Wheel – Interview 404


On a rencontré le groupe de metal progressif finlandais WHEEL à l’occasion de son prochain album « Resident Evil » le 26 mars.

Maximilien – Error404.fr : Hei James ! J’espère que tu vas bien ! Peux-tu te présenter pour commencer ?

J : Salut, je suis James Lascelles, le chanteur/guitariste de Wheel. Salutations depuis la toundra arctique de l’Europe du Nord – c’est un plaisir de parler avec toi !

M : Vous sortez « Resident Human » le 26 mars. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

J : J’ai commencé à assembler les principales parties instrumentales et structures de  » Dissipating « ,  » Movement « ,  » Ascend « ,  » Hyperion  » et  » Resident Human  » après notre deuxième série de dates de tournée européenne avec Soen fin 2019. Nous nous attendions à une autre année chargée de tournées en 2020, nous n’avions donc qu’une fenêtre limitée pour écrire de la nouvelle musique si nous voulions sortir quelque chose au cours de l’année suivante, ce qui nous a conduit à réserver des dates d’enregistrements au début du mois de mars 2020. Comme vous l’avez peut-être deviné, rien de tout cela ne s’est déroulé comme nous l’avions prévu… Nous avons fait notre première tournée européenne en février 2020 (qui a été une expérience incroyable) et à ce moment-là, nous nous attendions encore à faire notre première tournée américaine en première partie de Swallow the Sun et Infected Rain en avril/mai ; nous avons découvert pendant les concerts que nous ne pourrions pas faire les dates américaines en raison de complications de visa avec nos nouveaux membres et avons donc décidé de reporter notre temps de studio de quelques semaines, nous donnant jusqu’à la fin mars pour peaufiner la musique. Gardez à l’esprit qu’à ce stade, nous n’avions pas de paroles, d’idées vocales ou de thèmes pour la musique, tout était instrumental.
Nous avions des dates de première partie en Finlande prévues pour mars 2020 avec Apocalyptica et juste après la première de ces dates, le 12 mars, la Covid a frappé la Finlande et pendant les 24 heures suivantes, tous nos concerts ont été annulés ou reportés…
On a profité de ce temps supplémentaire inattendu pour tout refaire et tout repenser. Santeri Saksala, notre batteur, a contribué à quelques parties de batterie cruciales qui ont changé radicalement certaines des compositions (la partie du couplet dans « Ascend » en est un bon exemple) et lui et Aki Virta (notre bassiste) ont eu plus de temps pour préparer et ajuster leurs parties avant le début des sessions en studio. C’est également à cette époque que j’ai trouvé l’instrument de « Fugue ».

Nous avons enregistré la batterie et la basse pour l’album aux studios Finnvox à Helsinki fin mars/début avril, ce qui s’est avéré être le pic initial de l’épidémie finlandaise de la Covid. C’était surréaliste d’enregistrer notre album alors que la distanciation sociale était de mise et que rien n’était normal et que dans les médias, on avait l’impression que le monde s’effondrait autour de nous. Notre guitariste de l’époque n’a pas pu nous rejoindre en studio car la province dans laquelle nous vivons (Uusimaa) a été fermée pour tous les déplacements, sauf les plus essentiels. Au cours de ces sessions, nous avons expérimenté des choses que nous n’avions jamais faites auparavant, notamment une installation de basse à deux amplis. On a même essayé, à la suggestion de Santeri, de désactiver totalement le métronome pour « Hyperion ». Ce n’était pas prévu et franchement, c’était un peu terrifiant, mais le résultat était magnifique. Des choix comme celui-ci nous ont permis de trouver le style général de l’album – quelque chose qui mettrait en valeur une plus grande vulnérabilité et humanité que « Moving Backwards » et un son qui serait globalement plus proche de la façon dont le groupe sonne en concert. J’ai enregistré la plupart des guitares de l’album dans mon studio à Espoo (banlieue d’Helsinki), les ré-amplifiant ensuite aux Sonic Pump Studios avec le groupe. En raison des changements de line-up, j’ai fini par jouer toutes les guitares sur l’album, à l’exception du solo de « Hyperion » où notre ancien guitariste, Roni Seppänen, est revenu pour un featuring. J’ai enregistré les voix au cours de l’été 2020 et comme nous n’avions pas d’idées claires sur le sujet des chansons (à part « Movement » qui a été la première chanson que j’ai terminée pour le disque), il a fallu plusieurs mois d’expérimentation pour trouver des thèmes et des parties qui nous convenaient à tous. J’ai découvert « Hyperion Cantos » de Dan Simmons pendant cette période et certains des thèmes majeurs des livres, en particulier ceux qui traitent de concepts tels que la mortalité et l’indifférence de l’univers, m’ont vraiment parlé et ont eu un impact majeur sur les paroles. Dans l’ensemble, nous sommes incroyablement heureux de ce que l’album a donné – c’était exigeant et frustrant par moments, mais dans l’ensemble, c’était une expérience immensément gratifiante, surtout si l’on considère les obstacles que nous avons réussi à surmonter à la fois dans la production et en raison de la pandémie.

M : Merci pour tous ces nombreux détails James, c’est super intéressant. On voit que tu es vraiment passionné par ce que tu fais. Quelles sont vos inspirations ? Les riffs sont dingues.

J : Nous sommes inspirés par beaucoup de choses différentes et nous avons tous des domaines d’intérêts et de spécialisations différents, donc je ne peux parler que pour moi. Cette fois-ci, j’ai été inspiré par Massive Attack, Opeth, Alice in Chains, A Perfect Circle, Soundgarden, Nirvana, Radiohead, Katatonia, Tool, les premiers Foo Fighters, Karnivool, Rachmaninoff, Led Zeppelin et Rage Against the Machine – il y en a probablement beaucoup d’autres que j’ai déjà oubliés.
J’ai toujours pensé que le contexte est primordial si l’on veut qu’un riff ait un impact – si la musique heavy essaie de garder les choses sur un ’10’ tout au long d’une chanson, elle finit souvent par sonner comme un ‘6’ dans l’ensemble, donc la plupart du ‘poids’ perçu d’un riff se résume à la structure et à la dynamique. Nous avons vraiment essayé de vivre selon cette philosophie dans « Hyperion » par exemple, où il y a une pause avant le riff le plus lourd du morceau, ou dans « Resident Human » où les parties ambiantes au milieu du morceau préparent la section finale à revenir de façon dramatique.

M : Vous alternez entre des chansons très longues, autour de 10mns et d’autres plus courtes autour de 4mns… Avez-vous des façons différentes d’écrire une chanson qui induisent cela ?

J : Alors… Pas vraiment ! J’ai toujours pensé que « progressif » signifiait « libre de toute normes de genre », bien qu’il faille admettre que, comme les mots « alternatif » et « indie » avant lui, « progressif » est devenu un terme aussi chargé avec ses propres tropes stylistiques.Par-dessus tout, nous avons toujours été passionnés par la création d’une identité stylistique forte pour chaque morceau, plutôt que d’essayer de forcer arbitrairement une chanson dans une direction qui ne semble pas naturelle ; en conséquence, nous avons trouvé un plaisir égal à écrire des morceaux plus longs et plus courts. Je pense que la principale différence est qu’il y a beaucoup plus de musique autour de la longueur de 3-4:30, donc quand nous faisons des chansons plus courtes, nous voulons vraiment renverser les attentes et être un peu « punk » dans notre approche – il y a beaucoup de normes structurelles et stylistiques dans la musique rock et métal à défier et nous aimons les jouer pour voir si nous pouvons trouver quelque chose que personne n’a pensé avant, ou pour réinventer un vieux trope d’une manière intéressante.
Avec nos chansons plus longues, nous sommes toujours conscients de l’engagement plus important que nous demandons à l’auditeur et nous passons beaucoup de temps à peaufiner, éditer, ajuster et rationaliser le voyage pour justifier cela. Nous ne voulons jamais être obtus sur le plan stylistique ou complexes pour le plaisir de la complexité, et nous finissons généralement par couper plus que vous ne le pensez dans ces chansons – c’est censé être amusant avant tout et si nous demandons à quelqu’un de passer 10-12 minutes de son temps à écouter une chanson, nous voulons nous assurer qu’elle en vaut absolument la peine. Ce qu’il y a de mieux dans l’écriture de chansons plus longues, c’est que nous avons la possibilité de faire évoluer une idée au-delà de ce qui serait possible dans un morceau plus court – une opportunité de créer un voyage sonore d’une échelle beaucoup plus grande.

M : Sur votre premier album, Moving Backwards, vous avez aussi 7 chansons. Est-ce une coïncidence ?

J : C’est une question facile… Oui, c’est une coïncidence ! Nous avions initialement prévu de n’enregistrer que cinq titres pour le nouvel album mais j’ai écrit « Fugue » à la dernière minute avant de commencer à enregistrer et nous avons décidé d’ajouter « Old Earth » après quelques expérimentations en studio.

M : La chanson de fin « Old Earth » est assez atmosphérique et calme, seulement du piano et pas de voix, était-ce un défi pour vous de créer quelque chose de différent de toutes les autres chansons de votre discographie ?

J : Contrairement à beaucoup de nos chansons qui sont assez logiques dans leur assemblage, « Old Earth » a juste été ressenti comme la bonne façon de terminer l’album.Lorsque nous enregistrions la batterie et la basse au Finnvox, il y avait un piano à queue Yamaha dans la salle de concert sur lequel j’ai commencé à jouer pendant les pauses – après quelques sessions d’expérimentation, l’idée m’a semblé parfaite pour terminer l’album ; un hommage nostalgique à une innocence perdue et un retour à la terre depuis les étoiles.
La chanson a vraiment pris vie lorsque j’ai demandé à mon frère, Simon Lascelles, d’ajouter un peu de piano depuis son studio au Royaume-Uni (il joue tout le « second » piano du morceau). Le jeu de Simon a vraiment transformé l’ambiance générale et a vraiment ajouté au suspense et à l’harmonie créés dans la première moitié de la chanson en particulier. Conceptuellement, l’album est une déconstruction de ce qu’est l’être humain et nous avons décidé qu’une performance au piano était le parfait rappel de cela après le drame du morceau précédent..

M : Pourquoi l’album s’appelle « Resident Human » et a pour artwork un crâne entre deux têtes ? L’œil est toujours dans le crâne, mais vous avez une oreille complètement déconnectée de la tête, qu’est-ce que cela signifie ?

J : La pochette de l’album a été conçue et créée par ma femme, Annukka Lascelles, qui a déjà réalisé toutes nos illustrations – c’est une artiste incroyablement talentueuse. Vu le temps que nous passons normalement en tant que groupe à débattre démocratiquement des décisions artistiques, se mettre d’accord sur la couverture a été un choix facile et quand nous avons vu sa première ébauche, nous avons su que c’était la bonne solution pour nous.
Les paroles de l’album sont une déconstruction figurative de l’humanité, alors pour contraster avec cela, nous avons eu l’idée de faire de la pochette une déconstruction « littérale » d’un humain. Le style a été inspiré par de vieux manuels de médecine de l’ère victorienne (qui sont bien plus horribles que je ne le pensais quand on considère que beaucoup de dessins de style cartoon étaient probablement tirés de la vie réelle) et des insectes épinglés de style musée – cela a influencé la façon dont les différentes parties anatomiques sont représentées ; cliniquement et seulement pour le bénéfice de l’observateur.

M : Avez-vous déjà pensé à vos sessions live pour ce nouvel album, malgré la pandémie ? Nous nous attendions à vous voir en avril avec Apocalyptica et Epica à Paris… Savez-vous déjà si la tournée sera reportée et la nouvelle date ?

J : La tournée avec Apocalyptica et Epica a été reprogrammée pour 2022 et nous devrions passer par Paris le 14 mars 2022 et Toulouse le 15 mars 2022 !
Nous avons été assez absorbés par les répétitions et la commercialisation de l’album ces derniers temps, mais nous travaillons également sur des projets futurs, dont nous pourrons parler davantage plus tard dans l’année.
Pour l’instant, nous faisons des live streams hebdomadaires sur Instagram qui incluent des sessions de questions-réponses et des discussions avec d’autres groupes – tous ceux que nous avons faits jusqu’à présent sont enregistrés sur notre IG TV. Suivez-nous sur les médias sociaux si tout cela vous semble intéressant.
Comme nous le savons tous à ce stade, il est impossible de prédire quand Covid arrêtera d’empêcher les tournées, mais nous sommes vraiment impatients de prendre le nouveau matériel sur la route – soyez patients avec nous et nous promettons que cela vaudra la peine d’attendre.

M : Merci pour tes réponses James, nous allons terminer avec quelques questions orientées Error404 car nous ne parlons pas seulement de musique mais aussi de culture pop et des goûts des gens que nous rencontrons.
As-tu un groupe à recommander en ce moment ? Une belle découverte du moment ou votre groupe préféré ?

J : Ces derniers temps, j’ai beaucoup apprécié le remake de « The Raging Wrath of the Easter Bunny » par Mr Bungle et j’ai exploré le catalogue de Depeche Mode, dont je ne connaissais pratiquement rien auparavant – j’adore ce que j’ai entendu jusqu’à présent. À part cela, on ne peut jamais se tromper avec du Rachmaninoff…

M : Un film préféré ?

J : Nocturnal Animals !

M : Une série télévisée ?

J : « Bosch » était assez génial je dois dire…

M : Last but not least… Un jeu vidéo ?

J : Je vais dire « Hollow Knight », c’est un chef-d’œuvre et je le recommande à tous les amateurs de jeux vidéo !

M : Merci beaucoup pour ton temps James, et je te souhaite le meilleur pour la sortie de Resident Human !

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Interview LANDMVRKS


On a rencontré le groupe de metalcore français le plus prometteur de sa génération, LANDMVRKS, en début d’année pour nous parler de « Lost In The Waves » le prochain album du groupe, prévu pour le 19 mars 2021 !

Découvrez notre interview en vidéo ci-dessous sans plus attendre ! On espère qu’elle vous plaira :

https://www.youtube.com/watch?v=YTh-y8tWFJg

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Interview – Kathy & Matthieu de Lizzard


Bonjour à tous ! Activité réduite au niveau musical, c’est un fait… mais néanmoins pas arrêtée ! On profite de la sortie du nouvel album de Lizzard pour discuter un petit peu avec eux ! Bonne lecture !

 

Maximilien : Est-ce que vous pouvez commencer par vous présenter et votre rôle au sein du groupe

Kathy : Moi c’est Kathy, et je suis à la batterie !

Mathieu: : Moi je m’occupe du chant et de la guitare, et on a aussi William à la basse qui n’est pas avec nous !

Maximilien : Pourquoi ce nom, Lizzard, avec deux Z ?

Mathieu: : C’est arrivé par hasard, ça fait 15 ans qu’on fait de la musique et on cherchait un nom qui faisait un peu rapide, vif d’esprit et cool… Puis Kathy est arrivé un jour en proposant « Lizard »… Le deuxième Z, c’était histoire de ne pas faire comme tout le monde *rires*

Maximilien : Le dernier album date d’il y a 3 ans, mais vous sortez aujourd’hui, 19 février 2021, « Eroded »

Mathieu: : Alors pour ceux qui ne nous connaissent pas, on a pas mis 3 ans à faire cette merde déjà. On a fait une tournée de 2 ans non stop avec plein de super groupes dans le monde entier. On a composé cet album en 9 mois à peu près. On a fini l’enregistrement en novembre 2019 à peu près, puis après… il y a eu 2020 *rires*

Max: Votre dernier album en date, c’était « Shift » en 2018, on imagine que vous avez pas mal travaillé pour sortir un nouvel album trois ans plus tard !

Mathieu: Attends, il faut que je te corrige un peu, sinon tout le monde va  être persuadé qu’on a mis 3 ans à faire ce nouvel album *rires*. On a tourné pendant 2 ans partout dans le monde et avec plein de groupes incroyables ! Une fois rentré, il a fallu qu’on se mette à composer, donc ça nous a mis 9 mois pour cet proposer cet album. On l’a terminé… en novembre 2019 en réalité. Donc cet album, il est finidepuis un moment, mais on a eu l’année 2020 qui arrivait et tout le monde connaît l’année 2020…

Du coup entre temps, il a fallu qu’on s’en occupe, que ce soit au niveau du label ,de la promotion, des artworks et bien plus encore, et là c’est enfin officiel, il sort aujourd’hui ! En fait, il s’est passé beaucoup de choses pour en arriver jusque là… Pas beaucoup pour les fans, mais pour nous c’était vraiment une incroyable aventure !

Max: Vous avez donc tout fait de A à Z de vous même ?

Mathieu: Oui, on est allé enregistrer l’album en Allemagne. On a eu beaucoup de chance là dessus, car on savait exactement ce qu’on voulait, et les gens avec qui ont a travaillé savaient aussi ce qu’on voulait. On a de la chance de travailler avec des gens avec qui on se fait confiance mutuellement. On sait qu’on peut leur parler et leur dire beaucoup de choses si cela ne convient pas et vraiment pousser la réflexion. Que ce soit pour les sons, pour la promo, pour les labels, on travaille main dans la main avec du monde. On a jamais personne qui travaille pour nous, mais toujours des gens qui travaillent avec nous, c’est une vraie collaboration, donc ça peut prendre du temps, mais au final tout le monde est super content.

Max: Oui, il n’y a jamais trop ou pas assez de temps, il faut juste le temps qu’il faut pour faire les choses !

Mathieu: On est d’accord.

Max: D’ailleurs, pour revenir sur « Eroded », l’album a une pochette plutôt mystérieuse. Il n’y a pas de nom du groupe, pas le nom de l’album c’est juste un visuel. Pourquoi et comment vous en êtes arrivés à proposer cela ?

Kathy: C’est un ami à nous, Michael André,  qui a fait cette pochette. On a bossé avec lui parcequ’il est vraiment spontané, tout comme notre musique et du coup il a vraiment cerner le grain et l’ambiance du truc. On a fait un truc complètement abstrait, et il a écouté l’album juste une fois puis s’est lancé directement à la réalisation, et la première écoute lui a inspiré ce tableau il a pas ce tableau direct quoi. Nous on a kiffé.

Mathieu: C’était un ami à la base, ça fait longtemps qu’on se connaît et voilà, il a écouté l’album. Tout le monde l’a trouvé classe parce que tous les morceaux sont représentés là-dedans. Alors si tu prends le visuel comme ça forcément c’est peut être pas aussi évident, mais par contre si on s’amuse à gratter un peu, on retrouve vraiment tout !

Max: Comment est-ce que vous fonctionnez quand vous écrivez un album $et comment trouvez vous votre thématique ?

Kathy: Mathieu commence avec des riffs de guitare et du chant, puis on est toujours tout le temps ensemble ensuite pour composer autour. On a on a souvent un thème qui se dessine assez vite, et à partir de ce thème, on a une vision de la couleur générale de l’album, puis on se laisse guider par la zik tout simplement. En tout cas on a toujours cette histoire de couleur et de grain pour chaque album.

Mathieu: On est vraiment très spontanés sur la création. On a des piles et des piles d’idées qui se mélangent parfois quand on les partage tous ensemble, mais dès qu’on se faire le tri tout ça, il y a vraiment pire que c’est pas calculé, c’est une suite d’accords logiques qui font que ça marche ou que ça marche pas. Donc les morceaux comme ça donc il y a pas de calcul. Tu vois ce que je veux dire, il y a pas de il y a pas de côté genre ça va faire comme ça comme ça c’est vraiment c’est comme ça qu’on s’exprime quoi. C’est vraiment un moyen d’expression pour nous.

Max: Du coup, tu parlais d’une thématique dans « Eroded ». Si on le traduit littéralement ça donne quelque chose qui s’affaiblit alors que moi, j’ai l’impression que c’est tout l’inverse et de l’album pour encore plus d’ampleur la musique encore plus plus importantes

Mathieu: De la vraie traduction littérale, c’est quoi « Eroded », c’est l’érosion, quelque chose qui se désagrège. On parle de ça, mais sous toutes ses formes en fait.

Kathy: C’est quelque chose qui se dégrade mais  réveler autre chose en dessous qui est peut être plus beau et plus grandiose ! Il y a toujours quelque chose de des pas forcément beau et agréable mais ça laisse aussi une place à la beauté à la lumière. Il y a toujours ce contraste. En fait, le thème peut paraître assez assez sombre mais en même temps ça révèle autre chose…

Mathieu: On attend beaucoup de choses de notre musique en fait. C’est-à -dire que on essaie d’en sortir quelque chose, artistiquement parlant. On veut que ça nous apporte quelque chose à nous aussi en fait, on veut en sortir grandi de cette expérience, donc au final c’est expérience qui nous tire vers le haut. Au final on veut toujours en sortir quelque chose de positif de cette histoire. On est peut être pas très conventionnel là dessus et comme d’autres groupes de metal à vouloir déterrer les morts tous les matins et bouffer du sang. On joue avec passion, et je pense que quand on rentre dans notre musique, et je suis d’accord pour dire qu’elle n’est pas forcément simple d’accès, et qu’on en comprend le fond, c’est pas « si » dark. On est moins doom que gloom en fait. *rires*

Max : Du coup, vous avez déjà d’autres idées pour de futures thématiques, et donc albums ?

Mathieu: Ah mais complètement, on est même déjà dessus pour être honnête, mais il est trop tôt pour en parler. On a fini « Eroded » en 2019, donc on a eu le temps en 2020 et pendant le confinement de déjà avancer sur la suite !

Max: Dans « Eroded », on parle de choses qui se sont dégradés, mais qui peut y avoir quelque chose d’encore plus beau derrière… C’est un peu ce que vous pensez quand on repense à cette année 2020 catastrophique et qu’on peut espérer le meilleur pour 2021 ?

Kathy: ça dépend donc ça pour moi, c’est encore une fois l’image de voilà ,  il y a quelque chose d’un peu chiant qui se passe mais il y a quand même du positif à en sortir. Du coup, on pourra peut-être pas tourner du tout… ou alors dans le salon quoi. *rires* Donc du coup on va voir ce qui se passe. On va prendre les choses comme elles viennent parce que là on peut pas faire de plans donc c’est un peu c’est un peu pourri quoi.

Max : Vous avez fait quoi vous du coup pendant le confinement ? Vous l’avez mal vécu ?

Mathieu: Pas vraiment d’un point de vue personnel, il faut dire très privilégié parce qu’en plus on vit à la campagne. Donc voilà quand on a appris qu’il fallait plus sortir de chez soi, c’était comme la vie de tous les jours pour nous quoi…

Kathy: on évite les gens, c’est comme d’habitude. *rires*

Mathieu: On était très privilégiés pour le coup, on en a profité pour s’occuper de notre maison, s’occuper de nous… On s’est rendu compte qu’on n’en avait pas assez profité depuis qu’on bosse donc on a repris conscience en fait de là où est, où on vit, on a lâché un peu la route et ça nous a fait un choc au début, c’est vrai qu’on a ça ici, je m’en suis pas servi depuis que je bosse. Au final ça fait un choc au début, mais au final on s’est rendu compte qu’en vivant de notre passion on vivait comme des fous, et ça me rend triste pour ceux qui vivent sans passion, cette période devait être encore plus dure !

Max: Ok lorsque merci beaucoup à tous les deux pour votre temps. Je vais juste finir avec nos traditionnelles questions 404 autour de la culture pop ! Est-ce que vous auriez un film de référence ?

Kathy: Le premier Matrix, ou alors Fight Club.

Mathieu: Je vais te sortir un truc que j’ai vu récemment en fait que j’ai beaucoup aimé c’était  » The Flowers Of War ». J’ai pris une énorme tarte à tous les niveaux. C’est l’histoire d’un faux prêtre qui finit dans une église pour protéger des prostituées chinoises… Vraiment top !

Max: Et un jeu vidéo peut-être ?

Mathieu:  Mass Effect mais c’est fait comment la série mass Effect mais que jusqu’au 3e, j’ai pas fait le dernier.

Kathy : Moi c’est plutôt Tekken !

Mathieu: Je l’ai sur Xbox 360, et à chaque fois que je veux jouer, je sais pas quoi faire, bah j’y retourne encore. Je le connais par coeur pourtant… Je trouve ça magique, les mecs qui arrivent à faire un mélange entre tout ça et qui créé vraiment une oeuvre artistique, c’est incroyable.

Max: Vous aimeriez faire la musique d’un jeu vidéo alors ?

Mathieu: Si il y a un plan comme ça, on serait tellement chaud.

Max: Ok, je prends note on sait jamais… Merci à vous pour votre temps !

Entropy Zero : Rencontre avec F2301


Aujourd’hui, on est à la rencontre de François, aka , fondateur du groupe Entropy Zero, qui propose un cyberrock visuel vraiment détonnant. Amateurs d’electronicore et de synthwave comme moi, vous allez vous régaler… C’est parti !

Maximilien : Tu peux te présenter ?

François : Je m’appelle F2301, et je suis le fondateur d’Entropy Zero. Je gère toute la composition musicale, vidéo et scénique du groupe. Entropy Zero c’est un projet de musique qui s’articule autour de la science fiction. L’objectif c’est de créer des ambiances visuelles et musicales autour de la science fiction. On synchronise notre musique sur des visuels et on scénarise le tout sur scène. L’idée c’est d’explorer différents univers de science-fiction et de laisser libre cours à l’imagination. Le but, c’est que ce soit immersif, et qu’on puisse recommencer à zéro à chaque écoute.

Maximilien : Qui réalise toutes vos vidéos en live ?

F2301 : Je m’occupe de toutes les vidéos. Je créé des choses moi même en partant de zéro en 3D, je prend quelques extraits de vidéos libres de droits, et parfois j’utilise même des extraits de séries ou de films que j’ai vraiment besoin pour parler d’un sujet précis *rire*

Maximilien : Comment t’es venu cette idée de faire de la musique mais pas juste de la musique ?

F2301 : En fait, je ne voulais pas refaire juste de la musique. Je cherchais un projet pour me mettre à fond dedans et vraiment m’y investir. J’ai fait du jazz, du black metal et plein d’autres trucs, mais je me suis orienté sur du rock et de l’electro pour partager une autre passion que j’ai : la science-fiction.

Maximilien : Tu parlais de remonter sur scène ?

F2301 :  Oui, à la base je suis pianiste jazz.. J’ai fait pas mal de concerts en jazzband, puis je suis passé par le blackmetal symphonique pendant 10 ans…

Maximilien : Je vois que tu as fait plein de choses déjà. Du coup, est-ce qu’on pourrait imaginer l’ambiance SF d’Entropy Zero avec un style musical totalement différent ?

F2301 : Je vais pas te dire oui de suite, mais si j’ai envie de rencontrer une histoire au Tibet ou bien faire de la musique africaine, et bien pourquoi pas après tout. J’ai déjà fait un morceau sur Neo Tokyo dans lequel j’ai intégré des instruments traditionnels japonais. Je pense pas avoir révolutionné le genre, mais j’ai réussi à intégrer ça de façon vraiment sympa.

Maximilien : L’album s’appelle Mind Machine : A New Experience. Quelle est la nouvelle expérience par rapport à votre premier EP ?

F2301 : J’ai fait un peu comme un jeu vidéo. Tu vois il y a souvent des remakes en mode Machin : The New Edition truc, et là l’idée c’était de reprendre le concept de l’EP, le remasteriser, réorchestrer et réarranger les chansons puis en ajouter encore plus pour avoir un album vraiment complet.

Maximilien : Combien de temps ça t’as pris de faire la vidéo et la musique pour cet album ?

F2301 : Globalement, le tout m’a pris 1 an !

Maximilien : C’est rapide vu tout le travail de vidéo !

F2301 : Oh c’est relatif, ça dépend si tu y passes 1h ou 10h par jour pendant un an *rires*

Maximilien : Du coup, tu préfères faire du montage vidéo ou composer de la musique. Dans quel ordre tu procèdes ?

F2301 : Je fais la musique en premier, je créé une boîte à outil et ensuite en une semaine j’utilise tous mes outils et je compose tout à partir de ma boîte à outils. Ca peut aller assez vite. Ensuite, je passe au montage vidéo qui lui est très long. D’ailleurs, ça me frustre un peu car je passe tout mon temps à faire du montage vidéo, de la promo et plus encore… La musique c’est la plus petite part du camembert dans le projet au final *rires*

Maximilien : Quelle genre de musique t’as influencé pour ça ? Comment tu définis le genre d’Entropy Zero

F2301 : Alors, ça va peut être t’étonner, mais j’écoute principalement de la musique de film en fait. J’ai du mal à définir le groupe, mais je dirais du cyberrock. Je pars d’une base rock, puis je brode de l’electro dessus. D’ailleurs, sur le prochain album on a même des morceaux presque « clubbing » alors…

Maximilien : Oh, là tu m’intéresses fortement…! J’imagine qu’avec tous les visuels vous êtes archi prêts pour les lives ?

F2301 : On avait déjà fait des lives avec des morceaux du dernier album avant tout ce qui se passe en ce moment. On a profité du temps libre avec le confinement pour composer à nouveau et on est même déjà sur le second album, avec des choses encore plus incisives comme l’electro-club, et le rock se tourne davantage vers le metal ! On a tourné un clip aussi pour le prochain album. Le clip proposera plein de cosplayers sur une thématique jeux vidéo… Il devrait sortir très bientôt ! (NDLR : On ajoutera le lien du clip quand il sera dispo !)

Maximilien : Tu es donc très influencé par le jeux vidéo ?

F2301 : Oui, moi et mon frère (ndlr : bassiste du groupe) on est très geeks. Surtout lui d’ailleurs ! La qualité des jeux vidéo est vraiment ouf et comme on « joue », on est encore plus en immersion que dans un film pour moi.

Maximilien : La réalité virtuelle c’est un truc qui t’attire du coup ?

F2301 : A fond ! Mon frère a un casque et c’est vraiment top !

Maximilien : Justement, sur Error404 on parle de musique, de jeux vidéo, de séries et plus encore et je voudrais en savoir un peu plus sur toi. Tu aurais un groupe de musique à recommander, même si tu écoutes principalement de la musique de film ?

F2301 : Oui, le dernier truc que j’ai découvert : Cypecore. En fait, je suis assez flemmard pour les groupes et j’ai besoin d’écouter plusieurs fois pour apprécier le groupe. Du coup s’ils ont de bons visuels ça va plus m’accrocher et je vais me motiver à ré-écouter pour finalement apprécier. J’adore aussi Shaarghot en France.

Maximilien : Est-ce que tu aurais un film ou une série à recommander ?

F2301 : Le dernier truc qui m’a scotché c’est la saison 4 de The Expanse !

Maximilien : Et ton jeu vidéo de coeur ?

F2301 : Clairement Mass Effect !

Maximilien : Merci pour tes réponses François ! Un dernier mot à dire pour nos lecteurs ?

F2301 : 42 !

 

Vous pouvez écouter Mind Machine : A New Experience sur les plateformes de streaming dès maintenant (Spotify) et suivre le groupe sur ses réseaux sociaux : Facebook, Instagram, Twitter.

INTERVIEW – TRANK


Nous avons rencontré le groupe TRANK début septembre à l’occasion de la sortie de leur premier album The Ropes. Entre deux sprints dans les couloirs de Chatelet, Julien et Johann nous ont fait le plaisir de répondre à nos questions dans cet entrevue ci-dessous. Et z’est partiiiiiiiiii !!!

source : https://www.trankmusic.com/?lang=fr

 

Error404: Bonjour Johann et Julien et bienvenue sur Error404 ! 

TRANK: Bonjour ! 

Error404: J’ai beaucoup appris sur le groupe en lisant votre site web qui est très complet et très intéressant, notamment sur la formation du groupe et vos influences musicales. 

TRANK: Merci beaucoup ! 

Error404: Par contre je n’ai pas trouvé l’origine du nom TRANK, est-ce que vous pourriez nous expliquer comment vous est venue ce nom ? 

Julien (guitare) : On peut dire « tranque » ou « traink ». (ndlr : genre tu trinques ton jaune avec Pagnol après la défaite du PSG contre le Bayern)

Johann (batterie) : Alors… c’est le moment embarrassant de la discussion. J’ai malheureusement l’obligation de dire que ça vient de moi. On discutait par textos interposés comme on le fait beaucoup chez TRANK, et on cherchait des noms de groupe. L’un d’entre nous avait proposé « Blank » qui veut dire blanc en anglais, mais ça donnait l’impression qu’on avait pas d’idée, un blanc, c’était pas terrible. Un autre d’entre nous a dit « Prank », qui est une farce, mais qui ne nous convenait pas non plus. Du coup j’ai proposé le mot « Trank », c’est comme un tank, mais tranquille. 

(ndlr: Selon Google, voici ce qu’est un Trank. Tchou tchou motherfuckers !!!)

 

Error404: D’accord !  

Johann : C’est embarrassant de le dire, mais tous les trois m’ont dit que c’était génial alors qu’en fait c’était plus une blague qu’une vrai proposition. Donc il n’y a pas vraiment de grosse signification provenant soit d’un autre langage ou d’une culture obscure, ça vient juste d’une blague. 

Error404: C’est tout de même en rapport avec votre style de musique vu que vous dîtes que vous faîtes pas du métal mais à peu près, donc ça va bien ensemble. En parlant de métal, vous qualifiez votre musique comme « du silicium, pas du métal, mais presque », et vous valsez avec d’autres styles musicaux comme la new wave ou encore le métal moderne. Est-ce que ce mélange des styles est important pour vous, est-ce qu’ils vous inspire ou est-ce qu’il vient naturellement lors de l’écriture de vos morceaux ? 

TRANK : C’est pas une volonté de notre part de brouiller les cartes, on a tous des inspirations différentes et une culture musicale variée. Et comme on vient de directions différentes, chacun apporte ses idées et puis après on travaille dessus pour voir ce qui marche ou non. Mais au global, notre objectif est de ne pas se poser de barrières. Pour nous, une bonne chanson reste une bonne chanson, peu importe son style. Si ça nous fait plaisir de la jouer, alors on va la faire. On essaye quand même de trouver une cohérence avec le son TRANK en général, on va pas se mettre à faire de la polka demain, mais on essaye de rester ouverts. D’une part parce que si on fait quelque chose qui sonne bien, pourquoi s’en priver, et d’autre part parce que ça nous aide à gérer les dynamiques d’un album ou d’un set live pour ne pas fatiguer l’auditeur avec toujours le même style et de varier les plaisirs, et on s’y retrouve tous, du moment que ça marche. 

Error404: Par conséquent, est-ce que vous vous voyez sortir un album dans un registre tout autre ? 

Johann : Ce serait plutôt continuer de faire des albums qui soient variés dans les styles. Après on sait pas ce qui va nous venir comme idées pour les prochains albums, mais on aime bien cette variété sur un album. Au lieu de se dire « faisons un album rock, puis un album pop », on va plus mélanger les deux ensemble.

Julien : Comme ça ça nous permet de passer par différentes émotions. Il y a quand même un côté cinématographique à travers cet album. Que ce soit dans une même chansons où il y aura différents passages un petit peu plus calmes avant de revenir sur quelque chose de dur pour justement éviter qu’à l’oreille ça soit tout le temps à fond. C’est pour ça qu’il y a un énorme intérêt à écouter l’album du début à la fin, ce qui est un peu plus rare, mais ça permet vraiment de passer par toutes ces émotions-la, et l’alternance entre passages doux et passages durs donne à réfléchir et de se poser la question : «  qu’est-ce que j’ai ressenti en écoutant ce titre-la ».

Error404: Votre premier album s’intitule The Ropes et est disponible depuis le 15 septembre. Si vous deviez le décrire en quatre mots, lesquels choisiriez-vous ? 

Johann : À part Génial et Légendaire ? 

Error404 : Ça va sans dire. 

Johann : Je dirais Mélodie, Gros son on va dire que c’est qu’un seul mot… 

Julien : Ouais il y a deux ’s’, Grosson.

Johann : *rires* Ah oui je vois. Donc Grosson, Texture, et puis comme tu disais, cinématographie, dans le sens où on raconte une histoire, sans être un concept album. Est-ce que tu valides mes quatre mots ? 

Julien : Oui, ce sont quatre bons mots. La sortie du clip du single The Ropes, du même titre que l’album, a suivi celui-ci. Et il y a un côté vraiment cinématographique, avec un contraste entre le blanc des artistes shibari et le violet des cordes qui permet de mettre les cordes en sur brillance par rapport à l’individu qui s’y soumet et qui illustre les paroles de la chanson. 

Error404 : Maintenant que votre album est sorti, avez-vous d’autres projets de prévus ?

Johann : Nous allons faire une release party de l’album le 7 novembre au CCO de Villeurbanne à Lyon, qui est une salle très sympa dans laquelle on a joué il y a deux, trois ans. On sera avec deux autres groupes de la région lyonnaise, Perseide d’un côté et Stereotypical Working Class de l’autre. Et malheureusement c’est le plus loin qu’on puisse imaginer pour tout ce qui est concert en ce moment. Mais on a d’autres clips en préparation qui vont sortir dans les prochains mois. Vu qu’on a très peu de visibilité sans les concerts on croise les doigts pour pouvoir jouer dans les festivals l’été prochain, mais en parallèle on compose toute l’année donc on est déjà en préparation pour le prochain album, comme ça on peut faire évoluer les morceaux au fil du temps, on se donne le temps de composer pour pouvoir les peaufiner. 

Error404 : Malheureusement on peut pas passer à côté de l’événement principal de l’année 2020, est-ce que le confinement vous a bloqué dans votre travail ou vos projets, ou justement est-ce qu’il vous a aidé à travailler ? 

Johann : Ça nous a pas bloqué, ça nous a frustré. on pouvait pas faire de concerts ni jouer ensemble, par contre le procédé de composition qu’on utilise est resté le même puisqu’on s’est envoyé les différentes pistes entre nous. Par contre on a pas pu bosser les morceaux ensemble et c’est ce que nous faisons en ce moment. 

Julien : On est frustré de pas pouvoir montrer ce travail et de pouvoir en profiter avec le public, et de voir l’été qui est tombé, c’était assez triste. Le fait de voir la réaction des gens permet de tester la chanson et puis de les voir nous découvrir au début du set puis sauter et danser au fur et à mesure est un énorme retour suite au travail qui est fait. 

Error404: Du coup ça vient du fait que vous êtes déjà expérimentés dans le milieu de la scène. Mais vu que vous êtes un nouveau groupe, est-ce le côté promo a été impacté ou alors est-ce que ça a été une force pour vous vu que les gens étaient disponibles pour vous découvrir ? 

Johann : Toute l’industrie musicale a été mise au ralenti, surtout avec les insécurités financières qui ont surgies. Quand on a peur de pas finir le mois avec son entreprise, on a pas trop la tête à aller faire des découvertes musicales. Mais c’est pour ça qu’on a publié pas mal de contenu sur les réseaux sociaux pendant l’été, vu que les gens osnt chez eux, ils s’occupent et doivent passer un peu plus de temps que d’habitude sur les réseaux sociaux. Personne ne sait vraiment sur quel pied danser et ça n’a pas encore trop repris à 100%, mais on s’est adapté en créant plus de contenu vidéos sur Youtube et Instagram. 

Error404 : Auriez-vous des recommandations musicales à nous partager ? 

Johann : Il y a un groupe que j’ai découvert mais que je connaissais déjà de nom qui s’appelle The Pineapple Thief, qui est un peu dans le style de Porcupine Tree, plutôt en Prog Rock, et je trouve qu’ils font des trucs vraiment intéressants. 

Julien : De mon côté j’ai profité du confinement pour regarder pleins de films, et c’est la musique des films qui m’a mis à la musique, pour ensuite passer aux groupes. J’ai beaucoup écouté M83, qui est totalement différent de ce qu’on fait, mais c’est ce côté cinématographique qui m’a bien intéressé. 

Error404: Chez Error404 nous aimons beaucoup parler de la pop culture, et donc pour clôturer cet interview, pourriez-vous nous parler d’un film, une série ou un jeu qui vous a marqué ? 

Julien : En série je dirais Black Mirror pour la combinaison de la technologie et de de la science-fiction, et de voir ce que le monde pourrait devenir si on extrapolait une technologie particulière. Ça finit rarement bien *rires*. 

Johann : Un jeu vidéo ? À part Super Mario ? 

Error404 : Super Mario est un jeu très bien qui rassemble les foules ! 

Johann : Je suis très d’accord. 

Julien : Au niveau jeux-vidéos, je préfère les indés aux blockbuster. Par exemple la série des Walking Dead m’avait vraiment pris aux tripes parce qu’on passait vraiment dans la sensation. Il y avait aussi The Witness, qui est une succession de puzzle dans un monde magnifique où tout est à découvrir, et il faut solutionner les puzzles sans qu’on nous les explique. C’est par le Game Play qu’on comprend. 

Error404 : Merci beaucoup pour ces réponses, votre album The Ropes est disponible à l’achat et en streaming, et on vous dit à très bientôt (le plus tôt possible) sur scène ! 

 

https://www.trankmusic.com/?lang=fr

Interview – Madeline Loiseau – Toybloïd


On a rencontré le groupe Toybloïd début juillet. Voici notre entrevue avec Madeleine Loiseau, bassiste et chanteuse au sein du groupe !

Max : Salut Madeleine, tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Madeleine : Moi je m’appelle donc Madeleine, je joue de la basse et je chante dans le groupe Toybloïd !

Max : Un groupe dont on va parler aujourd’hui, justement ! Alors, Toybloïd ça fait un moment que ça existe non ?

Madeleine : Oui, ça fait déjà 13 ans ! Le premier concert c’était le 1er juin 2007… Ouahlalaa! On sort enfin notre deuxième album ! Oui, tu peux nous juger d’avoir sorti seulement 2 albums en 13 ans….

Max : Donc le dernier album, Modern Love, est sorti fin juin, tu peux m’en parler ?

Madeleine : Oui ! C’était un processus très chouette car on a fait un premier album en 2016 qu’on a enregistré à Londres dans un studio analogique. Notre manager nous avait poussé à faire ça, et c’était une super expérience… Mais on s’est rendu compte par la suite qu’on avait pas du tout envie de le refaire comme ça. Au final, on avait plus les mêmes aspirations pour le groupe qu’avec notre label et notre manager, donc on a monté notre propre label, on a embauché les gens avec qui on voulait travailler, et donc ça a énormément accéléré tous nos processus de création !

Pendant les 4 ans entre les deux albums, on a eu tout ce processus et cette « reprise en main » pour faire de nouvelles choses. On a donc écrit un nouvel album, et on a tout de suite travaillé avec Fred Lefranc qui est le réalisateur de l’album. Il est intervenu très tôt dans les morceaux et il a fait un énorme travail de pré production avant l’enregistrement. L’enregistrement a été long aussi car au lieu de faire 2 semaines de studio complet en jouant les morceaux façon « live », on a éparpillé les prises en studio et on a tout pris piste par piste. On a tout étalé pour prendre le temps de digérer chaque partie.

Max : Tout le monde participe au sein du groupe pour la composition des morceaux et de ses « propres lignes » musicales alors ?

Madeleine : Alors, oui, même si c’est Lou (chant) qui fait quand même la plupart des choses. Elle s’occupe de pratiquement tous les textes et la mélodie ou le refrain, puis on les travaille ensuite tous ensemble.

Max : La musique en live de Toybloïd, c’est assez naturel et authentique, c’est ce que vous préférez faire ?

Madeleine : On adore les concerts, ça c’est clair. Plus on en fait, plus on kiffe. C’était pas gagné car on est tous des gens très timides à la base, mais sur scène c’est le moment de se libérer ! On est sûrs de nous sur scène en fait. Sans être prétentieux ni rien, mais je veux dire qu’on est super à l’aise, on s’écoute, on sent que c’est efficace. On a conscience aussi d’être principalement des nanas, et c’est pas forcément anodin d’avoir deux nanas sur le devant de la scène à brailler dans un micro !

Max : C’est vrai qu’en France il y a assez peu de filles dans l’univers du rock… D’ailleurs, vous êtes l’un des rares groupes français à avoir eu la chance de fouler le Stade de France. Ca fait quoi de jouer devant autant de monde ?

Madeleine : C’est fou ça, hein ? C’était incroyable, et on remercie Indochine de nous avoir pris très souvent en première partie pour les Stade et les Zénith, et c’était complètement fou ! C’est ce qui nous a permis de rester équilibré dans le groupe. On a toujours fait de très grandes salles comme ça, puis le lendemain on se retrouvait dans un tout petit bar perdu à Dijon où on est collé au public, genre tu dois lever ta basse pour que le mec aille aux toilettes… Le Stade de France c’est un super moment aussi, mais c’est plus impersonnel. Les gens sont à 5/6m de toi donc c’est moins évident de créer un lien. Le mélange des deux, c’est vraiment le top, et je pense que c’est en partie grâce à ça qu’on est toujours là, car faire que l’un ou que l’autre, ça nous aurait probablement saoûlés !

Artwork de l’album « Modern Love »

Max : L’album s’appelle Modern Love… C’est quoi pour toi alors l’amour moderne ?

Madeleine : C’est tout simplement de dire que l’amour n’a pas de règles : si t’es hétéro, c’est très bien, si t’es homo, c’est très bien et j’en passe… Tout est possible et rien n’est tabou ni interdit. A partir du moment où t’as des sentiments, bah t’es pas chelou, oublie tout de suite, t’es tout à fait normal et c’est super OK ! Ca fait partie aussi de notre prise de conscience entre les deux albums. Sur le premier, on revendiquait pas grand chose en fait, on a juste fait du rock pour nous faire kiffer. Là, on a fait la même chose, mais en passant un message en plus ! Avant nos interviews duraient 3 minutes car on avait vraiment rien à dire, et maintenant tu vois, ça fait déjà 10 minutes et on est toujours là *rires*. Après on est pas donneurs de leçons, on essaye juste d’envoyer un maximum de messages bienveillants, et on espère que les gens les recevront comme ça !

D’ailleurs, on revendique aussi le fait d’être une fille et de vouloir faire du rock ! Ca peut paraître normal mais en fait pas forcément. Quand j’étais ado j’ai eu du mal à me mettre à la guitare. Mes deux frangins en faisaient, mais de moi même j’osais pas m’y mettre, alors que personne ne m’en a jamais empêché, mais j’étais comme « formaté » par la société, toute seule dans ma tête. En y repensant maintenant, c’est complètement débile. J’ai percuté ça y’a pas si longtemps, et j’ai grandi dans une famille ouverte, alors j’imagine même pas dans une famille plus stricte et plus fermée, ça doit brider des tas de jeunes filles de s’exprimer !

Une fois on a fait un concert, et y’a une mère et une petite fille qui sont venus me voir en me disant que la petite voulait se mettre à la guitare, et ça m’a fait vraiment trop plaisir de voir ça !

Max : Tu as une chanson préféré sur l’album ?

Madeleine : Oh, c’est difficile comme question *rires*

Max : Ahah, c’est comme choisir entre tous ces bébés, non ?

Madeleine : Ouais c’est un peu ça ! En vrai, je n’ai pas de préférée, mais je suis très attaché à Shiny Kid puisque c’est moi qui l’ait écrite. Elle parle d’une histoire très personnelle et je suis contente d’avoir pu sortir tout ça de moi !

Max : Le confinement et le covid, ça vous a touché personnellement alors ?

Madeleine : Carrément, on était en pleine tournée avec UltraVomit. On a fait 8 dates trop cool, puis en allant vers Lyon le 13 mars, on a fait demi-tour : tournée annulée. On a aussi dû décaler la sortie de l’album par exemple. Globalement tous les festivals sont décalés d’un an, donc tout ce qu’on avait prévu est maintenu, mais c’est vrai qu’on ne sait pas trop comment on va faire vivre l’album jusque là *rires*. On a décalé notre Maroquinerie prévue en mai au 16 septembre… On était tout fier en le décalant, mais tu vois, là on est en juillet et on est déjà plus trop fiers… On espère que ça aura lieu !

Max : Sur Error404, on ne parle pas que de musique, mais de séries, films, jeux vidéo et bien plus ! Du coup, je vais te poser quelques questions plus personnelles… Tu as eu un coup de coeur récemment ?

Madeleine : Oui ! En me perdant dans mes recommandations YouTube, j’ai découvert « The Big Moon ». C’est un groupe de 4 nanas anglaises complètement fou ! Elles ont déjà fait 3/4 albums et j’ai trouvé ça vraiment super bien ! C’est assez rock, mais avec pas mal de claviers.

Max : Un film de chevet peut être ?

Madeleine : Je suis super fan des films de Jacques Tati. Mes parents me montraient que des vieux films français quand j’étais petite *rires*. J’adorais les Monsieur Hulot !

Max : C’est la première fois qu’on me sort des classiques français, la classe ! Une série peut être ?

Madeleine : Alors, c’est marrant que tu m’en parles, car j’ai découvert hier soir une série sur Arte qui s’appelle « Lost In Traplanta » et c’était génial ! C’est un français d’Aubervilliers qui parle à Atlanta. En gros, une nana quitte le héros et lui dit qu’elle veut bien rester avec lui seulement si il arrive à reformer le groupe OutKast, qui est basé à Atlanta, le coeur de la trap music ! Il rencontre plein de gens là bas et ça retrace l’histoire de la trap là bas. C’est plein de petits épisodes de 5 minutes, c’est super frais et vraiment cool !

Max : Allez, on finit avec un jeu vidéo comme il y a une Game Boy dans votre dernier clip ?

Madeleine : Un de mes ex petit-ami m’a collé devant Portal en lui demandant ce que c’était que ce truc… et en fait je suis resté 4h devant et j’ai adoré ! En fait, je suis sûr que j’adorerai les jeux vidéo, mais j’ose pas m’y mettre car j’ai peur de m’y perdre et d’y passer tout mon temps ! *rires*

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Interview 4Q4 – Palaye Royale


Nous avons rencontrés Emerson à l’occasion de leur concert parisien, peu avant le confinement !

La royauté était forcément un sujet prédominant pour Palaye Royale, alors apprenons-en plus sur les avis royaux d’Emerson, le batteur iconique de Palaye Royale !

 

Leurs derniers singles, issu de l’album The Bastards sorti le 29 mai 2020 :

 

 

One Life All-In


On a rencontré le groupe français One Life All-In. Le groupe propose du bon rock qu’on avait envie de vous faire découvrir ! C’est parti !

Maximilien : Salut à toi membre de One Life All-In (qui que tu sois derrière ce PC à répondre aux questions ? Merci de ton temps d’ailleurs !), peux-tu commencer par te présenter et ton rôle au sein du groupe ?

Franco : Hello, je suis Franco, le bassiste à l’origine du groupe que j’ai monté avec l’aide de Clem qui en est le guitariste.

Maximilien : Peux-tu nous présenter le groupe ? Comment est venu l’idée de ce groupe ?

Franco : Suite à un featuring de Don Foose sur un morceau de Seekers of the Truth, notre précédent groupe à Clem et moi, j’ai eu envie d’aller plus loin et de proposer à Don de démarrer un nouveau groupe. Nous lui avons présenté une démo 6 titres, il a accepté le projet en plus de prendre en charge l’écriture des textes. Nous avons ensuite contacté Kevin Foley car il nous fallait encore un batteur à ce moment-là. One Life All-In est né comme ça et a publié un 1er EP  « The A7 session » en 2017.

Maximilien : Pourquoi ce nom ?

Franco : Le nom de travail du projet était « One Life, One Chance » du nom d’une chanson d’H2O. Nous aimions l’idée que véhicule ce titre et l’avons juste un peu personnalisé. Nous n’avons qu’une vie, profitons-en pleinement. Un concept similaire au célèbre Carpe Diem.

Maximilien : Tout le monde compose dans le groupe ? Comment se passe l’écriture d’un morceau chez One Life All-In ?

Franco : Pour le 1er EP, j’avais composé la quasi intégralité de la musique, c’était plus un projet solo où je demandais de l’aide à d’autres musiciens pour matérialiser mes idées. Pour « Letter of Forgiveness », Clem s’est investit à son tour dans l’écriture, c’est devenu plus collègiale, chacun y allant de ses suggestions.

Maximilien : Qui a bossé sur la pochette de l’EP ? Le visuel est très cool !

Franco : C’est l’oeuvre du tatoueur/illustrateur Dave Quiggle, qui vit en Californie. C’est un ami de Don, c’est ce dernier qui nous a proposé ce visuel que nous avons beaucoup aimé. Dave Quiggle est connu pour avoir travaillé avec Foo Fighters ou Queens of the Stone Age par exemple.

Maximilien : D’ailleurs, c’est déjà votre second EP, vous avez des projets d’albums par la suite ? ou des tournées peut-être ? (humhum… plus tard bien sûr…)

Franco : Le prochain enregistrement sera un album complet, nous y travaillons actuellement, déjà 7 morceaux sont finalisés. Pour ce qui concerne le live, tout est figé en raison de la pandémie et nous n’avons aucune visibilité sur ce qui va se passer dans les prochains mois.

Maximilien : Tu fais quoi pour t’occuper pendant ton confinement ?

Franco : Nous composons en prévison de l’album à venir justement. Le confinement nous donne du temps libre que nous avons mis à profit dans ce sens-là.

Maximilien : Sur Error404, on parle de musique alternative, mais pas seulement. Est-ce que tu pourrais me donner ton artiste/groupe du moment ?

Franco : J’ai beaucoup aimé « Quadra », le nouvel album de Sepultura. C’est riche et créatif. C’est fait avec talent. La grande classe.

Maximilien : Une série préférée ?

Franco : Breaking Bad m’a beaucoup marqué, j’ai adoré enchainer les épisodes.

Interview : Stone of a Bitch


Confinement oblige, on s’adapte et on réalise des interviews par mail… Voici donc l’interview d’Alice, le personnage de Chris au sein du duo Stone Of A Bitch, composé d’Alice & Ludwig (Loïc). Le duo met en musique différentes paroles pour en faire des chansons. Une interview déroutante qui vous plongera dans l’univers de SOAB! Let’s go !

Maximilien : Bonjour à toi Alice. Comment vas-tu ? Tu peux nous dire qui tu es et te présenter ?

Alice : Hello Maximilien (Max ?), je suis Alice, je suis la face cachée de Ludwig, tout comme il est la mienne. Ensemble, nous ne formons qu’une entité en quête d’identité. Nous existons en chacun de vous, lorsque votre imagination se libère de ses chaînes qui l’entravent. Je vais plutôt pas mal, j’ai la sensation que malheureusement ce n’est pas le cas de tout le monde sur cette planète…

Maximilien : Maintenant qu’on en sait plus sur toi (c’est bizarre de dire ça alors qu’en fait, je n’en sais pas plus !), peux-tu nous parler plus en détail de Stone of a bitch. Déjà, une question me vient à l’esprit : D’où vous vient ce nom ?!

Alice : Pour être honnête, je ne sais pas plus que toi d’où il vient ! c’est un mystère ! J’imagine que c’est le surnom dont on nous a affublé…

Maximilien : Vous avez sorti début mars un EP intitulé « Intimalicious ». C’est votre premier EP depuis votre premier album éponyme sorti en 2017. En quoi se différencie-t-il de votre premier album ?

Alice : Ce que vous appelez album ou EP n’est qu’une mise en forme des dialogues que je peux avoir avec Ludwig, mon double, mon jumeau, mon entier.

Maximilien : Pour ma part, j’ai l’impression que la musique est un peu plus agressive qu’avant, on a un côté punk plus prononcé ?

Alice : Tu vois ? quand je te dis que vous interprétez nos dialogues et notre vie à Ludwig et moi…il est fort possible que j’ai des discussions un peu houleuses avec lui, et que vous le ressentiez à travers ce que vous appelez « musique »

Maximilien : Cela dit  Pulp Me In  débute par une intro plutôt « electro », avant d’enchaîner sur de la guitare plus légère et des touches de synthé par-ci, par-là. Le mélange est éclectique au final. Qu’est-ce qui vous inspire ?

Alice : Tout est inspiration. Même l’infinitésimale essence de vie peut être inspirante, par son agressivité ou sa douceur, selon ce dont on parle.

Maximilien : Bon, je sais que ce n’est pas trop le moment, mais qu’est ce qu’on peut espérer d’un live de Stone of a bitch ? Vous avez une composition originale pour un ‘groupe’ rock. Vous êtes un duo sur scène comme lors des compositions ?

Alice : C’est à eux qu’il faudrait poser la question…ils nous représentent ici-bas. Ils font partie des rares à avoir conscience de notre présence. Si je me souviens bien, Chris est au chant/machines électro et Loïc à la guitare…

Maximilien : On ne parle pas que de musique sur Error404, alors j’aimerai bien connaître votre film préféré (ou le dernier qui vous a marqué récemment !)

Alice : On ne vient pas du même monde…Mais Chris te parlerait sûrement d’un Luc Besson (le 5ème élément) ou de la trilogie « Le seigneur des anneaux » ou bien encore de « La ligne verte »

Maximilien : Pareil pour une série télévisée maintenant ?

Alice : Même chose, si tu veux bien, je me permets de répondre pour elle : Game of Thrones (le Nord et le Sud tels l’ombre et la lumière qui s’affrontent, cela me rappelle vaguement quelque chose, pas toi ?)

Maximilien : Je crois que je vois ce que tu veux dire… 😉 Enfin, un jeu vidéo peut-être ?

Alice : Les Sims ? le principe étant d’imaginer l’apparence de plusieurs personnages, leur vie et de leur créer un univers…j’imagine qu’elle s’amuserait pas mal avec Ludwig et Alice… !

Maximilien : Merci beaucoup pour tes réponses !

Interview 4Q4 – Royal Republic


Nous sommes allés à la rencontre de Royal Republic à l’occasion de leur dernier passage en France. Nous n’avons pas pu résistés à leur proposer une petite interview 4Q4 autour de la royauté ! Royaume, anarchie, république ou bien apocalypse… Le groupe nous dira tout ! C’est juste ci-dessous !

 

N’oubliez pas d’activer les sous-titres français !

 

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