Live Report – 26/09/22 – VOLBEAT + SKINDRED + BAD WOLVES – Zenith de Paris

Lundi 31 octobre 2022 soir d’Halloween, nous avions rdv au Zenith de Paris avec trois groupes au programme de cette soirée, BAD WOLVES, SKINDRED et VOLBEAT en tête d’affiche.

Ouverture des portes prévue à 18 :00. C’est BAD WOLVES qui aura la charge de chauffer la salle dès 19 :00. Il ne fallait donc pas arriver en retard.

Arrivé sous la pluie, je constate que l’accès aux portes d’entrée est fluide. Première surprise même si effectivement à 18h00 je me dis que certains travaillent encore et le temps d’arriver au nord de Paris n’est pas toujours simple. 

Récupération du sésame pass photo et me voilà à l’entrée de la salle, bien décidé à profiter du bonheur d’être là. 

Avant d’oublier, je profite du début de cet article pour remercier Olivier et l’équipe de Réplica Promotion qui nous ont fait confiance avec cette accréditation.

VOLBEAT: À tout seigneur tout honneur

Nous commençons ce report par le groupe qui devait faire venir les fans au Zenith de Paris.  Oui, devait faire venir car énorme déception, le Zenith est loin d’avoir fait le plein. VOLBEAT est pourtant aujourd’hui une valeur sûre de cette musique que nous aimons, un des groupes qui doit prendre la fameuse relève. Peut être que la multiplication des concerts sur Paris actuellement fait que les fans ne peuvent plus suivre. 

A mon arrivée la scène est imposante avec une avancée qui arrive au milieu de cette salle. Un écran géant format 16/9 couvre l’ensemble arrière de cette scène. Les moyens sont énormes pour nous offrir un show de qualité.

Le leader du groupe reste incontestablement Michael Poulsen. Dès son arrivée sur scène, il a le sourire et tout est déjà en place. The Devil’s Bleeding Crown lance à merveille le concert. Guitares puissantes, son au top, voix bien rock. On va en prendre plein les yeux (et les oreilles), c’est maintenant une certitude.

Volbeat @zenith de Paris 2022 @Kikevist_Thierry

Le show est énorme.

On voit tout de suite que le show est rodé, mais garde encore l’énergie non répétitive d’une tournée. Le groupe est dans sa formation déjà bien connue des fans. Jon Larsen (batterie), Rob Caggiano (guitare) et Kaspar Boye Larsen (basse).

Les lumières claquent et arrosent cette scène imposante. Quel bonheur pour les photos ! Le groupe se promène à chaque instant sur la scène et ne laisse aucun spectateur dans leur coin. À aucun moment elle semble trop grande pour eux.

Tout y passe avec la projection de « confettis », ballons géants envoyés dans le public, simulation sur le dernier titre d’un feu d’artifice, tout cela va rendre ce live encore plus festif.

Que dire du « réalisateur » vidéo qui propose sur les écrans géants des cadrages et animations dignes des plus grands spectacles télévisuels. On est comme à la maison. 

Pour annoncer un de mes titres préférés « The Devil Rages On » de leur dernier opus « Servant of the mind », Michael prend la parole: « Do you know the devil ? The devil is in Russia today… » Même si nous sommes tous ici pour vivre notre passion autour de la musique, c’est bien aussi de ne pas oublier que d’autres n’ont pas cette chance. 

Ce titre est magnifique avec cette lourdeur musicale, accompagné des lumières rouges qui vont plonger le Zenith dans cet univers démoniaque que recherche le groupe. J’adore ! 

VOLBEAT était en très grande forme ce soir et vraiment les absents ont eu tort !  Un show toujours trop court lorsque le groupe se donne comme ça !  

SKINDRED: le seigneur du Zenith

SKINDRED est un groupe britannique originaire de Newport au Pays de Galles. Le front man du groupe, « Benji » Webbe le porte avec une folie de dingue quelque soit la salle. Il ne regarde pas si il a face à lui 30 000 personnes comme lors de leurs prestations au Hellfest ou ce soir devant une audience plus « light ». Il va chercher le public sans se ménager. Il demande « combien de personnes ont déjà vu SKINDRED sur scène ?  » Peu de mains se lève dans la salle. Mais justement ils sont là pour ça: se faire connaitre ! Après une telle prestation, il est certain que les personnes présentes ce soir vont se souvenir d’eux et revenir. Voilà un moment que nous n’oublierons pas d’aussitôt !

Franchement, leur présence a plus que motivé mon envie de venir ce soir au Zenith. Je suis fan de ce groupe. Dan(iel) Pugsley (basse), Michael Mikeydemus Fry (guitare) et Arya Goggin (batterie) sont des musiciens PARFAITS pour accompagner Benji.

Titre à écouter, Kill the power qui montre toute la puissance de SKINDRED sur scène.

Quelle énergie ! Ce groupe doit devenir un incontournable ! Merci pour ce bonheur. 

BAD WOLVES: Pas simple de commencer…

BAD WOLVES devait avoir le privilège d’ouvrir cette soirée, malheureusement pour eux à 19h trop peu de monde. Le chanteur à même fait une remarque comme quoi il avait l’impression de jouer dans une église… Le groupe a pourtant essayé de donner pour recevoir, mais calme (presque) plat. Même la fameuse reprise des Cranberries « Zombi » n’a pas fait sortir de terre des fans hurlant de plaisir. Le chanteur était trop souvent en dehors des lumières et donc chantait dans le noir. Pas simple pour motiver les spectateurs.

A revoir certainement dans de meilleurs conditions.

Conclusion

VOLBEAT a réussi à faire le show avec cette énergie que l’on vient chercher sur un concert de rock / hard rock. Une sublime soirée que malheureusement beaucoup ont décliné. Si le Zenith avait fait le plein comme cela aurait dû être le cas, nul doute que l’ambiance aurait été encore plus contagieuse. Comme l’on dit souvent les absents ont toujours tort ! Nous, on y était et on en a pris notre pied ! 

Live Report – 26/09/22 – Dance With The Dead + Daniel Deluxe – La Machine du Moulin Rouge

Paillettes, lumière, néons et voitures luisantes, ce sont les caractéristiques principales du sous-genre électronique pour lequel nous nous sommes déplacés en ce 26 septembre. Quoi de mieux que la discothèque de la Machine du Moulin Rouge, figure phare de la capitale du spectacle vivant pour venir vivre une expérience hors-du-commun et un retour 40 ans plus tôt ! Suivez-nous et retournons quelques instants en 1986 ! (enfin, du moins de l’image fantasmée qu’il nous en reste, puisque je ne l’ai même pas connu moi-même !)

Daniel Deluxe

Figure emblématique de la scène darkwave/synthwave, Daniel Deluxe était presque aussi attendu que Dance With The Dead. Effectivement : une bonne partie des personnes écoutant la synthwave sont habitués à écouter le genre dans son ensemble, et les différents artistes tournant autour de cet univers plutôt qu’un artiste en particulier, et Daniel fait parti de ces quelques artistes à se démarquer avec Dance, Carpenter Brut ou bien encore Perturbator. Le set est intense, électrique, et surtout très fort! Plongé dans le noir et les oscillements de lumière, c’est un véritable concert electro que nous propose Daniel pour son premier show parisien depuis 2018 (où il avait joué dans l’intimiste Gibus club). Le public semble conquis et n’attendra pas le groupe principal pour se mettre à danser et gesticuler ses bras dans tous les sens !

Après une grosse demi-heure de show, Daniel s’en va sous les applaudissements du public. Les gens sont déjà chaud bouillant et l’invitent même à faire un rappel (qui n’arrivera, malheureusement, maison s’en doutait un peu compte tenu du running-order des concerts et des couvre-feu à respecter !)

Dance With The Dead

Les américains de Dance With The Dead arrivent en grande trombe dans la capitale, de retour après un Trabendo explosif en 2020 (qui nous a valu un report comics à retrouver encore ici). Le show débute par March Of The Dead, un morceau issu du dernier album « Driven To Madness » sorti cette année.

A peine plus long qu’en 2020, la setlist s’étoffe légèrement des titres issus de Driven To Madness, en retirant la reprise de Metallica, qui avait pourtant su faire son effet à l’époque. La salle est comble et mêmes les escaliers pour y accéder ou en sortir sont remplis, ce qui rend les déplacements au bar difficile. Un problème en soit quand la température de la salle est très élevée grâce au show auquel nous assistons ! La fumée ambiante de la salle depuis notre arrivée ne s’estompera pas non plus énormément ce qui empêchera de voir vraiment l’ensemble du spectacle, d’autant que Dance With The Dead, à leur habitude, joue majoritairement dans le noir.

D’ailleurs, côté scénographie, c’est un banc de LED colorées < < <> > > que l’on retrouve en fond de scène et qui réagit à la moindre vibration de corde de Tony Kim ! C’est simple, mais diablement efficace.

Le groupe enchaîne les tubes qui ont fait leur réputation : Go! , Riot ou encore Andromeda. D’ailleurs, c’est intéressant de voir que les morceaux les plus populaires du groupe sur Spotify ne sont pas du tout les plus joués en général, et le set est vraiment pensé dans son ensemble pour que tout soit cohérent du début à la fin, qu’importe de jouer des tubes d’antan s’ils ne sont pas appropriés ce soir là.

A l’instar de Carpenter Brut terminant ses shows par une reprise légendaire de Maniac, on ne coupera pas du légendaire Kickstart My Heart (reprise de Mötley Crüe) pour terminer cette heure de concert de Dance With The Dead. Une heure c’est court, mais c’est aussi très intense, alors on ne peut pas vraiment en vouloir au trio américain de ne jouer qu’une heure tout pile, même en headline, tant nous sommes exténués d’avoir danser à vive allure et sans la moindre pause pendant cette heure complète !

Il ne nous reste plus qu’à dire bonne nuit à l’assemblée, tout en sueur et en fumée, et à se retrouver à la prochaine date synthwave à venir ! (Carpenter Brut le 30 octobre au Zénith, puis Magic Sword le 8 novembre à Paris!) On a déjà hâte, car on danse (avec les morts?) et on s’amuse toujours beaucoup dans ces concerts là. Si vous n’avez pas encore franchi le pas, n’y manquez pas la prochaine fois !

Setlist :

  1. March of the Dead
  2. Go!
  3. Andromeda
  4. Sledge
  5. Firebird
  6. Thrasher
  7. Scar
  8. Robeast
  9. The Man Who Made a Monster
  10. Riot
  11. Into the Shadows
  12. Hex
  13. The Dawn
  14. A New Fear
  15. Wyrm of Doom
  16. Get Out
  17. Kickstart My Heart(Mötley Crüe cover)

Live Report – Sum 41 + Simple Plan – Accor Arena

Après leur passage à Bordeaux à l’Arena de Floirac on retrouve les Canadiens de Sum 41 et Simple Plan à l’Accor. On remarque vite que Sum 41 ne cesse d’attirer de plus en plus de foules quand on voit cette Arena bondée de monde impatiente que le concert commence.

Cassyette

Le concert commence avec Cassyette, j’avais découvert cette chanteuse quelques jours plus tôt à bordeaux et sa voix et sa présence scénique m’avaient tout de suite convaincue. Ce nouveau set de 30 min ne fait que confirmer ma première impression, et visible le reste du public est d’accord au vu des expressions sur les visages.

Cassyette a une énergie folle, et cours et saute partout, cette immense scène vide est son terrain de jeu et d’expression qu’elle partage avec son public.
Elle quitte la scène sous les applaudissements, ça y est la salle est chauffée et prête à accueillir nos Québécois préférés.

Simple Plan

Comme je vous le disais dans le report de bordeaux, nous avons eu le droit à une playlist française pendant l’entracte avant l’arrivée de Simple Plan. Je m’étais demandé si c’était la salle à Bordeaux qui avait fait le choix de la playlist ou le groupe. Il s’avère que c’était un choix du groupe, puisque la même playlist composée des “lacs du Connemara”, “La Tribu De Dana”, “Allumer le Feu”, ou encore “3e sexe” résonne dans l’arena.

Puis arrive enfin la musique du générique de Star Wars, une lumière rouge intense s’installe, le décompte est lancé avant l’arrivée de Simple Plan. La tension monte derrière nous dans la fosse, le public est plus qu’impatient. La musique de Star Wars s’arrête, le groupe arrive sur scène et c’est “I’d Do Anything” qui ouvrent le bal. Il n’en faut pas plus pour que le public se mette dans l’ambiance. Puis tout comme à bordeaux ils enchainent sur les titres “Shut Up!”, “Jump”. Bien que le public à Bordeaux à joué le jeu de chanter et sauter, à Paris c’est une tout autre énergie : ça chante très fort, ça remue, la foule est en délire et ça fait plaisir à voir.

Par la suite, la setlist ne changera pas on retrouvera “Jet Lag”, “Your Love Is A Lie”, “Addicted” et “Welcome To My Life” qui va rendre nostalgique le public qui chantera la phrase “welcome to my life” en choeur.

Puis c’est le moment des chansons plus récentes notamment avec “Iconic”. On remarquera que le public redescend un peu, les nouveaux titres sont moins connus et ont moins d’effet que les anciens titres. Mais cette baisse de régime sera de courte durée puisque l’énergie est de retour avec “Summer Paradise” et ses ballons de baudruches lancés à travers la salle.

Puis arrive l’efficace mashup “All Star / Sk8er Boi/ Mr. Brightside”. Ce set incroyable finira par “I’m just a kid” et “Perfect”.

C’était exactement la même setlit qu’à bordeaux, mais quand c’est efficace pas besoin de changer. Le public était incroyable, ils ont réservé un accueil plus que chaleureux à Simple Plan et le groupe l’a ressenti.

Sum 41

Il ne reste plus qu’à patienter pour l’arrivée tant attendue de Sum 41. La fosse déborde de monde et l’arena ressemble à une immense fourmilière prête à exploser à l’arrivée des canadiens. Je suis également tout excitée, ce soir est mon 15e concert de Sum 41 et je compte en profiter un maximum.

Pour rappel, cette tournée est l’occasion de fêter les 20 ans de deux albums iconiques : “All Killer No Filler” (2001) et Does This Look Infected? (2002). Des albums qui ont bercé notre adolescence et qui nous rappellent le coup de vieux prit depuis leurs sorties !

Comme à leur habitude l’introduction du concert se fera sur “T.N.T” d’AC/DC. Ils ne se font pas prier longtemps avant d’arriver et la foule explose. Ça se déchaine sans même que Deryck n’ait demandé quoique ce soit. Les premiers rangs se font écraser contre les barrières, les pogos et mouvements de foule sont lancés ! Les slammeurs affluents en continuent, la sécurité va avoir beaucoup de travail ce soir.

Ils sont contents d’être là, Sum 41 a toujours eu une affection et un rapport particulier pour la France, mais à Paris on sent que c’est autre chose. D’ailleurs pendant le concert Dercyk nous le dira, qu’il aime Paris, que la France a toujours été présente pour eux. Il nous racontera que lorsque “All Killer No Filler” est sortie leur label canadien leur avait dit de ne pas être déçues ou étonné si en France ça faisait un flop, car nous sommes difficiles. Il s’avère que finalement l’album a explosé. Une fierté pour nos Canadiens !

C’est donc avec de grands sourires et une énergie folle que Sum 41 va nous offrir un show de 1h40

Tout comme à Bordeaux, le groupe ouvre avec “Motivation”, “The Hell Song” et “Over my head”. Cet enchainement est toujours d’une très grande efficacité. La tension dans la foule ne redescend pas et les vigiles de la fosse ont du mal à contenir le public dans les délimitations marquées au sol. Le public n’est plus qu’une énorme boite de sardines qui chante et saute dans tous les sens. La musique a vraiment cet effet incroyable de rassemblement entre les personnes. Et Sum 41 arrive tout particulièrement à le transmettre lors de leur concert.

Après “We’re all to blame”, on va pouvoir reprendre notre souffle avec “War”, “underclasss Hero” ou encore “walking disaster”. Arrive la surprise de la soirée pour moi, un changement dans la setlist. Une chanson qui m’avait terriblement manqué à Bordeaux : “With me” je suis tellement heureuse de la retrouver dans la setlist ! Cette chanson en live transmet tellement d’émotion que j’en ai des frissons à chaque fois.

Il est temps de faire monter le cardio de la foule avec “In too deep” chanter à tue-tête par le public. Puis arrive un moment tout en émotion autant pour le groupe que pour nous : c’est “Pieces” qui va nous offrir cet instant figé dans le temps. Deryck est plus qu’ému à la fin de la chanson, il nous semblerait apercevoir des larmes au coin des yeux. Ils nous remercient encore pour l’accueil. Il est vrai que Paris est particulièrement chaud ce soir, ça fait tellement plaisir.

La première partie du concert se finira sur “Still Waiting” et “Hooch”

Le rappel sera explosif avec un enchainement de “No Reason”, “Mr Amsterdam” et le temps attendu “Fat Lip”. La quasi-entièreté de la fosse se transforme en pogo, ça bouge de partout, le public est en feu. On donne toute l’énergie qui nous reste. On a chaud, on transpire, mais ça fait du bien !

On va avoir droit à une deuxième surprise : un deuxième rappel que l’on n’avait pas eu à Bordeaux ! C’est la magnifique ballade “Best of me” que le groupe va nous offrir. Un beau moyen de finir parfaitement ce concert.

Que dire ? Ce concert était fou ! C’était incroyable de redécouvrir Simple Plan sur scène lors de ces deux phrases françaises. Ce groupe n’est que good vibes et ça fait plaisir.

Sum 41 comme toujours était au top, 15 fois que je les vois et je ne m’en lasse pas, c’est toujours aussi bon et l’émotion reste la même voir d’intensifie au fil des concerts. J’ai hâte de la sortie de l’album et de la prochaine tournée !

Live Report – Simple Plan + Sum 41 à l’Arkéa Arena

En ce 23 septembre, c’est à Bordeaux que je vais pour assister au concert exceptionnel de Simple Plan et Sum 41. Une date que j’attends depuis longtemps, car cela fait un moment que je n’ai pas vu Simple plan sur scène, quant à Sum 41 ce sera mon quatorzième concert et je ne m’en lasse toujours pas !
Ce concert c’est également l’occasion pour moi de découvrir l’Arkea Arena, elle a ouvert juste après mon départ de bordeaux.

Cassyette

C’est la chanteuse anglaise Cassyette qui ouvre le bal, devant une salle déjà bien remplie. Cassyette arrive sur scène sous les applaudissements de la foule, elle démarre avec une chanson bien rock et énergique qui met tout de suite dans l’ambiance. Sa voix rauque et profonde m’impressionne. À cela s’ajoute une énergie de dingue, elle saute et cours partout, elle n’a aucun mal à s’approprier la scène et à interagir avec le public.

Cassyette n’a pas encore d’album de sortie, mais elle vient défendre plusieurs singles sortis entre 2021 et 2022. Le dernier single “September Rain” est d’ailleurs sorti il y a quelques jours. Ses chansons sont accrocheuses et la maitrise de sa voix impeccable, elle passe du scream au chant clair sur certains morceaux sans problème.

Après 30 min de show, il est temps pour elle de quitter la scène. Le public et moi-même avons adoré. C’est la découverte de la journée pour moi et je m’empresserai par la suite d’aller écouter plus attentivement sa musique.

Simple Plan

Nous avons 30 min d’attente avant l’arrivée de Simple Plan, pendant cette attente nous avons le droit à une playlist particulière pour ce genre de concert, puisque nous allons avoir le droit entre autres aux lacs du Concemara et Manau ou encore Edith Piaf juste avant l’arrivé de Simple Plan. À 20h, c’est enfin l’heure pour simple plan de monter sur scène. L’intro du concert se fera sur la bande originale de Stars Wars ! Puis le groupe arrive, et c’est un tonnerre de cris que j’entends derrière moi.

Les Canadiens commencent fort avec “I’d Do anything” pour mon plus grand bonheur et celui des fans. Je suis dans le crash pour faire les photos, mais j’ai du mal à me retenir de chanter aussi et de regarder le groupe. C’est incroyable de les revoir sur scène !

Simple Plan enchaine avec “Shut up!” Et l’ambiance monte d’un cran, Pierre Bouvier saute partout Jeff passe d’un côté à l’autre de la scène, Seb saute et Chuck donne tout sur sa batterie, des fumigènes explosent de partout. On en prend plein les yeux et les oreilles. Ils ont visiblement l’air aussi heureux que nous.

Le troisième morceau est “Jump”. Et comme vous pouvez vous en douter, le public ne va pas se faire prier pour sauter. La setlist commence très fort, on a le droit à un best of de leur carrière et ce n’est pas pour me déplaire, tous leurs tubes y passent. Le groupe s’arrête un peu pour parler avec nous avant d’enchainer sur le titre “Jet Lag” en version française puis avec “Your Love Is A Lie”.

Nous n’avons pas le temps de souffler puisque le groupe nous offre “Addicted” par la suite. Je replonge directement dans mes années collège, la nostalgie se fait clairement sentir et le public en redemande.

Pierre s’arrête un moment pour parler des dernières années difficiles que l’on a traversées, des concerts et tournées annulés. Mais que finalement ils sont enfin là et qu’ils sont contents. C’est le moment parfait pour entamer « Welcome To My Life », que le public chantera à pleins poumons.

Il est temps de revenir au présent avec le single “Iconic” sorti en mai 2022. Un morceau efficace comme sait si bien le faire Simple plan, mais on voit bien que le public ne connait pas forcément et que beaucoup se sont arrêté plus tôt dans la carrière du groupe. Ceci dit, ça ne fait en rien retomber l’ambiance et le concert continu avec “Summer Paradise” en version française également.

La suite du concert sera un medley de reprise très efficace et toujours dans l’idée de nostalgie de notre adolescence : “All Star/ Sk8erboi/ Mr Brightside”.

Puis c’est le moment de « Where I Belong” normalement en trio avec State Champs et We The King ( groupe que j’avais d’ailleurs découvert grâce à Simple Plan en 2012 quand ils avaient fait leur première partie à Bordeaux)

C’est déjà bientôt l’heure pour le groupe de quitter la scène, puisqu’il ne leur reste que deux chansons à jouer. Et pas n’importe quelles chansons ! Nous allons avoir le droit à “I’m Just A Kid” et “Perfect”. Après une heure de concert les Canadiens nous quittent. C’était intense et jouissif ! Je suis essoufflée d’avoir tant sauté, crié, et chanté. J’ai adoré chaque minute de ce concert et j’espère qu’ils reviendront bientôt en headline.

Sum 41

Une demi-heure après Simple Plan c’est le moment pour Sum 41 de faire son entrée. Un grand rideau représentant la pochette de leur dernier album “Order In Decline” cache la scène et l’air de TNT d’AC/DC retentit. Puis le rideau tombe enfin et le concert commence avec l’introduction de l’album “All Killer No Filer” : “Introduction To Destruction”. Une introduction parfaitement adaptée puisqu’en effet cette tournée c’est l’occasion pour le groupe de fêter les 20 ans de “Does This Look Infected” et “All Killer No Filler.”

C’est avec “Motivation” que le groupe entame le concert, le public est déchainé, je n’entends pas la voix de Deryck tellement ça chante fort derrière moi. Et même si c’est la 14ème fois pour moi, je ne peux pas m’empêcher d’être tout excité de les voir devant moi et de chanter à pleins poumons. C’est au tout de “The Hell Song” accompagné de pyrotechnique. On va prendre un coup de chaud avec les flammes gigantesques qui envahissent la scène, l’ambiance monte d’un cran dans la salle en même temps que la chaleur ambiante.

« Over My Head” va retentir dans la salle et les premiers slammeurs vont faire leurs apparitions. Après trois chansons il est temps pour nous photographes de quitter le crash. En sortant, j’ai le bonheur de tomber sur Chuck avec qui je vais discuter quelques minutes. Il est d’une gentillesse infinie, et c’est avec un grand sourire que je retourne dans la fosse.

Tout comme pour Simple Plan, Sum 41 nous offre un best of en enchainant “Summer”, “Screaming Bloody Murder”, “War » et un medley “My Direction/ No Brains / Rhythms / All Messed Up”. Nous n’avons pas le temps de souffler, mes jambes me font mal à force de sauter, mais il est impossible de s’arrêter. Le public profite de chaque minute du groupe sur scène.

Arrive ensuite “Underclass Hero” et “Walking Disaster”, des chansons plus “calme” qui vont nous permettre de reprendre notre souffle. Et ça n’était pas de refus puisque c’est l’heure d’ “In Too Deep” ! C’est le moment de sauter en rythme !

Après “Make No Difference” on a le droit a un autre temps calme tout en émotions avec le magnifique “Pieces” une de mes chansons préférées. Puis on va avoir le droit à l’habituelle anecdote de Deryck sur la chanson “We Will Rock You” de Queen qui est que c’est la première chanson qu’il a apprise à jouer à la guitare avec “Seven Nation Army” dont il jouera également l’intro chantée par la foule.

C’est par la suite le moment d’une de mes autres chansons préférées de Sum 41 : “Still Waiting”, il me reste encore un peu d’énergie après tout ça et comme le reste du public je donne tout ce que j’ai. Puis ce sera autour de “Hooch” de clôturer le concert.

Cela fait déjà 1h30 que le groupe est sur scène et c’est déjà l’heure du rappel. Nous allons avoir le droit à l’enchainement “No Reason”, “Mr Amsterdam” et bien évidemment “Fat Lip”. Le concert est passé beaucoup trop vite et même si je suis vidée de mon énergie et que je n’ai plus de voix j’en re demande encore. Même si la setlist de Sum 41 était incroyable j’ai regretté de ne pas avoir plus de chanson tirée de “Does This Look Infected” et “All Killer No Filler” sachant que c’était pour fêter les 20 ans de ces albums. Mais bon j’avoue je chipote un peu.

En tout cas voir se réunir Simple Plan et Sum 41 sur scène était incroyable, j’ai passé un bon moment et j’espère pouvoir revivre ça ce 29 septembre à Bercy !

Dance With The Dead – Une soirée d’un grand Deluxe

Aux abords abords de l’une des plus mythiques salles de Paris, c’est en plein Pigalle que Dance With The Dead a fait danser des gens bels et bien vivants ce soir !

Accompagné de Daniel Deluxe qui délivra un set électro millimétré à la lumière et au stroboscope près, Dance With The Dead a vu les choses en grand ce soir avec une scénographie étincelante et un show aussi brutal que dansant !

Daniel Deluxe

Dance With The Dead

Un grand merci à Garmonbozia pour ce concert !

Hellfest 2022 – Dimanche 26

Acte 1 – Recoller les morceaux

On est tous brisés en deux ce matin. Réveillés à 9h par les balances du son des Mainstages et par le soleil, les trois derniers jours du Hellfest se font sentir. Nous sommes bien en enfer !

La fatigue m’oblige à me reposer encore un peu… Je décolle donc du camping à 13h30.

Mauvaise nouvelle pour le photographe que je suis aujourd’hui : La plupart des têtes d’affiches sont réservées aux photographes prioritaires, car la Mainstage a été modifiée pour Metallica, rendant l’accès photo plus compliqué.

Acte 2 – Les français sont dans la place !

Regarde Les Hommes Tomber x Hangman’s Chair

Je commence la journée avec le supergroupe Regarde Les Hommes Tomber x Hangman’s Chair

Je ne suis pas tombé à la renverse comme promis, mais c’est quand même un beau duo. Cela donne naissance à un style qui surprend par rapport au concert d’Hangman’s Chair en début d’année à Paris.

La scène de la Valley est pleine à craquer, avec autant de musiciens en même temps… 8 ? Je n’ai pas compté.

Headcharger

Je profite comme je peux de mes derniers accès à la Mainstage pour voir Headcharger. Ça fait plaisir de voir des français sur une Mainstage ! Et quelle puissance ! Un savoureux mélange de hard rock et de stoner énervé. Je trouve qu’ils auraient mérité un accueil du public plus chaleureux.

Tagada Jones

Après m’être trompé et avoir cherché le groupe sur la Warzone, c’est bien sur la Mainstage II que Tagada Jones passe ! Quelle joie de continuer notre moment français.

Est-ce que le bonbon est bon ? Oui, c’est toujours un plaisir de voir le groupe déverser son style sur scène et d’entendre enfin des paroles en français sur ces Mainstages très anglophones.

Le Hellfest est du même avis que moi : des pogos éclatent dès le premier titre « À feu et à sang ». Le public est lui aussi en feu et beaucoup de slameurs rejoignent la fête ! 

Ugly kid Joe

Il a une sacrée énergie sur scène, ce p’tit Joe ! 

Profitant de la scène installée pour Metallica, le chanteur n’hésite pas à se rapprocher du public et à le faire participer.

Acte 3 – Rendez-vous en terre inconnue

Après une petite pause bière, il est temps pour moi de dire adieu aux Mainstages et de découvrir de nouveaux groupes.

Lionheart

En concurrence avec les autres têtes d’affiche du moment, c’est une Warzone moyennement remplie qui accueille le groupe.

Mais le public présent est à fond dans ce concert hardcore, rythmé par l’énergie des musiciens sur scène ! Pour célébrer le premier passage de Lionheart au Hellfest, le circle pit demandé par le groupe ne se fait pas attendre.

Archgoat

Pour continuer les découvertes musicales, je vais voir ce groupe de black metal finlandais. Passer du hardcore au black metal, c’est un peu rude !

J’aurai bien donné au chanteur, Lord Angelslayer, un peu de Lysopaïne, mais je ne suis pas sûr que ça aurait été suffisant. On peut saluer le maquillage qui ne laisse aucun doute sur le genre musical du groupe.

Avatar

Un dernier petit concert avant la prochaine bière : je termine en regardant Avatar faire un carton sur la Mainstage I Mais quel mauvais son ! On entend à peine la voix du chanteur.

Quand je vois l’énergie et la scénographie d’Avatar sur scène, cela me brise le cœur de ne pas avoir accès au pit photo, mais je n’ai pas le niveau de XP suffisant…

Merci à Kikevist Thierry de m’avoir prêté ses formidables photos !

Retrouvez tout son travail sur error404 ici même

Et toutes ses photos sur son Intagram

Acte 4 – Ça devient énervé !

Eyehategod

Au tour de Eyehategod, un groupe de sludge metal. Que nous réserve-t-il ?

Mike Williams, le chanteur, tente de se pendre avec son micro à de nombreuses reprises, en simulant à merveille tous les symptômes d’un état avancé d’ébriété ! On part sur une mise en scène plutôt bon enfant, donc.

Mgla

Les Nazgûl sont de sortie ! Sinon, j’ai trouvé ça plus proche du black que du post.

Pentagram

Est-ce du black ? Contre toute attente, non ! Même si le nom s’y prête.

Va-t-on apprendre à dessiner des formes géométriques ? Non plus… C’est du doom très prenant avec une quantité de basse à me faire recracher ma bière. 

Le chanteur, Bobby Liebling, me rappelle fortement Agecanonix …ou le Père Fouras s’il s’était mis au chant ! Mais si à son âge j’ai autant d’énergie que lui, je pourrais m’estimer heureux ! 

En tout cas, je veux son secret de conservation. L’élixir de longue vie, peut-être ?

Trêve de plaisanteries, ce fut pour moi une sacrée claque musicale. D’autant plus que Bobby joue volontiers avec les photographes à faire des têtes effrayantes, ce qui est très plaisant à photographier.

C’est clairement un groupe à voir si vous en avez l’occasion.

A noter qu’aujourd’hui, les scènes sont à moitié vides. C’est regrettable, on dirait que les Mainstages captivent tout le public. Ou est-ce plutôt l’attente de Metallica ?

Napalm Death

Alors, ça brûle ? Oui, mes oreilles ! Mais pour les fans, c’est un triomphe.

Il est difficile de retranscrire l’énergie du chanteur Barney Greenway. Imaginez que vous bougez tout en étant branché sur du 220V en continu.

Barney, loin de son homonyme dans les Simpson, dégage une énergie et un engagement admirable sur scène. Chapeau bas !

Mercyful Fate

Je m’apprête à aller vers la Warzone, quand j’aperçois soudain la scène de Mercyful Fate. C’est l’un des décors les plus évolués que j’ai vu sur la Temple !

Comment ça, je ne connais pas ce groupe de légende ? C’est le moment de corriger ça ! Et quelle meilleure occasion de le faire, puisqu’il s’agit du premier passage du groupe à Clisson.

Acte 5 – À contre courant de Metallica

C’est maintenant l’heure de manger de la bonne viande argentine. Un délice… bien trop gras !

Puis nous commençons à regarder le début de Metallica sur les écrans. Tout le Hellfest s’étant arrêté pour regarder le show commencer, on peut deviner que c’est l’apothéose pour de nombreux festivaliers. De notre côté, on décide de se tenir à l’écart de cette foule monumentale, qui rassemble les les trois quarts des personnes présentes à Clisson.

Orange Goblin

Ils assurent le show pour une moitié de scène, la faute au passage de Metallica en même temps (pire créneau de passage ever !)

Mais Orange Goblin déchaîne une belle énergie et atmosphère sur la Valley.

Triptycon

Terminons avec Triptycon. Le groupe a failli commencer devant une tente quasiment déserte. Heureusement, juste avant leur passage, un peu de public débarque de la Altar et de la Valley.

Acte 6 – Le feu d’artifice 

Le feu d’artifice à la fin de Metallica sera pour tout le monde un pétard mouillé. Les survivants attendent un peu plus pour les 15 ans du Hellfest…

WAIT WAIT WAIT

Alors que la foule se dissipe et prend le chemin du retour, avec 20 minutes de retard, le vrai feu d’artifice éclate enfin dans la nuit. Quel spectacle ! Le ciel n’est alors plus que du feu et des larmes multicolores en cette fin de festival.

Acte 7 – That’s all folks !

La nuit fut courte ! Nous devons nous réveiller tôt pour replier nos affaires de camping.

Vous voulez savoir ce qui a été le plus difficile sur ce Hellfest de 4 jours, en dehors de traiter les 6000 photos prises ? Replier la tente 2 secondes Quechua ! Un combat gagné en 20 minutes, à 4 participants !

Pour ne pas finir ce dernier article du Hellfest 2022 sur une note triste, reparcourons l’ambiance du festival à travers quelques photos !

Live Report – Cassia au Point Ephémère

Please

Ce soir, c’est le groupe parisien Please qui à le rôle de chauffer la salle. Le quatuor aux allures de rockeurs des années 70 arrive sur scène aux alentours de 20h30. La salle est déjà à moitié pleine quand ils arrivent.

Le groupe nous propose une musique mélodieuse, assez douce qui nous plonge dans une ambiance d’été ensoleillé un peu hippie, mais moderne à la fois.
Le chanteur a une voix apaisante et les arrangements poussent le public à se laisser entrainer par les rythmes et danser. C’est à partir du 3ème titre que le public va totalement entrer dans le concert et adhérer au show que nous offre le groupe.

Ils nous font d’ailleurs savoir qu’ils sont contents de jouer devant des personnes qui ne les connaissent pas, car jusque là ils n’ont joué que devant leurs proches. C’est une nouvelle expérience pour eux qu’ils apprécient et le public le rend bien.

Arrive le moment de la chanson mélancolique qui parle d’une rupture douloureuse “Of Our Own”. C’est alors un piano/voix que le groupe va nous offrir. Le chanteur hypnotise la salle avec sa voix et le public écoute ce morceau religieusement.
Après 30 mins sur scène arrive la fin du set, le groupe va clôturer leur concert avec un son bien rock et puissant qui va finir de chauffer la salle avant l’arrivée de Cassia.

Cassia

Le public attend patiemment la tête d’affiche : le groupe Cassia. C’est un trio britannique venu tout droit de Macclesfield une petite ville d’Angleterre.

Un groupe aux sonorités pop britannique et aux influences de musique du monde ( principalement africaines, mais aussi certaines sonorités pouvant rappeler celles des caraïbes). Ces influences sont cependant plus présentes sur leur premier album “Replica” sorti en 2019. Mais ce soir, c’est l’album “Who You Lacking Energy” qu’ils sont venus défendre sur scène, un album de pop anglaise plus calibré pour le grand public que son prédécesseur.

C’est à 21h30 que le trio fait son entrée sur scène. La date parisienne est la première de la tournée européenne et c’est avec un accueil chaleureux de la part du public que le groupe commence son set.

C’est la chanson “Morning’s coming” qui ouvre le bal, et qui est également la première chanson de leur dernier album. Ce dernier est visiblement bien connu puisque j’entends le public derrière moi chanter. Cassia va poursuivre avec les titres “Drifting” et “See Myself”. Les trois titres s’enchaînent bien, le public est réactif, ceux venus voir la première partie se laissent séduire par l’ambiance good vibes et entrainante du groupe.

Le set se poursuit avec “Do Right” single sortie en mars 2020, il semblerait que ce soit la musique qui finit de convaincre les plus sceptiques, car je vois des têtes bouger en rythme de partout, le public danse le sourire aux lèvres.

Cassia va par la suite continuer d’enchainer les singles avec “Vitamnies”, “Powerlines” et le morceau visiblement très attendu “Slow” au vu des cris derrière moi. En tendant un peu l’oreille, je me rends compte que les personnes devant se trouvant autour de moi viennent d’Angleterre, des fans fidèles qui suivent le groupe dès qu’ils le peuvent. Et ils sont venus nombreux !

La moitié du set arrive vite et une bonne ambiance s’est installée dans la salle, le groupe s’arrête parfois pour discuter un peu avec le public. Ils sont contents d’être à Paris et de commencer une nouvelle tournée.

Ils vont par la suite continuer sur le single “Similar” tiré du dernier album. Le concert se poursuit, tout est fluide, sur scène ça joue et chante sans aucune fausse note. Le public lui passe un bon moment. Après un peu plus d’une heure de concert c’est l’heure de sonner la fin du concert. Cassia reviendra pour un rappel de deux chansons, “Monday” et “ 100 Times Over”.

Hellfest 2022 – Samedi 25

Acte 1 – L’inondation !

Ce matin la tente commence à prendre l’eau. Le camping a lui aussi souffert de la nuit et n’est plus qu’un grand champ de boue. Résignés, nous sortons du Hellfest en quête de chaussures et vestes sèches, quitte à rater les premiers concerts de la journée. Nous n’étions pas assez (voir par du tout) préparés à la pluie !
Evidemment, les magasins aux alentours ont été dévalisés, plus aucun k-way en rayon. On se rabat sur les sac poubelles de Lidl, on fait avec les moyens du bord !

Acte 2 – Le séchage metallique

Betraying the Martyrs

Ce n’est pas mon style de musique et je ne connais pas le groupe, mais le Hellfest, c’est aussi l’occasion de faire des découvertes et de se plonger dans des univers différents !

Et je dois bien l’admettre, le groupe se donne à fond, avec le sourire. L’ambiance est au rendez-vous, c’est un plaisir !

Gary Clark, Jr.

On change radicalement de style, et cette fois ça y est, c’est ma came ! J’ai des frissons dès la première chanson.

Je ne serai pas objectif, car j’adore le genre. Entendre du blues rock en plein air donne tout à coup un sentiment assez particulier, comme si le temps se relâchait et prenait une allure mystique.

Clairement, ce concert fut un des mes coups de cœur du Hellfest !

Acte 3 – Ambiance celtique

Eluveitie

On continue les plaisirs auditifs, en enchaînant avec les merveilleux membres d’Eluveitie. Le groupe déferle sur le Hellfest avec son univers bien particulier. On retrouve, comme ce qu’on a vécu jeudi avec Warduna, un son très atypique. Des rythmes bien metal et des instruments peu communs, comme une vielle à roue, une harpe, une flûte et j’en passe… Du bon metal celtique !

Eluveitie commence le set avec le morceau Rebirth, une plongée très brutale pour les non initiés !

Le chanteur Chrigel se donne à fond, comme lors de son passage à Paris en 2019, à l’Elysée Montmartre. Et ce solo de flûte ? Un orgasme auditif !

Fabienne parle au public en français pour l’Appel des montagnes.

Le concert est aussi dans mon top 3 du Hellfest ! Ma seule frustration est qu’ils n’aient pas joué Epona…

The Rumjack

On enchaine avec The Rumjack sur la Warzone, pour rester dans le thème celte. Il y a tellement de slammeurs que le pit photo n’est qu’un flux ininterrompu de fans. Une belle initiation à l’ambiance du punk celtique.

Epica

J’ai bien du mal à quitter la Warzone embouteillée pour rejoindre la Mainstage, elle aussi déjà pleine. Avec une telle foule, on pourrait presque croire à une tête d’affiche du soir !

Epica et leur énergie sont là pour me requinquer ! Nous avions croisé le chemin du groupe en 2019, à l’Elysée Montmartre.

Acte 4 – L’échec

J’attends Igorrr mais le groupe est en retard. Après 15 minutes, lassé, je décide de passer mon chemin à regret, car j’adore le groupe. Je me dit que dans mon malheur, je vais aller voir la merveilleuse performance d’Airbourne. Raté, je ne peux pas m’approcher de la Mainstage tellement la foule est compacte ! Et finalement, Igorrr jouera après 20 minutes de retard. Mais fatigué de la foule, je préfère me poser et attendre Draconian.

Acte 5 – On reprend la course entre les scènes

Draconian

La musique du groupe est très douce et mélancolique, c’est une bonne initiation au genre du doom et du metal gothique. Nous avions déjà été conquis par le groupe en 2019 au Petit Bain.

Pour une fois, il n’y trop peu de public à mon goût, le groupe gagnant à être connu ! Car c’est une bonne découverte musicale à faire.

Airbourne

Joel O’Keeffe a bien trop d’énergie à revendre. Il court partout, saute, chante, fait le fou… que prend-il ?

La foule prend une ampleur de dingue, elle s’étend bien au de-là de la Mainstage ! Le public est déchainé, on imagine presque avec inquiétude la pression subie par les premiers rangs. Une bonne grosse ambiance hard rock !

Merci à Kikevist Thierry de m’avoir prêté ses formidables photos !

Nightwish

La beauté de Floor Jansen, la chanteuse du groupe, est là pour embraser au propre comme au figuré la Mainstage II.
Sa voix nous transporte dans un autre monde, le public est très participatif.

Malgré une scène très sobre, on ressent toute l’ambiance épique de la mélodie. Vous visualisez cette scène, juste avant la charge d’une armée, aux lueurs du 5e jour ?

Il est maintenant temps pour moi d’attendre sagement les Guns N’ Roses. Ma journée de photographe s’achève ici. À demain en enfer… quoi que….

Blind Guardian

L’appareil photo me démange, je ne peux pas résister à quelques clichés de Blind Guardian, sur la Mainstage II, à la fin du concert des Guns… J’étais juste à côté !

In Extremo

Oh et puis sur le chemin du retour je tombe sur In Extremo. Avec un tel nom, je suis curieux !

Des cornemuse et du metal, dans un rythme indus-allemand. Que demander de plus pour bien finir la soirée ?

Acte 6 – Un metalleux … deux metalleux … trois metal…..

Avant de rentrer au camping, je profite un peu du feu pour me réchauffer devant le spectacle donné ce soir-là par une troupe de danseurs. Je m’endors, des flammes plein la tête !

Et si vous l’aviez ratée, n’oubliez pas de jeter un coup d’œil au vendredi de ce second week-end du Hellfest

Live Report – Yungblud

C’est une soirée exceptionnelle qui m’attend en ce vendredi soir. En effet 3 mois après son passage marqué à l’Olympia ( report juste ici ) Yungblud revient avec un showcase en toute intimité. Annoncé quelques semaines plus tôt, le natif de Doncaster souhaitait refaire quelques dates dans de petites salles avant la sortie de son album éponyme le 2 septembre et la tournée des grandes salles.

L’annonce de sa venue à La Maroquinerie a eu un tel succès que ce n’est pas un concert qu’il va donner, mais 3 !! On sait que Yungblud ne manque pas d’énergie, mais c’est quand même un sacré défi. Quoi qu’il en soit, j’ai rendez-vous pour la dernière séance à 21h et je peux vous dire que j’ai extrêmement hâte d’y être !

C’est à 19h30 que j’arrive devant la salle, il faut se rendre directement à l’entrée pour récupérer le bracelet. Une sacrée foule est présente, je comprends que certains sont arrivés à 7h du matin ! Je remarque également que beaucoup d’entre eux ont fait au moins deux séances ! Je n’en attendais pas moins du public de Dom

Les portes devaient ouvrir à 20h30, mais un léger retard va être pris, elles n’ouvriront qu’à 20h45. Sachant que deux concerts viennent d’avoir lieu on n’y prête pas attention. Je m’installe donc dans la salle, le concert n’a pas encore commencé que je suis déjà très très serrée contre la scène, ça promet un sacré concert. Un flash-back de sa venue il y a quelques années à Le Trabendo me revient en tête qui me confirme que oui, ça va être une heure exceptionnelle !

21h10 les lumières s’éteignent et c’est l’arrivée des musiciens sur scène, dont la surprise : Waxx ! Il était déjà là, la veille à Rock En Seine pour un morceau. Cependant ce soir il est là pour remplacer Adam, dont la raison de son absence est inconnue. Le musicien a été contacté plus tôt dans la journée par les équipes de Yungblud pour lui demander d’assurer les 3 concerts. Il a dû apprendre les morceaux en à peine 3h ! Un exploit !

Enfin, c’est l’arrivée de Yungblud, des cris stridents vont se faire entendre, je ne crois pas avoir déjà entendu un tel accueil à La Maroquinerie. Le concert démarre avec “The Funeral”, premier single de l’album à venir. Une chanson très efficace même en version acoustique, il n’en faut pas plus pour que les fans scandent chacune des paroles tout en sautant. L’avantage de cette petite salle c’est que contrairement à son habitude, Yungblud ne peut pas courir en permanence d’un bout à l’autre de la scène, ce qui me facilite le travail. Même si je m’arrête régulièrement pour chanter avec le reste de la foule.

À la fin de la chanson Yungblud en profite pour nous dire bonjour, dire qu’il est heureux d’être là et qu’on est un public incroyable. Puis il enchaine sur « Strawberry Lipstick » tiré de son dernier album “Weird!” Les cris de la foule ne diminuent pas en particulier sur le refrain. D’ailleurs, on va avoir le droit à une chanson rallongée avec nous chantant le refrain face au sourire éclatant de Dom.

Avant de commencer la troisième chanson, Yunblud nous parle de l’album qui va sortir dans une semaine tout pile, et que la prochaine chanson est tirée de ce dernier. Elle s’appelle Tissues, et elle sera disponible dès le 30 août.

C’est une chanson d’une efficacité redoutable avec un refrain catchy qui reste en tête. On ne la connait pas, mais ça ne nous empêche pas de sauter en rythme. À la fin de la chanson Yungblud est heureux de voir les réactions, il nous dit qu’il avait peur que l’on n’aime pas les nouvelles chansons, mais visiblement c’est tout le contraire ! Il nous annonce alors qu’il est confiant pour le reste de l’album. Et je peux vous dire qu’on a de plus en plus hâte de l’entendre.

Par la suite, c’est l’iconique “Parents” qui est joué, pas besoin de vous la présenter vous avez tous entendu l’air au moins une fois ! À la fin de cette dernière, un fan demande à Dom s’il peut monter sur scène parce qu’il voudrait lui dire quelque chose. Yungblud accepte, et le fan va alors lui déclarer combien il l’aime lui et sa musique et combien on doit tous ignorer les remarques négatives ou autre. Un discours digne de Yungblud lui-même.

Puis c’est le tour de “Memories” deuxième single de l’album à venir qui est normalement un duo avec Willow Smith. Enfin arrive une nouvelle chanson, Yungblud nous dit que c’est pour tous ceux à qui l’on a dit qu’ils étaient trop bizarres, pas assez bien, etc. La chanson s’appelle “Cool Kids” et tout comme “Tissues” elle est très efficace. Un refrain très facile à retenir sur une rythmique entêtante. Après deux refrains, on connait déjà les paroles et l’on n’hésite pas à la chanter. Ce qui ravit Yungblud qui nous fait signe de continuer. Pendant plusieurs minutes, on va chanter à pleins poumons le refrain.

Yungblud nous regarde ébahi et stupéfait, le sourire jusqu’aux oreilles. Il est heureux de voir l’accueil du public sur ce nouveau titre. Il n’en croit pas ses yeux et ses oreilles qu’il en devient émus aux larmes. Il nous dira par la suite cette soirée est la meilleure de sa vie !

S’en suit la chanson “Weird!” Tiré de l’album du même nom, puis une nouvelle chanson : “Sweet Heroine” une ballade émouvante que Yungblud chantera sous les flashs des téléphones. Puis arrive déjà la dernière chanson “Loner” qui sera bien évidemment chantée par toute la salle.