Blind Channel – la sensation finlandaise – INTERVIEW

Les métalleux d’Oulu (nord de la Finlande) se sont confiés pour Error404 au sujet de leur nouvel album, « Lifestyles Of The Sick And Dangerous » (sortie prévue le 8 juillet 2022) et leur tournée européenne à venir. 

Depuis l’été dernier, les Finlandais de Blind Channel ont explosé à l’échelle internationale. Auteurs du hit « Dark Side », présenté à l’Eurovision 2021, les six musiciens s’apprêtent à faire découvrir aux fans de musique alternative leur son “pop violente”, via un nouvel album, riche en sonorités métales, électroniques et raps.

 

 

Votre nouvel album sort le 8 juillet prochain. A quoi pouvons-nous nous attendre ?

JOEL HOKKA (chanteur) : C’est le premier album que nous allons sortir sous un gros label (ndlr : SONY et Century Media ). On rêve de cela depuis des années. Maintenant on y est. Ces deux dernières années ont vraiment été un long parcours. Avant, personne ne nous connaissait. On était juste un petit groupe du nord de la Finlande. Tout le monde sait qui nous sommes désormais. On a grandi en tant qu’individus et en tant que groupe. 

JOONAS PORKO (guitariste) : Oui, l’album reflète bien ce que Blind Channel est en 2022. Et je pense qu’on a trouvé notre style, la recette pour écrire des hits.

 

Et des chansons qui surprennent… ?

JOONAS: Oui, il y a un mélange de genres dans nos chansons mais cela reste du Blind Channel. Il y en aura avec des nuances de nu-métal, par exemple. On a été inspiré par des groupes comme Nine Inch Nails, Twenty One Pilots… Il y en aura aussi avec des tons plutôt pop, comme « Bad Idea ». Peut-être parce que nous écoutons tous des genres différents, aussi. Nous sommes des métalleux mais Alex (percussionniste) adore l’indie, Niko (chanteur) le hip-hop, moi j’aime beaucoup l’emo… Donc c’est vraiment un mélange de tout cela que nous faisons, ce qui constitue l’essence même de Blind Channel et de ce nouvel album. 

JOEL : On voulait toujours avoir cet aspect “pop violente”, comme avant. Mais c’est aussi vraiment important d’innover. J’ai entendu tellement de groupes refaire la même chose… On a donc tenté de trouver un équilibre entre ce qu’on sait faire et l’améliorer avec de la nouveauté.

 

Vous avez parlé d’un parcours long de deux ans. Il y a eu la crise covid et l’Eurovision dans votre vie. Cela se ressent-il dans les chansons de « Lifestyles Of The Sick And Dangerous » ? Je pense notamment à « Opinions », qui est la première de l’album. 

JOEL : C’est en réponse à tous ceux qui ont essayé de nous changer. Quand on a rencontré ce grand succès l’an dernier, des gens sont venus nous dire “vous devriez faire cela, allez faire ce concours, changez”, mais nous ne voulions pas de leur opinion, nous n’en avions pas besoin. Nous avons tout fait tout seuls pour en arriver là où nous sommes. « Opinions » décrit à merveille cet état d’esprit.

 

Donc l’album est plutôt orienté vers le fait de ne rien devoir à personne ? 

JOONAS : Je pense qu’on aborde des thématiques universelles sur le fait d’être triste ou se questionner sur la vie. Les chansons sont, bien évidemment, à propos de ce que nous avons traversé… Ce roller-coaster d’émotions face au succès. C’est assez flippant quand on perce d’un seul coup et qu’on passe de rien à tout. 

JOEL : D’un seul coup ta vie tourne autour de ta musique, ce n’est plus un hobby. Tout ce qu’on dit dans l’album vient de nos tripes, de nos sentiments : c’est notre ressenti à 100%. Quand on parle de “million views” et de “paparazzis” (dans « Opinions » ), c’est une réalité. Cela peut vraiment donner le vertige et on peut se sentir seul face à tout cela.

 

“L’album est vraiment professionnel. On veut être compétitifs.”

 

Combien de temps avez-vous mis pour écrire l’album ? 

JOEL : On a commencé avec « Dark Side », il y a deux ans, pour exprimer notre frustration face au covid, celle de voir nos rêves s’évanouir. La majorité des chansons ont été composées entre l’automne 2020 et le printemps 2021. 

JOONAS : Les deux dernières étaient « Opinions » et « Autopsy », l’été dernier. 

 

« Dark Side » arrive justement en deuxième position sur l’album. Y avez-vous songé avant de la présenter à l’Eurovision ou non ? 

JOEL : Non. « Dark Side » n’était d’abord pas destinée à l’Eurovision. La chanson parle d’émotions vives, d’agressivité, de frustration. A l’époque, nous avons pensé que nous n’avions rien à perdre et nous l’avons présentée au concours.. On a aussi pensé à « Don’t Fix Me », du moins, une version plus ancienne de celle qu’on retrouve sur l’album. Ce n’était donc pas spécialement composé pour l’événement.

 

JOONAS : Oui, c’est la parfaite représentation de Blind Channel, il y a du rap, des screams, un refrain entraînants, des riffs… Les nouveaux fans découvrent directement ce que l’on fait. Ensuite, ils ont envie d’écouter le reste de l’album.

 

Était-ce important de mettre ce titre au début de « Lifestyles Of The Sick And Dangerous » ? 

JOONAS : Oui, c’est la représentation parfaite de Blind Channel. Il y a du rap, des screams, un refrain entraînant, des riffs… Les nouveaux fans découvrent directement ce que l’on fait. Cela leur donne envie d’écouter la suite et rentrer dans notre univers.

 

 

 

On sent avec cet album que vous avez évolué depuis « Revolutions » (ndlr : 2016 ). Pensez-vous que celui-ci est le meilleur que vous ayez composé ? 

JOEL : Complètement. Nous avons beaucoup de hits. On est meilleurs musiciens, compositeurs, producteurs… C’est vraiment professionnel, ce n’est plus seulement ce qu’on faisait en tant que loisir. 

JOONAS : On voulait être compétitifs. Se mesurer à des pointures comme Bring Me The Horizon et Architects. Évoluer dans la même perspective. Désormais, nous voulons continuer dans cette voie.

 

Pour vous, quelle chanson sort vraiment du lot sur ce nouvel album ? 

JOEL : Pour moi, c’est définitivement « Balboa ». Quand on l’a écrit, il y avait vraiment cette envie de se relever. Le groupe n’avait pas encore percé et après, tout a éclaté. On ne voulait pas que cela ait un effet yoyo, être l’attraction de l’été puis retrouver l’ombre. On ressent cette combativité dans la chanson.

JOONAS : Je pencherais pour « Alive Or Only Burning ». Cela me rappelle le temps où on répétait dans une sorte de sous-sol d’école et le refrain, pour moi, est fait pour être joué en live – limite dans des stades. Il me donne même des frissons. 

 

Vous avez prévu de tourner en Europe en septembre prochain. Comment l’envisagez-vous ? 

JOEL : C’est notre première tête d’affiche en Europe et pour nous c’est une vraie fierté. C’est différent d’avoir sa propre tournée et ne pas juste être la première partie d’un autre groupe. C’est aussi super important pour nous de rencontrer les fans à travers l’Europe.

JOONAS : On a vraiment hâte. On va faire une setlist avec nos anciens et nouveaux titres. Et nous aurons une superbe production, un jeu de lumières. Ce sera la meilleure de nos tournées. 

 

Sur Error404, nous avons pour habitude d’aussi poser des questions en rapport avec la littérature, le cinéma, les jeux vidéo… Avez-vous un livre ou un film qui vous a marqué et pourquoi ? 

JOONAS : Je pense que nous devons tous les deux impérativement parler de Formula 1 : Drive to Survive ! Ce n’est pas un livre, un film ou un jeu vidéo mais récemment, c’est la meilleure série qu’on a regardé ! On est vraiment fans de Formule 1 ! Et elle est géniale !

JOEL : Oui, mon pilote préféré a longtemps été Mika Häkkinen mais cette saison, j’aime bien Leclerc ou Verstappen. En tout cas, on a vraiment adoré la série.

Parkway Drive de retour avec un nouveau titre !


Les australiens de Parkway Drive sont de retour avec un tout nouveau titre intitulé Glitch ! Après nous avoir teasé des courts extraits pour nous mettre dans l’ambiance, leur morceau a été révélé hier. Pas de doutes, c’est bien du Parkway Drive, comme on l’aime !

 

 

Pour rappel, ils seront également de passage à Paris, au Zénith, le 27 septembre prochain, avec While She Sleeps et Lorna Shore !

 

Live Report – My Chemical Romance à l’Accor Arena

My Chemical Romance

La dernière fois que j’ai vu My Chemical Romance, c’était en 2011, dans la minuscule salle du Bikini à Toulouse. C’était un concert inoubliable.

En ce 1er juin me voilà devant l’Accor Arena avec mon t-shirt Danger Days au milieu d’une foule d’emo, comme si rien n’avait changé. À part qu’aujourd’hui nous sommes presque tous des trentaines avide de retrouver un groupe qui a marqué toute une génération.

À 20h30, les lumières s’éteignent enfin, un son sourd qui monte crescendo retentit, le sol tremble, les fans scandent le nom du groupe et l’impatience est à son comble. Le rideau rouge tombe et le groupe est enfin sur une scène représentant une ville en ruine.

Ils ouvrent le bal avec la nouvelle chanson sortie il y a quelques jours The Foundation Of Decay. Le public connait déjà bien évidemment les paroles et chante en choeur. My Chemical Romance va nous replonger dans notre adolescence pour notre plus grand bonheur en parcourant toute leur discographie. La nostalgie et l’excitation de les revoir est là. Le groupe voulant surprendre les fans, la setlist change tous les soirs et l’ordre des chansons aussi. On ne sait donc jamais à quoi s’attendre. Après un enchainement entre “Thank You For The Venom”, “Give ‘Em Hell, Kid” et “House Of Wolves”, Gerard nous donne un moment de répit en prenant la parole pour nous remercier. Ils sont heureux d’être de retour sur scène ça se sent et se voit. Gerad nous dira que c’est le meilleur concert français qu’ils aient fait. Il n’en faut pas plus pour remonter à bloc les fans !

On aura par la suite “Na Na Na” issu de leur dernier album Danger Days: The True Lives Of The Fabulous Killjoys. Le public est déchainé et chante à pleins poumons les Na Na Na Na. Et puis c’est enfin le moment de la fameuse G note qui retentit.

Les hurlements se font entendre dans toutes les salles et les paroles de Welcome To The Black Parade résonnent. Cette chanson devenue un hymne est scandée par la foule, c’est un moment magique pour chacun d’entre nous.

S’en suivra “Teenagers” qui fera sauter toute la salle. Les titres s’enchainent et pas une seule fois l’ambiance retombe, les chansons sont toutes reprises, aucune parole n’est oubliée.

Après “Helena” et “Mama”, c’est enfin le tour de ma chanson préférée du groupe “Famous Last Word”. Je vous avoue qu’à ce moment-là plus personne n’existe autour de moi et je donne tout ce que j’ai sur ce titre puissant. Puis les membres du groupe quittent la scène pour laisser place à Gerard qui va nous interpréter “Cancer” sous les flashs des téléphones. Un moment très émouvant.

C’est déjà le moment du rappel, et le groupe revient pour interpréter deux dernières chansons, “ I’m Not Okay” et “The kids From Yesterday” qui finalement résonne en nous, car oui après 11 ans nous sommes effectivement les enfants d’hier, un petit pincement au coeur se fait ressentir à la fin de ce concert. On espère tous que ce n’est pas la fin et que le groupe reviendra.

Ce concert a été un moment magique hors du temps, si j’avais une remarque à faire serait qu’il manquait peut être un peu plus de travail de scénographie au niveau de la scène. Le groupe a toujours été très visuel autant sur leurs tenues/apparence que sur les mises en scène. Même si c’est un parti pris du groupe de revenir en toute simplicité. En tout cas, on a hâte de Retrouver Mikey, Gerard, Frank et Toro sur scène et l’on espère un album pour bientôt !

Amon Amarth – Annonce du nouvel album The Great Heathen Army

Le groupe nous prévoit un débarquement Viking pour cet été en annonçant la sortie de leur douzième album studio. Intitulé The Great Heathen Army. Ce nouvel assaut sonore comprendra 9 titres et sortira le vendredi 5 août 2022. Vous pouvez déjà le précommander ici : précommande sur Metal Blade Records

Si comme nous, vous ne pouvez pas attendre, et bien la bonne nouvelle est que cette annonce retentissante est accompagnée par le lancement d’un premier extrait avec la sortie du clip Get In The Ring

Vous êtes chaud ? Alors n’oubliez pas que le groupe vient sur Paris pour une date de folie en co-headline avec Machine Head au Zénith de Paris le mercredi 12 octobre 2022 ! Pour réserver vos place c’est par ici : Billetterie
Nous avions déjà vu les deux groupes par le passé, et cela vaut le détour !

Quelques mots sur The Great Heathen Army

Au sujet de ce nouvel album, Johan Hegg, le chanteur d’AMON AMARTH, déclare :

« Dans l’ensemble, « The Great Heathen Army » est l’un des albums les plus heavy que nous ayons jamais fait. Il y a des chansons sombres et lourdes, vraiment puissantes et directes, mais l’on y retrouve des aspects plus mélodiques typiques d’Amon Amarth, et puis quelques surprises aussi. C’est un album vraiment bien équilibré. De plus , au niveau du son, c’était vraiment génial de pouvoir retravailler avec Andy Sneap »

Et le guitariste, Olavi Mikkonen d’ajouter : 

« Nous avons été absents pendant trop longtemps, mais cette fois nous sommes enfin de retour avec un disque plus sombre, plus death-métal. Si ‘Berserker’ était notre album ‘heavy metal’, alors ‘The Great Heathen Army’ est notre œuvre ‘death metal’. Cela dit, il s’agit toujours d’un Amon Amarth contemporain, mais nous sommes sans aucun doute revenus à nos racines en termes de style. »

Et de poursuivre au sujet du single « Get In The Ring » : 

« Cette chanson a été écrite pour notre ami le lutteur professionnel Erick Redbeard, pour qu’il l’utilise lors de son entrée dans les stades. Les paroles sont bien sûr axées sur les thèmes des Vikings et du catch.  Erick est aussi le personnage principal de la vidéo. Nous l’avons tournée à Wroclaw, en Pologne, avec nos amis de Grupa 13, qui nous ont aidés à créer ce club de combat underground super brutal, sombre et épique, à mi-chemin entre Mad Max et la série Vikings. »

Liste des titres du futur album

  1. Get In the Ring
  2. The Great Heathen Army
  3. Heidrun
  4. Oden Owns You All
  5. Find a Way or Make One
  6. Dawn of Norsemen
  7. Saxons and Vikings
  8. Skagul Rides With Me
  9. The Serpent’s Trail

Panic! At The Disco en concert à Paris

Le groupe américain Panic! At The Disco est de retour avec un nouvel album et une tournée européenne qui passe par l’Accor Arena le 1er Mars 2023 !

Il y a déjà deux jours le groupe annonçait leur nouveau single « Viva Las Vengeance » qui sort aujourd’hui, mercredi 1er Juin, 4 ans après leur dernier album « Pray For The Wicked ».

Ouverture de la prévente le 8 juin à 10h00

La mise en vente générale sera le vendredi 10 juin

Sum 41 – Simple Plan en co-headline à Bordeaux

Sum 41 revient en France et plus précisément à Bordeaux à l’Arkéa Arena le 23 septembre en co-headline avec Simple Plan et à Paris le 29 septembre à l’Accor Arena. Ces deux dates sont dans le prolongement de leur Tournée Canadienne « The Blame Canada ». Cette tournée est également l’occasion pour fêter les 20 ans de Does This Look Infected et de All Killer No Filler, deux albums emblématique de Sum 41

Des guests seront annoncés en plus des deux têtes d’affiche, peut être Set it off et Magnolia Park également présent sur leur tournée actuelle ?

Une prévente sur les sites respectifs des groupes aura lieu le mardi 17 mai à 11H00 au vendredi 20 mai à 9h59.

La mise en vente générale sera ce vendredi 20 mai à 10h00

Live Report – Yungblud à l’Olympia

La dernière fois que yungblud est venue chauffer le sol d’une salle parisienne c’était en novembre 2019 au Trabendo. Déjà à ce moment-là il nous avait laissé un souvenir mémorable. C’est donc avec impatience que j’arrive à l’Olympia pour sa date sold out depuis déjà plusieurs semaines.

Nova Twins

Nova Twins, le duo féminin londonien ouvre le bal devant une salle déjà bien remplie. Les Londoniennes arrivent avec une énergie folle qu’elles vont transmettre au public

La chanteuse et la bassiste sautent, dansent et bougent partout. La voix puissante Amy Love attire l’attention du public qui n’en perd pas une miette. Les circles pit, et autres pogos s’enchainent sans répit. Et le public en redemande !

Après 30mins de show Nova twins à parfaitement rempli son rôle, le public est chaud et n’attend qu’une chose : de continuer à profiter de cette soirée ! Il est donc temps pour les deux punkettes de quitter la scène et laisser la place au tant attendue Yungblud.

Yungblud

Après 30 mins d’attente, les lumières s’éteignent et les premières note de Strawberry lipstick se font entendre sous les cris du public. Même si yungblud se fait aider d’un back up voice pour la partie chant, cela ne l’empêche pas de se donner à fond ! En revanche petite difficulté pour moi de le suivre dans le pit photo !

Le public chante à plein poumon chacune des paroles pour le plus grand bonheur de Dominic. Après avoir enchainé avec “Parents”, c’est au tour de « Superdeadfriends ». Le chanteur interrompra le morceau après avoir vu une personne tombée. Ainsi il profitera de l’occasion pour demander au public de faire attention les uns aux autres et de reculer d’un pas. Les singles s’enchainent, et Yungblud alterne entre partie acoustique et guitare électrique en demandant régulièrement au public de chanter avec lui.

Au milieu du set Dom nous parlera de son nouveau single en duo avec Williow Smith “Memories” qui doit sortir le soir même à minuit. Il nous demande si l’on veut être les premiers à l’entendre avant tout le monde. Vous vous doutez bien que la réponse a été oui !

S’ensuivra un set acoustique d’uniquement Dominique et sa guitare va suivre avec notamment « Kill Somebody » et “Cotton Candy » accompagné du public.

Le concert se terminera sur “ I think I’m Okay” qui est un duo avec Machine Gun Kelly qui étant absent le public se chargera de chanter ses parties.
Finalement déjà l’heure du rappel avec “Brainded”, le très touchant “God Save Me, But Don’t Drown Me Out” et enfin le très énergique “ Machin Gun ( F***k the NRA )”.

Yungblud n’aura cessé tout du long de transmettre des messages d’amour, de positivité et de solidarité. Des messages que l’on retrouve au coeur de ses chansons. Après 1h15 de show, ce sera déjà la fin. Ça aura été un set assez court, mais intense. Les sourires se lisent sur tous les visages du jeune public qui sortent heureux de la salle.

Live report – Warm-Up Hellfest au Bataclan

Cette année, le covid n’empêchera pas la traditionnelle tournée Warm-Up du Hellfest d’avoir lieu après deux longues années sans. C’est au Bataclan qu’on se retrouve ce soir pour la date parisienne avec As They Burn, Crisix et Tagada Jones au menu. En parallèle, le public aura accès à plusieurs activités comme un photocall qui permet de gagner des pass Hellfest, et même un concours de air guitar.

As They Burn

C’est dans une salle peu remplie qu’entrent en scène les français de As They Burn. Cependant, après 7 ans d’absence, le groupe est très attendu par certains et l’ambiance, que ce soit sur scène ou dans la fosse, ne tarde pas à s’électriser.

Circle pits, wall of death ou même pogos s’enchaînent dans le public durant le set. Ça s’enflamme aussi sur scène, on sent l’énergie survoltée de chaque membre du groupe et le plaisir que chacun ressent à jouer ce soir. Le set joué par As They Burn est assez court, mais aura été une parfaite mise en bouche en attendant la suite de la soirée. On espère et on a hâte de revoir le groupe prochainement.

Crisix

A peine le temps d’aller chercher une pinte au bar, d’assister ou de participer au concours de air guitar que c’est au tour de Crisix de faire le show. La salle continue de se remplir petit à petit et se prépare alors à accueillir les espagnols.

Crisix, c’est la bonne surprise de la soirée. Les barcelonais dégagent une énergie et une bonne humeur incroyable. La foule est réceptive et semble convaincue de la performance du groupe. C’est à nouveau des wall of death, des circle pits et même des slams qui se succèdent dans la fosse. On prend plaisir à retrouver cette ambiance bon enfant que l’on a l’habitude d’avoir au Hellfest. Pour les curieux ou ceux qui voudraient revoir Crisix, le groupe sera présent au Hellfest.

Tagada Jones

On ne présente plus Tagada Jones très attendu par le public ce soir. Les membres ne sont même pas encore sur scène que ça chante déjà à l’unisson dans la fosse. C’est avec A feu et à sang que le groupe lance alors les hostilités.

Ça se déchaîne dans la fosse, on ne compte pas le nombre de personnes qui monte sur scène afin de se jeter dans le public pour slammer. Les pogos et circle pits sont, évidemment, aussi de la partie. Les morceaux s’enchaînent jusqu’à Vendredi 13, hommage aux victimes du Bataclan qui dégage, alors, une émotion particulière dans cette salle devenue tristement célèbre. Le groupe continue ensuite son set pour finir sur Mort aux cons dans une ambiance toujours à son maximum. 

La soirée se termine avec la fin du concours de air guitar qui permettait de gagner des places pour le concert privé et filmé de Watain, une bonne nouvelle pour les fans de black metal.

Soirée réussie au Bataclan qui nous prépare à une édition du Hellfest de folie cette année. Nous avons hâte d’y être !

Live Report – Mustii à la Boule Noire

Mustii a été notre découverte musicale il y a quelques semaines. De ce fait nous nous devions d’être à la Boule Noire pour son tout premier concert parisien.

J’arrive donc à la Boule Noire pressée de découvrir ce nouveau phénomène arrivé de Belgique. Malheureusement, la salle est loin d’être pleine cependant le public présent est impatient et très enthousiaste.

Mustii

Après une première partie qui m’a laissée extrêmement dubitative sur sa présence sur scène, il est enfin l’heure d’accueillir Mustii. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le public sait se faire entendre ! La foule accueille plus que chaleureusement l’arrivée du chanteur belge sur scène. Mustii entame son set avec It’s happening now, tiré de son album du même titre. Le public connait les chansons et n’hésite pas à chanter avec Mustii.

J’apprendrai par la suite qu’une partie du public présent fait partie d’une solide fanbase du chanteur. Ce petit groupe belge le suit assidûment depuis ses débuts, c’est donc naturel qu’ils se soient tous déplacés pour voir les débuts parisien de Mustii.

Le concert continue avec une ambiance qui ne retombe pas au contraire. Mustii est un vrai showman, il sait tenir un public et divertir la foule. Sa voix, sa présence scénique et ses pas de danse ne laissent pas indifférent et captive. On en veut plus et l’on se laisse très facilement prendre au jeu.

Au milieu du concert, le chanteur n’hésite pas à venir se mêler à la foule et vient danser au milieu du public pour le plus grand plaisir de tous les fans présent ce soir-là. Les musiques s’enchainent avec des musiques plus personnelles telles que Run For Friends ou ses singles Alien, 21st Century Boy ou encore Blind. Il finira le concert après 1h30 de show intense sur Give Me Your Hand et Skyline. Ce dernier étant son dernier single sorti il y a environ un mois.

Je sors donc de ce concert plus que convaincue et contente de cette découverte musicale ! Je n’hésiterai pas à retourner voir Mustii si j’en ai l’occasion !

Live Report – La messe de Ghost à l’AccorHotels Arena

On se retrouve ce soir pour une soirée assez variée de premier abord, Ghost qu’on ne présente plus, et deux premières parties au style assez différent avec Twintemple puis Uncle Acid & the deadbeats, cela promet d’être intéressant !

Twintemple

Imaginez, vous arrivez et vous croisez un couple d’adorateur de Dracula, mais sur scène ! Plongeant la salle dans une ambiance quasiment surréaliste mélangeant des rythmes des années 50 et des crucifix inversés.
Ma première impression est : j’aurais adoré voir la musique Sex Magick dans une nouvelle édition de la scène de danse entre Uma Thurman et John Travolta.

Les trente minutes du set sont passées à la vitesse éclair, il faut dire que la performance était surprenante et tout autant parfaite ! L’univers, le décalage, le rythme des années 50/60 et un saxo ajoutant une touche sombre et délicieuse à cette musique.

Il faut quand même reconnaître qu’il n’y avait de métal ou rock que le thème, mais on espère revoir le groupe en tête d’affiche prochainement afin qu’ils puissent s’exprimer pleinement et transformer une soirée en Orgie Satanique !

Liste des titres joués ce soir :

  • In Lvx
  • Sex Magick
  • Let’s Have a Satanic Orgy
  • Satan’s a Woman
  • I’m Wicked
  • In Nox

Uncle Acid & the deadbeats

Le groupe commence dans une salle quasi complète maintenant, déchaînant ses guitares avec un public captif de cette ambiance lourde et électrique. J’adore le groupe mais il est déroutant de retrouver ce style de musique ici. On est sur un genre plus autour du doom et psyché, voire stoner énervé avec un univers scénique bien moins marqué, là où Twin Temple et son Rock’n Roll satanique préparait plus à l’ambiance de Ghost.

Je trouve malheureusement que la scénographie/éclairage ne permettait pas de profiter pleinement des talents du groupe. Ces derniers étaient quasiment tout le temps dans l’ombre, cela reste logique avec le genre proche du Stoner. Mon plus gros reproche du set viendra du son, en effet Bercy et le genre obligent ? La voix finit par être quasiment inaudible et est « mangée » par les guitares. Heureusement que je connais les titres de base car sinon je n’aurai pas reconnu certains passages.

Le groupe semble suivre une progression dans ses titres joués et termine par I’ll Cut You Down, et Melody Lane, qui ont des rythmes bien plus soutenus, et qui sont aussi bien plus connus, qui me font dire en headbangant en rythme « Quel pied ! ».

Liste des titres joués ce soir :

  • Mind Crawler
  • Shockwave City
  • 13 Candles
  • Pusher Man
  • Ritual Knife
  • I’ll Cut You Down
  • Melody Lane

Ghost

Quelques sifflements et cris percent la musique religieuse précédant les 30 minutes d’attente avant le groupe, on sent que cet interlude est interminable pour la foule maintenant tassée dans une salle quasi complète. Plus l’heure avance, plus la clameur du public grandit.

Le show commence avec ‘Kaisarion‘ à peine que tous les bras bâtent déjà l’air en rythme dans une hystérie collective.

Malheureusement, le son laisse à désirer avec des aiguës bien trop présents et la voix de Tobias qui disparaît par moment dans les instruments. Cependant, ce point aura tendance à disparaître au fil des chansons heureusement ! Et puis l’ambiance de folie fait bien vite oublier ces passages.

Avec ‘Rats‘, la foule semblait sur le point d’imploser, alors quand le groupe commença ‘Mary on a Cross‘, ce fut l’extase pour tout le monde. D’autant plus que le son est à ce moment là bien mieux réglé et la voix de Tobias s’entend très bien. Le public fait une tonnerre à la fin de la musique !

Tobias prend le temps de s’adresser dans un anglais assez simple au public, cela fait plaisir ! Il est plaisant de retrouver dans le show quelques moments volontairement drôles et joués. Peu de temps après, le groupe nous offre un duel de guitares entre deux ghouls de part et d’autre de la scène se terminant par quelques notes de ‘La Marseillaise‘ ce qui déclencha la clameur du public avant que ne ce soit les notes de ‘Cirice‘ qui ne se dessinent.

Tobias reprend la parole un peu plus tard en prenant des nouvelles du public et en introduisant habilement dans la foulée ‘Hunter’s Moon’. C’est à ce moment que je prend conscience, trop concentré sur Tobias et ses 3 ghouls guitaristes, qu’il faut aussi rappeler que Ghost c’est 8 personnes sur scène ! Autant la batterie et les guitaristes ont eu leur moment de jeux/mise en avant, autant je trouve que le reste des ghouls ont manqué de mise en avant que ce soit par le jeu scénique que par l’éclairage, dommage.

Finalement, Tobias parle entre toutes les chansons en faisant monter la surenchère en engageant souvent par ‘How about that‘. De même, il introduit souvent de manière amusante ou sous forme de devinette la musique suivante : ça fait plaisir d’avoir un concert comme ça avec un jeu entre les musiciens et ce niveau d’interactions avec le public.

Pour ‘Call Me Little Sunshine’, on voit Tobias revenir dans sa magnifique tenue de Papa Emeritus IV. Puis on a le droit droit à quelques déclenchement de pyrotechnie, ça fait plaisir d’en voir dans une salle comme Bercy.

Il est aussi temps de parler du public, à de maintes reprises les lumières des les téléphones se sont allumées, offrant un beau spectacle, comme durant ‘He Is’. La fosse dans l’ensemble est très passionnée et au fil du show exprimera son énergie par de petits pogos éparpillés dont le nombre augmentera jusqu’à la fin du concert. On pourra même apercevoir par moment quelques courageux crowdsurfer.

Le rappel se fera via une autre prise de parole de Tobias, durant laquelle il saluera toute l’équipe technique, les autres groupes et bien entendu le public – saluant le courage de venir malgré la situation actuelle toujours compliquée. Après ce message de remerciement, place au bouquet final en commençant par le célèbre titre ‘Enter Sandman’ reprise de Metallica. et se poursuivant avec ‘Dance Macabre’ et ‘Square Hammer’.

En résumé, on a hâte de revoir le groupe car ce fut un beau show à la fois musical et scénique entre les musiciens eux même. Et ça tombe bien, au moment où l’on s’apprête à quitter la salle une vidéo de Tobias est projeté sur l’écran central. Tout l’AccorHotels Arena est médusé, c’est l’annonce la présence du groupe au Hellfest 2022. Une belle surprise et on aura donc le plaisir de revoir le groupe samedi 18 juin sur la main stage du festival !

Liste des titres joués par Ghost ce soir :

Intro :

  • Klara stjärnor (Jan Johansson song)
  • Miserere mei, Deus (Gregorio Allegri song)
  • Imperium



Concert :

  • Kaisarion
  • Rats
  • From the Pinnacle to the Pit
  • Mary on a Cross
  • Devil Church (avec au début un duel de guitares se terminant par un extrait de ‘La Marseillaise’)
  • Cirice
  • Hunter’s Moon
  • Faith
  • Spillways
  • Ritual
  • Call Me Little Sunshine
  • Helvetesfönster (abrégée)
  • Year Zero
  • Spöksonat
  • He Is
  • Miasma
  • Mummy Dust
  • Kiss the Go-Goat



Rappel :

  • Enter Sandman (Metallica cover)
  • Dance Macabre
  • Square Hammer



Outro :

  • Song played from tape
  • Sorrow in the Wind
  • (Emmylou Harris song)

Nos remerciements à Ryan Chang qui nous a permis d’utiliser ses incroyables photographies pour le report. Vous pouvez consulter son travail ici http://ryanchang.net

Live Report Against The Current à La Maroquinerie – 13/04/2022

Après deux ans sans concert (depuis le 10 mars 2020 plus précisément avec I Prevail au Trianon), je retrouve enfin le chemin des salles parisiennes pour un concert qui s’annonce incroyable ! C’est le groupe New-Yorkais que l’on retrouve aujourd’hui à la Maroquinerie. Je suis excitée de revoir le trio, je n’ai jamais loupé un seul de leur passage en France, je suis donc impatiente de les revoir sur scène !

Malheureusement, j’ai été prévenue assez tard de l’obtention de l’accréditation je n’ai donc pas pu assister au set de la première partie Halflives, groupe particulièrement apprécié chez 404. Autre problème l’autre groupe de la tournée, Yours Truly apprennent dans la journée qu’ils sont positifs au covid et doivent quitter la tournée.

Against The Current

C’est donc à 20 h qu’Halflives arrive sur scène pour jouer un set de 30mins. Ce dernier à semblé plaire au public d’après les bribes de conversations que j’ai pu entendre en attendant l’arrivée d’Against The Current. S’en suivra une longue attente de 45mins où le public commencera à s’impatienter et se poser des questions sur l’arrivée du groupe.

C’est alors que le manager monte sur scène pour nous remercier d’avoir sold out le show et d’être si nombreux et enthousiaste. Cependant des questions se posent sur pourquoi le manager est là et non le groupe. L’inquiétude se lit sur les visages. Le manager nous informe alors qu’il n’est pas la pour une mauvaise nouvelle, mais nous dire que Chrissy la chanteuse a perdue sa voix et qu’elle est inquiète pour le set de ce soir. Il faudra donc chanter le plus fort possible. On nous annoncera par la suite que le groupe reviendra en décembre 2022 à Paris !

Finalement, le groupe arrivera 15 mins plus tard plus en forme que jamais. Le moins que l’on puisse dire c’est que pour quelqu’un qui a perdu sa voix Chrissy assure et à un sacré coffre ! La maroquinerie déborde tellement la salle est pleine et ça fait du bien de voir tout le monde chanter et danser. Le groupe est venu défendre leur dernier EP, Fever sorti en juillet 2021. Les chansons passent très bien en live, le public n’en perd pas une miette.

Entre les chansons le trio n’oublie pas les interactions et échange beaucoup avec nous. Ils sont heureux d’être sur scène, ça se voit et ça fait du bien. Chrissy et Dan le guitariste souhaitent perfectionner leur français et nous demandent régulièrement la traduction de certains mots. Après avoir alterné entre titres récents comme That won’t save us ou Again and again mais aussi des plus anciens tel que Talk le groupe fait redescendre la pression (et vu la chaleur dans la salle c’est pas plus mal) avec le titre Almost Forgot. Will Ferri, habituellement à la batterie rejoint Chrissy et Dan sur le devant de la scène, guitare entre les mains pour le titre Almost forgot. Le public reprend chaque mot pour un instant fort en émotion. A la fin de la chanson Chrissy se demande même si la release party du prochain album ne devrait pas se faire ici. Vous vous doutez bien que la foule n’était pas contre l’idée !

1 h 20 de show le trio quitte la scène avant de revenir pour le rappel. Chrissy prend la parole pour nous proposer un deal, n’étant pas à 100 % vocalement elle nous propose soit de jouer qu’une seule chanson qui est Weapon, single de leur dernier EP. Soit deux chansons avec Legend never dies qui est la BO du jeu League Of Legend, mais dans ce cas il faudra chanter le plus fort possible avec elle. Le choix n’a pas été compliqué pour le public qui choisit deux chansons.

Après un set de 1 h 30 le groupe quitte définitivement la scène laissant un public plus que satisfait, et moi y comprit ! Vivement la date de décembre !

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