Yomawari : Midnight Shadow

Aujourd’hui, on va parler de Yomawari Midnight Shadow, un jeu d’horreur sur PS Vita un peu particulier à l’ambiance pesante.

Bonne lecture !

 

  • Une histoire prenante

Le scénario de Yomawari : Midnight Shadows n’est pas spécialement innovant, pourtant le joueur est tout de suite pris dans l’ambiance. Après un message étonnant d’avertissement à éteindre les lumières et apportait toute son attention au jeu, le prologue donne le ton de notre aventure. Choquant, dérangeant et intriguant, la narration nous brouille entre cauchemar et réalité. On incarnera deux fillettes : Haru et Yui. Alors qu’elles assistent à un feu d’artifice, l’une d’elle confie qu’elle va devoir déménager, ce qui attriste le duo. De retour du spectacle, elles vont faire face à un événement aussi étrange que dangereux et, en conséquence, seront violemment séparées. Chacune va devoir traverser de nombreuses épreuves, échapper à des phénomènes paranormaux, afin de se retrouver. Cet exercice de style permet à la narration de garder un rythme soutenu, où on se laisse facilement prendre à ce jeu d’enquête dans ce royaume horrifique rempli de Yôkai issus du folklore japonais.Pourquoi ces héroïnes ont-été capturées ? Quel mystère entoure ce village presque figé dans le temps, inhabité ?  C’est grâce à ce découpage  double finement pensé que le jeu reste dynamique : on quitte un personnage quand il y a nécessité, et non par une simple volonté de fabriquer du cliffhanger. L’ambiance délicieusement anxiogène se charge du reste, accompagnant découvertes et avancées du récit, grâce à un mélange de caractéristiques propres aux personnages et une utilisation intelligente des légendes japonaises. On peut être sur notre faim car on voudrait en savoir plus les yôkai rencontrés, leurs histoires malgré les scènes d’apparition qui peuvent laisser des indices de compréhension.

  • Un gameplay simple et efficace

On est face à un jeu en 2D, dans une ville qui permet des déplacements en 3D. La ville, explorable dans certaines limites (imposées par des barrières visibles), offre un terrain de jeu ouvert, propice aux rencontres monstrueuses. On se déplace grâce à notre lampe torche pour anticiper au mieux les ennemis. Pas d’armes pour se défendre. On fait appel à la logique et à la prudence du joueur car selon le type de yôkai, notre loupiote peut être une source de danger. On doit rester attentif  à ce qu’il se passe autour de nous.Pour se débarrasser des mauvais esprits, la meilleur façon est de se cacher derrière un buisson, ou un panneau de circulation. Vous pourrez aussi, selon le monstre en face, balancer un caillou  afin de faire diversion. Par exemple, le spectre-chien ira voir ailleurs si vous envoyez une pierre dans sa direction. Cela peut être très stressant car selon le Yôkai on peut être pris à dépourvu et perdre la vie rapidement. Une partie de  l’ambiance de Yomawari : Midnight Shadows provient de ce gameplay simple, mais ponctué de choix intéressants. On possède une jauge d’endurance dont la puissance évolue selon les événements ; ou encore le coeur de notre personnage qui bat plus vite face à une événement inattendu qui amène à ce qu’on court moins vite pour échapper à un ennemi. Ceci ajoute une petite difficulté intéressante à l’ensemble.

 

  • Ambiance horrifiquement réussite.

La difficulté est bien présente, et il faudra mémoriser les menaces, afin de ne pas se faire prendre dans des pièges évitables. En cours de route, les personnages récupéreront des objets, pas toujours utiles, et parfois des notes afin d’approfondir l’histoire. La carte mise à disposition permet de se réparer par moment ( sous la forme d’un journal intime). Mais le fait de pas pouvoir marquer sa position de façon détaillée, donne une impression d’insécurité qui ne fait que rajouter à l’anxiété ambiante. Un bon parti pris pour nous faire participer à cette ambiance très appréciable et travaillée.La 2D du jeu donne un rendu particulier, à la fois mignon et effrayant. C’est un paradoxe qui est parfaitement utilisé dans l’introduction, pendant laquelle on est tour à tour émerveillé, avant de plonger dans une atmosphère beaucoup plus dramatique.  Le contraste entre les deux avatars kawaii et les yôkai, fonctionne aussi très bien, apporte un côté malsain très efficace. On remarque aussi que les environnements sont assez diversifiés, : entre campagne verdoyante, chatoyante et plus sombre une fois la nuit tombée et le charme des villages abandonnés et hantés.

  • Pas d’identité sonore au jeu

Il manque cruellement une identité sonore à ce jeu. Certes, le gros travail fourni sur les différents bruitages de pas, de cris de monstres, de bruits de feuilles et autres renforcent le côté angoissant du jeu. C’est un parti pris intéressant mais il est dommage de se priver d’une musique discrète mais prenante dans les moments les plus calmes ou dramatiques de l’intrigue.

 

  • Un patch uniquement en anglais.

Malheureusement, comme la plupart des jeux indépendants et souvent japonais, on se retrouve avec un patch non traduit dans la langue de Molière. C’est assez désagréable, même si le niveau des dialogues reste globalement accessible même pour les plus bas niveaux ( comme moi.. 😡 ). Cependant, le fait qu’on ne soit pas à l’aise dans cette langue peut faire sortir le joueur lambda du jeu, en passant à côté de certains moments intéressants du scénario. On se prive aussi d’un public qui pourrait s’intéresser à ce type de jeu, on ne participe pas encore une fois à faciliter la venue/la commercialisation de certaines jeux japonais plutôt atypiques, c’est vraiment dommage.

15/20

Conclusion

Yomawari : Midnight Shadows est un jeu qui réussit à proposer une aventure intéressante, remplie de challenges et une ambiance qui demandera une attention constante sous peine de mourir à tout moment. Une histoire bien mystérieuse se dévoile petit à petit. Le joueur sera curieux d’analyser tout le symbolisme culturelle autour des yôkai. L’aventure est à la fois bizarre dans son déroulement et merveilleuse dans son utilisation de métaphores visuelles comme le lien qui unit les deux petites héroïnes. Un jeu qui mérite d’être plus connu et qui se savoure en tout simplicité. Il répondra aux exigeances des joueurs indé et apporte une certaine fraîcheur sur le marché PS4 et PSvita en France. Dommage que le gamplay, de par son parti pris, reste redondant par moment, renforcé par une identité sonore inexistant. L’absence d’un patch français est un petit point faible. 

Penny Punching Princess


 

Knock, knock, knock. Penny ?

Si vous n’avez jamais joué à ce jeu sur DS. Vous êtes passés à côté d’une des perles de la console.

Il est l’heure de tester Penny Punching Princess, un jeu que j’attendais tout particulièrement. En effet, en voyant quelques trailers et en lisant le synopsis du jeu, j’étais très hypé, pensant découvrir un nouveau Tingle’s Rosy Rupeeland. A l’image du jeu précédemment cité, Penny Punching Princess base tout son concept sur l’argent. Un petit côté RPG, mais surtout une forte dimension hack’n’slash old-school. La plupart des niveaux de PPP se présente sous la forme d’un donjon dans lequel il faut avancer et battre vagues de monstres après vagues de monstres. La particularité ? La possibilité d’acheter TOUT le jeu !

Le jeu ne nous ment pas sur ce point là. Un monstre vous enquiquine et vous ne voulez pas vous battre contre lui ? Achetez-le et appuyez ensuite sur Triangle/X pour l’invoquer (un nombre de fois limité) et le laisser donner son meilleur coup pour vous venir en aide. Un piège vous empêche de passer ? Achetez-le et ré-utiliser le… contre vos adversaires ! En dèche de points de vie ? Achetez donc une source de vie pour vous régénérer avant de poursuivre votre aventure!

Le jeu tient donc sa promesse sur ce point : il est possible d’acheter tous les éléments visibles du jeu. Pour se faire, vous devrez bien évidemment récolter l’argent disséminé dans des coffres disponibles un peu partout dans le donjon et en tuant vos adversaires tout simplement à l’aide de quelques combos de coups simples  : une touche ou deux pour stun l’ennemi, faire un coup simple, gros coup, attaque spéciale avec une gâchette, bref du très classique.

Cependant, sur PS Vita tout du moins, la calculatrice tactile (ou au bouton, vous avez le choix) est assez infernale à utiliser en plein combat. En mode tactile il faut veiller à ne pas toucher le numéro d’à côté, sans relacher la gachette qui maintient la calculatrice ouverte, qui va elle-même cacher une moitié d’écran lors de son ouverture. Autant vous dire qu’en plein combat il y a plus de chances pour que vous preniez un coup par sa faute qu’elle ne vous aide vraiment. Étant donné que tout le principe du jeu repose sur cette calculatrice magique, c’est vraiment handicapant que l’ergonomie de la feature principale soit finalement plutôt mal pensée…

Ne pas prendre cela pour argent comptant.

Un jeu Penny-ble ?

En tant que Princesse d’un royaume, vous avez également des souverains à votre service, comme par exemple le serviable et sordide Sebastian le cafard. Ne manquant pas de ponctuer vos excursions par des dialogues ma foi fort amusant… Pour peu que vous comprenez l’anglais puisque le jeu est exclusivement en anglais! Il est le majordome de votre château. Logique, si vous êtes une princesse, vous avez forcément un château, non ?

Dans ce château, il vous est possible de faire tout un tas de choses. Comptez les monstres recrutés au cours de votre aventure, changer vos équipements, augmenter vos compétences (les skill points se récupèrent en… farmant ou en créant des statues Zenigami, demandant un certain nombre de monstres à recruter). Rien de bien sorcier en soit mais quelques possibilités qui permettent de changer un peu de l’exploration de donjons classique du jeu.

Dans mon château à moi, il y a des cafards !

Penny contre les vampires ?

Le jeu propose deux personnages, Penny et Isabella, avec des gameplay assez distincts qui sont plutôt appréciables. Isabella est un zombie qui se joue assez différemment de Penny. A l’inverse d’aller frapper les ennemis au corps à corps, celle-ci utilise son bouclier (consommant des points de vie), ses mines et son aspirateur à monstres pour les forcer à marcher aux mauvais endroits !

Le jeu est composé de 8 chapitres, Isabella se débloque assez rapidement dans le jeu et vous pourrez alterner entre les personnages comme bon vous semble. Il vous faudra compter une dizaine d’heures pour venir à bout du jeu environ. Pour ce qui est des trophées PS pour les joueurs Sony, ils ne devraient pas vous prendre beaucoup plus de temps. Je ne l’ai pas encore fait au jour d’aujourd’hui, mais le platine a l’air loin d’être insurmontable au vu de l’intitulé des trophées. La grande majorité se débloqueront simplement en jouant, il faut juste veiller à avoir recruter au moins 1000 monstres/citoyens dans l’enceinte de votre château d’ici la fin du jeu mais si ce n’est ce détail (avec peut être trouver toutes les pièces miracles des niveaux, pour lesquels il faudra faire attention de ne rien manquer) cela reste assez accessible !

C’est mon copain, c’est Sebastian !

  • Personnages attachants 

 

  • Concept d’achat et critique du capitalisme assez réussie !

 

  • Côté light-RPG avec son château et divers items/skills à choisir.

 

  • Hack N Slash assez rapide et efficace sur de petites sessions.

 

  • Pas très beau…

 

  • Répétitif au possible !

 

  • Anglais intégral, une mauvaise habitude des jeux nippons pour le public français !

 

  • La calculatrice, plus désavantageuse qu’autre chose en pleine action !

 

13/20

Penny Punching Princess partait pourtant d’un bon concept, mais il est malheureusement assez mal exploité. Maniabilité au rabais, calculatrice assez pénible à gérer en pleine action, anglais intégral ET SURTOUT répétitivité de la mort font de ce jeu un titre uniquement « metro-game », c’est à dire un jeu que l’on sort pour de petites sessions de transit et pas un jeu qui nous transporte vraiment. Allez, ce sera peut être pour PPP2 !

FIGHT!

Tokyo Tatoo Girls

Tokyo Tatoo Girls

NIS America. Koch Media

Il y a toujours des nouveautés sur PS Vita, oui ! Nos amis japonais sont de grands friands de la petite portable de Sony, alors qu’elle ne fait plus rêver les autres territoires depuis très longtemps. NIS America et Koch ont fait l’effort de nous apporter le jeu jusqu’en France. Mais que vaut cet étrange jeu qui parle de tatouages, de filles, et du Japon ?!  Test 2O4Deux points positifs, et quatre points négatifs sur le jeu !

  • Des Tatouages pour tous les contrôler – Le tatouage est le point central du jeu. Amorcé par un scénario tout droit sorti du Japon, il vous faudra choisir l’une des 6 filles mis à votre disposition (qui influencera sur les unités et leur coût dans la partie) pour votre partie. C’est cette même fille pour laquelle vous recouvrirez le dos de tatouages. On peut saluer l’idée plutôt originale !
    On se fait un peu d’argent en ramassant les malettes…
  • Parties relativement courtes – Le fait que les parties peuvent être faites d’une traite est plutôt intéressant. On peut se faire une partie sans avoir à se rappeler où est ce que l’on en était la fois d’après. Moins d’une heure sera nécessaire pour compléter une partie en mode normale.

  • Hardgame – Les règles du jeu dès le mode normal sont assez compliquées. On comprend rapidement qu’il faut faire quelques actions différentes : 
    • Conquérir les 23 territoires japonais (dont les noms vous seront familier pour peu que vous connaissiez un peu Tokyo et ses alentours)
    • Baisser le niveau d’alerte et éviter des « Turf Wars » à tout va
    • Recruter deux types d’unités (des punks et womens) dans tous vos territoires… Sans trop savoir ce que fait chacune de ses unités, mais bon !
    • Vous faire tatouer pour augmenter votre skill et votre persuasion dans les captures de territoires…
    • Cliquez sur les malettes pour récupérer de l’argent, ou sur les dés pour jouer à une sorte de Yathzee pour lesquelles je n’ai toujours pas complètement saisi les règles. Vous pouvez doubler vos mises d’argent dans ce jeu, mais le plus souvent perdre un paquet d’or qui aurait pu vous servir dans votre ascension vers la conquête de Tokyo.
      La map du jeu. Screen issu de la version japonaise. Mais on a testé le jeu en anglais, quand même !
  • Intérêt des tatouages – Finalement, on nous parle de tatouages… Mais que font-ils ? Chaque tatouage permet d’augmenter les capacités « Threat » ou « xxx » dans certains territoires (chaque territoire a des types, comme quartier commercial, quartier résidentiel etc). Une fois en jeu, cela n’a pas l’air d’avoir une incidence considérable. En tout cas, on ne le ressent pas au premier coup d’oeil. 
  • Rejouapabilité – Les parties sont courtes, mais quid de la rejouabilité ? On peut en effet utiliser et s’amuser à voir le dos nu de nos six jolies protagonistes et profiter de leurs unités avec des coûts différents (ces unités servent à proposer des trêves, baisser l’alerte, recruter.. bref faire toutes les actions du jeu)
  • Anglais seulement –Allez, vous vous en doutiez ? C’est déjà une nouvelle sortie sur PS Vita, il ne faut pas trop en demander ! 😉

A part si vous êtes un fan hardcore de tatouages ET de filles ET de Tokyo ET de jeux de stratégies (dans une moindre mesure), vous pourriez essayer un moment ce jeu qui a une incohérence cohérente (oui, oui.) dans son ensemble et qui permet de s’amuser le temps d’une ou deux parties sur plusieurs aspects : stratégie, dextérité (les éléments cliquables sur la map disparaissent rapidement, il faut donc être vif !)… Mais on a très, voire trop vite fait le tour du jeu qu’on ira finalement vite ranger de nouveau dans sa boîte pour jouer à la flopée d’autre jeux qui sont sortis récemment. Dommage pour la PS Vita, mais ce n’est pas encore ce jeu qui provoquera le regain de la console… Médaille de bronze, pour l’effort !

 

Danganronpa V3 Killing Harmony

Danganronpa V3 Killing Harmony

 

Développé par Spike Chunsoft et NIS America. Distribué par Koch Media le 29 Septembre 2017 en France sur Playstation 4 et Playstation Vita. 

 

La Psvita n’est pas morte en France.. pas encore ! Et Koch Media nous le prouve ici avec la sortie tant attendue d’un des opus d’une saga vidéoludique hautement estimée sur les terres nipponnes, il s’agit de Danganronpa V3 Killing Harmony.

Avec un premier opus sorti en 2010 au Japon, suivi d’une adaptation animé comptant à ce jour deux saisons qui reviennent sur les événements de Danganronpa Trigger Happy Havoc et Danganronpa 2 Goodbye Despair, les fans français peuvent se réjouir ! En plus de bénéficier d’un patch de traduction français pour une meilleure immersion,  ce jeu se révèle d’être un petit bijou en matière de divertissement. C’est avec plaisir que je vais vous lister quatre points positifs, et deux points négatifs c’est parti !

 

 

  • Le Design

L’un des points forts de ce jeu est avant tout son chara-design ainsi que son design des décors. Mêlant aspect 3D et 2D à la perfection, le joueur prend plaisir à identifier les différents protagonistes de ce jeu macabre. Bien défini autant par leur look que leur caractère, les créateurs offrent une vraie immersion via des scènes doublées et animés lors d’événements importants au scénario tout en offrant un aspect de mise en scène de théâtre lors de phases d’exploration. Chaque détail dans le paysage, dans les salles de classe sont vraiment mis en valeur autant par les couleurs que par la qualité du trait. Accompagné d’une bande son dynamique, tout est fait pour maintenir l’attention du joueur jusqu’au bout.

 

 

 

 

  • Le Scénario

Mêlant investigation, procès et visual-novel, ce jeu possède un scénario intéressant. Et c’est le cas ici. Les fans de la franchise Danganronpa ne seront pas déçus ni dépaysés. On reprend les ingrédients classiques du genre sous fond d’enquête policière, mystère et humour teenager. La tuerie digne d’un Battle Royal n’est pas nouveau mais à le mérite d’être prenant et intriguant de par la galerie de ses personnages et leur mystère autour de l’enlèvement des lycéens ultimes et les secrets que peuvent cacher nos héros. L’histoire ne cesse de surprendre de par l’inventivité des meurtres, mais aussi du suspense bien dosé. Dès le premier procès nous sommes surpris par le coupable. Novice comme connaisseur tout reprend de zéro avec de nouveaux héros tout aussi attachants que les anciens. On a un bel équilibre entre les personnalités optimistes, les renfermées, les exaltées, les ténébreuses et les illuminées. A l’image de l’inventeuse Miu Iruma, sans conteste l’un des personnages les plus vulgaires jamais vu. Imaginez une nympho-mytho arrogante et égocentrique qui ne s’exprime que par insultes et allusions sexuelles, mais qui n’a en réalité aucun répondant et pleurniche comme une gamine apeurée dès que quelqu’un hausse un peu le ton. On s’attache cependant à la bienveillante et sociable, Kaede la surdouée du piano ou au timide détective Shuichi. Dans un registre plus intriguant, on pourrait citer l’anthropologue masqué Shinguji ainsi que la mystérieuse Maki, la nounou qui n’aime pas les enfants.

  • Une version Française

Oui et je tiens à le surligner en gras ! C’est très jouissif d’avoir enfin un jeu comme celui-ci traduit en français. En plus d’être de bonne facture, cela rend hommage à l’écriture des dialogues qui participe amplement à l’appréciation du jeu. Les vannes fusent, les personnalités sont aussi caricaturales qu’attachantes et on croise les doigts à chaque nouveau chapitre pour que son ou sa petite protégée ne fasse pas les frais d’un meurtre… ou ne commette le crime à son tour. Voir ses favoris mourir les uns après les autres… pour mieux savourer ces moments épiques vaut mieux bien comprendre ce qui se joue. De même il est important de comprendre les enjeux, savoir comparer les indices pour réussir certaines phases de jeu. Pour les fortiches de Shakespeare, on peut garder le patch en anglais et aussi changer le doublage des voix en anglais ou japonais.

 

 

  • Une jouabilité riche…

De par son univers hybride, Danganronpa V3 permet à tout type de joueur de s’y retrouver. Mêlant réflexion, jeux de rapidité, de hasard, d’enquête et choix, on n’a pas le temps de s’ennuyer car il doit rapidement s’adapter en fonction des situations. Bien qu’à chaque procès le schéma recommence, l’histoire permet de bien jongler entre les différents partis pris de jouabilité.  Les bases du procès de classe reposent avant tout sur le débat non-stop, une boucle durant laquelle les protagonistes discutent de la situation en lançant des affirmations qui viennent danser devant l’écran sous forme écrite. Parmi ces répliques, certaines phrases en jaune peuvent représenter un point faible dans l’argumentation (un mensonge ou une erreur) qu’il faut donc réfuter en tirant dessus avec la « ballindice » appropriée, ce mot-valise étant la traduction française de ce qu’on a toujours appelé truth bullet (ou kotodama en japonais). Les phrases en bleu fonctionnent sur le même principe sauf que la ballindice n’est plus utilisée pour contrarier mais pour approuver ce que dit le débatteur. Sur ce schéma de base, Danganronpa V3 ajoute une troisième possibilité : transformer la ballindice en mensonge en pressant longuement la touche de tir. Il faut parfois trahir la confiance des autres pour se sortir d’une impasse dans l’espoir de faire éclater la vérité plus tard.

 

  • mais vite indigeste.

Pour ceux qui ne sont pas habitués à ce type de gameplay, cela peut vite découra

ger par moment et surbooker par le flux d’informations pour le joueur débutant sur la franchise. Retenir toutes les touches et les différentes actions notamment durant le procès qui est riche en « mini jeux » : entre contredire ses camarades dans un discours qui défile à vive allure, retrouver un indice manquant en 20 secondes ou trouver vite la résolution d’un rébus on peut être vite perdu. Autant être familier à ce univers dès le départ ou prendre bien son temps en commençant par le mode facile pour savourer le scénario et mieux s’amuser par la suite une fois la mécanique digéré.

 

  • Un prologue et des phases d’exploration trop longues

Bien que j’apprécie ces moments de pause où on prend le temps de dialoguer avec les différents personnages pour mieux comprendre leurs histories et essayer de résoudre le mystère, on a parfois l’impression de perdre pas mal de temps. De plus pour ceux qui n’aiment pas trop les mini jeux de style casino pour acheter des cadeaux à chacun des personnages afin d’en apprendre plus sur lui ou les longs discours faut mieux être patient. Une partie du plaisir est d’être en total immersion bien que la récolte des indices et les phases d’interrogations soient particulièrement fastidieuses à fur et à mesure qu’on avance dans les chapitres.

 

 

Conclusion

On passe un excellent moment devant ce jeu ! Bien que les fans de la franchise remarqueront que l’opus ne prend aucun risque sur la forme, Danganronpa V3 n’en reste pas moins percutant sur le fond et a fait le nécessaire pour ne pas tomber dans la routine instaurée par ces deux précédents volets. Il ne laisse pas à part les fans de la série  animé en faisant des clins d’oeil à la saison 2 de l’animé sorti au Printemps 2016 tout en choyant aussi les nouveaux adeptes.  On a une audace d’écriture, ou de style de gameplay. La série de Kazutaka Kodaka reste ce mélange unique de folie, de tendresse, de complicité et d’amertume qu’on prend enfin plaisir à savourer en français. Espérons que cette ouverture via NIS AMERICA permettra de continuer sur cette lancée en matière de distribution en France.

Operation Babel : New Tokyo Legacy

Operation Babel

PS VITA. Egalement disponible en dématérialisé sur PC. NIS America. Mages. Sortie le 17 mai 2017 au prix de 39.99€

Le dernier test PS Vita date d’il y a fort longtemps… Il était temps d’y remédier, surtout quand c’est pour aller essayer un jeu NIS (et vous savez ô combien je suis fan de Disgaea). Mais ici, on ne va pas parler de Disgaea, mais d’Operation Babel, un Dungeon RPG qui fait office de séquel à Operation Abyss. Que va donner le New Tokyo Legacy cette fois-ci ? Réponse dans le test 4O: quatre points positifs, et quatre points négatifs sur le jeu ! 

  • Xth a besoin de vous –  Tokyo, quelque part dans le futur. L’unité spéciale Xth a vaincu les ennemis menaçant la planète. Le monde vit en paix.. Jusqu’au jour où (bah oui, vous vous en doutiez, sinon vous ne seriez pas là s’ils n’y avaient pas de vilains méchants !) un astéroïde très étrange de plusieurs milliers de km de long apparaît dans le ciel. Nommé l’Embryo, la Xth Squad (et non la Suicide Squad… ça c’est pour un autre test à venir…) 
  • Pas moche mais… – Le chara-design est tout à fait honnête. De même pour le design des monstres qui propose un bestiaire relativement varié tout au long du jeu. On a une multitude d’environnements au sein du lycée dans lequel se déroule l’intrigue (oui, les héros ne peuvent avoir QUE entre 12 et 19 ans, il faudra faire avec !), mais le jeu prend place à une interface très visual novel sur la partie déplacement/scénaristique. Toute la partie hors combat/donjon est finalement une succession de plans fixes plutôt que de se déplacer dans un environnement quelconque.
L’interface des combats est relativement lisible.
  • Je suis O+ – Operation Babel propose quelques fonctionnalités inédites dans du Dungeon RPG et notamment un système de « mélange de sang » (je ne saurai comment le traduire mieux que cela) qui permet de mélanger les compétences des personnages. Un peu à la façon de l’ADN et de ces gênes qui viendront modifier complètement un héros. Vous pouvez créer vos héros de façon assez poussée, en mélangeant les classes des personnages !
C’est plutôt joli cette sélection des personnages, non ?

  • Le point négatif facile … Vous commencez à me connaître… Voici le point négatif le plus simple de quasiment tous les jeux nous venant du pays du soleil levant. Pas de sous-titres localisés, hormis pour l’anglais ! Ce qui est un peu embêtant sur des titres avec une histoire ayant une part relativement importante ou beaucoup de dialogues. Anglophobes, passez votre chemin !

 

  • … – Pas toujours inspiré ! En effet, les décors sont d’une pauvreté terrible ! On a quelques images fixes pour se replacer dans le contexte et sur les lieux où se déroule l’histoire, mais tout est assez fade, vaste. Rien ne viens nous décoller la rétine comme on a pu le voir sur quelques J-RPG récents (et quand on finit une session de Persona 5 pour aller sur ce jeu, c’est encore plus flagrant…). D’ailleurs même durant les combats, on peut choisir les actions, mais quoi qu’il arrive, nous n’avons jamais d’artworks animés des personnages mais simplement des animations digne des animations par défaut de RPG Maker XP. C’est vraiment dommage avec un chara-design intéressant, on aurait pu avoir un jeu vraiment très beau graphiquement, mais finalement on reste trop sur notre faim.
    C’est beau, mais c’est fixe…
  • Pas accessible – Entre l’anglais, les blood codes à mixer et mélanger pour obtenir le meilleur héros, un système de craft assez poussé, une forte orientation pour le visual novel (il faut savoir que une quête = 10 mn de blabla, un donjon en quelques minutes, 10 minutes de blabla de fin de mission). Au final, même en parlant convenablement anglais, les missions s’éternisent pour assez peu de jeu, et on finit par vite s’en lasser…

 

Operation Babel : New Tokyo Legacy est un Dungeon-RPG intéressant, mais assez compliqué et finalement très redondant. Sa particularité réside principalement dans son originalité au niveau de la création de personnages et du mélange de sang, mais également de son système de craft. Pour le reste, le jeu reste très honnête, mais ne vient pas révolutionner le genre en ponctuant notre expérience de jeu par pleins de détails : visuels fixes, anglais seulement, décors vides… Cela dit, pour les fans du genre, et au vu du peu de jeux sur la PS Vita (RIP Vita :'( ), le jeu peut valoir le détour !

 

Captures d’écran fournies par Koch Media (pas pratique de faire des captures sur Vita :(). Version de test fournie par Koch Media. Merci à eux 🙂

Fate Extella : The Umbral Star

FATE/EXtella : The Umbral Star

Marvelous/PQUBE/Just For Games. Sortie le 20 janvier 2017. Testé sur PS4 et PS Vita (et ouais !)

FATE/EXtella, c’est le nouveau Musou phare au Japon. Juste derrière Pokémon Sun & Moon dans les charts. Le jeu a fait un tabac au pays du Soleil Levant. On va aujourd’hui décrypter porquoi avec le test 4O4. Quatre points positifs, et quatre points négatifs sur le jeu !

  • Dynamique – Le jeu est très dynamique, coloré, et bordélique, et c’est ça qu’on aime dans le genre. La faute au musou vous me direz. Les musou pour ceux qui ne le savent pas, c’est ce genre de jeux qu’on nous sort à toutes les sauces en ce moment : Hyrule Warriors, les One Piece Pirate Warriors, le prochain Fire Emblem Warriors dont on a entendu parlé au Nintendo Direct Fire Emblem d’hier tard soir… Prochaînement aussi Musou Stars qui mélange de nombreux personnages de mangas. Bref, vous avez compris. Ca pète de partout, on court entre toutes les zones de chaque niveau pour ne pas les perdre et survivre encore et toujours à l’envahisseur. Un gameplay vraiment cool !
    En attendant, on va se reposer un peu 🙂
  • Contenu chargé – Histoire principale avec plusieurs héros, side stories pour chaque personnage secondaire, 3 niveaux de difficultés par stage. Non, si y’a bien une chose qu’on ne peut pas reprocher à Fate/Extella, c’est que les dev se sont pas moqués de nous. On a également un gros fan service avec un glossaire et une encyclopédie regroupant tous les items déjà remportés et des emplacements pour ceux pas encore découverts, pareil pour les musiques du jeu, ou bien même les personnages. Pas de doutes, amis perfectionnistes et collectionneurs, vous serez ravis !
  • Durée de vie ZzZz – Je rejoins un peu la partie précédente mais : des tonnes d’histoires principales, des histoires parallèles, des quêtes annexes, différents niveaux de difficulté, un aspect un peu scoring… Vous l’avez compris, vous avez de quoi passer de longues heures devant Fate/Extella.
  • Univers cosmique (cc Sylvain Durif) – Fate/Extella s’ancre dans un univers vaste que vous connaissez peut être déjà si vous appréciez la culture nippone. A l’origine un visual novel sous le nom de Fate/Stay night, la série s’est déclinée aujourd’hui en de nombreux jeux, série animée (Fate/Zero) et mangas ! D’ailleurs, la licence Fate est très appréciée au Japon. A sa sortie Fate/Extella se hissa au top 2 des ventes, derrière l’indétrônable Pokémon Sun&Moon. 
    Tu peux m’ajouter des sorts de communication astrale Sylvain ?

  • Répétitif – C’est un défaut sans en être un puisque c’est un peu la base des Musou. Si vous avez compris le principe du genre de jeu qu’est le Musou vous comprendrez vite pourquoi le gameplay en combat est assez répétitif. Cependant, il reste entraînant puisqu’on pourchasse toujours les assauts lancés dans les différentes zones du niveau etc. Répétitif, mais pas de quoi s’ennuyer tout de même.
    Un sphérier de FFX ! Ah.. non… pas exactement !
  • You’re not my friend, you’re my brother, my friend. – Comme la plupart des jeux Marvelous ou des jeux nippons sortant en France. C’est du VOSTEN. A vos Google Trad ! Surtout que FATE/Extella n’est pas sans rappeler son passé de FATE en tant que light-novel. Il y a BEAUCOUP de texte. A réserver aux plus anglophones d’entres nous ! 
  • QTaggle – Lors des combats, on utilise fréquemment notre jauge Extella pour faire un combo un peu badass qui va dégommer un peu tous les méchants. Il suffit juste de spammer la touche rond « O » sans trop de raisons. Cela prend un temps monstre car il y a toujours une cinématique et que l’attaque se reproduit très fréquemment. J’aurais plutôt fait une animation un peu plus badass lors de l’utilisation de ceci mais pas au point de faire des mini-cinématiques. On a déjà des cinématiques pour les autres transformations toute façon !
    Pouvoir du prisme lunaire, transforme moi !
  • Rule #2 : Double Buy – J’aurais aussi pu le mettre comme un avantage, mais au final c’est plutôt un inconvénient comparé au Playstation All Stars Battle Royale par exemple. Dans FATE/EXtella, il est possible de mettre sa sauvegarde dans le Cloud PlayStation et de récupérer toute sa partie faite sur l’une plateforme sur l’autre. Commencez sur PS4, finissez dans le train et reprenez là sur PS4 en rentrant chez vous le soir. Plutôt cool me diriez vous, au détail près qu’il vous faudra acheter les deux versions du jeu ! 

FATE/EXtella est donc le genre de beat’em’all, ou plus précisément de musou qu’on aime farmer comme des coré… (pas de clichés on a dit). Sans faire dans la dentelle, le jeu nous fournit un contenu vaste et une durée de vie hallucinante. On regrettera quand même le manque de français vu que le jeu a une grande part narrative et que la version Vita n’était pas incluse dans la version PS4 comme cela avait pu se faire sur d’autres titres ! Médaille d’argent !

 

God Eater 2 Rage Burst

God Eater 2 Rage Burst

Bandai Namco, sur PS4 et PS VITA

Version testée : PS4

L’écran de lancement, sublime !

 

– Aragami no Jutsu ! –

On vous avait présenté la série God Eater jeudi dernier, c’est aujourd’hui au tour du tout récent God Eater 2 Rage Burst sur PS4 et Vita d’être sous les feux de la rampe. 

God Eater 2 remet en scène les God Eater, ces personnes choisies pour vaincre les Aragami, de terribles monstres ayant réduit à presque néant la vie sur Terre. Chaque God Eater, muni de son Jinki (ou God Arc), va devoir participer à la guerre contre les Aragami et ainsi assurer la survie de l’espèce humaine. 

Le monstre ne veut même plus qu’on retourne dans le menu, Help !

Le jeu se présente donc comme un Monster Hunter Like avec un hub central où vous seront proposés de nombreuses missions à faire seul ou en multijoueur online (tout l’intérêt du titre repose dans le multi, comme la plupart des Monster Hunter like). Avec une forte présence de RPG au niveau des objets et de l’équipement à gérer, God Eater 2 propose un contenu vaste. Les personnages n’ont cependant pas de niveau, et sont simplement améliorés en leur dégotant toujours de l’équipement plus performant. 

 

– Dans un monde post-apocalyptique où les graphismes ont succombé –

Le moteur graphique de God Eater 2 est assez lourd, et des temps de chargement entre chaque changement de zone se font ressentir. Certes ils sont assez rapides, mais tout de même présent. C’est assez dommage par ailleurs étant donné que les graphismes du jeu ne sont pas époustouflants par rapport à ce que l’on a déjà pu voir sur la PS4 (FFX Remaster HD, The Witcher 3 et j’en passe…). Je pense que le jeu est bien plus joli sur Vita si la fluidité en combat reste identique sur ce support là. 

On appréciera en revanche la possibilité de choisir son avatar à son image, avec un réglage des couleurs RVB pour les cheveux par exemple, laissant vraiment une quantité énorme de possibilités.

On peut clairement faire ressembler un homme à une femme, c’est beau l’égalité.

Autre aberration avec God Eater 2 Rage Burst : Seul le doublage anglais est disponible ? La série qu’on avait vanté pour son excellente musique rock et ses doublages la semaine dernière se retrouve sans son doublage original, bien que cela soit un jeu japonais..?! Etrange choix de la part des développeurs que de ne pas avoir laissé de VOSTFR mais d’avoir imposé un anglais sous titré français. Heureusement, les sous-titres sont de bonne qualité, à quelques petits détails près, mais on ne va pas se plaindre. L’histoire est intéressante et reste compréhensive. On a de quoi vous tenir en haleine pendant plus d’une centaine d’heures sur le jeu.

– Des cadeaux de la part de la SANG –

404, SSS+, voilà, on en parle ?

Vous serez un membre de l’escouade SANG durant la partie. Vos nombreux nouveaux camarades et mentors ne manqueront pas de bons conseils et ne vous laisseront jamais dans la pénombre. Il y aura toujours quelqu’un pour vous dire quoi faire et où vous en êtes dans votre scénario. Même après une longue pause de jeu, on peut donc y retourner sans oublier ce qu’il a pu se passer ni ce que l’on doit faire !

God Eater 2 nous a fait un cadeau de taille ..! Son nom de 2 n’est pas au hasard puisque Rage Burst est en fait la suite du jeu God Eater, sorti en 2010 sur PSP. Ici, le jeu est proposé dans une version remasterisée nommée God Eater Resurrection, à ajouter sur son compte PSN. Vous débloquez ainsi le jeu sur Vita ET PS4, peu importe votre console d’achat, et ça c’est vraiment cool ! Vous pouvez ainsi acheter Rage Burst sur Vita et vous retrouver avec deux jeux Vita et un jeu PS4, le top !

  • Durée de vie quasi infinie
  • Le premier opus : God Eater Resurrection offert à l’achat, et jouable sur PS4 et Vita ! Deux jeux pour le prix d’un ! 
  • Traduction plutôt correcte (même si on trouve quelques couacs)
  • Une ergonomie assez lourde, propre au système à la Monster Hunter : mission, panneau récapitulatif en boucles, inventaire à reremplir etc. Cela prend beaucoup de temps en dehors des phases de jeu !
  • Graphismes sur PS4 digne de la PS3 (en revanche le jeu doit être très beau sur Vita)
  • Pas de voix japonaises ?!

Conclusion :

 

God Eater 2 est un bon Monster Hunter Like avec un scénario assez intéressant, reprenant les grandes lignes de l’animé et du premier opus bien évidemment. On regrettera seulement les petites lacunes techniques du jeu qui auraient pu faire de ce God Eater LE Monster Hunter Like de sa génération ainsi que le doublage originale absent de nos versions européennes, un retrait fait par les développeurs dont on ne saisit pas trop l’intérêt… 

Offrir avec le jeu, quelque soit sa version, le premier opus jouable sur deux consoles différentes est en revanche un atout de taille qu’on se doit de souligner ! Merci Bandai Namco ! Médaille de bronze.

 

Merci à Namco Bandai pour nous avoir fourni une version de test 🙂

[TEST][3DS][PC][VITA] The Binding Of Isaac – (After)(Re)birth

Il est de retour…

 

Sa mère regarde toujours des programmes télévisés chrétiens. Sa mère est toujours possédée par la religion. Sa mère veut toujours le sacrifier pour aller au Paradis. Vous ne rêvez pas, c’est bel et bien le jeu d’Edmund Mc Millen, publié chez Nicalis depuis sa version Rebirth qui est de retour, et pas n’importe où ! C’est sur 3DS que revient cette fois-ci ce jeu indépendant mythique qu’on ne présente plus ! On va donc en profiter pour le tester sur toutes les plates-formes sur lesquels nous le possédons !

Ayant vu la sortie de ce jeu, il est évident que je me suis rué dessus (mon avatar m’aurait-il trahi ?)

Bon, c’est quoi ce jeu alors ? 

Commençons par le commencement : La version 3DS est donc la version Rebirth : cela correspond à la deuxième version du jeu avec des graphismes façon old school par rapport à la première version du jeu sur PC. Il inclus également le DLC Wrath Of The Lamb qui était sortis dans les deux versions. Il n’inclut en revanche pas le dernier DLC datant du 30 octobre 2015 et qui est dénommé « Afterbirth », faute de performances techniques… Dommage ! 

The Binding Of Isaac est un rogue-like. Qu’est ce que cela signifie ? Un rogue-like, c’est un jeu basé sous le système de « Portes,Monstres,Trésors » : Vous êtes donc dans un monde qui est généré aléatoirement à chaque partie, avec différentes salles, différents monstres, différents objets, et vous devrez tuer tous les monstres d’une salle pour récupérer des bonus non négligeables, de l’or et d’autres choses bien sympathiques, et surtout pouvoir accéder aux salles suivantes. 

 

Un screen issu d’Afterbirth, que vous n’aurez jamais sur 3DS. Dommage !

 

Pourquoi faut-il absolument y jouer ?

 

The Binding Of Isaac a marqué l’avènement des jeux indépendants des années 2010’s au sein de la population, suivi par d’excellents jeux comme Spelunky, Minecraft, Rogue Legacy ou plus récemment le nouveau Rocket League. Il est en quelque sorte à l’origine de ce boom vidéoludique pour les jeux indépendants grâce au dématérialisé qui a su prendre de l’ampleur. Avec pas moins de 300 objets, une dizaine de personnages, une vingtaine de niveaux et des tonnes de boss, de salles et de gameplays différents grâce à tous ses objets que le jeu aurait une rejouabilité quasiment illimité. Certains s’affrontent même dans des speedruns endiablés et joue à The Binding Of Isaac tout le temps comme certains joueraient à League Of Legends, Counter-Strike ou leur MMO favori. Vous n’aurez vraiment pas de quoi vous ennuyez au sein de Rebirth. 

On va également faire une mention spéciale à Da
nny Baranowsky, compositeur de la bande originale du jeu, qui est tout simplement parfaite. Je serai prêt à parier que bons nombres de joueurs s’étant frottés au jeu auront téléchargés sans plus attendre la BO afin de l’écouter à tout moment de la journée ! Tantôt calme, tantôt rapide, elle se prête plus qu’à merveille au jeu et colle à toutes les situations, une BO comme on en fait plus de nos jours et qui relève vraiment encore le niveau du jeu !

Faut il vraiment y jouer sur 3DS, alors ?

On est avant tout venu vous parler de la version 3DS dans cet article, et il s’avère malheureusement qu’il s’agit de la moins bonne version des trois consoles… 

Je m’explique : Sur Vita, les déplacements se font à l’aide des deux sticks gauche et droite, les bombes et objets s’utilisent avec les gâchettes arrières et le pouvoir avec le tactile ou bien le tactile arrière, bien pensé et donc pas gênant ! Cependant, sur 3DS, il faut tout d’abord nécessairement posséder une New 3DS puisque le pouvoir s’utilise avec la petite touche après la plus grosse à gauche. Il arrive donc très souvent de presser la grosse gachette gauche, qui a pour effet de déposer une bombe à vos pieds, au moment de vouloir utiliser le pouvoir. Au final, on utilise notre pouvoir tout en se mangeant une bombe au même moment ! Dommage ! Le tactile n’est absolument pas utilisé, ce qui est un peu déroutant venant d’une 3DS.

Aussi, on aurait pu s’attendre à une petite refonte et une petite amélioration graphique grâce à la 3D… Que nenni ! La 3D n’existe tout simplement pas. J’ai d’abord cru à un bug de ma New 3DS XL avant de me rendre à l’évidence qu’il n’y avait pas d’option 3D du tout sur le jeu, ce qui est bien dommage quand on voit la réalisation des salles du jeu, il aurait sans doute été possible de rendre la salle en profondeur par rapport au mur sans trop de soucis. 

En revanche, on a une ergonomie bien pensé sur les deux écrans, avec le jeu sur l’écran du haut, et la carte en dessous avec les pouvoirs et autres éléments de l’HUD. C’est donc bien vu de la part de Nicalis : le joueur n’est plus gêné par l’HUD et profite du jeu à 200% ! Seul hic, la barre de vie reste en bas à gauche de l’écran du haut. Elle aurait pu elle aussi aller dans le HUD avec tout le reste, et on ne sait pas vraiment pourquoi celle-ci est restée là toute seule.

 

  • L’excellentissime bande-son signée Danny Baranowsky
  • Les graphismes adorables !
  • Le gameplay et le contenu à plus que foison !
  • Mise à jour annuelle énormissime sur PC « Rebirth » en 2014, « Afterbirth » en 2015 !
  • La dernière extension : « Afterbirth » ne verra jamais le jour sur 3DS et Vita
  • Ergonomie du gameplay 3DS perfectible
  • Fonctionnalités 3DS absentes : 3D, tactile ?!

Conclusion :

The Binding Of Isaac, qu’il soit dans sa version Afterbirth ou Rebirth est un incontournable dans le domaine du jeu vidéo. Avec une version PC irréprochable et plus que complète, on ne peut que lui mettre une médaille de diamant tant le jeu est réussi en tout point. 

Nous nous limiterons en revanche à une médaille d’or pour les versions 3DS et Vita. Ayant le mérite de rendre le jeu, dans sa version Rebirth, portatif et jouable n’importe où, il apporte quelques soucis d’ergonomie au niveau du gameplay. Le portage a été fait sans être non plus très approfondi. Porter un jeu sans fonctionnalités ni tactile ni 3D sur une 3DS ? C’est comme jouer à un jeu Wii sans Wiimote, un peu déroutant ! On perd toute la particularité qu’offre l’hardware :vraiment dommage !

[CRITIQUE][MULTIPLATEFORMES] Child Of Light

Bonjour à tous ! Je vais vous présenter aujourd’hui un petit jeu assez particulier venant pourtant d’un grand studio ! Ubisoft !
Ubisoft a mobilisé une petite équipe : selon les Lums qui me soufflent à l’oreille, il s’agirait d’une partie de la team qui travaillait sur les Rayman Origins/Legends. Le moteur graphique utilisé est d’ailleurs le même : L’UbiArt Framework !

L’enfant de la lumière ? Tu peux m’en dire plus ?

Child of Light se revendique jeu indé malgré son studio d’origine, du fait que le jeu soit destiné à un public plus précis et ne soit pas un AAA comme les autres jeux Ubi à proprement parler. Pourtant, il ne fait vraiment pas pâle mine à côté, et a été une réussite commerciale.

Dans cette superbe aventure, vous allez incarner Aurora, princesse d’Autriche. À l’origine, l’histoire se déroule en 1895. Cependant, Aurora sera victime d’une maladie qui va l’endormir pendant très longtemps. En se réveillant, elle se retrouve dans le monde mythique de Lémuria, dont le soleil, la lune et les étoiles ont été volés par la Reine Noire. Elle tâchera de récupérer les astres et revenir dans son monde d’origine pour retrouver son père, accompagnée de son amie et acolyte la luciole Igniculus, et de nombreux nouveaux amis que vous rencontrerez en chemin (allant de la souris au golem de pierre, en passant par un clown et un ange…). Tous les dialogues du jeu sont rédigés en rimes, l’histoire tient la route, bref une prouesse de ce point de vue là pour faire rimer tous les dialogues, ce qui rend le jeu très poétique, collant bien avec l’univers graphique qui en ressort…

Les graphismes

Parlons-en justement de cet univers graphique ! Le rendu de l’UbiArt Framework est irréprochable. Les tableaux dans lesquels nous pourrons nous déplacer sont 100% dessinés main, ce qui donne un côté chaleureux au jeu avec ces coups de crayons et ces couleurs pastels reposantes, qui collent encore une fois, très bien à cet univers, cette ambiance qui se veut féérique, et qui est là pour nous transporter. On peut seulement faire un petit reproche au bestiaire qui se veut très similaire…

Durant tout le jeu on croisera un peu toujours les mêmes monstres, en version de feu, d’eau, de foudre, changeant ainsi leurs caractéristiques… Il y aurait eu tellement plus de monstres différents qui auraient pu être incorporés dans ce monde quand on voit la diversité des héros jouables ! (Un clown, un monstre géant, une souris, etc.. je vais pas tout spoiler)

Le gameplay

Au niveau du gameplay, on a affaire à un RPG au tour par tour, très classique, comme on en ne fait plus. Au premier abord, je pourrais dire que le systeme de combat se rapproche de celui du dernier South Park (pour le tour par tour), mais si on souhaite remonter plus dans le temps, les combats utilisent un système qui est connu par de nombreux amateurs de RPG, jouant sur une timeline d’action. Chaque personnage est sur une barre et avance, ils peuvent jouer une fois arrivés au bout, sachant qu’il est possible de faire avancer plus vite/faire reculer sur cette barre, ou ralentir la progression de vos ennemis… Oui, vous reconnaissez ici le système du très grandiose.. GRANDIA !

Concernant le côté RPG, les caractéristiques s’augmentent toutes seules, mais il est possible de récupérer des objets pour booster à vie certaines caractéristiques sur nos personnages, permettant ainsi de les personnaliser un peu plus ! On a aussi la présence d’ »Oculi », des sortes de petites gemmes à combiner entre elles afin de les rendre plus puissantes et de les équiper à tous nos personnages.

Un autre point important du gameplay, c’est la luciole Igniculus ! Hors combat, elle pourra vous ouvrir des portes, récuperer des trésors pour vous qui vous sont innaccessibles… Mais elle est aussi utile en combat ! Elle peut récuperer dans le décor des orbes, afin qu’elle brille si l’on appuie sur L, permettant de ralentir les ennemis en combat, ou nous soigner si l’on active cette touche avec Igniculus au dessus de l’un de nos personnages, et croyez moi, vous allez vraiment en avoir besoin et vous ne pouvez pas négliger votre petite luciole de poche !

Pensez en revanche à désactiver le pavé tactile arrière, sinon Igniculus est dirigeable avec celui-ci, mais très souvent en tenant la Vita, vous allez le toucher et bouger Igniculus en activant son pouvoir lumineux quand cela n’est pas désiré…

L’histoire et le gameplay se basent très souvent sur cet effet d’ombre et lumière, où il faut éclairer certaines zones pour accéder à de nouvelles choses etc. (D’où le nom, vous me direz !)

Le contenu

Pas mal de quêtes annexes, une quête principale qui peut se rusher en un peu moins de 10h, des trophées pas vraiment compliqués que vous obtiendrez durant tout le jeu… Vous aurez tout de même de quoi faire dans cette splendide histoire poétique !

Le gros bonus selon moi : La bande son ! Maintes fois récompensées, celle-ci a été entièrement composée par l’artiste canadienne bien connu chez nous aussi : Coeur de Pirate ! Les morceaux au piano qui accompagneront vos déplacements, vos combats, sont juste sublimes, et ces récompenses obtenues sont justifiées ! Il y a fort à parier que vous vous rappelerez de la BO du jeu d’ailleurs une fois terminé, et que vous irez vous procurer l’album pour l’écouter au milieu de tous vos tubes de l’année, car elles en valent le coup ! La bande son dans ce jeu est vraiment + qu’une bande son mais un chef d’oeuvre musical à lui tout seul !

 

+

  • Les graphismes « homemade ».
  • La bande son, un chef-d’oeuvre de Coeur de Pirate.
  • Le système de combat de Grandia, très bien exploité.
  • L’utilisation d’Igniculus, très bien pensée.
  • Bestiaire peut-être un peu léger et redondant…

Conclusion

Accompagné d’une bande son écrite de la plume de la célèbre Coeur de Pirate, Child Of Light se veut poétique et beau. Les graphismes faits main et l’ambiance générale vous emporteront assez loin pour ne pas décrocher le jeu tant que vous n’aurez pas tout terminé ! Le RPG est lui aussi tout à fait honorable, avec une difficulté raisonnable mais pas évidente, obligeant à utiliser correctement tous les mécanismes du jeu si vous souhaitez vous en sortir sans trop de soucis !). Médaille d’or pour Child Of Light !

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