Twin Mirror – spoilers

Bonjour/Bonsoir ! Dontnod a créé la saga de ma vie : Life is Strange. Je vous donc un amour incommensurable pour ce studio, et pourtant.. J’ai été déçue comme jaja par Twin Mirror que j’attendais avec impatience. Déjà car le jeu est très court : environ 5heures et aussi car il ne m’a laissé aucun souvenir fort. L’histoire est cousue de fil blanc, seule la présence du double est intéressante mais sous-exploitée. Je pense que le jeu aurait gagné à s’étendre dans le temps pour développer les relations.

 

  • C’est joli et il y a une variété dans les corps Quand on regarde le travail des textures dans le premier opus de Life is strange ce n’est pas très beau, ainsi dans Twin Mirors il y a eu un véritable travail de lumière et dans la création du Mind palace qui vaut le coup d’œil. Jusque là les corps de Dontnod étaient assez sociétal : minces et beaux (sauf pour Alicia dans LIS mais c’est une seule PNJ), ici on retrouve une variété dans les carnations avec une femme noire en personnage secondaire important, une petite fille non genrée par ses vêtements et des corps aux formes variées.

 

  • Le principe du palais mental est intéressant – Le palais mental est une forme d’organisation de ses pensées et souvenirs. Chaque personne en a une représentation différente, si je prends l’exemple de l’excellente série Sherlock – ce dernier visualise les mots comme une recherche internet, une de ses ennemis lui vois une salle des archives etc.. Ici Sam visualise un chemin qui part dans le ciel avec un souvenir représenté à chaque nuage. Lors de ses réflexions, des hypothèses se matérialisent, ces projections sont en forme de prisme bleu polaire. Mais ce palais peut aussi se transformer en labyrinthe avec ses craintes – qui n’est pas sans rappeler la scène des dortoirs quand Max cauchemarde.

 

  • Les personnages peu attachants – Nous incarnons donc Sam qui est un peu un le cliché du mâle cis blanc hétéro. Peu d’empathie (aucune réaction ou presque quand il retrouve son ancien collègue mort), peu de considération pour les personnes qui l’entourent, très concentré sur lui. C’est une personne qui n’a rien d’extraordinaire dans sa personnalité, son double a bien plus de caractère. Globalement les autres personnages ne sont pas assez développés pour qu’on s’y attache, et j’ai presque envie de dire que leur physique réaliste ne les distinguent pas des autres PNJ des jeux sur le marché, du coup ils passent à la trappe.
    Nobody cares about you Sam !
  • Un gameplay foireux – Je suis une noob ok, mais une noob qui a fait les 2 The last of us. Donc courir et esquiver je connais un peu les bails (t’as vu ? pardon je n’ai plus 15 ans). Alors quand on me dis de courir je cours mais quand les joysticks ne répondent pas forcément on se plante. Vraiment Dontnod ne faites pas de jeux d’action, vous ne savez pas faire. De plus, il faut parfois chercher des indices, c’est extrêmement mal fait ! Pas d’indication sur le nombre d’indices à trouver, ou de répertoire pour observer ceux récoltés. Le fait de devoir être dans un certain angle pour interagir avec les indices c’est si pénible..
    Regarder la vidéo liée à l’image à partir de 3:18 pour comprendre
  • Des conséquences peu visibles – Trop souvent, peu importe la réponse choisie lors d’un dialogue, la personne en face va quasiment répondre la même chose. Ou bien si vous avez été désagréable ou agréable avec un PNJ cela ne changera rien à son comportement quand vous lea reverrez. Les conséquences visibles sont surtout celles au moment de la scène finale et un peu avant lors du choix par rapport à votre double. C’est dommage. 

Sea of solitude


 

Bonjour/Bonsoir ! Sea of solitude (La mer de solitude) est un jeu indépendant sorti l’année dernière et imaginée par une conceptrice : Cornelia Geppert (qui travaille d’ailleurs  sur un autre jeu en ce moment même !) ! Je me plaignais du manque de femmes dans le milieu du Jeu Vidéo dans cet article. Quelle n’a pas été ma surprise au lancement du jeu de voir qui l’avait développé !
Sea of solitude est un petit jeu (environ 3/4 heures) avec un visuel aussi fort que les thèmes abordés. Accessible à tous les niveaux (publics avertis sur les thèmes abordés).

 

  • Des thèmes forts abordés Vous l’aurez compris dans son titre, Sea of Solitude parle de solitude, de dépression. D’une jeune femme qui, perdue dans l’océan de la vie, va affronter ses démons pour remonter à la surface.
  • Dialogues, compréhension, diversion, analyse, écoute de soi, sont des éléments nécessaires pour s’en sortir. Attention, les conseils donnés ne sont pas forcément à vous appliquer si vous êtes sujet à la dépression, comme le souligne la créatrice au début du jeu.
  • Cependant ce ne sont pas les seuls thèmes abordés. Le harcèlement scolaire, la bipolarité, l’aveuglement amoureux, le manque d’écoute, le syndrome de l’infirmière, le besoin de temps pour soit, la question des enfants… Ces différents éléments sont abordés, non pas par notre protagoniste, mais par son entourage : ses parents, son petit frère, son amoureux.
  • C’est un voyage parfois heureux, parfois douloureux, qui est mis en scène à travers des souvenirs, des prises de consciences.

 

  • Tout est dans la couleur et son absence Au premier abord, Sea of solitude est un jeu très coloré. Ne nous y trompons pas la couleur est présente et a toute son importance.
  • Les visuels sont simples, efficaces la palette de couleurs utilisées étant dans les tons d’une île paradisiaque. Ils représentent l’objectif à atteindre, le soleil, la bonne humeur,… Pour contraster avec ceux de la dépression : noir, gris, des yeux rouges (dus aux pleurs) et la pluie. Un code couleur simple, efficace sans être trop sombre pour que la personne derrière la manette ne tombe pas elle-même en dépression.

  • Un  gameplay qui manque un peu d’explications  Certains jeux se passent d’explications, tout est assez instinctif (What reminds of Edith Finch). Sea of solitude donne quelques indications sous forme de tutoriels simples mais parfois une aide aurait été la bienvenue. Dans le chapitre sur le harcèlement c’est le tâtonnement total pour vaincre ses adversaires. On notera aussi la caméra parfois maladroite avec des angles inattendus empêchant de se déplacer correctement. Cela étant, le jeu est très bien développé et je titille.

PS : vous remarquerez que les initiales du jeu font SOS ? Coïncidence ? Je ne crois pas…

 

The Last Of Us : Part II – Test Sandwich


PS : Vous pouvez voir l’avis de Zora sur The Last Of Us II ici, mais je ne pouvais pas me retenir d’écrire également sur le jeu. Voici donc un second point de vue sur le titre !

 

Garanti sans spoil

En une phrase : 

Un chef-d’oeuvre absolument bouleversant, en avance sur les sujets de société, aussi bien sur le fond que sur la forme.

En bref :

  • L’accessibilité du jeu pour les personnes en situation de handicap, les AAA devrait tous être comme cela à partir de maintenant… 
  • Le gameplay se montre un peu répétitif par moment
  • Un ou deux bugs d’affichage liés à la localisation
  • Le doublage français et le jeu d’acteur sont d’une justesse rarement atteinte. 
  • Inclusif, c’est le mot pour ce jeu : il montre de par ses choix politiques l’évolution de la société vers un monde meilleur. Il élève les joueurs.
  • Malheureusement le bashing et les attaques personnelles subies par les développeurs montre qu’une partie des joueurs n’est pas prête et que le “monde de demain” va encore attendre longtemps.  
  • L’attente pour le troisième volet va être terrible… 
  • Une technique incroyable : le jeu est magnifique et donne un aperçu de ce que les jeux de la prochaine génération vont donner

En quelques lignes:

Il s’agit pour moi d’une oeuvre majeure pour la reconnaissance culturelle du Jeu Vidéo. Oui le jeu est splendide, le gameplay de grande qualité, le scénario et la mise en scène exceptionnels, mais il m’a surpris encore plus par son accessibilité aux personnes atteintes de handicap (ça ne se limite pas à un mode pour les daltoniens comme d’autres jeux, cela va bien au-delà) et par son inclusivité. Si vous faite partie des personnes à l’esprit étriqué, vous risquez soit de vous rendre compte de votre bêtise (dans le meilleur des cas), soit de critiquer le jeu en vous attaquant aux choses qui ne cadrent pas avec vos idées cloisonnées Oeuvre magistrale pour la Culture, qui montre que l’on peut faire évoluer nos sociétés grâce au jeu vidéo qui devient un levier pour faire changer les regards sur les minorités (entre autres). J’espère que Last of Us éveillera des consciences.    

The Last of Us – Partie 2 // Les chroniques d’une Noob


 

Bonjour/Bonsoir ! Il y a quelques semaines je terminai dans la sueur The Last of Us – part 1.
Il ne m’a pas fallu longtemps pour convaincre un ami (coucou Morue !) de me prêter son exemplaire de The Last of Us – part 2..

Comme pour le précédent article, l’idée ici n’est pas de parler de l’histoire mais, de l’expérience pendant le périple de The Last of Us – part 2. Toujours en mode « facile », toujours dans la sueur et les larmes.

 

 

Un mode « facile » ou « super facile » ?

Dans le premier The Last of us, un mode facile était disponible. Ici il y a un mode « super facile ». Encore mieux : vous pouvez customiser les paramètres pour que votre coéquipier élimine le plus d’ennemis que possible. Ainsi, vous pourrez vous concentrer au maximum sur la découverte de l’univers et de l’histoire.

The Last of Us – part 2 vous permet de changer de mode avant un combat si certains vous paraissent trop difficiles. Cela dit, après le premier je peux dire que la difficulté est sensiblement la même. Il y a quelques boss très (très) stressants, et des nouvelles formes d’infectés vraiment désagréables. Vous survivrez et, vous recommencerez.

Un gameplay (un peu) différent

Ramper, esquiver, se glisser et sauter ! Voici les principaux changements de gameplay de The Last of Us – part 2. Minimes et pourtant extrêmement importants pour certaines actions et parties du jeu où il faudra enchaîner ces mouvements pour survivre.

Qu’on se rassure, le jeu est bourré de minis tutoriels. Certains arrivent un peu tardivement par contre mais, rien n’est impossible !

Le jeu apporte également beaucoup plus de minis « énigmes », moments où il faut réfléchir et pas juste foncer en ligne droite et défoncer tout le monde. Les moments où l’on peut se balader offrent le temps d’apprécier le splendide design du jeu.

Une expérience…. accessible ?

Au final, The Last of Us – part 2 reste une expérience intense, avec peu de répit et beaucoup de gestion du stress. Bien plus que dans le premier.

Je tiens également à préciser que ce jeu est bien plus violent physiquement et mentalement. Ellie a une rage en elle incroyablement forte, il est parfois difficile de regarder les décisions qu’elle prend car en tant que joueuse-eur on ne peut qu’être spectatrice-eur.

Desperados III


Le cowboy qui est en vous va pouvoir resurgir au travers du jeu Desperados 3 ! Voici un test sandwich pour vous !

En une phrase : 

Un genre de jeu sous représenté, qui obtient l’un des meilleurs ambassadeurs.  

En bref :

  • Des commandes bien pensées sur console …  
  • …Mais il faudra un temps d’adaptation.
  • Des personnages un peu trop caricaturaux dans leur compétences et caractères 
  • Les cinématiques en 16/9 qui renforcent l’ambiance
  • Une grande rejouabilité pour essayer d’appréhender les situations de différentes manières
  • Dommage que le fond historique soit moins prégnant que dans son prédecesseur (Shadow Tactics)
  • Le doublage des voix en français absent et des sous-titrages un peu petits. 
  • La difficulté du jeu paramétrable qui simplifie l’accès au jeu pour les novices du genre. 

En quelques lignes:

Desperados III, fait partie d’un genre sous exploité : l’infiltration tactique en temps réel. Après avoir redécouvert le style avec Shadow Tactics : Blade of the Shogun  (et de la plus belle des manières) j’attendais avec impatience ce titre. J’ai parfois l’impression de jouer avec un skin ( un jeu similaire dans un autre univers) mais ce n’est pas le cas. Pleins de petites améliorations sont présentes et font de Desperados 3 un jeu plus accessible. Même si l’univers du Far-West me parle moins que le Japon féodal de Shadow Tactics, le jeu est très plaisant. C’est même un must-have pour ce type de jeu : de beaux graphismes, une bande son soignée, un scénario qui tient la route (et qui permet de ne pas tomber dans la simple succession de missions), un gameplay efficace (même si tout n’est pas instinctif). Un bon investissement pour les fans du genre, qui n’ont pas peur de relever le défi de la difficulté.

The Last of Us – Partie 1 // Les chroniques d’une Noob


 

Bonjour/Bonsoir ! Il y a 7 ans sortait un jeu révolutionnaire : The last of Us.
2013, un virus attaque les humains qui deviennent des créatures folles de chair humaine appelées « claqueur ». Un monstre dont la tête ressemble à une tête de champignon (genre Amanite tue-mouche qui a mal fini).

On incarne Joel, 20 ans plus tard, qui survit grâce au trafic d’armes dans un monde envahit par la nature, sous une politique très rude : il ne s’agit plus de vivre mais de survivre. Dans un concours de circonstances il va devoir emmener une jeune adolescente hors de la ville : Ellie.

L’idée de cet article n’est pas de vous parler du scénario ou de la beauté du jeu (vous le savez déjà), mais plus de son accessibilité pour les plus novices d’entre nous. 

Chroniques d’une Noob ?

Je joue depuis quelques années, depuis 2015 précisément. J’ai commencé avec Beyond two souls, Heavy Rain, Life is strange, Brothers, The walking dead,… Des jeux principalement à base de QTE. Donc relativement accessible quand il s’agit de prendre une manette dans ses mains la première fois (les soirées jeux de combat mises à part).

Quand j’ai découvert The last of us, j’avais très envie d’y jouer (le scénario, le graphisme, les personnages) mais, en tant que Noob, je ne me sentais pas capable. Alors j’ai regardé mon compagnon y jouer, avide, comme si j’étais Ellie avec Joel à lui dire : Attention à droite ! Tu as vu cet item là ? Bien joué ! Etc.

Et puis. 7 ans plus tard. The last of us part 2 est là. Et je me dis : Merde, j’ai envie de le faire. Impossible sans avoir fait le 1 jeune geek me dit-on ! Alors, c’est parti.

The last of us… en facile (?).

Ce qui m’a principalement motivé c’est le choix de la difficulté. Normal/Difficile/Survivant et : Facile. Ah ! Et bien voilà un mode qui semble accessible aux Noob !
Vraiment ? Alors, les rageux rageront, faire un jeu en facile c’est quand même faire le jeu et ça ne change RIEN au scénario – c’est ce qui nous intéresse dans ce cas présent.

Alors je me suis lancée en mode « The last of us : facile ». Oui je mets des guillemets. Parole de noob il faut savoir à minima jouer des joysticks sinon. C’est. La. Merde.

The last Of Us n’est vraiment pas le jeu par lequel commencer si vous n’avez jamais touché une manette de votre vie. Courir, se cacher, viser, tirer, crafter,… Cela demande un peu de technique et d’habitude.
D’autant que le jeu est stressant, vous risquez de perdre vos moyens, devoir recommencer encore et encore et encore (ce qui n’est pas un problème en soit mais cela peut décourager à la longue) les mêmes combats/passages compliqués. D’autant que la sauvegarde est automatique, certains passages doivent être fait en one shot sinon : il faut recommencer depuis le début !

Facile, facile, pas si facile ! Moins d’ennemis c’est sûr, les « boss » sont plus faciles à éliminer, les balles vous atteignent moins, il n’empêche que les mécaniques et comportements à adapter pour s’en sortir sont les mêmes ! Et bon sang, J’ÉTAIS PAS BIEN DES FOIS. Avant de dormir une petite augmentation de votre rythme cardiaque c’est pas l’idée du siècle.

                                          Coucou !

Le suspens est à son comble, tu as réussi ?

Avant toute chose je tiens à remercier mon équipe de soutien : ma cardiologue, mon alèse sur mon canapé pour retenir la sueur, mes chats pour me rassurer ou au contraire vouloir me faire peur aux pires moments, le chocolat pour me détendre et mes voisins pour n’avoir rien dit quand je hurlais.

J’ai failli faire comme dans « Qui veut gagner des millions » et appeler un ami. J’ai tenu bon. J’ai refait certaines scènes 5,6, 7 fois ? C’est la première fois que je m’acharne autant sur un jeu qui me stresse autant. L’enjeu est tellement bon, The Last of Us aura réussi à me rendre plus persévérante !

                      Moi 90% du temps.

Alors oui. J’ai réussi. Je suis passée par une palette d’émotions impressionnante : stress, tristesse, joie, peur, rires, soulagement.

Au début de The last of Us, je me suis dis : il est possible que je le refasse dans une difficulté plus importante. Je ne suis pas si sûre, enfin pas tout de suite. C’est un jeu où l’immersion est si intense qu’il sera compliqué de le recommencer dans la foulée, il faut le digérer.

Il n’est pas impossible, loin de là, il faut juste avoir du temps et gérer son stress en plus de la manette.

Quelques conseils de noob à noob

Si vraiment c’est la première fois que vous prenez une manette en main je vous conseille ces jeux pour une découverte en douceur (et sans stress).

Pour s’habituer à l’utilisation des joysticks : Journey, Flower, sont des jeux narratifs très doux, aucun stress ! Après vous pourrez essayer Unravel, toujours dans un univers très doux avec l’utilisation des gâchettes en plus !

Pour les QTE (appuyer sur rond/carre/croix/triangle au bon moment) c’est par ici : soit un jeu de Quantic Dream : Beyond two souls, Detroit, Heavy Rain – qui ont également des modes faciles, avec quelques phases d’actions et un scénario du tonnerre, soit les premiers épisodes de The Walking Dead / The Wolf among us – qui ne se base que sur des QTE.

Si vous maîtrisez les 2 pouces comme ça , alors voici de quoi vous entraîner pour devenir un as du dégaingae et du fameux head shot : la série des Uncharted (même studio que The last of Us), possède beaucoup de passages avec des vagues d’ennemis ce qui permet de découvrir différentes armes et apprendre à viser.

Enfin, pour un premier RPG/aventure : Brothers : a tale of two sons, pas de tir mais une besoin de synchronisation bien utile ! Ou Rime, un jeu indépendant assez court où il faut courir/se cacher/esquiver… pour la partie action. Et une histoire touchante en bonus !

Voilà, vous serez un peu plus paré-e pour vaincre claqueurs, infectés et autres dingos !

Final Fantasy VII Remake


En une phrase : 

Si tous les remakes pouvaient être comme ça… (Par contre, vite la suite !)

En bref :

  • Doublage intégral, avec les voix Françaises…
  • Mais avec quelques personnages et moments surjoués et caricaturaux.
  • Qu’une seule partie du jeu original, et on ne sait pas quand la suite arrivera …
  • Quel plaisir de retrouver cet univers, ces personnages et de façon approfondie.
  • Une technique et une réalisation absolument sublime…
  • … Qui pousse la PS4 dans ses retranchements
  • Des quêtes secondaires qui cassent un peu le rythme du jeu
  • La quête principale mise en valeur par des cinématiques à couper le souffle.

L’avis:

Je me suis fait l’original (jadis) et j’avais quelques appréhensions pour ce remake. En effet je craignait que le jeu soit trop identique ou trop éloigné. Il est en fait un juste équilibre de cela : une réécriture du gameplay et un renforcement du scénario par sa mise en scène, triple A. On en prend plein les yeux, les émotions sont transmises, comme devant le film Final Fantasy VII : Advent Children. Sephiroth, l’un des méchants les plus charismatique de l’histoire du jeu vidéo, est transcendé dans cet épisode. Tous les personnages que l’on croyait connaître par coeur  prennent  de l’ampleur. Seules deux petites choses m’ont dérangé durant mon périple. Premièrement, les temps de chargement déguisés, qui font que le personnage contrôlé devient lourd et lent, suivi d’une petite latence avant le lancement de la cinématique, ce qui nous fait malheureusement décrocher un peu du jeu. Aucun doute que cette lacune disparaîtra sur la prochaine génération de console. Ensuite, l’autre point un peu embêtant (pour moi qui ai fait l’original) c’est que l’histoire est tronquée en plusieurs parties (même si cette partie se suffit à elle même). Ne pas avoir d’information, de date de sortie, de savoir en  combien de partie l’histoire sera découpée, si le jeu sera compatible sur la PS5 (sans devoir repasser à la caisse)  pour se le refaire avant l’arrivé de la suite. Mise à part cela, je suis totalement conquis par ce remake et vous le recommande. J’attends la suite de l’histoire avec impatience. 

Persona 5 : Royal


En une phrase : 

Ne passez pas à côté, c’est LE J-RPG de la 7ème génération de console. 

En bref :

  • La traduction française de qualité…
  • …Mais qu’il a fallu attendre très longtemps.
  • Plus d’un an.. pour au final débarquer en même temps que FF7R ! 
  • Les musiques sublimes qui renforcent l’univers.

  • La maturité des thèmes abordés dans le jeu…
  • D’ailleurs, certains pourraient peut-être vous affecter directement…
  • L’ultra sexualisation de certains personnages…
  • Mais cela est dû à la culture japonaise, cela sert à renforcer l’univers et les dérives malsaines de certains personnages.

En quelques lignes:

Persona 5 Royal est un J-RPG à part, en effet les jeux de rôles nous font en général vivre des aventures, souvent teintées d’ Heroic-Fantasy ou de Science-Fiction mais là, c’est dans un univers ancré dans une certaine réalité. Vous allez incarner des étudiants dans un Tokyo fantasmé, à la façon d’un manga. Le rythme du jeu et sa réalisation sont extrêmements dynamiques (visuellement, artistiquement et scénaristiquement). Je suis pas novice en J-RPG mais là, j’ai été totalement dépaysé, déconcerté par les propos du jeu, qui sont matures, alors qu’on joue des jeunes une fois de plus (comme dans la plupart des J-RPG). Bref, foncez c’est LE J-RPG de cette génération de console. J’espère qu’il traduiront leur futures sorties plus rapidement. 

 

 

Samurai Shodown

La découverte

J’ai découvert, comme beaucoup, les jeux de combat en jouant à Street Fighter II sur Super Nintendo (SNES) mais le premier jeu qui m’a fait mettre une piécette (en franc), était un jeu de combat du studio SNK : World Heroes Perfect 2. Il avait un casting (où roster : ensemble des personnages jouables) complètement fou, bien loin de ce à quoi j’avais pu jouer jusqu’à présent.

Quelques mois plus tard, une nouvelle borne débarque dans un café miteux avec un jeu – le Jeu – qui m’a fait dépenser plein d’argent : Samurai Shodown, un jeu dont je n’en avais alors jamais entendu parler.

Pour se remettre dans le contexte : Internet n’existait pas, on avait certes des magazines qui parlaient d’une nouvelle console : la Neo Geo. Elle faisait tourner plein de jeux auxquels j’avais joué en arcade : Samurai Shodown 2, mon Graal, était arrivé en France dans les salons. Malheureusement, son prix prohibitif et ses jeux au prix hallucinant de 1600 Fr en moyenne (si on convertit en tenant compte des salaires actuels, le jeu aurait aujourd’hui une valeur de près de 350€, soit le prix d’une console pour un seul jeu), inaccessible pour nombre d’entre nous. J’ai eu accès à la Neo Geo par un copain et j’y ai passé des heures, à la sortie de chaque jeu de la série.

 

Le manque d’ouverture culturelle de la France de la fin du siècle dernier 

ll faut savoir que, dans les années 90 (avant l’ère Internet), nous ne savions pas grand-chose de la culture des autres pays, car peu représentées dans la société de l’époque et notamment la culture japonaise. Nos parents voyaient cette culture d’un très mauvais oeil. Pour ceux qui n’auraient pas suivi : certains ont même tenté de faire arrêter la diffusion de Dragon Ball Z, entre autres.  

C’est par le jeu vidéo notamment Sonic, Mario et le Club Dorothée que se forgeait en nous nous l’image de la culture japonaise, pas l’once d’un Miyazaki à l’horizon et peu de mangas accessibles en librairie. 

C’est donc cette série, avec les Last Blade (autres jeux de combat du studio SNK), qui ont forgé dans mon esprit l’image du Japon féodal teinté de fantasy.

 

L’arrivée de l’internet a ouvert l’accès aux autres cultures

Vers la fin des années 90 et début 2000, Internet se démocratise et l’accès à la culture japonaise est devenu beaucoup plus simple d’accès (film, manga, jeux vidéo…). Les débuts d’internet, c’est un peu n’importe quoi : on ne se rend compte de rien (et surtout pas de l’illégalité). On télécharge des émulateurs qui donnent, évidemment,  accès à tous les jeux Neo Geo. Comment résister à l’envie de replonger dans la série des Samurai Shodown ? Je découvre alors les nouveaux épisodes IV et V. Les années finissent par passer, on devient des adultes responsables, nos priorités changent, la série s’essaie à la 3D et je finis par la délaisser un peu. 

La nostalgeek attitude

Il y a  3 ou 4 ans environ, la mode des mini consoles apparaît (des consoles pour les vieux geeks nostalgiques). On m’offre la version de ma première console : la Super Nintendo Mini. Quel plaisir de rejouer à F-Zero, Super Mario, Yoshi‘s Island… ! Quelque temps plus tard, la Neo Geo Mini est annoncée. Je continuais à jouer au jeux de combat surtout en 2D sur des machines plus récentes mais la flamme nostalgeek de la mode des mini consoles me laissait entrevoir une Neo Geo enfin abordable. Comble de la chance, on me l’a offerte et j’ai eu une fois de plus l’occasion de retomber dans les Samurai Shodown, les Last Blade, les King Of Fighter et autres… Quel plaisir, après avoir rejoué au jeux Super Nintendo, de me relancer avec la Rolls-Royce des jeux de combats. 

 

En 2018 Internet est bien là et j’apprend qu’un nouveau Samurai Shodown va sortir fin 2019 sur PS4 et XBOX One. Une fois le jeu sorti, il me fait de l’oeil mais une version Switch est annoncée plus pour plus tard, je me dit que le côté portable de la machine sera top pour ce jeu. J’ai donc passé mon tour pour les versions des firmes Sony et Microsoft : j’attendais la version pour ma nouvelle console de chez Nintendo. La boucle de ma jeunesse s

era enfin bouclée : je jouerai à Samurai Shodown sur une Nintendo, constructeur de ma première console . 

 

2019/2020 bon cru pour le remake?

La première chose qui saute aux yeux, c’est la qualité des graphismes qui n’est pas au niveau des jeux de combat actuels, surtout pour cette version Switch. Est-ce grave ? Non, pas du tout et je vais vous expliquer pourquoi. 

Dans un jeu, le plus important n’est pas les graphismes. Il y a 20 ans c’était pixelisé,  moche et on s’amusait sans souci. Dans les jeux de combat, le vrai challenge c’est les FPS (Framerate Per Second : en (très) gros, le nombre d’images par seconde) cela permet une bonne réactivité entre les commandes que vous avez envoyées avec la manette et l’affichage de cette action dans le jeu. Je trouve que c’est un exploit d’avoir un jeu de combat en 60 FPS sur Switch qui soit stable, sachant qu’il y en a peu dans ce style (les brawl (type Super Smash Bros) c’est sympa mais ce n’est clairement pas le même type de jeu).
Le jeu vidéo en général est pour moi une oeuvre d’art (pas forcément toujours un chef-d’oeuvre, d’ailleurs). Dans Samurai Shodown, au-delà du gameplay, il y a une patte graphique, un univers, des musiques qui permettent de s’immerger dans le lore (l’univers du jeu).

J’ai lu ici et là que les graphismes faisaient penser à Street Fighter IV. C’est vrai, mais un peu, peut-être, dans le fond, de dos et dans le brouillard. Il y a, de mon point de vue, surtout un crayonné, une patte s’inspirant des estampes japonaises : c’est beau, coloré et ça renforce grandement l’univers que je recherchais dans cette série. Le character design des personnages est tout simplement exceptionnel, on retrouve les anciens personnages et les nouveaux s’intègrent plutôt bien (à l’exception d’un ou deux personnages féminins qui sont ultrasexualisés et ça passe moins en 2020 qu’il y a trois décennies : il faut que les concepteurs de jeux vidéo fassent des efforts pour que les femmes ne soient pas que “ça”)

L’univers du Japon féodal fantastique est encore une nouvelle fois mis en avant via les décors, les musiques et autre bruitages.

Le casting (ou roaster, c’est-à-dire les différents personnages jouables) de ce reboot est certes plus grand que celui de l’original, mais 17 personnages cela fait un peu pâle figure aujourd’hui, les jeux faisant souvent de la surenchère de ce côté à chaque nouvel opus. En vrai, ce n’est pas bien grave car les personnages sont bien différents, en revanche ce qui m’énerve au plus haut point c’est la politique des personnages en DLC. J’ai quand même l’impression que depuis la dernière génération de console, on nous vend les jeux en kit. J’aimais devoir débloquer du contenu en jouant et pas en payant, ça ajoutait au challenge. Je comprends les éditeurs et la logique de profit, mais c’est rageant et je pense que beaucoup n’achètent pas les jeux de combat à la sortie pour attendre la sortie d’une version ultime avec tous les personnages déjà débloqués. Le problème pour Samurai Shodown est plus important pour moi que sur d’autres jeu : en effet les versions PS4 et Xbox One ont eu le droit d’avoir le premier character pass (4 personnages en plus) en bonus de précommande. Alors que, sur Switch, nous avons eu  droit à Samurai Shodown 2 Pocket Fighting Series. Alors oui, c’est rigolo de jouer à un jeu d’antan, une version de la Neo Geo Pocket, mais pourquoi celui-ci et pas l’original (vu que c’est un reboot) ou une de ses suites ? Ce bonus n’est pas à la hauteur, le character pass (à 19,99 €) avait un contenu récent, sachant que le jeu sort plusieurs mois après les autres versions, c’est presque incompréhensible.

Le plein de modes !

Les différents modes de jeux sont très classiques, je ne m’attarderai que sur le mode Histoire et versus qui sont ceux qui m’intéressent (ancienne école oblige, l’online (qui nécessite un abonnement donc encore un surcoût ) ne m’intéresse pas, un bon vieux combat assis dans le canapé, il n’y a que ça de vrai). 

Le mode versus est des plus classiques mais permet de rentrer dans les mécanismes : c’est l’essentiel des jeux de combat. Les affrontements s’enchaînent les uns après les autres  et il est difficile de savoir qui l’emportera tellement le jeu est nerveux et accessible. Vous deviendrez familiers avec les mécanismes de contre et d’esquive avec la pratique. Les rounds peuvent ne durer que quelques secondes et c’est là que les temps de chargement longuets entachent un peu le rythme du jeu. 

Le mode Histoire est, quel que ce soit le jeu de combat, de loin mon mode préféré : il permet de me plonger dans l’univers, via ses cinématiques, dialogues et/ou interludes. La trame de cet opus manque un peu de contenu, les liens entre les personnages sont inexistants, le scénario tient sur un post-it, il manque d’explication, de fond. On enchaîne les combats, l’histoire ne varie pas ou peu et ce, quel que soit notre personnage, qui de surcroît n’a pas vraiment de lien avec les autres protagonistes. Cela ne gênait pas dans les années 90 mais maintenant, en  comparant avec d’autres jeux (les Injustice, les Guilty Gear…), c’est trop juste. On se console avec les magnifiques fins dans le style des estampes japonaises, mais qui sont malheureusement très similaires de l’une à l’autre visuellement (une succession d’une poignée d’images légèrement animées et une histoire contée et sous-titrée).

Le dernier souci de cette version est l’ergonomie des joycons : ils ne sont pas du tout adaptés. Si vous jouez de manière un peu intensive, vous aurez mal aux doigts. De plus, il est difficile de déclencher les super attaques ou de contrer l’ennemi. Pour ma part, n’ayant pour l’instant que peu de jeux nécessitant une manette pro, je me suis procuré une manette sans fil de Game Freak (qui offre un bon rapport qualité/ prix). Le jeu prend alors une autre dimension, notamment en mode docké. 

 

Le vrai plus de cette version Switch réside dans sa portabilité, qui vous permet de faire quelques combats dans le métro, dans le lit, dans le jardin ou tranquille aux toilettes… 

Avis 

Il manque un peu de contenu (notamment solo) par rapport à la concurrence, mais le plaisir de retrouver cette série emblématique de la Neo Geo et des salles d’arcade me fait passer outre ce léger défaut. La version Switch n’est pas la version optimale, certes mais la portabilité de la machine en fait un argument de poids. Les combats sont à la fois brutaux, élégants et avec une finesse qui se dévoile au fur et à mesure que vous battez vos adversaires. J’aimais les jeux Samurai Shodown des années 90 et début 2000, je peux dire que j’aime aisément ce reboot de 2019-2020 qui est une réussite. Et j’espère voir une suite, autre que des DLC, et pourquoi pas d’autres reboots de la Neo Geo (Last Blade, Fatal Fury, Art of Fighting, World Heroes Perfect ….).

 

  • Le bonus de précommande différent sur Switch et sur consoles de salon, du coup le roster est un peu faible
  • Les joycons vraiment pas adaptés aux jeux de combat, ma wireless de chez Geek and Freak est bien plus ergonomique (moins chère qu’une officielle et avec quelques fonctionnalités en moins, mais si comme moi vous avez besoin d’une manette pro pour peu de jeux, c’est un très bon choix) 
  • Les temps de chargements 
  • La recherche systématique d’un abonnement Nintendo Online au lancement d’une partie du mode histoire (hors-ligne) tient du “forcing” pour pousser à l’abonnement (19,99€ par an) alors que cet abonnement n’est pas nécessaire dans ce mode. 

 

  • L’univers féodal et folklorique du Japon. 
  • La direction artistique du jeu
  • Des personnages vraiment variés
  • Le gameplay proche des originaux, qui en fait un jeu relativement stratégique à base d’esquives, contres et attaques dévastatrices

 

Au final :

Samurai Shodown est un jeu de combat nerveux et accessible, avec un univers, une direction artistique et des musiques qui vous feront voyager au Japon féodal fantastique. Si vous aimiez le Samurai Shodown original des années 90 pour son gameplay d’attaque/esquive à l’arme blanche, vous adorerez la nouvelle mouture fidèle à la série. Et si vous ne connaissiez pas la série, je vous la recommande grandement pour son univers et son gameplay qui ne fera pas doublons avec d’autres jeux de combat. 

 

Blacksad – Under the Skin

Bonjour/Bonsoir ! Je suis une grande fan de la BD Blacksad de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido. Le dessin (à l’aquarelle), le genre (tous les personnages sont des animaux), les histoires qui ont toutes des thèmes forts : le racisme, le nucléaire,…

J’étais donc impatiente et très dubitative quand à l’annonce d’un jeu vidéo Blacksad. Impatiente de pouvoir interpréter John ; dubitative quand à l’adaptation du style graphique.
Au final… c’est une jolie catastrophe.

 

  • La musique – Ambiance jazz, les cuivres sonnent juste, on se laisse emporter dans les années 50. Le hic c’est qu’il n’y a qu’un seul morceau sur le compteur de la BO. Le reste de l’ambiance sonore est assez banale. (Je pouvais pas avoir un seul point positif).
    Cliquez pour écouter !

 

  • L’histoire – Quitte à interpréter John Blacksad, autant que ce soit dans le cadre d’une enquête ! Un suicide suspect, des matchs de boxe truqués… Suppositions, déductions, réflexions, dialogues variés, trouver les bonnes informations. Résoudre l’enquête mais aussi gérer le caractère de Blacksad. Sera-t-il un enquêteur honnête, ripou, attentionné, distant, pingre, avide ? A vous de le décider !
    Le jeu propose 6 fins différentes qui peuvent vraiment varier selon la bonne résolution de l’enquête mais aussi des relations entretenues avec les personnages.

 

  • Beaucoup trop de bugs – Ce n’est pas un secret le jeu a eu énormément de bugs à sa sortie. J’ai commencé à y jouer début décembre… et j’ai tenu 20 minutes avant d’abandonner. Le personnage qui frise, le jeu qui s’arrête tout seul (m’obligeant à devoir recommencer la scène depuis le début), les commandes qui ne répondent plus ou tout simplement le personnage qui traverse les murs pendant que l’image est bloquée sur la fin d’un dialogue (magnifique).
    Même au générique de fin le jeu s’est coupé. J’ai mis 2 mois à le faire par crainte de ne pouvoir jouer plus de 10 minutes sans que Blacksad devienne Bugsad…
    MA-GNI-FI-QUE

 

  • Un gameplay qui date du début des années 2000’s – Une caméra qu’on ne peux diriger, du point & clic des plus banal, quelques QTE lors des scènes de combat mais rien de fou. Surtout que la plupart du temps il y a un léger délai de quelques secondes qui ralenti l’action.
    Pas de poursuite en voiture (mais vous pourrez conduire l’élévateur le plus lent et le moins maniable du monde !).
    Aussi les fameux « murs invisibles » qui nous font comprendre que l’on ne peut aller au delà de l’écran. Eh bien il y en a et parfois pas. Super pratique. MERCI NON MERCI.
    L’enfer sur terre.

 

  • Un visuel… moche – Je suis dure mais quand on passe d’une BD à l’aquarelle magnifique à un jeu aux personnages lissés, quasi-inexpressifs, une animation digne d’un jeu PS2… On ne peut qu’être déçu.
    Mais je crois que le pire. C’est le décor PIXELISE AS HELL. Sérieusement ?! Un jeu de 2019 avec un budget tel que celui-ci ne devrait pas avoir des énormes pixels partout.
    On en parle de ces cheveux avec 3 tonnes de laque ? C’est ridicule… aucun mouvement..
    Regardez bien le « mur » à droite ou devrais-je dire le tas de pixels.

     

 

 

J’ai très envie de le refaire ayant les tenants et aboutissants de l’histoire mais le gameplay et la pléthore de bugs me rebute d’avance. Dommage.
(je vous mets un extrait de la BD en comparaison)

 

 

 

Life Is Strange 2 – Episodes 4 et 5


 

Bonjour/Bonsoir ! Je n’ai plus à présenter mon amour pour la franchise Life is strange et ce dernier opus ne déroge pas à la règle.
Pour évoquer rapidement l’épisode 4, il est pour moi le moins intéressant, et le moins rythmé mis à part les retrouvailles avec leur mère.

Ici on retrouve les 2 frères dans un camp de personnes souhaitant échapper à la société en étant solidaires, en plein cœur du désert avec des sculptures, chacun vit à son rythme,.. Une ambiance burningman version hippie. C’est le dernier arrêt avant de partir enfin pour Puerto Lobos !

Voici donc un article sur l’épisode 5 et une conclusion sur ce second opus à la fin de l’article.
Attention SPOILERS !

 

  • C’est toujours si beau – Je dois le dire à chaque fois mais là on est face à des paysages de vallées avec le soleil couchant. Un détail tout particulier est accordé aux ombres des personnages, chaque scène à son lot de détails et quand on le compare au premier opus on ne peut qu’applaudir l’évolution.

 

  • Une si belle complicité possible – Cette partie de cache-cache est un très beau moment de fraternité entre les 2 frères (si on choisit de jouer le jeu). Qui n’est pas sans rappeler l’épisode bonus du jeu Before the storm. Tout cet épisode est basé sur la complicité et sur la connexion qui s’est faite tout au long du jeu. Ainsi que celle envers les autres et surtout leur mère qui est redevenue un membre à part entière de la famille.

 

  • 7 fins possibles ! – Avec les scène additives (selon les relations que vous avez établies pendant le jeu), donc disons 4. Toutes tellement différentes. Allant de la plus « morale » à la plus sombre. Surtout que celles-ci vous projettent entre 6 et 15 ans après la scène finale. De quoi voir grandir nos 2 loups !
    Je suis particulièrement contente de ma fin, qui n’est pas la plus morale mais celle où les frères me semblent les plus heureux. En revanche les plus sombres m’ont fait verser quelques larmes… Je vous invite à regarder les vidéo juste ici si vous voulez voir les différentes fins et leurs scènes additives.

 

  • Les retrouvailles avec.. David ! – Dans Life is strange – Chloé a un beau-père qu’elle n’aime pas trop. Sévère, rigide, déprimé, peu compréhensif, ancien militaire. bref le personnage que l’on n’aime pas au premier abord. Et pourtant c’est une crème que l’on ne peut qu’aimer.
    Quel n’a pas été mon émoi en le retrouvant en hippie dans ce désert ! Cela permet de faire un lien avec ce qui s’est passé à Arcadia selon si vous avez détruit ou non la ville. Lettres, photos, articles, ces détails m’ont particulièrement émue et fait plaisir car j’attendais une vraie référence depuis le début.!

 

  • Une fin un peu rapide – J’aurais aimé une fin et un épisode avec plus de rebondissements. Plus d’embûches, ou une dernière rencontre ? La dernière scène avant la cinématique est certes poignante mais écourtée selon moi. Surement pour la rendre plus réaliste.

 

CONCLUSION 

On aurait pas pu mieux faire que ce second opus. Tout y était novateur sans changer le principe même de la licence : jouer, avec les conséquences qui vont avec. Loin du jeu de base, c’est une aventure toute différente avec un vrai message sur la fraternité que l’on nous offre.

Je pense que ce jeu, comme souvent avec les jeux à choix multiples, peut aussi faire ressortir notre personnalité et nos sentiments fassent à des situations difficiles.

Aborder le souci du racisme très courant aux Etats-Unis était un élément important avec un traitement dur mais aussi réel. Il faut encore et encore le dénoncer et ne pas se voiler la face.

Le personnage de la mère est tout aussi intéressant : avant d’être maman elle est une femme. Une femme indépendante, qui décide de sa vie et, de façon peu correcte je dois l’avouer, quitte la vie imposée par la société pour vivre ses rêves. C’est un beau rappel de la place de la femme dans la société et de ce qu’on attend d’elle en général : être mère et rien d’autre. Rien n’est obligatoire, profitons !

Enfin le choix de la sexualité de notre personnage principal est l’un des points forts. Hétéro, homo, neutre ou même bi. La sexualité reste un sujet sensible et tabou encore en 2019, bien qu’il ne devrait pas l’être. La mise en avant du choix, surtout avec un personnage masculin bouscule un peu les conventions.

Pour toutes ses raisons, l’expérience et plus encore ce jeu m’a transporté. Je ne pensais pas qu’il était possible de faire mieux que le premier et ils ont réussi. J’aurai toujours peur quand ils annonceront le troisième avec dans l’espoir un duo femme/homme pour parler de l’amitié cette fois-ci ? Il me tarde mais en attendant, je vais m’en refaire une partie…

 

 

 

 

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