Blissful Land, de Ichimon Izumi

Blissful Land de Ichimon Izumi est publié depuis début mars chez nobi nobi! Le deuxième tome est sorti début mai alors que le 3e est prévu pour début juillet. Entre le résumé et la couverture, je savais que ce manga serait fait pour moi – et je le dis de suite : il ne m’a pas déçu !

Tibet, XVIIIe siècle, dans un village au milieu des montagnes. Kang Zhipa, apprenti médecin, fait la connaissance de sa fiancée, Moshi Lati, venue d’une contrée lointaine. Pour ces futurs mariés aussi tendres que naïfs, apprendre à se connaître est déjà toute une aventure.
Pas à pas, au rythme des cueillettes d’herbes médicinales et des préparations de remèdes ou de plats traditionnels se tisse le récit du quotidien chaleureux d’une terre qu’on dirait bénie des cieux.

Alors oui, forcément, vu la période et le lieu du récit, difficile de ne pas penser (ou comparer) la lecture à celle de Bride Stories de Kaoru Mori (publié chez Ki-oon). J’adore ce manga – c’est même sans doute mon « manga préféré ».

Douceur bienveillance

Dans Blissful Land, on découvre des cultures différentes par le biais des personnages principaux – à savoir Zhipa et Lati. On apprends à les connaître, comme eux se découvrent, grâce à leur quotidien. Tout est doux, du trait de Ichimon Izumi aux sentiments que nous procurent la lecture. La patte graphique est agréable, détaillée (oui, elle l’est bien moins que celle de Kaoru Mori – mais vraiment, ne faites pas la comparaison). Le découpage des planches est mis au service du récit : plutôt lent, immersif.

Plein de tendresse, chaleureux, Blissful Land vous mettra du baume au cœur. Une lecture que je recommande à 1000%, surtout que la série ne fait que 5 tomes.

Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici ! Vous pouvez lire un extrait du premier tome sur le site de l’éditeur.

Les jeux de Simon de Thuillières


Si vous pensez ne pas connaître le nom de Simon de Thuillières, ça peut être parce que vous n’avez pas « mis un nom » sur les oeuvres que vous voyez passer partout sur Internet ! Depuis quelques années, l’artiste propose des illustrations façon « enluminures » du moyen âge, d’œuvres connues de pop culture : Alien, Totoro ou encore les Tortues Ninja y sont passées !

Après avoir rassemblé ces illustrations (et plein d’inédites) dans un Codex l’année dernière, Simon de Thuillières (et des disciplines) proposent pour l’été tout plein de jeux.

LE CAHIER DE JEUX ET D’ESPRIT de Simon de Thuillières

96 pages pour vous amuser cet été, seul ou entre amis, avec les classiques des cahiers de vacances revus par Simon de Thuillières. Viendrez-vous à bout de nos Mots Croisades ? Saurez-vous résoudre nos grilles de Sud Occulte (sudoku en chiffres romain ou en alphabet secret des Templiers) ? Pourrez-vous échapper des Enfers ? Les héros des Merveilles Studieuses peuvent-ils compter sur votre aide ? Connaissez-vous bien vos maladies médiévales et leurs symptômes ?

Recevez les meilleurs conseils beauté médiévaux. Consultez votre horoscope. Découvrez si vous êtes plutôt princesse ou gourgandine, ou bien maraud ou milicien. Révisez le vocabulaire de la guerroyance, mais aussi celui de l’amour et de la gaudriole. Entraînez-vous à jurer en moyen françois avec notre grille géante de mots mêlés riche de 200 insultes.

LE POCHON DEXTRE par Dame Chocoline et Messire Martin Foret

Ces excellents disciples de Messire de Thuillières ont rassemblé toutes les connaissances existantes sur les Bestiasses de Pochon, à la manière d’un carnet de chasse médiéval, dans la plus luxueuse des finitions, avec dorure à chaud. Retrouvez pas moins de 100 bestiasses illustrées et documentées, avec tout ce que vous devez savoir sur comment les traquer, les claquemurer et les cuisiner. Pique-les-choux, Miaoulde et autre Biscorbulbe n’auront plus aucun secret pour vous.

Le Pochon Dextre est préfacé par Simon de Thuillières, avec l’intervention de Julien Bardakoff, créateur original des noms français des Pokémon. Il dispose de 96 pages au format A5, et d’une couverture rigide revêtue d’un matériau composé à 85% de fibres de cuir recyclées, qui lui confère l’aspect, le toucher et même l’odeur du cuir.

Des jeux de société ont également été créés 
  • Les Enlumineurs : un jeu de société de Simon de Thuillières, de 7 à 777 ans, de 2 à 5 joueurs. Enluminez vos soirées entre amis. Composez à l’aide de pigments le plus beau Codex pour gagner la partie.
  • Pugilat de ruelle : un jeu de Jordy Questeur, illustré par Simon de Thuillières. De 7 à 777 ans, pour deux joueurs. Affrontez vous dans d’épiques duels et devenez le meilleur lutteur du Royaume !

Plus d’informations directement sur la page du financement participatif. Qu’attendez-vous ?

Chat de yakuza, de Riddle Kamimura


Avec un titre comme celui-ci, Chat de yakuza de Riddle Kamimura semblait être fait pour moi. Une comédie feel good, mignonne, avec des chats… Les chats ont le vent en poupe ces derniers temps. Est-ce que la lecture de cette nouvelle série vaut vaut le coup ? Je penche vers le oui !

Sabu, un chaton abandonné dans la rue, grelote de froid sous la pluie, quand un jeune homme qui passait par là s’arrête devant lui… Le pauvre minou se croit sauvé, avant de voir que son bienfaiteur… a une vraie dégaine de yakuza !
Et ce qu’il va découvrir par la suite ne va pas du tout, mais alors pas du tout le rassurer !
Que va-t-il advenir de cette petite boule de poils, désormais aux mains de la pègre ?

Les mangas avec des chats ne sont pas nouveau dans le paysage manga français. Ni chez Doki-Doki d’ailleurs à qui l’ont doit l’improbable Street Fighting Cats !

Mignon et drôle

Jin, ex yakuza, recueille un petit chaton abandonné qu’il trouve dans la rue. Il le nomme Sabu. Toujours en train de s’imaginer le pire, Sabu est anxieux à chaque fois que l’humain s’approche de lui. Et pour cause : le chaton, à son grand désespoir, pense que ses jours sont comptés vu la dégaine flippante de Jin. Pourtant, Jin le bichonne ! Le décalage et les quiproquos entre Jin, la « pseudo brute » et le chaton à la bouille attachante (mais franchement apeuré) fonctionnent bien.

Le premier volume prend son temps et s’attarde sur les gags, la relation Jin-Sabu qui se met en place, le gang de yakuza (dont fait plus ou moins partie Jin) mais aussi son café à chiens et chats. Certes, ce n’est pas d’une originalité folle, mais on passe un agréable moment et je suis curieuse de lire la suite des aventures de Sabu, maintenant qu’il a rencontré les autres pensionnaires du café…

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Ranking of Kings, Sosuke Toka


C’est LA sortie du moment : Ranking of Kings a débarqué chez Ki-oon, après une arrivée très remarquée en anime chez Crunchyroll. Les (mes)aventures de Bojji ne laisseront personne de marbre !

Le royaume de Boss est en péril. Son fondateur, connu pour sa force herculéenne, est gravement malade, et l’héritier, le jeune prince Bojji, est loin d’avoir le profil pour prendre sa place… Sourd et muet, d’une faiblesse telle qu’il est incapable de manier l’épée, il est la cible de toutes les moqueries, du chevalier au paysan ! S’il accède au trône, le pays est promis à la déchéance dans le classement des rois, dont le principal critère est la puissance des souverains. De ce point de vue, c’est le prince cadet, Daida, qui remporte le soutien populaire…
Pourtant, Bojji arbore un éternel sourire. Même quand une mystérieuse ombre lui ordonne de lui donner ses vêtements, il s’exécute avec plaisir ! Car, pour la première fois de sa vie, le garçon trouve un partenaire de conversation. Cet étrange voleur comprend ses paroles… Bojji lui dévoile alors son rêve : devenir le meilleur roi du monde !

Envers et contre tous

Bojji, petit prince, est le personnage principal du récit. Très vite, sa candeur et sa sincérité nous gagnent. Sourd et muet, le jeune Bojji n’a pas la vie facile : il subit constamment les moqueries de la population (proches ou inconnus). Il souhaite pourtant devenir le futur roi, et ralliera rapidement Ombre à sa cause par son innocence et son envie de bien faire. Les personnages sont tous plus complexes, et vont rapidement au-delà des apparences : la belle-mère, le roi Bosse, les chevaliers, le demi-frère de Bojji…

Le dessin est plutôt simple, un peu irrégulier – sans trop de « fioritures ». Si cela accompagne parfaitement le côté naïf de Bojji et son quotidien, la lecture est plus mature qu’il n’y paraît. Parfois même, un peu violente.
Avec ce premier tome, je suis déjà conquise. Une lecture touchante, profonde et pas toujours rose : Ranking of Kings est à avoir dans votre bibliothèque dès que possible !

Pour informations, la série est en cours au Japon et compte actuellement 13 volumes. Le tome 2 paraîtra début juin en France.

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©Ken Koyama 2018 / KADOKAWA CORPORATION

Superman, son of Kal-El T1, de Tom Taylor et John Timms


Fin avril, Urban Comics a sorti dans sa collection ‘DC Infinite » le premier tome de Superman, son of Kal-El. Urban annonce d’emblée que « sa naissance sera aussi exceptionnelle que les origines de son père« . Comment est réllement Jonathan – Jon – Kent ?

Jonathan Kent a subi beaucoup d’expériences au cours de sa jeune vie : traversé de nombreuses épreuves et même vécu dans le futur avec la Légion des Super-Héros, chargés de l’entraîner pour le jour où son père, Clark Kent, ne pourrait plus être Superman. Même si Jon ne sait pas exactement quand ce jour aura lieu, les signes lui montrent qu’il pourrait être proche… Il est temps pour le fils de porter la cape de son père et le symbole d’espoir que représente Superman.

Tel père, tel fils ?

Le comics démarre sur une rapide introduction de Jon avec un chapitre centré sur la fin de la grossesse de Loïs. Car oui, Jon est le fils de Superman et de Loïs Lane ! Il grandit comme un enfant « normal »… Et pourtant ! Il se met à développer des capacités surhumaines ; il pourrait même devenir plus fort que son père. En tout cas, il est plus humain – littéralement.

Jon devient ami avec Damian Wayne et côtoie Wally (The Flash). Il rencontre Jay, qui tient une chaîne de streaming de manière clandestine et anonyme appelée « La vérité ». Cette amitié se transforme rapidement en relation amoureuse, plutôt discrète (hormis un bisou, qui a d’ailleurs fait beaucoup parler de lui sur les réseaux, tout reste très « tout public »). Personnellement, j’avais très envie de lire le comics justement pour cette relation.

Dans l’ensemble, les ‘chapitres’ sont divertissants, les thèmes d’actualité (les réfugiés, le réchauffement climatique). Les intrigues peuvent paraître décousues et sont parfois confuses, car pas toujours linéaires dans leur temporalité. Mais il est vrai que Jon, plus humain, est attachant et Damian n’est PAS insupportable, ce qui n’est pas négligeable ! Tom Taylor présente ainsi son Superman de manière engageante et sympathique. Finalement, on est vraiment dans de l’exposition (personnages, intrigue principale qui s’installe doucement…). Ce n’est pas un coup de cœur : la suite de Superman, son of Kal-El nous dira si c’est top ou si ça flop.

Un extrait est disponible sur ce lien. Pour lire plus de chroniques de comics :par ici !

Le Livre des sorcières, de Ebishi Maki


Le Livre des sorcières de Ebishi Maki est une nouveauté Glénat. Les deux premiers tomes de cette série courte sont sortis simultanément en librairie début mars. Le troisième tome, quant à lui, est paru le 20 avril dernier. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me le procurer. J’avais tout de même très envie de vous partagez mon ressenti après la lecture des 2/3 de la série.

Jean Wier est un personnage historique, médecin et opposant à la chasse aux sorcières. C’est son histoire que nous suivrons dans ce très beau seinen en 3 tomes, pour explorer le Moyen Âge avec ses sorcières, ses loups-garous, la peste et le combat sans fin contre l’obscurantisme.

Récit historique et chasse aux sorcières

Inspiré de faits réels, Le Livres des sorcières est une biographie romancée de Jean Wier. Jean Wier était un médecin du XVIe siècle. Il est souvent considéré comme le père de de la psychiatrie.

Le seinen mêle habilement fantastique et psychologie, tout en restant dans le récit historique (contexte religieux et médical de l’époque vraiment bien présenté). Fascinant, inquiétant et intriguant à la fois, Ebishi Maki a réussi à créer un conte horrifique pour lequel il semble évident qu’elle s’est richement documentée.

Le trait est fin, élégant. D’ailleurs, les illustrations des couvertures ! Elles m’ont réellement donné envie de lire Le Livre des sorcières – sans même avoir lu le résumé ! Les décors mériteraient d’être plus poussés, et le tout est parfois confus dans son déroulement – pour autant, je ne suis pas déçue de cette lecture.

La lecture, noire, est immersive et passionnante. J’ai hâte de lire le troisième et dernier tome !

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Whispering you a love song, Eku Takeshima


Whispering you a love song de Eku Takeshima est paru le 28 janvier chez Taifu. Alors que le second tome arrive début avril, je prends (enfin) le temps d’écrire un petit mot sur ce romance entre lycéennes.

Où se trouve la frontière entre le coup de cœur et le coup de foudre ? Pendant la cérémonie de rentrée au lycée, Himari est profondément touchée par le chant de la vocaliste du groupe jouant sur scène, une belle et grande fille répondant au nom de Yori. Incapable de retenir son enthousiasme, elle va à sa rencontre pour lui partager ce sentiment, en tant que fan. Mais ce qu’elle ne réalise pas tout de suite, c’est que cette dernière a eu le coup de foudre pour elle de façon bien plus romantique ! Que fera Himari quand elle se rendra compte que les sentiments qu’elle éprouve pour Yori ne sont peut-être pas au niveau de ceux que cette dernière ressent pour elle ?

Yuri en musique

Si le yaoi a son public en France, le yuri semble encore être en expansion discrète. Ceci dit, ces dernières années on a eu la chance de voir des bons titres pointés le bout de leur nez !

Après son coup de foudre pour Yori, chanteuse dans un groupe au lycée, Himari va tout faire pour passer du temps avec elle. Cette déclaration, réciproque, est pourtant l’occasion d’un quiproquo (ou tout du moins, c’est ce qu’il semble être jusqu’à la fin du tome…) et les deux lycéennes vont passer du temps ensemble et apprendre à se connaître.

Hamari, adorable et énergique, est très attachante. Une très jolie romance qui semble pour le moment se centrer, finalement, sur une belle amitié. Même si la fin du tome laisse présager d’un triangle amoureux, ce qui me plaît moins.

Le trait de Eku Takeshima est agréable, fin et précis. Le découpage des planches accompagne les actions des personnages et les touches d’humour de manière adéquate. Certes un peu cliché dans ses retournements de situation, le premier tome de Whispering you a love song est donc réussi et nous permet de découvrir non seulement les caractères des deux jeunes filles mais également leur relation grandissante.

Le deuxième tome est prévu pour le 1er avril, le 3e tome pour le 24 juin. Pour plus de chroniques manga, rendez-vous par ici !

Le pilote sacrifié, de Shoji Kokami et Naoki Azuma


Le pilote sacrifié, de Shoji Kokami et Naoki Azuma, est une nouveauté Delcourt-Tonkam. Disponible en librairie depuis le 16 février, Le pilote sacrifié, chroniques d’un kamikaze est l’adaptation du roman de Shoji Kokami et tiré d’une histoire vraie : celle du pilote Sasaki Yuji. Ce pilote a survécu à neuf missions suicide pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sasaki Tomoji est aviateur à l’école des pilotes de l’armée de terre de Hokota. Ses capacités sont très vite remarquées et il devient pilote d’attaque spéciale dans 4e Corps aérien. La mission qu’il se voit confier consiste à se jeter avec son appareil sur l’ennemi. Il devient un Tokkôhei, plus connu en occident sous le nom de Kamikaze. Découvrez comment Tomoji a pu rentrer vivant à neuf reprises.

Déchirant de réalisme

Si l’histoire est tirée d’une histoire vraie, je n’avais personnellement que peu de détails sur la vie de ce pilote. Très belle réussite, ce premier tome est fort en sensations et en sentiments. Sasaki, qui a toujours rêvé de piloter, et qui est le souffre douleurs de ses congénères, finira par avoir son vœu exaucé… Il intégrera en tant que « pilote d’attaque spéciale » le 4e corps aérien. Mais très rapidement, les pilotes à qui cette « attaque spéciale » n’a pas été révélé vont déchanter.

Le trait de Naoki Azuma est dynamique et franc. Les personnages sont très réalistes dans leurs comportements, bien qu’on ne suive réellement que Sasaki (le capitaine est très présent également). J’ai un faible pour les mangas historiques et celui-ci m’a pris de court : si on démarre le premier tome de manière assez classique, j’ai été submergé par de forts sentiments durant ma lecture. La suite promet d’être toute aussi déchirante.

 

Le deuxième tome sortira début mai. La série compte actuellement 10 tomes est est encore en cours de parution au Japon. Vous pouvez lire un extrait est disponible sur le site de l’éditeur.

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Oshi no ko, de Aka Akasaka et Mengo Yokoyari


Oshi no ko ou le nouvel ovni manga ! Édité par les éditions Kurokawa et parus en janvier dernier, Oshi no ko m’intriguait par son résumé très particulier (psttt, il ci-dessous). Les deux premiers volumes de la série – qui en compte pour le moment 7 au Japon – sont sortis en simultanée en librairie. Cela m’a permis de me faire un avis plus complet sur ce titre hors-norme.

Le docteur Gorô est obstétricien dans un hôpital de campagne. Il est loin du monde de paillettes dans lequel évolue Ai Hoshino, une chanteuse au succès grandissant dont il est “un fan absolu”. Ces deux-là vont peut-être se rencontrer dans des circonstances peu favorables, mais cet événement changera leur vie à jamais !

Réincarnation(s)

Sous un résumé fantasque (qui au final ne donne le ton que du tout début du premier tome) et un ton qui semble léger, Oshi no ko se révèle une série qui vaut le détour. Oubliez les paillettes, à travers ce premier tome, Aka Akasaka et Mengo Yokoyari présentent un titre intriguant. Dans Oshi no ko, nous allons rapidement découvrir les dessous peu glorieux du show business – loin d’être rose et pailleté – : hypocrisie, management douteux, salaires (très) bas et conditions de vie difficiles…

Le premier tome, comme souvent, est un peu introductif mais ça ne m’a pas du tout gêné, et ça n’a pas ralenti le rythme de l’intrigue. Les jumeaux (d’abord bébés puis enfants, et enfin jeunes adultes sur les tomes 1-2), tous deux des humains réincarnés, et leur façon d’être et de s’exprimer fonctionne à merveille et crée un décalage original dans la narration. Le personnage d’Ai est également intéressant – loin d’être creux et inutile.

Le titre ne plaira pas à tout le monde, tant la façon d’aborder le sujet des idoles est étonnant. Et si j’ai redouté ma lecture lors des premières pages, c’est passé vite et j’ai maintenant hâte de lire le troisième tome, dont la sortie est prévue mi-mai !

PS : si le nom Aka Akasaka vous dit quelque chose, c’est sans doute car il s’agit du mangaka de Kaguya-sama: Love is war (éditions Pika) dont l’anime est disponible sur Crunchyroll.

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In the Land of Leadale, Ceez et Dashio Tsukimi

In the Land of Leadale est un isekai. Le premier tome – édité par Doki-doki – est sorti le 2 février et le deuxième tout début mars. L’anime quant à lui est diffusé sur Crunchyroll, et il a l’air d’avoir beaucoup de succès (j’avoue n’avoir vu que le trailer !).

Après avoir perdu la vie à la suite d’un terrible accident, Keina Kagami se réveille dans le corps d’une haute-elfe du nom de Cayna. Ce n’est autre que le personnage qu’elle s’était créé sur « Leadale », un jeu de rôle en réalité virtuelle auquel elle était souvent connectée. Mais il semblerait que 200 ans se soient écoulés depuis l’époque où elle jouait… Sa première quête consiste donc à comprendre ce qu’il s’est passé durant toutes ces années, et elle n’est pas au bout de ses surprises !

Encore un monde virtuel ?

Les isekai, ce n’est pas ce qu’il manque en France, et ça a toujours le vent en poupe.
Cayna, notre personnage principal, se retrouve réincarnée dans le monde fantasy (et virtuel) de Leadale. Si vous me connaissez un peu, vous savez que les isekai ne sont pas « mon truc » alors même que j’adore la SFFF. MAIS – parce qu’il y a beau mais – j’ai passé un bon moment avec cette lecture. Certes, In the Land of Leadale ne deviendra pas mon manga « préféré » (de toute façon, je n’en ai pas qu’un) mais il est agréable à lire. Il démarre assez lentement, en prenant le temps de poser les bases de l’univers et de l’intrigue, comme tout tome introductif et j’ai trouvé ça plaisant. Pas d’ennui de mon côté, pas de fan service à outrance…

Le graphisme du manga, sous le crayon de Dashio Tsukimi, est agréable, fluide et avec assez de rondeur pour rendre le tout mignon-mais-pas-trop.

Au Japon, la série est encore en cours de parution (4 tomes parus pour le moment). Il faudra donc voir ce que la suite nous réserve. En tout cas, la lecture de ce premier tome m’a donné envie de découvrir la suite de l’histoire, et le deuxième tome ne m’a pas déçu. Lecture du tome 1 & 2 = pari gagné !

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Catwoman à Rome, Jeph Loeb et Tim Sale


À l’approche de la sortie du prochain film The Batman, Urban annonce la sortie de plusieurs comics qui ont aidé à la conception du film. Parmi eux, Catwoman à Rome de Jeph Loeb et Tim Sale.

Rome. Une destination de rêve, dont le simple nom évoque autant la grandeur de l’Histoire et ses secrets que la légendaire mafia italienne. Remontant la piste du Romain – Carmine Falcone – depuis Gotham, les pas de Selina Kyle la mènent jusqu’à la ville éternelle. Un voyage à double usage pour Catwoman qui voit un moyen de suivre la quête personnelle de ses origines tout en cherchant à fuir Batman, qui prend de plus en plus de place dans ses pensées…

Searching for me

Même sans être au parfum dans (toutes) les histoires de Batman, on peut profiter de Catwoman à Rome et ce n’est pas négligeable, quand on pense à l’univers foisonnant du chevalier noir.

La couverture de cette nouvelle édition, aux accents minimalistes (Selina y apparaît en partie cachée) et aux tons tricolores (uniquement noir, blanc et rouge), est particulièrement réussie. Le duo Jeph Loeb et Tim Sale (Un long Halloween) était assez pour me donner envie d’y plonger. En effet, ils sont ici aux commandes de Catwoman à Rome. Sans surprise, parce qu’il s’agit de Tim Sale, le dessin est beau. Les illustrations sont réellement saisissantes… et Selina est mise en valeur (même si, disons-le, « trop souvent » dénudée). La colorisation de Dave Stewart fait honneur aux traits de Tim Sale.

Rythmée, l’intrigue est bien menée. Le passé de Selina est un mystère – c’est en partie ce qui rend le personnage si attirant. Ici, Selina/Catwoman part à la recherche de son passé, de ses origines. Poursuivie par Batman, ses amis ne seront pas forcément ceux auxquels on pense. Sa relation avec Bruce/Batman est joliment mise en page.

Un extrait est disponible sur ce lien. Pour lire plus de chroniques de comics, c’est par ici 

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