Live Report – My Chemical Romance à l’Accor Arena

My Chemical Romance

La dernière fois que j’ai vu My Chemical Romance, c’était en 2011, dans la minuscule salle du Bikini à Toulouse. C’était un concert inoubliable.

En ce 1er juin me voilà devant l’Accor Arena avec mon t-shirt Danger Days au milieu d’une foule d’emo, comme si rien n’avait changé. À part qu’aujourd’hui nous sommes presque tous des trentaines avide de retrouver un groupe qui a marqué toute une génération.

À 20h30, les lumières s’éteignent enfin, un son sourd qui monte crescendo retentit, le sol tremble, les fans scandent le nom du groupe et l’impatience est à son comble. Le rideau rouge tombe et le groupe est enfin sur une scène représentant une ville en ruine.

Ils ouvrent le bal avec la nouvelle chanson sortie il y a quelques jours The Foundation Of Decay. Le public connait déjà bien évidemment les paroles et chante en choeur. My Chemical Romance va nous replonger dans notre adolescence pour notre plus grand bonheur en parcourant toute leur discographie. La nostalgie et l’excitation de les revoir est là. Le groupe voulant surprendre les fans, la setlist change tous les soirs et l’ordre des chansons aussi. On ne sait donc jamais à quoi s’attendre. Après un enchainement entre “Thank You For The Venom”, “Give ‘Em Hell, Kid” et “House Of Wolves”, Gerard nous donne un moment de répit en prenant la parole pour nous remercier. Ils sont heureux d’être de retour sur scène ça se sent et se voit. Gerad nous dira que c’est le meilleur concert français qu’ils aient fait. Il n’en faut pas plus pour remonter à bloc les fans !

On aura par la suite “Na Na Na” issu de leur dernier album Danger Days: The True Lives Of The Fabulous Killjoys. Le public est déchainé et chante à pleins poumons les Na Na Na Na. Et puis c’est enfin le moment de la fameuse G note qui retentit.

Les hurlements se font entendre dans toutes les salles et les paroles de Welcome To The Black Parade résonnent. Cette chanson devenue un hymne est scandée par la foule, c’est un moment magique pour chacun d’entre nous.

S’en suivra “Teenagers” qui fera sauter toute la salle. Les titres s’enchainent et pas une seule fois l’ambiance retombe, les chansons sont toutes reprises, aucune parole n’est oubliée.

Après “Helena” et “Mama”, c’est enfin le tour de ma chanson préférée du groupe “Famous Last Word”. Je vous avoue qu’à ce moment-là plus personne n’existe autour de moi et je donne tout ce que j’ai sur ce titre puissant. Puis les membres du groupe quittent la scène pour laisser place à Gerard qui va nous interpréter “Cancer” sous les flashs des téléphones. Un moment très émouvant.

C’est déjà le moment du rappel, et le groupe revient pour interpréter deux dernières chansons, “ I’m Not Okay” et “The kids From Yesterday” qui finalement résonne en nous, car oui après 11 ans nous sommes effectivement les enfants d’hier, un petit pincement au coeur se fait ressentir à la fin de ce concert. On espère tous que ce n’est pas la fin et que le groupe reviendra.

Ce concert a été un moment magique hors du temps, si j’avais une remarque à faire serait qu’il manquait peut être un peu plus de travail de scénographie au niveau de la scène. Le groupe a toujours été très visuel autant sur leurs tenues/apparence que sur les mises en scène. Même si c’est un parti pris du groupe de revenir en toute simplicité. En tout cas, on a hâte de Retrouver Mikey, Gerard, Frank et Toro sur scène et l’on espère un album pour bientôt !

Live Report – Yungblud à l’Olympia

La dernière fois que yungblud est venue chauffer le sol d’une salle parisienne c’était en novembre 2019 au Trabendo. Déjà à ce moment-là il nous avait laissé un souvenir mémorable. C’est donc avec impatience que j’arrive à l’Olympia pour sa date sold out depuis déjà plusieurs semaines.

Nova Twins

Nova Twins, le duo féminin londonien ouvre le bal devant une salle déjà bien remplie. Les Londoniennes arrivent avec une énergie folle qu’elles vont transmettre au public

La chanteuse et la bassiste sautent, dansent et bougent partout. La voix puissante Amy Love attire l’attention du public qui n’en perd pas une miette. Les circles pit, et autres pogos s’enchainent sans répit. Et le public en redemande !

Après 30mins de show Nova twins à parfaitement rempli son rôle, le public est chaud et n’attend qu’une chose : de continuer à profiter de cette soirée ! Il est donc temps pour les deux punkettes de quitter la scène et laisser la place au tant attendue Yungblud.

Yungblud

Après 30 mins d’attente, les lumières s’éteignent et les premières note de Strawberry lipstick se font entendre sous les cris du public. Même si yungblud se fait aider d’un back up voice pour la partie chant, cela ne l’empêche pas de se donner à fond ! En revanche petite difficulté pour moi de le suivre dans le pit photo !

Le public chante à plein poumon chacune des paroles pour le plus grand bonheur de Dominic. Après avoir enchainé avec “Parents”, c’est au tour de « Superdeadfriends ». Le chanteur interrompra le morceau après avoir vu une personne tombée. Ainsi il profitera de l’occasion pour demander au public de faire attention les uns aux autres et de reculer d’un pas. Les singles s’enchainent, et Yungblud alterne entre partie acoustique et guitare électrique en demandant régulièrement au public de chanter avec lui.

Au milieu du set Dom nous parlera de son nouveau single en duo avec Williow Smith “Memories” qui doit sortir le soir même à minuit. Il nous demande si l’on veut être les premiers à l’entendre avant tout le monde. Vous vous doutez bien que la réponse a été oui !

S’ensuivra un set acoustique d’uniquement Dominique et sa guitare va suivre avec notamment « Kill Somebody » et “Cotton Candy » accompagné du public.

Le concert se terminera sur “ I think I’m Okay” qui est un duo avec Machine Gun Kelly qui étant absent le public se chargera de chanter ses parties.
Finalement déjà l’heure du rappel avec “Brainded”, le très touchant “God Save Me, But Don’t Drown Me Out” et enfin le très énergique “ Machin Gun ( F***k the NRA )”.

Yungblud n’aura cessé tout du long de transmettre des messages d’amour, de positivité et de solidarité. Des messages que l’on retrouve au coeur de ses chansons. Après 1h15 de show, ce sera déjà la fin. Ça aura été un set assez court, mais intense. Les sourires se lisent sur tous les visages du jeune public qui sortent heureux de la salle.

Live report – Warm-Up Hellfest au Bataclan

Cette année, le covid n’empêchera pas la traditionnelle tournée Warm-Up du Hellfest d’avoir lieu après deux longues années sans. C’est au Bataclan qu’on se retrouve ce soir pour la date parisienne avec As They Burn, Crisix et Tagada Jones au menu. En parallèle, le public aura accès à plusieurs activités comme un photocall qui permet de gagner des pass Hellfest, et même un concours de air guitar.

As They Burn

C’est dans une salle peu remplie qu’entrent en scène les français de As They Burn. Cependant, après 7 ans d’absence, le groupe est très attendu par certains et l’ambiance, que ce soit sur scène ou dans la fosse, ne tarde pas à s’électriser.

Circle pits, wall of death ou même pogos s’enchaînent dans le public durant le set. Ça s’enflamme aussi sur scène, on sent l’énergie survoltée de chaque membre du groupe et le plaisir que chacun ressent à jouer ce soir. Le set joué par As They Burn est assez court, mais aura été une parfaite mise en bouche en attendant la suite de la soirée. On espère et on a hâte de revoir le groupe prochainement.

Crisix

A peine le temps d’aller chercher une pinte au bar, d’assister ou de participer au concours de air guitar que c’est au tour de Crisix de faire le show. La salle continue de se remplir petit à petit et se prépare alors à accueillir les espagnols.

Crisix, c’est la bonne surprise de la soirée. Les barcelonais dégagent une énergie et une bonne humeur incroyable. La foule est réceptive et semble convaincue de la performance du groupe. C’est à nouveau des wall of death, des circle pits et même des slams qui se succèdent dans la fosse. On prend plaisir à retrouver cette ambiance bon enfant que l’on a l’habitude d’avoir au Hellfest. Pour les curieux ou ceux qui voudraient revoir Crisix, le groupe sera présent au Hellfest.

Tagada Jones

On ne présente plus Tagada Jones très attendu par le public ce soir. Les membres ne sont même pas encore sur scène que ça chante déjà à l’unisson dans la fosse. C’est avec A feu et à sang que le groupe lance alors les hostilités.

Ça se déchaîne dans la fosse, on ne compte pas le nombre de personnes qui monte sur scène afin de se jeter dans le public pour slammer. Les pogos et circle pits sont, évidemment, aussi de la partie. Les morceaux s’enchaînent jusqu’à Vendredi 13, hommage aux victimes du Bataclan qui dégage, alors, une émotion particulière dans cette salle devenue tristement célèbre. Le groupe continue ensuite son set pour finir sur Mort aux cons dans une ambiance toujours à son maximum. 

La soirée se termine avec la fin du concours de air guitar qui permettait de gagner des places pour le concert privé et filmé de Watain, une bonne nouvelle pour les fans de black metal.

Soirée réussie au Bataclan qui nous prépare à une édition du Hellfest de folie cette année. Nous avons hâte d’y être !

Live Report – Mustii à la Boule Noire

Mustii a été notre découverte musicale il y a quelques semaines. De ce fait nous nous devions d’être à la Boule Noire pour son tout premier concert parisien.

J’arrive donc à la Boule Noire pressée de découvrir ce nouveau phénomène arrivé de Belgique. Malheureusement, la salle est loin d’être pleine cependant le public présent est impatient et très enthousiaste.

Mustii

Après une première partie qui m’a laissée extrêmement dubitative sur sa présence sur scène, il est enfin l’heure d’accueillir Mustii. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le public sait se faire entendre ! La foule accueille plus que chaleureusement l’arrivée du chanteur belge sur scène. Mustii entame son set avec It’s happening now, tiré de son album du même titre. Le public connait les chansons et n’hésite pas à chanter avec Mustii.

J’apprendrai par la suite qu’une partie du public présent fait partie d’une solide fanbase du chanteur. Ce petit groupe belge le suit assidûment depuis ses débuts, c’est donc naturel qu’ils se soient tous déplacés pour voir les débuts parisien de Mustii.

Le concert continue avec une ambiance qui ne retombe pas au contraire. Mustii est un vrai showman, il sait tenir un public et divertir la foule. Sa voix, sa présence scénique et ses pas de danse ne laissent pas indifférent et captive. On en veut plus et l’on se laisse très facilement prendre au jeu.

Au milieu du concert, le chanteur n’hésite pas à venir se mêler à la foule et vient danser au milieu du public pour le plus grand plaisir de tous les fans présent ce soir-là. Les musiques s’enchainent avec des musiques plus personnelles telles que Run For Friends ou ses singles Alien, 21st Century Boy ou encore Blind. Il finira le concert après 1h30 de show intense sur Give Me Your Hand et Skyline. Ce dernier étant son dernier single sorti il y a environ un mois.

Je sors donc de ce concert plus que convaincue et contente de cette découverte musicale ! Je n’hésiterai pas à retourner voir Mustii si j’en ai l’occasion !

Live Report – La messe de Ghost à l’AccorHotels Arena

On se retrouve ce soir pour une soirée assez variée de premier abord, Ghost qu’on ne présente plus, et deux premières parties au style assez différent avec Twintemple puis Uncle Acid & the deadbeats, cela promet d’être intéressant !

Twintemple

Imaginez, vous arrivez et vous croisez un couple d’adorateur de Dracula, mais sur scène ! Plongeant la salle dans une ambiance quasiment surréaliste mélangeant des rythmes des années 50 et des crucifix inversés.
Ma première impression est : j’aurais adoré voir la musique Sex Magick dans une nouvelle édition de la scène de danse entre Uma Thurman et John Travolta.

Les trente minutes du set sont passées à la vitesse éclair, il faut dire que la performance était surprenante et tout autant parfaite ! L’univers, le décalage, le rythme des années 50/60 et un saxo ajoutant une touche sombre et délicieuse à cette musique.

Il faut quand même reconnaître qu’il n’y avait de métal ou rock que le thème, mais on espère revoir le groupe en tête d’affiche prochainement afin qu’ils puissent s’exprimer pleinement et transformer une soirée en Orgie Satanique !

Liste des titres joués ce soir :

  • In Lvx
  • Sex Magick
  • Let’s Have a Satanic Orgy
  • Satan’s a Woman
  • I’m Wicked
  • In Nox

Uncle Acid & the deadbeats

Le groupe commence dans une salle quasi complète maintenant, déchaînant ses guitares avec un public captif de cette ambiance lourde et électrique. J’adore le groupe mais il est déroutant de retrouver ce style de musique ici. On est sur un genre plus autour du doom et psyché, voire stoner énervé avec un univers scénique bien moins marqué, là où Twin Temple et son Rock’n Roll satanique préparait plus à l’ambiance de Ghost.

Je trouve malheureusement que la scénographie/éclairage ne permettait pas de profiter pleinement des talents du groupe. Ces derniers étaient quasiment tout le temps dans l’ombre, cela reste logique avec le genre proche du Stoner. Mon plus gros reproche du set viendra du son, en effet Bercy et le genre obligent ? La voix finit par être quasiment inaudible et est « mangée » par les guitares. Heureusement que je connais les titres de base car sinon je n’aurai pas reconnu certains passages.

Le groupe semble suivre une progression dans ses titres joués et termine par I’ll Cut You Down, et Melody Lane, qui ont des rythmes bien plus soutenus, et qui sont aussi bien plus connus, qui me font dire en headbangant en rythme « Quel pied ! ».

Liste des titres joués ce soir :

  • Mind Crawler
  • Shockwave City
  • 13 Candles
  • Pusher Man
  • Ritual Knife
  • I’ll Cut You Down
  • Melody Lane

Ghost

Quelques sifflements et cris percent la musique religieuse précédant les 30 minutes d’attente avant le groupe, on sent que cet interlude est interminable pour la foule maintenant tassée dans une salle quasi complète. Plus l’heure avance, plus la clameur du public grandit.

Le show commence avec ‘Kaisarion‘ à peine que tous les bras bâtent déjà l’air en rythme dans une hystérie collective.

Malheureusement, le son laisse à désirer avec des aiguës bien trop présents et la voix de Tobias qui disparaît par moment dans les instruments. Cependant, ce point aura tendance à disparaître au fil des chansons heureusement ! Et puis l’ambiance de folie fait bien vite oublier ces passages.

Avec ‘Rats‘, la foule semblait sur le point d’imploser, alors quand le groupe commença ‘Mary on a Cross‘, ce fut l’extase pour tout le monde. D’autant plus que le son est à ce moment là bien mieux réglé et la voix de Tobias s’entend très bien. Le public fait une tonnerre à la fin de la musique !

Tobias prend le temps de s’adresser dans un anglais assez simple au public, cela fait plaisir ! Il est plaisant de retrouver dans le show quelques moments volontairement drôles et joués. Peu de temps après, le groupe nous offre un duel de guitares entre deux ghouls de part et d’autre de la scène se terminant par quelques notes de ‘La Marseillaise‘ ce qui déclencha la clameur du public avant que ne ce soit les notes de ‘Cirice‘ qui ne se dessinent.

Tobias reprend la parole un peu plus tard en prenant des nouvelles du public et en introduisant habilement dans la foulée ‘Hunter’s Moon’. C’est à ce moment que je prend conscience, trop concentré sur Tobias et ses 3 ghouls guitaristes, qu’il faut aussi rappeler que Ghost c’est 8 personnes sur scène ! Autant la batterie et les guitaristes ont eu leur moment de jeux/mise en avant, autant je trouve que le reste des ghouls ont manqué de mise en avant que ce soit par le jeu scénique que par l’éclairage, dommage.

Finalement, Tobias parle entre toutes les chansons en faisant monter la surenchère en engageant souvent par ‘How about that‘. De même, il introduit souvent de manière amusante ou sous forme de devinette la musique suivante : ça fait plaisir d’avoir un concert comme ça avec un jeu entre les musiciens et ce niveau d’interactions avec le public.

Pour ‘Call Me Little Sunshine’, on voit Tobias revenir dans sa magnifique tenue de Papa Emeritus IV. Puis on a le droit droit à quelques déclenchement de pyrotechnie, ça fait plaisir d’en voir dans une salle comme Bercy.

Il est aussi temps de parler du public, à de maintes reprises les lumières des les téléphones se sont allumées, offrant un beau spectacle, comme durant ‘He Is’. La fosse dans l’ensemble est très passionnée et au fil du show exprimera son énergie par de petits pogos éparpillés dont le nombre augmentera jusqu’à la fin du concert. On pourra même apercevoir par moment quelques courageux crowdsurfer.

Le rappel se fera via une autre prise de parole de Tobias, durant laquelle il saluera toute l’équipe technique, les autres groupes et bien entendu le public – saluant le courage de venir malgré la situation actuelle toujours compliquée. Après ce message de remerciement, place au bouquet final en commençant par le célèbre titre ‘Enter Sandman’ reprise de Metallica. et se poursuivant avec ‘Dance Macabre’ et ‘Square Hammer’.

En résumé, on a hâte de revoir le groupe car ce fut un beau show à la fois musical et scénique entre les musiciens eux même. Et ça tombe bien, au moment où l’on s’apprête à quitter la salle une vidéo de Tobias est projeté sur l’écran central. Tout l’AccorHotels Arena est médusé, c’est l’annonce la présence du groupe au Hellfest 2022. Une belle surprise et on aura donc le plaisir de revoir le groupe samedi 18 juin sur la main stage du festival !

Liste des titres joués par Ghost ce soir :

Intro :

  • Klara stjärnor (Jan Johansson song)
  • Miserere mei, Deus (Gregorio Allegri song)
  • Imperium



Concert :

  • Kaisarion
  • Rats
  • From the Pinnacle to the Pit
  • Mary on a Cross
  • Devil Church (avec au début un duel de guitares se terminant par un extrait de ‘La Marseillaise’)
  • Cirice
  • Hunter’s Moon
  • Faith
  • Spillways
  • Ritual
  • Call Me Little Sunshine
  • Helvetesfönster (abrégée)
  • Year Zero
  • Spöksonat
  • He Is
  • Miasma
  • Mummy Dust
  • Kiss the Go-Goat



Rappel :

  • Enter Sandman (Metallica cover)
  • Dance Macabre
  • Square Hammer



Outro :

  • Song played from tape
  • Sorrow in the Wind
  • (Emmylou Harris song)

Nos remerciements à Ryan Chang qui nous a permis d’utiliser ses incroyables photographies pour le report. Vous pouvez consulter son travail ici http://ryanchang.net

Live Report Against The Current à La Maroquinerie – 13/04/2022

Après deux ans sans concert (depuis le 10 mars 2020 plus précisément avec I Prevail au Trianon), je retrouve enfin le chemin des salles parisiennes pour un concert qui s’annonce incroyable ! C’est le groupe New-Yorkais que l’on retrouve aujourd’hui à la Maroquinerie. Je suis excitée de revoir le trio, je n’ai jamais loupé un seul de leur passage en France, je suis donc impatiente de les revoir sur scène !

Malheureusement, j’ai été prévenue assez tard de l’obtention de l’accréditation je n’ai donc pas pu assister au set de la première partie Halflives, groupe particulièrement apprécié chez 404. Autre problème l’autre groupe de la tournée, Yours Truly apprennent dans la journée qu’ils sont positifs au covid et doivent quitter la tournée.

Against The Current

C’est donc à 20 h qu’Halflives arrive sur scène pour jouer un set de 30mins. Ce dernier à semblé plaire au public d’après les bribes de conversations que j’ai pu entendre en attendant l’arrivée d’Against The Current. S’en suivra une longue attente de 45mins où le public commencera à s’impatienter et se poser des questions sur l’arrivée du groupe.

C’est alors que le manager monte sur scène pour nous remercier d’avoir sold out le show et d’être si nombreux et enthousiaste. Cependant des questions se posent sur pourquoi le manager est là et non le groupe. L’inquiétude se lit sur les visages. Le manager nous informe alors qu’il n’est pas la pour une mauvaise nouvelle, mais nous dire que Chrissy la chanteuse a perdue sa voix et qu’elle est inquiète pour le set de ce soir. Il faudra donc chanter le plus fort possible. On nous annoncera par la suite que le groupe reviendra en décembre 2022 à Paris !

Finalement, le groupe arrivera 15 mins plus tard plus en forme que jamais. Le moins que l’on puisse dire c’est que pour quelqu’un qui a perdu sa voix Chrissy assure et à un sacré coffre ! La maroquinerie déborde tellement la salle est pleine et ça fait du bien de voir tout le monde chanter et danser. Le groupe est venu défendre leur dernier EP, Fever sorti en juillet 2021. Les chansons passent très bien en live, le public n’en perd pas une miette.

Entre les chansons le trio n’oublie pas les interactions et échange beaucoup avec nous. Ils sont heureux d’être sur scène, ça se voit et ça fait du bien. Chrissy et Dan le guitariste souhaitent perfectionner leur français et nous demandent régulièrement la traduction de certains mots. Après avoir alterné entre titres récents comme That won’t save us ou Again and again mais aussi des plus anciens tel que Talk le groupe fait redescendre la pression (et vu la chaleur dans la salle c’est pas plus mal) avec le titre Almost Forgot. Will Ferri, habituellement à la batterie rejoint Chrissy et Dan sur le devant de la scène, guitare entre les mains pour le titre Almost forgot. Le public reprend chaque mot pour un instant fort en émotion. A la fin de la chanson Chrissy se demande même si la release party du prochain album ne devrait pas se faire ici. Vous vous doutez bien que la foule n’était pas contre l’idée !

1 h 20 de show le trio quitte la scène avant de revenir pour le rappel. Chrissy prend la parole pour nous proposer un deal, n’étant pas à 100 % vocalement elle nous propose soit de jouer qu’une seule chanson qui est Weapon, single de leur dernier EP. Soit deux chansons avec Legend never dies qui est la BO du jeu League Of Legend, mais dans ce cas il faudra chanter le plus fort possible avec elle. Le choix n’a pas été compliqué pour le public qui choisit deux chansons.

Après un set de 1 h 30 le groupe quitte définitivement la scène laissant un public plus que satisfait, et moi y comprit ! Vivement la date de décembre !

Live report ; Hangman’s Chair au Trabendo – 08/04/2022

C’est en arrivant sous une neige abondante du mois d’avril que… wait what ? Oui ce n’était pas la seule surprise de la soirée vous allez le voir !

Cela me fait drôle de revenir dans une salle de concert, je n’y avais pas été depuis les Dropkick Murphys début 2020 … j’ai presque le trac. Mais au final j’ai à peine le temps d’y réfléchir que la salle commence à se remplir, et les habitudes de photographe reviennent.

Emptiness

En même temps que les basses réarrangent votre ADN, un public assez hétéroclite arrive doucement dans la salle, bien qu’assez sage en début de set. Les premiers venus se laissant sagement porter par un rythme post metal très lourd

On se retrouva rapidement entraîné dans l’ambiance,  ce qui part ailleurs nous a tous surpris quand Jeremie arrêta le chant et parla pour s’adresser au public. Il y a presque eu une stupeur générale d’où on pouvait deviner la réflexion  » il parle !! « 

Mention spéciale au guitariste du groupe qui avec sa démarche et sa capuche avait une petite ressemble avec un Nazgul.

Author & Punisher

La mise en place de la scène annonce déjà le ton avec des tables contenant divers instruments façon machinerie lourdes, il ne faudra pas moins qu’une petite armée pour brancher tout ça.

Les instruments sont très étranges quand on ne connaît pas l’artiste, la batterie est une poignée au bout d’un axe robotique, déclenchant des samples, une machine à mi-chemin entre avion et machine de musculation. On comprend mieux l’intention quand on connaît Tristan Shone qui se cache derrière la performance. Un l’ingénieur mécanique et musicien, qui manie à la perfection ces machines sur-mesure.

Le mélange est finalement intéressant, alternant entre un genre électronique, sludge, metal et une expérience musicale ce qui donne ce mélange envoûtant et très pesant (agréablement). La lumière, elle, était digne d’un arc-en-ciel venant meme Nyam cat, épileptiques s’abstenir

La foule a été conquise par cette rencontre du troisième type, remplaçant donc avec succès Crown, qui n’avait pas pu venir pour cause de covid. On espère que ces derniers pourront vite remonter sur scène !

Hangman’s Chair

Apres avoir vu Hangman’s Chair en 2019, en première partie de Zeal and Ardor, il est plaisant de retrouver les ce soir. D’autant plus que le groupe vient de sortir leur nouvel album nommé A Loner

C’est toujours un plaisir quand un groupe communique sa passion en concert et ça s’est vu ce soir sur scène. Il y avait ce « quelque chose » qui se dégage par l’énergie qu’ils dépensent sur scène et le plaisir apparent qu’ils arboraient en jouant.

Il faut dire que Julien Chanut met le ton, sa fidèle guitare transparente en main en sautant partout comme à son habitude. Cette énergie se ressent jusqu’à la régie son qui headbang en rythme tout en effectuant un très beau travail ce soir !

Le public français bouillonne d’impatience à la moindre pause, même lors des changements de guitare. C’est trop à attendre tellement la foule est prise dans l’ambiance. Il faut dire qu’il est plus plaisant de voir le groupe sur scène qu’en 2019. Leur musique a gagné en maturité et en force aussi. J’ai été agréablement surpris de voir le groupe évoluer dans un domaine plus mélodique, relevant aussi quasiment du metal atmosphérique, quittant ainsi l’étiquette d’un groupe pratiquant un simple stoner agressif. C’est ce que l’on ressent aussi en réécoutant leur nouvel album A Loner.

 

Mais malheureusement le concert s’est terminé sans que le rappel ne puisse aboutir, les différents sets ayant pris un peu de retard, cela a imposé aux membres d’Hangman’s Chair de quitter un peu précipitamment la scène. Mais le public ne semble pas en avoir tenu rigueur au groupe. Et on espère les revoir très vite !

Un grand merci à The Link Productions pour le concert !

Live report de Percival à La Machine du Moulin Rouge

Qui, de nos jours, ne connaît pas la licence à succès « The Witcher » ou en français « Le sorceleur » ? Il s’agit à l’origine de romans écrits par l’écrivain polonais Andrzej Sapkowski racontant les aventures du chasseur de monstres : Geralt de Riv. Ces romans ont ensuite été adaptés en une trilogie de jeux vidéo par le studio CD Projekt Red puis, en série par Netflix. Aujourd’hui, ce qui nous intéresse, c’est le troisième opus créé par le studio de jeux vidéo polonais : The Witcher 3, qui a eu un succès fou auprès des gameurs. En effet, Percival, co-créateurs de la bande originale du jeu, nous donne rendez-vous ce soir à La Machine du Moulin Rouge pour un concert exceptionnel qui nous replongera dans les aventures de notre sorceleur préféré.

Percival « The Witcher 3 – Wild Hunt Live »

C’est peu après 18h30 que la salle ouvre ses portes. Les fans du sorceleur sont déjà très nombreux à attendre à l’extérieur, certains sont même venus en armures ou en robes d’époque. La salle se remplit plutôt rapidement, il faut dire qu’il n’y aura pas de première partie ce soir. Les festivités commenceront à 19h30. Les lumières s’éteignent alors, nous sommes prêts pour l’aventure !

Pour les connaisseurs, c’est sur Geralt Of Rivia, chanson d’introduction du menu de The Witcher 3, que débarque Percival sur scène. De quoi mettre la foule directement dans l’ambiance. Les six membres du groupe sont assis face au public en un arc de cercle. Pas de décoration sur scène à part un écran géant dans le fond où seront projetés des extraits du jeu et de cinématiques.

Nous nous rendons vite compte que ce ne sera pas un simple concert auquel nous aurons droit ce soir, mais un véritable show, lorsqu’une succube fait son entrée sur scène lors d’un morceau et que celle-ci nous offre quelques pas de danse ainsi que des acrobaties. Nous aurons alors droit à plusieurs mises en scène durant la soirée comme l’entraînement à l’épée d’un sorceleur, une danse mystique des trois fameuses moires ou encore une danse festive et arrosée de trois tavernières.

Le public est complètement dans l’ambiance, ça danse, ça chante et acclame et applaudit toujours plus fort entre chaque morceau. Sur scène, c’est tout aussi festif, on sent que le groupe prend plaisir à jouer pour nous et est heureux d’être là ce soir.

Le show durera 1h45. Nous n’avons pas vu le temps passer. Pour finir la soirée, c’est une brouxe enchanteresse, tout de blanc vêtu, qui fait son apparition sur scène pendant Lullaby Of Woe, morceau présent dans l’extension du jeu : Blood & Wine. La foule n’a clairement pas envie que le concert se termine tout de suite. Il n’aura pas fallu acclamer Percival longtemps pour que celui-ci revienne sur scène pour un rappel. L’occasion pour eux de présenter les membres du groupe. Tous ont l’air surpris et heureux de l’accueil fait par leurs fans. Il faut dire que la soirée était incroyable et que l’ambiance était vraiment à son comble. Pour terminer en beauté, le groupe décide de se rendre disponible pour un photoshoot avec tous ceux qui aimeraient une photo souvenir.

Un grand merci à Garmonbozia d’avoir organisé cette soirée qui aura sûrement donné envie à certains de faire ou refaire The Witcher 3. Et bonne nouvelle, un nouveau jeu dans l’univers du sorceleur est actuellement en production chez CD Projekt Red !

Live report de Wardruna à L’Olympia

Ce soir, on se donne rendez-vous à L’Olympia pour Wardruna. Après plusieurs reports à cause du covid, le groupe norvégien revient enfin en France pour notre plus grand bonheur. Il s’agira du premier concert depuis deux ans maintenant pour beaucoup de personnes présentes ce soir, l’attente aura été longue et difficile, mais enfin, nous y sommes !

Kalandra

C’est Kalandra qui a l’honneur d’ouvrir le bal. Le groupe, porté par sa chanteuse Katrine Stenbekk, est plutôt attendu par les fans de Wardruna qui, pour la plupart, sont déjà familiers avec la musique de ce quatuor.

La performance du groupe ainsi que la douce et puissante voix de Katrine semblent convaincre le public. Les applaudissements entre chaque morceau le montrent. Malheureusement, le set est très court et ne durera pas plus de vingt-cinq minutes. Petite frustration pour les fans du groupe ainsi que pour ceux qui le découvraient ce soir. Mais pour finir sur une touche positive, il s’agissait là d’une parfaite mise en bouche. Nous sommes prêts pour Wardruna !

Wardruna

C’est sur une scène à la décoration toujours aussi minimaliste que débarquent les nordiques de Wardruna à 21h. Et c’est avec le morceau phare de leur dernier album que commence le show : Kvitravn. Dès les premières notes, on se sent très vite pris dans l’ambiance, le groupe nous emmène dans un voyage d’une heure quarante qu’on aimerait voir durer plus longtemps.

La petite nouveauté concernant Wardruna, Lindy Fay Hella n’est plus la seule femme à donner de la voix. Katrine Stenbekk fait maintenant partie intégrante du groupe en tant que soutien vocal ce qui devrait ravir les fans de Kalandra et de sa douce chanteuse.

Les morceaux s’enchaînent avec pour seul répit entre chaque, les applaudissements et acclamations, toujours plus forts, du public, heureux d’être présent à L’Olympia ce soir pour Wardruna et de retrouver enfin cette ambiance qui a tant manqué à certains pendant ces deux longues années.

La scène très épurée n’est en rien dérangeante, car la beauté de la prestation réside dans ce jeu d’ombre et de lumière parfaitement réalisé, par les équipes techniques, que l’on peut admirer tout en en prenant plein les oreilles.

Arrivé à la fin du set, Einar Selvik prend enfin la parole et exprime sa gratitude d’être sur scène ce soir et de partager ce show avec son public parisien qu’il est heureux de retrouver. Il semble touché et surpris par les standing ovation, mais le groupe transmet tellement d’émotions sur scène qu’il était difficile de ne pas le remercier autrement. Le concert se termine sur les émouvantes Helvegen et Snake Pit Poetry, tradition lors des concerts de Wardruna.

On sort de L’Olympia heureux ce soir, le voyage était court mais intense. Hâte de les revoir !

LIVE REPORT : Les Ramoneurs De Menhirs @ La Trabendo – 07/10/2021

Les Ramoneurs de Menhirs.

Les révoltés !

 

Les Ramoneurs De Menhirs_Trabendo octobre 2021 @Kikevist_Thierry

 

Un concert des Ramoneurs de Menhirs est toujours un évènement.

Alors que dire lorsqu’ils sont de retour juste après la réouverture des salles de spectacle en octobre 2021. IMMANQUABLE ! 

Nous avions tous rdv sans limitation de jauge pour le retour des Ramoneurs à Paris. Un public prêt à se lâcher et à se faire plaisir grâce au son diabolique de la guitare de Loran, sans oublier comme toujours les instruments traditionnels Bretons.

 

 

Le mélange des genres fonctionne toujours aussi bien. La folie dans la salle est déjà bien présente dès l’ouverture du concert avec le titre If the kids are united.

Gwenaël

Sa performance au chant est plus discrète sur cette scène du Trabenbo mais toujours efficace.

Loran en leader

Il guide le groupe par le son punk de sa guitare et ses prises de paroles engagées. Comme souvent, il cible le gouvernement, et particulièrement Gérald Darmanin et bien sur, le front national!

Deux moments fort lors de cette soirée qui montrent que Loran est « fataliste » et optimiste:

  • la fameuse reprise que le public aime reprendre en coeur, « La jeunesse emmerde le front national ». Il prend alors la parole et jette un froid, « Si la jeunesse emmerdait vraiment le front national, nous n’en serions pas là aujourd’hui!!!! » C’est tellement vrai !
  • mais lorsqu’un jeune, très jeune fan se présente devant la scène, Loran retrouve son optimisme. « Tant qu’il y aura des gamins qui viennent nous voir, rien n’est perdu. Il reste de l’espoir!  » Il enchaine alors avec le dernier titre du concert, tout un symbole: VIVA LA REVOLUTION !

Éric et Richard 

On ne peut pas oublier ses deux complices si importants pour l’esprit punk/rock du groupe. Une présence scénique remarquable et c’est bien eux qui donnent ce son unique avec leurs instruments celtiques. Éric est le parfait complément sur scène de Loran avec une énergie débordante vers le public.

Cadeaux du public. No comment…

Si on ne nous offre pas une « cigarette » on arrête le concert! Merci les fans 🙂

Merci tout simplement pour ce concert.

Ce concert était pour moi « LE jour d’après ». Toute la magie d’un concert live après plus de 18 mois d’abstinence avec en cadeau « open bar photographique » tout le live.

Merci Les Ramoneurs pour votre énergie et votre bonheur d’être là ce soir au Trabendo, pour défendre le punk version Bretagne.

Les Ramoneurs De Menhirs_Trabendo octobre 2021 @Kikevist_Thierry

 

DIRTY SHIRT

Dirty Shirt_Trabendo 2021 @kikevist_Thierry

Une première partie qui mérite bien plus.

On ne pouvait pas espérer une entrée en matière plus dingue que ce groupe Roumain. Ils sont juste incroyables et donnent tout sans calculer.

Quelle voix de l’un des chanteurs Dan « Rini » Crăciun. Je suis resté scotché. Sur scène ou dans la salle pour proposer eux même leur merchandising, ils sont super accessibles.

Côté musique, ils passent de chants traditionnels Roumains, à du metal bien « brutal » avec une aisance maitrisée sans perdre leur public. L’ambiance est bien présente tout du long!!

Dirty Shirt_Trabendo 2021 @kikevist_Thierry

SVP, écoutez DIRTY SHIRT et rdv au Hellfest où ils sont programmés pour mon plus grand plaisir. Je retournerai les voir sous le temple du metal.

 

Set List des Ramoneurs De Menhirs

  1. If the Kids Are United
  2. Vel un tour-tan
  3. (?)
  4. Menez daou
  5. Fuck the System
  6. Marijanig
  7. Ar we’enn-avalow
  8. BellARB
  9. Nomades
  10. Dañs gwadek 1
  11. Ibrahim
  12. Porcherie
  13. Makhnovtchina
  14. Exarhia
  15. Auschwitz planète
  16. La blanche hermine
  17. Vive le feu
  18. Viva la revolution

LIVE REPORT : Samantha Fish @ La Cigale – 10/03/2020

SAMANTHA FISH

Samantha Fish LaCigale 10Mars2020 @Kikevist_Thierry

LE BLUES A LA CIGALE !

 

Le 10 mars 2020 restera une date importante pour tous ceux qui ont eu la chance d’aller voir Samantha Fish à la cigale. C’est avec une certaine appréhension que je me rends au 120 Boulevard Marguerite de Rochechouart ce soir là. Non pas la peur de cette saloperie de virus, mais bien le commencement des restrictions qui planent au dessus de nos têtes. Nous savons tous que ce concert sera très certainement notre dernier live avant bien longtemps……..

Ouf, première bonne nouvelle, le concert va bien avoir lieu ! La salle ne sera pas comble certainement par la crainte légitime de certains qui ont préféré ne pas prendre de risque. La Cigale sera toute de même bien remplie à environ 70-80 % de sa capacité pour écouter du blues.

 

Felix Rabin: un vrai talent

Felix Rabin LaCigale 1O mars 2020 @Kikevist_Thierry

Autre excellente nouvelle, le choix de la première partie: une vraie découverte !! Ce jeune artiste français qui chante en anglais était en pleine tournée Européenne, mais il est venu rejoindre cette scène de La Cigale pour nous ouvrir l’appétit avant que Samantha n’arrive sur scène.

On ne peut pas rester insensible à cette prestation. Il y a des musiciens qui font de la musique et d’autres qui sont nés avec la musique. Felix doit être né avec une guitare dans les mains dans la lignée d’un Paul Personne ou plus proche de nous d’une Laura Cox.

Sa Fender l’accompagne à travers des titres de blues magistralement interprétés. Le set est bien trop court à mon gout. Felix nous a convaincus. Il faudra absolument retourner le voir. Le blues n’est pas mort en France. C’est une excellente nouvelle !!

 

Samantha Fish time

Samantha Fish LaCigale 10Mars2020 @Kikevist_Thierry

Petite présentation avant le live

Samantha Fish est une Artiste complète américaine du Missouri, qui suit des influences très rock / folk / blues. Auteur compositeur, chanteuse, grande guitariste, c’est avec son album Runaway sortie en 2011 qu’elle va se dévoiler en solo avec le Blues Music Award du meilleur nouvel artiste de blues en 2012. C’est donc pratiquement 10 ans après son premier opus en 2009 qu’elle vient ce soir nous parler musique avec son dernier album sorti en septembre 2019 Kill Or Be Kind.

 

Place au live

Petite mise en place des musiciens sous une lumière très tamisée pour venir tranquillement nous proposer un premier titre avant que Samantha ne se présente à nous. On peut déjà dire que le niveau des musiciens qui vont l’accompagner ce soir sera très bon. Je vous assure, la suite ne fera que confirmer cette première impression. Samantha sera donc en bonne compagnie ce soir avec Chris Alexander à la basse, Scott Graves à la batterie,  Phil Breen au clavier et Nicholas David au clavier/voix qui interprète son titre Hole in the Bottom.

Bulletproof pour (vraiment) commencer

C’est sur ce magnifique titre très blues de son dernier album que la belle Samantha arrive sur scène, sa fameuse guitare « cigar-box » en main.

Il y a des artistes qui n’ont pas besoin de tour de chauffe pour être au top. C’est le cas de Samantha qui dès ce premier titre montre l’étendue de son talent. Quelle voix ! Et que dire de son jeu de guitare !!!! Génial. Pourtant ce titre demande une sacrée maitrise technique.

L’émotion est bien au rendez-vous !

Le blues a traversé tellement d’époques…..C’est un plaisir de voir cette continuité dans le temps. Cette musique ne doit pas juste se jouer, elle doit se vivre dans son interprétation.

Samantha Fish LaCigale 10Mars2020 @Kikevist_Thierry

Samantha l’a parfaitement bien compris. Elle vit chacune de ses notes. Sa voix guide parfaitement cet ensemble pour notre plus grand plaisir. Nous profitons pleinement de cet univers où le partage est important. Les musiciens jouent à merveille pour lui offrir une totale liberté d’expression musicale.

THE Guitariste !!

Samantha Fish LaCigale 10Mars2020 @Kikevist_Thierry

Encore plus que sa voix, elle est exceptionnelle à la guitare. Les plus grands seraient fiers de venir partager la scène avec elle. Samantha a dû fortement être influencée dans sa jeunesse (qui n’est pas si lointaine puisque Samantha est née en 1989 ) par les titres de Clapton, Stevie Ray Vaughan.… Son jeu est limpide sans accrocher la moindre note. Elle ne fait qu’un avec son instrument de prédilection. Elle utilisera sa guitare électrique Gibson très souvent. Les doigts de Samantha se baladent sur le manche avec un slyde comme je n’avais pas vu depuis longtemps. Elle n’est jamais dans la démonstration, Samantha Fish n’en a absolument pas besoin!

Un vrai blues band

Comme on pouvait s’y attendre avec le premier titre, la complicité entre eux tous est bien présente. Plusieurs titres vont nous ravir les oreilles comme le duo avec David sur son titre Say Goodby. Un très joli moment entre les deux artistes! Sur la fin du concert, elle présentera un à un chaque musicien. Chacun d’eux va pourvoir profiter de ce moment pour nous offrir un petit solo de leur instrument.

Déjà la fin…..

Pour nous emmener vers la fin de son live avec encore plus de force et de blues intense, Samantha va reprendre sa cigar-box .

Belle surprise à la fin du concert: les musiciens restent sur scène discuter avec le public encore là pour un moment super cool !  Samantha Fish en personne sera à la sortie pour proposer son dernier disque avec photos et signature pour tous les fans qui se pressent devant le stand. Superbe initiative.

Merci à Samantha et son groupe de nous avoir fait oublier le temps de ce concert un futur déjà bien présent. En effet, trois jours plus tard Samantha Fish comme beaucoup d’artistes annonce la fin de sa tournée pour cause de virus…. Donc, cela sera mon dernier concert avant bien longtemps, voilà pourquoi le 10 mars 2020 restera dans nos mémoires.

 

Set list

  1. Hole in the Bottom (Nicholas David vocals)
  2. Bulletproof
  3. Kill or Be Kind
  4. Watch It Die
  5. Love Letters
  6. She Don’t Live Around Here
  7. You Got It Bad
  8. Say Goodbye (Nicholas David vocals)
  9. Little Baby (The Blue Rondos cover)
  10. No Angels
  11. Dream Girl
  12. Bitch On The Run

Rappel.

  1. With Or Without (Nicholas David vocals)
  2. Shake ‘Em on Down (Bukka White cover)
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