LIVE REPORT : Skillet @Bataclan – 11/12/2019


Toujours la grève, 2h30 pour arriver jusqu’à la salle avec seulement une quinzaine de kilomètres. Vous l’aurez compris, se rendre aux concerts est un vrai bonheur et cela démotive beaucoup certains groupes. D’ailleurs, plusieurs concerts ont été annulés pendant cette période de grève ces derniers jours (On ne sait pas si c’est lié mais disons que probablement…)… Bref, l’ambiance est toujours au plus morose lorsqu’il faut aller en concert, mais heureusement pour nous, le concert de ce soir va nous redonner le moral car il était plutôt exceptionnel. C’est le retour de Skillet dans la capitale après 2 ans d’absence depuis leur concert extraordinaire à l’Élysée Montmartre !

-Devour The Day-

La première partie de ce soir n’avait pas été clairement annoncée par l’organisateur et nous l’avons découvert à peu près au moment d’arriver dans la salle, où un énorme fond de scène marqué du logo du groupe était déjà en place. Après quelques brèves recherches, on découvre que la bande de Blake Allison est un groupe de hard-rock originaire de la même petite bourgade que Skillet : Memphis, dans le Tennessee.

Le groupe arrive sur scène, Blake Allison ressemble à un hybride parfait entre Kurt Cobain et Dave Grohl dans l’attitude. Attendons de voir. Le son est vraiment excellent, les riffs envoient du super lourd en live et c’est sur Respect qu’ouvre le bal de cette soirée. Cependant, quelque chose va très vite nous gêner… Le chant du groupe. Si l’instru est irréprochable, le chant est extrêmement faiblard, voir limite faux….

Kurt Allison?

Finalement, le groupe jouera une reprise… Smell Like Teen Spirit de Nirvana ! Comme c’est étonnant venant de la part de fake Kurt ! C’est finalement le morceau qui fonctionnera le plus du set. En même temps, c’est la chanson que tout amateur de rock/metal connaît par coeur donc c’était facile de lancer le public là dessus !

Après une dizaine de titres, en terminant par Good Man, le titre le plus connu du groupe à s’en fier à leurs statistiques YouTube, le groupe nous salue et s’en va tel il est reparti.

Je suis vraiment mitigé sur Devour The Day. L’instru était vraiment folle et les rythmes très entraînant du début à la fin. Les solos, la batterie, tout était là pour nous faire ressentir le pouvoir du rock US dans son plus bel état.. jusqu’à ce que la voix se pose dessus et affaisse un peu cette force musicale.

J’ai donc écouté le groupe en version studio pour voir si la voix de Blake était toujours comme cela et … même s’il ne chante évidemment pas faux sur les versions studios, la voix reste assez faiblarde et le groupe gagnerait vraiment à trouver un chanteur plus remarquable. C’était un peu le même ressenti que j’avais eu avec Starset la première fois. La musique et l’ambiance sont irréprochables, mais la partie vocale a du mal à atteindre le niveau du reste, malheureusement !

– Skillet –

On prend les mêmes et on recommence.

Le quatuor de rock chrétien fait son retour à Paris en grande trombe. L’arrivée sur scène se fait par Feel Invincible. 

On remarque deux énormes bombones à côté de Jen Ledger (batteuse,chanteuse) sans trop savoir si elles ont été oubliées là ou pas. Juste après que je remarque ces bombones, le groupe se plonge alors dans le noir. On voit dans l’obscurité deux roadies courir vers John Cooper (chant) pour l’équiper de genre de bras mécaniques…

John prend alors la parole et nous demande si nous sommes prêts à écouter encore de nombreuses chansons de Skillet. Pas qu’un peu mon neveu, on a bataillé pour venir, alors on compte bien ne pas repartir de si tôt ! C’est donc sur You Ain’t Ready que le set continue. John muni de ses tiges de metal le long des bras les actionnent en dansant ! Il s’agit de bras lançant d’énormes nuages de fumée ! Yeaaah ! Steampunk is not dead.

D’ailleurs, de nombreux canons à fumée sont posés verticalement partout autour de la scène et de chaque membre. Ces colonnes rappellent les colonnes de feu qu’on a l’habitude de voir sur des vidéos live d’à peu près partout dans le Monde. Sachant qu’en France, ce genre d’activité pyrotechnique est systématiquement interdite, ce n’est pas plus mal que cela soit fait avec de la fumée ici. Cela permet, pour une fois, à la France de profiter d’un show identique à ceux se déroulant à l’étranger. Comme on dit, pas de fumée sans feu.

La salle plonge à nouveau dans l’obscurité en laissant seulement quelques spots blancs sur John pour interpréter Whispers In The Dark.

Jesus Cooper

Awake And Alive sera l’occasion pour Jen Ledger de quitter sa batterie pour venir chanter une chanson sur le devant de la scène de plein pied. (le batteur devenant alors probablement leur roadie préféré habituel !)

Les tubes s’enchaînent et John Cooper n’hésitent pas à tenir quelques discours d’actualité… religieux ! On oublie pas que Skillet est un groupe chrétien à la base et qu’il le revendique assez souvent. Le groupe profitera de ce passage pour nous annoncer ici qu’ils étaient ravis de pouvoir revenir en France. Comme le show était sold-out, John déclara qu’il ne pouvait donc pas laisser sur le bas côté les fans n’ayant pas pu venir au show… Que ce soit par le sold-out ou la grève, aucune raison d’empêcher les fans de Skillet de profiter du concert.

Skillet a donc annoncé son retour dans une salle plus grande dès 2020. Rdv au Zénith de Paris (on suppose?) en 2020 pour retrouver Skillet encore une fois !

Le groupe quitte la scène sur Rebirthing, en émouvant la foule d’un bisou entre John et Karen (guitare), mariés dans la vraie vie !

Enfin, le groupe reviendra pour un rappel taillé pour la France avec The Resistance , particulièrement accoutumée à l’actualité française.

Le bilan?

Avant dernier concert de l’année 2019 pour moi, et quel show ! Les voix de John et Jen sont impeccables, le son est parfaitement réglé et toute la musique envoie du très très lourd. Le public chantait à tue tête tous les titres et l’ambiance générale nous a presque fait oublier la galère de la grève pour venir jusqu’à la salle. Un grand grand show à l’américaine : très millimétré et maîtrisé. On voit d’ailleurs rapidement que rien n’est laissé au hasard et que tout est fait presque mécaniquement, ce qui est peut être le seul regret que l’on peut avoir vis à vis du show.

Kronik : Mrs. Yéyé – Electrochoc


Le monde change mes oisillons, il change vite pour le meilleur et pour le pire, et je suis venu vous parler du meilleur. Au sortir d’une année mouvementée où la parole des femmes s’est encore un peu plus libérée, où le nombre de féminicides a atteint des niveaux records mais n’a en même temps jamais été autant dénoncé, où la question « Faut-il séparer l’homme de l’artiste ? » trouve de plus en plus une réponse négative, où des jeunes désespéré.e.s du monde entier s’échangent des memes dépressifs sur les réseaux sociaux en guise de thérapie, il est une artiste qui a décidé de se faire la voix de tou.te.s les meurtri.e.s de la vie. Les dernières années ont été particulièrement chargées pour elle également, et elle nous offre un regard sur ce qu’est sa vie aujourd’hui, sept ans après le début de son projet, alors que de profonds changement se produisent partout, dans sa personne comme dans sa musique. Mais trêve de bavardages, Kärscheras est de retour en ce début d’année et en écriture inclusive pour vous parler d’Electrochoc, le nouvel album de Mrs. Yéyé.

Il s’est écoulé un peu plus de deux ans depuis Hybride, mais on croirait qu’une éternité a passé. Entre-temps le projet électro-rock Mr. Yéyé est devenu Mrs. Yéyé, le jour même où sa meneuse a annoncé à sa communauté sa transidentité via une touchante vidéo sur sa chaine youtube. L’artiste traversait alors, de ses propres dires, une très mauvaise phase de sa vie déjà entraperçue dans des titres comme Sous la Surface ou Chute Libre sur le précédent opus.

Puis vint le concert du 8 juin 2018 au Flow, un tournant de ses propres dires. Exit la dépression, exit les mauvaises ondes, cette expression de tout le spectre émotionnel de l’artiste (du brise-cœur Ton heure viendra au puissant et alors inédit Rage, tout y est passé) a eu l’effet d’une catharsis sans pareille. Tout pile 4 mois après sortait le single Dans la Pierre écrit en collaboration avec Christophe Mali de Tryo, véritable tournant plein d’espoir face à la noirceur de la vie.

Et nous voici, plus d’un an et un financement participatif plus tard, avec ce nouvel album entre les mains. Le premier changement majeur se situe dans la production puisque Mrs. Yéyé redevient à l’occasion de cette sortie un projet solo et indépendant. La chanteuse a en effet choisi de se séparer d’un même coup des musiciens qui l’accompagnaient aussi bien en studio et de son label, le tout sans conflit aucun. Tout cet album a donc été entièrement écrit, composé, enregistré et mixé dans une chambre, comme à l’époque maintenant lointaine d’Eclore, l’expérience en plus.

 

Playlist youtube de l’album

Tracklist :

  1. Coups de sang
  2. Bonhomme
  3. Ultimatum
  4. Comme personne
  5. Tragédie
  6. Tout le monde n’aime pas le sexe
  7. Crève
  8. Ma chair
  9. Femme
  10. Si seulement le vent
  11. Dans la pierre

 

Coups de sang

Dès l’ouverture de l’album on s’attaque à un sujet bien gras : les relations toxiques. Ce titre électro-rock décrit un couple de ce type du point de vue de sa victime avec une précision et une exactitude presque douloureuses. Dans la musique comme dans le texte on s’enfonce de plus en plus dans la violence, à l’image de la spirale décrite, passant de petites concessions à un véritable enfermement sans qu’on parvienne à s’en apercevoir sur le coup. Le texte est parfois entrecoupé du témoignage, probablement réel, d’une ancienne victime ayant réussi à s’extraire de ce carcan.

L’auditeur.trice qui suit Mrs. Yéyé depuis longtemps ne sera pas dépaysé.e par ce titre introductif. On y retrouve tous les ingrédients de Cabaret Noir et Hybride, avec peut être un son plus électronique et des guitares moins agressives, plus modernes. Mais l’important n’est pas tant dans la forme que dans le fond. Ce morceau s’attaque à un sujet dur, d’autant plus qu’il est d’actualité pour de nombreuses personnes encore aujourd’hui, et comme vous allez le voir ce ne sera pas le seul.

Bonhomme

Après la gravité de Coup de Sang on est presque soulagé de tomber sur ce morceau à l’allure plus légère. Bonhomme n’est pas exactement joyeux, mais il aborde son sujet avec moins de gravité et une pointe de moquerie. En même temps, pour s’attaquer à la masculinité toxique le meilleur angle reste encore la dérision. Le texte se fiche ouvertement des adeptes de cette philosophie de vie et attaque sur tous les fronts : « drague » de rue intempestive, dick pics non sollicitées, homophobie banalisée, tout y passe. Le break est d’ailleurs une satire (ou peut-être pas ?) du discours tenu par ces gens terriblement sûrs d’eux à la virilité finalement pas si solide.

On abandonne presque le rock ici en adoptant une structure plus proche de celle de l’électro (build up/pré drop/drop/repeat) tout en gardant un instrumental de type guitare/batterie. Mais point de guitares bien grasses ici, le son s’allège, l’essentiel étant en réalité mené par la section rythmique. Les guitares servent presque exclusivement de lead sur les parties non-chantées. L’ensemble prend un tour très moderne qui, pour le coup, risque fort de laisser en plant les fans des précédents opus mais ravira les amateur.trice.s de rock plus moderne.

 

Ultimatum

Changement radical de point de vue sur ce troisième titre, Mrs. Yéyé abandonne le point de vue de la victime pour rejoindre celui de l’oppresseur.e. Le thème abordé ici est celui de Murmures, tube iconique d’Hybride. Il parle du passé de notre narratrice, et d’un comportement nocif envers d’autres qu’elle regrette amèrement aujourd’hui. Mais ce morceau porte un message bien différent ; là où Murmures était un combat schizophrénique mené par une haine de soi profonde et dévorante, Ultimatum est passé au-dessus de tout ça. Le texte est ici tourné vers l’avenir : le passé est ce qu’il est, mais l’avenir peut le racheter.

Depuis deux titres on s’éloigne de plus en plus du rock, et la rupture se fait encore plus nette ici. Plus aucune trace de guitare à part pour quelques légers leads, à peine une basse, des claps en guise de percussions, une batterie synthétique à souhait, le côté électro-pop de l’album est enfin pleinement assumé sur ce morceau encore plus personnel que les deux précédents. Mrs. Yéyé commence à nous dévoiler ici une nouvelle part de sa personnalité, prépondérante sur cet album : le magma bouillant d’émotions négatives a fait place à un optimisme à toute épreuve.

 

Comme Personne

Et rien de mieux pour incarner ce flux optimiste que le morceau suivant. Sa sortie s’est accompagné d’un clip touchant, mi-chanté mi-parlé, où des fans ont été invité.e.s à venir raconter leur histoire face caméra. Des gens qui ont traversé des périodes troubles de leurs vies et s’en sont sortis le jour où ils ont osé franchir un pas. Des gens qui pensaient n’avoir rien pour eux et ont pourtant trouvé tout un monde ouvert à leur portée le jour où ils s’y sont autorisés. Comme Personne glorifie la différence, la singularité en chacun de nous que nous apportons au monde qui nous entoure, le fait que chacun.e a le droit de vivre comme iel l’entend, selon ses propres désirs, et qu’il est important de savoir s’écouter soi-même avant de céder à la pression externe.

 

Tragédie

Nous voici arrivés à ce que je considère comme l’un des meilleurs morceaux de l’album, à la fois le plus dur et celui qui fait le plus de bien. Nous allons ici parler de suicide. Et ça fait un bien fou d’avoir un regard frais sur cette question. Mrs. Yéyé s’adresse ici à un.e proche parti.e de son propre choix, mais il n’est pas question ici de culpabilisation, de colère, de tristesse. Bien sûr ces émotions sont présentes, mais elles sont éclipsées par le vrai sujet du morceau : la compréhension. Il ne s’agit pas de pleurer une mort mais de respecter le choix qu’a fait une personne qui nous est chère, entre continuer à vivre une existence qui la faisait souffrir ou choisir de tout abandonner pour faire taire la douleur une fois pour toute. C’est un point de vue qui est très rarement adopté, la plupart des gens ne pouvant simplement pas se mettre à la place de quelqu’un dans cette situation et souhaitant donc le.a maintenir en vie en lui promettant un avenir meilleur (souvent à raison, quoique). Mais pas ici. Ici pas de dénonciation de l’« égoïsme » caché derrière un suicide, ou d’autres clichés cachant plutôt l’égoïsme de la personne qui les prononce.

Cette power-ballad électro (une originalité sans aucun doute) est une véritable épreuve pour la chanteuse autant que pour son auditeur.trice. On le sent parfaitement dans le tous derniers vers du morceau, qui synthétise le propos de tout le texte alors que la musique se coupe nette et que la voix de la chanteuse vacille :

« Je sais que t’as pas abandonné tu voulais juste plus avoir mal »

 

Tout le monde n’aime pas le sexe

Et sans transition retour à un morceau beaucoup, beaucoup mais alors BEAUCOUP plus léger sur un thème également bien moins pesant. Le titre dit tout, on est ici devant une apologie de l’asexualité. La chanteuse nous raconte son choix de ne plus continuer à avoir d’activité sexuelle alors que cela ne l’intéresse pas le moins du monde, et comment la seule difficulté qu’elle rencontre est l’incompréhension des gens qui l’entourent et voient en cela un problème. Une fois encore, un message assez peu diffusé dans l’industrie musicale, à l’heure où il est encore parfois difficile pour un.e artiste d’avouer appartenir à la communauté LGBTQI+, on imagine parfaitement qu’une orientation sexuelle consistant en l’absence total de désir sexuel peut laisser pantois beaucoup de gens jamais ne serait-ce que mis au courant que c’était possible.

Encore un texte porté presque exclusivement par Mrs. Yéyé auquel beaucoup de gens pourront sûrement s’identifier. Pour ce qui est de l’instrumental… mon avis est plus partagé. Il me fait l’effet d’un trip sous champignons, quelque chose de très coloré, sautillant, joyeux, avec une mélodie entêtante. Cela semble plutôt cohérent avec l’idée première du morceau, qui est de se libérer des pressions sociales pour vivre sa vie sans se soucier du regard du monde, mais autant le texte est bon, autant la mélodie me laisse assez dubitatif.

 

Crève

Fort heureusement tout ceci est contrebalancé par un nouveau retournement de situation totalement inattendu. Vous avez cru que Mrs. Yéyé s’était adoucie ? Mes chéri.e.s… Toute la violence et l’agressivité que l’on ne retrouve pas dans cet album se sont en fait concentrées dans ce discret titre d’à peine plus de trois minutes prenant le contrepied de toute l’œuvre. On retrouve ici les vieux démons auxquels on était familier, un besoin impérieux d’éclater des têtes digne du Break Stuff de Limp Bizkit, mais en bien plus noir. Il ne s’agit pas ici d’une colère aveugle mais bien d’une pulsion qu’on cherche à refreiner et qui n’en est que plus violente quand elle se libère.

Ce retour brutal à un rock presque metal vient se croiser avec un chant rappé du plus bel effet, avec des traces d’Horrorcore à la Ghostemane. Un des textes les mieux écrits d’un point de vue stylistique qui tranche avec tout le reste de l’album, ainsi qu’une structure inédite à base d’une évolution du couplet plutôt que d’une banale alternance couplet/refrain. En bref on ne comprend pas vraiment ce que ce morceau fout là, mais wow, on n’a vraiment pas envie qu’il en parte.

 

Ma chair

La positivité qui caractérisait l’album jusqu’ici semble en avoir pris un sacré coup avec Crève, et on croirait presque la voir peiner à se relever sur Ma Chair. Ce morceau nous parle d’acceptation de soi, et plus précisément d’accepter son propre physique tel qu’il est. Le morceau est découpé en trois parties notables : tout d’abord la dissociation du corps et de l’esprit où la narratrice dit ne pas se reconnaître dans son corps, puis un genre de paradoxe la poussant à faire le plus de mal possible à son corps via divers excès (le rendant encore plus détestable à ses yeux), et enfin un début d’acceptation au moment où elle réalise que son corps est le seul qu’elle aura jamais et qu’il vaut mieux travailler dessus plutôt que de chercher à l’user le plus vite possible.

Les complexes physiques sont quelque chose d’omniprésent dans l’humanité, et bien qu’il soit de plus en plus accepté aujourd’hui d’avoir un physique « atypique » (ne rentrant pas parfaitement dans les canons de beauté) il n’en reste pas moins que de nombreuses personnes s’identifieront sûrement à ce texte. Pas le meilleur morceau donc, mais peut-être le plus universel de cette tracklist.

 

Femme

Peut-être un des morceaux les plus personnels jusqu’ici, Femme nous parle de beaucoup de choses. Tout d’abord des dualités et contradictions imposées aux femmes dans notre société patriarcale, ainsi qu’aux hommes dans une moindre mesure également victimes de ces idées, mais aussi très vite de quelque chose de plus profond : « C’est quoi être une femme ? ». Mrs. Yéyé aborde dans ce morceau le sujet en apparence délicat de la transidentité, sa transidentité. Le questionnement est soulevé, est-ce que le genre se détermine par des critères physiques, biologiques, par des comportements, par une apparence ? Aucune réponse n’est apportée, à part celle-ci : « je sais que je suis une femme ». Et c’est là tout le message de ce morceau, peut-être qu’il est impossible de définir la notion de genre et que la seule chose qui définit celui d’une personne, c’est celui qu’elle s’attribue d’elle-même parce qu’elle le sait en son for intérieur comme une évidence.

Bien évidemment le titre ne tourne pas qu’autour des femmes trans mais bien de toutes les femmes. On y retrouve un clin d’œil au débat sur le voile, la condition déplorable des femmes n’étant évoquée dans le débat public que pour être instrumentalisée au profit de pensées racistes ou islamophobes.

Musicalement parlant cette composition n’est pas non plus en reste. On a affaire à une marche électro presque martiale, l’alternance kick/snare portant tout pendant ces trois minutes d’une puissance délectable. Femme ne nous parle pas de la femme des années 80 de Sardou tout juste bonne à être sexy et rouler des pelles à ses subordonnés, il nous parle d’une battante avançant implacablement à travers les difficultés que le monde lui impose uniquement sur le critère biologique de sa naissance.

 

Si seulement le vent

L’optimisme nous aurait-il donc vraiment quitté avec Crève ? On est en droit de le craindre, mais ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Avec ce titre sorti il y a maintenant presque un an, Yéléna touche encore son auditoire au plus profond de son âme. On nous parle ici de dépression, au sens le plus clinique du terme. Pas une douleur constante, pas une tristesse accablante, rien qu’un vide insatiable si dévorant qu’on en vient à souhaiter de souffrir juste pour ressentir quoique ce soit.

La musique est à l’image du texte, une nappe presque post-rock, mélancolique à souhait. Les percussions, éléments normalement marquant du mix, sont ici mise en retrait et filtrées à l’extrême comme si elles perçaient à peine à travers un mur épais, à l’image des sensations émoussées de notre narratrice.

Mais alors, est-ce vraiment ainsi que tout finira ? Parti sur de si bonnes bases, cet album va-t-il s’éteindre dans les affres de la tristesse et de l’oubli ?

 

Dans la pierre

Et bien NON cher.e lecteur.trice, bien loin de là, car voici le bouquet final de ce voyage, celle qui a été le premier single de cet album il y a plus d’un an et vient le clôturer aujourd’hui : Dans la pierre.

Ce morceau est à lui seul le condensé de tout cet album. Un hymne électro-rock à la fois aérien sur son couplet et écrasant sur son refrain portant un message fort et infiniment positif, voilà ce qu’est la nouvelle essence de Mrs. Yéyé. Le texte est parsemé de référence à d’anciens morceaux de la chanteuse (Sous la surface et Ton heure viendra pour ne pas les citer), tous deux centrés autour d’émotions négatives (le premier traitant de l’acceptation résignée de la dépression et le second de l’attente désespérée d’une vie meilleure), bien qu’il ne s’agisse pas ici de leur donner un écho, mais bien de les enterrer.

Cette poussée vers l’avant est parfaitement transcrite par cet instrumental triomphal qui englobe le tout, et appuyée par une voix narrative, un genre de témoignage parfaitement dans l’axe du morceau. Dans la pierre conclut parfaitement cet album en réussissant l’exploit d’être à lui seul plus positif que le reste de l’œuvre réuni, un final magistral à mi-chemin entre l’ancien style de Mrs. Yéyé et le nouveau.

 

 

Les plus audacieux d’entre vous ont peut-être tenté l’écoute de la version Deluxe de l’album contenant une série de versions acoustiques ainsi que le bonus track Impunis éternels abordant le sujet délicat (encore un oui) du harcèlement scolaire, ainsi que le tube instantané Rage déjà présenté en live avant même la sortie de Dans la pierre (sûrement hors de la tracklist principale parce que le mood avait évolué, ou à cause d’une possible redite avec Crève, mais tout de même trop bon pour être laissé de côté). Ces deux morceaux s’inscrivent parfaitement dans le reste de l’album, mais j’ai choisi ici de me focaliser sur la tracklist principale que nous venons de découvrir ensemble, me frappez pas please.

Mrs. Yéyé a changé. Dans son état d’esprit déjà, son point de vue est plus positif, il lui reste certes de la noirceur mais elle est bien plus diluée et canalisée que par le passé. Stylistiquement ensuite, sa voix se fait plus haut perchée, plus « féminine », une voix qu’elle assume enfin maintenant que sa transidentité n’est plus un secret. Enfin dans la production, plus de label, plus de groupe fixe, tout est fait main et la diversité parfois surprenante des compositions en témoigne. Mais loin d’offrir un résultat amateur, cet album est au contraire encore plus léché que les précédents et offre une authenticité mêlée à une production de niveau professionnelle. Ce disque est un véritable pamphlet porté au nom de tant de causes, et je ne peux que vous conseiller d’aller jeter un œil au travail de Mrs. Yéyé dans sa globalité.

D’ici là portez vous bien, remettez-vous au sport, et soyez heureux les enfants, c’est le plus important.

Artworks : Chaîne youtube de Mrs. Yéyé

 

LIVE REPORT : Delain @Cabaret Sauvage – 06/12/2019


Les grèves se poursuivent sur la capitale, et le temps morose n’arrange rien. Allons donc se changer les idées devant le groupe symphonique hollandais Delain. D’ailleurs, on va commencer ce report un peu en avance… Nous avons rendez-vous dans l’après-midi à la salle pour interviewer Charlotte Wessels et Martijn Westerholt, respectivement chanteuse et claviériste de Delain. La Tour Manager nous demande d’entrer vu la pluie battante qui tombait dehors et la première réaction que j’ai eu…

CETTE SALLE !

Le Cabaret Sauvage est une petite salle de 1200 personnes environ (donc pas si petite, en fait…) qui a fermé l’an dernier pour de long travaux de rénovation du lieu qui devenait quelque peu vétuste. La salle se présente comme un vieux cabaret : circulaire avec quelques espaces pour s’asseoir sur les côtés. Lors de notre arrivée, un échaffaudage était toujours en plein milieu de la pièce… Preuve que les travaux ne sont pas encore totalement terminés… Cela dit, les travaux ont tout de même bien avancés ! La devanture a été totalement refaite. Avant, nous avions une porte taguée avec un logo ressemblant à un tatouage un peu kitsch. Aujourd’hui, nous avons une belle structure en bois. L’intérieur a été aussi simplifié : de nombreux panneaux en bois ont été retirés pour ne faire qu’une seule grande pièce spatieuse et agréable, avec le bar directement accessible depuis la salle.

Bref, le renouveau de la salle, c’est un grand OUI et la salle est clairement la plus belle de Paris maintenant !

CETTE INTERVIEW !

INTERVIEW DISPONIBLE ICI-MÊME !

Alors que nous sommes donc dans la salle, la Tour Manager nous dit qu’il y aura du retard sur l’interview. Elle nous propose alors d’attendre au chaud à l’intérieur et de profiter du soundcheck en attendant. Avec plaisir madame ! Nous avons donc eu la chance d’assister aux balances de Delain. Durant ces balances, le groupe reprend Scarlet, une chanson phare de leur discographie qui n’était pourtant pas joué sur la tournée. Non pas pour déplaire à notre photographe, la chanson sera jouée trois fois. Etonnant pour une chanson qui n’est pas jouée, non ?

La Tour Manager vient alors nous voir en nous demandant de ne pas filmer ni rien montrer des balances. Elle nous dit que la date parisienne réserve un guest très spécial et aussi que Scarlett sera jouée en exclusivité ce soir pour la dernière date de la tournée ! Quelle chance ! Bref, il est enfin l’heure de passer à l’interview 4Q4 de Delain autour de leur prochain album : Apocalypse & Chill.

Avant de ressortir de la salle après l’interview, on passe jeter un oeil au merch de Delain déjà mis en place : il y a énormément de choses !  T-shirts à foison, jeux de cartes à l’effigie du groupe et même une flycase/boîte à whisky avec un whisky signature Delain. Original, même s’il faut débourser 100€ pour cette petite pièce de collection alcoolisée.

CETTE PREMIERE PARTIE, Аркона !

Après un petit tour au Vill’Up à côté pour bosser (bah oui, il faut bien aussi !) et une petite collation en attendant le début du concert, nous retournons dans la salle. C’est encore assez vide en début de soirée, la faute à une grève évidente.

Le groupe russe Arkona entre en peau de bête. Maria Arkhipova et sa bande propose du metal folk vraiment sympa. Les machines à fumée s’activent rapidement et le show commence. Cornemuses, flûtes et autres instruments.

Masha Scream (le pseudo de Maria sur scène) a un scream assez effrayant pour les moins habitués du genre. A vrai dire, je ne suis pas sûr que c’était le public le plus adapté et à même d’apprécier ce genre de musique. Cela étant dit, Masha a tout de même un chant clair très cool et le côté folklorique rattrape le chant plus « obscur » pour les non-initiés.

Le groupe jouera beaucoup de leur album de 2009, Goi, Rode, Goi! en commençant d’ailleurs par la chanson éponyme de cet album, puis en enchaînant directement Tropoiu Nevedannoi.

A mi-chemin entre la première partie et le vrai concert puisque le groupe a joué tout de même 1h et que son public était au rendez-vous.Une heure après le début du show, Arkona s’en va déjà, et c’est bien dommage car c’était une jolie découverte !

CE CONCERT, DELAIN IS CHILL !

Suffisamment rare pour le noter, mais le concert va commencer 5 minutes plus tôt que prévu ! Charlotte et sa bande débarque sur scène en force, mais avec une seule guitare par rapport à leurs précédentes dates où Merel Bechtold jouait de la guitare rythmique pour enrichir un peu le spectre musical global sur scène.

Le show ouvre directement sur Invidia, une célèbre chanson parlant de cartes graphiques pour ordinateur… Enfin, je crois. S’en suivra April Rain afin de compléter cette introduction sur le second album du groupe, April Rain. On remarque rapidement que les trois micros qui sont positionnés sur le devant de la scène sont lumineux. Tout le « manche » du micro s’éclaire de LED, et la base du synthétiseur et la grosse caisse de la batterie reprennent un oiseau de LED très soigné.

L’ambiance sur scène est presque féérique, et on en attend pas moins pour un concert quelque peu symphonique. Il en est de même pour les musiciens. Timo (guitare) et Oto (basse) sont habillés de belles chaussures rouges, de vestes clinquantes. Basse à 5 cordes pour l’un, guitare à 8 cordes pour l’autre, on voit tout de suite que la musique de Delain va nous porter sur de nombreuses mélodies différentes !

Le jeu de lumières sera tout aussi élégants que les oiseaux et les micros à LED avec la plupart du temps un jeu de lumières fixe et uni : pas de flash à tout va et d’artifices dans la lumière. On s’approche d’une lumière idyllique, quasi naturelle pour rajouter cette beauté visuelle à la musique, et cela fonctionne plutôt bien.

Delain is Apocalypse

Les titres de tous les albums s’enchaînent et on aura même l’occasion d’entendre quelques titres issus du prochain album du groupe prévu pour le 7 février : Apocalyspe & Chill. On entend donc les nouveautés Burning Bridges et One Second qu’on a pu découvrir ces derniers mois. Combustion et Let’s Dance, titres inédits pour le moment, seront également joués ce soir.

Peu après, Charlotte nous annonce qu’elle est ravie de voir autant de monde au concert malgré les grèves en France. Elle nous annonce qu’elle a une petite surprise exclusive à cette dernière date de tournée…. Eliane Anemaat monte sur scène avec son violon. La chanson entendue maintes fois lors des balances est enfin là : Scarlet ! Le public exclame sa joie en criant de vive voix et en chantant à tue-tête pendant la chanson ! Ca a parfois du bon de passer en dernier.

George Oosthoek, guest vocal pour le chant guttural sur de nombreux titres de Delain depuis leurs débuts, nous honore de sa présence ce soir à Paris. Ce sera sa seule présence sur la tournée. On se sent encore un peu privilégié ce soir, entre l’intérprétation de Scarlet et la venue de George. Cet invité d’honneur interviendra sur Hands of Gold en milieu de show avant de quitter la scène pour ne revenir qu’à la fin sur le titre Pristine.

Delain is back, and back, and back !

Toutefois, Charlotte semble souffrir du syndrôme de Matthew-Trivium-Heafy comme on l’appelle dans le milieu : annoncer une ultime chanson de très nombreuses fois. Nous aurons donc le droit à environ 4 ultimes chansons avec The Gathering, Fire With Fire, Pristine ou We Are The Others.

Charlotte se défend d’ailleurs de parler à maintes et maintes reprises en faisant cela afin de ne pas se faire terminer la tournée et cet ultime show de 2019. Le groupe est sur scène depuis plus d’1h30 et ne semble pas vouloir bouger. Malheureusement, le couvre feu étant ce qu’il est, le groupe sera finalement obligé de quitter les planches rénovées du Cabaret Sauvage.

Clap de fin pour Delain en 2019… A moins que…

OUI ! Le groupe qui annonçait des ultimes chansons n’avait cependant pas rééellement quitté la scène ! Il reviendra donc une ultime fois (oui, encore une ultime!) jouer Get The Devil Out Of Me avant de rendre la scène une bonne fois pour toutes, assez ému de voir cette tournée prendre fin avec cette date parisienne.

Si vous aimez déjà Nightwish ou le metal symphonique, Delain est évidemment un incontournable à voir en live. Charlotte communique énormément avec son public et le groupe a une bonne humeur communicative qui est très plaisante. Je ne connaissais pas énormément le groupe à la base en allant couvrir ce concert, mais j’en ressors clairement convaincu !

 

Notre interview 4Q4 Apocalypse & Chill arrive très bientôt, alors restez dans les parages ! 🙂

 

Interview DeWolff


 

Nous sommes allés à la rencontre du groupe DeWolff, un trio néérlandais de blues-rock!

Malheureusement, les grèves nous ont obligés à faire l’interview par téléphone. C’est lorsque j’ai raccroché que j’ai vu que l’application que j’avais installé pour enregistrer la discussion n’avait pas fonctionnée (alors que ça avait fonctionné en l’essayant juste avant…). Bref, je me doutais que la galère des transports se répercuterait sur l’interview, et j’ai pris pas mal de notes pendant l’interview. Voici donc une interview « à peu près retranscrite mais pas trop car c’est des notes et je fais les phrases par rapport à ces notes et ce que je me souviens juste après l’interview » GO !

Max : Salut Robin, comment vas-tu ?

Robin (clavier) : Ca va super ! C’est le bazar avec les grèves dans Paris apparemment, mais nous on a un hotel (ndlr : Hotel Alba à Paris) absolument magnifique et il fait beau dehors alors… Il y a des photos érotiques façon années 70 sur les murs, c’est génial !

Max : Ah oui, on a déjà fait quelques interviews là bas ! L’ambiance feutrée de l’hotel est vraiment cool ! Profitez en bien et désolé de ne pas avoir pu venir sur place pour l’interview ! Pour commencer, j’aimerai savoir d’où vient votre nom !

Robin : Le nom de DeWolff n’est pas très original en fait. On regardait Pulp Fiction, et on aimait tous le personnage de Winston Wolfe. On a donc « néerlandisé » son nom en rajoutant le « De » devant pour obtenir DeWolff !

Max : Du coup, votre prochain album, Tascam Tapes, sortira le 10 janvier. Vous l’avez appelé comme ça car vous n’avez utilisé que du matos audio Tascam ? *rires*

Robin : Tu rigoles, mais c’est exactement cela ! En fait, comme on a beaucoup tourné, on avait pas le temps d’aller en studio ces derniers temps. Au fur et à mesure des concerts on avait des idées. La plupart des groupes préfèrent se reposer entre deux concerts, et ils ont bien raison car les tournées c’est épuisant… Nous, on a voulu utiliser nos petits moments de temps libre pour enregistrer des titres.

Max : Il est écrit sur la jaquette de l’album que celui-ci a été enregistré « recorded on the road for less than 50$ » (Enregistré sur la route pour moins de 50$) C’est vraiment le cas du coup ?

Robin : On a noté 50 dollars pour que ce soit fun, mais en vrai, ça a du coûter même moins que cela… *rires*

Max : Ce n’est pas tous les jours qu’on a un album aussi peu cher à faire, mais aussi cool ! Vous avez des anecdotes à raconter sur son enregistrement sur la route du coup ?

Robin : Il n’y avait que 4 pistes sur l’enregistreur qu’on avait. Du coup, on a laissé les bandes telles quelles. On ne devait pas se louper et on ne pouvait pas superposer plus que 4 pistes sonores. Par chance, on a trois instruments dans le groupe + les voix, ça fait 4 !

Max : Dans l’intro de l’album, on entend beaucoup de parties « bugués », comme de l’electro/informatique qui aurait rencontré des soucis lors de l’enregistrement. Etait-ce fait exprès ?

Robin : C’était tel quel sur l’enregistreur, du coup on l’a laissé. On s’est dit que ça permettait de garder l’authenticité de l’enregistrement, puis on trouvait ça cool au final.

Max : Tu penses qu’un jour vous pourriez le ré-enregistrer en studio avec tout le matos qu’il faut du coup ?

Robin : Certainement pas ! Cela ruinerait totalement le concept même de l’album ! On est très contents de la qualité technique de l’album !

Max : Sur l’album, vous avez deux titres nommés Blood Meridian. Est-ce qu’elles sont liées. Pourquoi ne pas avoir fait deux chansons ? Un problème sur l’enregistreur qui vous a forcé à la faire en deux fois du coup ? *rires*

Robin : *rires* Ca aurait pu, mais en vrai non, ce n’est pas ça. On avait fait la première partie, puis on a rapidement eu l’idée de traiter à nouveau du sujet de la chanson et on a voulu en faire une suite logique.

Max : Vous serez à Paris, Cognac et Lyon respectivement les 17, 18 et 27 février ! On a hâte de vous voir ! Qu’est ce qu’on peut attendre d’un live de DeWolff ? En regardant un peu vos setlists précédentes, vous aimiez bien jouer des morceaux de tous vos albums de façon équitable. Ici, comme l’album se présente comme un concept un peu original, je me demandais si ça allait être la même chose ou bien vous alliez plutôt vous focaliser sur Tascam Tapes ?

Robin : On va jouer tout l’album ! On devrait pouvoir jouer les meilleurs morceaux de DeWolff déjà sortis en plus de cela. Ca va être génial j’ai si hâte de repartir en tournée pour présenter ce nouvel album !

Max : Pour finir sur Error404 on ne parle pas que de musique, mais de pop-culture et de divertissement en général. J’allais te demander ton film préféré mais je soupçonne qu’il s’agisse de Pulp Fiction maintenant. Du coup je vais simplement te demander ta série tv préférée ?

Robin : J’ai vu Tchernobyl récemment, j’ai trouvé ça vraiment génial. La façon dont l’histoire est racontée est folle !

Max : Et ton jeu vidéo préféré ?

Robin : Je n’ai plus le temps de jouer beaucoup malheureusement, mais je suis un grand fan des The Last Of Us. Vivement le second volume ! Je rachèterai une PlayStation juste pour ça !

Max : Pour la partie narrative du jeu ?

Robin : Oui, mais pas que, c’est aussi spectaculaire visuellement. Je trouve ça vraiment impressionnant comme jeu.

Merci à Robin pour ces réponses ! Entre cette interview et aujourd’hui, un concept fun est sorti autour de DeWolff… Du coup, je voulais l’inclure quand même alors voici une dernière fausse question/réponse !

Ce que Max aurait pu demander : Du coup, Tascam Tapes ne sera disponible que sur K7 ?

Ce que Robin aurait pu répondre : Non, d’ailleurs à ce sujet… On a fait une petite conférence de qualité que je te laisse découvrir ici :

PS : On a testé, pas sans coût comme c’est un numéro américain, mais cela fonctionne bel et bien !

Concours While She Sleeps au Cabaret Sauvage


MAJ : La gagnante est Cyrielle B. Félicitations à elle !

Qui dit 2020 dit nouveauté ! On a pimpé le formulaire pour participer au concours ! Maintenant, participez de la façon que vous préférez et multipliez vos chances de gagner tout simplement !

Inscrivez-vous une fois sur nos formulaires pour participer partout, et vos participations seront automatiquement validées pour les fois suivantes ! 🙂

On reprend 2020 en vous proposant des places pour While She Sleeps ! Le groupe a pris rendez-vous en France tous les mois de janvier depuis 2 ans maintenant ! Retrouvez nos reports 2018 et 2019 à ce sujet ! Participez juste sous le dernier clip du groupe :

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Top 2019 d’Error404


Hello à tous !

L’année touche à sa fin. Il s’en est passé des choses en 2019 ! Le site a continué sur sa lancée en renforçant son équipe musicale, et en accueillant une équipe jeux de société (qui vous a d’ailleurs concocté une petite liste des meilleurs jeux de 2019 !)

Comme l’an dernier, on va vous proposer nos top 4 sur les critères de notre choix. Chaque rédacteur du site qui aura participé à ce petit Top 4 pourra mettre les sections qu’il choisit, alors lisez bien jusqu’à la fin, peut être que quelqu’un vous aura proposé son Flop 4 des romans politiques ou son Top 4 Lego Star Wars… Qui sait !

Maximilien/Maximilange

Top 4 Concerts 2019 :
  • Sans hésiter Bring Me The Horizon au All Points East Festival. Un show hors du commun vécu depuis le premier rang !
  • Ice Nine Kills au Backstage : Si le groupe ne m’avait pas marqué plus que cela en première partie de Motionless In White en 2018 (même si déjà sympa), le dernier album The Silver Scream et leur dernier live a été une vraie révélation. Morceaux impeccables, mise en scène, communication, costumes. Tout était là. Le concert mérite très clairement sa place sur ce top.

  • Enter Shikari : Paris, Hellfest, Bordeaux. On a pu voir le groupe deux fois dans la même journée (à 1h du matin au Hellfest puis à 20h à Bordeaux). Un groupe ultra complet en live qui squatte mes top chaque année. Il y a du metal, du rock, de l’electro, de la pop, des balades, de l’acoustique, de la trompette, du piano, des lights, des pogos… Bref, il y a absolument tous les éléments possibles pour un concert dans les live d’Enter Shikari. Leur scénographie (en salle) était magnifique et c’est clairement le groupe à aller voir en live, même si vous n’êtes pas particulièrement fans de l’album. Vous en ressortirez convaincus !

  • Crossfaith + Of Mice & Men : le top concert le moins objectif de tous. Mes deux groupes préférés sur la même scène. Que demande le peuple ?

En plus, voici une petite anecdote sur ce dernier concert. Je devais aller à la Gamescom le lendemain dès 9h et j’ai gentiment eu l’accord de mon supérieur qui connaît ma passion pour les concerts de partir seulement le matin de Paris… Résultat réveil à 4h pour enchaîner sur un départ en Allemagne express et des tonnes de rdv. Il est frais mon poisson, il est frais !

Mention spéciale à mes premiers Knotfest/Hellfest 2019 et Slam Dunk UK  également !

En vrai, il y a tellement d’autres concerts qui mériteraient d’être sur ce top. Allez donc jeter un oeil à nos reports de 2019, il y a eu tellement de choses formidables !

Top 4 Albums 2019 :
  • Bring Me The Horizon : Amo (EDIT : Voilà pourquoi ce top DOIT sortir le dernier jour, on est pas à l’abri d’une bonne surprise… Bring Me a sorti un second album en 2019 et on en parle ici !)

  • Being As An Ocean : PROXY : An A.N.I.M.O. Story : Je n’aimais pas trop le groupe avant et cet album néo-rock sauce BMTH a été une nouvelle révélation. Comme quoi, beaucoup de personnes râlent quand les groupes changent trop de style, mais pour ma part, ce style neo-rock me convient totalement !
  • Fever 333 : STRENGTH IN NUMB333RS : La révélation scénique 2018 a sorti son premier album en janvier 2019. Fever continue de casser la baraque avec un album sans fausse notes !

  • Motionless In White : Disguise

Mention spéciale aux titres de Falling In Reverse sorti cette année : Que ce soit Popular Monster ou Drugs, le prochain album de Falling In Reverse s’annonce plus que prometteur ! Vivement de les découvrir en live !

Top 4 Jeux Vidéo 2019 :
  • Baba Is You : Putain. Jouez à ce jeu. Eclatez vous la tête contre un mur. J’ai testé le jeu il y a un moment et j’y reviens encore parfois pour essayer de le finir. C’est dur, c’est extrêmement bien pensé et on ne peut qu’admirer le talent logique de son concepteur.
  • Pokémon Bouclier : Même s’il ne révolutionne pas le genre fondamental, la modélisation en 3D fonctionne bien et l’histoire se suit toujours avec grand plaisir !
  • Slay The Spire : MON jeu indépendant de l’année. J’y jouais déjà sur PC, mais la sortie PS4 et Switch m’a fait replonger !
  • Borderlands 3 : le péché mignon interdit : toujours

Je n’ai vraiment pas eu le temps de beaucoup jouer cette année, à mon grand regret car il y a eu beaucoup de jeux incroyable… Vu l’année 2020 qui arrive on risque d’être encore très gâté, donc il va clairement falloir s’y remettre !

Top 4 Films 2019 :
  • Jumanji : Next Level : Aussi bon que le premier. Je l’ai vu juste avant d’écrire ce top, donc c’était le premier qui me venait en tête…
  • Joker, bien évidemment.
  • Toy story 4 : le tant attendu !
  • Et … j’en ai pas vu beaucoup cette année en vrai. J’avais un pass annuel de cinéma et un cinéma à 2 pas de chez moi avant. Je m’y rendais donc chaque semaine (voir plusieurs fois par semaine) pour suivre les sorties et l’actu mais cette année a pas mal changé de choses pour moi et je n’ai plus eu l’occasion de beaucoup y aller 🙁

Je me note tout de même d’aller voir Parasite au plus vite puisque tout le monde parle du chef d’oeuvre de cette décennie. A tel point que notre photographe Romain avait pris la parole dessus ici !

Top 4 Séries 2019 :
  • Daybreak : Une série qui casse le 4ème mur assez décalé. Dommage qu’elle ne sera pas renouvelée 🙁
  • The Boys : La première série que je regarde sur Amazon Prime. Un Anthony Starr méconnaissable (en tant que fervent défenseur de Banshee) et une série qui apporte un nouveau regard sur les super héros toujours trop lisses. Vivement la seconde saison !
  • Stranger Things Saison 3, bien évidemment.
  • Final Space, parce que f*ck Rick & Morty et vive Final Space !
Top 4 des attentes de 2020 :
  • Le Hellfest !
  • Cyberpunk 2077  & Watch Dogs Legions 3 ! Hail the Cyberpunk!
  • Nouvel album de Crossfaith (fingers crossed) et leur concert parisien ! 🙂
  • Finir les travaux de mon appartement récemment acheté en 2019 pour emménager au plus vite en 2020 !

 

Kärscheras

Me voilà arrivé sur 404 depuis à peine plus d’un mois qu’on me demande déjà de faire un résumé global de mon année 2019. Allez roule, voici les œuvres tous supports confondus qui ont rythmé mon année 2019, rien que pour vos yeux.

Top 4 concerts 2019 :

Dur dur de se limiter à seulement 4 occurrences dans cette catégorie, mais j’ai finalement réussi à me fixer (mais Manowar au Hellfest c’était cool).

  • Architects – Hellfest : Aucune hésitation possible sur celui-là, un concert bien trop court à mon goût mais dans des conditions parfaites (Mainstage de nuit, peu de public, et le son particulièrement bon du Hellfest cette année), un must.

  • Moscow Death Brigade – Xtreme Fest : Entrer dans une salle de concert en se disant « le nom a l’air cool mais j’ai faim et c’est mon seul créneau de libre ce soir, j’écoute un ou deux morceaux pour me faire une idée et je décale » pour finalement en ressortir 45 minutes plus tard en se disant « Merde, déjà fini ? », ça méritait bien sa place dans ce top.
  • Krav Boca – Xtreme Fest : Avez-vous déjà vu un groupe de punk rap mandoline jouer dans une cage et la détruire avec l’aide du public tout au long du concert ? Moi oui, et j’en veux encore.
  • Avatar – Motocultor : Un de mes groupes préférés jouant un empilement de tubes eux-mêmes placés dans un plus grand tube, j’ai pas hésité longtemps sur celui-là.
Top 4 albums 2019 :
  • Rammstein – Rammstein : Retour des titans du Metal Industriel en grande pompe avec des tubes instantanés comme Deutschland, Zeig Dich ou encore le dément Puppe, 10 ans de silence n’ont pas entamé la puissance du groupe, pour notre plus grand plaisir.
  • We Are Not Your Kind – Slipknot : Une autre légende vieillissante de retour, cet album tente des choses sans révolutionner la musique du groupe pour autant. Slipknot ne tombe pas dans l’auto-caricature et, s’il manque peut-être la rage profonde et noire des débuts, le punch est toujours là.

  • Triumph & Disaster – We Lost The Sea : Je ne vais pas m’étendre sur cet album, mais n’hésitez pas à jeter un œil à ma Kronik sur le sujet !
  • One Fire – Combichrist : Electro indus extrêmement efficace en live, les créateurs de la BO de Devil May Cry ont fait du chemin depuis.
Top 4 Jeux Vidéo 2019 :

Je vais tricher un peu par ici parce que je n’ai malheureusement pas joué à beaucoup de sorties récentes cette année, mon set-up étant parfois limité. Voici donc le top 4 des jeux vidéo ayant rythmé mon année 2019, mais pas sortis en 2019.

  • Doom (2016) : Fast FPS ultra violent, ce remake du jeu original est un véritable exutoire porté par une BO exceptionnelle electro/metal, ainsi qu’un très bon reboot. Il me tarde de mettre la main sur sa suite parue en novembre dernier !
  • Warhammer 40.000 Dawn of War (2004) : Un RTS légendaire pour tous les fans de la licence Wh40k, le jeu n’a pas pris une ride et s’accompagne toujours très bien de ses trois extensions et de son milliard de mods (au bas mot) pour des centaines d’heures de jeu inoubliables.
  • Star Wars Kights of the Old Republic (2003) : Pour oublier cette inégale nouvelle trilogie, plongez-vous dans un RPG à l’ancienne pour découvrir le seigneur sith le plus classe de tout l’univers étendu : Darth Revan. Seulement quelques petits euros sur Instant Gaming, pourquoi hésiter ?
  • Medieval Total War 2 (2006) : Dans la série Total War je demande l’opus permettant dans la même partie de conquérir Moscou à dos de chameau et de déclencher une croisade sur Mexico. Envie de rendre sa splendeur à l’Empire Romain ? De finalement reprendre la Terre Sainte ? De savoir ce qu’il se passerait si les mongols avaient effectivement tout conquis de Bagdad à l’Ecosse ? Vous savez désormais à, quoi jouer.
Top 4 Films 2019 :

Et c’est ici que je réalise que je suis très peu allé au cinéma en cette année 2019, bien malheureusement, voici donc ce que j’ai retiré de mes visionnages même si cette liste est sujette à révisions quand j’aurai rattrapé mon retard sur cette année.

  • Parasite (Bong Joon-ho) : Un film capable de passer en deux plans d’une comédie burlesque à un film d’horreur à un drame social à une comédie brulesque, ça ne se trouve pas à tous les coins de rue.
  • Spider-Man Far From Home (Jon Watts) : Après la déception qu’a été Endgame pour moi (un avis revu cent fois depuis le premier visionnage, mais Infinity War reste bien mieux), j’ai été ravi de voir que le MCU savait se relancer avec ce nouvel opus de l’homme araigné touchant, drôle, triste et spectaculaire, tout ce qu’on attend de ce héros. Mention spéciale à Jake Gyllenhaal qui campe un Mysterio digne des comics et dont la mort sera regrettée.
  • Joker (Todd Phillips) : Retirez les deux ou trois références au comics et vous avez ici un film qui se suffit à lui-même, sans avoir besoin de références geeks à tout va. Un film à la hauteur de sa réputation, dont on espère ne jamais voir la suite, sérieux les gars, ce stand-alone se suffit parfaitement à lui-même, merci.
  • Derrière la Faille (Tim Miller) : Court-métrage d’animation issu de la série anthologique Love, Death, Robots de Netflix, il y a bien longtemps que je n’avais pas vu un twist aussi puissant sur petit écran, et ce en seulement 15 minutes.
Top 4 Séries 2019 :
  • The Boys : Karl Urban au top de sa forme, un scénario oscillant dangereusement entre humour et horreur en permanence, Amazon réussit parfaitement le lancement de sa nouvelle plate-forme de streaming avec ce chef-d’oeuvre. Vivement la saison 2.
  • The Mandalorian : Un retour aux sources bienvenu après une trilogie en demi-teinte, je reparlerai de cette série en détails dans un article prochain.
  • Dark Crystal, le temps de la résistance : Ayant découvert coup sur coup le film et original et la série à la fin de l’été, j’ai eu un véritable coup de coeur pour cette méthode d’animation tout à la marionnette. La saison 2 n’est encore qu’hypothétique, mais la fin de saison laisse le spectateur sur sa faim et ne permet pas le lien avec le début du film, espérons donc que la machine Netflix saura prendre le projet en main !
  • Peaky Blinders Saison 5 : La descente aux enfers des Shelbys se poursuit, mais cette saison est la première qui ne se termine pas sur une résolution, bien au contraire. Toute la fanbase retient son souffle jusqu’à la saison 6, je suis actuellement en sueur rien que d’y penser.
Top 4 des attentes de 2020 :
  • Altered Carbon Saison 2 : La saison 1 de cette adaptation présentait une esthétique et un univers cyberpunk du plus bel effet, si la direction artistique est la même dans cette saison 2 je me jetterai dessus sans hésiter.
  • Moscow Death Brigade – Nouvel Album : Un véritable coup de coeur pour ces antifas moscovite en tracksuit portant des cagoules et jouant du rap sur des instrus punk/metal/drum n’ bass (selon l’humeur), un nouvel album est annoncé pour début 2020 avec une date au Gibus, et soyez sûrs qu’on m’y verra.
  • My Chemical Romance : LE groupe de mon adolescence se reforme pour embrayer sur une tournée mondiale, alors album, concert, bloc-note, album panini, je prends TOUT.
  • Motocultor 2020 : Après l’édition catastrophique de cette année j’attends beaucoup de ce festival qui ne m’avait jamais déçu jusqu’à lors.

Journaliste Jenkis/Werepillar

 

L’année 2019 a été riche en terme de découvertes musicales, séries et jeux vidéos. Voici mes tops personnels de l’année 2019, probablement les tops les plus importants de cet article (en toute modestie, bien sûr). Allons-y !

Top 4 concerts 2019 :
  • I Don’t Know How But They Found Me – La Maroquinerie : ce concert à Paris était très attendu, et je n’ai pas été déçue. J’ai été particulièrement impressionnée par l’autorité naturelle de Dallon Weekes, bassiste et frontman du groupe, qui a très bien su comment gérer son audience, nous récompensant en descendant dans la foule et en chantant à 30cm de moi. Autant vous dire que mon âme a quitté mon corps pendant toute la durée de la chanson. Je voudrais également faire une mention spéciale à Ryan Seaman, qui était malade ce soir-là mais qui a quand-même tout déchiré à la batterie.

 

  • Royal Republic – Forum de Vauréal : au moment où j’écris ce top, Club Majesty de RR est en train de jouer sur ma platine. Je suis arrivée au concert en ayant écouté leur discographie d’une oreille. Mais même sans connaître leur musique sur le bout des doigts, il est très facile d’apprécier ce groupe suédois en concert. Les mélodies entraînantes et l’énergie débordante des membres étaient très communicatives et m’ont rendue bouche-bée. Leur première partie, Blackout Problems, était excellente aussi et je recommande vivement d’aller les voir en concert.
Ouais, c’est une photo de la date à Paris, mais chut.
  • The FAIM – Cologne : J’ai vu ces zigotos trois fois en l’espace d’une année (c’est beaucoup), et je dois admettre que malgré les avoir vu deux fois à Paris, leur meilleure performance fut à Cologne, et je dis pas ça parce que leur tour manager a foiré son crowdsurf et s’est explosé la tronche à 5cm de moi parce que personne ne l’a rattrapé. Bon après je ne les connaissais ni d’Ève ni d’Adam la première fois, et quand ils sont passé à La Maroquinerie, les flashs m’éblouissaient tellement que j’ai passé tout le concert à regarder mes pieds sous peine de faire une crise d’épilepsie. Mais j’ai des beaux pieds, du coup ça va.

 

  • Panic! at the Disco en Facetime – Zénith : Ouais, je pouvais pas être là ce jour-là et j’étais très triste de ne pas pouvoir assister au concert, mais ma super amie a eu l’excellente idée de m’appeler en facetime pour que j’assiste à 40 minutes du concert. En prime j’ai eu un coucou du photographe officiel du groupe. Coucou Jake !
Certains de l’équipe y étaient en vrai, par contre.
Top 4 albums 2019 :
  • WHEN WE ALL FALL ASLEEP, WHERE DO WE GO? – Billie Eilish : j’ai un avis très mitigé quant à la musique de Billie Eilish. J’aime particulièrement ses chansons, mais je dois avouer que certaines me rebutent particulièrement. J’ai beaucoup de mal avec ses chansons qui renvoient un sentiment menaçant. J’aime particulièrement l’utilisation du silence dans ses compositions, comme si c’était un instrument à part entière. J’apprécie également la netteté de sa voix et du son, qui rendent son travail si particulier et unique. Très différent de son EP intitulé dont smile at me, qui lui est plus vivant et clair dans ses sonorités, je suis très curieuse et impatiente de découvrir ses prochains sons.

 

  • FANDOM – Waterparks : grosse claque dans ma petite tête blonde. Alors que je suis très fan du frontman Awsten Knight pour son humour et l’image de tête à claques qu’il montre sur les réseaux sociaux, j’avais énormément de mal à apprécier sa musique. Il est vrai que pour un groupe à l’apparence très pop-punk, les sonorités sont bien plus pop que punk, et destiné à un public plutôt adolescent. Mais FANDOM est bien différent de Entertainment, leur précédent album. Basé sur le thème d’une rupture amoureuse douloureuse, les petites touches électroniques de l’album le rendent plus intéressant à écouter. Il faut plusieurs écoutes pour bien apprécier cet album, mais il vaut quand même le détour.

  • State of Mind – The FAIM : je suis très rarement frappée par un coup de foudre musical, surtout quand il s’agit d’une première écoute d’un album. Mais en entendant les premières notes de Tongue Tied, je n’ai pu m’empêcher de crier « AH OUI » dans toute ma maison (pardon maman). Pour un premier album, je trouve qu’il est très réussi et cela me met donc extrêmement en joie pour ce qu’ils ont dans leur petite poche de kangourou (ok j’arrête les blagues sur l’Australie). Si vous faîtes de la trottinette (pas électrique) dans Paris pour échapper aux grèves, écoutez cet album. Il vous mettra dans un mood, et vous irez beaucoup plus vite. Info scientifiquement prouvée par moi. On a fait une interview plutôt cocasse avec eux d’ailleurs, et si vous ne l’avez pas encore vu, elle est là.

  • Fine Line – Harry Styles : cet album fut une grande surprise pour moi. Je n’ai jamais vraiment été fan des One Direction et le premier album du chanteur britannique ne m’avait vraiment pas intéressé. Mais il faut quand même bien admettre que Fine Line est une bombe. Une légère vibe des années 70 tout en restant très pop rend l’écoute très facile. Harry Styles répand une vague de bonnes ondes et de messages positifs qui font du bien dans cette atmosphère un peu nulle qu’est le monde en ce moment.
Top 4 séries 2019 :
  • Dark pt.2 : la seconde saison de la trilogie allemande produite par Netflix a changé ma vision des choses. J’avais fortement apprécié la première saison, mais la seconde saison est un mastodonte. Alors que la première partie mettait toute la trame en place, la seconde saison fait avancer les choses et t’explose le cerveau sans relâche. Pour remettre dans son contexte, Dark parle d’une petite ville allemande frappée par une disparition mystérieuse qui va mener à la découverte des voyages temporels. Je ne peux en dire plus sans vous dévoiler les secrets de la série, alors je vous conseillerai juste de la regarder.

 

  • Umbrella Academy : cette série était l’une de mes plus grosses attentes de 2019, et j’ai été servie. L’adaptation du comics de Gerard Way (My Chemical Romance) et de Gabriel Bá est très réussie et le casting est au point : Ellen Page, Robert Sheehan, Tom Hopper,… Une famille d’anti super-héros devant oublier les problèmes de leur enfance chaotique pour sauver le monde à la mort de leur père, tout ça mené par un enfant de 13 ans. L’adaptation Netflix est très différente du comics que je recommande également de lire. Le ton est plus sombre, l’humour plus subtil et les designs plus apocalyptiques.

 

  • Good Omens : passons aux programmes originaux d’Amazon Prime video. Comme Umbrella AcademyGood Omens est une adaptation d’un livre du même titre, écrit par Terry Pratchett et Neil Gaiman en 1990. Il raconte l’histoire de la relation étrange et légèrement illégale entre un ange (Michael Sheen) et un démon (David Tennant), liant leur force pour s’occuper de l’antéchrist, petit garçon de 11 ans sensé provoquer l’apocalypse. Cette mini série est du même registre que H2G2 de Douglas Adams, tant dans l’atmosphère que dans le sens de l’humour.

 

  • Carnival Row : ceci est un ajout de dernière minute car j’ai fini de regarder la série deux jours avant Noël. Sortie en août 2019, cette production signée Amazon Prime est plutôt sympathique (euphémisme). Même si le rythme est un peu étrange à certains endroits, je trouve que l’immersion dans un univers fantastique avec une grande présence steampunk est totalement réussie. De plus, la plupart des thèmes abordés dans la séries sont très actuels et mettent bien les choses en perspective. Philo est un inspecteur de police chargé d’enquêter sur des meurtres de fées, mais il va s’embarquer dans une de ces galères mon pote, woalalaaaa je te raconte pas, tu vas devoir regarder par toi-même ! Niveau casting, c’est du lourd : Orlando Bloom, Cara Delevingne, Indira Varma (GoT).
Top 4 découvertes 2019 :
  • Error404 : je dois remercier Dallon Weekes d’avoir fait une interview avec ce magnifique webzine qu’est Error404, car franchement c’est du feu de dieu, j’ai eu des opportunités et j’ai fait des rencontres dont je ne me serais même pas douté. Merci Max pour cette année riche en rigolade et en musique !

 

  • Tamino : Ce chanteur belge d’origine égyptienne est une petite pépite de la musique. Sa voix envoutante et l’influence égyptienne incorporée dans sa musique rend ses chansons incroyables, notamment Habibi, qui me hante jour et nuit. Si vous aimez le soft rock et que vous voulez avoir une petite claque musicale, écoutez-le, vous en serez changé.

 

  • David Brian Gilbert et sa série Unraveled : Ce youtuber américain travaillant pour la chaîne Polygon est vraiment une perle. Son concept est « simple » : prendre un petit détail ou une faille d’un jeu vidéo connu et essayer de l’expliquer et de l’exploiter du mieux possible. Ses vidéos sont chaotiquement hilarantes et vous feront vous poser la question plusieurs fois : »mais que se passe-t-il dans son cerveau ?! » Si vous êtes à l’aise avec l’anglais, je vous recommande vivement de regarder Unraveled, car il est toujours bon de connaître en détails la hiérarchie militaire de Bowser.

 

  • The FAIM mais ça c’est juste parce que je suis une fangirl.
Top 4 des attentes de 2020 :
  • Le nouveau jeu Animal Crossing, j’ai si hâte et je commence à en avoir marre de jouer sur mon petit téléphone, mais bon mon camping il a grave la classe et vous pouvez pas test.
  • Une tournée de My Chem en Europe parce que bon, c’est bien de jouer au Japon et en Australie, mais l’Europe c’est coolos aussi hein
  • 1M d’abonnés sur Instagram 😉 😉 😉 😉  je vous attends les coupains
  • Je quitte l’Europe pour quelques mois et je vais dégommer des iguanes au Mexique, ça va être chanmé

 

Vathana / koalavath

Heyoooooo! Comment ça on arrive déjà à la fin de 2019? Vous n’auriez pas trafiqué l’horloge à tout hasard? Cessez donc cette blague, et que ça saute! Non mais sérieusement, je n’arrive pas à réaliser que cette année est passée à toute allure. Remarque, c’est passé d’autant plus vite depuis que j’ai rejoint les gens merveilleux de la team 404. Si je ne devais donner qu’un seul highlight, alors forcément, avoir rejoint ce projet a rimé avec de jolies rencontres, de belles opportunités et des calembours à tout bout de champ. Et puis, comme quoi, rires et développement personnel peuvent aussi s’allier sur le même plan, alors encore merci pour ça! Maintenant cessons le blabla et passons aux choses sérieuses…

Top 4 concerts 2019 :

Avec près d’une vingtaine de concerts cette année, s’il y a une chose à retenir, c’est que les tourneurs ne sont pas allés de main morte en termes d’affiches! On a eu affaire à des tournées de dingue avec des groupes vraiment géniaux cette année. On ne peut qu’espérer que l’an prochain soit encore plus prometteur! En attendant, voici un petit TOP des concerts de cette année, et quelle chance pour vous, chacun des concerts a également son petit livereport écrit by yours truly, histoire que vous (re)viviez l’instant 😉

  • Stand Atlantic / In Her Own Words / Shaded : 3 de mes groupes préférés au même endroit? Que demander de plus? C’était de loin le concert préféré de toute mon EXISTENCE. Grosse ambiance et des sets absolument incroyables.
  • Story Untold / Between You & Me / Two Trains Left : Un concert en petit comité certes, mais pas pour le moins déplaisant. Une foule bien unie et ENFIN le premier passage des très attendus Story Untold en France, et également celui de Between You & Me !!

 

Top 4 attentes 2019 :

Nous avons quitté 2018 avec des attentes pour 2019 et pour ma part, je n’ai été déçue par aucune d’elles! (C’est pas comme si j’étais super picky aussi après…)

  • Sleep On It – Pride & Disaster : MAIS DITES DONC, QUAND EST-CE QU’ON FAIT ARRÊTER SLEEP ON IT POUR LEUR CAPACITE A N’ECRIRE QUE DES SUPERBES CHANSONS???? Si le titre inclus le désastre, ce n’est pas le cas de leurs chansons qui elles, sont loin d’être désastreuse. Il y a plutôt de quoi en être fier!
  • Grayscale – Nella Vita : Sur la même longueur d’onde, Grayscale continuent également de nous régaler avec leurs chansons aux tons colorés.
  • Citizen Soldier – Relentless : Après un joli premier EP en 2017, j’étais également curieuse de voir ce que la suite réserverait pour Citizen Soldier. Résultat? On continue dans la profondeur avec de belles chansons qui redonnent espoir. C’est un gros ouiiiiii.
  • Holding Absence – Holding Absence : Bien entendu, Holding Absence, qui d’autres? Une voix hors du commun, des compositions qui transpercent l’âme, et des personnalités qui touchent de nombreux cœurs, Holding Absence a tout d’une agréable révélation.

 

Top 4 albums 2019 :

Impossible pour moi de mettre un top album, il y en a bien trop! Je vais donc mettre un top album selon les chansons que j’ai beaucoup écouté. Mais forcément, cette année a été rythmée par de nombreuses merveilles. De fait, je laisserais quelques mentions spéciales ci-dessous!

  • In Her Own Words – Steady Glow : J’étais bien loin de m’attendre à ce que ce groupe revienne, bien que cela faisait deux bonnes années que j’écoutais leurs albums en boucle. Et honnêtement? Album of the year. L’album est sublime du début à la fin. Je n’ai rien à ajouter. Si ce n’est que vous feriez mieux d’aller écouter maintenant. Vous ne savez pas ce que vous êtes en train de rater hehe.
  • I Prevail – TRAUMA : Eh oui, un peu de I Prevail n’a jamais fait de mal à personne. Le retour de ce groupe était également très attendu et ce dernier a exploré beaucoup de possibilités dans ce nouvel album. Tandis que certains éléments peuvent tendre à la surprise, il n’est pas rare de voir beaucoup de gens déçus par ce que leur musique est devenue. Mais bon, je ne vous rejoindrais pas sur cet avis. Certes, ça ne sonne pas tout à fait comme leurs anciennes chansons, mais on sent très bien que les membres se sont dépassés, que ce soit dans l’honnêteté des paroles ou encore la composition musicale variée qui apporte une grosse touche de fraîcheur. Pas du tout déçue et très hâte de les voir en mars prochain!
  • Modern Error – Lost In The Noise : Un premier album profond avec un univers singulier et une poésie à tomber. Très prometteur! Hâte de voir ce que la suite leur réserve. Si vous ne vous y êtes pas encore mis, n’hésitez pas à passer le pas, vous risquez à votre tour de succomber sous son charme.
  • Acres – Lonely World : Après avoir saturé en boucle la chanson Lonely World, j’avoue que j’avais très très hâte que cet album sorte. Et je n’ai pas du tout été déçue! On se laisse facilement emporté dans ce monde partagé entre violence et douceur.

Mention très spéciale à Dayseeker, Rarity, Capstan, The Bottom Line ou encore Red Handed Denial qui ont également sorti des gros monstres cette année!

 

Top 4 EPS 2019 :
  • Shaded – tempory fix : Mais qui donc est surpris par ce choix? Qui? Oui ok je suis une grosse forceuse avec ce groupe, on a compris haha. Oops. Non plus sérieusement, je suis super heureuse d’avoir pu voir l’évolution de ce groupe entre 2017 et 2019. Comme toujours, beaucoup de gens sont déçus par ce basculement musical qui semble fréquent en 2019 pour passer vers un côté plus indie. Tout de suite, les gens vont crier au « sellout wannabe » qui font du commercial, alors que pas du tout. Et je ne dis pas seulement ça parce que j’aime bien le groupe. Si on tend bien l’oreille, on peut très clairement sentir la maturation du groupe quant à la musique. Il y a là une musique finement composée avec des harmonies travaillées qui viennent peaufiner le tout. Rien à voir avec votre commercial! Oui, c’est beaucoup plus indie et avec des vibes qui tendent même vers le rnb, mais c’est un EP qui reste vraiment bien travaillé et qui mérite d’être écouté au-delà de la surface du « C’est nul c’est pas pop-punk ». Ce qui est beau avec la musique, c’est justement que c’est un art vivant, un art qui change avec le temps, un art qui évolue surtout. Apprenez donc à sortir de votre catégorisation systématique, vous verrez que c’est plutôt sympa l’ouverture! 🙂

  • Yours Truly – Afterglow : Si votre âme dansante recherche plutôt une ambiance festive qui fait ressentir tout le peps, alors Yours Truly sera vôtre. Le sourire va se dessiner sur vos lèvres à 100%. Désolée, je ne fais pas les règles.
  • Bellevue – Picking Up The Pieces : Un premier EP très ensoleillé de la part de ce groupe, susceptible de plaire aux fanas de Broadside! Respirez donc ce soleil à pleins poumons.

  • Victory Lane – Barebones : Forcément, il a fallu que je les mette… L’année 2019 a été révélatrice de beaucoup de comebacks d’anciens groupes mais énormément de nombreuses ruptures… Joke’s on me d’aimer autant de groupes locaux. Victory Lane était un de mes groupes préférés de la scène UK et je suis super triste qu’ils se séparent déjà et que je n’aurais donc jamais l’occasion de les voir R.I.P. En tous cas, ils ont pondu un super second EP avant leur séparation!

En parlant de nouvel EP qui s’accompagne de séparation, un gros shoutout à mes potos (et non pas lampadaires hein) de Rivertied qui ont sorti leur tout premier EP cet été avant d’annoncer leur séparation très récemment… Avis aux fans de State Champs, Neck Deep et compagnie, les Portugais vous ramènent de chaleureuses vibes!

 

Top 4 titres addictifs 2019 :

Parce que oui, cette année, il y a quelques titres que j’ai pu tourner des bons milliers de fois sans jamais m’en lasser. Il y en a eu énormément d’ailleurs, mais je n’en citerai que 4 pour me coller au principe 404. (En essayant d’en mettre 4 qui ne rentrent pas déjà dans d’autres catégories, car sinon forcément, la tentation de nommer Novelists, Polaris ou encore Our Mirage est très forte. Oops)

  • Holygood – « Oh No! » : Selon mes statistiques j’ai écouté la chanson plus de 3000 fois dans les deux semaines qui ont suivi la sortie de la chanson, donc j’imagine que j’en suis addicte oui haha. Holygood est un groupe que j’écoute depuis le temps où ils s’appelaient encore Light You Up, et depuis quelques années, il n’y avait plus aucune nouvelles de la part du groupe. J’étais assez triste je vous l’avoue, et je me demandais s’ils n’avaient pas d’autres plans. Quand 2019 a débuté avec un compte vide et un teaser d’une nouvelle chanson, vous ne pouviez pas vous imaginer la grosse hype d’enfin pouvoir écouter quelque chose de ce groupe à nouveau!!
  • Alazka – « Dead End » : Alazka, aka un des groupes que j’adore  extrêmement. Pas de nouvelles chansons depuis le dernier album. Alors, forcément, leur retour si soudain avec un nouveau titre et l’annonce d’une headline était ENORME! Malheureusement pour les fans de Kassim, leur chant clair n’est plus dans le groupe bien qu’il va poursuivre d’autres projets persos dans la musique. Je me demande ce que ça va donner… En tous cas, je me souviens que l’annonce de leur headline m’a tellement rendu heureuse que j’ai passé la journée entière à sourire comme une débile partout, tout le temps. Et cette chanson est de loin un gros tune!
  • Heartist – « Pages » : CETTE CHANSON EST UNE TUERIE.
  • Inertia – « Savoir » : Les groupes australiens ne cesseront jamais de m’étonner, et ceci est un fait. Il y a du gros lourd par ici, donc si jamais vous voulez aller y jeter une oreille, FONCEZ!!!

 

Top 4 découvertes 2019 :

On dit un gros merci à Spotify qui permet de faire des découvertes hors du commun! C’était bien dur de se limiter à 4 sur une année entière honnêtement.

  • Kitsune : Une découverte extra! Typiquement le genre de musique que je pourrais écouter sans aucune limite. La musique est super entraînante et rappelle des sonorités de groupes japonais. Donc si c’est votre dada, vous allez très probablement aimer à votre tour! 🙂
  • Sunsleeper : Une alliance entre poésie profonde qui coule dans leurs veines et des compositions sereines.
  • Reliance : Un peu plus de peps et d’énergie avec une composition musicale absolument phénoménale. J’ai absolument saigné leur EP. Attention, risque d’addiction!
  • Dreamhouse  : Une petite touche de légèreté pour finir cette sélection de découvertes avec un groupe qui peut plaire aux nostalgiques de Tonight Alive ou encore Paramore.

 

Top 4 attentes 2020 :

Avec le retour de nombreux groupes qui se sont séparés depuis des dizaines d’années, vous savez, ces groupes que vous écoutiez durant vos années collège, eh bien cette nouvelle année s’annonce riche en émotions. My Chemical Romance, Evanescence, We Are The In Crowd, et j’en passe! Tous ces concerts et festivals s’annoncent plutôt prometteurs, ma foi. Mais comme je ne suis pas du tout originale, la plupart des attentes que j’ai pour l’année prochaine résident toutes chez Sharptone Records… à l’exception du dernier. Pour la top sélec’ d’albums que j’attends avec impatience, c’est par ici:

  • NOVELISTS !!! (Ils vont faire un comeback de malade, personne n’est prêt)
  • Polaris
  • Alazka
  • Our Mirage

(Mamie) Emma

 

Top 4 – Albums

 

  • Holding Absence – Holding Absence : Il est enfin arrivé ! L’album d’Holding Absence, qu’on attendait tous, a vu le jour. 11 titres tiré d’un post hardcore éthéré qui se suivent et se marient parfaitement. L’univers créer par le groupe se retrouve aisément dans cet opus, cette ambiance à la fois aérienne et douloureuse prend aux tripes, c’est un fait. C’est beau, c’est mélodique et tortueux, si bien arrangé et harmonieux. Ce premier album laisse sans voix.

  • MIKA – My name is Michael Holbrook : Je n’avais pas écouté MIKA depuis longtemps, pourtant sa musique a bercé ma vie entière. A l’approche de son concert à Bercy, je me suis décidée à le réécouter…et je n’ai pas du tout été déçue ! L’ensemble de l’album est en parfaite osmose. Chaque titre est unique et s’accorde aux autres dans un univers toujours aussi fantaisiste, propre à MIKA. Mais pas de chichis, on sent le travail derrière les chansons, c’est créatif et pointilleux à la fois, ça donne le sourire et des envies d’évasions…c’est du MIKA et c’est encore un coup de maître !
  • Lewis Capaldi – Divinely Uninspired To A Hellish Extent : Notre Beyoncé nation…écossaise sort son premier opus, et quel album nous sert-il ! De sa voix (presque) grave et mélancolique, Lewis Capaldi enchaîne les balades qui me feront frissonner plus d’une fois. C’est entêtant et si envoutant. Du piano, un timbre si triste et feutré, et d’une justesse incomparable, la formule ne pouvait que fonctionner.

  • Sleep Token – Sundowning : Après avoir sorti nombre de singles, Sleep Token les compilent enfin pour en sortir un album, intitulé Sundowning. Un univers bien particulier, à la fois sombre et dreamy, le groupe interroge et fascine. Gardant cette part de mystère, avec une voix si versatile, le groupe passe de titres lents à quelque chose de plus saccadé et prenant, toujours en y incorporant une touche d’électro qui les rend si intéressant et déconcertant et qui m’en fait ma révélation de cette année.


Top 4 – Concerts

 

  • MIKA – Bercy, France (22.12.19) : Après 13 ans à écouter l’artiste, j’ai enfin eu l’occasion de le voir sur scène ! Autant vous dire que toutes mes attentes ont été comblées et même dépassées bien au delà de mes espérances. Je ne pensais pas autant danser et chanter à en perdre la voix, dans une ambiance si chaleureuse et bonne enfant. Entre lancées d’avions en papiers et de ballons, on pouvait assister aux démonstrations acrobatiques et vocales hautes en couleurs de MIKA, qui nous fera même le plaisir de descendre dans la fosse le temps d’une chanson ! Absolument i-nou-bli-able.
  • All Points East – Victoria Park, Angleterre (31.05.19) : Imaginez, un set de 2h de Bring Me The Horizon, reprenant des titres qu’on avait presque oubliés, des featurings avec leurs potes, une scénographie de génie, des lights à en perdre la tête, tout ça sur une Main Stage immense, accompagnée d’une fosse reprenant en cœur chaque morceaux. Ca c’est la cerise sur le gâteau, certes. Mais, All Points East, c’était aussi un festival avec un line up plutôt alléchant… : entre Architects, While She Sleeps, Sleeping With Sirens, Lotus Eater ou encore Yonaka… On était fin mai, le soleil était présent, les copains aussi, la musique battait son plein, mes groupes préférés jouaient à un même festival…il y avait de quoi être heureux.
  • Holding Absence – Scala, Angleterre (12.12.19) : Holding Absence, ce groupe gallois dont je suis tombée amoureuse il y a bientôt 2 ans, après les avoir découvert en ouverture de We Are The Ocean en mars 2017. Un coup de foudre qui m’a valu de retourner les voir mi décembre, jouer l’intégralité de leurs titres. Ce fut un concert prenant, et émouvant. L’intensité qui émane de leur musique se ressentait dans chaque vibrations, chaque notes, et chaque larmes versées. C’était un show presque historique et il aurait été dommage de le rater. Si vous ne connaissez pas Holding Absence, je ne peux que vous conseiller d’aller jeter une oreille sur leur musique…vous me remercierez plus tard !
  • Parkway Drive – L’Olympia, France (04.02.19) : C’était en tout début d’année, je n’ai pas tout les souvenirs en tête, mais je me souviens encore des flammes, de la performance des australiens sur scène, d’une belle setliste, d’une fosse déchaînée, entre mosh pits et crowdsurfs, et même d’un orchestre de violons présents sur scène le temps de quelques morceaux. Je me souviens avoir sauté de partout, heureuse comme un poisson dans l’eau, sortant de la salle, le sourire aux lèvres pour un concert qui m’avait coupé le souffle.

 

Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 29/12/2019


On se retrouve déjà pour notre dernier « A Fond La Caisse » de la DÉCENNIE ! (what??) Eh oui, 2019 touche déjà à sa fin… On finit l’année de manière assez légère puisque de toutes manières tous les albums vont se précipiter à l’antre de l’année prochaine. Mais quand même, on espère que vous avez passé une année riche en musique et on a très hâte de vous retrouver l’an prochain! (Spoilers – on arrivera très probablement avec une catégorie « Découvertes » très bientôt, histoire de pimenter tout ça et d’élargir encore plus les horizons musicaux. Alors, restez à l’affût 😉 )

 – CHANSONS –

Novelists – C’est La Vie

Une poésie frappante à chaque chanson et un vocabulaire à en faire fuir vos dictionnaires, c’est bien là la définition de Novelists oui. (On peut dire qu’ils portent bien leur nom d’écrivains avec de telles compositions!) Sans surprise aucune, le groupe vient avec une nouvelle chanson qui a donné le titre de leur nouvel album à venir, « C’est La Vie »,  une composition d’apparence douce et qui pourtant renferme une certaine puissance. Cette chanson est en featuring avec Camille Contreras, dont la jolie voix vous rappellera sûrement quelque chose. Et pour cause, c’est la même voix que vous entendez sur « Alive » de Landmvrks ou encore les chansons de Bliss Sigh si vous êtes familiers avec le side-project de Nicolas Exposito, guitariste de Landmvrks.

PS – Pour avoir pu écouter l’album, on peut d’ores et déjà dire qu’il plaira tout autant aux nostalgiques de Souvenirs qu’aux fans de Noir. Alors, surtout, ne restez pas sur votre haine de manque de heavy parce que croyez-moi, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Sur ce, restez bien connectés le 24 janvier, ça en vaut le coup!

 

Hollow Front – P.A.N.I.C

NE PANIQUEZ PAS ! Ecoutez-moi plutôt le son de Hollow Front. NE PANIQUEZ PAS. Plus sérieusement, les Américains ont placé la barre haute pour cette nouvelle chanson qui risque d’être aussi efficace que de la caféine sur vous. Cette chanson est une vraie petite perle qui ne manque pas d’énergie, donc si vous en avez grand besoin , n’hésitez pas à aller en puiser à l’écoute de cette dernière! (Attention quand même à ne pas en venir jusqu’à détruire vos murs, ils ne vous ont rien fait, okay?)

 

Skywalker – Justify Me (Reimiagined)

Décidément, on dirait bien que 2019 est une année rythmée par des chansons et des versions réimaginées de ces chansons. Après un nouveau titre en duo avec Kassim Auale sorti deux mois plutôt, les Tchèques reviennent avec une version assez spéciale. Remixée avec Kenny Rough, cette version comporte à la fois un côté acoustique avec de la guitare et du piano, mais également un côté un peu plus trap. Pas de gros changements majeurs au niveau de la composition cela dit. Mais si vous désirez un morceau un peu plus chill et léger alors pourquoi ne pas laisser une chance à ce morceau!

 

MattyyyM – RUINA

Et ce guitariste RUINA ma vie… Matthew est de loin un de mes musiciens préférés. Et, pour tous les afficionados des animes, vous trouverez probablement votre bonheur sur sa chaîne. Il fait majoritairement des covers de chansons d’animes mais également des chansons originales, celle-ci inclue. Et donc Dr Vath, qu’en est-il du morceau, vous dites? Le morceau peut aller se défiler en toute tranquillité. Honnêtement, sans même vous en rendre compte, vous l’aurez déjà écouté plus d’une dizaine (voire centaine…) de fois. Il est super relaxant à écouter et vous vous retrouvez littéralement à flotter dans un autre univers le long de ses notes. Parfait pour bosser pendant vos révisions ou encore pour rafraîchir vos idées!

 

Instilled In Me – Stripped Away

Des petits airs de « Muchos Touché » pour les fans de Novelists par ici? Je crois bien oui. Pour ceux qui sont en manque du côté heavy de Novelists pendant leur période Souvenirs, je pense que ce groupe pourrait bien vous plaire. J’avais découvert Instilled In Me par hasard au début du mois avec « What Is Waiting » qui m’a fortement rappelé un mélange de vibes entre Polaris et Novelists qui est bien loin d’être déplaisant.

https://www.youtube.com/watch?v=GsIC_gEHBRw

 

Lauv – Mean It (striped)

Une petite touche de douceur chatouille vos oreilles à l’écoute des notes de piano. Un peu moins fancy que la version originale, cette version soft reste néanmoins une sonorité très apaisante à l’oreille. Laissant un écho dans votre cœur, vous pouvez être sûrs de démarrer la semaine prochaine avec la tête légère!

– Albums –

Hop, c’est Max qui prend le relai pour les albums de cette dernière semaine de la décennie.. ou plutôt l’album.. ou plutôt l’EP… Mais où s’arrête l’EP et où commence l’album ? 8 chansons, 1h13… Oui, vous l’avez déviné…

Bring Me The Horizon – Music to listen to~dance to~blaze to~pray to~feed to~sleep to~talk to~grind to~trip to~breathe to~help to~hurt (tu lis toujours là ? Bravo à toi!)to~scroll to~roll to~love to~hate to~learn Too~plot to~play to~be to~feel to~breed to~sweat to~dream to~hide to~live to~die to~GO TO

Dans cet EP beaucoup trop long, Bring Me The Horizon nous montre une nouvelle fois leur volonté de révolutionner le metal. Ici, il n’est d’ailleurs ni question de metal ni de rock, mais plus d’expériences. Le groupe en avait après la sortie d’Amo : leur désir était de sortir des albums bien plus fréquemment qu’auparavant, dans des styles différents. Que ces albums soient en quelque sorte des journaux de bord de leurs aventures, de leurs recherches musicales et bien plus encore. Quand on écoute cet EP de 8 chansons au nom bien trop long, on peut comprendre que le groupe s’est un peu égaré. Ceux qui déteste la nouvelle ère initiée avec That’s The Spirit puis Amo seront content, il n’en est pas question ici. Ceux qui déteste l’ancien bmth (il y en a), ce n’est pas de ça non plus.

Le groupe a proposé dernièrement « Ludens », un morceau réalisé pour le jeu « Death Stranding » tout aussi barré que son créateur, Hideo Kojima. Alors qu’on l’imaginait premier titre d’un prochain album, Oli et sa bande nous ont fait une belle queue de poisson en sortant juste avant la nouvelle décennie cet album remplis de feat en tout genre : Halsey, Yonaka, Lotus Eater ou encore HAPPYALONE.

Chaque chanson est une réelle expérience, et les morceaux durent en moyenne une dizaine de minutes, avec un morceau de 24mn au milieu, commençant par 5mn musicale suivi d’une vingtaine de minutes de mots prononcés par le frontman, sur un fond de disque rayé et d’un même bruit minimaliste.

On retiendra quelques titres comme le dernier avec Yonaka (impossible à écrire…), Steal Something ou Candy Truck/You Expected LAB: Your Result: Green. Chaque morceau est unique et sort encore une fois des sentiers battus.

La preuve que cet EP fait parler puisque j’essaye pour ma part de faire des paragraphes courts sur les AFLC comme il y a beaucoup de choses à découvrir. Il y aurait pourtant tant à dire sur cet EP ! Bref, allez l’écouter et faites vous votre propre opinion, en soyant prêts à être désorienté. Pour ma part, je l’apprécie au final beaucoup même si je n’irais peut etre pas écouter tous les morceaux au quotidien. J’attend en revanche avec impatience une sortie en vinyle. C’est clairement le genre d’expérience à écouter d’une traite et bien installé chez soi plutôt que de le junk-fooder dans le métro sur ses écouteurs.

Preuve de l’expérience, le groupe a sorti l’EP sur YouTube en une seule vidéo incluant tous les titres plutôt que de les séparer comme c’est le cas sur les plateformes d’écoutes digitales.

Allez, Rdv en 2020, il va y avoir de quoi faire en musique (et pas que, l’année sera aussi chargée en JV !)

Live Report : Royal Republic @L’Elysée Montmartre – 10/12/19


La grève bat son plein dans les rues parisiennes, et depuis la banlieue l’Elysée Montmartre semble désormais bien lointain, privé de sa desserte souterraine. Mais il en faut bien plus pour arrêter la foule venue acclamer Royal Republic en ce mardi soir, parfois au prix de plusieurs heures de trajet pour seulement quelques kilomètres. Assister à des concerts parisiens est devenu une gageure, qu’importe, la musique avant tout, et le quatuor suédois l’a bien compris. Venu défendre son dernier opus Club Majesty paru en mai dernier, le groupe nous offre un show à la mesure de sa réputation, justifiant presque l’épreuve qu’a été le trajet jusqu’à la salle.

 

– BLACKOUT PROBLEMS –

La soirée débute en trombe avec le set du groupe bavarois Blackout Problems. Et quand je dis en trombe, je veux dire que le chanteur/guitariste descend jouer dans la fosse dès le morceau d’ouverture dans une tentative plutôt réussie de réveiller la foule le plus vite possible. Ce coup d’éclat d’entrée de jeu traduit parfaitement le dynamisme du quatuor, débordant d’énergie pendant tout son set.

La musique de Blackout Problems est un rock indépendant assez énergique sans déborder non plus, portant des mélodies aux accents mélancoliques un peu à la manière de Feeder. Sur scène, la formation est dynamisée par son bassiste qui donne l’impression de vivre les compositions bien plus que de les jouer. Mais le véritable leader est, sans surprise, le frontman, qui nous donne ici une leçon d’interaction avec le public.

Outre son petit exploit de début de set (qu’il réitèrera d’ailleurs plus tard), il fait aussi l’effort de parler dans un français hésitant presque à chacune de ses phrases. Ces adresses sont pourtant très nombreuses pour un set de cette durée, mais le chanteur de ne laisse pas démonter et insiste, ne cédant à l’anglais que pour quelques phrases et jurons isolés. Cette attention ne manque pas de toucher le public, déjà très enthousiasmé par l’énergie brute de tout le groupe et de ses morceaux. Cette éloquence lui sera par ailleurs très utile quand, entre deux morceaux, le son des guitares se coupe subitement.

Une première partie tout à fait convaincante malgré quelques bémols trahissant la jeunesse du groupe. Certaines interactions avec le public trop longues cassent parfois le rythme général de la prestation, et certains effets sont mal maîtrisés, comme par exemple le décompte commandé par le frontman au moins cinq fois à la foule avec l’énergie et la rage d’un groupe de punk pour finalement enchaîner sur un morceau des plus doux. Le moment le plus gênant étant quand le frontman commence à parler politique, sorti de nulle part, avec un petit speech sur la grève en prime, à l’issue d’un concert jusqu’ici plutôt chaleureux et bon enfant. Mais je suppose qu’un peu de militantisme n’a jamais tué personne !

Un groupe plein de bonnes intentions donc, tellement qu’on lui pardonnera ces quelques maladresses au nom de la sympathie qu’il dégage.

– ROYAL REPUBLIC –

D’entrée de jeu le headliner décide de retourner la salle. Avec une partie introductive de plus de cinq morceaux joués sans interruption, chacun plus rapide et dynamique que le précédent, le groupe fait monter l’ambiance avec une efficacité indéniable. Le quatuor arrive sur scène en costards colorés, petite moustache et nœud papillon pour le chanteur Adam, on croirait voir une bande de crooners investir la scène.

Ce début de show se déroule en beauté avec des moments de gloire, comme le batteur jouant avec les pieds croisés sur sa grosse caisse, grosse caisse d’ailleurs pourvue d’un son INCROYABLE, profond et grave avec quand même une bonne attaque, on a du mal à croire qu’il s’agisse d’un son acoustique.

L’énergie que le groupe dégage est impressionnante. Là où Blackout Problems semblait plus dans le pathos et la mélancolie malgré une bonne patate, Royal Republic transpire la joie de vivre et la communique à toute la salle. Le décor de scène aide beaucoup à rendre l’ensemble encore plus chatoyant avec de long rubans-LED parcourant toute la largeur du fond de scène servant autant à colorer la scène qu’à parfois afficher du texte, comme sur Stop Movin’, morceau parfaitement représentatif de la prestation du groupe. Il est juste dommage que les pogos soient bien trop mous pour la musique jouée, le public ayant du mal à se lâcher totalement.

Le show est mené de main de maître avec beaucoup d’humour, notamment le chanteur ne cessant de se présenter d’un « My name is Adam ! » affublé d’un sourire en plastique d’imbécile heureux. On a également droit à quelques coups d’éclat comme un roulement de tom d’abord très lent, puis de plus en plus rapide jusqu’à devenir frénétique, mais performé par le batteur ET le chanteur en même temps, sur le même tom, chacun avec une baguette.

Adam se permet également une blague meta sur le rappel, nous signalant que, généralement, quand le groupe quitte la scène et revient pour un encore, cet encore est prévu à l’avance (no shit Sherlock), et enchaine donc sur un rappel quelques morceaux plus tard.

Le bassiste Jonas Almén a droit à son heure de gloire à plusieurs reprises. Il s’empare entre deux morceaux d’une Keytar et, seul sur la scène, commence à jouer les premières notes de Jump de Van Halen, puis celles du Final Countdown de Europe. Mais ce n’est rien comparé au rappel, quand le chanteur demande à la foule si elle veut entendre Jonas chanter une chanson. Et voilà que, sorti de nulle part, le groupe reprend les premiers couplet et refrain de Ace of Spades, avec donc le bassiste au chant, rendant un hommage très réussi à ce classique.

Royal Republic réalise une performance maîtrisée et extrêmement plaisante à voir, un show digne des plus grands, face à un public hystérique passant visiblement la meilleure soirée de sa vie.

MAIS

Il y a un gros mais.

Le show est terni par un moment induisant une gêne extrême. A un moment du concert, au milieu d’un morceau, ce cher Adam fait monter une fille du public sur scène, âgée d’environ 16-22 ans (impossible à déterminer à cette distance). Se passe un sympathique moment où la demoiselle récupère sa guitare et joue quelques accords, guidée par le frontman. Jusqu’ici tout va bien. Puis le morceau se termine, il est temps pour la jeune invitée de retourner dans la fosse avec le reste du public. Adam lui tend sa joue pour qu’elle y dépose un petit bisous tout choupi… et tourne sa tête au dernier moment pour l’embrasser.

« Petite blague sans conséquences ! » me direz-vous, « Agression sexuelle et culture du viol » vous répondrais-je. Surtout quand on m’annonce que le chanteur fait ça presque à chaque concert, et que la foule semble n’en avoir strictement rien à faire. Coup de chance que la spectatrice n’ait pas l’air de le prendre mal (et encore, impossible à déterminer d’un point de vue externe), sinon la soirée aurait vraiment pu mal finir, pour elle ou pour le groupe.

Déception de la part de ce frontman qui a pourtant mené une prestation exemplaire par ailleurs, à l’image de tout le groupe. On a affaire là à un abus de notoriété flagrant et assez crade, il faut se l’avouer. Ce concert était intense, énergique, euphorique, tout ce qu’il faut, mais ce petit bémol donne un goût étrange à tout ce qui vient après et assombrit beaucoup l’image générale de la soirée.

LIVE REPORT : The FAIM @Maroquinerie – 25/11/2019


Décidément, on enchaîne avec des concerts sold-out en ce mois plus que vivant en termes de concerts! C’est de nouveau que nous nous retrouvons à la Maroquinerie, prêts à en découdre avec Hot Milk, Normandie et The FAIM.

 

 

– HOT MILK –

Hot Milk, kezako? Du lait chaud? Mais non voyons, souvenez-vous! Au début de cette année, en février, les Anglais sont venus en France pour la première fois aux côtés de You Me At Six dans cette salle-même! Une partie du public avait déjà apparemment succombé sous leur charme. Vont-ils en faire de même également ce soir? On ne tardera pas à le savoir!

Aux alentours de 19h45, on ressent déjà à quel point la salle est packée, à tel point que l’on arrive même plus à circuler. Le groupe arrive sur scène avec un sourire contagieux. A priori, il n’y a pas que leur sourire qui l’est. En effet, c’est bien assez vite que leur musique va faire battre nos cœurs le long de beats uplifting. Leur musique folle-dansante chantée par un duo de voix féminine et masculine nous rappellerait presque des airs pop-rock de We Are The In Crowd, à l’ancienne.

Bien que la majorité de la salle semble être venue pour The FAIM et avait à peine eu vent de Hot Milk, une petite poignée de fans un peu dispersée dans les premiers rangs donnait clairement tous leurs poumons sur ce premier set. Et puis, en réalité, même les personnes qui n’étaient pas venues pour Hot Milk se sont vite laissé embarquées dans cette ambiance festive. Comment résister aux sourires chaleureux du groupe?

On continue sur leur dernier single « Cotton Coated Lie$ » avec une salle qui plonge dans leur aesthetic violet. Contrairement à la plupart du temps où l’on vient à la Maroquinerie, le son était relativement bon ce soir-là! Il n’y avait pas de saturation sonore et on entendait bien le chant, ce qui n’est habituellement pas le cas. Très vite, l’énergie du groupe se répand dans la foule et tout le monde se retrouve à danser et sauter.

Les membres s’éclatent clairement sur scène et se promène un peu partout sur cette dernière. On assiste à de nombreuses interactions presque théâtrales entre la chanteuse et le chanteur. Entre bataille de regards et avancements, ils ont beaucoup misé sur leur jeu de scène. « Take Your Jacket » a été un réel succès auprès du public et on peut voir d’autant plus de sourires s’illuminer dans les yeux de chacun.

« But first, tell me, ARE YOU FEELING ALIVE? » Eh bien, on espère que vous vous sentez vivants, car si ce n’est pas le cas, Hot Milk va faire en sorte que ce soir le cas, croyez-moi. Bien que le bassiste Tom Paton a encouragé les gens à crowdsurfer pendant cette chanson, pas un pied ne décollera a priori. Toutefois, Hannah en profite pour s’amuser avec la foule, et c’est ça aussi qu’on aime voir en concert! C’est notamment le cas lorsqu’elle vient faire des grimaces en gros plan devant les portables qui filment au premier rang ou encore lorsqu’elle s’enfuit avec le drapeau multicolore des fans sur ses épaules.

Fini les musiques qui nous semblent familières, et place à une nouvelle chanson, « Reaper », au cours de laquelle on a affaire à un petit sing along menée par Hannah Mee et rejoint par Jim Shaw. Suite à quoi, Hannah en profite pour faire un petit discours comme quoi les différences de sexualité importent peu tant que nous sommes tous de bonnes personnes qui sommes là pour nous amuser ce soir. Et, comme pour vérifier si on l’a bien compris, elle acquiesce avec un « OUI OUI? » et Jim la rejoint avec un « C’est bon! », dessinant des sourires sur les nombreux visages qui leur font face.

Finalement, on finit dans un calme apparent avec « Awful Ever After » au cours de laquelle les flashs seront de sortie. Une chose est certaine, alors que l’on redoutait un public pas trop mouvementé, les Britanniques ont su se faire une place sur le podium ce soir en faisant bouger les gens comme il se doit tout en apportant leur joie de vivre sur scène. Pssst, ils vont tenter de revenir l’année prochaine et amener la fête à vous avec des ballons et des gâteaux. Je sais pas vous, mais j’en ai l’eau à la bouche rien que d’y penser! Let’s make this a party !

SETLIST

  • Wide Awake
  • Candy Coated Lie$
  • Take Your Jacket
  • Are You Feeling Alive?
  • Reaper (new song)
  • Awful Ever After

 

– NORMANDIE –

Ce n’est plus un mystère pour personne, la Normandie a été conquise il y a longtemps par nos chers Suédois. Alors j’espère que vous n’en avez pas déjà assez. La salle se retrouve plongée dans le noir accompagnée d’une musique épique. Quelle entrée cinématique pour l’accueil de Normandie sur scène! On démarre fort avec « Enough » qui continue dans notre lancée dansante de la soirée, à laquelle on rajoute une petite touche de puissance un peu plus rock qui encouragera dès le départ à sauter sans s’arrêter et à headbang à 50%. Les refrains sont bien reçus par la foule qui crie les paroles en retour.

Etonnement, durant le bridge, le chanteur Philip Strand nous avoue de suite qu’ils essayent seulement de motiver le public à atteindre une hype à 80% afin de préparer le terrain pour The FAIM . (S’il n’en tenait qu’à mois, croyez-moi qu’ils atteignent déjà les 100% à eux-mêmes oui). Leur seule présence arrive déjà à soulever les cœur et pieds d’une salle entière, alors on ne se fait pas trop de soucis au niveau de la hype.

Et comme si nous n’étions pas déjà assez en extase, ils enchaînent avec « Ecstasy » le long de notes playful qui nous emportent dans leur univers. Ce qu’on aime bien aussi avec ce qu’on entend en live, c’est lorsque la chanson ne ressemble pas goûte pour goûte à la version studio, notamment avec les petits changements. Et en l’occurrence, après avoir levé l’intégralité du micro à la foule pendant le refrain, le vocaliste nous sort des screams monstrueux de bourrin avec le sourire aux lèvres. Cette force brute nous rappellera d’ailleurs l’ambiance violente de leur set en mars dernier! Apparemment c’est suffisant pour laisser le public bouche bée? Ce n’est que le début.

« On va vous chanter une chanson de notre album White Flag qui s’intitule… White Flag« . Oui, on aime aussi l’originalité par ici haha. Les claps s’enchaînent, la tension monte, et le chanteur jongle avec des notes qui laissent autant de frissons par l’aigu qu’ils atteignent que par les screams maîtrisés qui laisse littéralement notre cher Philip au sol. Le public l’acclamera d’ailleurs pour ça à vive voix. « It’s OvEEeeeeeeEEEErrrrrrr ».

C’est sans surprise que les fans des anciennes ères de Normandie étaient présents ce soir et si vous en faites partie, et bien vous serez bien servis! En effet, tandis que la première partie du set était plutôt focus sur leur dernier album, on retourne globalement sur l’ère Inguz qui ravira les nostalgiques d’entre vous pour les prochaines chansons. Et comme parfaite transition, le chanteur enlève sa veste le laissant dans une tenue entièrement noire, à l’image d’un album aux sonorités un peu plus dark. On peut dire que ça tombe plutôt bien!

Et maintenant, place à un réveil de la force. The Force Awakens? Star Wars? On fait décoller les vaisseaux? Non pas vraiment pour le coup. Mais place à « Awakening » tout de même. Normandie vous nous faire voyager dans leur galaxie à leur manière par un éclairage de rose-violet teinté. Et tandis qu’aucun vaisseau ne décolle, vos pieds suffisent. Ces derniers ne s’arrêteront pas de sauter de sitôt, surtout avec un tel refrain entraînant!

« It seems like everyone is trying so hard to find sparks, ignite a flame« . Tandis que tout le monde semble galérer à trouver cette étincelle pour allumer un feu, Normandie de l’autre côté a trouvé cette étincelle au travers de leur musique, qui suffit à allumer le public.  D’ailleurs  Håkan Almbladh à la guitare, vêtu de son chapeau de cowboy, nous fait également remarquer la présence de sa lumière au travers de son sourire qui retranscrit une joie immense.

« L’album n’a pas encore de nom, mais on va sortir un troisième album l’année prochaine. Cette chanson s’intitule Jericho« . EXCUSEZ-MOI ? On pause tout pendant un moment… TROISIEME ALBUM J’AI ENTENDU?? Cette nouvelle chanson fait déjà belle réception auprès du public qui applaudit mains jointes au rythme de la chanson et saute pendant le refrain. Les « Whoooooah » ajoutent cette petite touche de familiarité de sons made in Normandie. Un petit air de « Collide », um? On peut dire que leur timing est bon comme ils termineront justement sur cette chanson.

C’est finalement sur des notes plus enjouées que nous terminons ce set made in Sweden. Cette chanson semblerait être un classique au vu du nombre de voix qui s’unissent fortement une voix les refrains déclenchés, à tel point que les voix des fans se font même plus entendre que celle du chanteur.  Un mot pour la fin peut-être? Of course. Comment finir cette chanson en beauté si ce n’est avec une merveilleuse élancée de Philip vers la foule pour un plongeon? Beaux skills de rattrapage à vous d’ailleurs. On n’en attendait pas moins d’une salle packée. Gardez également un œil sur ces petites perles qui comptent très bien remettre le feu sur scène l’an prochain!

SETLIST

  • Enough
  • Ecstasy
  • White Flag
  • Ghost
  • Awakening
  • Jericho (new song)
  • Collide

 

– THE FAIM –

Dites les cocos, une demi-heure de pause, ça vous va? Bien. Il faut dire que Normandie ne nous a pas laissé de tout repos et on a bien plus que ravis de les revoir! On va en profiter pour reprendre une bonne bouffée d’air en attendant que The FAIM installent la scène et déplient le backdrop. Après avoir ouvert en tant que première partie pour Against The Current au YOYO en 2018, les Australiens grimpent de manière sensationnelle en France. Et pour cause, non seulement Paris est classée numéro 1 en top audience sur leur Spotify, mais ces derniers reviennent également deux fois en tête d’affiche en une année après seulement un passage en première partie! Et cette fois-ci, le concert affiche même COMPLET, ce qui doit être un grand moment de fierté pour leurs fans.

Mais laissons les blablas de côté, la salle est de nouveau plongée dans un sombre absolu, avant d’accueillir sur scène un solo drums/guitar accompagné d’éclairages clignotants, histoire de hyper la foule. Très vite, un rythme pop endiablé (et le mot est bien choisi ma foi, étant donné les paroles « the devil’s marching down ») s’installe dans la salle, les premières notes de « Tongue Tied » à peine entonnées. On dirait bien que les démons de minuit sont décidés à vous faire danser jusqu’au bout de la nuit. Peut-être que The FAIM ne vous fera pas mosher comme Normandie, mais ils auront au moins le mérite de vous faire sortir vos meilleurs pas de danse le long d’applaudissements rythmés.

Et, comme dans tout set, on ne peut pas se contenter de vivre à toute allure. Parfois, il faut se poser le temps d’un instant, et vivre dans le moment. Oui. Il faut parfois ralentir le rythme. Et cela tombe plutôt bien. Les premières notes au piano de « Infamous » mettent en avant la voix du frontman Josh Raven sur une mélodie plus mélancolique, qui saura titiller vos fines oreilles. Même sur une chanson slow, le groupe ne se relâche pas et incarne une grosse présence scénique. Le visage du chanteur, quant à lui, semble être une pierre sur laquelle les émotions ne sont pas taillées de main morte. En effet, c’est comme si chacune des paroles que ce dernier prononce était gravée dans son être, de telle sorte à ce que ces mêmes émotions arrivent à toucher le public.

En parlant du public, on peut d’ores et déjà apercevoir des feuilles dans la foule, levées par les fans, sur lesquelles sont inscrites les paroles en français « Avec vous, nous ne sommes jamais perdus ». Comme c’est mignon! Le groupe nous avoue qu’il ne sait pas ce qu’il y a écrit dessus mais qu’ils sont très loin de chez eux lorsqu’ils sont en tournée et que cette union que l’on retrouve en cet exact moment avec le projet des fans, c’est la raison pour laquelle ils ont décidé de quitter leur chez soi. Et il est vrai que l’on ne peut qu’insister sur ce moment de beauté que l’on retrouve dans les concerts. Cette union établie qui tisse des liens entre les gens et qui crée une seconde maison pour tout le monde, tant pour les fans que pour les artistes.

Aller, on en rajoute encore une couche avec une autre chanson qui saura faire battre vos cœurs avec une douce puissance qui transpercera vos cœurs « Make Believe ». Et peut-être les leurs également, puisqu’un autre projet de fans est lancé durant cette chanson. Très vite, la salle se retrouve illuminée par les seules lumières produites par les flash des smartphones, soigneusement placés derrière une petite étoile jaunes, ces dernières étant accompagnées par les échos de voix. On a presque l’impression de se perdre dans un ciel illuminé par des centaines d’étoiles qui emplissent la salle d’une fine dose d’espoir.

Pas le temps de se reposer sur ses lauriers. On retourne « back in the day », dans une ambiance groovy des années 80 avec « Midland Line » , un des tout premier singles qu’ils ont sorti. Les danses reprennent dans la bonne humeur tandis que Josh s’amuse à jouer de sa palette vocale, passant de notes très terre à terre à des notes plus aériennes, illico presto. On a également un super solo à a guitare qui nous en fait voir de toutes les couleurs! Puis, à l’ancienne, on a une petite session sing along avec un tutoriel brought to you by Josh pour unir vos voix sur la fin de « When It Comes », et vous avez intérêt à ne pas vous rater puisqu’il tend carrément le pied du micro entier en direction de la foule.

« Desire is taking control over me », mais qu’en est-il de vous? Cette flamme qu’est le désir de danser toute cette nuit brûle-t-elle toujours dans vos cœurs? Une chose est certaine, on ne pourra en dire le contraire, d’autant plus une fois que les premières notes de « Summer Is A Curse » sont entonnées. Comment ça c’est quoi ça?  Faites un effort un peu! Vous savez, c’est cette chanson qui a fait des ravages pendant l’été (décidément oui, l’été est une malédiction…). C’est la chanson qui passe absolument tout le temps à la radio et que vous entendez également dans la publicité pour la Jeep! Ah voilà, vous voyez. Je savais bien que cette publicité allait vous dire quelque chose.

Je n’essaye pas d’acheter votre temps, mais peut-être que The FAIM oui. Enfin, acheter est un bien grand mot, encore plus lorsque l’on se rend compte que l’on arrive bientôt à la fin du set… et même de la soirée. A priori, c’est plutôt ce que l’on essayerait de faire en tant que foule, de leur acheter du temps supplémentaire étant donné la vitesse à laquelle ce concert a filé. Unissons tout de même nos voix une dernière fois sur la chanson qui a donné son nom à l’album : « State of Mind », où l’on peut voir des fans se prendre dans les bras en se balançant d’un côté à l’autre.

Nous finissons la soirée sans rappel, bien qu’il y ait eu une faible tentative qui a échoué. Le concert semble réellement s’être déroulé en deux secondes top chrono. Et malgré une salle pleine à craquer, on pouvait néanmoins remarquer une majorité de parents qui accompagnaient leurs loupiots, ce qui n’est pas une mauvaise chose. Mais en termes de mouvements, on pouvait tout de même sentir que seul le pit de la salle était plus ou moins actif tout au long de la soirée, délaissant alors les bords de la salle. Et, par la même occasion, renforçait le sentiment d’une salle qui n’est finalement pas au summum de sa capacité. On espère tout de même que vous irez à leur prochain concert en regorgeant d’encore plus d’énergie!

SETLIST

  • Tongue Tied
  • Amelie
  • Beautiful Drama
  • Infamous
  • Humans
  • Make Believe
  • Words Apart
  • Saints of the Sinners
  • My Heart Needs To Breathe
  • Midland Line
  • Fire
  • When It Comes
  • Summer Is A Curse
  • Buying Time
  • State of Mind

Live Report : Amenra @Eglise Saint-Merry – 16/12/2019

Take me to church…

Nous avons beaucoup péché en 2019 sur Error404. Concerts satanistes, festival des enfers ou autre voyage en Angleterre dans un but démoniaque, il est grand temps pour nous d’aller nous confesser. C’est donc ce lundi 16 décembre, toujours en plein milieu des grèves, que nous nous sommes rendus avec l’acolyte Romain à l’Eglise Saint-Merry, au coeur de Paris. Vous l’avez déjà probablement vu si vous avez visiter Paris un jour : il s’agit d’une énorme église juste à côté du pôle de Chatelet Les Halles. Bref, allons donc nous faire pardonner de tous ces concerts de musique sauvages.

Etrangement, on nous demande un billet à l’entrée… Qu’est ce qu’il se passe ? Nous sommes de nouveau arrivés à un concert pour avoir besoin de billets ou qu’est ce qu’il se passe ? Il y a un bug dans la matrice, Jamie. Une table magique nous fournit alors des billets et nous pouvons entrer dans l’Eglise. Des chaises installées de fond en comble de la salle, et une atmosphère lourde pèse dans l’Eglise. Plongée dans le noir, on sent que quelque chose d’anormal pour ces lieux se prépare. En avançant un peu dans l’Eglise, on remarque rapidement sur notre gauche une table avec de nombreux cierges, et entre eux des vinyles, et quelques t-shirts. Une table de merch, dans une église, vraiment ?! En y regardant encore un peu plus loin, on distingue même un bar servant de la bière. Nous voilà dans de beaux draps. Nous arrivons nous excuser de nos péchés dans la seule Eglise qui vend de la bière et du merch. And here we go again…

-Ashtoreth-

Un homme monte sur ce qui semble être une scène improvisé devant tous les sièges. La production nous avait prévenu sur l’événement facebook : le lieu n’est pas chauffé, donc il fallait garder ses affaires ! Seul sur scène, aucune lumière ne s’allume. On voit alors, Peter Verwimp seul membre d’Ashtoreth, un phénomène musical issu d’Anvers. L’homme plongé dans le noir s’empare du micro et commence à… souffler dedans…. Il y a bien trois longues minutes qui vont se passer avec uniquement le souffle d’Ashtoreth. Plutôt que de parler de concert, Ashtoreth définit ses prestations comme des « incantations ». Il y a effectivement de cela car on ne saisit pas franchement ce qu’il se passe durant ce passage. Petit à petit, Peter se transforme alors en Ed Sheraan du metal. En effet, il utilise la même façon de procéder sur scène que le rouquin le plus célèbre de l’industrie musicale. Muni d’un sampler, Peter va superposer des couches de bruits réalisés uniquement par sa bouche : souffles, claquement, pincements. Mis bout à bout, l’ambiance sonore très lourde s’intensifie et on sent monter quelque chose. Le rythme est si lent et c’est vraiment une expérience déroutante pour quelqu’un comme moi qui n’est pas du tout habitué au style. C’est d’ailleurs pour ça que je ne rentrerai pas plus que cela dans les détails car je suis trop étranger à ce genre de performance pour le moment. En plus de la partie sonore, Ashtoreth brûlera une feuille puis placera dans un pot de fumée (ayant une odeur de tabac froid pas des plus agréables) le reste des cendres tout en continuant de secouer la jarre pour diffuser la fumée dans la pièce. Vers les trois quarts de son set, Peter finira par se mettre à hurler et on comprend que le sommet de l’incantation est arrivée. Toutes les sonorités se bousculent pour créer une cacophonie lourde et oppressante comme jamais. Les bruits buccaux disparaissent petit à petit et l’ambiance retombe. Le voyage est maintenant terminé. Terminus, tout le monde descend. (au cas où ne plus entendre ces phrases dans les trains vous manquait…)

Au final, j’ai plutôt apprécié la performance. Ce n’est clairement pas à la portée de tous musicalement et c’est trop particulier pour être grand public, mais j’ai vraiment vécu cela comme une expérience singulière (alors que c’est peut être quelque chose de très courant dans ce milieu en réalité?). En fait, ça m’a fait penser à la polémique autour de Louys de Belleville. Ce poète qui a participé à Incroyable Talent avec ses faux airs de Joachim Phoenix et du Joker a été très critiqué pour proposer un art complètement absurde et qui ne parlait à personne. Critiqué et moqué, il a cependant le mérite de sortir des sentiers battus et d’explorer de nouvelles choses. On devrait avoir plus souvent des expériences comme celle proposée par Ashtoreth. Même si je ne retournerai probablement pas le voir s’il revenait car ce n’est pas mon style de prédilection, je suis tout de même très content d’avoir pu essayer ce genre de chose aujourd’hui ! L’ambiance dans l’Eglise rendant la chose encore plus poignante et inoubliable. Décidément, le cadre choisi pour cette soirée est vraiment incroyable.

Si le cliché du metal qui circule souvent « c’est violent, ils brûlent des églises et sacrifient des châtons » était effectivement à son paroxysme ici, c’est une super nouvelle que des institutions comme celle de l’Eglise Saint-Merry puisse proposer ce genre de projet. Les « Rendez vous Contemporains de Saint-Merry » permettent de découvrir ce lieu exceptionnel auprès de personnes qui n’y seraient peut-être jamais allé pour son utilisation première.

– Amenra –

Place aux belges les plus attendus de ce soir : Amenra. Le groupe flamand viendra reprendre le flambeau d’Ashtoreth sur scène. Cette fois-ci, il n’y aura pas une seule personne face à nous mais le groupe au complet… en cercle ?! Ce placement est un peu dommage : la moitié du groupe, et notamment le chanteur et le guitariste nous tournaient le dos durant tout le concert. Après tout, on vient plus pour la musique et sa raisonnance dans cette configuration écclésiale qu’un show avec du dialogue et des échanges. D’ailleurs, aucune communication, si ce n’est le salut final, ne sera faite avec le public. Il faisait froid dans la pièce, église oblige, ce qui donne une atmosphère toujours plus singulière à ce concert.

C’est après quelques chansons que la violoniste prendra part à la session. Pendant les premiers titres, elle était restée sur scène, stoïque, à ne rien faire. Un peu flippant, surtout qu’elle était face au public à l’inverse de Colin (chant) et Mathieu (guitare) qui nous ont tourné le dos durant tout le show.

Plus Près de Toi sera joué assez vite dans le set. Seul morceau chanté en français, je me pose des questions quant à la part acoustique du concert. En effet, on nous a promis un concert acoustique dans cette église mais au final, il y a une batterie, guitare electrique et tous les éléments qui composent Amenra habituellement. Lorsqu’on parlait de « concert acoustique », il s’agissait plutôt de l’acoustique de l’Eglise qu’un « vrai » concert acoustique. (j’entends par là à la guitare et à la voix) On pourrait presque parler d’Unplugged.  Toutes les parties « scream » des chansons étaient retirées et les guitares saturées et très lourdes ont été retirées. Au final, la musique conservait seulement les mélodies solistes en enlevant toute la partie lente et lourde propre au doom d’Amenra.

On aura le droit à Parabol reprise de Tool au milieu de Nowena et Diaken et d’autres pépites des albums Mass du groupe. (Facile à retenir, pratiquement tous les albums s’appellent Mass !)

Le titre de Tool ne sera pas la seule reprise puisque nous aurons également le droit à Het Dorp. Il s’agit d’un titre du chanteur flamand Zjef Vanuytsel, chanté evidemment en flamand par Colin.  Les morceaux d’Amenra plutôt longs se verront tous être raccourcis pour pouvoir faire tenir la quinzaine de titres joués ce soir sur une bonne heure et demie de concert.

Le set se termine sur Deemoed où Mathieu finira par se retrouver seul sur scène, après le départ à tour de rôle de chacun des autres membres et de leurs instruments. Les lumières se rallument et c’est ainsi que ce concert se termine. Il n’est que 22h15 mais Amenra nous aura proposé une heure de set des plus surprenants. Habitués ou non du genre de musique, un concert dans une Eglise aussi prestigieuse que celle-ci est une expérience à vivre au moins une fois.

Si Amenra n’est pas forcément le genre de groupe que j’écouterai sur CD à titre personnel, force est de reconnaître que  la musicalité du groupe est splendide. Ce genre de prestation dans des cadres aussi fous que celui de ce soir, c’est également un réel plaisir. Quand on a la chance comme notre webzine de pouvoir couvrir de nombreux concerts, une certaine routine se met en place dans les salles de concerts qu’on a l’habitude d’écumer toute l’année… Alors quand on a l’opportunité d’avoir quelque chose de différent, c’est carrément une bonne chose !

On a hâte de pouvoir assister à d’autres concerts concepts dans le genre ! Après l’Eglise, pourquoi pas les Catacombes ? Le cimetière du Père Lachaise ? Une maison hantée ? Dans une ruelle obscure privatisée… Il y a matière à faire pour s’amuser !

Un grand merci aux équipes ayant travaillé sur le projet de ces dates à l’Eglise d’Amenra : Cartel Concerts, À Jeter Prom & NMC live ! C’est vraiment ce genre de concept originaux qui seront, pour moi, le futur de l’événementiel ! La preuve étant : les deux dates acoustiques ont été sold-out en un rien de temps, et c’était grandement mérité !

LIVE REPORT : August Burns Red @Trabendo – 27/11/2019


Cela fait dix ans depuis la sortie des Constellations astronomiques de August Burns Red. Rien de mieux qu’une petite tournée pour fêter cela! C’est donc de ce pas que l’on se retrouve dans un Trabendo enveloppé d’une obscurité hivernale. La saison froide s’annonce bel et bien, et ce n’est pas la seule chose qui nous laisse un froid dans le dos ce soir, au vu de l’affiche 100% metalcore américain qui nous est proposée, avec pour accompagner la tête d’affiche, Currents et Erra.

 

– CURRENTS –

Currents – ®Juliet Faure

Après un premier passage en France à cette même période de l’année, au Never Say Die Tour, dans cette même salle, c’est avec plaisir que l’on accueille à nouveau Currents parmi nous. Néanmoins, pour une salle qui affiche presque complet, ce n’est pas l’impression que l’on a au début de leur set étant donné le vide prépondérant. En effet, c’est à peine s’il y avait un seul rang au-devant et un autre à l’autre bout de la salle. Mais, si vous pensez que c’est ça qui va décourager le groupe, détrompez-vous. Currents est bien prêt à mettre les bouchées doubles. Ils débutent d’ailleurs assez fort avec « Into Despair » qui annonce déjà la couleur pour la suite.

Une couleur qui en vaut de même pour les éclairages par ailleurs, étant donné la dose de clignotants rouge-vert par laquelle on se fait attaquer. Les guitaristes s’emportent pour un petit solo au cours duquel Ryan Castaldi balance violemment sa chevelure d’avant en arrière. (Et non, pour ceux qui se demandent, ce n’est pas le fils de Jean-Pierre Castaldi, ex-présentateur de Fort Boyard).

Les tons s’assombrissent, la salle s’enveloppe d’un violet profond, le chanteur nous invite à bouger, la tension est à son comble… « YOU’LL NEVER SLEEP AGAIN! » Ah ça, tu l’as dit mon ami. On est pas prêt de dormir avec l’énergie que ce groupe dégaine! Les screams redoublent de puissance et les instruments en font de même, vous encourageant à headbanger encore plus intensément. Le chanteur Brian Will quant à lui, bouge de plateformes en plateformes avec de gros mouvements accentués et n’hésite pas à lâcher de longs screams gutturaux.

En ce 27 novembre, la nouvelle chanson de Currents, « Poverty of Self » passait pour la première fois à la radio. Mais bon. A quoi bon s’attabler derrière la radio lorsque l’on peut témoigner de la performance de cette chanson en live? Cette chanson nous laisse dès lors une impression de retour à l’ère The Place I Feel Safest avec ces longs growls qui atteignent un certain level de profondeur. On a une sonorité qui est bien plus bourrin que leur dernier album. Alors, avis aux amateurs de heavy, Sharptone vous réserve du lourd en 2020!

Le breakdown de « Forever Marked » arrive bien assez vite, nous offrant l’occasion parfaite de nous jeter dans un petit wall of death. « Petit » oui, c’est le cas de le dire, puisqu’on ne devait à peine qu’être un peu plus de cinq à nous y jeter. C’était donc un wall of death très disparate mais qui a au moins le mérite de laisser des sourires sur les visages de la foule, déconcertée par ce manque de gens.

Finalement, on termine sur des terres connues avec « Night Terrors », où l’on peut déjà percevoir nettement plus de fans chanter en accolades vers le milieu. La salle quant à elle est beaucoup plus remplie qu’elle ne l’était au départ. On acclame le groupe comme il se doit et on espère bien entendu les revoir très bientôt. Ils avaient a priori annoncé des plans de retour au printemps prochain, mais à voir ce qu’il en est lorsque les choses se préciseront. Pour le moment, ils ont une tournée UK de prévue aux côtés de Varials et Alphawolf, avec les bêtes musicales que sont Polaris en tête d’affiche. C’est une tournée qui promet bien et on croise les doigts pour avoir une dose similaire en Europe.

SETLIST

  • Into Despair
  • Apnea
  • Poverty of Self
  • The Rope
  • Withered
  • Forever Marked
  • Night Terrors

 

– ERRA –

Erra – ®Juliet Faure

Ah, Erra, un groupe qui sait faire parler de lui. La dernière fois qu’ils sont venus en France aux côtés de Northlane, ce qui doit remonter à deux ans, le Petit Bain en a bien tremblé. C’est également un groupe que je n’ai jamais pu écouter en profondeur, mais on me les a conseillé à de nombreuses reprises. On peut dire que c’est en effet un groupe qui erra longuement sur ma liste de groupes à écouter haha. De fait, cette soirée était enfin l’occasion pour ma part de pouvoir y jeter une oreille de plus près. La hâte et la soif de découverte sont au rendez-vous.

Une batterie en folie, des guitares déchaînées et un frontman souriant aux screams maîtrisés? La recette de cuisine commence bien. Les mélodies composées sont un réel plaisir pour les oreilles. Mais un peu moins pour les nuques qui, dès le début du set, semblent avoir signé un contrat pour se détacher de nos têtes avec violence. J’avoue cependant avoir été moins emballée par le chant clair très aérien et aigu du guitariste Jesse Cash. (Bien que par la suite, je suis allée écouter les versions studio et je n’ai pas été plus dérangée que ça. Je trouvais même que ça passait mieux que sur le coup. J’imagine que mes oreilles se sont adaptées entre temps).

Le screamer JT Cavey me rappelait des airs de Joel Quartuccio dans sa présence scénique avec une gestuelle accentuée qui nous fait littéralement voir les paroles comme si c’était des images (par exemple, lorsqu’il dessine des arc-en-ciel avec sa main), tout en chantant à l’air les parties du guitariste. Il y met tellement de cœur et d’entrain que la foule se laisse facilement submergée par leur univers. Quant au bassiste Connor Hesse, il fait tournoyer sa chevelure dans de gros headbangs, le long d’un rythme très effréné qui s’accompagne d’une progression à la batterie presque stressante.

Un joli éclairage violet-vert à l’image de l’artwork de « Eye of God » se met en place, et tandis que Jesse bouge ses doigts sur les frettes à une vitesse fulgurante, le bassiste s’en va derrière, pour jouer face au batteur Alex Ballew. JT s’arrête un instant pour livrer un discours sur la dépression en pointant brièvement les fortes conséquences de cette dernière. Et il nous rappelle bien évidemment que peu importe les batailles que l’on mène, nous ne serons jamais, jamais seuls. Sur ces bonnes paroles, le groupe entame la chanson qui porte cette profonde signification qu’ils viennent d’élargir, « Ghost of Nothing ».

On se laisse emporter par la longue partie instrumentale de « Drift » (le titre indiquant lui-même cette idée de déviation), sous un éclairage océan bleu qui renforce d’autant plus cette idée d’emportement vers d’autres horizons. Un pur moment de musique, sans parole aucune, et auquel on peut laisser nos oreilles s’adonner. Quand soudainement, JT scream « LET YOUR MIND DRIFT » sans même user de micro. Et pourtant, l’usage seul de sa voix brute résonnait en écho, transperçant la salle par tant de puissance. C’était impressionnant.  Pour les curieux, la référence studio se trouve de 3:37 à 3:40, et jugez-en par vous-mêmes c’est une partie des plus calmes, ce qui met d’autant plus en avant nos visages ébahis.

On plonge encore plus loin dans le passé avec la renaissance de « Rebirth » qui enclenche des gros moshs dans la foulée et qui encourage par la même occasion l’arrivée de quelques crowdsurfers. Enorme coup de cœur sur « Skyline ». (En même temps, en tant que grosse fan de Novelists, comment ne pas succomber aux sonorités frappantes de cette dernière?)  On finit en beauté sur un public dont les voix unies résonnent en chœur.

Mon avis global sur cette découverte? Eh bien, très honnêtement, une grosse claque dans la face. J’ai regretté de ne pas avoir écouté autant que je l’aurais probablement fait avant de venir. C’était terriblement bien, tant au niveau des mélodies que du scream et le groupe entier avait une imposante présence scénique, ce qui n’était pas à négliger. A mon tour, je recommande les yeux fermés!

 

SETLIST

  • Disarray
  • Monolith
  • Irreversible
  • Luminesce
  • Eye of God
  • Ghost of Nothing
  • Drift
  • Rebirth
  • Skyline
  • Breach

 

– AUGUST BURNS RED –

August Burns Red – ®Juliet Faure

 

Avant d’accueillir la tant attendue tête d’affiche (enfin, si vous n’êtes pas comme moi à venir seulement pour les premières parties haha), le classique qu’est « Chop Suey! » est joué. Alors, sans surprise, la hype de la foule s’intensifie et chaque personne présente hurle les paroles à pleins poumons. Cela me rappelle Beartooth au Petit Bain l’an dernier où c’était exactement le même scénario. A croire que cette chanson rassemble tous les cœurs pour n’en faire plus qu’un.

Les copains, l’heure de rigoler touche à sa fin. Les rangs se resserrent. La salle s’assombrit, laissant seulement paraître à vue d’œil des lumières blanches qui se croisent en contre-plongée. On peut également noter en fond un solo guitare épique, presque cinématique, qui donne le ton pour la célébration de cette soirée. Et non, ce soir August Burns Red ne va pas seulement teinter la salle de rouge, mais va même aller au-delà, en brillant de mille feux. En effet, leur set débute à peine que la salle fait déjà face à un SUBLIME spectacle de lumières. On voit toute une palette de couleurs claires soigneusement agencées qui s’unissent. De la plongée, de la contre-plongée, des douches en rotation et j’en passe! Mais pour une fois que l’on a l’occasion d’observer autre chose qu’une lumière aveuglante, on ne va pas se plaindre!

Sur le coup, j’étais absolument  subjuguée par les parties instrumentales qui sont magnifiquement composées. Je pourrais passer des HEURES entières à écouter ce type de musique! Il y a de sublimes solos à la guitare qui sont presque hypnotisant et une batterie absolument dingue qui ne cesse de faire des montées impressionnantes. Mais j’avoue que les screams terre à terre m’avaient moins convaincue. (Et, comme pour Erra, lorsque j’ai réécouté les versions studio bien plus tard, c’est passé comme une lettre à la poste). A peine arrivés à la troisième chanson que l’on se retrouve aspergés par des fumées, rendant le spectacle visuel travaillé au millimètre près. C’est la première lancée de la soirée, et certainement pas la dernière.

Les guitaristes s’amusent à bouger à leur bon vouloir en changeant constamment de place, et le chanteur en fait de même. Le pit quant à lui est très mouvementé: les gens applaudissent, crient, ouvrent des moshpits, crowdsurfent, et, bien évidemment, la bière est présente dans tous les recoins de la salle pour fêter cet anniversaire comme il se doit. En attendant, nos oreilles se laissent emportées par le flux musical de « White Washed » dont l’intro et l’outro risquent de rester figés dans nos têtes d’ici la fin de la chanson. Plus qu’un « white washed » on peut dire qu’on a été « brainwashed » pour le coup.

Le chanteur profite d’une petite pause pour rappeler à la foule que l’on doit être ce que l’on croit être au plus profond de nous, avant d’enchaîner sur « Marianas Trench ». On retrouvera dans cette chanson un petit solo parfaitement maîtrisé par le lead guitariste JB Brubaker. De l’autre côté, on a le vocaliste Jake Luhrs qui reste paralysé en position de statue en équerre pendant un certain moment, avec le regard fixe sur la foule. Les pensées fusent, vous allez bien monsieur?

« Meridian » arrive comme une douce pause qui apporte de sa fraîcheur. Que fait monsieur le vocaliste lorsqu’il ne saute pas dans tous les sens, vous dites? Il s’approprie la basse et en joue sur un morceau à 95% instrumental, que les screams rejoindront après la moitié de la chanson. Mais dites-donc, c’est qu’il ne se repose jamais? On arrive malheureusement très vite à la fin de… Eh non c’est raté! Les gars, August Burns Red a seulement joué 50 minutes… ne me dites pas que vous aviez pensé qu’ils ont déjà terminé le concert quand même? Okay okay, certes, je vous l’accorde. Ils viennent de jouer Constellations de A à Z. Ce qui en théorie, nous amène à une possible clôture. Mhhh…

Un noir s’installe dans la salle alors qu’il est à peine 22h05. L’avenir est incertain. Mais la foule, elle, hurle de plus belle. En même temps, comment être rassasié après pas moins d’une heure de concert? On en veut plus plus! Un p’tit peu plus, un peu plus. (Sans passer par LCL si possible). Dans un élan de réconfort, je vous annonce que… ILS SONT DE RETOUR SUR SCENE! Enfin… Seulement deux d’entre eux. Et avec une disposition quelque peu changée. En effet, le drummer Matthew Greiner débute un solo à la batterie et est très vite rejoint par le bassiste Dustin Davidson qui avait quant à lui, un kit de batterie minimal. Pendant près de trois minutes intenses, on assiste à un duel de batterie absolument EPOUSTOUFFLANT.

Le groupe profite d’un instant de répit pour remercier Paris de toujours avoir été là pour eux depuis le début. Sans plus tarder, ils enchaînent avec des morceaux plus récents comme « Ghosts » ou encore « Empire » où la salle entière résonne en « oh oh oh oh » très soudés. Un mot final peut-être, Jean-Pierre? Eh bien, agréable surprise pour mon dernier concert de cette année à vrai dire. Je ne connaissais que Currents en venant, et je repars en ayant fait deux belles découvertes.

Oui okay, vous croyez que je ne vous vois pas déjà arriver avec vos  « gngngn COMMENT CA T’ECOUTAIS PAS ABR AVANT DE VENIR? » Mais à vrai dire, je ne m’y étais jamais vraiment attardée plus que ça. Et finalement, je me dis que j’ai bien fait de venir parce que WOW. Le spectacle de lumières était vraiment éblouissant et on ne pouvait qu’apprécier les parties instrumentales super techniques. Sans parler du duel de batterie qui laisse bouche bée. 2019 finit donc sur une agréable note pour ma part! On se revoit l’an prochain 😉

SETLIST

  • Thirty and Seven
  • Existence
  • Ocean of Apathy
  • White Washed
  • Marianas Trench
  • The Escape Artist
  • Indonesia
  • Paradox
  • Meridian
  • Rationalist
  • Meddler
  • Crusades

ENCORE

  • Drum Solo
  • Ghosts
  • Invisible Enemy
  • Empire
  • Composure

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