Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 08/12/2019


On entame le mois de décembre avec un récap AFLC méga long de la mort ! Mais on vous conseille d’accrocher vos ceintures jusqu’au bout car le voyage en vaut la chandelle pour vous accompagner le long de ce mois qui s’annonce rude.

 

– ALBUMS –

 

Kitsune – Nothing Makes Me Happy Anymore

A vrai dire, je n’avais jamais entendu parlé de Kitsune avant cette semaine. Dès la seconde où j’ai entendu le début d’une chanson de ce qui fût autrefois un groupe (et n’est maintenant plus qu’une seule entité – Kurtis – qui fait absolument tout, tout seul, ce qui est encore plus épatant au vu de l’ingéniosité musicale des morceaux), cela m’a de suite rappelé des traits caractéristiques des groupes japonais.

Cela, ne serait-ce que par le nom du projet et l’artwork, que par la composition musicale qui peut rappeler des groupes comme Coldrain, notamment avec la voix qui penche dans les aigus ou encore une mise en avant de la basse comme celle de l’intro de « Nothing Makes me happy anymore » qui m’a fait penser au deuxième opening de Fire Force (featuring de Coldrain avec Ryo de Crystal Lake). Quoi qu’il en soit, c’est une très bonne découverte, avec en prime, un album qui est sorti cette semaine! Si ça c’est pas du hasard…

Musicalement parlant, les morceaux sont riches et ouverts. En effet, on peut noter des expérimentations de sons qui paraissent buggés sur la fin de « Beauty », qui sont à la fois angoissantes mais également belles. Mais il y a aussi des mélodies qui ralentissent la cadence comme « Electrifying Love », doté d’un côté plus acoustique en l’occurrence, contrastant avec une batterie qui est globalement très effrénée comme dans « Over & Gone ». Et pour finir avec la cerise sur le gâteau, on a aussi des éléments qui rappellent le Japon traditionnel, particulièrement sur l’introduction de « Panic ».  Je n’ai pas grand-chose à ajouter si ce n’est que je reste vraiment épatée par la composition musicale de cet album et que je vous recommande fortement d’aller écouter tout ça!

 

Life Awaits – Fluorescent

Découvert il y a quelques temps à travers la chaîne Dreambound, le groupe post-hardcore originaire de Beijing vient de sortir son troisième album en ce mois de novembre : Fluorescent. Rendre visible des rayons non-visibles à l’œil nu, ça doit être plutôt sympa. Dans leur cas, fluorescent ferait plutôt office d’une métaphore un peu plus profonde. Mais ont-ils réussi à nous faire plonger dans leur univers un peu plus affiné à travers cet album?

Ce qu’on peut remarquer dès le début, c’est qu’ils ont misé sur une innovation d’éléments par rapport à Waves. Déjà, on a une voix claire bien plus présente (…haha, coïncidence? Je ne crois pas! Les rayons fluorescents devenant visibles, ceci peut expliquer la clarté de la voix…). Boutade à part, on a également une basse plus distinguée, ainsi que des touches un peu plus « space » qui viennent alléger les musiques. Des solos guitare aigus en fond tendent également vers un certain équilibrage de sons. Dans « Captivated », on peut entendre des sons « bloup » qui rappellent les missiles des aliens dans les jeux rétro. On peut également remarquer que des éléments trap se sont glissés tout le long de l’album, aidant à la création d’un univers futuriste.

Le sixième track « Undiscovered Frequencies » qui se place au milieu de l’album s’apparente à une transition musicale. Le rythme scandé, les crépitements qui viennent s’ajouter aux ruptures constantes ainsi que le background très aérien en écho (presque spectral) rappelleraient  une salle d’attente où les minutes se font longues. Une belle pause avant de passer à des morceaux plus frappants comme « Everlast » et « Better Now ».

Coup de cœur – Je dirais très probablement « Blind Belief » dans le sens où on a un condensé que je trouve assez réflecteur de l’album. D’ailleurs, à partir de 0:40 secondes, j’ai l’impression qu’il y a des airs de l’album Phoenix de Alazka, notamment au niveau de la progression guitare/batterie durant le pre-chorus, et des screams qui rappellent ceux de Tobias Rische. On a également une présence de bruits saturés qui nuancent le calme du début, comme si le calme était finalement assez pesant. C’est une nuance que j’apprécie tout particulièrement.

 

City Mouth – Quit While I’m Ahead

Rien de mieux qu’un peu de pop-rock/indie ensoleillé pour illuminer vos journées! Et vous savez quoi? On a quelqu’un qui pourrait vous aider là-dedans… Basés sur Chicago, City Mouth a le parfait combo pour vous! Donc si vous êtes fans de Hot Milk, ou êtes nostalgiques de The Summer Set, alors il se pourrait qu’ils aient une juste dose de good vibes pour vous. « Sanity For Summer » (Okay j’avoue, théoriquement, on est plutôt penchés Winter en ce moment mais bon…) est un mélange succinct de synthé aigus et de passages groovy typique des années 90. Globalement, les trois titres du single sont assez fun à écouter. Parfait si vous avez besoin d’un moment pour relaxer votre esprit!

– CHANSONS –

 

Fallen Resonance – Coming Home (acoustic)

Error 404, c’est aussi un bon moyen de montrer notre soutien pour des groupes locaux, comme nos sudistes de chez Fallen Resonance! A l’approche du premier anniversaire de leur tout premier EP Venturous sorti le 15 décembre dernier, les jeunes arrivent avec une superbe version acoustique pour enchanter votre hiver. On a un rythme plus lent qui s’assimilerait presque à une berceuse. Une réelle douceur pour nos oreilles, et on l’espère, pour les vôtres également. Les claquements de doigts, la guitare, les harmonies… on se verrait presque en train de chanter cette chanson entre amis autour d’un feu de camp pour les festivités de fin d’année. N’hésitez surtout pas à garder un œil sur Fallen Resonance et donner de la force à la scène française!

 

The Bottom Line – In Your Memory (acoustic)

Toujours dans la lancée des chansons acoustiques, on retrouve The Bottom Line. Comment ça, qui c’est?? Rappelez-vous, nom d’une chocogrenouille! Cherchez au plus profond de votre mémoire… Mais oui, c’est exact! (On se croirait dans Dora L’exploratrice, je m’en excuse haha). On retrouve Max et Tom, respectivement à la basse et à la guitare et électrique et… *roulements de tambours* le batteur Matt à la guitare acoustique! Je n’ai rien de plus à ajouter mis à part le fait que les chansons acoustiques C’EST LA VIE!

 

Go Radio – Say It Again

Il semblerait que la fin de 2019 s’annonce réellement comme étant la « Twenty-Nine Scene », avec le retour de tous ces groupes qui ont bercé notre adolescence. Après Evanescence ou encore My Chemical Romance, c’est au tour de Go Radio de casser la rupture des six ans d’absence. De nulle part et pour notre plus grande joie, le groupe nous sort un single de deux chansons en cette fin novembre, tout en nous teasant que de la nouvelle musique est en préparation.

« Goodnight Moon » nous emporte à première vue dans une douce berceuse acoustique, teintée de scintillements. En réalité, c’est une chanson qui date de 2010 mais qui se trouve quand même dans le single! De l’autre côté, « Say It Again » est rythmée par des vibes un peu plus ensoleillées. On ne peut que noter la nostalgie dans laquelle ces chansons nous plongent. Quoi qu’il en soit, tous ces retours sont déjà précepteurs d’une année 2020 très emo si vous voulez mon avis. Auriez-vous des théories en particulier?

 

Mayday Parade – I’m with you

On se place doucement mais sûrement dans l’ambiance des festivités avec « I’m With You » de Mayday Parade. La chanson débute sur des retentissements de carillons et les shakers du traîneau qui annoncent dès le début la thématique de Noël. Prenez votre tasse de chocolat chaud et préparez-vous à passer des vacances hivernales avec vos proches, sur un soundtrack de Christmas assez rocky.

 

Seasonal – Roads

Dites… cela fait un bon moment depuis qu’on a pas réellement parlé de pop-punk par ici, vous ne trouvez pas? N’ayez crainte, on s’occupe également de vous maintenant. En effet, Seasonal arrive avec une chanson qui, pour le coup, n’est pas particulièrement en thème avec la saison actuelle… Toutefois, on a droit à un son pop-punk assez classique, sans réelle distinction marquante musicalement parlant. Mais si vous recherchez cette touche de chaleur pleine d’énergie et de punch, alors ce track pourrait correspondre à vos attentes! J’ai plutôt bien aimé le moment du solo assez rock aux alentours de 2:15 pour ma part.

 

Heart of Gold – Over Yourself

On finit la partie soft avec un peu d’indie qui nous replonge dans les années 80-90 pour couronner le tout! (Spoiler : j’étais pas encore née whoops…). Si je vous disais Michael Jackson ou encore Whitney Houston, j’imagine que vous arriverez à vous reproduire le son typique de la musique pop de l’époque? Eh bien, parfait alors! C’est aussi un Michael qui est à l’origine de Heart of Gold (non pas Jackson). Michael McGough pour être précise. Et à ce moment, vos têtes vont se retourner en mode « OMG! LE Michael de Being As An Ocean??? » Oui oui, c’est exact (I know right? Même moi je n’étais pas au courant que c’était lui qui chantait depuis tout ce temps alors que ça fait depuis un moment que j’écoute haha. J’étais en mode « Mhhh, cette voix m’est familière… »).

Pour revenir au projet musical, ce dernier lui permet d’évoluer dans une atmosphère dans laquelle il a grandi lorsqu’il était plus jeune. A savoir, il était partagé entre le rock d’un côté et la pop de l’autre. Vous voyez bien qu’il y a toujours moyen de trouver un compromis pour faire les deux en même temps! Maintenant je vous vois arriver les haters de pop « gngngn c’est nul la pop ». Je dois vous admettre que je ne suis pas particulièrement une addicte de la musique pop, et pourtant, on ne peut pas se le cacher : cette nouvelle chanson est un hit! Elle vous submerge de vibes groovy qui vous donnent envie de dance the night away.

Pssst, si vous aimez bien, alors vous aimeriez aussi le nouvel EP de Shaded. Vous y trouverez des vibes assez similaires étant donné que les deux ont été produits pas Seb Barlow.

 

Mallory Run – Blind

SI vous préférez une musique pas tout à fait soft, mais dont la poésie est remarquable, à la manière de Sunsleeper, CommonWealth, Knuckle Puck ou encore Movements, alors ce titre est possiblement pour vous! La musique coule telle une douce rivière à nos oreilles, et les cris soulignent une voix qui retranscrit des émotions particulières. Ne faites pas les aveugles et écoutez-moi « Blind » !

 

Story Untold – Mental Breakdown

Vous aviez probablement connu Story Untold à travers les nombreuses reprises de SUM 41 ou encore Green Day. Et, sans surprise, la voix de Janick a souvent été associée à celle de Billie Joe. Cependant, avec ce nouveau titre, les Québécois nous montrent réellement leur volonté de ne pas rester figé dans cette case. En effet, difficile de qualifier « Mental Breakdown » en termes de genre musical tellement la chanson est composée d’éléments divers et variés. Et finalement, c’est lorsque l’on arrive pas à classer une chanson qu’elle est bien non?

On commence dès le départ avec des guitares tendues à la manière de « Target Practice » (Vukovi). Le rythme rapide et scandé est constamment nuancé par la lenteur du chant. En parlant du chant, on peut clairement dire que le vocaliste s’affirme avec une identité vocale qui n’est pas similaire à x ou y, et ça c’est du bon boulot! Il y a une utilisation fréquente de suspensions qui vous arrête dans votre volée. De plus, on peut également remarquer des éléments plus electro, notamment en background à partir de 2min, qui s’affirmera progressivement, suivi de sons plus aigus qui vont dans la même lignée. Et on a même des drops qui rappelleraient plutôt des genres comme le core!

Finalement, on peut dire que c’est une chanson extrêmement variée. Qu’on aime ou qu’on aime pas, le travail mis derrière cette musique est indéniable. On est très curieux de voir ce que la suite va donner, d’autant plus que le groupe a quitté Hopeless Records; ce qui signifie qu’ils sont totalement indépendants maintenant.

 

Acacia Ridge – What Man Has Made

Sur une lancée de rock un peu plus classique, on vous sert avec du Acacia Ridge et leur nouveau titre « What Man Has Made » . Ce que j’adore particulièrement avec ce groupe, c’est surtout les parties instrumentales qui sont toujours sublimement composées. N’hésitez pas à aller checker leur album sorti plus tôt cette année si vous souhaitez avoir un aperçu plus approfondi de ce à quoi je fais référence. Si vous êtes adeptes de musiques épiques, alors ce groupe devrait faire l’affaire!

On retrouve très fréquemment cette progression typique en compagnie de guitare au son plus clair qui décortique, en quelques sortes. Et en prime, on a un refrain bien catchy! La voix du chanteur quant à elle est claire et agréable à l’écoute, et il en est également de même lorsqu’il scream, ce qui, en l’occurrence, n’est pas toujours le cas partout, donc on attribue aussi un point positif là-dessus! En voilà un groupe bien prometteur.

 

Blood Youth – Playing The Victim

Avant que cette année ne touche à sa fin, Blood Youth sort une nouvelle chanson qui musicalement va dans la continuité de leur dernier album. Et pour cause, si vous trouvez que l’atmosphère est globalement similaire, cela peut notamment s’expliquer par le fait que « Playing the Victim » a été écrite au même moment que Starve. En voilà une chanson bien énervée qui vous mettra dans un mood assez destructeur! Et pourtant, c’est probablement une chanson qu’ils considèrent comme étant l’une des plus positives qu’ils aient écrites. Contrastant avec une batterie très effrénée et des guitares à forte rhythmique, on retrouve une progression au synthé plus douce en background sound pendant le refrain, qui ajoute une touche de légèreté.

Le groupe est actuellement en tournée européenne avec Bury Tomorrow (enfin… avec 8 dates en Allemagne). On espère tout de même les revoir bientôt dans les alentours! Cela doit faire depuis 2017 qu’on ne les a pas vus par ici.

 

Currents – Poverty of Self

Eh psssst, il y a une nouvelle chanson de Currents, vous êtes au courant? On a pu goûter à une petite avant-première de « Poverty of Self » lors de leur passage récent à Paris. Tandis que leur dernier album, I Let The Devil In était susceptible de plaire à un public plus large, notamment avec un chant clair très fréquent, on a l’impression de retourner à l’ère de The Place I Feel Safest avec leur nouveau son. Un son qui annonce un retour assez heavy avec des growls qui atteignent un certain level de profondeur tout le long. On est bien curieux de voir ce que la suite leur réserve! Niveau tournées, une annonce a été faite pour leur prochain passage aux UK aux côtés de Polaris et Alpha Wolf, du gros lourd! On espère un petit passage en Europe tout de même…

 

Why Everyone Left – Do Not Follow Me

2019 fût une année où de nombreux groupes heavy expérimentent des tournants plus ouverts musicalement avec des éléments groovy et indie qui laissent cependant un avis assez mitigé de la part des fans, il est rare de voir le cas contraire se produire. Et pourtant, c’est ce qu’ont fait les Italiens de Why Everyone Left, un groupe originellement soft et plutôt pop-punk. Voilà un changement soudain qui  peut en surprendre plus d’un!

On a un son parsemé de screams aigus, de drops et de bLeGH qui nous rappelleraient ceux de Knocked Lose. Au début, j’ai cru à une de ces erreurs de Spotify qui se serait trompé d’artiste. Mais non, non, c’est bel et bien eux. En tous cas, c’est assez intéressant de les entendre expérimenter des choses totalement différentes de ce qu’ils ont pu faire dans le passé. A voir si cette chanson est annonciateur d’une nouvelle direction musicale ou non!

 

Aller t’chous les petits loups, j’espère que vous allez passer un bon weekend. Courage à tous ceux qui passent des exams dans les semaines à venir! (Surtout avec la grève outch). Je vous laisse profiter des sons de Maximilange et bravo à d’avoir tenu jusqu’ici. Vous avez facilement parcouru 3/4 du récap 😉

– koalavath

Fever 333 – Vandals

Fever 333, c’est le groupe qui a fait sensation en 2019. Après une première partie de Bring Me The Horizon avec 2018 qui nous avait retourné, leur retour au Hellfest, à la Maroquinerie et au Trabendo étaient dingues. Leur premier album, une tuerie. Bref, vous l’avez compris, Fever 333 est un groupe encore tout jeune, mais qui croit à une vitesse démesuré. Il faut dire que Jason Aaron Butler (ex-letlive!) est une vraie pile electrique !

En l’espace d’un an, il a enchaîné les feats avec notamment Poppy ou The Used, a créé son label d’édition (sur lequel il produit Nova Twins notamment)… Bref, personne ne peut les arrêter. Ce n’est pas ce nouveau titre « Vandals » qui nous fera dire le contraire. Même si ce n’est pas mon préféré et que l’album Strenght in Numb333rs est bien plus puissant, c’est un premier pas vers le nouveau Fever. On a plus que hâte.

Le morceau est finalement assez lent par rapport à ce dont Fever nous a habitués. Le rythme déstructuré avec le scream en arrière plan et un parlé en premier plan dénote énormément du reste. Le beat hip-hop et l’absence de guitare n’arrange rien à la particularité de ce titre. Je pense qu’il s’inscrit clairement dans autre chose de plus conséquent, et notamment un album dans lequel ce morceau prendra tout son sens. Alors, wait&see!

The Used – Blow Me

Le retour de The Used n’est plus un secret depuis l’annonce de leur retour au Slamdunk UK. La particularité de ce titre ? Il y a un feat avec… Fever 333 ! Oui, vous l’avez lu dans le morceau précédent. Le groupe de punk phare des années 2000 signe son grand retour dans un morceau ultra efficace !

La tournée n’est pas encore annoncée mais je les soupçonne d’attendre une certaine annonce de My Chemical Romance… les deux groupes étant très proches par le passé… 🙂

Anti-Flag – Unbreakable

Anti-Flag, c’est le groupe punk par excellence qu’on retrouve toujours avec plaisir que cela soit en festival ou sur scène. Le groupe sortira un nouvel album le 17 janvier 2020 : 20/20 Visions. Mais notre écoute de l’album attribuerait-elle également un 20/20 à cet album? Réponse dans le prochain épisode. Oh, d’ailleurs, nous avons d’ailleurs réalisé une interview 4Q4 à venir très prochainement.

While She Sleeps – Fakers Plague

Le virus des fakes est en route. Le nouvel album de While She Sleeps est désormais sur les rails. Sans plus d’informations quant au futur album du groupe, c’est le premier single réussi Fakers Plague.

WSS sera de passage dans la capitale en janvier 2020. C’est notre rendez-vous annuel de début d’année (2018, 2019) et c’est toujours un super concert. C’est presque toujours le premier de l’année aussi, donc c’est une bonne façon de se remettre dans le bain. (mais c’est pas au Petit Bain, par contre). Ce sera au Cabaret Sauvage le 17 janvier. Si tu as vu nos dernières stories (suis nous sur Instagram @error404fr), tu n’es pas sans savoir que c’est la plus belle salle parisienne. D’ailleurs, Maroquinerie, Trabendo, Cabaret Sauvage… 2021 Olympia ? 🙂

Bury Tomorrow – The Grey (VIXI)

Bury Tomorrow était une grosse expérience live et un frontman vraiment proche de son public et bienveillant. L’album Black Flame avait été pour nous la révélation du groupe au milieu des plus grands groupes de metalcore de notre génération. Ce nouveau morceau alterne toujours le scream bien bourrin et très identifiable de Daniel Winter-Bates et chant clair. Le morceau est sympathique mais n’égale pas le niveau entendu sur les meilleurs titres de Black Flame du précédent album.

Vous pouvez retrouver notre dernière interview du groupe et notre dernier report en attendant plus d’infos sur leur futur album et leur futur show en France !

Asking Alexandria – The Violence (Sikdope Remix)

Si vous êtes amateurs d’Asking Alexandria, vous n’ignorez sans doute pas que le groupe avait sorti un album Stepped Up and Scratched composé uniquement de remix de leurs compositions. Si Asking a signé leur retour en 2019 avec The Violence, unique single d’un potentiel futur album, nous avons pu découvrir cette semaine une version electro de celle-ci, qu’on vous laisse juste ci-dessous. En tout cas, Danny est vraiment un touche à tout. Projet solo country, groupe metalcore et reprise electro, il y a de quoi contenter tout le monde !

Notre dernier report du groupe 

Vivement leur retour en live qui se fait tant attendre !

Bonus Cover : Imminence – Crawling (Linkin Park, Acoustic)

C’est Imminence qui nous régale sur notre cover bonus de la semaine. Le groupe qui continue de sortir des titres acoustiques chaque semaine (l’album acoustique est désormais une évidence) nous régale d’une version absolument magnifique de « Crawling » de Linkin Park.

Le groupe a d’ailleurs demandé récemment à ses fans s’ils souhaitaient l’entendre en live. Attendez donc vous à entendre du Linkin Park le 21 janvier ! 🙂

 

Promis, on évitera de faire des fusions de deux semaines la prochaine fois. On espère quand même que vous ferez des belles trouvailles parmi les musiques proposées! N’hésitez pas à nous faire part des sons que vous avez apprécié!

– Maximilange

 

 

The Heavy – @Machine Du Moulin Rouge – 25/10/19


Ce soir, on avait envie de s’amuser avec un truc qui envoie du lourd. Quoi de mieux que The Heavy pour cela ?

– Jessy Wilson –

La blueswoman américaine Jessy Wilson arrive en guise d’ouverture. Un guitariste, un DJ et elle à la voix, le show débute par un titre qui nous fait penser à ce genre de musique de bar avec une chanteuse diva accompagnée d’un instrument ou deux… Ouais, du blues en fait. L’ambiance feutrée et le timbre vocal de Jessy sillonne le public. La salle est assez studieuse : tout le monde écoute attentivement la voix de Jessy. La voix est vraiment carré, porteuse et avec de jolies modulations dans le timbre de voix.

C’est sur l’ultime chanson de son set que Jessy Wilson nous rappellera que son album a été produit par Patrick Carey, batteur du groupe The Black Keys. Elle la dédiera à son DJ qui reviendra apparemment à Paris pour se marier en janvier prochain !

D’ailleurs, le DJ avait une vraie platine vinyle reliée à son matos scénique, mais celle-ci n’a jamais été utilisée en tant que tel pendant tout le concert !

– The Heavy –

Si le groupe entrera sur scène sur La Marche Impériale de Star Wars, c’est Borderlands qui sera l’un des maîtres mots de la soirée. Le groupe le sait et une partie du public (dont un peu nous, on l’avoue) était venu pour découvrir les titres issus des jeux de 2K en live. Short Change Hero (Main Theme de Borderlands 2) sera joué en plein milieu de set. Put It On The Line (Main Theme de Borderlands 3) viendra quant à elle conclure l’heure et demi de show du groupe !

Au final, ces deux titres sont les plus « rockabilly » du set. Il faut dire que le groupe se présente comme un mini-orchestre rock. La batterie est marquée de lettres qui rappellent le cirque. Il est écrit « HEAVY » en LED blanches ! Cela donne un côté très classe à la batterie. Choeurs sur la droite, instruments à vent sur la gauche, guitares, batterie, basse… Il y a 11 personnes sur scène, 8 musiciens, 2 choeurs et un chanteur !

Kelvin Swaby utilisera deux micro pendant le concert, tout comme le chanteur de Starset. Chaque micro a ses propres effets, qui sont utilisés sur presque tous les morceaux à tour de rôle. C’est le dernier album, Sons, qui sera joué très principalement avec 8 titres sur 17 du set. Les fans auront aussi le droit aux titres phares des précédents albums : The Glorious Dead ou bien The House That Dirt Built.

Les titres s’enchaînent et le public sautille un peu, mais danse surtout ! Les gens dansent vraiment dans le public dans une salle bien complète à tous les étages de la Machine du Moulin Rouge. Kelvin remercie tout le monde de venir toujours nombreux à leurs concerts depuis leur première venue en 2007 en France. Ils sont même étonnés de voir qu’il y a autant de monde puisqu’ils étaient passés à Paris il y a seulement 7 mois ! D’ailleurs, Kelvin nous raconte une petite anecdote à propos de l’un des guitaristes du groupe : lors de leur dernier passage, Daniel Taylor (guitare) s’est fait volé sa guitare. Pas né de la dernière pluie, Daniel surveilla alors l’internet et la magie du web opéra à nouveau… Il a retrouvé sa guitare sur Ebay et l’a racheté ! Histoire improbable mais pourtant vraie !

Au moment du rappel Kelvin revient sur scène seul et nous demande si on veut encore une chanson, ou bien si l’on a besoin d’encore une chanson. Pour lui, c’est bien différent, et le public lui fait comprendre qu’il a besoin de cette dernière chanson !

Le groupe rejoint la scène pour un ultime What Makes a Good Man?  et How You Like Me Now? avant de nous dire qu’ils espèrent repasser au plus vite.

Live Report : Feeder @Le Nouveau Casino – 27/11/2019


Le groupe de rock indépendant Feeder a sorti son dernier opus Tallulah en août dernier et a donc embrayé sur une tournée afin de le promouvoir. Leur route a mené le trio londonien à Paris où ils ont investi le Nouveau Casino le 27 novembre dernier. Juste le temps de boire une petite pinte au Café Charbon voisin en attendant que les portes s’ouvrent, et nous voici entrés dans cette charmante petite salle d’une jauge modeste d’environ 400 places, patientant sagement avant le début du concert dans un Nouveau Casino sold out.

– WYLO –

Wylo Le nouveau Casino Novembre 2019 @Kikevist_Thierry

Le concert est introduit par une brève première partie du nom de Wylo, petit groupe local composé de cinq quinquagénaires jouant assis et comptant parmi eux un étrange doppleganger d’Andrew Lincoln de The Walking Dead en lieu et place de bassiste. Le quintet nous propose une série de morceaux doux, dont certains seulement en guitare-voix, un genre de pop un peu planante qui appelle à l’évasion. On sent une certaine nervosité au sein du groupe visiblement peu habitué à la scène. Le rythme est un peu bâtard, les morceaux sont séparés par des silences où les musiciens se contentent d’échanger des « Okay ? Okay » là où on aurait aimé que l’un d’entre vienne les présenter et parler de ce projet somme toute plutôt intéressant.

Le chanteur ne s’adresse à la foule qu’au moment de quitter la scène pour remercier le public et mentionner le nom du groupe, mais la beauté paisible des compositions suffit à palier à ce petit manque de communication et à faire passer un bon moment à toute la salle en attendant le headliner. Un petit groupe local de la scène parisienne sans grande prétention dont on espère que cette prestation l’aidera à se révéler et à commencer à émerger. Affaire à suivre donc !

– FEEDER –

Feeder Le Nouveau Casino Novembre 2019 @Kikevist_Thierry

Dès le changement de plateau le public est frappé par la présence d’impressionnants racks d’instruments disposés sur scène, avec pas moins de deux fois cinq guitares et 4 basses, pour seulement deux guitaristes et un bassiste. On note également que le plan de scène est conçu pour cinq musiciens, la formation se faisant accompagner d’un second guitariste et d’un claviériste pour ce Tallulah Tour.

Puis le groupe entre en scène, très sobrement, à l’image de tout le show dont le seul décor est le backdrop, lui aussi d’une sobriété exemplaire. Mais nul besoin d’artifices pour que Feeder enflamme le public, les fans commençant à scander le nom du groupe à la seule vue du frontman. Le groupe attaque son set avec Youth et d’entrée de jeu le son de guitare frappe. Là où les albums nous proposent un rock somme toute assez classique, sur scène, le son des guitares est gras, TRES gras. Chaque guitariste semble utiliser une pédale de distorsion sortie tout droit des forges de l’enfer qu’il active ou désactive au gré des passages plus calmes des morceaux, et dès la fin de l’intro de Youth, on sait qu’on a affaire à du lourd.

La première partie du concert est dédiée à des morceaux mélodieux qui trouveraient parfaitement leur place au générique de fin d’un Feelgood Movie quelconque, avec des hymnes entraînants ne manquant pas de déchaîner le public qui ne perdra jamais de son énergie tout le long de la soirée. Le jeu des musiciens est propre, sans être exubérant, mais l’on sent bien que Taka Hirose (le bassiste) est comme un lion en cage sur cette scène sous-dimensionnée et qu’il aimerait bien taper des backflips entre deux riffs, mais l’énergie n’en est que plus impressionnante.

Feeder Le Nouveau Casino Novembre 2019 @Kikevist_Thierry

Et cette tendance se confirme quand le groupe décide d’abandonner sa mélancolie doucereuse pour interpréter Kyoto, faisant monter encore d’un cran la sauvagerie ambiante du concert. La tension redescend avec le plus calme Eskimo, suivi de la balade Kite, et la formation revient à ses premiers amours en reprenant ce que je vais désormais officiellement appeler les « Feelgood Songs », en commençant par le titre éponyme Tallulah.

Et le groupe continue ainsi à interpréter ses hymnes en parfaite communion avec son public. Grant prend souvent la parole pour remercier le public ou plaisanter avec lui, la dimension réduite de la salle lui permettant même de ne pas faire attention à s’il parle dans le micro ou non, le fond de la salle l’entendra quand même. Il lui suffira d’ailleurs d’une seule phrase pour soulever cette foule, voyant que la fosse était globalement statique pendant la première moitié du concert et que les spectateurs se contentaient de scander les paroles des chansons il décide de remédier à ça en lançant un « I WANNA SEE SOME CLASSIC 90s MOSH PIT ! ». Une phrase qu’on n’attendrait pas forcément dans un concert de rock indépendant, mais force est de constater que le public se prend au jeu et commence une bagarre des plus réussies en un instant.

Quelques morceaux plus loin le groupe improvise un medley sous l’impulsion du frontman lâchant les premières notes de Smells Like Teen Spirit. S’ensuit alors un enchaînement de classiques du metal/punk, avec en vrac Metallica, Rage Against the Machine, Black Sabbath… Petit moment de pur plaisir pour les musiciens, apprécié du public également, cet instant simple résume à lui seul la spontanéité qui règne dans cette salle.

Et voilà déjà la fin du concert, alors que le groupe interprète son tube Buck Rogers (présenté comme un morceau pop, original), puis quitte la scène en laissant derrière lui un larsen medium des plus imblairables, pour finalement revenir interpréter Blue Sky Blue du dernier album et conclure sur le classique Just a Day.

Feeder Le Nouveau Casino Novembre 2019 @Kikevist_Thierry

Feeder est sur scène sans artifices, sans décors, sans effet, ils n’ont pour eux que la puissance de leurs compositions et leur jeu scénique. Mais il n’en faut pas plus pour que la magie opère. La formation apparait comme très proche de son public, idéal dans une salle réduite comme le Nouveau Casino, et le plaisir que prennent les musiciens à chaque nouveau morceau est palpable. Le show est mené par Grant Nicholas au chant, mais son compère Taka Hirose se démarque lui aussi à la basse grâce à son style vestimentaire bien plus marqué. Il dégage un charisme fou sans prendre une seule fois la parole, c’en est presque dommage de l’avoir vu évoluer sur une scène si petite.

Le groupe a pour lui qu’il aime sa musique et ses fans, qui le lui rendent bien, et ce lien est palpable dans la prestation. Il se dégage de ce concert un sentiment de joie intense et une énergie positive incroyable, autant pour les fans de la première heure que pour les profanes complets. Une excellente expérience de live, marque d’un groupe mature et toujours aussi passioné malgré les ans (presque trois décénies au compteur !), Feeder en a visiblement encore sous le pied et n’est sûrement pas près de raccrocher.

SETLIST

  • Youth
  • Lost & Found
  • Feeling a Moment
  • Daily Habit
  • Figure You Out
  • Fear of Flying
  • Just the Way I’m Feeling
  • Kyoto
  • Eskimo
  • Kite
  • Tallulah
  • Come Back Around
  • Universe of Life
  • Insomnia
  • Comfort in Sound
  • Guillotine
  • High
  • Turn
  • Seven Days in the Sun
  • Medley
  • Buck Rogers

Encore :

  • Blue Sky Blue
  • Just a Day

LIVE REPORT : Being As An Ocean + Novelists + Afterlife @Backstage By The Mill – 02/11/2019

“Home sweet home” deuxième concert de la semaine au Backstage pour nous ! Being As An Ocean est de retour à Paris avec Novelists et Afterlife pour une date unique en France.

– Afterlife –

19h15. Les lumières s’éteignent et la salle est tristement vide pour un samedi soir. Problème de transports ? Flemme de découvrir de nouveaux groupes ? Seulement trois rangs devant la scène, mais Afterlife est bien déterminé à nous montrer de quoi ils sont capables.

Tout droit venu de Floride, avec leur premier album sorti le 11 Janvier dernier, le groupe dégage rapidement une belle énergie sur scène, passant de “New Rage” à leur dernier single “PSA”. Single enregistré en collaboration avec Ryo Kinoshita, chanteur de Crystal Lake. Et oui rien que ça !

Les morceaux sont énergiques, la guitare est très entraînante, rappelant des groupes comme Linkin Park, Stay From The Path et Sylar . On s’étonne vraiment que la salle soit aussi statique, surtout avec “Vicious Cycle” puis “Throat”. Pourtant, le groupe ne cesse d’interagir avec le public, sollicitant circle pit, poings en l’air ou encore de chanter avec eux.

Petit passage émotion: “Broken Home”. Le groupe se livre un peu plus à nous, et Tyler (chanteur), nous partage des éléments traumatisant de sa vie. Nous expliquant ainsi en quelques mots le sens donné à cette chanson. On sent alors toute l’émotion, la souffrance et l’attachement porté sur les paroles. En fin de compte, le public est assez réceptif et l’accompagne en illuminant d’avantage la salle. Et c’est sur le titre “Giving Back The Pain” que le groupe décide de clôturer leur set, entraînant dans un dernier refrain un petit wall of death au centre de la salle.

Un premier passage en France un peu rude. Néanmoins la salle est restée à l’écoute, applaudissant chaudement le groupe entre chaque chanson. En fin de compte, on a passé un bon moment, et il sera toujours temps de les redécouvrir en headline pour une toute autre ambiance.

Setlist:

  • New Rage
  • PSA
  • Sacrifice
  • Vicious Cycle
  • Throat
  • Broken Home
  • Giving Back the Pain

– Novelists –

Après avoir passé la soirée à stagedive, pendant Landmvrks 2 jours plus tôt (un petit recap de la soirée ici), il est maintenant temps pour Novelists de prendre place sur scène. Pour cette deuxième date de la tournée, le groupe est content de retrouver son ter-ter parisien. Plaisir partagé, puisqu’on peut d’ailleurs apercevoir de nombreux t-shirts à l’effigie du groupe, dans cette salle qui se remplit de plus en plus.

On commence avec “A Bitter End” qui réveillera directement les fans éparpillés sur les premiers rangs. La salle reprenant enfin les paroles et laissant apercevoir le début d’un pit. C’est l’heure d’allumer la lumière de vos téléphones ou votre briquets avec “The Light, The Fire”, l’occasion pour Mattéo de se glisser hors de la scène pour venir chanter au milieu.

Une soirée spéciale ce soir, puisque le groupe enchaîne avec leur single “Head Rush”. Mais surtout, ils nous offrent l’exclusivité de leur dernier single “Somebody Else”. Petit solo de guitare très groovy avec Florestan au devant de la scène, on est tout de suite sous le charme. Deux très bons morceaux, qui nous donnent un aperçu de leur travail sur cet album tant attendu. Changement d’ambiance avec la douce voix de Mattéo sur “Monochrome”, titre qui en ravira surement plus d’un. D’ailleurs, la chanson était apparemment très demandée en version live, et pour cause, elle est tout simplement magnifique.

Même si tout le monde semble être unanime sur l’ambiance de ce soir, Nico (bassiste) relève qu’il est un peu déçu… Pas de panique Paris, c’est ta dernière chance pour retourner cette salle avec “Gravity” et Mattéo en profite pour nous inviter à sauter jusqu’à la fin; Seulement à un pied pour lui, c’est compliqué avec une entorse. Notre Vathana a d’ailleurs pris ses paroles au mot près, puisque c’est sur cette dernière chanson qu’elle décide de faire ses premiers crowdsurfs de la soirée.

Globalement une ambiance plus calme que pendant leur dernier concert avec Betraying The Martyrs, mais Novelists étaient très attendus ce soir. On peut également noter un meilleur son que lors de leur précédente venue! 2020 va clairement marquer un nouveau tournant dans la vie du groupe, notamment avec leur nouvel album “C’est La Vie” qui sortira le 24 janvier. On a bien hâte, et on espère une petite tournée française pour fêter tout ça !

 

(en bonus le clip de “Somebody Else” réalisé part le talentueux Alexis Fontaine)

Setlist:

  • A Bitter End
  • The Light, The Fire
  • Head Rush
  • Somebody Else
  • Monochrome
  • Under Different Welkins
  • Gravity

– Being As An Ocean –

On ne vous les présente plus tellement Paris est devenu leur deuxième maison. Being As An Ocean, était la dernière fois de passage avec Counterparts et Holding Absence, pour une soirée explosive. Ils sont de retour ce soir, pour nous présenter leur dernier album “PROXY: An A.N.I.M.O. Story”.

Après la très courte “Intro (The Envoy)” qui donnera le ton de la soirée, quoi de mieux pour commencer à réchauffer la salle, que l’efficace “Play Pretend”; premier single de cet album? La salle reprend déjà les paroles en chœur, et on retrouve nos motivés du début pour ré-ouvrir le pit. Puis, ils enchaînent avec “Alone” où Joël en profitera pour descendre, et découvrir tous les visages présents ce soir.

‘Sens l’air rentrer et sortir de tes poumons’… la fin de “Find Our Way” résume parfaitement notre état. Déjà à bout de souffle, à force de sauter dans tous les sens, il est ensuite temps de redescendre un peu avec “Brave”. Un son doux aux tendances électro qui nous permet de faire une petite pause, avant la suite du concert. Et par la suite, on parle bien évidement de titres devenus maintenant des classiques sur les setlists de Being As An Ocean, “Dissolve”, “Black And Blue” ou encore “L’Exquise Douleur”.

Personnellement je reste toujours impressionnée par cette confiance et ce respect constant. Un respect mutuel entre le groupe et la foule mais également des fans entre eux. Par exemple, lorsqu’une fille a littéralement vidé son sac au milieu du pit, chacun à mis du sien pour l’aider à tout récupérer, bloquant les mouvements de foule ou encore en éclairant le sol.

En bref, nouvel album, nouvelle tournée, mais leur ambiance si particulière reste inchangée. Comme à son habitude, Joël passe presque l’intégralité du concert dans le pit, cherchant sans cesse ce contact avec les fans. Un concert finalement sans grande surprise, si vous avez déjà eu l’occasion de voir le groupe en concert. Mais on aime justement Being As An Ocean pour cette simplicité et cette atmosphère particulière. Au final seul regret, finir le concert sur ”A.N.I.M.O.” on aurait préféré clôturer cette belle soirée sur “The Hardest Part […]” (et aussi que le concert ne soit à nouveau pas sold out).

 

Setlist:

  • Intro (The Envoy)
  • Play Pretend
  • Alone
  • Find Our Way
  • Brave
  • Know My Name
  • OK
  • Dissolve
  • Skin
  • Black & Blue
  • Glow
  • Thorns
  • L’exquisite Douleur
  • Interlude (Circuit Bender)
  • B.O.Y.
  • This Loneliness Won’t Be the Death of Me
  • The Hardest Part Is Forgetting Those You Swore You Would Never Forget
  • A.N.I.M.O.

LIVE REPORT : HALESTORM + In This Moment + New Years Day @Salle Pleyel – 13/11/2019


Nous sommes le 13 novembre, 4 ans pile après le triste attentat survenu au Bataclan, 4 ans que nous avons une petite pensée pour eux lorsque nous assistons à un concert… Nous honorons aujourd’hui les personnes malheureusement disparues et nous faisons perdurer la musique qui les motivaient ce soir-là.

Et ce soir Error 404 à la chance de couvrir non pas un mais deux concerts ! Vous pouvez retrouver le live report de Greta Van Fleet au Zenith de Paris juste ici.

De notre côté nous avons vu et surtout écouté le concert d’Halestorm à la salle Pleyel accompagné de New Years Day et de In This Moment en première partie. Vous l’aurez compris, il s’agit d’un concert 100% féminin au niveau du chant et ça fait du bien de voir des filles dans le milieu du hard rock / métal alternatif !

 

NEW YEARS DAY

Dès 19h30 nous accueillons New Years Day, les cinq américains qui forment le groupe donnent le ton immédiatement en lançant leur single Come For Me issu de leur dernier album Unbreakable. Ashley Costello nous fait une très belle démonstration vocale avec toutefois quelques fausses notes par moment qui n’empêchent cependant pas les fans et la salle d’apprécier sa performance. En effet la chanteuse, à la chevelure rouge et noire, a une voix puissante et très jolie. Les tubes s’enchainent et réveillent la salle, les basses ainsi que la batterie nous font trembler le corps… et on adore ça ! New Years Day a bien su chauffer la salle en nous jouant des titres de leurs deux derniers albums Malevolence (2015) et Unbreakable (2019) en ayant une formidable présence sur scène.

Setlist :

  1. Come for me
  2. Kill or be killed
  3. Fucking Hostile
  4. Shut up
  5. Skeletons
  6. Defame me

Retrouvez New Years Day sur Spotify, Apple Music, YouTube et Instagram

 

IN THIS MOMENT

 

In This Moments salle Pleyel @Kikevist_Thierry

Le second groupe de la soirée est très attendu par les fans, Don’t Stop Believin’ du groupe Journey retentit et est repris par toute la salle. Puis tout à coup la musique se stop laissant place à un silence dans le noir complet. Un superbe jeu de lumière et de son se met en place derrière le fond de scène, en effet nous avons l’impression que des éclairs frappent la scène puis une sirène retentit faisant davantage monter la pression dans la salle.

Il est 20h30, le rideau tombe et vous l’aurez compris, In This Moment est arrivé.

Je crois n’avoir jamais vu un groupe avec une telle mise en scène, à part peut-être Avatar. J’en suis encore bluffée, Marina Bring nous apparaît revêtu d’une robe blanche avec un voile blanc opaque qui lui recouvre le visage, un diadème est niché sur sa tête. Elle est accompagnée de deux danseuses dont le costume s’apparente à celui d’une bonne sœur toute blanche qui nous ferait bien flipper si on la croisait la nuit dans notre chambre.

Le groupe lance leur première chanson Fly Like an Eagle qui est une reprise de Steve Miller Band et c’est parti pour 30 minutes de bonheur.

Marina Brink nous offre une prestation époustouflante, sa voix grunge et puissante est juste magnifique. Elle nous offre également un défilé de tenues, en effet à chaque chanson elle part se changer pour nous revenir toujours plus sensuelle et charismatique.

Les chorégraphies misent en place par les danseuses et la chanteuse donnent une réelle plus-value au spectacle avec une grosse mention spéciale pour les tenues avec le masque de loup durant la chanson Big Bad Wolf grrrr (on se demande tout de même comment Marina Bring arrive à chanter tout en portant le masque).

Et comme malheureusement toute bonne chose à une fin, le décor pour Whore est installé annonçant la dernière chanson du groupe.

Un pupitre trône au milieu de la scène et la leadeuse de In This Moment ne tarde pas à monter dessus accompagnée de ses danseuses (déguisées en The Handmail’s Tale) et des autres membres du groupes. Le show est spectaculaire, un lâché de ballons baudruches géants accompagne la fin de la chanson et Marina interagit beaucoup avec le public pour notre plus grand plaisir.

Ce fut un réel moment de musique et de show de voir In This Moment et chez Error 404 on ne peut que vous conseiller de foncer les voir si l’occasion se présente.

Setlist :

  1. Fly Like an Eagle
  2. River or Fire
  3. Natural Born Sinner
  4. Big Bad Wolf
  5. Blood
  6. Whore

Retrouvez In This Moment sur Spotify, Apple Music, YouTube et Instagram

 

HALESTORM

 

 

21h40 sonne, le groupe le plus attendu de la soirée fait son entrée sous un très beau jeu de lumière verte, violette et bleue. Les premières notes de Do Not Disturb résonnent, le public est déchaîné et Halestorm va nous offrir une performance comme on en voit peu.

Halestrom Salle Pleyel @Kikevist_Thierry

La voix de Lzzy en live est incroyable, elle est puissante, claire et rock. Mais quelle voix ! Je peux vous dire qu’elle chantait super loin du micro !

Si In This Moment nous a offert un défilé de tenues, Halestorm nous offre un défilé de guitare. Lzzy changeait de guitare toutes les chansons pratiquement (pour personnellement mon plus grand plaisir). Nous avons vu passer des modèles SG, Les Paul et Explorer de toutes les couleurs !

Je vous parlais de la voix de Lzzy Hale il y a un instant, et bien dites-vous que sa voix est encore plus incroyable en acapella. Nous avons eu la chance de l’entendre sur l’intro de Familiar Taste of Poison ainsi que sur She Won’t Mind pour un moment suspendu dans le temps.

Halestrom Salle Pleyel @Kikevits_Thierry

Les autres membres du groupe ne sont pas en reste non plus pour nous en mettre plein les yeux, Joe Hottinger (guitare), Josh Smith (basse) et Arejay Hale (batterie) nous offre une série de solos tant bien à la guitare qu’à la batterie. En effet Josh Smith et Arajay Hale entament un duo basse/batterie formidable puis Arajay prend le lead pour un solo avec des baguettes XXXXL et sans surprise il joue aussi bien avec ces baguettes qu’avec des baguettes normales.

Ce qui est plaisant avec ce groupe c’est que tous les membres du groupe sont mis en avant et pas seulement Lzzy. Et cela a pour résultat un groupe vraiment connecté et qui joue vraiment ensemble. Car oui ce sont avant tout des musiciens et Halestorm s’est bien chargé de nous le rappeler. Ils n’étaient pas venus seulement jouer leurs titres, non non non ils étaient venus s’éclater tous les quatre ensembles et surtout jouer de la musique.

Lzzy Hale nous fait d’ailleurs un petit discours après Chemicals (première fois qu’ils la jouaient à Paris) pour nous dire que ce qui est beau avec la Rockfamily c’est que nous sommes tous pareils, nous aimons la musique et que nous soyons une fille ou un garçon ne fait aucune différence.

Elle nous fera également un discours rendant hommage aux victimes du Bataclan en nous disant que la première fois qu’ils sont revenus jouer à Paris suite à ce drame ils ont vu de la vie, de l’amour et de l’unité dans le public malgré la tristesse.

Pour conclure ce superbe concert Halestorm nous joue I’m the Fire et I Miss the Misery avec des démonstrations magistrales de solos, de chant, de cohésion de cohésion de groupe ! On a l’impression que cela ne va jamais s’arrêter et on n’a pas envie que cela s’arrête tellement c’est un moment de bonheur.

Setlist :

  1. Do Not Disturb
  2. Love Bites (So Do I)
  3. Mz. Hide
  4. I Get Off
  5. Black Vultures
  6. Familiar Taste of Poison (intro seulement en acapella)
  7. Amen
  8. Bass / Batterie Solo
  9. Freak Like Me
  10. Uncomfortable
  11. Vicious
  12. Apocalyptic
  13. Chemical
  14. Killing Ourselves to Live
  15. Here’s to Us
  16. She Won’t Mind (acapella)
  17. I Am the Fire
  18. I Miss the Misery

Retrouvez Halestorm sur Spotify, Apple Music, YouTube et Instagram

LIVE REPORT : Mayhem @la Machine du Moulin Rouge – 05/11/2019


La nuit est déjà bien tombée quand je rejoins mes acolytes devant la machine.

Nous rentrons sur les coups de 18 heures 30 et allons prendre places.

L’imposante batterie de Hellhammer est déjà en place pour le set de Mayhem, mais il va nous falloir un peu patienter !

– GosT-

À 19 heures, les lumières s’éteignent et la musique commence.

Ne connaissant pas du tout GosT, je suis surprise, je ne m’attendais pas du tout à ça.

Le guitariste et le chanteur sont bien maquillés de noir et de blanc, les cris de ce dernier ne laisseraient pas douter qu’il s’agisse de Black Metal, si ce n’est que la musique qui l’accompagne s’apparente plus à de l’éléctro qu’à du black. Je suis perplexe, mais observe attentivement.

James, le chanteur, ne manque pas d’énergie et s’agite sur scène en faisant des allers retours avec son pied de micro, agitant la tête dans tous les sens, avant de rejoindre un clavier à sa droite pour jouer quelques morceaux. 

Malgré le style différent de la tête d’affiche, la foule est réceptive. 

Après 8 titres, très électros à mon goût, sans pause, les deux musiciens quittent la scène sous les applaudissements. Le public semble globalement satisfait. Quant à moi, je dois bien avouer que ce duo m’a fait le même effet qu’un fond d’écran Windows XP.

– Gaahls Wyrd –

La salle se remplie pour Gaahls Wyrd dont le style correspond peut-être plus au public que le groupe précédent. 

Le frontman arrive, portant son habituel corpse paint et son flegme légendaire. Les musiciens occupent bien la scène et nous mettent facilement dans l’ambiance. 

Comme pour Gost, les titres s’enchaînent, malgré une ou deux pauses de Gaahl où il s’immobilise pendant plus secondes, sans un bruit, avant de reprendre de plus belle. Il alterne entre voix claire, aiguë, grave, screams, growl avec une facilité déconcertante qui n’est pas pour me déplaire, je me reconnais plus dans ce style là et les pogos dans la fosse me prouvent que je ne suis pas la seule de cet avis.

Il finit par s’interrompre pour gratifier la salle d’un « merci », serrer la main d’un fan un peu plus tard mais ne communique pas plus que ça, sa voix suffit. À contrario des gratteux qui nous encouragent encore et toujours à faire du bruit et à bouger, les pogos semblent les ravir.

Le set se termine tranquillement et Gaahl quitte la scène sans plus de cérémonie, il est venu, il a vu, il a vaincu. Tandis que les musiciens restent quelques instants de plus.

Le public semble ravi et attend désormais impatiemment Mayhem. 

– Mayhem –

Les lumières finissent par s’éteindre, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses !

HellHammer prend place derrière son imposante batterie, rejoint sur scène par les gratteux puis par Attila, vêtu d’une toge noire avec une capuche et d’un masque sanguinolant. 

On ne voit que lui, et sa voix profonde nous rappelle bien que c’est LUI qui nous sommes venus écouter. 

La rapidité des jeux de guitares est encore plus impressionnante que ce à quoi je m’attendais, cela semble parfaitement convenir au public qui commence à s’agiter dans la fosse.

La salle est maintenant remplie à son maximum, si bien que mon acolyte et moi peinons à rejoindre la première mezzanine pour pouvoir respirer un peu. Garmonbozia a posté peu de temps avant ça que le show affiche complet ce soir !

Après quelques titres récents, la scène se vide, alors illuminée de blanc. Serait-ce la fin ? Pas du tout !

Le groupe revient, les musiciens portent à leur tour une capuche noire cachant leur visage et un caverneux « when it’s cold… » résonne des backstages. Pas besoin d’en dire plus, tout le monde a reconnu Freezing Moon ! Qui sera suivi par un peu moins d’une dizaine d’autres titres présents sur De Mysteriis Dom Sathanas et Deathcrush, pour le plus grand plaisir des fans de la première heure.

Plaisir partagé même si sur le dernier quart d’heure le show commence à se faire un peu long pour moi. Je ne dois pas être la seule à penser ça, un petit groupe d’une dizaine de personnes quitte la fosse après Freezing Moon, suivi par d’autres jusqu’à la fin du set.

Malgré ça, le public semble satisfait de la soirée en sortant de la salle !

 

 

LIVE REPORT : Sleeping With Sirens @Maroquinerie – 11/11/2019


Qu’est-ce qu’on pourrait faire un jour férié de novembre assez frileux… Allez voir Sleeping With Sirens en concert ! Si le groupe n’avait pas su nous convaincre la dernière fois en headliner, on a voulu retenter l’expérience après une première partie de Good Charlotte plutôt sympa et surtout un nouvel album un peu plus metalcore qui n’était pas pour nous déplaire ! Alors, installe toi, lance la setlist dans l’encart de droite -> et bonne lecture !

– SHVPES –

Shvpes ouvre le bal ce soir en grande trombe. La salle est déjà complète de fond en comble à 19h. Il faut dire qu’en arrivant à 18h il y avait une queue phénoménale dehors. Peut-être que le jour férié y est pour quelque chose, mais je pense plutôt que ce sont les fans de SWS qui se sont déplacés en trombe dès la première heure. D’ailleurs, impossible pour notre photographe d’accéder aux premiers rangs tellement les fans étaient concentrés et tassés au premier rang… Dommage, mais ce sera des photos prises un peu plus loin du coup !

Le mélange rock/metal/rap envoie toujours autant du bois que la dernière fois qu’on les a vu. Le second album « Greater Than » sera très majoritairement joué même si le set débutera par One Man Army, seule nouvelle chanson sortie depuis l’album de 2018. On a hâte de voir ce que proposera le groupe prochainement car l’album précédent avait su nous convaincre. Sur tous les titres, le public va pogoter, sauter, applaudir. SHVPES n’était pas connu de tous ce soir, mais il a clairement fait l’unanimité auprès de l’assemblée ! On peut donc dire qu’ils étaient en good shvpes !

  • One Man Army
  • Undertones
  • Skin & Bones
  • Someone Else
  • Renegades
  • Counterfeit
  • Calloused Hands
  • Afterlife

– Holding Absence –

Les gallois d’Holding Absence vienne calmer le metalcore de ces prédécesseurs avec son rock plutôt sympathique ! Le groupe était attendu puisque leur date de mars 2019 avait été sauvagement annulé et qu’on ne les avait pas revu depuis leur première partie avec Being As An Ocean en avril dernier pour un tout petit set ! Le blondinet et frontman du groupe, Lucas Woodland, a une voix vraiment sympa et qui porte bien sur des titres efficaces comme leur plus gros hit Like A Shadow. Cependant, le groupe divise un peu plus que SHVPES. Le groupe possède une grosse fanbase (dont certaines personnes de chez Error404 d’ailleurs :-)) et il y avait vraiment deux cas : les fans du groupe qui chantaient de tout leurs poumons les titres et le reste qui semblait parfois s’amuser, parfois regarder d’un air dubitatif. Pourtant, on aurait pu penser sans problème que le public d’Holding Absence et de Sleeping With Sirens aurait été sensiblement le même puisqu’on s’approche finalement de ce que faisait Sleeping sur la période Legends : de la pop plus accessible !

Le groupe nous quitte sur Penance après une bonne demi-heure de show. Le bassiste lance sa basse dans le premier rang, puis viendra tout de même la récupérer quelques minutes après. On est rock’n’roll, mais aussi responsable ! 🙂

D’un point de vue extérieur, on a eu l’impression que la foule, toujours aussi nombreuse, était moins à fond que pendant SHVPES. Tout de même, c’est une franche réussite pour ce tout nouveau groupe qui n’a qu’un seul album au compteur et déjà de très nombreux hits (je pense à Monochrome ou à Your Love (Has Ruined My Life) par exemple !). Il ne fait aucun doute qu’on va entendre parler d’Holding Absence encore souvent dans les prochains mois !

  • Permanent
  • Your Love (Has Ruined My Life)
  • Monochrome
  • To Fall Asleep
  • Like A Shadow
  • Penance

– Palisades –

Ce soir est un grand soir. J’écoute Palisades depuis leur album Mind Games (le meilleur de très loin, vous le savez.) et il me tardait d’enfin pouvoir les découvrir en live. L’annonce de leur présence m’a quasiment autant hypé que le concert de Sleeping en lui-même. Ce sont deux kakémonos qui arrivent en fond de scène. L’un avec le logo // typique du groupe et l’autre avec le serpent circulaire, aussi présent sur la couverture de leur dernier album « Erase The Pain »

Lorsque le groupe débarque sur scène, ils ne sont que 4 au lieu de 5 habituellement. Notre chère photographe me souffle dans l’oreillette que le chanteur n’est pas le bon. Étonnant n’est-ce pas ? Est-ce que le groupe de ce soir serait en fait une conspiration et un groupe fake low-cost? Hmmm…. C’est l’heure de sortir la loupe mon cher professeur Layton et de mener l’enquête !

Après une petite recherche à la fin de leur show, on a vu que Louis Miceli Jr, frontman du groupe, a du s’absenter de la tournée pour raison médicales et a été remplacé au pied levé par… Brendon Elgar, originellement bassiste au sein du groupe !  Si Brendon n’a pas la voix de Louis, le bassiste s’en sort avec les mentions honorables. On ne peut pas lui reprocher de tenter de faire de son mieux pour égaler son ami au sein du groupe. On sent que la voix a parfois du mal à suivre et c’est bien normal puisque ce n’est pas son rôle, mais dans l’ensemble c’est plutôt bon ! On peut faire amende honorable au groupe d’avoir tout de même voulu proposer une expérience de Palisades complète.

Si le public n’avait pas retrouvé la fougue du début sur SHVPES, cela a tout de même changé au moment de la reprise de One Step Closer de la part de Palisades. Choix ambitieux pour quelqu’un qui n’opère normalement pas au chant tant le morceau est complexe à chanter… Pourtant Brendon va s’en sortir plus que bien et le pit va s’enflammer durant tout le titre et l’ambiance ne baissera pas sur les derniers titres Let Down et Erase The Pain qui viennent donner une conclusion épique à un début de show qui se révélait un poil plus compliqué ! Happy ending comme on dit !

En tout cas, on est loin de ce que j’espérais et même si les deux derniers albums sont sympathiques et s’approchent de la vague neo-rock BMTH,Being,Issues et tout ce genre là, l’originalité s’est un peu perdue au passage et c’est bien dommage. Je ne m’avoue pas vaincu, même si la belle époque de Palisades me manque un peu. J’attends de voir le groupe au complet avec la présence de son chanteur original avant d’émettre un verdict final. Le groupe a annoncé à la fin du concert qu’on aurait l’occasion de les revoir en 2020, alors affaire à suivre !

En tout cas cette fois-ci, je resterai un peu sur ma faim ! Dommage !

  • War
  • Shed My Skin
  • Cold Heart (Warm Blood)
  • Through Hell
  • Fade
  • Fall
  • Better Chemicals
  • One Step Closer (Cover Linkin Park)
  • Let Down
  • Erase the Pain

– Sleeping With Sirens –

Le groupe américain Sleeping With Sirens fait des émules à chacun de ces passages et pour cause ! Si Kellin a l’une des voix les plus impressionnantes du milieu metalcore, c’est aussi un phénomène sur scène qui court partout ! Si ce n’est une coiffure à revoir (sorry bro), tout le reste fonctionne à chacun de leurs passages dans la capitale et rien ne semble aller contredire cela ce soir.

Le groupe avait rempli la Machine du Moulin Rouge la dernière fois et on ne sait toujours pas pourquoi ils sont venus dans une salle deux fois plus petite cette fois. Je n’avais jamais vu la Maroquinerie aussi remplie. Presque impossible de bouger dans toute la salle tellement il y avait de monde ! On avait déjà fait des concerts sold-out à la Maroquinerie, mais ce soir là, c’était particulièrement chargé ! Bref, tout ça n’est que détail, nous sommes venus pour s’amuser ce soir !

Bien décidés à venir défendre leur nouvel album plus « core » auprès de son public déjà conquis, Sleeping va nous sortir le grand jeu ce soir. En fond de scène, on retrouve des rectangles de trois néons et part et d’autres de la scène. Ces néons s’allumeront au rythme des chansons de différentes couleurs et en rythme. Un petit artifice pas des plus exceptionnels dit comme ça mais qui fait tout de même son petit effet en live. Les festivités s’ouvriront sur Leave It All Behind. La setlist se composera à 75% de morceaux de ce dernier album, en allant piocher quelques pépites parmi leurs précédents albums, mais en oubliant totalement leur album précédent Gossip qui semble être un essai plus pop désormais bien révolu. Better Off Dead 

Kellin Quinn ne sera pas particulièrement bavard ce soir mais remerciera le public d’avoir fait un sold-out sur la date parisienne de leur tournée avant de relancer la machine à tubes : Do It Now, Remember It LaterHow It Feels To Be Lost

Le concert se clôturera sur Kick Me après seulement une heure de show.  C’est sur un saut de Kellin dans le public que se lancera cet ultime titre. Il n’ira pas bien loin puisque les premiers rangs le rattrapant pour son slam le ramenèrent directement sur scène !

Le rappel prévu ne devait comporter que If You Can’t Hang, mais le groupe nous proposa un second titre (dont je ne retrouve plus le titre, mais j’update dès que j’ai la réponse avec ma paix intérieure sur le sujet) pas prévu sur la setlist écrite du concert.

Seul petit point négatif qu’on pourrait noter à la prestation ?  C’est la non-prestation acoustique jouée ailleurs. Sur les dates précédentes, les fans ont eu le droit à des passages acoustiques qui ont été totalement zappés de notre setlist. Cela aurait permis de casser le rythme effréné du concert qui ne s’arrêtait jamais.

Bilan global du concert : Grosse réussite du début à la fin, avec un gros big up pour SHVPES, un bon concert de Holding Absence et Palisades même si on sent que cela aurait pu être encore un petit cran au dessus et un Sleeping With Sirens en très grande forme !

Kronik : Blind Guardian Twilight Orchestra – Legacy of the Dark Lands


Salutations chers amis ! Bienvenue à vous dans mon antre, entrez donc, mais ne vous installez pas trop confortablement cette fois, car notre voyage du jour ne sera pas de tout repos. Je vous emmène dans une fantastique épopée à travers une terre dévastée en proie à une guerre sanglante, vous l’aurez compris, pour cette Kronik on s’attaque à un très gros morceau, alors chaussez vos bottes, affutez vos rapières et graissez vos mousquets, aujourd’hui les enfants, c’est Blind Guardian.

Blind Guardian: Twilight Orchestra n’est en réalité pas Blind Guardian mais nous est présenté comme un side-project fortement lié au groupe. Ce projet est l’œuvre de Hansi Kürsch et André Olbrich, respectivement chanteur et guitariste au sein de la formation originale, et son premier (et peut-être unique) album Legacy of the Dark Lands est l’accomplissement d’un rêve remontant à plus de vingt ans.

L’idée d’écrire un album symphonique est venue aux deux compères après la parution de l’album de Blind Guardian Nightfall in Middle Earth en 1998, une adaptation partielle du Silmarillion de Tolkien dans le Power Metal du groupe, et encore aujourd’hui acclamé par de nombreux fans comme le pinacle de leur carrière. Le concept est ici quasiment similaire, l’ouvrage adapté étant cette fois-ci le roman Die Dunklen Lande de Markus Heitz paru en février dernier en allemand et traduit en anglais en octobre pour pouvoir coïncider avec la sortie de l’album. Les deux œuvres nous plongent dans la Guerre de Trente Ans, conflit qui déchira l’Europe au début du XVIIe siècle, et suivent l’histoire d’Aenlin Kane (fille du célèbre Solomon Kane de Robert E. Howard) à travers l’Allemagne de cette époque.

https://www.youtube.com/watch?v=K4tp4As_5_8&t=4541s

Tracklist :

  1. 1618 Ouverture
  2. The Gathering
  3. War Feeds War
  4. Comets and Prophecies
  5. Dark Cloud’s Rising
  6. The Ritual
  7. In the Underworld
  8. A Secret Society
  9. The Great Ordeal
  10. Bez
  11. In the Red Dwarf’s Tower
  12. Into the Battle
  13. Treason
  14. Between the Realms
  15. Point of no Return
  16. The White Horseman
  17. Nephilim
  18. Trial and Coronation
  19. Harvester of Souls
  20. Conquest is Over
  21. This Storm
  22. The Great Assault
  23. Beyond the Wall
  24. A New Beginning

Le pari était de taille, produire un album concept narratif de près d’une heure et demie entièrement basé sur l’idée de la voix de Kürsch menant un orchestre symphonique ne semble pas au premier abord être une tâche aisée. Mais le terrain avait déjà été préparé par certains morceaux des précédents albums comme Sacred Worlds, Wheel of Time ou encore la quasi-totalité de l’album Beyond the Red Mirror, paru en 2015, qui possédaient déjà une patte symphonique importante. L’aspect « adaptation » a également beaucoup été pratiqué par le groupe depuis Nightfall in Middle Earth en empruntant à des œuvres comme La Roue du Temps de Robert Jordan ou bien au Multivers de Michael Moorcock. La capacité d’Hansi Kürsch à pratiquer le chant lyrique n’étant plus à prouver depuis longtemps, tous les ingrédients semblaient réunis pour que cet album soit une réussite. C’est ainsi qu’après nous avoir emmenés voir ce qui se cachait de l’autre côté du Miroir Rouge, Kürsch et Olbrich se sont concentrés sur la production de cet album concept un peu particulier, jusqu’à l’amener à portée de nos oreilles le 8 novembre dernier.

 

Et le moins qu’on puisse dire c’est que l’effet est saisissant. Presque une heure trente d’un voyage épique à travers ces Sombres Terres™, l’album est saupoudré des thèmes chers à Blind Guardian tournant autour de l’occultisme, des mondes parallèles et de la démonologie sous toutes ses formes (avec une apparition de Satan en personne, rendez-vous compte !). Les morceaux sont tous séparés d’un interlude parlé faisant intervenir un certain nombre de personnages, probablement dans le but de clarifier la narration.

Evidemment part belle est faite aux envolées lyriques de Kürsch qui se fait plaisir comme jamais sur toute la durée de l’œuvre, exploitant la totalité de sa tessiture et menant avec brio l’orchestre qui l’accompagne. La partie instrumentale est également grandiose à souhait, d’entrée de jeu avec le titre instrumental 1618 Ouverture la patte de Blind Guardian est parfaitement perceptible, nous rappelant les meilleurs moments de Beyond the Red Mirror. L’absence de parties metal dans ces compositions peut déstabiliser, les afficionados de Sacred Worlds ou Beyond the Red Mirror regretteront peut-être au premier abord leur absence, mais force est de constater que, même si l’effet rendu est un peu différent, l’orchestre symphonique dégage quand même une puissance équivalente, comme par exemple sur des titres comme In the Underworld ou sur le refrain de The Great Ordeal.

Paradoxalement, on pourrait reprocher cet aspect un peu monolithique à l’album. L’histoire décrite semble plus ésotérique qu’épique, Aenlin Kane à la recherche des secrets de son père à travers l’Allemagne du XVIIe siècle, mais même certains morceaux comme In the Red Dwarf’s Tower ou Point of no Return s’essayant à des mélodies plus calmes et mystérieuses finissent invariablement par sonner comme les explosions lyriques de Wheel of Time.

Ou peut-être est-ce justifié ? Impossible de le savoir, et c’est le gros reproche que j’ai à faire à cet album, et qui était déjà valable pour Nightfall in Middle Earth : si vous n’avez pas lu le livre, impossible pour vous de comprendre ce que l’album vous raconte. Les interludes parlés supposés clarifier le propos ne sont en fait que des namedrops de noms de personnages dans des situations en apparence aléatoires entre lesquelles il est parfois difficile de faire le lien. On pouvait s’y attendre, l’album est plus un complément du roman qu’une œuvre indépendante (à l’image du 2001 de Stanley Kubrick ne pouvant être pleinement compris qu’avec l’aide de celui d’Arthur C. Clarke) et il est évident qu’on ne peut adapter un roman de 560 pages en album sans en tronquer une partie, mais il faut bien avouer que j’aurais préféré un récit compréhensible de bout en bout sans trop d’apports extérieurs.

On a également parfois une impression de déjà-entendu, certaines mélodies ressemblent à s’y méprendre à des morceaux présents sur les deux précédents albums. Ce n’est pas vraiment dérangeant en tant que tel, cela ne fait que confirmer que cet album a connu une longue période de gestation et qu’il emprunte donc à toute la discographie du groupe des vingt dernières années. En revanche cela devient nettement plus déstabilisant sur Harvester of Souls dont l’instrumental est pratiquement une copie note par note d’At the Edge of Time, morceau du précédent album, cette nouvelle version rajoutant seulement quelques passages la rendant sensiblement plus longue. Ce recyclage est assez surprenant de la part d’artistes aussi inventifs, on avait déjà noté par le passé des similarités troublantes entre morceaux de Blind Guardian (Fly et Dead Sound of Misery par exemple, tous deux issus de A Twist in the Myth), mais jamais à ce point. Impossible de dire d’où vient cet étrange phénomène, mais ce qui est sûr c’est que la découverte de cette similarité sort immédiatement l’auditeur de son écoute, le laissant perplexe quand il devrait être transporté.

 

Le tout est finalement assez mitigé et hétéroclite. La réalisation de l’album est une réussite, cela ne fait aucun doute, la voix d’Hansi est parfaitement taillée pour ce genre d’exercice, le style de Blind Guardian est parfaitement perceptible tout le long sans jamais dénoter, et le tout est une épopée grandiose comme le groupe sait en produire. Les quelques bémols sont situés dans la seconde moitié du concept : l’adaptation. Die Dunklen Lande n’est certainement pas une œuvre aussi décousue que le Silmarillion, et pourtant ce Legacy of the Dark Lands souffre du même écueil que Nightfall in Middle Earth en ce qu’il est presque incompréhensible sans le support du livre. Evidemment, il est totalement impossible de retranscrire un roman complet dans un album d’une heure trente, pas plus que dans un film, mais en ce cas peut-être eût-il mieux valu abandonner l’idée d’adapter un roman et développer un concept original, comme pour Beyond the Red Mirror (voire même prolonger le concept de ce dernier), ou bien de remplacer les cryptiques dialogues des interludes parlés par un unique narrateur relatant les faits non explicités dans les morceaux.

Néanmoins cet ovni reste une très bonne écoute et la preuve que Blind Guardian n’a pas fini de faire parler la puissance épique de sa musique. Si l’on met de côté la narration on a affaire ici à un album unique en son genre trouvant parfaitement sa place dans le prolongement de la discographie du groupe. A partir de là l’avenir est ouvert, cette œuvre restera-t-elle unique ou d’autres albums dans ce style sont-ils prévus ? Cette sortie marque-t-elle l’apogée de l’ère symphonique de Blind Guardian, amenant peut-être avec elle une tournée symphonique ? Autant de questions pour l’instant en suspens. Quoiqu’il en soit nos allemands préférés semblent bien loin d’en avoir fini avec nous, et montrent une fois encore une capacité à innover qui n’annonce que du bon pour l’avenir.

LIVE REPORT : Beast in Black @Elysée Montmartre – 29/10/2019

– Myrath –

Venez prendre un thé dans un magnifique salon avec des tapis perses avec une magnifique danseuse bougeant de manière envoutante et magnifique… . Ah non excusez-moi, je me suis trompé je suis de décrire la scène de Myrath !

Ce n’est pas la seule illusion du soir, en effet on ne sait pas trop si ce soir c’est un concert ou un spectacle de magie !

Revenons dans le monde sérieux. Même si je connaissais le groupe, il y a quelque chose d’assez magique de mêler métal, sons orientaux et voix très lyrique et aiguë. On est dépaysée même si le son de la salle ne leur rend pas justice.

En parlant de dépaysement Zaher Zorgati communique beaucoup en … Français. Déçu ? Non c’est plutôt sympa de sa part quand même.

Le Show se termine sur une montée métaphorique et réelle de Zaher dans les airs, après une ravissante danse. Bien sûr il s’agit d’un habile tour de magie, mais le parallèle est cocasse !

– Beast in Black –

Après la délicate harmonie des guitares électriques et des sons arabiques, voici venu le temps du heavyyy métal ! Ça saute ça bouge c’est fou de partout, c’est un show dopé aux hormones que l’on voit maintenant.

En tant photographe c’était aussi très sympa. Chaque membre a fait une belle grimace devant mon objectif pour se faire tirer portrait. Et chaque membre prend un plaisir fou à communiquer avec les fans avec des grimaces mais ils prennent moins la parole que Myrath.

Comment décrire la scène ? Voyez trois guitares alignées en front ligne puisant toute la puissance électrique de Paris et Yannis Papadopoulos au chant, survolté et chauve dans un milieu de head bang de cheveux longs !

Yannis arrive d’ailleurs à égaler les guitares électriques dans ses notes aiguës, une bonne performance !

J’ai bien trop chaud ce soir c’est une chaleur infernale tout droit sortie du Heavy-Metal, et de ma position au second rang avec un public très participatif ! Merci au passage à Céline et Rafi la licorne de m’avoir gardé cette belle place !

Une balade allume tout Paris avec Ghost in the Rain. Mais pas le temps de traîner, car après la balade, la salle est sur vitaminée pour Die by the Blade.

Puis c’est un groupe électro qui monte sur scène avec des lunettes à LED. A non excusez-moi, ce n’est que le titre Crazy, Mad, Insane. Le groupe se la joue « Cyber » sur ce titre… du Cyber Heavy Metal ? Qu’importe, ce n’est que pour mieux faire revenir le Metal !

Ce fut un beau show très énergie, et Beast in Black a su nous faire bouger comme il se doit ! Mon mal de dos à hâte de revoir le groupe sur Paris !

 

Live-Report : COUNTERFEIT. @Nouveau Casino – 12/11/2019


Les choses ont été un peu calme du côté de COUNTERFEIT. depuis leur premier album « Together We Are Stronger ». Après ce qui a semblé être une éternité, ils sont revenus avec l’annonce d’une tournée européenne. Le groupe anglais était en concert le 12 novembre au Nouveau Casino devant une salle quasiment remplie avec en première partie le groupe écossais Vukovi.

En première partie : Vukovi

Les écossais Vukovi étaient en première partie du concert. Groupe de pop punk couplé avec des riffs de heavy rock et des mélodies vocales entraînantes, le groupe était de retour seulement quelques mois d’absence. Leur dernier concert parisien datant de 2019.

La petite anecdote

Le guitariste Hamish Reilly, le bassiste Jason Trotter et le batteur Martin Lynch faisaient partie d’un groupe nommé ‘Wolves’ avant la formation de Vukovi. Lorsque leur chanteur a décidé d’arrêter le projet, ils ont recruté Janine Shilstone – leur chanteuse actuelle. Lors du choix du nouveau nom de groupe, ils ont choisi la traduction du mot loup en serbe. Eh oui vous l’aurez deviné, cela a donné Vukovi !

Un live tout en splendeur

Vukovi en première partie de COUNTERFEIT. : c’est 30 minutes de live. Pas une de moins, pas une de plus. Ils sont trois sur scène ce soir au Nouveau Casino : la chanteuse Janine Shilstone, le guitariste Hamish Reilly et le batteur Martin Lynch.
Le but de Vukovi pour cette date parisienne est bien précis : préparer la salle à l’arrivée du groupe principal COUNTERFEIT. et fêter la fin de cette tournée européenne. A cette occasion, ils n’hésitent pas à sortir une bouteille sur scène et danser comme il se doit tout le long de leur show.
La chanteuse est toujours aussi charismatique que lorsque nous l’avions vu au Backstage by the mill en première partie de Set it off. Elle entraîne la foule avec ses mélodies mariées aux riffs de la guitare et nous ne pouvons pas reprocher le manque d’interaction avec le public. S’asseyant sur le rebord de la scène à plusieurs reprises lors du set, elle n’hésite pas à parler aux fans présents dans les premiers rangs.
Pour finir en beauté, les écossais jouent ‘La Di Da’ et le public entonnent immédiatement avec eux les paroles. La chanteuse est la première surprise et fait savoir au public qu’elle est très touchée. 3 minutes 00 : c’est le temps que durera ‘La Di Da’ et pendant lequel les fans présents chanteront à l’unisson avec Vukovi.

Groupe principal : COUNTERFEIT.

Un peu d’histoire…

COUNTERFEIT. est un groupe de punk rock anglais originaire de Londres et formé en 2015. Depuis sa création, le groupe a bien évolué. Après avoir sorti un premier album intitulé ‘Together We Are Together’ en 2017, COUNTERFEIT. est reconnu et gagne même le ‘Best live act’ aux Independent Music Awards (AIM). Ils sortent un nouveau single en 2019 ‘It gets better’. Ce single annonceur d’un nouvel album reflètent parfaitement leur évolution.


En effet, en tant que groupe ils ont beaucoup évolué entre le premier album et leur dernier single. Le premier album a été écrit lorsque le chanteur Jamie a arrêté l’alcool et les drogues. L’album retrace donc son parcours et ses émotions lors de cette épreuve.
Le dernier single quant à lui a pour but de célébrer la vie et de transformer l’énergie négative présente dans les anciennes chansons en énergie positive. Comme le déclare Jamie à ‘The Garage’, ‘I’m still a child at heart, I wanna remain a child.’ L’album aura donc pour but de célébrer la vie.
Signés chez Republic Records, leur nouvel album qui ne devrait pas tarder à être annoncé est très attendu.

 

Le retour tant espéré

Après 30 minutes de changement de plateau, COUNTERFEIT. arrive sur scène. Les membres du groupe entrent un par un. Le chanteur Jamie entre quelques minutes après le reste du groupe et on entend directement les premières notes de ‘Paralysed’ résonnées au Nouveau casino.
La setlist comprend 11 chansons : 2 sont prises de leur premier album, une cover de Jumpsuit par Twenty One Pilots et 8 nouvelles. C’est un pari osé pour le groupe car une grande majorité des chansons sont donc inconnues du public.
A la troisième chanson, le chanteur descend de scène et décide de se mêler à la foule. A la fin de ce bain de foule, le frontman en profite pour échanger avec quelques fans tout en remontant sur scène. Les anglais enchaînent avec une nouvelle composition ‘New Insane’ et le chanteur prend quelques instants pour revenir sur le parcours du groupe. La nouvelle composition fait apparaître le tout premier pit de leur set. A cette vue, le chanteur n’hésite pas à demander un circle pit. Grâce au circle pit, le public parisien se déchaîne, enfin.


Ensuite, le groupe enchaîne avec une reprise de ‘Jumpsuit’ de Twenty One Pilots. Le choix de la musique est original par rapport aux styles musicaux des deux groupes mais COUNTERFEIT. nous montre qu’ils n’ont rien à envier à Twenty One Pilots. De plus, le message de ‘Jumpsuit’ est cohérent par rapport au message du prochain album : l’acceptation de soi.
Après cela s’enchaîne trois nouveaux titres ‘Alive’, ‘Get Out’ et ’11 :44’. Et avec ces trois chansons suit un public en effervescence. On distingue d’ailleurs deux catégories bien distinctes au sein de la foule : un petit groupe d’amateur de pit et une majorité sautant énergétiquement au rythme de la musique.


On sent la fin du set approcher lorsque les premières notes du dernier single de COUNTERFEIT. résonnent entre les murs du Nouveau Casino. Scandant les paroles de ‘It gets better’ avec la foule, le show finit par s’achever… Mais le Nouveau Casino en veut encore, c’est après une demande de rappel véhémente que le groupe revient pour une toute dernière chanson : ‘Enough’ et c’est sur cette chanson que le concert s’achève.
Pour résumé simplement : des groupes au top, une ambiance électrisante et pleins de souvenirs inoubliables.

Notre moment coup de coeur

On retiendra les paroles de Jamie dites entre 2 chansons : ‘Le premier album était comme un vaisseau pour ma colère et c’était là où j’ai tout stocké. Mais maintenant nous sommes tombés amoureux avec nous même de nouveau et c’est pour ça que l’on enchaîne avec une chanson d’amour.’

Setlist du live de COUNTERFEIT.

Paralysed
Getting Over It
You Can’t Rely
New Insane
Jumpsuit (cover)
Lack of Oxygen
Alive
Get Out
11 :44
It Gets Better

Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 23/11/2019


Heyo ! Pas trop de nouveaux albums cette semaine, nous permettant de faire une belle pause. On commence avec mes petits chouchous de SHADED! Ils sortent leur troisième EP temporary fix qui serait peut-être votre remède musical…? 

– ALBUMS –

Un nouveau chapitre dans l’indie a officiellement commencé pour Shaded avec la sortie de leur troisième EP temporary fix. Nous avons là une panoplie de vibes des années 80 que Callum intensifie à la guitare, notamment perceptibles sur « gold « . Musicalement, on y sent des inspirations plus Rnb et indie à la The Band Camino ou encore Lauv, avec un recueil de chansons qui se rapportent aux complications sentimentales quant aux relations amoureuses. Depuis leur deuxième ère A Familiar Love, on peut remarquer qu’ils ont trouvé leur touche avec un jeu d’harmonies contrastées dont ils n’hésitent d’ailleurs pas à parsemer tout le long leur nouvel EP.

On commence ce dernier par une touche de fraîcheur au sens littéral avec « like ice » qui donne le ton pour cette nouvelle ère. « gold » arrive avec une énergie plus uplifiting avec des parties à la guitare très funky, contrastant avec « need u more » de l’autre côté qui arrive en réelle pause nostalgique au milieu de l’EP. On peut dire que « just not done » porte bien son nom au sein de la composition puisque en effet, ce n’est pas encore la fin (4/5). Les beats de son rétro sont d’autant plus présent, nous donnant l’impression d’avoir fait un bond dans le passé, en addition aux ‘doum doum’ que l’on retrouve souvent dans les vieux films d’espionnage. D’une certaine manière, on pourrait relier les sons d’aliens durant le bridge à la capacité extraterrestre de Shaded à faire des mélanges de sons hétérogènes qui sonnent bien ensemble.

J’espère que vous avez préparé votre « sweatshirt » le plus douillet pour la prochaine car il est temps de se prendre une dose de frissons. Dès les premières notes, on a des motifs musicaux très rétro qui rappellent l’ambiance du clip vidéo que le groupe a sorti pour « just not done ». C’est une chanson que le groupe avait déjà teasé le mois dernier, et on peut vous certifier que le refrain fait ressentir toutes les émotions possibles. La fin est si apaisante.

Conclusion professeur koala? Cet EP m’a fait sortir de ma zone de confort, et pourtant, il n’en est pas moins qu’il est très plaisant à écouter musicalement.

Coup de cœur : Dur dur de choisir un préféré, mais vu le nombre de fois que j’ai saigné cette chanson, je dirais « like ice ». J’en suis très vite devenue addicte! (Vathana)

– CHANSONS –

 

Our Mirage – After All

Bien que le mirage soit un phénomène optique qui donne l’impression de voir des illusions, le retour de ce groupe n’en est pas une. On n’a pas eu de nouvelles de nos amis allemands de Our Mirage depuis mai dernier en termes de nouveau contenu. Toutefois, ils sont de retour en ce vendredi avec un deuxième single, « After All » qui commence tout doucement avec du piano, et prend une tournure plus symphonique que leur précédent album. Les cris raw du vocaliste créent un joli contraste avec la musique qui est plus soft. Ils font sans aucun doute partie des groupes que j’adore le plus. Leur musique s’écoute si facilement et les paroles reflètent toujours une lueur d’espoir dans un sombre monde.

Gardez un œil sur eux, leur album Unseen Relations est à venir le 7 février 2020. On espère qu’une tournée sera également de la partie, étant donné qu’ils n’ont pas pu venir en décembre dernier dû à des problèmes de santé. Sur ce, captain Vath laisse la place à Max pour le restant de ce récap.

Falling In Reverse – Popular Monster

Maximilien à l’appareil. Je commence avec mon coup de cœur de cette semaine. Si « Drugs » avait été une vraie réussite (et pas juste par la présence de Corey Taylor), « Popular Monster » et les prochains titres de Falling In Reverse semblent prendre la même direction. Le titre commence par du rap à en faire rougir la plupart des rappeurs US pour s’envoler lentement mais sûrement vers du chant et un breakdown final « HERE WE GO AGAIN, MOTHERFU**RS », suivi d’un scream qui va vous rester en tête un bon moment !

Qu’on aime ou pas Falling In Reverse (ou plutôt ses membres et leurs passifs parfois un peu houleux), force est de constater que le mélange des genres est encore une fois réussi et Ronnie Radke surprend toujours avec ses trois sortes de chants, rappé, chanté, screamé. Falling In Reverse s’insère à nouveau dans cette nouvelle vague de groupes neo-rock qui fait tant parler d’elle en ce moment (mais si vous savez, ces groupes mélangeant electro/rap et métal comme Bring Me The Horizon, Issues ou Being As An Ocean !)

Cela fait longtemps que le groupe n’a pas joué en France et je serai vraiment curieux de les découvrir sur scène en tout cas ! D’ailleurs, avis aux amateurs de Twilight… Il y a un loup-garou dans le clip. (mais probablement moins sexy que Robert Pattinson…)

En tout cas, ce titre est pour moi le SOTW (le single of the week !)

Petit aparté avant de passer au morceau suivant mais… difficile de parler de Falling In Reverse sans mentionner Escape The Fate… Il se trouve que le nouveau chanteur d’ETF, Craig Mabbit a lui aussi sorti un morceau cette semaine avec son second projet bien plus violent qu’ETF : The Dead Rabbits. Le morceau s’appelle « Gutter » et vous pouvez l’écouter ici mais il n’est pas encore arrivé sur YouTube 🙁

 

A Day To Remember – Resentment

Cette semaine signe aussi le retour de A Day To Remember, dont on avait plus eu de nouvelles depuis leur passage en 2017 à Paris et au Hellfest et leur précédent album Bad Vibrations qui remonte tout de même à 2016 ! Le groupe de Jeremy McKinnon revient en grande forme avec « Resentment » ! Le groupe renchérit avec un morceau bien énervé dans sa mélodie, tout en y ajoutant des passages clairs et une petite boîte à rythmes et synthé. ENCORE CE GENRE LA? Il va falloir s’y faire car il semblerait bien que c’est la méthode qu’ont trouvé tous les groupes de metal pour parler à un public un peu plus large.

Le scream et les parties qui nous font pogoter s’intègrent parfaitement au milieu de quelques lignes plus calmes, avec moins de guitare et plus de sonorités electro, tout en gardant la composition d’un morceau de rock. Plus le temps avance et plus j’ai envie de faire un article complet sur le néo-rock/néo-metal pour vous parler de cette mode qui se propage lentement au sein de tous les groupes. Serait-on aux prémices d’une nouvelle ère musicale mondiale, avec ce genre musical en guise de porte étendard ? En tout cas, on ne peut que l’espérer et espérer à A Day To Remember un franc succès avec le prochain album, pas encore révélé mais pour lequel « Resentment » est le premier single.

De fait, peut-on espérer un retour en festival cet été de A Day To Remember également ? En tout cas, le groupe tourne aux USA en ce moment même, puis en Australie et Amérique du Sud d’ici mars ! Le Hellfest va annoncer ses premiers groupes mardi prochain d’ailleurs, vous avez des idées ?

Imminence – Infectious (Acoustic)

Après Erase il y a seulement deux semaines en version acoustique, c’est « Infectious » qui prend le même chemin. Le visuel de la vidéo représente un morceau d’une fleur, tout comme le faisait « Erase ». Ce n’est donc plus qu’une question de temps, selon moi, avant de voir un EP acoustique basé sur les titres phares de Turn The Light On, dernier album en date d’Imminence. Pour rappel, « Saturated Soul » était aussi sorti en version acoustique en septembre. 

Le groupe sera de passage à Paris pour la deuxième fois en headliner le 21 janvier 2020 et guess what? On sera partenaire du concert pour vous faire remporter vos places, alors ne manquez pas l’appel !

 

Any Given Day – Never Surrender

Le label Arising Empire n’a pas chômé cette semaine puisque c’est le quatrième morceau du label qu’on vous propose de découvrir cette semaine ! Voici le dernier single tiré de l’album Overpower, sorti en mars dernier. Le clip reprend des extraits live de leurs derniers concerts, avec un petit filtre VHS bien comme on les aime.

Le groupe viendra défendre ses morceaux à Paris le 11 décembre , hurry up! En plus, ils seront en bonne compagnie avec Bleed From Within, qu’on avait adoré cet été avec Crossfaith et Of Mice & Men, et Lies We Sold, groupe français à découvrir sans plus attendre ! (et non, pas de LANDMVRKS sur la date FR de la tournée, comme vous l’a dit notre chère Koala!)

Hollywood Undead – Time Bomb

« Time Bomb » est clairement ce genre de chansons qu’on voulait entendre de la part d’Hollywood Undead ! (Non désolés pour les fans de All Time Low, ce n’est pas une reprise haha!) On retrouve du rap bien vénère, du scream, un peu comme la chanson de Falling évoqué au début de cet article. Un petit retour aux sources qui fait du bien après un album nommé Five en 2017 qui était plus orienté rap/electro que les précédents opus (bien qu’il était très cool aussi).  Le clip psychédélique est lui aussi sympa : à base de visuels informatiques, d’horloges, d’images psychédéliques qui n’ont pas de sens et de flashs… Épileptiques, abstenez-vous en peut-être d’ailleurs !

Le groupe sera de passage avec Papa Roach, pour un double show le 13 mars 2020 au Zénith par les deux papas du rap metal actuel !

– BONUS COVER–

Le bonus cover : Retour aux sources pour Rodrigo & Gabriela qui reprennent du Metallica. Voici une version de Battery revisité façon R&G comme à leurs débuts !

 

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