[Live Report] [Interview] Marema, gagnante concours RFI 2014

Concert de la lauréate du prix RFI 2014 et interview de Marema.

Bonjour/Bonsoir ! La semaine dernière j’ai eu la chance d’assister au concert de la chanteuse sénégalaise Marema. Retour sur mes impressions puis l’interview en seconde page que j’ai réalisée dans les locaux de la radio RFI mercredi dernier.

1) Concert de Marema au Pan Piper

20h, j’arrive dans la salle de concert Pan Piper. On m’annonce qu’un cocktail est offert au premier étage. Timidement je m’insère dans la foule, prenant quelques photos.
Le temps d’un verre de vin, quelques délicieux petits fours. C’est déjà l’heure de d’assister au concert.

La salle se remplit, je trouve un point de vue stratégique pour prendre de bonnes photos.

La présidente de RFI, Cécile Mégie, fait un petit discours ainsi que Marie-Christine Saragosse, PDG de France Médias Monde. Le directeur de la SACEM est présent, le représentant diplomatique du Sénégal, sa femme ainsi que le conseiller sénégalais en France. Enfin, le président de cette édition vient dire quelques mots : Booba en personne. La soirée était présentée par Claudy Siar.

Pour vous présenter le prix RFI je vais vous citer quelques noms que vous connaissez sûrement : Tiken Jah Fakoly, Rokia Traoré, Amadou et Mariam, ou Zao. Le prix découverte RFI est décerné par un jury et est d’une valeur de 10.000€, de quoi produire un bel album ! Il permet également une tournée en Afrique et un concert à Paris. 

Marema, après avoir chaleureusement remercié les membres présents, enfile sa guitare et commence à murmurer accompagnée des premiers accords.

C’est une voie douce et forte qui vient de cette jolie Sénégalaise. Alternant des chants doux et des balades et plus énergiques, ponctués de moments rock, les musiciens l’accompagnant s’en donnant à cœur joie (guitare électrique, basse, batterie et tambours).
Marema possède une très belle énergie sur scène, ses compositions nous donnent envie de lentement se déhancher.

Son titre phare Femme d’affaire arrivera dans les dernières chansons, c’est d’ailleurs la seule en français. La chanteuse préférant sa langue maternelle, le wolof.

Moi qui préfère les musiques comme le rock, metal… j’ai été conquise et surprise !

 

 

 

 

Sur la seconde page, l’interview de Marema  !

[LIVE-REPORT] The Struts + Crimson Daze + Kursed

Retour sur la soirée 100 % La Fabrique à Lauzach !

C’est en y arrivant à 18h, suite aux conseils de Stéphane, l’un des organisateurs de ce festival breton, que nous avons découvert pour la première fois l’endroit. Le Cube, une très jolie salle moderne, avec des statues et des décors issus des grands festivals européens d’electro/trance (on pense notamment au célébrissime Tomorrow Land). La scène, spacieuse va permettre un bon jeu sur scène de la part des groupes programmés ce soir. Mais justement, quels sont ces groupes programmés ?

Ce soir au menu, nous aurons en entrée les rockeurs Kursed, en plat de résistance l’excellent groupe hommage à Led Zeppelin Crimson Daze et en dessert les british et étoiles montantes The Struts !

Le tout programmé par l’association bretonne La Fabrique, une bien chouette assos’ à découvrir ici

On rappelle au passage que des interviews des Struts et de Kursed seront disponibles dans la semaine ! (Les Struts probablement jeudi, et les Kursed en début de semaine prochaine !)

– Kursed –

Le quatuor Montpelliérain Kursed a répondu présent à l’appel de l’organisation. En effet, le groupe avait assuré la première partie de The Struts quelques jours auparavant au Rockstore, à Montpellier. Suite au désistement du premier groupe dû à une fracture du batteur, le groupe rock’n’roll les a remplacés au pied-levé !

Ayant pu les interviewer grâce à l’amabilité de Stéphane bien que cela n’était pas prévu à l’origine, nous aurons l’occasion de revenir sur le groupe dans une interview !

Concernant le live, nous étions en interview avec The Struts pendant une bonne partie de leur set. Une fois l’interview finie, nous avons tout de même accouru au devant de la scène, appareils photo en main. Étonnamment, et surtout contrairement aux concerts parisiens dont nous avons plus l’habitude, le public était assez espacé, ce qui laissait place à chacun pour danser librement sans forcément faire des pogos (arriver à pogoter sur du Ed Sheeran à Paris, c’est possible.). Très bon point donc !

L’ambiance rock’n’roll était à son summum dans la salle. Le son de Kursed était maîtrisé, les instruments puissants, la voix bien posée là où il faut ! Pour un groupe que je ne connaissais pas auparavant (considérons qu’écouter leurs plus gros titres sur YouTube trois jours avant le concert ne compte pas), il était très facile de rentrer dans le jeu scénique de la bande, et dans l’ambiance !

Après la vingtaine de minutes auxquelles nous avons pu assister, le groupe s’en va en saluant son public, qui se veut très chaleureux ce soir ! Tout est donc en place pour continuer à passer une excellente soirée.

Le groupe vient de lancer son KissKissBankBank pour son nouvel album, et vous pouvez découvrir tout ça ici-même !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

– Crimson Daze –

Crimson Daze n’est pas un groupe. C’est un gang. En fait, le groupe fonctionne aussi bien à 4 qu’à 8. Nous avons eu le droit ce soir à la formation à 4, en format rock band, plus que mini orchestre à 8. Muni d’une guitare, d’une basse, d’une batterie et d’un chanteur à la voix en or, Crimson Daze va nous délivrer une heure de pur Led Zeppelin. Tous les titres importants de leur discographie y passeront (Stairway To Heaven, Whole Lotta Love, Immigrant Song…).

J’ai été personnellement épaté par la performance vocale de leur chanteur Michaël Mieux, qui tenait les notes d’une précision et d’une force, sur plusieurs niveaux sonores… Robert Plant n’aurait pas dit mieux ! Moyennement friand des groupes tribute à l’origine, ce concert m’a fait revoir mon point de vue là-dessus tellement l’ambiance était là. À défaut d’avoir pu voir « les vrais », Crimson Daze aura su contenter les fans et les moins fans de Led Zeppelin sans aucun problème. On peut aussi noter les performances et la virtuosité de leur guitariste Manuel Bichon. Aussi bien pendant des solos frénétiques et endiablés que pendant un passage en solo, pendant lequel ce dernier s’est amusé à transformer une guitare, qui est un instrument à cordes pincées comme vous le savez, en un instrument à cordes frottées, puisqu’il a joué de la guitare avec un archet. En plus ? C’était carrément joli à entendre !

Le set de Crimson Daze se clôturera après une bonne heure par un événement assez inattendu. Whole Lotta Love retentit, et c’est alors que Luke Spiller, chanteur de The Struts est appelé à la barre ! Luke arrive donc sur scène pour reprendre avec tout le groupe cette chanson mythique de Led Zep’, qui aura valu de nombreux applaudissements, et une grande ovation dans le public, qui était déjà très très chaud suite aux sets de Kursed et de Crimson Daze !

J’espère avoir la chance de revoir Crimson Daze un autre jour, peut-être dans une formation à 8, afin de les découvrir sous un autre angle, même si celui-ci était déjà très satisfaisant ! De plus, la sympathie et la gentillesse de Michaël se faisaient ressentir sur scène, ce qui donnait un vrai plus dans le show, on sentait que le groupe était vraiment là pour rendre un hommage, partager une passion.

– The Struts –

Il faut d’abord préciser que le groupe attendu par beaucoup ce soir, The Struts, était venu sans ingénieur son, ni manager ni rien, suite à un problème d’avion en Angleterre. Le groupe était là, livré à lui-même, pour sa toute dernière date française, et les membres se sont donc lâchés ! Après notre interview à 21h et la petite surprise du duo avec Crimson Daze (bon, on l’avoue, on était déjà au courant de notre côté, cela s’est décidé durant notre interview dans les loges des Struts !), la diva, l’excellent monsieur Spiller, accompagné de ses amis Adam (Guitare), Jed (Basse) et Gethin (Batterie) entre en scène ! Comme à son habitude, le groupe aime en faire sur scène et se donner à fond… Particulièrement pour cette dernière date comme ils n’ont pas manqué de nous le dire de nombreuses fois. Entre notre interview et le début de leur concert, le groupe est apparemment passé par la case « fête » et cela s’est bien ressenti au niveau de la setlist puisque celle-ci s’est vue raccourcie de quelques chansons… Luke, probablement le plus « fêtard » de tous a quand même tenu le show d’une façon spectaculaire ! Celui-ci a joué avec le public comme jamais ! Tout le monde chantait, il allait danser sur scène, faisait asseoir le public, parlait avec les personnes à l’avant car il ne savait pas où il se trouvait (les effets secondaires de « faire la fête ») «Hey you, where am I ? » « – LAUZACH ! – Nozach ? – NO. LAUZACH – Okay Lauzach ! », bref on a eu le droit à un Luke Spiller au meilleur de sa forme malgré la réduction de setlist et le temps entre chaque chanson, remplacé par de nombreux blabla avec le public, des chants, des chorales etc. Il faut dire que le live a été plutôt drôle de ce point de vue-là, aussi avec les efforts qu’il faisait pour tenter de parler en français avec son public.

Cela étant dit, le groupe a tout de même assuré ses plus grands tubes tels que Kiss This, Could Have Been Me, Put Your Money on Me

Malgré un petit raté au début de Kiss This sur la guitare d’Adam qui ne fonctionnait pas et le micro de Luke qui a fait un petit caprice en fin de concert, les garçons ne se sont pas laissé faire. Chanter sans le micro ? Chanter par terre, au milieu du public ? C’est ça être une rockstar avant tout ! On a donc eu droit à un petit passage de Luke, simplement muni de sa voix, sans micro, ce qui a permis pour beaucoup d’être séduits par sa voix, très naturelle et variée de multitudes de tonalités !

Le concert se finit donc après un rappel d’un bon quart d’heure encore, il est déjà 1h du matin mais le groupe n’a pas décidé d’en finir là, et revient avec son merch sur scène (puisque tous les membres de leur staff sont restés chez eux en Angleterre) pour le vendre, prendre des photos, signer des autographes… Exténués suite à une tournée de plus de deux semaines aux quatre coins de la France, The Struts aura tout de même su faire un show, d’un genre que je n’avais pas encore vu chez eux. Après un concert intimiste à la Maroquinerie et un concert de grande envergure au Stade de France, ce concert dans le petit village de Lauzach, avec tout de même pas moins de 350 personnes(source) dans la salle, aura su se démarquer par l’ambiance festive qui émanait du groupe. Les échos post-concert se sont vite fait entendre, « c’était génial », « quand est-ce que l’on remet ça ? … ».

(Photo issue du concert de Crimson Daze lors de leur duo)

 

Carton plein pour le festival de l’association La Fabrique dans cette salle qu’est le Cube cette année encore. On a hâte de voir la programmation que nous réserve l’an prochain, mais si c’est comme cette année, ce ne sera que du bon cru ! Encore merci à Stéphane, Jean-No, Denis et tous les bénévoles de l’association qui ont pu rendre un tel événement possible ! 

Petit bonus : La version complète de Whole Lotta Love par Crimson Daze x Luke Spiller from The Struts. (à regarder en 720p60fps !)

 

[LIVEREPORT] Crown The Empire + Set It Off + Dangerkids + Alive Like Me – 03/02/2015

Hey Johnny, ah ah ah ah !

Déjà pour commencer, mettez vous dans l’ambiance, et lancez ceci pour lire le live report.

La soirée fut des plus emflammées, quatre groupes pour la toute petite scène qu’est La Boule Noire… Autant vous dire que ça a envoyé du lourd et du méchant, dans des genres assez différents, du début à la fin de la soirée. Retour sur cette soirée qu’il ne fallait pas manquer pour tous les amateurs de metalcore, post-hardcore et autres genres oscillant entre le rock et le metal.

La soirée commence, assez rapidement après l’ouverture des portes a 18h30, à peine le temps de se placer, et c’est parti !

Les horaires sont notés à titre indicatif, pour avoir une idée de la durée du set, ils peuvent être quelques peu inexactes de 5/10mn.

Alive Like Me

18h45-19h10
Crédit Photo : Maximilien Breton pour Error404.fr
Crédit Photo : Maximilien Breton pour Error404.fr

C’est le quatuor de l’Oregon, « Alive Like Me » qui ouvre la danse. Chant clair gentillet, mais scream puissant, le frontman du groupe Jairus Kersey donne le ton. Les premiers jumps arrivent très vite, l’ambiance prend place, alors que l’on sent la température monter d’un cran dans la salle. Le set du groupe sera plutôt court, mais globalement apprécié.Vers le milieu de leur set, le groupe créa tout de même le premier pogo de la soirée, le premier d’une longue série ! Le groupe finit par demander si tout le monde est prêt pour les 3 groupes à venir, ce qui créera le plus gros cri de la part du public durant leur set, et finiront par nous dire qu’ils seront dans le public pour rencontrer les fans et vendre leur merch par la suite. Une découverte sympa, une bonne première partie, qui ne manquait pas de tonus, mais auquel on pourrait encore perfectionner un petit peu le style scénique !

Dangerkids

19h25-20h00
Crédit Photo : Maximilien Breton pour Error404.fr

On commence à sortir l’artillerie lourde, Dangerkids, avec leurs faux airs de Linkin Park par moment entrent en scène ! Ne connaissant que les titres principaux du groupe (merci Youtube avant le concert), j’ai été assez agréablement surpris en voyant que le batteur était en fait… une batteuse ! C’est extrêmement rare de voir cette configuration de groupe, et c’est vraiment sympathique de voir ça, d’autant plus quand la demoiselle en question assurait grave sur son instrument !
Le scream de Dangerkids est puissant, vient retourner nos estomacs, nos oreilles, et à peu près tout ce qui est tournable dans notre corps. Ca envoie du lourd à n’en plus finir. Un fan du groupe va d’ailleurs monter comme il l’avait annoncé sur certaines pages Facebook par ci par là, et chanta avec eux sur un titre. Les premiers slams commencèrent, les wall of death, jumps et pogos s’enchainent durant toute la durée du set. Ce groupe est à suivre de très très près !

Set It Off

20h20 – 21h05
Crédit Photo : Maximilien Breton pour Error404.fr
Merci à Cody Carlson pour la photo !

Sans tarder davantage, le groupe pop punk Set It Off fait son entrée. Le quintuor de Floride arrive en force sur « The Haunting ». La réaction du public ne se fait pas attendre une minute, les jumps reprennent, les bras en l’air gesticulent dans tous les sens. C’est beau, il fait chaud, et tout ça fait plaisir à voir ! Une petite dizaine de chansons vont s’enchaîner à un rythme effreiné, presque trop rapide qu’on en redemanderait encore une bonne demi heure ! Cody Carson, anciennement connu pour sa chaine YouTube saura tenir son public tout du long, au milieu des mélodies pop rock jouées par ses confrères.

A la fin, heureuse surprise pour le groupe, leur fanbase française, avec leur page facebook « Set It Off France », avait organisé un petit événement pour créer la surprise auprès du groupe. Durant leur dernière chanson, qui est également leur dernier single « Why Worry », une bonne partie du public a brandi à bout de bras des affiches « Why Worry ? Set It Off is Here! ». Le groupe l’a remarqué de suite et n’a pas hésité à commenter et à remercier les fans pour ce geste. Le concert se termine sur cette chanson puissant et cette belle attention à l’égard du groupe. Le quintuor s’en va après une dizaine de chansons, qui se sont enchainés sans mésaventure, avec un public tout aussi attentif que depuis le début de la soirée. Cependant, vu le style du groupe, et malgré le fait que je suis un grand fan, je les aurai plutôt vu ouvrir la soirée, car se retrouver à du rock plus soft après les fulgureux Dangerkids et Alive Like Me étaient plutôt étonnant. Le calme avant la tempête me diriez-vous ?

Crédit Photo : Maximilien Breton pour Error404.fr

Crown The Empire

21h15-22h30
Crédit Photo : Maximilien Breton pour Error404.fr

L’arrivée du groupe ne se fait pas attendre bien longtemps. La salle est plus que chaud bouillante après ces 3 excellents premiers groupes. Dès les premières notes de « Oh,Catastrophe« , les cris se font entendre, les bras et poings se lèvent, la « résistance » est déjà là. Tous les gros titres du groupes vont y passer, de « The Fallout » à la trilogie « Johnny » sans oublier « Bloodline« , leur dernier single !

Andrew a.k.a Andy Leo, et David, les deux chanteurs du groupe s’alternent et s’associent pour donner aux titres studios une dimension encore bien plus forte en live. A tour de rôle, ils vont chacun prendre les chants clairs et les screams, avec brio ! Le guitariste Bennett n’est pas non plus en retrait, il va monter sur le devant de la scène très régulièrement, mettant en avant ses solos et sa jolie guitare.

Crédit Photo : Maximilien Breton pour Error404.fr
Crédit photo : Maximilien Breton pour Error404.fr

Alors que pogos, wall of death et autres activités s’enchainent dans le public, le groupe ne va pas hésiter à les rejoindre. C’est ainsi qu’on se retrouve avec un Andy au beau milieu d’un pogo en train de chanter, un David qui fait un petit slam sur le premier quart du public tout en continuant de chanter. Impressionnant !

Mention spéciale pour la trilogie « Johnny » qui est d’une qualité sans précédent en live ainsi qu’aux énergiques Bloodline, The Fallout et Makeshift Chemestry en rappel. Après une bonne grosse heure de show, le groupe tire sa révérence, qu’on ne tardera pas trop à voir sortir pour ranger le matériel, accompagné des 3 autres groupes, dans leur énorme tourbus qui siéga durant toute la soirée sur la devanture de la salle.

Amateurs de post-hardcore, metalcore, ou même de rock plus en général, ce subtil mélange de groupes et de genres musicaux nous a offert hier un grand cru de ce que l’on peut trouver de mieux dans les petites salles parisiennes, et qu’on attendra avec impatience lors de leur prochain passage. On se quitte avec un petit passage « Machines ».

Comme vous pouvez l’entendre, ça chante beaucoup dans le public ! 😉

[LIVE-SESSION] Fastened Furious

On vous en a parlé très récemment dans une interview, mais les revoilà déjà dans une vidéo exclusive pour Error404 ! Le groupe était dans un restaurant américain des Yvelines quand nous les avons rencontrés… Mais il ne venait pas (que) pour manger ! On vous en a ramené un très grand souvenir de pas moins de 40 minutes ! La vidéo comporte des marques-pages (cf la description) vous permettant d’aller à la chanson que vous souhaitez écouter directement !

Bonne écoute à tous !


[LIVEREPORT] Linkin Park + Of Mice & Men – Bercy – 16.11.14


Du fond au devant : Chester Bennington, Austin Carlile (Of Mice & Men Singer), Mike Shinoda
Credit Photo : Bojan Hohnjec

Linkin Park, le groupe néo-metal référence a fait son grand retour en France à l’occasion de son nouvel album « The Hunting Party ». C’est leur premier concert dans l’hexagone depuis 2011, toujours dans leur salle française fétiche : Paris Bercy. C’était le 16 novembre, et Error404 y était !

– Une soirée metal ! –

Après une bonne heure d’attente sous la pluie, les portes s’ouvrent à l’heure, à 17h30.
La salle se remplit d’un assez bon débit et, bonne surprise, la fosse est séparée en deux. Seuls les premiers à avoir demandé aux vigiles des bracelets afin d’accéder à la première fosse pourront y avoir accès durant toute la soirée. Cela évitera ainsi les effets de foules et les nombreux malaises dus à la chaleur, comme il y a trop souvent sur ce type d’événement.
Un peu avant 19h30, c’est Of Mice and Men qui entre en scène. Le groupe metalcore californien, dirigé par le charismatique Austin Carlile vient présenter son dernier opus, « The Restoring Force » en entamant par le titre Public Service Announcement, très efficace en live.
Le groupe remplit très bien son rôle de première partie, en faisant découvrir pas moins de huit de leurs titres (pour la plupart issus du dernier album) durant une demi-heure intense.

– Mais pas que… –

Vers 20h45, c’est Linkin Park qui arrive sur la scène, déjà très largement préparée : un drapeau français à l’effigie du groupe a été placé sur le clavier de Mike Shinoda, le rappeur du groupe, et la foule s’est déjà adonnée à de nombreuses olas !

La salle est à son comble… les premières notes retentissent, et Chester Bennington fait son entrée, accompagné de tout le groupe.
À partir de là s’enchaineront 1h45 de show intense, avec tous les plus gros tubes du groupe, tous albums confondus. Il y en aura pour tous les goûts : des passages avec Chester et Mike au piano, des passages purement electro, à la limite de la dubstep, dans lesquels Joe Hahn, le DJ, sera enfermé dans un cube d’écrans aux effets lumineux irréprochables.

Malgré le fait que Bercy ne soit pas réputé pour avoir un son extraordinaire, celui-ci a été plutôt bien arrangé pour ce show : on ressort du concert pas complètement sourd, et on entendait à niveau égal les différents instruments/voix. Linkin Park arrivera quand même à caser pas moins de trente titres en moins de deux heures, ce qui relève de la prouesse artistique. Cependant cela ne se fait pas sans mal puisqu’ils sont alors obligés de raccourcir quasiment tous leurs titres en enlevant une intro par-ci, un couplet par-là, et c’est plutôt dommage… On aura même le droit après 1h15 de show à un « Faint » impeccable avec l’intervention de Carlile d’OM&M.

Pour terminer, bien que le rappel ait perdu un peu de son charme puisqu’il est prémédité – le groupe part de lui même, attends cinq minutes et revient – ils sont revenus pour une demi heure intense avec des titres tels que Burn It Down ou bien encore New Divide, issu du film Transformers.

Le concert s’achève sur un Bleed It Out en grande forme, le quintette se réunit alors au centre, et nous salue très joyeusement. On sort du concert satisfaits, mais encore sur notre faim : quand on voit que certains groupes ayant une longue carrière et de nombreux albums jouent plus de deux heures, on en voudrait encore plus ! Cela étant dit, on a eu du rock, du metal, de l’acoustique, des solos electro, des solos de batterie, des solos de guitare, des notes tenues à n’en plus finir (cf Given Up et son légendaire Miseryyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy[…]), du rap. Tout le monde à su y trouver son compte, et c’est pour cela aussi que le public était si hétéroclite. On avait aussi bien des fans de metal que des accros au rap, comme des bandes de potes ou des familles, réunissant ainsi petits et grands. La foule aura bien bougé durant tout le concert, mais du fait des différences entre chaque personne il n’y aura pas eu de pogos ou autres pratiques typiques du metal. Les sauts auront en revanche étés présents à foison.

+

  • Autant de titres en si peu de temps, de quoi trouver son bonheur…
  • La première partie d’Of Mice And Men, très efficace !
  • Given Up dès le départ, qui donne le ton de ce show extraordinairement furieux !
  • … Au prix d’un couplet, d’une intro ou d’une outro manquant sur quasiment tous les titres.
  • Même si un peu trop courte.

Conclusion

Pour sa nouvelle venue après trois ans d’absence, Linkin Park aura su combler chacune des personnes venue pour l’immanquable date ! Ils feront sans doute partie des concerts que vous n’oublierez pas de 2014, car il est absolument certain que vous serez repartis avec de superbes souvenirs en tête, près à retourner les voir dès leur prochaine venue dans le pays de la baguette. On regrette seulement les chansons toujours raccourcies, on aurait voulu en entendre plus ! Médaille d’or pour ce live que l’on reprendrait bien encore une fois.

[LIVE-REPORT] Seether + Evenline – Forum de Vauréal – 17/06/14

Seether, le trio rock/grunge sud-africain était de passage en région parisienne.


Après un passage en headline remarqué à la Maroquinerie le 13 novembre 2013 (bien que le concert était en semi-accoustique lors de ce dernier), Seether décide de remettre le couvert cette année. Mais cette fois, fini les petites guitares acoustiques, on sort le gros matos.

Annoncé seulement quelques jours avant le concert qui affichait déjà complet, c’est le quatuor français Evenline qui sera finalement désigné pour assurer la première partie du concert.

C’était une première pour moi en tant que photographe (et malgré le fait que j’avais un appareil plus amateur que la plupart de mes collègues, j’espère que j’aurai réussi à sortir quelques clichés qui vous plairont 😉 ), mais également une première au Forum. Je dois dire que j’ai été très agréablement surpris de la salle ! Le Forum, au plein coeur de Vauréal (95) se veut être une salle intimiste, mais qui n’est pas sans rappeler les grosses salles aux ambiances monstrueuses ! La présence d’écrans rediffusant le concert en direct un peu partout dans la salle et permettant d’obtenir plusieurs points de vue est très appréciée de tous. Un réel coup de coeur pour cette salle donc.


Un tout petit peu plus de 20h30, les lumières se baissent enfin et les 4 garçons d’Evenline débarquent sur scène, tous vêtus de sweats à capuches, prêts à lancer le show. Leur premier morceau sera « Misunderstood », juste après leur Intro qui fit déjà crier les premiers rockeurs du public. Le dialogue entre le leader du groupe Aarno Gueziec et son public se fait déjà entendre. Aarno sait comment chauffer un public, même si ce n’est pas le leur. La majorité des gens étant venus pour Seether, on sait qu’il est parfois difficile d’assurer la première partie d’un groupe (je pense notamment aux The Struts que j’ai vus juste avant The Rolling Stones au Stade De France, et ils n’ont pas franchement reçu un bel accueil malgré un show au top !). Mais ici, c’était différent.

Le groupe a su prendre possession de la salle. Rêveurs d’y jouer un jour(à défaut d’y passer fréquemment du côté public), les membres d’Evenline ont su passer de l’autre côté de la barrière avec succès, faisant bouger tout le monde et chauffer comme il se doit le public. Les morceaux s’enchaînent, les chansons ne faiblissent pas. On a principalement des morceaux bien entraînants. Vers le milieu de leur set qui ne durera que 3 petits quarts d’heure, on a eu le droit à une jolie reprise des Jamiroquai « Deeper Underground ». La chanson, reprise avec l’esprit très rock du groupe la rend bien plus fun, je l’ai même préférée à l’originale ! On a eu le droit à quelques chansons plus soft, comme notamment « Already Gone »

Setlist Evenline :

  • Intro
  • Misunderstood
  • Without You
  • A Letter to a Grave
  • Deeper Underground (Jamiroquai)
  • Hard to Breathe
  • Already Gone
  • Over and Over
  • One Last Chance
On l’avait bien dit que vous auriez bougé !

En définitive, Evenline a assuré une excellente première partie et a bien chauffé le terrain pour Seether. Le public est déjà bien réveillé, le temps pour lui de se remettre de ses premières émotions, avant d’enchaîner sur Shaun et sa bande. Comme à leur habitude, mise en place de l’encens un peu partout dans la salle. Vers un peu plus de 22h, le placement habituel du groupe se met en place. Shaun sur la gauche, Dale au milieu, et un petit nouveau sur la droite.

Bryan Wickmann

Bryan Wickmann, guitariste de tournée de Seether, mais aussi directeur artistique chez Schecter (célèbre marque de guitare) vient donc prendre cette place à droite. Le show commence donc en force avec Gasoline ! Shaun viendra prendre la parole avec son public après la 3eme chanson, qui n’était autre que Pig, une chanson peu jouée en live et qui a ravi de nombreux fans.

Les plus gros titres du groupes se succèdent avec efficacité. On a le droit au légendaire Broken, sans Amy Lee malheureusement, mais ça n’a pas emêché d’apprécier le titre, joué en acoustique. On aura même le droit à « Words or Weapons » et à « Rise Above This » issus du prochain album « Isolate and Medicate », prévu pour le 1er juillet de cette année ! On peut regretter tout de même que le premier single Weak n’ait lui, pas été joué.

En vient le grand « Fake It ». Le public est au summum, ça bouge, ça jump, ça pogote un petit peu, tout le monde a l’air de bien prendre son pied. Pour terminer ce set d’environ 1h30, Sharped Box et Remedee sont mises à l’honneur. C’est sur ces notes que nous quitte le trio (quatuor sur scène pour le coup), sans rappel malgré l’appel des fans en fin de concert. Dommage.

Après une excellente première partie par Evenline, et un Seether en forme, que l’on n’avait pas vu depuis des années dans une petite salle parisienne en concert non-acoustique, on ne reste pas sur notre faim. Seether a su nous servir ses plus grands hits, sur un plateau doré. La salle et l’ambiance étaient au rendez-vous. Rien à redire sur ce show grandiose ! On remercie l’accueil du Forum pour notre premier live-report ! 😉

Setlist Seether :

  • Gasoline
  • Needles
  • Pig
  • Fine Again
  • Driven Under
  • Broken
  • Rise Above This
  • Humphree or Die
  • Burrito
  • Words As Weapons
  • Country Song
  • Tonight
  • Fake It
  • Sharped Box
  • Remedee
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