One Life All-In


On a rencontré le groupe français One Life All-In. Le groupe propose du bon rock qu’on avait envie de vous faire découvrir ! C’est parti !

Maximilien : Salut à toi membre de One Life All-In (qui que tu sois derrière ce PC à répondre aux questions ? Merci de ton temps d’ailleurs !), peux-tu commencer par te présenter et ton rôle au sein du groupe ?

Franco : Hello, je suis Franco, le bassiste à l’origine du groupe que j’ai monté avec l’aide de Clem qui en est le guitariste.

Maximilien : Peux-tu nous présenter le groupe ? Comment est venu l’idée de ce groupe ?

Franco : Suite à un featuring de Don Foose sur un morceau de Seekers of the Truth, notre précédent groupe à Clem et moi, j’ai eu envie d’aller plus loin et de proposer à Don de démarrer un nouveau groupe. Nous lui avons présenté une démo 6 titres, il a accepté le projet en plus de prendre en charge l’écriture des textes. Nous avons ensuite contacté Kevin Foley car il nous fallait encore un batteur à ce moment-là. One Life All-In est né comme ça et a publié un 1er EP  « The A7 session » en 2017.

Maximilien : Pourquoi ce nom ?

Franco : Le nom de travail du projet était « One Life, One Chance » du nom d’une chanson d’H2O. Nous aimions l’idée que véhicule ce titre et l’avons juste un peu personnalisé. Nous n’avons qu’une vie, profitons-en pleinement. Un concept similaire au célèbre Carpe Diem.

Maximilien : Tout le monde compose dans le groupe ? Comment se passe l’écriture d’un morceau chez One Life All-In ?

Franco : Pour le 1er EP, j’avais composé la quasi intégralité de la musique, c’était plus un projet solo où je demandais de l’aide à d’autres musiciens pour matérialiser mes idées. Pour « Letter of Forgiveness », Clem s’est investit à son tour dans l’écriture, c’est devenu plus collègiale, chacun y allant de ses suggestions.

Maximilien : Qui a bossé sur la pochette de l’EP ? Le visuel est très cool !

Franco : C’est l’oeuvre du tatoueur/illustrateur Dave Quiggle, qui vit en Californie. C’est un ami de Don, c’est ce dernier qui nous a proposé ce visuel que nous avons beaucoup aimé. Dave Quiggle est connu pour avoir travaillé avec Foo Fighters ou Queens of the Stone Age par exemple.

Maximilien : D’ailleurs, c’est déjà votre second EP, vous avez des projets d’albums par la suite ? ou des tournées peut-être ? (humhum… plus tard bien sûr…)

Franco : Le prochain enregistrement sera un album complet, nous y travaillons actuellement, déjà 7 morceaux sont finalisés. Pour ce qui concerne le live, tout est figé en raison de la pandémie et nous n’avons aucune visibilité sur ce qui va se passer dans les prochains mois.

Maximilien : Tu fais quoi pour t’occuper pendant ton confinement ?

Franco : Nous composons en prévison de l’album à venir justement. Le confinement nous donne du temps libre que nous avons mis à profit dans ce sens-là.

Maximilien : Sur Error404, on parle de musique alternative, mais pas seulement. Est-ce que tu pourrais me donner ton artiste/groupe du moment ?

Franco : J’ai beaucoup aimé « Quadra », le nouvel album de Sepultura. C’est riche et créatif. C’est fait avec talent. La grande classe.

Maximilien : Une série préférée ?

Franco : Breaking Bad m’a beaucoup marqué, j’ai adoré enchainer les épisodes.

Interview : Stone of a Bitch


Confinement oblige, on s’adapte et on réalise des interviews par mail… Voici donc l’interview d’Alice, le personnage de Chris au sein du duo Stone Of A Bitch, composé d’Alice & Ludwig (Loïc). Le duo met en musique différentes paroles pour en faire des chansons. Une interview déroutante qui vous plongera dans l’univers de SOAB! Let’s go !

Maximilien : Bonjour à toi Alice. Comment vas-tu ? Tu peux nous dire qui tu es et te présenter ?

Alice : Hello Maximilien (Max ?), je suis Alice, je suis la face cachée de Ludwig, tout comme il est la mienne. Ensemble, nous ne formons qu’une entité en quête d’identité. Nous existons en chacun de vous, lorsque votre imagination se libère de ses chaînes qui l’entravent. Je vais plutôt pas mal, j’ai la sensation que malheureusement ce n’est pas le cas de tout le monde sur cette planète…

Maximilien : Maintenant qu’on en sait plus sur toi (c’est bizarre de dire ça alors qu’en fait, je n’en sais pas plus !), peux-tu nous parler plus en détail de Stone of a bitch. Déjà, une question me vient à l’esprit : D’où vous vient ce nom ?!

Alice : Pour être honnête, je ne sais pas plus que toi d’où il vient ! c’est un mystère ! J’imagine que c’est le surnom dont on nous a affublé…

Maximilien : Vous avez sorti début mars un EP intitulé « Intimalicious ». C’est votre premier EP depuis votre premier album éponyme sorti en 2017. En quoi se différencie-t-il de votre premier album ?

Alice : Ce que vous appelez album ou EP n’est qu’une mise en forme des dialogues que je peux avoir avec Ludwig, mon double, mon jumeau, mon entier.

Maximilien : Pour ma part, j’ai l’impression que la musique est un peu plus agressive qu’avant, on a un côté punk plus prononcé ?

Alice : Tu vois ? quand je te dis que vous interprétez nos dialogues et notre vie à Ludwig et moi…il est fort possible que j’ai des discussions un peu houleuses avec lui, et que vous le ressentiez à travers ce que vous appelez « musique »

Maximilien : Cela dit  Pulp Me In  débute par une intro plutôt « electro », avant d’enchaîner sur de la guitare plus légère et des touches de synthé par-ci, par-là. Le mélange est éclectique au final. Qu’est-ce qui vous inspire ?

Alice : Tout est inspiration. Même l’infinitésimale essence de vie peut être inspirante, par son agressivité ou sa douceur, selon ce dont on parle.

Maximilien : Bon, je sais que ce n’est pas trop le moment, mais qu’est ce qu’on peut espérer d’un live de Stone of a bitch ? Vous avez une composition originale pour un ‘groupe’ rock. Vous êtes un duo sur scène comme lors des compositions ?

Alice : C’est à eux qu’il faudrait poser la question…ils nous représentent ici-bas. Ils font partie des rares à avoir conscience de notre présence. Si je me souviens bien, Chris est au chant/machines électro et Loïc à la guitare…

Maximilien : On ne parle pas que de musique sur Error404, alors j’aimerai bien connaître votre film préféré (ou le dernier qui vous a marqué récemment !)

Alice : On ne vient pas du même monde…Mais Chris te parlerait sûrement d’un Luc Besson (le 5ème élément) ou de la trilogie « Le seigneur des anneaux » ou bien encore de « La ligne verte »

Maximilien : Pareil pour une série télévisée maintenant ?

Alice : Même chose, si tu veux bien, je me permets de répondre pour elle : Game of Thrones (le Nord et le Sud tels l’ombre et la lumière qui s’affrontent, cela me rappelle vaguement quelque chose, pas toi ?)

Maximilien : Je crois que je vois ce que tu veux dire… 😉 Enfin, un jeu vidéo peut-être ?

Alice : Les Sims ? le principe étant d’imaginer l’apparence de plusieurs personnages, leur vie et de leur créer un univers…j’imagine qu’elle s’amuserait pas mal avec Ludwig et Alice… !

Maximilien : Merci beaucoup pour tes réponses !

Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 26/04/2020


On termine ce mois d’avril avec de merveilleuses sorties ensoleillées qui signent déjà l’arrivée de l’été avant l’heure.

 

– ALBUMS –

Max

Trivium – What The Dead Men Say

Je ne vais pas épiloguer là dessus, l’ami Gabriel le fait à merveille ici. L’album est excellent. Foncez ! Je vous mets le dernier clip de Bleed Into Me, avec un clip JV qui fit parfaitement avec notre  site ! 🙂

 The Used – Heartwork

On avait plus trop entendu parler de The Used ces dernières années, mais le groupe de punk américain a fait un retour fracassant ! Avec un album sorti ce vendredi, l’essai de 16 titres nous propose plein de morceaux avec la signature unique de The Used. Avec des featurings de Caleb Shomo (Beartooth), Jason Aalon Butler (Fever333) et Mark Hoppus/Travis Barker (Blink-182), les morceaux sont plutôt éclectiques.

Les morceaux n’ont fait que de sortir à la suite ces derniers jours. Au final, presque tout l’album était sorti avant le jour J, à défaut d’une chanson par jour… L’album n’était donc presque plus une surprise au final !

Le morceau d’ouverture de l’album, Paradise Lost, a poem by John Milton est un premier morceau efficace alternant entre parties limite screamées et balade… avant d’enchaîner sur l’ultra vénère Blow Me, Jason Aalon Butler oblige ! Globalement, The Lottery, l’autre featuring avec le chanteur de Beartooth se compose de la même façon : un début assez fort qui  finit par un passage final ultra hardcore chanté par l’invité. Les morceaux sont un peu inégaux et certains n’apportent pas grand chose, mais sur les 16 titres, une bonne partie est tout de même à conserver. En tout cas, c’est un joli retour que nous propose The Used.

Le groupe a été reprogrammé au Slam Dunk UK (où ils avaient été programmés, puis déprogrammés..). A voir si le Slam Dunk FR va les reprogrammer ou gardera While she Sleeps en headliner… Tant de mystères et si peu de réponses…

Dance Gavin Dance – Afterburner

En fait, comme pour The Used, le piège est que j’en ai parlé tellement sur les différents singles chaque semaine que je n’ai plus grand chose à ajouter désormais…

Le groupe qui avait prévu un passage à Paris le 26 mai (aux alentours du Slamdunk) a décalé son tour à un autre moment, sans donner plus de précisions. Peut-être qu’ils reproduiront le même schéma en tablant sur une date début septembre (si les concerts ont repris d’ici là…) Wait & See !

 

Koalavath

Seconds Late – Thanks.

Avec 8 singles qui sortent sur deux ans depuis 2018, l’album de Seconds Late voit enfin le jour. Merci bien. Vous l’aurez deviné, seulement 3 des chansons restaient à découvrir : « Down With My Excuses », « Same Old Stories » et « I Won’t Change ». L’atmosphère générale dégagée par l’album est très nostalgique et old-school, mais reste toutefois bien aérée. « Down With My Excuses » m’a beaucoup rappelé ce côté chaleureux et dansant de Every Avenue sur l’album « Picture Perfect ».

Au fur et à mesure que l’on avance dans l’album, on peut remarquer leur énergie se décliner sous différentes formes: que ce soit cette voix un peu country sur « Freak », des chansons plus posées comme « February », ou encore un côté plus emo pop sur « Never Will », on y retrouve aussi une grande influence à la Simple Plan sur « High » . Rien de mieux pour remplir vos moteurs avec une grande dose de bonne humeur!

Remerciez-moi avec quelques secondes de retard, je ne vous en voudrais pas.

Coup de cœur : « Same Old Stories », « February », « My Girl ».

 

City Mouth – Coping Machine

A présent, direction une ambiance un peu plus deep et tout en douceur avec l’album de City Mouth, « Coping Machine ». L’album démarre sur des harmonies avec claquement de doigt, nous plongeant (au sens littéral, puisque c’est « Sinking » qui lance les hostilités) d’ores et déjà dans un certain univers, qui s’imposera bien vite avec la grande présence de synthé ambiant qui rappellerait les vibes lo-fi 80s de The Band Camino.

« Sanity For Summer » changera vite la donne en vous préparant à sortir vos meilleurs pas sur la piste de danse, le long de scintillements et de guitare/basse très groovy. Le chant en écho nous donnerait presque l’impression d’être retourné en colonie de vacances! « Drifting Blue » est un gros coup de cœur. La composition menée par une trompette festive et un bridge plein de mélancolie, les harmonies avec la voix féminine de la batteuse, les voix en choir, et un synthé hypnotisant pour la fin, lançant une transition smooth avec le morceau suivant.

Je sais pas vous mais « (hearteyes) » risque de remettre les cœurs aux yeux au goût du jour en faisant ressortir le côté nostalgique des années 2013 à la The Summer Set. Le petit solo guitare jazzy est bien tasty! C’est de manière frappante avec la profonde « If You’re Not » que l’album se termine finalement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que City Mouth aura réussi sa mission à nous faire faire une écoute cathartique de chansons tristes qui se masquent derrière de joyeuses vibes. Un très bel album en perspective!

Coup de cœur : « Coping Machine », « Drifting Blue », « If You’re Not »

 

– CHANSONS –

Koalavath

Dear Youth – Dandelions

Avril touche à peine à sa fin que l’été paraît déjà nous faire de l’œil avec cette vague de nouveaux sons tous aussi pleins d’énergie les uns que les autres. On commence dans le vif du sujet avec Dear Youth qui nous viennent tout droit du Canada. Dès les premières secondes de la chanson, on part sur des riffs très entraîneurs d’un modern pop-punk qui rappelle beaucoup les groupes tels Neck Deep et Between You & Me, mais ils dosent à la fois à leur propre sauce afin de s’en démarquer.

Il faut dire qu’ils réussissent à le faire merveilleusement bien, de telle sorte à ce qu’on se laisse emporté du début à la fin dans un mood ensoleillé qui donne envie de sauter dans tous les sens. Croyez-moi que, même si les pissenlits sont impliqués dans l’histoire, même les allergiques au pollen les plus ardus sauront vaincre cette allergie le temps de la chanson. Le clip quant à lui est shooté en 8mm, ce qui nous transmettra dès le départ des vibes très nostalgiques et vintagey; des vibes dont le son en tire à la fois son inspiration mais s’en éloigne par la même occasion.

 

Dakota Rhodes – Wasting Time

Grosse surprise avec Dakota Rhodes cette semaine (auparavant connue sous le nom de Lauren Bonnell). En effet, c’est une artiste qui a commencé à faire parler d’elle au fil des années en se lançant dans les reprises sur Youtube. Jusque-là, elle avait surtout proposé des sons très doux, folk et country, tout à son honneur.

Alors, en lançant la chanson, je vous avoue que je ne m’attendais pas du tout à un titre aussi énergique qui dégage clairement des vibes pop-punk. Sa voix vient adoucir le tout en repassant par-dessus les riffs dégainés. De là en résulte un mélange équilibré qui créera sans aucun doute une certaine addiction . Voilà de quoi vous faire commencer la semaine prochaine avec la patate! Et promis, malgré son titre trompeur, ce ne sera pas une perte de temps d’aller l’écouter! 🙂

 

Knuckle Puck – RSVP

Je suis sûre que RSVP vous parlera… Oh c’mon, Répondez S’il Vous Plaît (littéralement). On a l’habitude de voir ce mot sur Bandsintown pour répondre présent aux concerts.  Et vous, allez-vous répondre à l’appel de retour du groupe? Pas de concerts de prévus pour Knuckle Puck non, mais un album à venir auquel vous pourrez répondre présent, oui! Ce dernier s’intitule « 20/20 » (oui, comme l’album de Anti-Flag) mais sa date reste encore à annoncer.

Suite à leur premier single de cette ère, « Tune You Out », en février dernier, le groupe revient avec cette nouvelle chanson qui démarre avec des riffs d’intro très catchy et  une forte présence de lignes de basse le long de la chanson. De manière générale, c’est un titre qui s’écoute très facilement et plus d’une fois!

Et j’aimerais en profiter également pour souligner le timecode 1:05-1:15 qui me rappelle familièrement le préchorus de « Hurry Up And Wait » de State Champs ; )

 

Point North – A Million Pieces

Aux grands maux, les grands moyens! La nouvelle chanson de Point North s’apprête à vous mettre en un million de morceaux en ressortant le piano. Au-delà de cet univers créé que l’on retrouve au sein de chacun de leurs artworks, musicalement, on a toujours cette présence d’un côté très ‘pop’, agencé soigneusement avec du rock, ainsi qu’un refrain accrocheur dont l’ascension des riffs, mêlée à la batterie imposante, porte avec elle une certaine présence d’espoir retrouvé.

Au niveau de la voix assez ‘rnb’, on a quelque chose de très clair qui peut rappeler Dayseeker, The Word Alive ou encore Thousand Below. Les paroles quant à elles sont très métaphoriques, intensifiant d’autant plus les images quant à l’écoute de « A Million Pieces ». ( cf : I never seem to know about the finer things / My mood is always changing with the autumn leaves / Hard to stay afloat in your violent seas / So pull me out don’t you let me drown).

La fin du morceau est très douce et fluide à l’oreille, terminant la chanson en beauté sur des notes de piano, comme à son ouverture.

 

Salem – Walk On Water

Début avril, nous avions appris la triste nouvelle de Mattéo, frontman de Novelists, qui annonce son départ du groupe. Dur d’en faire le deuil, je le conçois. D’autant plus que les auditions pour trouver un nouveau vocaliste pour le groupe sont déjà lancées. (RDV sur leur bio instagram pour plus de détails).  Mais, il faut se dire qu’une porte fermée nous amène toujours à de nouveaux horizons, apportant avec eux une touche de fraîcheur et de renouveau qui peut agréablement nous surprendre.

Si les paroles honnêtes de Mattéo ont toujours su toucher les cœurs de nombreux auditeurs, il nous montre avec son projet solo Salem que la poésie n’a aucune frontière, et n’hésite ainsi pas à l’exprimer sous toutes ses formes, en ne se limitant pas à une seule case. En effet, si vous aviez pris notice de ses précédentes chansons sur ce projet, on avait affaire à une atmosphère musicale un peu plus chill , exprimée en français.

Mais BAM! Que de surprises. On a avec « Walk On Water » une jolie balade en anglais, pleine de mélancolie. Cette dernière nous transporte le long d’un voyage aquatique plein d’émotions intenses, avec une honnêteté poétique qui n’en est que plus touchante, à tel point que l’on a nous-mêmes envie de plonger dans cette rivière formée par nos propres larmes.

 

Max

 In Hearts Wake – Son of a Witch

Bring me back down, bring me back down! Ce sublime clip animé nous partage le retour d’In Hearts Wake, avec un nouvel album intitulé KALIYUGA et prévu pour le 7 août 2020.

Ce nom d’album n’est pas anodin. Dans la cosmogonie hindoue, le Kaliyuga est la troisième période dans laquelle la civilisation humaine dégénère spirituellement (merci Wikipédia !)

Le breakdown est assez particulier sur ce morceau. Il est très lourd, et plus lent que le reste de la chanson, étonnament. Il y a même un peu de scratch derrière, rappelant ce qu’aurait pu faire ISSUES il y a encore quelques années.  Le morceau est vraiment sympa si vous aimez le metalcore avec du chant clair et du chant scream qui s’alternent en toute simplicité.

 

Evanescence – Wasted On You

The Confinement Clip. Dans la description de la vidéo il est précisé  « The video for “Wasted on You” was shot by each band member on their iPhones while currently in isolation, and directed by P.R. Brown in collaboration with the band through lots of Facetime. » (petite sponso Apple ?). Le morceau est assez lent, assez doux sur la première moitié puis ajoute un côté plus rock à l’ensemble sur la seconde partie.

Un air mélancolique, confinement oblige, le clip nous montre le quotidien de nos rockstars préférés, qui n’est finalement pas si différent du nôtre (à part peut être la douche habillé…). C’est une nouvelle fois l’occasion de rappeler que le monde entier est confiné, et que personne n’est épargné… Alors on prend son mal en patience, on écoute de la musique, et on attends des jours meilleurs prochainement !

On ne sait pas encore s’il s’agit du premier morceau du futur album ou bien un morceau de confinement sorti un peu comme cela… A voir pour la suite !

Toutes les stars anglaises ?  – Times Like These 

Non, le vrai confinement clip, c’est celui-ci. 5 Seconds Of Summer x Dave Grohl x Dermot Kennedy x Sean Paul x YUNGBLUD x ouais y’en a trop. Voici le top commentaire de la vidéo de David Little qui énumère chaque artiste et leur passage dans la vidéo :

Haillee Steinfeld – 0:02 Dua Lipa – 0:21 Anne-Marie – 0:37 Ellie Goulding, Taylor Hawkins (Foo Fighters) – 0:43 Simon Neil (Biffy Clyro) – 0:50 Ellie Goulding – 0:53 Biffy Clyro – 0:54 Jess Glynne – 0:57 Sam Fender, James Johnston (Biffy Clyro) – 1:02 Simon Neil – 1:07 Mabel – 1:09 Dan Smith (Bastille) – 1:14 YUNGBLUD, Dan Smith, Luke Hemmings (5 Seconds of Summer) – 1:19 Simon Neil – 1:25 James Johnston – 1:29 Ben Thatcher (Royal Blood) – 1:32 Rita Ora – 1:34 Mike Kerr (Royal Blood) – 1:44 Simon Neil – 1:49 Dermot Kennedy – 1:50 Taylor Hawkins, Ellie Goulding, James Johnston – 1:56 Sigrid – 1:58 Ellie Goulding – 2:02 Sigrid, Rag‘n’Bone Man, Grace Carter, Dan Smith, Ellie Goulding, Chris Wood (Bastille) – 2:03 Ellie Goulding, Dave Grohl (Foo Fighters) – 2:09 Dua Lipa, Dave Grohl, Grace Carter, Ben Johnston (Biffy Clyro) – 2:14 Rag’n’Bone Man – 2:21 Zara Larsson, YUNGBLUD – 2:26 AJ Tracey – 2:29 Sean Paul – 2:45 Celeste – 3:01 Paloma Faith – 3:07 Dan Smith, Luke Hemmings – 3:17 YUNGBLUD – 3:23 Rita Ora – 3:30 Paloma Faith – 3:32 Everyone – 3:33 Chris Martin (Coldplay) – 4:02
Les Enfoirés, made in UK, ça a quand même une autre gueule, non ?

 

Bonus : Cover

Le bonus cover de la semaine, c’est pour Machine Gun Kelly et sa reprise de Rihanna, demandée par Marilyn Manson himself !

Kronik : Trivium – What the Dead Men Say


Aaaaaah, vous avez donc réussi à braver le confinement et vous voici arrivés dans mon humble demeure. Il y a bien longtemps que je ne vous avais pas conviés pour parler musique il est vrai, mais quelle plus belle occasion que cette immobilisation forcée pour découvrir ensemble ce que l’année 2020 a à nous offrir de bon au milieu de tout ce chaos ? Vous l’avez compris, le vieux Kärscheras relance la machine à Kronik. Et pour bien redémarrer, en avant-première, nous allons parler d’une des sorties les plus attendues de cette année : What The Dead Men Say de Trivium.

Le quatuor floridien a su, au fil des ans, se tailler une place de choix dans le cœur de la communauté metal internationale. Il y a presque exactement deux ans et demi sortait leur précédent opus, The Sin and the Sentence. Avec cet album, Trivium affirmait une fois de plus la tendance globale qui régissait sa musique depuis quelques années, le metalcore des débuts se muant de plus en plus en le thrash mélodique caractéristique du groupe depuis plusieurs années. Car c’est bien là l’un des points forts de Trivium, sa capacité à se renouveler sans jamais se trahir, comme une déclinaison cachant toujours une nouvelle facette. Trivium surprend rarement, et pourtant chaque album reste parfaitement singulier et identifiable.

Après 20 ans de carrière certains pourraient prétendre que Trivium n’a plus rien à dire, ou que l’esprit du début a disparu, ou d’autres lieux communs dérivés du sempiternel « c’était mieux avant ». Mais les procès d’intention n’ont jamais été ma tasse de thé, et j’ai eu la chance de pouvoir découvrir cette sortie en avant-première. Alors poussez le volume à 11 et installez-vous bien au fond de votre siège, car je vous emmène aujourd’hui parler aux morts, et l’autopsie ne sera pas de tout repos.

       Tracklist :

  1. IX
  2. What the Dead Men Say
  3. Catastrophist
  4. Amongst the Shadows and the Stones
  5. Bleed Into Me
  6. The Defiant
  7. Sickness Unto You
  8. Scattering the Ashes
  9. Bending the Arc to Fear
  10. The Ones We Leave Behind

L’album s’ouvre sur une intro quasi-acoustique assez sombre. Le titre IX est évidemment une référence au fameux XIX de Slipknot (non) (genre vraiment pas). Le morceau se découpe en trois parties : une première assez douce et reverbérée, la seconde reprenant le thème de la première en dégainant les guitares saturées, et enfin la dernière plus groovy, juste avant d’attaquer en trombe le morceau éponyme de cet opus.

What the Dead Men say est un exemple typique du style des albums récents de Trivium. Des riffs assez lourds entrecoupés de refrains à peine plus mélodiques, mais sans jamais devenir lyriques. Ce morceau reste globalement très thrash et ne surprend pas beaucoup, bien situé dans la lignée du précédent album. On y retrouve cependant quelques belles utilisations de tremolo picking, notamment l’intro émulant une sirène. Trivium place le premier morceau de cet album dans la continuité de l’évolution récente de son style. Et pourtant, on pourrait difficilement être plus éloigné de la réalité.

Le premier single de cet album, Catastrophist, est un bond dans le temps instantané. Presque tout dans ce morceau, dans sa structure, son esprit, rappelle l’album Shogun. Le parallèle n’est pas évident à la première écoute, mais après s’en être bien imprégné on retrouve bien vite une vibe semblant tout droit sortie de Down From the Sky avec ce refrain en escalade changeant de tempo à chaque nouvel échelon avant d’arriver à l’explosion lyrique du refrain. Le parallèle se retrouve même dans les textes, les deux morceaux faisant office de critique sociétale.

Mais il ne s’agit pas d’une copie conforme pour autant, loin de là. Catastrophist est innovant dans son écriture, surtout sur les couplets dont la dynamique est plus large que Down From the Sky qui restait violent de bout en bout. Le refrain est la partie la plus semblable, mais celui de Catastrophist, servi par une montée en puissance plus progressive, est bien plus efficace à l’oreille, bien plus groovy. Le morceau dans son intégralité dégage une énergie incroyable, semblant ne jamais s’arrêter dans une escalade continue.

Et à ce stade vous avez probablement déjà saisi la dynamique globale de la suite. Cet album est un véritable retour aux sources pour Trivium. On y retrouve de nombreux emprunts à Shogun, un certain nombre de morceaux étant complètement ou partiellement dans le style de cette période. On a déjà cité Catastrophist, mais le titre suivant Amongst the Shadows and the Stones est aussi très inspiré du plus japonais des albums de Trivium jusque dans son solo en shred effréné si typique de cette période, croisant son style avec celui de The Crusade, ainsi que Sickness Unto You plus tard sur l’album.

Mais même si l’ombre de Shogun est bien présente, le parallèle n’est pas forcément évident, et peut-être passerez-vous à côté sans le sentir. En revanche, même en le voulant, vous n’échapperez pas à Ascendancy. L’album regorge de moments de pur metalcore des origines, l’auditeur a sans cesse l’impression de se retrouver perdu en 2005, comme sur le tube instantané qu’est The Defiant.

Cet ovni, complètement impensable en 2020 et pourtant bien présent, aurait très bien pu être un bonus track d’Ascendancy tellement tout est là. Le riff gras en quasi palm mute entrecoupé de bouts de phrases mélodiques harmonisées, Matt Heafy qui revient se casser la voix dans des aigus abandonnées depuis plusieurs albums, et le refrain, mais quel refrain ! Une montée épique en chant clair à l’image de tout le morceau, appuyée par une marche mid-tempo portée par la batterie.

The Defiant incarne à lui seul toute la démarche de l’album, un retour aux sources inespéré et jouissif. Trivium allie à la perfection nostalgie et nouveauté avec des riffs thrash plus récents et des éléments metalcore totalement désuets mais remis au goût du jour par un style de jeu moderne. Le tout est appuyé par une production incroyable faisant la part belle à la basse, bien plus marquée que dans la plupart des albums du genre.

L’ensemble forme des murs de sons massifs et portés par des mélodies donnant une sonorité épique à l’ensemble. Ce sentiment est renforcé par le fait que l’album ne respire jamais. Les morceaux sont complexes et enchaînent des breaks toujours plus inattendus, What the Dead Men Say n’échoue jamais à surprendre son auditeur, chaque morceau se dépliant en plusieurs parties bien distinctes, en conservant toujours son rythme effréné.

Mais ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit, What the Dead Men Say n’est pas un album tourné vers le passé. Les morceaux, bien que fortement inspirés par les précédents opus du groupe, parviennent à innover, et certains titres échappent même presque totalement à cette démarche de retour aux sources, apportant des sonorités jamais entendues chez Trivium. Je pense notamment à Bending the Arc to Fear situé quelque part aux alentours du death mélodique, croisant les influences, ou encore à Bleed Into Me. Cette « valse » est ce qui se rapproche le plus d’une power ballad dans tout l’album, bien que la comparaison soit hasardeuse. Cette piste au rythme plus lent que la plupart des autres de l’album reste pourtant entraînante grâce à son rythme ternaire et sa batterie réglée au millimètre et la mélodie est ici encore plus prépondérante que sur le reste de l’album pourtant déjà très axé sur ses refrains quasi-lyriques.

 

Le groupe reste parfaitement fidèle à lui-même, revenant sur ce qui a fait son succès et s’en servant comme d’un tremplin pour s’élever plus haut. Cet album emprunte beaucoup à ses prédécesseurs, mais le mélange produit par tous ces croisements d’influences finit par produire quelque chose de neuf, de jamais entendu avant. Le mixage est d’une qualité époustouflante, formant des murs de son et laissant parfois beaucoup de place à la basse, parti pris peu courant mais toujours agréable. Et bien évidemment les autres membres du groupe de sont pas en reste, la batterie produisant une impressionnante démonstration technique tout le long des morceaux, et les guitaristes explorant des sonorités du Trivium old school comme les solos en shred de Corey Beaulieu, complètement dans le style de ceux de Shogun.

Trivium revient au top de sa forme avec ce nouvel opus. What the Dead Men Say est un enchaînement de tubes instantanés comme on en voit rarement et se hisse instantanément au sommet de la carrière de la formation. Cette sortie saura toucher même les plus nostalgiques d’entre vous, un album presque épique tant il semble inarrêtable, ne reprenant presque jamais son souffle au milieu de ses riffs effrénés et de ses refrains lyriques incroyablement efficaces. Le résultat dépasse de loin toutes les attentes qu’on pouvait avoir à propos de cet album, et nul doute qu’il s’agit là d’une des meilleures sorties de 2020. Reste à le laisser mûrir pour déterminer si, oui ou non, nous avons affaire à un nouveau Shogun, mais cet opus reste sans conteste uniformément excellent.

Et quant à moi je vous laisse pour aujourd’hui et vous retrouve bientôt. En attendant restez chez vous, prenez soin de vos proches, et écoutez Trivium les enfants, parce que profiter des bonnes choses c’est important.

Crédits Photographie : Trivium/ RoadRunner Records /// Illustration : Ashley Heafy & Micah Ulrich

 

Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 19/04/2020


Les jours sont toujours plus ensoleillés, à l’image des sons qui nous arrivent par milliers! 

– ALBUMS –

Koalavath

Inertia – Connexion

L’EP démarre sur « Running on Empty » et nous tire déjà à lui dès le départ, en rappelant fortement l’introduction de « Crooked Path » (Polaris), et s’accompagne dans le vif du sujet avec des passages guitare à la « Masochist » (Polaris). Tandis que ces brefs éléments suffisent déjà à créer une certaine hype autour, les influences se dissipent bien assez vite, laissant place à l’essence pure de Inertia. Un condensé d’énergie, mêlant une voix R&B à de puissants screams de Julian Latouche. Petit plus pour l’instant toux en guise de transition qui s’insère si bien et ne fait pas obstacle à la fluidité de la chanson.

L’atmosphère intrigante continue son chemin de bonhomme avec « Heavy Eyes » où chaque fois retentissement à la batterie de Jay Cusack arrive comme un poids qui alourdit nos cœurs mais s’en retrouve allégé par les cleans prenants de la voix. « Reminisce » est une chanson de rupture des plus touchantes, en collaboration avec la douce voix pleine d’émotions de Liz Blanco du groupe The Beautiful Monument, et qui mêle si bien les émotions à une touche de heaviness. (Fun Fact, suite à la recommandation d’un ami, j’étais justement devenue addicte de ce groupe avec la chanson « Perceptions » que j’ai absolument saigné, et voilà maintenant que Inertia annoncent une chanson en collaboration avec! Mon cœur ne pouvait qu’en être ravi!)

« Savoir (To Know) » était le premier single sorti de cet EP depuis 2019. De tous les morceaux, je trouve qu’il fait office d’un parfait équilibre pour donner un aperçu de l’étendue de la musique de Inertia: on écoute une histoire avec de nombreuses mises en suspensions et retombées, avec des passages posés où l’on sent néanmoins un semblant d’orage qui se déverse,… Tout ça si bien rassemblé en un seul morceau. « Disguise » doit être une des chansons qui m’a le plus frappée. Très doux et posé, les paroles sont toutefois tranchantes. Le refrain est très addictif, et le solo guitare de Jesse Radloff nous laisse bouche bée.

On termine avec « The Disease » où on peut sentir de fortes influences des excellents Architects. Avant la sortie de l’EP, le groupe a teasé en disant ce que l’on penserait d’un « The Design » 2.0 (une chanson qui envoie du lourd, jugez-en par vous-mêmes). Eh bien, ils n’ont pas menti. Alors même que la chanson venait de commencer, c’est parti en mosh sale en solo dans ma chambre et même mon bonnet s’était envolé. C’est vous dire à quel point il faut avoir la ceinture attachée! Il y a de gros breakdowns, et des violentes guitares qui se déchaînent. On peut également souligner le petit clin d’œil « Is this a part of your DESIGN? » dans les paroles! A croire qu’ils n’ont rien laissé au hasard. Clôturer l’EP avec « The Disease » c’est le meilleur moyen de marquer l’auditeur qui va en vouloir plus, telle une épidémie se répandant dans son âme.

Chaque chanson est superbement composée à sa manière avec des petits éléments insérés intelligemment qui les distinguent les unes des autres.  Ce que je trouve génial, c’est que l’on peut sentir leurs influences et en même temps, on ne les sent que le temps de quelques secondes, tant ils remodèlent vraiment à la manière Inertia et ne se contentent pas de faire un vulgaire copier-coller. La scène australienne a de réelles perles et c’est sans aucun doute qu’ils rejoindront vite les plus grands au vu de la qualité qu’ils fournissent. Retenez bien le nom Inertia. C’est déjà à mes yeux un des meilleurs EP sortis en 2020, DE LOIN.

 

Maximilien

 Enter Shikari – Nothing is True & Everything Is Possible

J’aurai pu faire un article complet sur cet album, mais je vais l’intégrer ici directement et essayer de synthétiser au mieux :-). Enter Shikari, c’est un groupe anglais qui a inventé son propre genre, l’electronicore. Mêlant metal et electro à leurs débuts, le groupe n’a cessé d’essayer de créer de nouvelles sonorités en repoussant les limites de leurs instruments. Il n’était pas rare de voir débarquer Rou (chant) sur scène avec tantôt une trompette, tantôt un piano à queues ou un synthé electronique, ou bien encore le Retron 5000, une sorte de synthéthiseur stellaire créé par le groupe.

En live, c’est clairement mon groupe préféré (en album aussi, okay).  Si leur précédent album « The Spark » s’essayait à quelque chose de plus doux et plus accessible que leurs précédents albums, Enter Shikari semble décider à pousser le bouchon toujours plus loin. Si l’on perd le côté metal qui était là auparavant, on perd également l’accessibilité de The Spark sur ce dernier opus. Retour aux sources, cet album est un véritable laboratoire musical ambulant. EDM hyperactif sur T.I.N.A., ambiance jazzy sur Waltzing Off The Face of The Earth (I. Crescendo), rock sur {The Dreamer’s Hotel}, morceau symphonique réalisé par l’orchestre de Prague sur Elegy For Extinction.

Cet album de 15 titres est d’une complexitude sans précédent avec tous les genres représentés. Le mélange est absolument déroutant, explosif et sans faux pas. Le groupe a fait ce qu’il sait faire au mieux depuis le début : n’importe quoi. C’est en mélangeant tous les genres, tous les instruments et tous les styles qu’on obtient le style unique d’Enter Shikari. Il n’y a plus qu’une chose à faire : écouter cet album en boucle en attendant de découvrir comment cette pure folie sera transcrite en live. Il y a fort à parier qu’il sera mêlé à des albums plus vieux comme A Flash Flood Of Colour, qui serait quelque part l’album qui s’y rapprocherait le plus. Vieux morceaux metal mêlé à l’absurdité et l’electro cinglant de ce nouvel album. Nous ne sommes pas prêts pour ces nouveaux lives.

Le groupe a malheureusement annulé son concert privé prévu la veille de la sortie de l’album (et sans report…) hier compte tenu des circonstances. La tournée européenne a été annoncée pour octobre/novembre, mais sans passages en France malheureusement. Pour ma part, Rdv à Londres le 14 novembre (si les astres sont bien alignés et que toute cette merde sera terminée !). Dans une salle aussi mythique d’Alexandre Palace (où le groupe a déjà enregistré plusieurs DVD/albums live), il va sans dire que le concert sera dantesque.

Mes préférés : T.I.N.A., Modern Living…, Apocaholics anonymous… Non, en fait, je vais plutôt dire que The King est un peu en déça du reste de l’album pour moi. Le tout est si différent qu’il est impossible de vraiment choisir.

 

– CHANSONS –

Koalavath : Hey! Je m’excuse de mon absence dans le récap de la semaine dernière que le collège Max a dû prendre en solo du coup. Disons que la vie était plutôt chargée avec les deadlines et compagnie, mais je compte mettre à jour le AFLC de la semaine dernière dans les jours à venir! 🙂

 

Yours Truly – Composure

La chanteuse Mikaila Delgado explique que la chanson « Composure » parle de la capacité à garder son calme qu’il faut trouver malgré la difficulté de la situation lorsqu’une relation prend fin. En l’occurrence, la chanson a été écrite à une période où elle avait besoin de réaffirmer sa propre valeur au lieu de rester là à attendre misérablement une quelconque acceptation.

Ce qu’on aime bien avec Yours Truly c’est justement cet aspect optimiste, ce regard positif vis-à-vis des situations qui ne s’y prêtent pas forcément. Et on le ressent au travers de leur musique qui donne toujours un sourire à son écoute, notamment grâce à ce rassemblement de positive vibes musicales qui nous tirent vers le haut. Par ailleurs, ils ont voulu proposer quelque chose de fait-main pour cette nouvelle ère, et on ne peut qu’apprécier leur effort avec la broderie animée dans le clip, qui peut nous faire penser à Kirby au fil de l’aventure!

 

High Wire – Redcard

Trois ans après la sortie de leur EP « Different Places », le groupe High Wire en provenance d’Illinois s’est fait assez discret en matière de sortie musicale, mais n’ont toutefois pas arrêté de travailler sur de nouveaux sons avec acharnement. Et on peut dire que cela a porté ses fruits! Entre temps, ils ont signé chez Adventure Cat Records et ont également sorti une toute nouvelle chanson cette semaine intitulée « Redcard ».

Si vous voulez mon avis, vous devriez y jeter une oreille si vous souhaitez éviter à tout prix le carton rouge hein. L’énergie prenante de cette dernière transmise par les motifs guitare qui passent en boucle, en addition avec une voix encore plus fluide et posée qu’avant, se combinent bien vite pour en créer une addiction à la chanson. On peut par ailleurs noter une bien meilleure qualité quant à la production de la chanson, rendant l’écoute encore plus appréciable.

 

Neck Deep – When You Know

« It feels so good when you know… » when you know que Neck Deep sortent un morceau qui a su capturer l’essence du soleil très présent dehors ces derniers temps. Le côté très catchy et uplifting de la chanson pourrait facilement rappeler les vibes de leur titre « Motion Sickness », et plus généralement de leur dernier album « The Peace And The Panic ». Peut-être que l’on est toujours aussi confinés à l’heure actuelle, mais le titre que Neck Deep nous propose est rafraîchissant et plein de bonne humeur.

Côté clip, on va, comme pour de nombreux groupes (problèmes techniques obligent), avoir une petite compilation de vidéos de fans, tous aussi créatifs les uns que les autres. Typiquement le genre de vidéo qui créé une connexion dès le début car il y a un certain sentiment communautaire de gens partageant une même passion. Et en prime, on a aussi l’apparition de membres d’autres groupes qui devraient vous être familiers. Saurez-vous tous les repérer? 😉

 

Story Untold – locked down

On part se perdre dans la folie de Story Untold pendant ce lockdown avec leur titre « locked down » . On se retrouve servis avec des riffs qui plongent dans une atmosphère rock assez dark qui s’accompagne d’un electro assez présent et de batterie trap. Le mélange peut paraître déconcertant à première vue, mais plus on l’écoute et plus on apprend à l’apprécier.  La fin de la musique est brutale et nous donnerait presque l’impression que notre âme se fait aspirer.

Au niveau du clip, on se doute que la quarantaine ne facilite pas les choses, et par conséquent, les Canadiens ont concocté un clip qui se présente sous le format d’un appel Skype, avec un patchwork de vidéos assez représentatif de notre vie pendant cette période d’isolation qui s’entrelacent avec des plans fixes où ils jouent leurs instruments.

 

Hot Milk – wide awake (in awful ever after)

Ce n’est pas tant une nouvelle chanson et elle devrait parler à la plupart d’entre vous. Hot Milk que l’on a dernièrement vu aux côtés de The Band Camino en février, a décidé de sortir une douce version réimaginée de « Wide Awake ». Leur version réimaginée sort décidément de la musique très uplifting, ambiance fête et autotune, de laquelle ils nous ont habitué. En effet, on aura à la place droit à un déversé d’émotions de la part du duo de voix au fur et à mesure des notes pianotées, renvoyant une certaine pureté qui touche le cœur.

 

Dead Lakes – Paradise

Récemment signés chez Sharptone Records, la qualité est au rendez-vous avec Dead Lakes qui annoncent également leur EP « New Language » à venir le 1er mai prochain. Le vocaliste Sumner Peterson nous transporte dans son paradis avec une voix claire au côté R&B sur un soundtrack catchy et plein d’énergie, qui serait susceptible de plaire notamment aux fans de l’ère « amo » de BMTH.

 

Holding Absence – Birdcage

On vous parlait de sons assez ensoleillés en guise d’introduction. Et, il faut dire que Holding Absence nous apportent quelque chose de plutôt rafraichissant et différents ce mois-ci. Avec « Gravity » ou la quasi-totalité de leurs chansons, on a l’habitude de chansons dotée d’une profonde poésie qui nous transpercent jusqu’aux tripes, avec une grosse dose de mélancolie. Toutefois, bien que « Birdcage » garde cet amas de profondeur dans laquelle on se retrouve presque piégés (comme le cœur dans la cage d’oiseaux), on peut sentir un renouvellement dans la manière dont ils transmettent l’essence de la chanson au travers de quelque chose d’entraînant avec un puissant impact sur le moral.

 

The Escape Artist – Eclipse

Quatre minutes. Quatre minutes intenses qui nous submergent de fortes émotions dans avec un univers ambiant et poétique. J’aimerais tant en dire là-dessus et pourtant les mots me sont comme arrachés. Le morceau est si beau et si puissant qu’il laisse tout simplement sans voix. On peut dire que « The ESCAPE Artist » n’ont pas dérobé leur nom puisque leur musique arrive exactement comme une bouffée d’air, comme un échappatoire, au sens littéral. Fans de Holding Absence qui traîniez dans le coin, ce morceau est très susceptible de vous plaire alors accrochez bien vos ceintures.

 

Static Dress – safeword

Static Dress, aka ce groupe prometteur aux sons qui se démarquent, qui devait par ailleurs tourner avec Holding Absence en ce début avril (rip), nous offrent cette semaine un nouveau son. Toujours plus narratif, la composition progressive nous donne l’impression de suivre le parcours d’un personnage, comme dirait Ollie Appleyard, qui « se torture jusqu’à arriver à un point de rupture psychologique » au fur et à mesure que la chanson se déroule.

On commence dès le début sur les chapeaux de roue avec une lancée très vive qui n’est pas sans rappeler les musiques de jeux-vidéos (style Sonic Adventure DX) où les niveaux sont chronométrés et qu’il faut finir la course le plus vite possible. Cela va de suite créer une atmosphère tendue, comme si notre vie courait sur un fil. L’état va de plus en plus se détériorer et notamment avec les screams de plus en plus prépondérants le long d’une structure qui devient de plus en plus chaotique avec les guitares qui se déchaînent. Un chaos ma foi bien réussi, et qui va même jusqu’aux dernières notes qui nous laissent dubitatifs.

 

Nora Lake – Set Fire

Avant de passer la relève à Max, on finit sur un peu de bourrin avec un groupe de la scène locale que l’on a pu voir à la deuxième DIZORDERLY Party organisée par nos amis Dizorder, début février 2020. Pour les avoir vus en live, on peut vous certifier à 100% que l’énergie de leur prestation fait tomber des mâchoires. Alors que Nora Lake incarnent cette notion aquatique par leur nom (lac), cela est pourtant loin de les empêcher de mettre le feu, comme ils nous le prouvent d’ailleurs avec leur nouveau son, « Set Fire ».

J’ai particulièrement apprécié le moment où la partie symphonique atteint son apogée vers 1:44, laissant place à des screams de qualité et par la suite suivi d’un merveilleux breakdown sur lequel on peut déjà imaginer un wall of death s’ouvrir.  Psst, la pluie de bonnes nouvelles n’en finit pas, puisqu’ils nous lâchent par la même occasion que leur EP « DESPISE » arrive le 29 avril, pour notre plus grand bonheur!

 

Maximilien

From Ashes To New – Panic

Le statement au début de la vidéo explique bien la situation. Si la chanson avait été écrite en 2019, la réalisation du clip aurait du avoir lieu au début du confinement et de la pandémie mondiale. La chanson tombe donc au moment le plus (in)approprié. Si le clip est plutôt simple dans un bureau (et entrecoupé d’images liées à la pandémie du coup). Le titre parle d’angoisse et d’anxiété sociale générale, sur fond de rock 2000’s.  Les riffs et le mastering sonne comme les premiers albums de Papa Roach. Tout est très lourd, et FATN nous signe un magnifique retour avec ce titre.

Pas de Panic, on vous retrouve en live dès que la panique générale se calmera !

 

A Day To Remember – Mindreader

On a une private joke avec un pote qui n’aimait pas le « metal » avant mais qui aimait A Day To Remember. On disait toujours que les concerts d’ADTR, c’était très « calme » de façon cynique. Pour le coup, cette chanson d’ADTR est un vent de fraicheur et de douceur. Balade rock, on est bien loin du précédent single Resentment! Pas d’eye of the tiger ici, mais une chanson qui s’écoute très bien et qui aura totalement sa place lors d’un concert quand il sera l’heure de calmer un peu la donne et se reposer de nos nombreux circle pits ! Encore une belle réussite de la part d’ADTR !

Asking Alexandria – Down To Hell

Si je ne devais retenir qu’un seul single cette semaine, je pense que ce serait celui-ci. Le clip graphique est sublime, et la musique qui l’accompagne met en avant une nouvelle fois la magnifique voix de Danny Worsnop. L’époque metalcore violent d’Asking est désormais révolue, mais est-ce vraiment un mal ? Tout comme Bring Me The Horizon, leur nouveau genre leur va à merveille depuis le précédent album, et ce morceau ne viendra clairement pas nous le faire démentir.

The Used – Cathedral Bell / Obvious Blasé

Est-ce vraiment le punk de The Used qu’on connait ? Y’a t-il un second groupe qui s’appelle The Used ? Bruit de porte qui s’ouvre, petites cloches (vu le titre…), harpes… Ce morceau n’a absolument rien en commun avec ce qu’on connait de The Used, si ce n’est la voix de Bert au chant.

Le morceau, tiré de leur futur album Heartwork prévu pour le 24 avril (grosse semaine, il y a aussi Trivium dont l’ami Karscheras vous parlera cette semaine plus en détail !), ne ressemble pas aux précédents singles déjà déboilés comme Blow Me qui était du The Used pur jus ou Paradise Lost, un morceau complet aux odeurs éclectiques, puisant dans différents registres ! Ce troisième morceau ouvre à nouveau complètement les valves sur le futur de The Used ? Va t-on avoir le droit à un changement de style radical ? Vivement la semaine prochaine !

EDIT : J’écrivais tranquillement l’article samedi lorsque j’ai découvert qu’une autre vidéo était dispo Obvious Blasé, en featuring avec l’excellent batteur de Blink-182, Travis Barker !

Protest The Hero – The Canary

Bon, c’est la semaine du changement. Le célèbre groupe de mathcore Protest The Hero est de retour, 4 ans après Pacific Myth. Je ne connais pas énormément le groupe, et j’en étais un peu resté à la période « Bloodmeat » de 2008 qui était plus brute. La guitare complexe et le chant aïgu façon James LaBrie s’approche presque d’un Dream Theater ! Jetez-y donc une oreille, je serai curieux d’avoir votre avis là dessus ! En tout cas, pour moi, c’est un grand oui !

PassCode – Starry Sky

Attention, j’ai bien écrit le titre dans le bon ordre. Il n’est pas question ici des artistes français StarrySky, mais bien du groupe japonais d’idols-electronicore PassCode. A cheval entre un BABYMETAL et un Crossfaith, le groupe propose un morceau 100% pur PassCode. Intro au piano, electronique hardcore, scream énorme et voix d’idol japonaise vocodée. C’est clairement un genre qui ne plaira pas à tout le monde, mais personnellement (et vous commencez à connaître mes goûts sur le mélange metal/electro…), je trouve ça absolument génial !

Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 12/04/2020


Hello à tous en ce dimanche ! J’espère que vous étiez parmi nous hier pour le 404 Fest ! Nous étions plus de 10.000 au total à être passé sur ce live de 6h, c’est complètement n’importe quoi ! On a eu du monde venu des US, des dons pour les groupes de plein de pays différents, mais WOW ! Encore merci à tous les fidèles qui suivent le site depuis le début ! On a atteint hier un nouveau palier et je pense que c’était clairement le début de quelque chose ! Du coup, préparation d’un event comme ça en à peine deux semaines, j’ai du stopper l’écriture d’articles et shorter au minimum ma présence la semaine dernière sur AFLC (merci à l’acolyte Koalavath d’avoir pris le relai comme il faut !)

Je vais donc reprendre les sorties de ces dernières semaines dont je voulais parler pour ma part ! 😀

– Albums –

– Igorrr – Spirituality and Distortion –

Le metal-electro-classique-baroque-wtf d’Igorrr frappe une nouvelle fois. Après l’excellent Savage Sinusoid, l’artiste revient pour un florilège de morceaux improbables… Vous pourrez donc retrouvez sur cet album des titres comme Camel Dancefloor ou Downgrade Desert (avec des vibes orientales), Kung-Fu Chèvre, Himalaya Massive Ritual, et même la participation de Cannibal Corpse sur Parpaing (peut être le titre le moins réussi de l’album cela dit). Les musiques s’enchaînent sans se ressembler, et on est parfois là à se demander ce qu’on est en train d’écouter. C’est le but recherché par l’artiste à chaque fois, et c’est une véritable réussite. Les artworks de l’album (ou bien même du vinyle !) réalisés par Førtifem sont superbes et l’ensemble est tout à fait cohérent dans son incohérence. C’est encore du grand Igorrr que nous avons ici. On aurait du le retrouver sur scène en avril, mais comme il est coutume en ce moment, rdv un peu plus tard !

– Steve Aoki – Neon Future IV –

Si Steve Aoki est un excellent DJ qui n’hésite pas à mêler des artistes rock à ces projets, le DJ américano-japonais ne se foule clairement pas sur les noms de ces albums. Après trois Neon Future, le quatrième opus de Neon Future est sorti ce vendredi. Le concept reste identique : s’associer à un artiste différent pour proposer des choses toujours différentes, tout en gardant une cohérence EDM dont seul lui a le secret. Vous n’aimerez peut être pas tous les morceaux, mais on ne peut saluer le travail de Steve Aoki une nouvelle fois. Qui d’autre peut se vanter d’avoir collaborer sur un même album avec Mike Shinoda, Zooey Deschanel (???), Sting, les Backstreet Boys, Will.i.am, Bass Jackers et une trentaine d’autres artistes. En plus de cela, l’album est composé de 27 titres, autant vous dire que Steve Aoki n’est clairement pas là pour se moquer de vous si vous acheter son album. Je ne suis pas énormément calé en electro je dois l’avouer, même si c’est un genre que j’apprécie beaucoup. Ce qui est certain, c’est que Steve Aoki délivre des travaux de qualité et Neon Future IV ne fait pas exception à la règle. Il y a tellement de titres que je ne sais pas lequel vous mettre ci-dessous… On va rester sur la fibre rock d’Error404 avec le titre de Mike Shinoda/Lights !

The Birthday Massacre – Diamonds –

Chibi et sa bande de The Birthday Massacre n’est pas franchement dans l’innovation… mais pourra t-on leur reprocher ? 3 ans après Under Your Spell, The Birthday Massacre nous livre un 12ème album (!!) toujours dans cette même vibe : un rock electro onirique et féérique. Le genre se reconnaît parmi tous, et c’est le seul groupe à ce jour à opérer sur ce genre là. La musique de The Birthday Massacre est difficilement descriptible puisqu’il s’agit de rock et de synthétiseurs… On entend ces combinaisons dans de nombreux groupes, mais dans le cas de The Birthday Massacre, la voix de Chibi et le synthé est toujours placé de sorte à donner un côté « magique » voir « féérique » à la musique. Je pense que le mieux est de vous laisser

Si le groupe est ultra actif au niveau des albums, on ne peut pas en dire autant pour leurs passages en Europe, et plus particulièrement en France… Un jour peut-être…

Allez, quoi de mieux qu’Enter pour entrer et découvrir l’univers du groupe ?

– Chansons –

– Bury Tomorrow – Better Below –

Après The Grey, Cannibal (excellent!) et , c’est le 4ème single du groupe qui est disponible aujourd’hui. Better Below est probablement l’un des meilleurs morceaux de l’album à ce jour. Il tente de faire un pied de nez au titre éponyme de l’album repoussé à début juillet avec des passages chantés somptuex et des screams en début de chanson qui nous rappelle la violence du groupe. Clairement, Bury est le groupe parfait quand vous avez besoin de vous défouler. Au final, on a déjà 4 titres de connu sur le prochain album… En même temps, il aurait du sortir vendredi dernier s’il n’avait pas été repoussé à cause du covid… Mince !

-Billy Talent – I Beg To Differ –

Le punk-rock de Billy Talent est de retour ! Après un premier titre sous la forme d’une ballade, ce titre engage un peu la même route… A mi chemin entre la ballade et le titre punk, la voix iconique de Benjamin Kowalewicz brille une nouvelle fois. En description du titre, le groupe a ajouté les numéros de téléphone pour SOS Suicide dans tous les pays. En soutien aux dépressions mentales, il est toujours important de rappeler que nous ne sommes jamais seuls et parler ça fait toujours du bien ! D’ailleurs, on vous remet le numéro français ici-même : 0145394000

Toujours pas d’infos sur la sortie d’un album en tout cas… On imagine que le groupe a changé sa com’ en cours de route au vu de la situation. Le groupe a été reprogrammé sur les nouvelles dates du Slam Dunk anglais, donc on devrait pouvoir en profiter en septembre, si tout va bien !

– Crossfaith – Digital Parasite –

Les japonais electronicore de Crossfaith balance un second son pour marquer définitivement leur nouvelle ère : Digital Parasite. Vous pouvez retrouver plus d’informations sur notre interview disponible ici réalisé lors de leur passage à Paris en février ! Dans ce nouveau titre, Kenta (chant) va aller s’essayer sur le terrain du rap… Il faut dire qu’il nous cite régulièrement dans ses influences en interview des rappeurs, et le prochain featuring du groupe se fera avec un rappeur japonais répondant au nom de Jin Dogg… Cela fonctionne plutôt bien ! Le morceau est, comme à leur habitude, une bombe d’énergie avec des énormes screams et du chant qui part dans tous les sens !

Un EP, « Species » est prévu pour le 22 mai et comportant 5 titres, on a hâte de voir ! Pour le moment, on voit la différence visuelle, mais pas tant que ça la différence musicale… On verra bien ! Parait-il en plus qu’il y aurait sur cette EP l’une des plus belles balades qu’ils n’ont jamais composés… J’attends de voir ça, avec curiosité !

Mention spéciale à leurs visuels vibes ’90 qui continuent de persister… Je ne sais pas pour vous, mais personnellement (et en tant que grand fan du groupe), je n’accroche pas franchement à leur nouvelle identité graphique ! Dommage !

– Enter Shikari – The Great Unknown –

Crossfaith et Enter Shikari qui sortent tous les deux un titre la même semaine ? Mes deux groupes préférés la même semaine ? Ô Joie ! Si j’ai déjà pris un peu d’avance puisque j’ai eu l’occasion d’écouter l’album entier il y a déjà un bon mois lors de mon interview avec Rob Rolfe (ça arrive avec la sortie de leur album ;)), mais c’est la sortie aujourd’hui du premier titre de ce sublime album dont j’ai hâte de vous parler ! Avec T.I.N.A. il fait parti des morceaux les plus energétiques. Si les screams de Rou (chant) ont disparu, et la partie metal semble disparaître, l’electro reprend de plus belle avec quelques passages bien rapide ! Au final, on a un parfait mélange entre les anciens albums d’Enter Shikari, plus « brut » et le dernier « The Spark » qui était un peu plus accessible et « pop ». J’ai hâte de voir les avis de tout le monde au sujet de cet album, mais pour ma part, il est franchement excellent !  Rdv le 17 pour la sortie de l’album !

En attendant, voici la belle intro aux envolées aïgues dont seul Rou Reynolds a le secret !

 

– Dance Gavin Dance – Lyrics Lie –

Notre groupe de mathcore préféré Dance Gavin Dance nous offre aujourd’hui le titre Lyrics Lie, troisième single de leur prochain album, Afterburner, prévu pour le 24 avril ! Le clip représente les covers de leurs albums toujours très recherchées et inspirées, fourmillant de détails !

 

Bonus : La Casa de Papel, ça a repris, et Dizorder nous régale avec l’opening de la série, version metal !

 

Que faire après le Fest 404 ?


Bonjour à tous !

Déjà une semaine que notre superbe festival est terminé ! Encore merci à tous pour être venu !

On avait commencé à référencer les livestream ici-même au début du confinement, mais il y en a tellement eu ces derniers jours qu’il a été impossible de suivre !

On a repéré quelques « gros festivals » à venir qu’on voulait vous partager !

Ce week-end : DIYIsolation, géré par le magazine DIY !Retrouvez des groupes de 14h à 22h du vendredi 10 au dimanche 12 avril ! En tête d’affiche vous aurez chaque jour, Anna de Metronomy, Pale Waves, avant de clôturer le dimanche soir avec une histoire d’horreur contée par Creeper…

https://diymag.com/2020/04/07/diysolation-festival-2020-pale-waves-sports-team-marika-hackman

Le 18 avril, Lady Gaga organisera un événement live pour la charité de grande envergure. Global Citizen et elle organisent le « One World Together At Home ». Des invités de prestige défileront pendant toute la soirée : Billie Eilish, Billie Joe Armstrong, Paul Mc Cartney, Stevie Wonder, Chris Matin, Elton John et bien bien d’autres ! La soirée s’annonce mémorable, surtout qu’elle sera présenté par les présentateurs les plus célèbres de la planète : Jimmy Fallon x Jimmy Kimmel x Stephen Colbert !

globalcitizen.org/Togetherathome

Enfin, le week end encore après, le 25 avril, retrouvez le Block By Blockwest… Un festival virtuel qui aura lieu dans Minecraft… Dans lequel on pourra retrouver Fever333 !

https://blockbyblockwest.com/

Prog : PUSSY RIOT – NOTHING NOWHERE – HUNNY – FEVER 333 – OLIVER FRANCIS – CITIZEN – BILLY LEMOS – COWGIRL GLUE – THE WRECKS – COURIER CLUB – PHIL GOOD – DANA DENTATA – ARGONAUT & WASP – MAGDELNA BAY – THE POLAR BOYS – MOOD KILLER –
DEAL CASINO – KAONASHI – HEART ATTACK MAN – LOS SHADOWS –
DANGERBOY – CANNIBAL KIDS – RUBBER – SKIN MAG

On ne sait pas trop à quoi s’attendre pour l’instant, alors rejoignez le Discord et suivez l’actualité de l’évent !

 

Bonus : Avec les regrettés festivals d’été annulés, le Download a prévu de faire un week-end de live sur son site web du 12 au 14 juin. On a encore un peu de temps mais compte tenu du nom derrière tout cela, on peut d’ores et déjà assurer que le show sera au rendez-vous !

Downloaders, get ready for Download TV. A 3 day virtual festival coming at you live via the Download social channels…

Publiée par Download Festival sur Jeudi 9 avril 2020

LIVE REPORT : Samantha Fish @ La Cigale – 10/03/2020

SAMANTHA FISH

Samantha Fish LaCigale 10Mars2020 @Kikevist_Thierry

LE BLUES A LA CIGALE !

 

Le 10 mars 2020 restera une date importante pour tous ceux qui ont eu la chance d’aller voir Samantha Fish à la cigale. C’est avec une certaine appréhension que je me rends au 120 Boulevard Marguerite de Rochechouart ce soir là. Non pas la peur de cette saloperie de virus, mais bien le commencement des restrictions qui planent au dessus de nos têtes. Nous savons tous que ce concert sera très certainement notre dernier live avant bien longtemps……..

Ouf, première bonne nouvelle, le concert va bien avoir lieu ! La salle ne sera pas comble certainement par la crainte légitime de certains qui ont préféré ne pas prendre de risque. La Cigale sera toute de même bien remplie à environ 70-80 % de sa capacité pour écouter du blues.

 

Felix Rabin: un vrai talent

Felix Rabin LaCigale 1O mars 2020 @Kikevist_Thierry

Autre excellente nouvelle, le choix de la première partie: une vraie découverte !! Ce jeune artiste français qui chante en anglais était en pleine tournée Européenne, mais il est venu rejoindre cette scène de La Cigale pour nous ouvrir l’appétit avant que Samantha n’arrive sur scène.

On ne peut pas rester insensible à cette prestation. Il y a des musiciens qui font de la musique et d’autres qui sont nés avec la musique. Felix doit être né avec une guitare dans les mains dans la lignée d’un Paul Personne ou plus proche de nous d’une Laura Cox.

Sa Fender l’accompagne à travers des titres de blues magistralement interprétés. Le set est bien trop court à mon gout. Felix nous a convaincus. Il faudra absolument retourner le voir. Le blues n’est pas mort en France. C’est une excellente nouvelle !!

 

Samantha Fish time

Samantha Fish LaCigale 10Mars2020 @Kikevist_Thierry
Petite présentation avant le live

Samantha Fish est une Artiste complète américaine du Missouri, qui suit des influences très rock / folk / blues. Auteur compositeur, chanteuse, grande guitariste, c’est avec son album Runaway sortie en 2011 qu’elle va se dévoiler en solo avec le Blues Music Award du meilleur nouvel artiste de blues en 2012. C’est donc pratiquement 10 ans après son premier opus en 2009 qu’elle vient ce soir nous parler musique avec son dernier album sorti en septembre 2019 Kill Or Be Kind.

 

Place au live

Petite mise en place des musiciens sous une lumière très tamisée pour venir tranquillement nous proposer un premier titre avant que Samantha ne se présente à nous. On peut déjà dire que le niveau des musiciens qui vont l’accompagner ce soir sera très bon. Je vous assure, la suite ne fera que confirmer cette première impression. Samantha sera donc en bonne compagnie ce soir avec Chris Alexander à la basse, Scott Graves à la batterie,  Phil Breen au clavier et Nicholas David au clavier/voix qui interprète son titre Hole in the Bottom.

Bulletproof pour (vraiment) commencer

C’est sur ce magnifique titre très blues de son dernier album que la belle Samantha arrive sur scène, sa fameuse guitare « cigar-box » en main.

Il y a des artistes qui n’ont pas besoin de tour de chauffe pour être au top. C’est le cas de Samantha qui dès ce premier titre montre l’étendue de son talent. Quelle voix ! Et que dire de son jeu de guitare !!!! Génial. Pourtant ce titre demande une sacrée maitrise technique.

L’émotion est bien au rendez-vous !

Le blues a traversé tellement d’époques…..C’est un plaisir de voir cette continuité dans le temps. Cette musique ne doit pas juste se jouer, elle doit se vivre dans son interprétation.

Samantha Fish LaCigale 10Mars2020 @Kikevist_Thierry

Samantha l’a parfaitement bien compris. Elle vit chacune de ses notes. Sa voix guide parfaitement cet ensemble pour notre plus grand plaisir. Nous profitons pleinement de cet univers où le partage est important. Les musiciens jouent à merveille pour lui offrir une totale liberté d’expression musicale.

THE Guitariste !!
Samantha Fish LaCigale 10Mars2020 @Kikevist_Thierry

Encore plus que sa voix, elle est exceptionnelle à la guitare. Les plus grands seraient fiers de venir partager la scène avec elle. Samantha a dû fortement être influencée dans sa jeunesse (qui n’est pas si lointaine puisque Samantha est née en 1989 ) par les titres de Clapton, Stevie Ray Vaughan.… Son jeu est limpide sans accrocher la moindre note. Elle ne fait qu’un avec son instrument de prédilection. Elle utilisera sa guitare électrique Gibson très souvent. Les doigts de Samantha se baladent sur le manche avec un slyde comme je n’avais pas vu depuis longtemps. Elle n’est jamais dans la démonstration, Samantha Fish n’en a absolument pas besoin!

Un vrai blues band

Comme on pouvait s’y attendre avec le premier titre, la complicité entre eux tous est bien présente. Plusieurs titres vont nous ravir les oreilles comme le duo avec David sur son titre Say Goodby. Un très joli moment entre les deux artistes! Sur la fin du concert, elle présentera un à un chaque musicien. Chacun d’eux va pourvoir profiter de ce moment pour nous offrir un petit solo de leur instrument.

Déjà la fin…..

Pour nous emmener vers la fin de son live avec encore plus de force et de blues intense, Samantha va reprendre sa cigar-box .

Belle surprise à la fin du concert: les musiciens restent sur scène discuter avec le public encore là pour un moment super cool !  Samantha Fish en personne sera à la sortie pour proposer son dernier disque avec photos et signature pour tous les fans qui se pressent devant le stand. Superbe initiative.

Merci à Samantha et son groupe de nous avoir fait oublier le temps de ce concert un futur déjà bien présent. En effet, trois jours plus tard Samantha Fish comme beaucoup d’artistes annonce la fin de sa tournée pour cause de virus…. Donc, cela sera mon dernier concert avant bien longtemps, voilà pourquoi le 10 mars 2020 restera dans nos mémoires.

 

Set list

  1. Hole in the Bottom (Nicholas David vocals)
  2. Bulletproof
  3. Kill or Be Kind
  4. Watch It Die
  5. Love Letters
  6. She Don’t Live Around Here
  7. You Got It Bad
  8. Say Goodbye (Nicholas David vocals)
  9. Little Baby (The Blue Rondos cover)
  10. No Angels
  11. Dream Girl
  12. Bitch On The Run

Rappel.

  1. With Or Without (Nicholas David vocals)
  2. Shake ‘Em on Down (Bukka White cover)

Live report : Dance With The Dead @Le Trabendo – 16/02/2020


EDIT : Sans photographe, j’ai mis du temps à trouver une solution pour faire un article original, puis ensuite s’en est mêlé le confinement, la maladie, la préparation du 404 Fest… Mieux vaut tard que jamais, voilà de quoi rêvasser sur le monde extérieur avec notre premier report sous la forme d’un petit comics US ! Mes photos n’étaient pas assez bonnes pour pouvoir les exploiter (n’est pas photographe qui veut ! ^^) Donc j’ai trouvé une petite astuce que je trouve finalement fort sympathique ! J’imagine maintenant ce que cela pourrait donner avec de vraies photos d’un bon photographe… On s’en reparle après le confinement 😉

Report Comics :

 

 

Report classique :

Après un Backstage By The Mill qui s’était avéré explosif, Dance With The Dead est de retour au Trabendo pour nous proposer sa darkwave énervée… et cette fois-ci à 3 !

Ce report va être un peu différent des autres. L’ami Romain, normalement prévu pour les photos de ce concert a malheureusement fini aux urgences un peu plus tôt dans la journée (tout va bien maintenant, pas d’inquiétudes !), du coup, j’ai dû prendre mon courage à deux mains et faire moi-même les photos. Je vous prierai donc d’être plus qu’indulgents avec mes clichés ! Je n’en avais pas fait depuis.. le tout premier report d’Error404 (c’était en 2014, sans appareil, sans ne l’avoir jamais fait…) ! 🙂

– Das Mortäl –

Le jeune DJ québecois arrive fièrement sur son Asus ROG pour nous proposer un vrai set live à cheval (enfin, il était debout quand même) entre son ordinateur de compétition, son synthéthiseur et sa table de mixage. Véritable mélange synthwave, Das Mortäl flirte avec l’electro (celui qui tâche et qui fait danser !)

Le public était déjà au rendez-vous et le Trabendo était bien rempli dès le début du concert. La file d’attente à notre arrivée allait jusqu’à la grande rue du Zénith de Paris (et là, si vous êtes déjà allés dans ces deux salles, vous voyez de quoi on parle. Sinon, dites vous juste que ça fait vraiment une sacré file d’attente pour une petite salle !)

Son premier EP Hotline Miami (c’est marrant ça, y’a pas un jeu vidéo qui s’est fait connaître pour sa musique synthwave de ce nom là ? J’aurais pourtant juré que oui…) ainsi que son album The Void sont déjà disponibles et ce concert m’a bien donné envie de me pencher un peu plus sur l’univers du québequois.

 

– Dance With The Dead –

GO! (premier titre joué ce soir, d’ailleurs) C’est sur Genesis de nos amis français Justice que le groupe arrivera sur scène. Les américains de Dance With The Dead reviennent dans une formation différente de l’an dernier. En effet, John Terry a rejoint le groupe à la batterie juste avant la tournée. La présence d’un troisième membre sur scène, aux côtés de Tony Kim (guitare) et Justin Pointer (synthé/basse) ajoute un nouveau dynamisme au groupe. Les basses electro sont dédoublées par des frappes violentes à la batterie, et ça, on apprécie.

J’ai essayé d’enlever mes bouchons d’oreilles pendant le concert car j’avais l’impression qu’il manquait quelques sonorités avec des boules quies. En effet, en les retirant quelques secondes, et contrairement à tous les autres concerts metal, le son n’était pas saturé et ne faisait pas mal aux oreilles. Le son était absolument impeccable. Par sécurité pour mes oreilles, je remets tout de même les boules Quies avant de continuer le concert. (Ceci était un petit message du Ministère de l’Audition !)

Au milieu des synthés, une petite phrase d’Unusual Suspects s’immisce au milieu de titres comme Robeast ou Banshee. Il n’y a pas de voix dans Dance With The Dead, alors les quelques citations de cinéma, ainsi que la reprise de Metallica, Master Of Puppets seront les seules voix que nous entendrons durant le concert (d’autant plus que le groupe ne communiquera pas du tout avec le public)

Après 40mn de concert, le groupe quitte déjà la scène… pour revenir en force sur Kickstart My Heart de Mötley Crüe. Le public continue de sauter dans tous les sens. L’ambiance n’était pas aussi folle que sur leur précédente date, mais elle était quand même au rendez-vous. Le seul regret qu’on a toujours avec les concerts de synthwave? Le show est trop court ! A peine une heure de show c’est quand même assez peu en tête d’affiche. Le genre fait  qu’il n’y a pas de dialogues et donc les morceaux s’enchaînent sans aucun temps mort.

Bon, vous avez bien tout lu ? Alors voici de quoi revoir ce live dans son intégralité grâce à Frankie Snow ! (à défaut d’avoir des photos de qualité… J’espère que son travail pourra vous consoler !)

 

Alcest @ La Machine du Moulin Rouge (07/03/2020)


Le mois dernier avait lieu l’un des derniers concerts parisiens avant que ceux-ci ne soient contraints d’être annulés. Et bien que nous ayons des concerts ou des festivals en ligne, rien ne vaut une expérience en live, loin de la tristesse hivernale. Ces soirées qui vous transportent et vous font rêver. On revient sur cet Autre Temps, où nous avons pu voir Alcest, accompagnés de Kælan Mikla et Birds in Row, à la Machine du Moulin Rouge.
Continuer la lecture de Alcest @ La Machine du Moulin Rouge (07/03/2020)

Live Report : PVRIS @ La Machine du Moulin Rouge (+Gorilla, Manchester) – 24/02/20

Je suis partie rendre visite à nos copain – enfin ex copains – de l’autre côté de La Manche. Plus précisément à Manchester car le groupe PVRIS fait du grabuge un peu partout où il passe mais la où la fanbase l’accueille – particulièrement- bien c’est en Angleterre. D’ailleurs, la partie anglo-saxonne de la tournée est sold out et les fans de Manch’ sont surexcités depuis ce matin malgré l’incroyable vent glacé et la pluie !

Les rumeurs sont vraies : les anglais savent comment s’amuser ! Premier concert de la partie UK, et nous sommes ravis de voir que les problèmes de voix qui ont presque coûté sa carrière à la chanteuse ne sont plus d’actualités. La chanteuse Lynn Gunn prends un moment pour remercier l’atypique fanbase British qui offre toujours son lot de surprises. Un lot de surprises que les autres pays offrent plus rarement. Une ambiance très conviviale, du gin rose, un nombre non négligeable de canettes de bières, des défis, et un rappel très important de la part de Lynn Gunn: “Tout le monde est accepté chez PVRIS, du tant que tu n’est pas un as*hole “. Carré, dingue, et explosif on attends de voir comment PVRISinParis va se dérouler !

 

– Joywave –

Faire la première partie d’un groupe c’est pas toujours facile, le public n’est pas forcément réceptif, ou ne peut pas venir en temps et en heure etc… Mais ce soir le trio de Joywave sera bien accueillit. Joywave est un joli cocktail : imaginez une bande d’américains tout en blanc monter sur scène, soignés dans leur gestuelle intrigante, et rajoutez-y une bonne touche d’humour salé. Les chansons que Joywave nous délivrent se démarquent difficilement les unes des autres, mais on l’aime bien nous ce mix de coldwave, d’électro et de pop. Les deux dernières chansons furent mes préférées. Au final nous ne sommes pas déçus de cette première partie bien divertissante. Et la foule parisienne offre de chaleureux remerciements ce soir.

– PVRIS –

PVRIS c’est trois petit gars de Boston, beaucoup de noir, du rock, de l’électro, de la pop, et de la HARPE (j’aurais du mettre la harpe avant le reste…mince), ainsi que deux guitares,une basse et un nombre non négligeable d’effets. Lynn Gunn chanteuse et guitariste; Alex Babinski guitariste; et pour finir Brian McDonald à la basse. C’est aussi un passage à Coachella, plusieurs récompense aux APMAs, c’est un upgrade forcé du groupe -due a une très grosse demande- sur le main stage du Warped Tour, deux excellents albums, des collaborations avec BMTH, Lights ou encore Circa Waves.

 

PVRIS nous revient en force ce soir avec une nouvelle direction sonore, des influences plus diverses, et une balance qui tends un peu plus vers la pop en promouvant l’EP Hallucination.

 

Le concert commence avec « What’s Wrong ». La salle reste incroyablement sombre, la fumée et les lumières transforment nos interprètes sur scène en de simples, vulgaires, silhouettes énigmatiques. « Smoke » sera l’une des chansons les plus hard que PVRIS jouera ce soir mais le public n’est pas encore prêt à donner son max. Peut-être que l’ambiance de PVRIS leur fait trop froid dans le dos? ravive trop d’émotions? ou alors que la mise en scène tient tellement la route que ces vulgaires silhouettes énigmatiques sont la cerise sur le gâteau ?!

Je comprends, vous avez pris une grosse claque, le son est cool, l’ambiance est au rendez vous, les lumières sont fortes, vous avez pas trop trop envie de transpirer MAIS vous pouvez pas dire non à « St. Patrick » ? La classique, la ferme, l’incroyable, LA « St.Patrick » ?!
Le début de la setlist de PVRIS ne leur laisse aucun repos. Efficace et rentre dedans, aucun grands hits de ces derniers ne manquera à l’appel. Les quelques notes de la, très reconnaissable, mélodie de « St Patrick » s’échappent et se dispersent dans la salle. Complètement happé par ces notes, plus personne ne se retient. Tout le monde se met à sauter, même les plus réticents se lâchent en rythme.
Conclusion : Qui refuse « St. Patrick » ? Personne. 

*Beep Boop Boop*, c’est au tour de « Half » d’entrée en scène pour finir les premiers tiers du spectacle. Comme à chaque fois, cette chanson nous donne un moment de pur régal pour les yeux et pour les oreilles. Le drum-off (qui n’est pas un drum-off ) entre le batteur et la chanteuse Lynn Gunn reste spectaculaire, que ce soit avec un kit secondaire ou seulement en se penchant sur les cymbales et le tom floor. Comme toujours il fait fort plaisir de voir le drapeau LGBT+ sur scène pendant des titres comme « Holy » et « You and I« .

 

Il serait intéressant de mentionner que le 2e album nous à permis d’entendre de nouvelles choses au niveau de la basse mais l’agréable surprise est de voir ce que le guitariste Alex Babinski se permet sur scène avec sa guitare. Babinski s’amuse avec sa multitudes d’effets, son overused de la reverb et des tonalités qui nous rappelle The Cure ou certains groupes d’indie … Les solos et les petites choses ajoutés par-ci par là, par le guitariste sont un vrai plaisir pour les oreilles.

You and I est le moment de tendresse de la soirée. La jeune chanteuse demande que l’on vive un moment de partage sur cette chanson. Un moment fort où chacun se concentre sur soi et l’ambiance. De l’amour -et autres incantations- mais pas de téléphones ou de caméras. Une cohésion se crée malgré le gros décalage horaire entre les US et la France. 

 

La setlist est vachement équilibrée mais n’offre pas grand chose en plus, la précédente n’étant pas si différente que celle de ce soir. Néanmoins elle nous offre une version plus hargneuse, plus axée sur les distorsions, de Old Wounds afin de pallier certaines choses. Mais personnellement je pense qu’enlever No Mercy était une mauvaise idée, un mauvais choix de vie, un cataclysme inégalé (moi, pas content!). Néanmoins, tout le reste du concert était délicieux.

Et bien, cette soirée PVRISienne touche à sa fin avec un titre monstre, mythique, inégalable, et saisissant My House. Le bon vieux “C’est Ma Maison”. PVRIS à de nouveau prouvé qu’ils étaient capable de nous donner un très bon show. Nous n’avons vu que des êtres humains avec un sourire béat dans la salle, et cela pendant une bonne heure. La salle parisienne à rarement été aussi enthousiaste – moins dans la retenue – à un concert de PVRIS que celui la ce qui est plaisant. Alors une fois de plus, PVRIS s’en est allé en nous piquant notre petit Paradis (ainsi que nos petits coeurs ). 

 

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