Call of the Night, de Kotoyama


Call of the Night de Kotoyama est sorti début octobre, publié par Kurokawa. Si le pitch me faisait de l’œil, les dessins ne me plaisaient pas particulièrement… Cette lecture a été une agréable surprise !

Impossible de résister à l’appel de la nuit !! La nuit où Kô Yamori, collégien et éternel insomniaque, décide de sortir se promener seul, il fait la rencontre de Nazuna Nanakusa, une jolie vampire.
« Veille jusqu’à ce que tu sois satisfait de ta journée, Garçon ! » Sa veillée seule avec elle va bouleverser le destin de Kô…

Surprenant

Si je devais résumé ma lecture des deux premiers tomes en un seul mot, ce serait celui-ci : surprenant. Je l’avoue, je pensais ne pas aimer. Shônen*, compo de la couverture, trait de la mangaka : tout semblait indiquer que le titre me déplairait. Et puis finalement, je me suis laissée porter par la lecture et j’ai eu envie de savoir comment l’histoire allait se dérouler !

J’ai aimé le fait que Call of the Night parle, sous couvert des insomnies de Kô et de vampirisme, de difficultés sociales plus globales et très actuelles. Des thèmes intéressants comme l’Intégration, amitié, anxiété, monde ultra connecté… et de la solitude que cela engendre. En ressort une ambiance qui détonne, entre situations légères (et humour décalé) et des passages qui sont plus mélancoliques, plus introspectifs. Sans oublier des passages franchement sensuels. La ville est presque un personnage, tant les backgrounds sont travaillés et parfont cette ambiance particulière.

Call of the Night comporte 13 tomes pour le moment (publication en cours au Japon) donc bien sûr, il faudra voir sur le long terme si on tourne un peu en rond ou pas. Mais pour le moment, j’ai bien accroché et j’attends le 3e tome, qui sort en décembre, avec impatience. Laissez-vous tenter !

*Même si je n’aime pas classifier mes lectures, force est de constater que je ne suis pas le public visé et c’est OK !

Découvrez un extrait en ligne. Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici 🙂

Je te love dans les plumes, de Kotetsuko Yamamoto


Il y a quelques jours, Taifu sortait le premier tome de Je te love dans les plumes, une série courte en deux volumes. J’aime beaucoup les comédies romantiques, qu’elle soit hétéro ou homo. Le pitch un peu « wtf » de ce yaoi me faisait envie, et je vous explique pourquoi la lecture ne m’a pas déçu ci-dessous !

Inusaki est un jeune homme capable de comprendre et de communiquer avec les oiseaux. Seulement, la plupart du temps, leurs échanges se résument à des insultes… Néanmoins, tout cela change le jour où il rencontre un corbeau des plus intrigants. Qui est-il, et d’où vient-il ?

Croa croa qui es-tu ?

Bon, je ne suis pas très inspirée pour cet intertitre, mais Je te love dans les plumes est fun à lire ! Bien qu’on est aucune backstory qui explique pourquoi ou comment Inusaki se retrouve avec la capacité de parler et de comprendre les oiseaux, ça ne gêne en rien la lecture. On se concentre dans ce premier tome sur la découverte des personnages : Inusaki, plutôt homme à tout faire et dogsitter que véritablement détective privé, et Mitsuru, le grand brun taciturne. Et ce fameux corbeau, « Kuro »… ! Chose inattendue, Inusaki développe des sentiments pour Kuro… ou alors, finalement, ce serait pour Mitsuru ? Et puis très rapidement, Mitsuru s’avère être plus que le fils de la tenancière du Café Kuroki où se rend très régulièrement Inusaki.

Qui dit série courte dit développement limité… mais au moins, on évite aussi les écueils des séries qui tournent en rond ! Douce et mignonne, la série Je te love dans les plumes arrivera à sa conclusion avec le 2e tome, dont la parution est sans doute prévu dans quelques mois (mais n’a pas encore été annoncé pour le moment). Il me tarde de la lire !

Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici 🙂

Ton visage au clair de lune, Mika Yamamori


L’autrice de Daytime Shooting Star (éditions Kana) revient en France avec Ton visage au clair de lune, cette fois édité chez Pika Éditions. La série est encore en cours au Japon et compte 4 tomes. Autant vous le dire tout de suite : on a adoré ce premier tome !

Yoi a des traits fins, un corps svelte et une voix au timbre bas… Résultat : tout le monde considère Yoi comme un très beau garçon, quitte à en oublier qu’elle est une fille. Adulée de tous, surtout de la gent féminine, de par son allure de héros de conte de fées, elle est surnommée “le prince” par ses camarades de classe. La lycéenne éprouve des sentiments partagés face à cette étrange forme de popularité. Sa rencontre avec Ichimura, l’autre “prince” du lycée qui, lui, est bel et bien un garçon, pourrait bousculer l’image que Yoi a d’elle-même…

Beau, beau, beau…

Ils sont beaux et le trait de Mika Yamamori l’est tout autant. Yoi, le prince qui est en réalité une jeune fille et Kohaku, surnommé le prince parce que sa famille a de l’argent, se percutent un jour au lycée. Pour Kohaku, c’est comme un coup de foudre : il est subjugué et souhaite apprendre à connaître la jeune fille – mais Yoi, elle, n’a pas l’habitude de recevoir de l’attention d’un garçon (ce sont surtout les filles qui lui courent après). Petit à petit, ils vont s’apprivoiser.

Le trait de Mika Yamamori est parfait pour cette romance tranche-de-vie qui tourne autour de la beauté. Dans ce premier tome, les éléments sont posés de manière classique mais cela fonctionne très bien. On espère que la romance continue de manière aussi douce. Le deuxième tome est prévu début décembre et va rejoindre de suite ma liste d’achat…

Un extrait disponible en ligne.

Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici !

Les Promeneuses de l’apocalypse, Sakae Saito


Disponible depuis le 6 juillet, Les Promeneuses de l’apocalypse de Sakae Saito était sans aucun doute l’un des titres que j’attendais le plus sur la période « pré-Japan Expo ». Et puis l’été est passé, et je n’ai pas pris le temps de vous parler de ce coup de cœur !
Alors que le deuxième tome vient d’arriver en librairie, je prends (enfin) le temps de me pencher sur cette découverte.

Yôko et Airi visitent les endroits les plus célèbres du Japon avec leur moto tout terrain. Admirer le mont Fuji depuis Hakone, pêcher sur le pont de la baie de Yokohama, sans oublier d’aller au Tokyo Big Sight. Voilà le voyage qui attend nos deux jeunes filles à moto. Hélas, le monde s’est effondré…

Carpe diem

Le Japon post-apocalyptique décrit dans Les Promeneuses de l’apocalypse est un Japon en ruines, dévasté (probablement par les hommes). Yôko et Airi, nos deux protagonistes, sillonnent le territoire japonais en moto. La civilisation humaine semble avoir totalement disparu, ou presque…

Le trait de Sakae Saito est rond « tout mignon » et contraste bien avec l’univers ravagé dans lequel les personnages évoluent. Mystères et explorations sont les maîtres mots de ce premier volume : les jeunes filles découvrent des paysages parfois tristes, souvent magnifiques et savent apprécier le moment présent.

Malgré un contexte post-apo, la lecture est rafraîchissante – presque toujours positive. Sakae Saito arriver à parsemer ses planches de quelques informations qui rendent le tout intriguant et donnent envie d’en savoir plus. Le deuxième tome est loin de se reposer sur les bases du premier ; les questions restent en suspend pour le moment. Où sont donc passés les autres êtres humains ? Qu’est devenue la sœur de Yôko ? Vivement la suite !

Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici !

A Tropical Fish yearns for snow, Makoto Hagino


A Tropical Fish yearns for snow, de Makoto Hagino est une sortie estivale de Taifu. Éditeur spécialisé en yaoi, yuri et hentai, Taifu semble toutefois apprécier de lancer des titres plus ou moins atypiques. DansA Tropical Fish yearns for snow, la romance se dessine en toile de fond, mais ce manga tranche-de-vie se concentre en premier lieu sur les deux lycéennes.

Quand Konatsu Amano, jeune tokyoïte introvertie, doit déménager dans une petite ville balnéaire, ses angoisses la rattrapent. C’est au club d’aquariophilie du lycée qu’elle fait la rencontre de son unique membre, Koyuki Honami. En apparence solitaire et sans défauts, Koyuki peine en réalité à gérer seule l’aquarium du lycée. Réunies dans une solitude dont elles se sauvent l’une l’autre, Koyuki et Konatsu se rapprochent au fil des mois d’une vie scolaire qui devra bien se terminer un jour.

Yuri or not yuri ?

C’est une question que j’ai vu passer sur les réseaux, mais de mon point de vue… ça n’a pas vraiment d’importance. Je n’aime pas m’enfermer dans des genres, mais je comprends que certaines personnes aiment s’y référer !

On nous présente Konatsu et Koyuki, leur amitié, leurs doutes. Comme beaucoup de tranche-de-vie situé au collège et lycée – période charnière où on apprend à se connaître soi-même – A Tropical Fish yearns for snow nous dépeint deux jeunes femmes et leur évolution… Mais aussi leur amitié, la difficulté de s’exprimer ou encore leur manque de confiance en soi. Et aussi, certes, le doute qui semble s’installer dans leurs sentiments amoureux.

Le récit est doux, et le trait de Makoto Hagino l’est d’ailleurs tout autant ! Le 2e tome est prévu à la fin du mois, comptez-sur moi pour continuer la lecture !

Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici !

Supergirl : Woman of Tomorrow


Supergirl : Woman of Tomorrow était une des sorties de l’été que j’attendais le plus. Disponible depuis le 8 juillet aux éditions Urban, le comics de Tom King et Belquis Evely est un très bon mélange de science-fiction, de conte de fées, de magie et d’action.

Kara Zor-El a vécu bien des aventures épiques mais elle cherche aujourd’hui un sens à son existence. Témoin de la destruction de sa planète, elle fut envoyée sur Terre avec pour mission de protéger un petit cousin qui finira par ne plus avoir besoin d’elle. A quoi tout cela a-t-il servi ? Où qu’elle aille, l’ombre de Superman semble la suivre jusqu’à la faire douter de sa propre légitimité. Perdue dans ses questionnements existentiels, Kara taquine la bouteille le soir de son 21e anniversaire lorsque sa trajectoire percute celle de Ruthye, jeune extraterrestre en quête de vengeance…

Fable empreinte de science-fiction, Supergirl : Woman of Tomorrow mêle habilement les genres, sans pour autant mettre de côté le développement du récit ou des personnages. Ici, on ne se concentre pas vraiment sur Supergirl et ses pouvoirs, mais plutôt sur ses qualités d’être humain (empathie, persévérance…). On découvre donc une Kara plus fragile, plus humaine à travers les yeux de Ruthye, qui l’accompagne.

Quoi qu’un peu bavard et lent, le comics n’en reste pas pas moins une belle lecture. Et ce graphisme, ces couleurs ! Ce sublime trait est signé Bilquis Evely (Sandman : The Dreaming, récemment paru chez Urban d’ailleurs) et la coloration est de Matheus Lopes. Conclusion ? Supergirl : Woman of Tomorrow vaut vraiment le coup d’œil.

Découvrez un extrait sur le site de l’éditeur. Pour lire plus de chroniques de comics, rendez-vous par ici !

The Ice Guy & The Cool Girl, Miyuki Tonogaya


Un pitch résolument mignon et une couverture qui l’est tout autant : The Ice Guy & The Cool Girl, de Miyuki Tonogaya, fait partie des sorties de l’été… qui vous feront fondre de plaisir ! Ok, ok, c’est facile, les jeux de mots ne vont pas manquer sur ce titre. En tout cas, Mangetsu nous offre un manga digne d’une rom-com hollywoodienne.

Himuro est le descendant d’une yuki-onna, une femme des neiges. Par cette filiation, il plonge inconsciemment son entourage dans un environnement proche de l’Arctique lorsqu’il se concentre.
Pire encore, il passe pour un homme qu’il n’est pas : perçu comme insensible et au tempérament glacial, il est en réalité chaleureux, aime les chats et les fleurs.
Son état finit par attirer l’attention de sa collègue Fuyutsuki, dont il est secrètement amoureux. Himuro se montre alors déterminé à capturer le cœur de la jeune femme.

Sympa mais répétitif ?

The Ice Guy & The Cool Girl est un manga tranche-de-vie avec une légère touche fantastique : Himuro n’est autre que le descendant de la femme des neiges. Ainsi, à la moindre émotion, Himuro produit… de la glace ! S’il paraît froid de prime abord, il est en réalité plutôt doux et s’émerveille régulièrement de sa collègue Fuyutsuki.

Les chapitres, courts, se concentrent sur la relation grandissante entre nos deux personnages. Et qu’ils sont mignons, tous les deux : humour, quiproquos, émotions et sentiments – tout y passe et j’adore ! On se rend rapidement compte à la lecture de la sérialisation japonaise, avec les inévitables répétitions (présentations) de débuts de chapitres, qui deviennent vite redondantes. Les situations décrites, assez classiques dans ce premier tome, pourraient vite nous faire tourner en rond. Pour autant, au Japon, la série est toujours en cours et compte 6 volumes parus !

Le trait de Miyuki Tonogaya est agréable, le découpage simple et efficace. Le deuxième tome de The Ice Guy & The Cool Girl est prévu en septembre, et nul doute que je le lirai – le rythme de publication français, s’il reste espacé de quelques mois, nous évitera sans doute de se lasser. Gageons que l’autrice saura se renouveler, afin qu’on profite au mieux d’Himuro et Fuyutsuki, auxquels je commence déjà à m’attacher.

Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici !

Mimizuku et le roi de la nuit, de Iduki Kôgyiku et Yû Suzuki


Le premier tome de Mimizuku et le roi de la nuit, de Iduki Kôgyiku et Yû Suzuki, est paru début juin aux éditions Vega-Dupuis (Le Batheau de Thésée, Deep Sea Aquarium Magmell, Kakushigoto…). Un shôjo fantastique à la couverture intrigante, il ne m’en fallait pas beaucoup plus pour tenter la lecture !

Qui a fait de Mimizuku cette esclave marquée et enchaînée, qui s’enfuit au fond de la forêt chercher un démon qui pourra la libérer de cette vie qu’elle ne peut plus supporter ? Mimizuku se croit exaucée en croisant le chemin du Roi de la nuit, le monstre qui doit la dévorer. Sauf qu’il n’en a aucune intention. Les monstres sont les humains qui ont affligé Mimizuku, le Roi de la nuit est le monstre qui va la sauver !

Un drôle d’oiseau

Mimizuku est un personnage détonnant. La jeune fille est franche mais naïve… Et elle a envie de mourir ! Nul doute qu’elle cache un secret très lourd, en plus d’avoir un passé d’esclave particulièrement difficile dont elle semble être détachée*. Le trait peut sembler inégal par moment, mais il retranscrit parfaitement l’aspect sombre et mystérieux du récit (événements, caractères des personnages…). Le tout est très intriguant pour un premier tome d’exposition (beaucoup de choses restent non expliqués), et on se laisse facilement porter par la lecture.

Ce premier tome de Mimizuku et le roi de la nuit mêle ainsi habilement drame et mystère, tout en ébauchant rapidement le monde fantastique dans lequel les personnages évoluent. Un manga qui pourra plaire à tout le monde grâce à ces thèmes difficiles aborder de manière accessible… pour le moment tout du moins. La série comporte 4 tomes et est terminée au Japon, je suis donc assez curieuse de lire la suite !

*Je suis pas psy, mais ça ressemble à un choc post-traumatique quand même.
Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici !

Boy Meets Maria, de PEYO


Boy Meets Maria est une nouveautés de juin (Taifu). Oui, c’est un yaoi – c’est vrai que je ne vous ai encore pas parlé de yaoi ici ! J’en lis, peu finalement… Mais c’est à peu près ce qu’on peut dire pour tous les « genres » de mangas tant il y a de sorties. Je m’égare, revenons à nos lycéens…

Au club de théâtre, les masques tombent et les rôles se mélangent. Lorsque les personnes qui nous entourent nous accueillent avec bienveillance, il ne tient qu’à soi de se cacher ou de se dévoiler au monde tel que l’on est vraiment.

Sur le devant de la scène, retrouvez Taiga, un jeune homme vibrant d’enthousiasme et d’amour à revendre, qui rêve de devenir un héros. Puis rencontrez avec lui Maria, ou Arima, un·e acteurice hors du commun, en proie à de la dysphorie de genre. Ayant vécu chacun·e de leur côté des moments difficiles dans leur enfance, leur rencontre met en lumière et questionne la manière dont se construit notre orientation amoureuse et notre identité de genre. Alors que se croisent leurs rêves et leurs sentiments, Taiga et Arima vont se révéler plus liés que jamais par leurs doutes et leur quête de soi.

Aimer un garçon, aimer tout simplement

Tout le monde n’a pas la chance de savoir qui sommeille à l’intérieur de nous-même. Est-on une fille, ou un garçon ? Les deux ou aucun à la fois ? Arima est incapable de monter sur les planches s’il n’est pas « Maria ». Taiga veut absolument devenir le meilleur acteur possible, et tombe sous le charme de Maria… même quand il apprend que Maria est en réalité Taiga.

Boy Meets Maria arrive, en un seul tome, à aborder les questions d’identité de genre – pour apprendre à s’aimer tel·le qu’on est ; de dépasser ses traumas passés (attention, la scène de viol est horrible) d’accepter de se faire aider… ou simplement d’aider de manière bienveillante une personne qui en a besoin.

Graphiquement, j’ai beaucoup aimé les dessins. La couverture est sublime, tant dans sa composition que dans le choix des couleurs. Boy Meets Maria est une bonne histoire courte, pleine de sentiments (positifs ET négatifs, forts, beaux, difficiles… voire affreux).

Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici !

Blissful Land, de Ichimon Izumi

Blissful Land de Ichimon Izumi est publié depuis début mars chez nobi nobi! Le deuxième tome est sorti début mai alors que le 3e est prévu pour début juillet. Entre le résumé et la couverture, je savais que ce manga serait fait pour moi – et je le dis de suite : il ne m’a pas déçu !

Tibet, XVIIIe siècle, dans un village au milieu des montagnes. Kang Zhipa, apprenti médecin, fait la connaissance de sa fiancée, Moshi Lati, venue d’une contrée lointaine. Pour ces futurs mariés aussi tendres que naïfs, apprendre à se connaître est déjà toute une aventure.
Pas à pas, au rythme des cueillettes d’herbes médicinales et des préparations de remèdes ou de plats traditionnels se tisse le récit du quotidien chaleureux d’une terre qu’on dirait bénie des cieux.

Alors oui, forcément, vu la période et le lieu du récit, difficile de ne pas penser (ou comparer) la lecture à celle de Bride Stories de Kaoru Mori (publié chez Ki-oon). J’adore ce manga – c’est même sans doute mon « manga préféré ».

Douceur bienveillance

Dans Blissful Land, on découvre des cultures différentes par le biais des personnages principaux – à savoir Zhipa et Lati. On apprends à les connaître, comme eux se découvrent, grâce à leur quotidien. Tout est doux, du trait de Ichimon Izumi aux sentiments que nous procurent la lecture. La patte graphique est agréable, détaillée (oui, elle l’est bien moins que celle de Kaoru Mori – mais vraiment, ne faites pas la comparaison). Le découpage des planches est mis au service du récit : plutôt lent, immersif.

Plein de tendresse, chaleureux, Blissful Land vous mettra du baume au cœur. Une lecture que je recommande à 1000%, surtout que la série ne fait que 5 tomes.

Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici ! Vous pouvez lire un extrait du premier tome sur le site de l’éditeur.

Chat de yakuza, de Riddle Kamimura


Avec un titre comme celui-ci, Chat de yakuza de Riddle Kamimura semblait être fait pour moi. Une comédie feel good, mignonne, avec des chats… Les chats ont le vent en poupe ces derniers temps. Est-ce que la lecture de cette nouvelle série vaut vaut le coup ? Je penche vers le oui !

Sabu, un chaton abandonné dans la rue, grelote de froid sous la pluie, quand un jeune homme qui passait par là s’arrête devant lui… Le pauvre minou se croit sauvé, avant de voir que son bienfaiteur… a une vraie dégaine de yakuza !
Et ce qu’il va découvrir par la suite ne va pas du tout, mais alors pas du tout le rassurer !
Que va-t-il advenir de cette petite boule de poils, désormais aux mains de la pègre ?

Les mangas avec des chats ne sont pas nouveau dans le paysage manga français. Ni chez Doki-Doki d’ailleurs à qui l’ont doit l’improbable Street Fighting Cats !

Mignon et drôle

Jin, ex yakuza, recueille un petit chaton abandonné qu’il trouve dans la rue. Il le nomme Sabu. Toujours en train de s’imaginer le pire, Sabu est anxieux à chaque fois que l’humain s’approche de lui. Et pour cause : le chaton, à son grand désespoir, pense que ses jours sont comptés vu la dégaine flippante de Jin. Pourtant, Jin le bichonne ! Le décalage et les quiproquos entre Jin, la « pseudo brute » et le chaton à la bouille attachante (mais franchement apeuré) fonctionnent bien.

Le premier volume prend son temps et s’attarde sur les gags, la relation Jin-Sabu qui se met en place, le gang de yakuza (dont fait plus ou moins partie Jin) mais aussi son café à chiens et chats. Certes, ce n’est pas d’une originalité folle, mais on passe un agréable moment et je suis curieuse de lire la suite des aventures de Sabu, maintenant qu’il a rencontré les autres pensionnaires du café…

Pour plus de chroniques mangas, rendez-vous par ici !

Quitter la version mobile