In the Land of Leadale, Ceez et Dashio Tsukimi

In the Land of Leadale est un isekai. Le premier tome – édité par Doki-doki – est sorti le 2 février et le deuxième tout début mars. L’anime quant à lui est diffusé sur Crunchyroll, et il a l’air d’avoir beaucoup de succès (j’avoue n’avoir vu que le trailer !).

Après avoir perdu la vie à la suite d’un terrible accident, Keina Kagami se réveille dans le corps d’une haute-elfe du nom de Cayna. Ce n’est autre que le personnage qu’elle s’était créé sur « Leadale », un jeu de rôle en réalité virtuelle auquel elle était souvent connectée. Mais il semblerait que 200 ans se soient écoulés depuis l’époque où elle jouait… Sa première quête consiste donc à comprendre ce qu’il s’est passé durant toutes ces années, et elle n’est pas au bout de ses surprises !

Encore un monde virtuel ?

Les isekai, ce n’est pas ce qu’il manque en France, et ça a toujours le vent en poupe.
Cayna, notre personnage principal, se retrouve réincarnée dans le monde fantasy (et virtuel) de Leadale. Si vous me connaissez un peu, vous savez que les isekai ne sont pas « mon truc » alors même que j’adore la SFFF. MAIS – parce qu’il y a beau mais – j’ai passé un bon moment avec cette lecture. Certes, In the Land of Leadale ne deviendra pas mon manga « préféré » (de toute façon, je n’en ai pas qu’un) mais il est agréable à lire. Il démarre assez lentement, en prenant le temps de poser les bases de l’univers et de l’intrigue, comme tout tome introductif et j’ai trouvé ça plaisant. Pas d’ennui de mon côté, pas de fan service à outrance…

Le graphisme du manga, sous le crayon de Dashio Tsukimi, est agréable, fluide et avec assez de rondeur pour rendre le tout mignon-mais-pas-trop.

Au Japon, la série est encore en cours de parution (4 tomes parus pour le moment). Il faudra donc voir ce que la suite nous réserve. En tout cas, la lecture de ce premier tome m’a donné envie de découvrir la suite de l’histoire, et le deuxième tome ne m’a pas déçu. Lecture du tome 1 & 2 = pari gagné !

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Midnight Secretary, Tomu Ohmi


En novembre dernier est sorti l’édition perfect de Midnight Secretary, le manga de Tomu Ohmi. Précédemment édité par Soleil en 2010, j’étais passée à côté à l’époque parce que… Ca ne me disait pas. Mais la belle couverture m’a convaincu de donner une chance à ce titre !

Kaya est une jeune secrétaire parmi tant d’autres. Cheveux tirés en arrière, petites lunettes et tailleur impeccable, elle a tout pour ne pas se faire remarquer. Mais voilà, elle se retrouve propulsée au poste de secrétaire particulière du grand patron, un jeune homme très séduisant et très… Vampirisant ! Elle fera son maximum pour percer les lourds secrets de son nouveau patron vampire…

Plaisir coupable (et assumé)

Eh oui, il s’agit d’une série avec des vampires ! Ce n’est pas le choix qui manque sur ce thème… Sans démontrer d’une originalité sans faille, le premier tome est fluide, agréable à lire et drôle. Kaya est (un peu trop) dévouée à son patron, mais – comme elle – on ne peut pas s’empêcher d’en vouloir toujours plus et de souffrir de la situation. Aujourd’hui, on ne doute pas qu’elle finirait en burn out avec un tel patron (sorry, not sorry). Dès ce premier volume, on voit Kaya évoluer de secrétaire renfermée à une jeune femme plus épanouie. L’évolution de Kyôhei est également présente, même s’il ne fait nul doute que de nombreux retournements de situation les empêcheront d’être ensemble.

Le dessin est marqué « années 2000 » mais il a bien vieilli dans l’ensemble, et ne nous empêche pas de profiter de la lecture. La couverture de la réédition de Soleil est vraiment sympa. J’ose donc le dire sans aucune honte : j’ai passé un très bon moment de lecture. Midnight Secretary est une découverte que j’aurai probablement adoré au moment de sa première sortie.

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Batman White Knight : Harley Quinn


Batman White Knight : Harley Quinn faisait partie des sortie de novembre que j’attendais le plus ! Sean Murphy est un dessinateur que j’apprécie beaucoup. J’étais également curieuse de découvrir la scénariste, Katana Collins, une autrice de romance plutôt prolifique (mais que je ne connaissais pas du tout).

Bruce Wayne est toujours enfermé en prison, payant pour ses exactions envers la ville de Gotham et tentant de se racheter aux yeux de ses anciens alliés. Mais il a à présent noué une relation de plus en plus forte avec son ancienne ennemie, l’ex-compagne de Jack Napier, Harleen Quinzel. Jeune maman, celle-ci est contactée par le GCPD pour l’épauler sur une affaire qui va faire remonter à la surface les souvenirs encore vivaces de son passé de criminelle.

Ce tome de plus de 170 pages est dense. J’ai trouvé qu’il nécessitait de s’immerger dans la lecture pour avancer dans celle-ci. On profite, à la fin du volume, de l’histoire courte Harley Quinn Black + White + Red et des illustrations des couvertures alternatives, toutes aussi belles les unes que les autres, ainsi que quelques dessins et recherches préparatoires des auteurs.

L’intrigue de Batman White Knight : Harley Quinn se situe deux ans après Curse of the White Knight.

Toujours plus d’Harley/d’Harleen

Comme le titre l’indique, Batman White Knight : Harley Quinn se focalise sur cette dernière. Femme tiraillée entre son passé, son présent et son futur. Mère célibataire (et endeuillée suite à la mort de Jack Napier/le Joker) de deux jumeaux – ses vrais bébés sont ses deux hyènes –, elle finit par accepter d’être consultante dans la police pour enquêter sur des meurtres. Bien que radiée de l’ordre des médecins (son titre de psychiatre a été révoqué), elle se laisse porter par l’enquête et finit par réendosser son costume.

Les lecteur·rice·s sont d’office transporté·e·s dans l’histoire : Harleen est une femme dépassée par les événements, qui a du mal à voir l’intérêt d’élever des enfants. Les flashbacks nous montre sa relation avec Jack, son attachement pour Bruce (en prison)…

Sans surprise, les thèmes les plus présents sont donc l’amour et le deuil, et se mélangent parfaitement sans en faire trop. Le personnage d’Harleen est très moderne – elle un côté réaliste, réellement humain – et on s’attache à elle. Et puis, ses hyènes sont si mignonnes… !

Le petit côté polar/thriller n’est finalement que ça ; assez anecdotique, mais pas dérangeant et suffisamment présent pour que ça « fasse l’affaire ».
Le dessin de Matteo Scalera est très bon, on sent la « patte » Murphy tout en étant différente – plus douce, peut-être. La colorisation est également très efficace, et signée Dave Stewart.
Si la lecture de Batman White Knight : Harley Quinn pourra dérouter les personnes qui ne sont pas très au fait des aventures du Chevalier Noir, j’ai trouvé dans l’ensemble que c’était un vrai plaisir de découvrir « Harley Quinn » différemment.

Batman White Knight : Harley Quinn est un indispensable pour les personnes qui sont fans du personnage ; iels la découvriront sous une autre facette.

Vous pouvez accéder à un extrait en ligne sur le site de l’éditeur. Pour lire plus de chroniques de comics, c’est par ici 🙂

Wandering Witch, Voyages d’une sorcière


Wandering Witch, Voyages d’une sorcière est une nouveauté Kurokawa écrite par Jougi Shiraishi avec Itsuki Nanao (manga) et Azure (design des personnages). Le deuxième volume il y a peu (mi octobre), l’occasion pour moi de faire un petit point sur cette série !

Jeune sorcière vagabonde, Elaina sillonne un monde vaste et bigarré rempli de créatures surprenantes et de civilisations mystérieuses. Suivez ses rencontres, son apprentissage et découvrez les liens qu’elle tissera au gré de ses voyages…

Les sorcières ont le vent en poupe ces dernières années ! Cet été, je vous parlais de L’Eden des sorcières (qui paraît chez Ki-oon), et en début d’année de La Sorcière Invincible tueuse de slime depuis 300 ans (chez Soleil). Ces parutions suivent le succès de la sortie de L’Atelier des Sorciers, chez Pika. Récemment, Akata a publié Les Sorcières de la fin du monde… qui m’attend d’ailleurs dans ma PAL* !

Encore des histoires de sorcières ?

Disons le tout de suite, l’idée n’est PAS de comparer ces titres, car ils n’ont pas grand chose à voir… à part parce qu’ils mettent tous en scène des sorcières ! Dans Wandering Witch, on suit les aventures d’Elaina, la fameuse sorcières des cendres et donc la « jeune sorcière vagabonde » mentionnée par le résumé. À peine majeure (dans notre monde en tout cas), Elaina parcoure le monde sur son balai et fait des rencontres très variées. Le premier tome reste finalement en surface, alors que le deuxième va plus loin et présente des récits plus sombres. C’est ce deuxième tome qui donne de la profondeur au titre et me donne espoir pour la suite !

Les chapitres sont le plus généralement indépendants les uns des autres, offrant une variété de récits et de rencontres, et permettant par la même occasion de nous faire voyager aux côtés d’Elaina. Si la lecture est plutôt sympa, pour le moment je ne suis pas sur un coup de cœur – la différence de tons entre les chapitres (tantôt légers, tantôt glauques) et le manque d’un vrai fil rouge me gêne un peu.

Un extrait est disponible sur ce lien. Pour plus de chroniques manga, c’est par ici !
*PAL : pile à lire

Safrane Chu, John Layman & Dan Boultwood


Safrane Chu n’est autre que la sœur de Tony Chu ! Une cibo-criminelle que rien n’arrête… ou presque ?! Sorti depuis le 20 octobre (chez Delcourt), ce spin-off de Tony Chu, détective cannibale est aussi fun et déjanté que la série originale.

Tandis que Tony Chu racontait l’histoire d’un flic cibopathe (capable de lire psychiquement les impressions de tout ce qu’il ingurgite), Safrane Chu est une « cibopar », capable de lire dans les pensées de tous ceux avec qui elle partage un repas. Et pour couronner le tout, Safrane est l’une des criminelles les plus recherchées de la planète…

Du coup, ça se mange ou pas ?

Il n’y a pas besoin d’avoir lu les aventures du célèbre détective cannibale pour apprécier Safrane Chu, mais pour être honnête, je pense que connaître l’univers apportera toujours un plus à la lecture de ce premier tome.
On découvre dans le comics Safrane, et on retrouve Tony Chu ! Safrane est une sorte de Robin des bois : elle a beau être une criminelle, elle s’attaque uniquement aux mafieux. Les retournements narratifs sont bien menés, l’humour est toujours présent. L’ambiance, de manière globale, est très similaire à Tony Chu, détective cannibale.

Niveau dessins, c’est Dan Boultwood qui prend le relai après Rob Guillory. On n’y perd pas tellement au change : son trait est dynamique et parfaitement adapté aux aventures de nos mangeurs.
Finalement, sans être la sortie de l’année, Safrane Chu est une lecture divertissante. j’ai aimé me replonger dans l’univers de Tony Chu et retrouver ce côté fun et décalé.

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La Reine et les trois sœurs, Júlia Sardà


La Reine et les trois sœurs de Júlia Sardà est édité par L’Ecole des loisirs dans la collection Kaléidoscope. Paru mi octobre, ce roman graphique jeunesse (à partir de 6 ans) change de ce que je chronique habituellement ici.

Sans le savoir, Franca va entraîner ses sœurs cadettes, Carmela et Tomasina, dans une aventure hors du commun, à la recherche d’une reine mystérieuse, dans un monde à la fois inquiétant et fascinant. Quel sort attend l’inséparable trio ?

Pourquoi ce titre ?

Pour sa couverture colorée et son titre intriguant, de premier abord. Une histoire fantastique dont les personnages principaux sont de jeunes sœurs ; un récit de sorcières, d’initiation… Je ne connaissais pas du tout l’autrice (espagnole), j’ai donc découvert son style (autant dans le trait que dans l’écriture).

Nous suivons trois sœurs dans une aventure inquiétante, étrange, en particulier lorsque l’une d’entre elles s’aventure dans une forêt magique… Dans les grandes lignes, on retrouve un petit côté Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Créatures inattendues surdimensionnées, monde parallèle, méchante reine… Pas étonnant qu’on puisse faire le rapprochement avec les mésaventures d’Alice ! La Reine et les trois sœurs arrive a créer une ambiance particulière grâce à son univers graphique marqué, et son récit sans longueur. Pour autant, je le trouve un peu difficile d’accès pour de jeunes enfants.

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La Cuisine des anime : mangez comme vos héros !, de Diana Ault


La Cuisine des anime vient de sortir en librairie. Edité par Mana Books, ce livre de recette est une vraie pépite (de chocolat… ok, ok, trop facile) à avoir dans votre bibliothèque. La Cuisine des anime contient plus de 80 recettes !

“Dans les anime, les créateurs et les animateurs apportent un soin impressionnant à la représentation de la cuisine. Cette facette de leur travail artistique contribue à différencier l’animation japonaise des autres productions. La place de la gastronomie dans les anime sert de véritable fenêtre sur la culture et l’histoire du Japon, et peut donner encore plus de sens à la scène dans laquelle elle apparaît. Cette caractéristique m’a tellement intriguée que je tenais à l’explorer, avec mon regard extérieur au Japon. C’est ainsi que ce livre est né.” C’est ainsi que Diana Ault, passionnée par la cuisine depuis l’enfance, introduit ce voyage gastronomique au sein des séries et films d’animation japonais.

Tous les goûts…

Ce que j’ai aimé dans ce livre de recette, c’est qu’il y a de quoi contenter beaucoup de gens ! Les recettes sont attrayantes et variées, les explications sont claires et concises. Le niveau de difficulté varie (des simples crêpes aux nikuman en passant par les taiyaki…)
Certes, côté fabrication, le livre est moins beau que les livres de Gastronogeek (Hachette) mais je trouve que niveau contenu et photos (et fab’, disons-le), c’est plus intéressant que les deux livres de recettes (réunis) qui ont été publiés par Ynnis Editions.

Il est vrai que, visuellement, les pages de La Cuisine des anime ne sont pas remplies de screenshots de nos anime préférés mais les informations et anecdotes fournies contrebalancent très bien ce « manque ». Ce n’en est pas un pour moi, mais je conçois que ça pourrait l’être pour d’autres. Le seul point noir selon moi : le manque de proposition(s) pour rendre les plats veggie ou vegan-friendly. Le vrai plus, ce sont les encarts, souvent très sympa : info foodie, info culture ou même les petites (voire longues) notes sur les pages sont une réelle mine d’or ! La partie « ce plat apparaît aussi dans… » est également très fun. J’ai hâte de tester plus de recettes !

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Sleepless, de Sarah Vaughn et Leila Del Duca


Sleepless de Sarah Vaughn et Leila Del Duca et une histoire complète en un volume. Le titre est publié chez Urban Comics, dans la collection Urban Links – collection plutôt axée adulescents. La couverture et le thème de Sleepless m’ont tout de suite attiré.

Au royaume d’Harbeny, le vénérable roi Verato a rendu son dernier souffle. Alors que l’on couronne tout juste son frère comme nouveau régent, nombreux sont ceux à voir en la princesse Licottia, fille illégitime du feu souverain, une menace d’envergure pour le trône. Une première tentative d’assassinat à son encontre inaugure alors un nouveau chapitre de sa vie, ponctué de trahisons multiples. Fort heureusement, la jeune femme bénéficie de la protection de son fidèle chevalier sans sommeil, Cyrenic l’indormis. Tous deux vont alors s’efforcer de découvrir qui sont les commanditaires de ce vil complot, navigant dans les eaux dangereuses de la vie à la cour et de leurs sentiments grandissants l’un pour l’autre.

Un monde envoûtant

Les illustrations et le trait de Leila Del Luca sont envoûtants. Les tenues sont particulièrement détaillées, les visages expressifs. À côté, certaines planches et backgrounds manquent de détails, de finitions. Sarah Vaughn mélange dans Sleepless romance et fantasy. Les personnages sont attachants et la relation entre Licottia et Cyrenic – son garde indormis – est donc au cœur du récit. Pour autant, ce fil rouge est habilement mené et le récit n’est pas un simple prétexte à leur romance, puisque les intrigues politiques sont également très présentes.

Dense, le récit l’est assurément : pour saisir les tenants et les aboutissants de l’histoire, la concentration est de mise ! Les péripéties rythment le récit : entre la solitude de Licottia d’être séparée de sa mère, l’émergence de ses sentiments amoureux ou encore les tentatives d’assassinats…

Sleepless est lecture agréable dans un univers original. Sa narration est efficace et subtile à la fois, et les personnages attachants. Pour une histoire complète en un volume, et son prix (14,5 €), pas de raison de passer à côté !

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Batman : The World, collectif


Batman : The World est une anthologique atypique éditée par Urban Comics. Disponible depuis mi-septembre en librairie, The World regroupe 14 auteurs aux nationalités variées, et offre aux lecteurs 14 récits situés dans des pays différents.

Le champ d’action de Batman ne se limite pas à Gotham City ! Le Chevalier Noir a juré de rendre la justice partout où l’on a besoin de lui, et ses enquêtes l’ont conduit plus d’une fois aux quatre coins de la planète. Retrouvez dans cet album des aventures du plus grand des super-héros sur tous les continents !

 

Pour le détail sur les artistes de chaque histoire, je vous conseille d’aller voir directement sur le site de l’éditeur ! Leur article est vraiment intéressant, on y apprend par exemple que chaque pays a une couverture inédite.

Le concept est vraiment intéressant ! Sans surprise, j’ai adoré le récit qui se déroule à Paris – au Musée du Louvre – : une chasse entre Batman et Catwoman, avec une apparition de Wonder Woman. Loin d’être vraiment original, j’ai été séduite par le dessin et l’aspect romantique. Côté (très bonne) surprise, j’ai beaucoup aimé le récit russe. Il s’agit sans doute du plus émouvant. Petit coup de cœur pour Panda Girl, le récit chinois mais également pour Munnin (Corée).

L’anthologie se lit vite, facilement. Dans les reproches qu’on pourrait adresser à Batman : The World, il y a sans aucun doute l’inégalité des histoires (plus ou moins qualitatives, plus ou moins longues…) mais aussi le fait que de nombreux pays ne sont pas représentés (quasiment la moitié sont des pays Européens ; seulement 3 pays d’Asie, etc.). Finalement, l’exercice de style est ce qui m’a le plus plu : voir Batman dans d’autres contextes, d’autres pays. Voir le découpage des planches, le style de dessins qui diffère, celui les bulles ou encore la typographie… Bref, Batman : The World n’est peut-être pas le Batman de l’année, mais c’est une bonne lecture !

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Ban le bouseux, de N. Tsukawaki et Y. Nanjoh


Ban le bouseux est un titre de chez Omaké Mangas paru début septembre. Série courte (terminée en 4 tomes), Ban le bouseux rentre directement dans la case « oulà ». Rien qu’avec le titre et la couverture, on pense déjà savoir à quoi s’attendre, et pourtant… ! J’ai voulu le lire car, je pense que vous avez remarqué si vous avez lu mes autres chroniques, j’essaie de sortir régulièrement de ma « zone de confort ».

Mashio est un beau jeune homme, riche et ambitieux. Actuellement plus jeune ministre du Japon, il ambitionne de suivre la voie de son père, l’actuel premier ministre. Mais ce que personne ne sait, c’est que durant toute son enfance et adolescence, Mashio n’était qu’un voyou semant la terreur dans sa petite ville de campagne. Et ça, Ban, son grand rival de toujours, est bien décidé à lui rappeler ses origines, foi de bouseux !

Irrévérencieux et explosif

Disons-le sans détour, je n’étais vraiment pas sûre de cette lecture. Je pensais ne pas aimer. Mais j’en ressors finalement plutôt intriguée. Ban le bouseux est un furyo où les règlements de compte, les intrigues politiques et la vengeance sont au cœur du récit.

Le style de dessin de Yoshimi Nanjoh est vraiment sympa, vraiment nerveux. Le manga est drôle et rythmé. Il est aussi extrêmement violent, donc à ne pas mettre entre toutes les mains ! Côté scénario (que l’on doit à Nagahisa Tsukawaki), le premier tome démarre bien mais prends son temps. On apprend à connaître le personnage principal, mais le volume 2 (attendu pour novembre) devrait nous en apprendre davantage. À suivre !

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SHIOSAI NO BON © 2019 Nagahisa Tsukawaki, Yoshimi Nanjou (AKITASHOTEN)

Green Lantern Legacy, de Minh Lê et Andie Tong


Green Lantern Legacy est écrit par Minh Lê, avec Andie Tong au dessin. Il s’agit d’une des deux sorties de septembre d’Urban Link (avec The Magicians). Disponible depuis le 10 septembre, ce comics a en son cœur la notion d’héritage.

Après avoir fui la guerre du Viêt Nam, les grands-parents de Tai Phan se sont installés à Coast City. Ils y ont rebâti une vie à partir de rien, fondé une famille et ouvert le Jade Market, devenu depuis le coeur de la communauté vietnamienne du quartier. À la mort de sa grand-mère, le jeune garçon s’aperçoit à quel point elle était une femme aimée et respectée des siens, oeuvrant quotidiennement pour les immigrés en détresse et ne fléchissant jamais devant les nombreuses tentatives d’intimidations racistes des locaux, bien décidés à les faire quitter ce qu’ils estiment être « leur mère patrie ». Véritable modèle pour lui, Tai n’imaginait pas qu’elle puisse lui cacher un secret plus admirable encore. L’anneau qu’il l’avait toujours vu porter au doigt sans jamais vraiment y prêter attention était en fait le signe d’une lourde responsabilité, une mission dont il est désormais l’héritier.

Si vous avez lu mes autres chroniques, vous savez que c’est un label que j’aime beaucoup ! Bien qu’ils ne soient pas tous aussi réussis*, dans l’ensemble, je trouve vraiment intéressant cette idée de découvrir un autre pan – librement inspiré de l’histoire de nos héros (ou anti-héros) d’un personnage pourtant bien connu. Avec Green Lantern Legacy, on est là sur un récit plus personnel – plus intime.
*mes coups de cœur sont Teen Titans: Beast Boy et Victor & Nora, que j’ai eu vraiment plaisir à découvrir et chroniquer.

Un grand pouvoir implique…

Tai découvre donc à la mort de sa grand-mère qu’elle était une Green Lantern. Il fera tout pour être digne de l’anneau et du pouvoir qui lui a été confié. N’étant pas une grande connaisseuse de l’univers Green Lantern, le fait que Green Langern Legacy prenne des libertés et s’éloigne de ce qu’on peut lire habituellement dans ces comics ne m’a pas gêné. Après tout, c’est le principe même du label d’Urban Comics.

J’aime ce mélange « super héros » et thématiques de société qu’on retrouve dans le label pour les jeunes adultes. Pas étonnant que l’héritage soit au centre de l’histoire de Minh Lê (« Legacy » en même temps…). Parmi les thèmes forts abordés dans les pages de Green Lantern Legacy, on retrouve l’immigration (et l’intégration difficile), le racisme mais aussi la solidarité.

Le trait d’Andie Tong est agréable et la mise en page, dynamique. La colorisation est soignée – sans surprise, la couleur prédominante est le vert. Le scénario est un peu convenu (l’antagoniste facile à deviner) mais cela n’entache pas la lecture, qui reste fluide tout au long du récit. D’après ce que j’ai pu voir sur la toile, une suite a été annoncé ! Je la lirai avec plaisir.

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