’est vraiment le lieu le plus cool du festival en matière de décoration (et de musique ? mais là ce sont mes goûts personnels qui parlent 🙂

 

 

Quoi qu’il en soit, les Canadiens, qui auraient eu leur place sur la Main Stage à la place de Manowar, ne sont pas venus les mains vides. Avec un nouvel album prévu pour le 19 juillet, Order In Decline, Deryck et sa bande sont venus pour en découdre ce soir. Le chanteur arrive sur scène avec une bien meilleure mine que les derniers concerts où l’on avait pu le voir. Son lourd traitement médical semble être terminé et tout est rentré dans l’ordre. D’ailleurs, les nouveaux titres de l’album comme Out For Blood ou A Death In the Family place déjà l’album au dessus de 13 Voices.  Le set est impeccable, avec un petit We Will Rock You en guise de cover, des morceaux de tous les albums et tous les singles qu’on veut entendre du groupe : Fat LipIn Too Deep, The Hell SongStill Waiting et même Walking Disaster! C’est un show un chouilla condensé du groupe qui combine tout ce qu’on avait besoin d’entendre pour rendre l’ado qui est en nous heureux. Ado ou adulte, Sum*41 reste toujours un sacré groupe quoi qu’il en soit ! Le groupe a déjà annoncé qu’il reviendrait en 2020, et on a déjà carrément hâte.

Après cette première journée éprouvante, il est temps de marcher longuement jusqu’à la voiture pour rentrer sur les coups de 4/5h du matin à l’airbnb. On aura au moins l’avantage de passer une bonne nuit dans un lit douillet. Certes courte puisqu’il fallait repartir rapidement sur le site du festival, c’était quand même un luxe d’avoir un vrai lit et pas un camping, surtout pour nos amis photographes qui ont shooté sans relâche et ont couru partout toute la journée à braver les foules et les concerts pour pouvoir vous proposer ces clichés, alors GG à toi Romain !

Knotfest France


Jeudi 20 juin, c’est parti pour le HEEELLLFEST ! Ah non, le Knotfest pardon, le Hellfest, c’est toujours du vendredi au dimanche depuis près de 15 ans. Mais qu’est-ce que c’est que ce festival qui apparaît un jeudi là où il n’y en avait jamais eu auparavant ?

A l’instar du Download Festival et de sa journée du lundi avec les Guns’N’Roses le lundi et qui ajoutait une 4ème journée de festival, c’est le Knotfest, un festival nomade organisé par le très célèbre groupe Slipknot (d’où le nom, vous l’aviez ?).
Aux couleurs d’un cabaret, ce pré-festival annonçait quasi complet avec une programmation éclectique sur les deux scènes principales du Hellfest. Si tous les services et infrastructures du Hellfest n’étaient pas ouvertes pour le Knotfest (différents comptes obligent, le Hellfest ne prêtant que son lieu au Knotfest), le Knotfest permettait d’avoir un premier aperçu du site, surtout que c’était la première fois pour moi que je m’y rendais !

Cette première journée de festival était sous le signe de la simplicité : seuls les 2 Main Stage étaient ouvertes et jouaient en alternance : il était donc possible de se placer au milieu (les deux Main Stage sont côte à côte au Hell/Knotfest) et de suivre tous les concerts de la journée ! Pour rappel, on a pu découvrir : Sick Of It All, Ministry, Amaranthe, Behemoth, Papa Roach, Powerwolf, Rob Zombie, Amon Amarth, Slipknot, Sabaton. Une bien belle brochette.
On est arrivés sur le site du festival après Amaranthe. Dommage de les manquer puisqu’on avait été plutôt convaincu par leur prestation avec Powerwolf en fin d’année dernière. Le groupe a déjà annoncé son retour en France, et bien accompagné en plus de cela ! Sabaton, Apocalyptica et Amaranthe nous donne déjà rendez-vous au Zénith de Paris le 7 février 2020 !

Malheureusement, en étant parti le matin de Paris et avec tous les campeurs débarquant en même temps sur le site, nous avons perdu beaucoup de temps sur les routes de Clisson et ses alentours, sans compter les temps de marche jusqu’au festival après avoir trouvé une place pour se garer (bien 45 mn depuis le lieu où nous étions garés…). Imaginez 60.000 festivaliers et quelques dizaines de milliers de voitures dans une petite bourgade d’environ 7000 habitants. C’est le village tout entier qui est totalement métamorphosé ! Au final, nous ne sommes arrivés qu’à la fin de Ministry, juste le temps de profiter de N.W.O. et Thieves. Dommage qu’on ait perdu du temps plus tôt car le show avait l’air vraiment très cool.

– Behemoth de beurre –

Tout de noir vêtu, et aux visages aussi blancs que nos amis de Powerwolf, Behemoth arrive sur scène. Le chanteur porte une coiffe aussi travaillée que celle de notre cher Papa Emeritus, nos amis de Ghost. Place à la musique ! Behemoth propose un black metal très lent, qui dénote sans doute énormément avec le dance-metal d’Amaranthe ayant eu lieu juste avant. Ce n’est pas franchement mon style mais il faut reconnaître que le groupe a une vraie prestance sur scène. Le public semble ravi de pouvoir entendre les titres phares du groupe de death metal : Blow Your Trumpets Gabriel et Ora Pro Nobis Lucifer seront bien évidemment jouées, et accompagnées de nombreux titres de leur dernier album, sorti en 2018 !

– CUT MY LIFE INTO PIECES, THIS IS MY LAST RESORT ! –

Début en trombe pour Papa Roach qui attaque directement avec l’un de leurs titres phares, Last Resort. Jacoby Shaddix est en forme et invite le public à jumper durant tout le set. Equilibré entre les hits d’une autre époque de Papa Roach et le dernier album, c’est un mélange rock/rap avec des titres comme Born For Greatness et metal/rap avec LovesHateTragedy qui fête ses 10 ans cette semaine là. Jacoby n’hésite pas à prendre possession de la Main Stage en vacillant de gauche à droite, en allant jusqu’au enceintes pour ne léser personne et interagir avec tout le monde. L’ambiance est bel et bien présente, et on a déjà hâte de pouvoir revoir le groupe en salle en France pour un show complet plutôt que ce court extrait ! Un hommage sera même rendu au défunt Keith Flint du groupe The Prodigy. Frères de logos puisque Papa Roach utilise souvent un cafard en guise de logo et The Prodigy une fourmi, c’était l’occasion ce soir de faire un hommage au groupe en revisitant en version metal Firestarter.

En vrai, il y a moins de choses à raconter sur le Knotfest que sur le Hellfest en termes d’ambiance et de la vie sur le festival : la plupart des stands propres au Hellfest sont fermés sur cette soirée là et seuls quelques bars et restaurants sont ouverts dans l’espace pour pouvoir survivre. On voit que le festival n’est clairement pas le Hellfest et que seul  l’emplacement a été « loué » par le Knotfest pour pouvoir profiter de l’infrastructure pour ses groupes ! On a donc affaire à un vrai pré-festival, ou du moins second festival, mais sur le même lieu !

– La grande messe du Heavy Metal ! –

On commence à les connaître nos lascars allemands de Powerwolf. Alors qu’Attila nous prouve une nouvelle fois qu’il a toujours un français irréprochable, le groupe propose un concert similaire à celui de décembre, en version raccourcie. Les titres seront jouées globalement dans le même ordre qu’au Bataclan ! En retirant plus ou moins la moitié des titres, la partie de titres restantes a été joué dans le même ordre : On commence par Fire & Forgive, on passe quelques titres joués au Bataclan et on continue sur Incense & Iron et ainsi de suite avec les classiques du groupe : Demons are a Girl’s Best Friend, Werewolves of Armenia ou We Drink Your Blood ! Sur Demons are a Girl’s Best Friend, le public a du apprendre à nouveau les 4 parties chantées en live ! Le groupe est vraiment super en live, l’ambiance se ressentait aux quatre coins du festival ! Tout le monde chantait à tue-tête et c’est presque triste qu’on voit le groupe repartir après 40 mn de show seulement… Mais bon, les groupes sont nombreux sur les deux seules scènes ouvertes de ce Knotfest, il faut du temps pour tout le monde !

– Disco Zombies on the Dancefloor! –

Est-il encore nécessaire de présenter Rob Zombie ? Peut-être finalement car c’est le set de la soirée où j’ai été le plus surpris ! C’est aussi pendant ce temps là que nous sommes allés mangés donc nous avons plus entendu que tout vu le temps de faire la queue (il n’y a pas de dispositifs ou d’écran pour voir les scènes depuis tout le quartier de restaurants, c’est dommage !) Rob Zombie, avec son look très particulier propose un hard-rock teinté d’electro vraiment sympathique. Le chanteur se donne sur scène et ses musiciens ne sont pas en reste non plus. John 5, un guitariste très célèbre (ancien guitariste de Marilyn Manson, mais il agit également sur des albums solos !)

Amateur de reprises (et surtout des siennes), Rob nous jouera de très nombreuses reprises ce soir : More Human Than Human et Thunder Kiss ’65 de son groupe White Zombie, mais aussi Helter Skelter des Beatles et Blitzkrieg Bop des Ramones. Il semblerait que Rob Zombie joue souvent ces reprises là en live, mais je trouve que c’est une excellente idée de faire quelques reprises, surtout sur un festival. Les personnes de l’assemblée qui ne le connaissaient pas pouvaient donc aussi profiter des reprises pour découvrir l’univers musical de l’artiste en connaissant tout de même les morceaux originaux. C’est d’ailleurs une astuce qu’utilisent beaucoup de groupes au départ pour se lancer ! C’est ensuite sous la forme d’un mini-rappel que Dragula clôturera le set. Je ne connaissais pas plus que cela Rob Zombie, et le style musical, à mi chemin entre le rock/metal avec une bonne dose d’electro m’a donné envie d’en apprendre plus sur le groupe et de ré-écouter cela !

– Abahmon Enamarre –

Amon Amarth, le groupe death metal qu’on ne présente plus non plus prendra place juste après Rob Zombie pour venir noircir un peu cette ambiance festive laissée après Rob Zombie. Classiques et réputé dans leur catégorie, on peut déjà dire que la programmation du Knotfest étant vraiment très éclectique et très réussie ! Peu importe le style de metal que l’on écoute, il y avait de quoi satisfaire tout le monde ce soir ! On a regardé un petit peu le show tout feu tout flammes des vikings d’Amon Amarth, mais n’étant pas très fan du death metal (vous avez du voir que ce n’est pas le genre de concert majoritairement abordé ici), on a fait un petit tour au merch inédit du Knotfest France.

Il s’agissait d’un événement unique qui n’arrivera peut être plus jamais en France. C’était d’ailleurs le tout premier Knotfest en Europe ! Je m’étais donc dit « ce serait sympa de se prendre un t-shirt ou un souvenir du festival, car on ne pourra sûrement jamais le revoir dans notre pays de notre vivant ! » Au final, les t-shirts étaient très simples (alors que le visuel au style fête foraine des années 30 et cabaret était vraiment très symap !) et surtout excessivement chers ! 60€ le t-shirt, 100€ le hoodie, 30€ les casquettes… Je n’ai plus exactement les prix en tête, mais c’était vraiment abusif.

Pour noyer cette déception, quoi de mieux qu’une petite pinte ? On aura gardé au moins notre eco-cup du Knotfest. On regarde ensuite Amon Amarth d’un peu loin en se reposant un peu avant d’attaquer le gros morceau de la soirée… Il faut dire que le matin, nous étions encore à Paris et la route (et le concert d’Our Last Night la veille) nous avait déjà un peu fatigués !

=> Le mot du (Black) photographe, Outré d’un tel comportement de mon camarade rédacteur, je suis resté prendre un bain de sueur nordique et de chaleur metaleuse, dans la bière et les cornes. Les frissons me prirent aux tripes lors des premières notes de The Pursuit of Vikings. Le concert permis de contenté tous les fans du groupes avec de bons classiques mais aussi d’initier aux chansons du dernier album du groupe : Berserker. Mais le point fort du show arrivé avec Guardians of Asgaard, grand classique du groupe, dont la performance et les flammes exulta la foule. Pour moi le meilleur concert de cette première journée !

– PRÉPARE LES BROCHETTES! –

Les responsables de ce festival, c’est bien eux. Slipknot, groupe masqué ayant pour frontman Corey Taylor.

La scénographie a bien évolué et on a quelque chose un peu underground, sombre. Par exemple, on a un énorme bidon d’essence supsendu à un faux mur à moitié cassé sur l’avant de la scène. On voit également des coins en hauteur pour les musiciens, avec des tambours de chaque côté et surélevés par rapport au reste. Le groupe commencera le show par son traditionnel morceau PRÉPARE LES BROCHETTES (vous l’avez ? Écoutez bien le refrain de People = Shit ). Tous les membres du groupe sont vêtus de leurs masques habituels, mais également des nouveaux masques

Au final, le groupe, bien qu’il s’agisse de leur propre festival, ne se sont pas vraiment mis en avant. Ils ne joueront d’ailleurs qu’1h20, ce qui en fait la tête d’affiche de ce long week-end de 4 jours la plus courte (enfin, à l’exception de Manowar, mais on abordera ce point en détail sur le report du Hellfest :))

Le groupe enchaînera les tubes dans son univers macabre et effrayant. On aura rapidement le droit à Unsainted, un morceau plutôt chanté par rapport à d’autres, qui est le premier single d’un futur album « We Are Not Your Kind », prévu au 9 août 2019. Corey Taylor diversifie ses apparitions effrayantes, et ça change des moments où on le voit avec Stone Sour ou même en guest chez Falling In Reverse. Alors que Psychosocial (sans Justin Bieber) retentissait, Corey Taylor remerciait déjà l’organisation du Hellfest pour avoir permis au groupe de s’inviter la veille du festival le plus mythique d’Europe. C’est assez étonnant vu la prestation scénique et l’ambiance qui régnait que de casser le rythme pour discuter et remercier les équipes techniques. Cela dit, c’est une bonne chose et il faut le faire car c’est à eux que reviennent une grande partie du mérite de tous ces concerts ! Corey en profitera ensuite pour faire s’asseoir tout le public avant de sauter collectivement. Beaucoup de personnes, peut être déjà trop alcoolisées, n’avaient pas compris sa demande et ne s’asseyait pas et préférait filmer le bond général du public.

Le set se termine par Duality, où on aura le droit à un petit feu d’artifice au rythme des coups de bâtons de fer sur le bidon d’essence suspendus. C’est juste avant le rappel, que le public a retourné le Knotfest comme jamais ! Sid Wilson n’hésite d’ailleurs pas à ajouter un peu de scratch et de sonorités que nous n’entendons généralement pas sur les versions studios du groupe.

Après une bonne heure de show, le groupe reviendra pour clôturer le festival sur Spit It Out et Surfacing. D’ailleurs, je remarque sur Surfacing que le guitariste possédait une guitare étonnante : celle-ci n’avait pas de tête au dessus du manche !

Sid viendra saluer la foule en sortant de scène à son tour et glissera sur le devant de la scène… Oups !

A bientôt Slipknot, qui devrait probablement repasser par la France après la sortie de leur nouvel album, du moins on l’espère !

– ALAIN CHABAT-HON –

La fatigue post-Slipknot se fait ressentir, mais ce n’est pourtant pas fini ! Les suédois de Sabaton sont également ici ce soir pour nous parler des guerres et de l’Histoire. Avec des morceaux toujours basés sur des faits historiques avérés, le groupe mettra les bouchées doubles pour nous convaincre. Alors que Joakim Brodén nous dit qu’il sait combien c’est difficile de tenir si tard et après un concert de Slipknot, il nous remercie d’être restés aussi nombreux pour leur show.

Ce dernier petit show d’une heure sera particulier : tenues de guerre et plaques d’acier sur le torse du chanteur,

 

Sabaton a proposé un show vraiment chouette avec une belle scénographie, touchante et pleine de positivité malgré les sujets évoques, et on espère pouvoir les revoir en France très prochainement, puisqu’ils ont déjà annoncé des dates avec Amaranthe et Apocalyptica, notamment le 7 février 2020 au Zénith de Paris !

Allez, le Knotfest se finit sur un excellent bilan ! On a pu voir des tonnes de groupes vraiment chouettes, et profiter d’un festival absolument unique en Europe ! Même s’il ne bénéficiait pas de tous les atouts du Hellfest, il s’agissait d’une soirée de concert de mise en bouche qui n’était pas négligeable et qui donnait une vraie plus value à cette 14ème édition du Hellfest ! Allez, on va dormir, et on se retrouve très vite pour les Enfers du Hellfest!

Enter Shikari @Rocher de Palmer – 24/06/19 – Live Report


Une fois n’est pas coutume, mais il était temps pour nous de tenter une nouvelle expérience… Après avoir vu As It Is trois fois en trois mois, on s’est dit qu’on devait taper encore plus fort…

 

Pourquoi ne pas voir deux fois le même groupe sur une même journée ?

Le dimanche soir du Hellfest de 1h à 2h (donc le lundi matin, ça compte !), suivi du lundi soir au Rocher de Palmer à Bordeaux (Cenon pour être précis !)… On parle bien sûr de nos chers Enter Shikari, nos voyageurs du futur !

Si le concert du Hellfest n’a pas su nous convaincre autant qu’au Bataclan en mars (vous aurez notre live report du Hellfest prochainement, mais notre photographe s’est endormi sur ses retouches.. et ce fou est en train de vous préparer un dossier avec des tonnes de GIFs de folie et plusieurs milliers de photos du festival… MILLIERS !)

-POUMON-

Duo mystérieux au premier abord, le groupe a joué dans le noir complet pendant toute la durée de son set. Si nous étions quelque peu dubitatif sur la musique (il faut dire que ce n’est pas le genre de prédilection de 404) nous avons fini par être emporté par cette trip-hop singulière qui nous

Le groupe est resté très discret et mystérieux, et on soupçonne le groupe d’être d’une grande timidité, surtout quand il s’agit de jouer sur une grande scène. Pourtant la salle n’était pas comblée malheureusement, la faute à des dates un peu batardes : lundi soir, lendemain de 4 jours de Hellfest…

-ENTER SHIKARI-

Le groupe l’a bien compris… C’était une date « de repos ». Cela étant dit, pas question de ne se donner qu’à moitié. Le groupe a commencé par joué au foot avec les quelques personnes aux alentours devant la salle avant le show, et est monté sur scène avec les mêmes tenues très casual (presque pyjama pour Rou au chant) qu’ils portaient avant cela. Voyant que la salle n’était pas saturée et comprenant bien les circonstances, le frontman n’hésita pas à demander qui était déjà là au Hellfest l’autre nuit et avait eu le courage de revenir aujourd’hui. S’adressant et chantant même sans micro lors du premier titre, nous avons retrouvé une proximité avec le groupe comme il est difficile d’en avoir dans des grandes salles. L’époque de 2015 et du Trabendo est déjà lointaine !

Le set joué ce soir sera très différent de celui joué au Hellfest, et aussi différent de celui du Bataclan. Au Hellfest, c’était un set très metal qui ne ressemblait plus trop à l’univers du groupe… Cumulé à la fatigue des 4 jours on a moins apprécié le show, là où celui de Bordeaux mélangeait d’avantage les styles comme à Paris plus tôt dans l’année. On a eu le droit à Airfield joué au piano, avec un peu de trompettes sur Undercover Agents juste avant cela.

Lorsqu’il était question de bouger dans tous les sens, Rou Reynolds répond toujours présent. Pour des morceaux comme Juggernauts ou bien le traditionnel Quickfire Round, il saute dans tous les sens, se colle au premier rang et chante avec eux… L’ambiance est palpable. Même si le pit ne se compose que d’une dizaine de personnes, on sent que tout le monde s’amuse, et même le groupe prend son pied dans l’audience.

L’atout majeur de voir Enter Shikari en salle par rapport à la Warzone qui était très éclairée par les flammes de parts et d’autres, c’est la scénographie. Leurs paravents lumineux et multicolores de chaque coin de la scène et le Routron 3000, le synthé-radar lumineux qui est toujours au centre de la scène propose une ambiance qui ne nous laisse jamais de marbre. Ici, des photos vaudront bien mieux que des mots alors voici les photos de scènes de notre amie photographe qui témoigneront bien mieux du visuel du concert !

C’est sur le tube de leur dernier album Live Outside que le groupe reviendra, comme à son habitude et saluera l’audience avant de disparaître dans l’ombre.

On remercie grandement le Rocher de Palmer pour leur accueil et pour notre premier report dans le Sud de la France (et à Bordeaux/Cenon) ! Merci également pour le petit tour de visite de la salle, qui nous a permis de voir un peu l’envers du décor d’une grande salle bordelaise comme celle-ci. Une nouvelle étape de conquise chez Error404, on s’approche bientôt de la conquête du monde, attention 🙂 !