Cruis’n Blast : de l’arcade sur Nintendo Switch !!

14 ans qu’on avait pas vu la série Cruis’n sur console ! Cruis’n Blast est un jeu sorti initialement en arcade en 2017, le jeu nous offre une sortie console exclusive à la Switch !

 

Un peu d’histoire pour commencer…

Si vous ne connaissez pas la série Cruis’n, alors on va remonter dans le temps :

Le jeu se compose de plusieurs épisodes :

  • 1994 : Cruis’n USA (Arcade, Nintendo 64)
  • 1996 : Cruis’n World (Arcade, Nintendo 64)
  • 1999 : Cruis’n Exotica (Arcade, Nintendo 64)
  • 2001 : Cruis’n Velocity (GBA)
  • 2007 : Cruis’n (Nintendo Wii)
  • 2017 : Cruis’n Blast (Arcade, Nintendo Switch)

 

Cruis’n USA (Nintendo 64)

 

Cruis’n World (Nintendo 64)

 

Cruis’n Exotica (Nintendo 64)

 

Cruis’n (Nintendo Wii)

Notons que Cruis’n sur Nintendo Wii est en fait une adaptation du jeu The Fast And Furious sorti en arcade en 2004 :

Le jeu est également à rapprocher de San Francisco : Rush, dont les adaptations Nintendo 64 ont été faites par le même studio qui a fait développé les Cruis’n sur ce même support.

 

 

Une adaptation réussie

Passons donc à ce qui nous intéresse donc aujourd’hui : Cruis’n Blast sur la console de Mario !

A peine lancé, on est d’emblée happé par l’ambiance du jeu : c’est fun, et surtout très coloré !! On prend sa voiture et on se lance direct ! Les circuits sont très originaux et vous emmèneront aux quatre coins du monde. Mieux, des catastrophes arriveront régulièrement en cours de parcours : un glissement de terrain, une tornade, un édifice qui s’écroule… les développeurs ne manquent pas d’idées !

Les différents modes proposés (Arcade et Championnat) vous proposeront de récolter des bonus pour débloquer de nouveaux circuits et de nouvelles voitures ! Pas de DLC ici, juste votre hargne !

Les graphismes des courses sont plutôt bon, néanmoins celui des voitures l’est un peu moins. On va pas se mentir, on a parfois l’impression de revoir ce bon vieux Excite-Truck sur Wii (Vous l’aviez oublié celui-là, n’est-ce pas?)

Un jeu multijoueur fait pour la Switch

La Switch est la console du fun et du jeu entre potes par excellence. Et ça tombe bien, car Cruis’n Blast propose un mode 4 joueurs en écran splitté ! Enclenchez le turbo et envoyez vos amis valdinguer contre les pauvres camions qui roulent tranquillement sur la route. Leur sentiment de rage n’aura d’égal que celui de votre satisfaction !

Vous pourrez donc trimbaler votre switch partout pour y jouer, ceci dit au vu de la complexité graphique, le mode 4 joueurs n’est cependant pas adapté pour un écran aussi petit !

 

« L’arcade à la maison » !

 

  • Du fun, du fun, du fun !!! Un dinosaure voiture ! Yoloooo !

 

  • Jeu a 4 joueurs  Pour se marrer entre pote… ça change de Mario-Kart !

 

  • Ça pète de partout !! Pas le temps de niaiser !

 

  • Des circuits ultra-originaux On fait le tour du monde !!

 

  • Plein de bonus a débloquer A l’ancienne !

 

  • Pas de online C’est le point-noir du jeu ! On aurait aimé affronter des joueurs du monde entier… tant pis !! Vous n’aviez qu’a avoir des amis !

 

  • Manque d’optimisation Les graphismes sont correct pour une Switch, mais moins bon que Mario-Kart, et si le jeu tourne quasiment à 60 FPS tout le temps en solo, il baisse en multijoueur. Voir la video de Digital Foundry à ce sujet. Egalement des temps de chargement un peu long pour un jeu en support cartouche…!

 

  • Manque d’options Impossible de changer les commandes (mais on peut utiliser la ré-attribution des boutons dans le menu de la switch au pire), et surtout impossible de couper la musique (pour mettre sa propre musique).

 

15/20

Animal Crossing New Horizons : Mise à jour hivernale


La fin de l’automne s’approche doucement, le temps se rafraîchit et voici déjà la nouvelle mise à jour d’Animal Crossing New Horizons ! 

Disponible à partir du 19 novembre, elle nous introduit au début de l’hiver et aux fêtes.

 

Nous pourrons donc célébrer la journée de la dinde (Thanksgiving) le 26 novembre en présence du grand Chef Dindou le dindon. Il nous concoctera de délicieux petits plats avec notre participation. En effet, il semblerait que comme dans les précédents opus, nous ayons à lui apporter les ingrédients nécessaires à la confection d’un savoureux repas.

Le 24 décembre nous célébrerons le jour des jouets (Noël) en aidant Rodolphe le renne dans sa distribution des cadeaux aux habitants de notre île.

 

Deux nouveaux articles seront également proposés en échange de Nook Miles.

De nouvelles expressions, après “l’épouvante” et “l’envoûtement” d’Halloween, nous pouvons maintenant nous asseoir aux côtés de nos villageois, les saluer pour deux dire au revoir, prendre des photos à l’aide de notre Nookphone et bien d’autres ! 

De nouvelles coupes de cheveux sont ajoutées pour pousser la personnalisation au maximum. Très demandées par les fans , les coupes affros sont désormais disponibles ! 

Un agrandissement de notre espace de stockage est aussi proposé. A quand l’agrandissement des pièces du rez-de-chaussé ?

Après tout cela, une prochaine mise à jour est annoncée pour fin janvier. De quoi déjà bien s’amuser en cette fin d’année !

 

Animal Crossing New Horizons : bilan six mois après la sortie


Alors qu’il caracole en tête des ventes depuis mars, vendu à 22,4 millions d’exemplaires dans le monde (au 7 août 2020) et six mois après sa sortie, faisons à nouveau le point sur Animal Crossing New Horizons.

Dans notre dernier article, nous rendions compte des temps de chargement assez long, si ce problème semble persister, nous noterons d’un autre côté une meilleure stabilité lors des connections en multi joueurs. En revanche, nous attendons toujours la possibilité de participer à des minis jeux lors de nos visites chez nos amis, comme le permettait l’île de Tortimer sur Animal Crossing New Leaf… Quelle tristesse de ne plus pouvoir marteler la petite machine à tête de gland (ressemblant étrangement à Cornimer) avec l’aide de nos amis !

 

Nintendo nous a tout de même gâtés de mises à jour au contenu très attendu, notamment la plongée sous marine. En effet, depuis juillet nous pouvons nager en toute sécurité (malgré les ailerons de requins qui se dessinent au gré des vagues) autour de notre île. Pour cela, il suffit de se procurer une combinaison de plongé à la boutique Nook ou au Nook Stop du bureau des résidents et à vous l’exploration sous marine !

Vous découvrirez 40 nouvelles créatures aquatiques qui viendront s’ajouter aux poissons et insectes déjà présents dans la bébêtopédie. Il est également possible de récupérer des plans de meubles “sirène” auprès de Pascal, une loutre profondément philosophe, contre un pétoncle que vous aurez remonté lors de votre plongée.

Après la collection de meubles printaniers “fleurs de cerisiers”, l’été arrive avec une collection “coquillages” (en plus de la collection “sirène”). Comme pour la collection précédente, les plans étaient à trouver dans les ballons qui survolaient l’île et à réaliser à l’aide des coquillages estivaux bleus trouvables sur la plage.

Août a également vu arriver Serena, déjà présente sur Animal Crossing New Leaf, ce tapir nous permet d’explorer notre subconscient afin de visiter d’autres îles en rêve. Pour cela, il suffit de posséder une connexion internet (ainsi qu’un abonnement au Nintendo Online) et de se coucher sur un lit.

Pour finir l’été en beauté, le mois d’août nous a émerveillé de feux d’artifices tous les dimanches soirs.

Nouvelle fonctionnalité ajoutée, et pas des moindres, le service d’archivage et de restauration de l’île: si vous possédez un abonnement au Nintendo Online, il vous sera possible de sauvegarder vos données de jeu et de les récupérer en cas de perte ou de vol de votre console. 

 

L’été touche à sa fin, les feuilles commencent à changer de couleur, des nouveaux poissons, insectes et créatures sous marines apparaissent tandis que d’autres disparaissent,  septembre est là. Qui dit nouvelle saison, dit nouvelle collection saisonnière. Comme pour les précédentes collections, les plans de meubles (9 au total) se trouveront dans les ballons qui survolent votre île. Cette fois ci, les matériaux spéciaux sont les glands, récupérables en secouant les arbres feuillus, et les pommes de pins, récupérables en secouant les pins. Cet event durera jusqu’au 11 décembre, vous aurez donc tout le temps de collecter l’intégralité des plans de cette collection.

Une mise à jour est prévue pour cet automne, sans date annoncée.

Cependant nous pouvons l’espérer pour octobre, un event spécial Halloween en présence de notre cher Jacqu’O la citrouille semble prévu. Des rumeurs d’apparitions de légumes dans le jeu nous laisseraient également penser à un event pour le jour des récoltes, équivalent de Thanksgiving (fin novembre sur les versions précédentes de Animal Crossing) en présence de Dindou la dinde. Dans tous les cas, nous attendons impatiemment les prochaines mises à jour pour découvrir les nouveautés que nous offre Nintendo !

Xenoblade Chronicles: Definitive Edition


Aujourd’hui, nous revenons sur l’uns des JRPG phares de Nintendo : Xenoblade Chronicles: Definitive Edition !

En une phrase : 

La genèse d’une nouvelle license qui s’installera dans les décennies à venir aux côté des Final Fantasy et des Dragon Quest .  

En bref :

  • Une Definitive Edition avec son épilogue compris sans devoir repasser à la caisse
  • Forcément un peu moins beau que sa suite, Xenoblade Chronicles 2, mais plus stable
  • Trop de quêtes secondaires sans intérêt
  •  Une quête principale épique et des personnages attachants

  • Un système de combat qui, certes, a 10 ans mais qui est toujours aussi efficace
  • Des menus et fonctionnalités un peu flous et complexes à appréhender 
  • La moindre qualité graphique en mode portable qui ne rends pas to
    ujours honneur…
  • … Aux décors et à l’univers du jeu qui sont exceptionnels 

En quelques lignes:

Cette version Ultime est un indispensable pour tout fan de J-RPG. J’ai découvert l’univers avec le deuxième épisode de la série et j’ai tout de suite adhéré, pourtant, c’est cette remasterisation du premier épisode qui m’a le plus subjugué. J’espère que nous aurons aussi droit au remaster de Xenoblade Chronicles X (et rêvons un peu, pourquoi pas la réédition / remaster / remake des Baten Kaitos 1 et 2 qui plus est, traduits en français). Je suis sûr qu’avec la série des Xenoblade Chronicles, nous sommes en présence d’une license de J-RPG qui va peser lourd dans 20 ans. J’attends le troisième épisode ou spin-off avec impatience. Fan du genre, si vous n’avez pas découvert l’univers des Xenoblade Chronicles il est encore temps.

   

 

Samurai Shodown

La découverte

J’ai découvert, comme beaucoup, les jeux de combat en jouant à Street Fighter II sur Super Nintendo (SNES) mais le premier jeu qui m’a fait mettre une piécette (en franc), était un jeu de combat du studio SNK : World Heroes Perfect 2. Il avait un casting (où roster : ensemble des personnages jouables) complètement fou, bien loin de ce à quoi j’avais pu jouer jusqu’à présent.

Quelques mois plus tard, une nouvelle borne débarque dans un café miteux avec un jeu – le Jeu – qui m’a fait dépenser plein d’argent : Samurai Shodown, un jeu dont je n’en avais alors jamais entendu parler.

Pour se remettre dans le contexte : Internet n’existait pas, on avait certes des magazines qui parlaient d’une nouvelle console : la Neo Geo. Elle faisait tourner plein de jeux auxquels j’avais joué en arcade : Samurai Shodown 2, mon Graal, était arrivé en France dans les salons. Malheureusement, son prix prohibitif et ses jeux au prix hallucinant de 1600 Fr en moyenne (si on convertit en tenant compte des salaires actuels, le jeu aurait aujourd’hui une valeur de près de 350€, soit le prix d’une console pour un seul jeu), inaccessible pour nombre d’entre nous. J’ai eu accès à la Neo Geo par un copain et j’y ai passé des heures, à la sortie de chaque jeu de la série.

 

Le manque d’ouverture culturelle de la France de la fin du siècle dernier 

ll faut savoir que, dans les années 90 (avant l’ère Internet), nous ne savions pas grand-chose de la culture des autres pays, car peu représentées dans la société de l’époque et notamment la culture japonaise. Nos parents voyaient cette culture d’un très mauvais oeil. Pour ceux qui n’auraient pas suivi : certains ont même tenté de faire arrêter la diffusion de Dragon Ball Z, entre autres.  

C’est par le jeu vidéo notamment Sonic, Mario et le Club Dorothée que se forgeait en nous nous l’image de la culture japonaise, pas l’once d’un Miyazaki à l’horizon et peu de mangas accessibles en librairie. 

C’est donc cette série, avec les Last Blade (autres jeux de combat du studio SNK), qui ont forgé dans mon esprit l’image du Japon féodal teinté de fantasy.

 

L’arrivée de l’internet a ouvert l’accès aux autres cultures

Vers la fin des années 90 et début 2000, Internet se démocratise et l’accès à la culture japonaise est devenu beaucoup plus simple d’accès (film, manga, jeux vidéo…). Les débuts d’internet, c’est un peu n’importe quoi : on ne se rend compte de rien (et surtout pas de l’illégalité). On télécharge des émulateurs qui donnent, évidemment,  accès à tous les jeux Neo Geo. Comment résister à l’envie de replonger dans la série des Samurai Shodown ? Je découvre alors les nouveaux épisodes IV et V. Les années finissent par passer, on devient des adultes responsables, nos priorités changent, la série s’essaie à la 3D et je finis par la délaisser un peu. 

La nostalgeek attitude

Il y a  3 ou 4 ans environ, la mode des mini consoles apparaît (des consoles pour les vieux geeks nostalgiques). On m’offre la version de ma première console : la Super Nintendo Mini. Quel plaisir de rejouer à F-Zero, Super Mario, Yoshi‘s Island… ! Quelque temps plus tard, la Neo Geo Mini est annoncée. Je continuais à jouer au jeux de combat surtout en 2D sur des machines plus récentes mais la flamme nostalgeek de la mode des mini consoles me laissait entrevoir une Neo Geo enfin abordable. Comble de la chance, on me l’a offerte et j’ai eu une fois de plus l’occasion de retomber dans les Samurai Shodown, les Last Blade, les King Of Fighter et autres… Quel plaisir, après avoir rejoué au jeux Super Nintendo, de me relancer avec la Rolls-Royce des jeux de combats. 

 

En 2018 Internet est bien là et j’apprend qu’un nouveau Samurai Shodown va sortir fin 2019 sur PS4 et XBOX One. Une fois le jeu sorti, il me fait de l’oeil mais une version Switch est annoncée plus pour plus tard, je me dit que le côté portable de la machine sera top pour ce jeu. J’ai donc passé mon tour pour les versions des firmes Sony et Microsoft : j’attendais la version pour ma nouvelle console de chez Nintendo. La boucle de ma jeunesse s

era enfin bouclée : je jouerai à Samurai Shodown sur une Nintendo, constructeur de ma première console . 

 

2019/2020 bon cru pour le remake?

La première chose qui saute aux yeux, c’est la qualité des graphismes qui n’est pas au niveau des jeux de combat actuels, surtout pour cette version Switch. Est-ce grave ? Non, pas du tout et je vais vous expliquer pourquoi. 

Dans un jeu, le plus important n’est pas les graphismes. Il y a 20 ans c’était pixelisé,  moche et on s’amusait sans souci. Dans les jeux de combat, le vrai challenge c’est les FPS (Framerate Per Second : en (très) gros, le nombre d’images par seconde) cela permet une bonne réactivité entre les commandes que vous avez envoyées avec la manette et l’affichage de cette action dans le jeu. Je trouve que c’est un exploit d’avoir un jeu de combat en 60 FPS sur Switch qui soit stable, sachant qu’il y en a peu dans ce style (les brawl (type Super Smash Bros) c’est sympa mais ce n’est clairement pas le même type de jeu).
Le jeu vidéo en général est pour moi une oeuvre d’art (pas forcément toujours un chef-d’oeuvre, d’ailleurs). Dans Samurai Shodown, au-delà du gameplay, il y a une patte graphique, un univers, des musiques qui permettent de s’immerger dans le lore (l’univers du jeu).

J’ai lu ici et là que les graphismes faisaient penser à Street Fighter IV. C’est vrai, mais un peu, peut-être, dans le fond, de dos et dans le brouillard. Il y a, de mon point de vue, surtout un crayonné, une patte s’inspirant des estampes japonaises : c’est beau, coloré et ça renforce grandement l’univers que je recherchais dans cette série. Le character design des personnages est tout simplement exceptionnel, on retrouve les anciens personnages et les nouveaux s’intègrent plutôt bien (à l’exception d’un ou deux personnages féminins qui sont ultrasexualisés et ça passe moins en 2020 qu’il y a trois décennies : il faut que les concepteurs de jeux vidéo fassent des efforts pour que les femmes ne soient pas que “ça”)

L’univers du Japon féodal fantastique est encore une nouvelle fois mis en avant via les décors, les musiques et autre bruitages.

Le casting (ou roaster, c’est-à-dire les différents personnages jouables) de ce reboot est certes plus grand que celui de l’original, mais 17 personnages cela fait un peu pâle figure aujourd’hui, les jeux faisant souvent de la surenchère de ce côté à chaque nouvel opus. En vrai, ce n’est pas bien grave car les personnages sont bien différents, en revanche ce qui m’énerve au plus haut point c’est la politique des personnages en DLC. J’ai quand même l’impression que depuis la dernière génération de console, on nous vend les jeux en kit. J’aimais devoir débloquer du contenu en jouant et pas en payant, ça ajoutait au challenge. Je comprends les éditeurs et la logique de profit, mais c’est rageant et je pense que beaucoup n’achètent pas les jeux de combat à la sortie pour attendre la sortie d’une version ultime avec tous les personnages déjà débloqués. Le problème pour Samurai Shodown est plus important pour moi que sur d’autres jeu : en effet les versions PS4 et Xbox One ont eu le droit d’avoir le premier character pass (4 personnages en plus) en bonus de précommande. Alors que, sur Switch, nous avons eu  droit à Samurai Shodown 2 Pocket Fighting Series. Alors oui, c’est rigolo de jouer à un jeu d’antan, une version de la Neo Geo Pocket, mais pourquoi celui-ci et pas l’original (vu que c’est un reboot) ou une de ses suites ? Ce bonus n’est pas à la hauteur, le character pass (à 19,99 €) avait un contenu récent, sachant que le jeu sort plusieurs mois après les autres versions, c’est presque incompréhensible.

Le plein de modes !

Les différents modes de jeux sont très classiques, je ne m’attarderai que sur le mode Histoire et versus qui sont ceux qui m’intéressent (ancienne école oblige, l’online (qui nécessite un abonnement donc encore un surcoût ) ne m’intéresse pas, un bon vieux combat assis dans le canapé, il n’y a que ça de vrai). 

Le mode versus est des plus classiques mais permet de rentrer dans les mécanismes : c’est l’essentiel des jeux de combat. Les affrontements s’enchaînent les uns après les autres  et il est difficile de savoir qui l’emportera tellement le jeu est nerveux et accessible. Vous deviendrez familiers avec les mécanismes de contre et d’esquive avec la pratique. Les rounds peuvent ne durer que quelques secondes et c’est là que les temps de chargement longuets entachent un peu le rythme du jeu. 

Le mode Histoire est, quel que ce soit le jeu de combat, de loin mon mode préféré : il permet de me plonger dans l’univers, via ses cinématiques, dialogues et/ou interludes. La trame de cet opus manque un peu de contenu, les liens entre les personnages sont inexistants, le scénario tient sur un post-it, il manque d’explication, de fond. On enchaîne les combats, l’histoire ne varie pas ou peu et ce, quel que soit notre personnage, qui de surcroît n’a pas vraiment de lien avec les autres protagonistes. Cela ne gênait pas dans les années 90 mais maintenant, en  comparant avec d’autres jeux (les Injustice, les Guilty Gear…), c’est trop juste. On se console avec les magnifiques fins dans le style des estampes japonaises, mais qui sont malheureusement très similaires de l’une à l’autre visuellement (une succession d’une poignée d’images légèrement animées et une histoire contée et sous-titrée).

Le dernier souci de cette version est l’ergonomie des joycons : ils ne sont pas du tout adaptés. Si vous jouez de manière un peu intensive, vous aurez mal aux doigts. De plus, il est difficile de déclencher les super attaques ou de contrer l’ennemi. Pour ma part, n’ayant pour l’instant que peu de jeux nécessitant une manette pro, je me suis procuré une manette sans fil de Game Freak (qui offre un bon rapport qualité/ prix). Le jeu prend alors une autre dimension, notamment en mode docké. 

 

Le vrai plus de cette version Switch réside dans sa portabilité, qui vous permet de faire quelques combats dans le métro, dans le lit, dans le jardin ou tranquille aux toilettes… 

Avis 

Il manque un peu de contenu (notamment solo) par rapport à la concurrence, mais le plaisir de retrouver cette série emblématique de la Neo Geo et des salles d’arcade me fait passer outre ce léger défaut. La version Switch n’est pas la version optimale, certes mais la portabilité de la machine en fait un argument de poids. Les combats sont à la fois brutaux, élégants et avec une finesse qui se dévoile au fur et à mesure que vous battez vos adversaires. J’aimais les jeux Samurai Shodown des années 90 et début 2000, je peux dire que j’aime aisément ce reboot de 2019-2020 qui est une réussite. Et j’espère voir une suite, autre que des DLC, et pourquoi pas d’autres reboots de la Neo Geo (Last Blade, Fatal Fury, Art of Fighting, World Heroes Perfect ….).

 

  • Le bonus de précommande différent sur Switch et sur consoles de salon, du coup le roster est un peu faible
  • Les joycons vraiment pas adaptés aux jeux de combat, ma wireless de chez Geek and Freak est bien plus ergonomique (moins chère qu’une officielle et avec quelques fonctionnalités en moins, mais si comme moi vous avez besoin d’une manette pro pour peu de jeux, c’est un très bon choix) 
  • Les temps de chargements 
  • La recherche systématique d’un abonnement Nintendo Online au lancement d’une partie du mode histoire (hors-ligne) tient du “forcing” pour pousser à l’abonnement (19,99€ par an) alors que cet abonnement n’est pas nécessaire dans ce mode. 

 

  • L’univers féodal et folklorique du Japon. 
  • La direction artistique du jeu
  • Des personnages vraiment variés
  • Le gameplay proche des originaux, qui en fait un jeu relativement stratégique à base d’esquives, contres et attaques dévastatrices

 

Au final :

Samurai Shodown est un jeu de combat nerveux et accessible, avec un univers, une direction artistique et des musiques qui vous feront voyager au Japon féodal fantastique. Si vous aimiez le Samurai Shodown original des années 90 pour son gameplay d’attaque/esquive à l’arme blanche, vous adorerez la nouvelle mouture fidèle à la série. Et si vous ne connaissiez pas la série, je vous la recommande grandement pour son univers et son gameplay qui ne fera pas doublons avec d’autres jeux de combat. 

 

Animal Crossing New Horizons : bilan après un mois de jeu


 

Il était très attendu, le voilà, un mois après sa sortie, faisons un point sur Animal Crossing New Horizons.

En tant que grande fan de la licence et après plus de 260 heures de jeu en moins d’un mois, je peux déjà dire que je suis très satisfaite.

 

Les graphismes sont magnifiques (retourner sur Animal Crossing Wild World pique un peu les yeux), et de jolis détails ont été ajoutés par rapport à Animal Crossing New Leaf qui était déjà plutôt beau.  Les vêtements sont plus variés, nous pouvons maintenant porter des shorts, des jupes, des robes, des pantalons, nous avons même des sacs  ! (qui ne sont que décoratifs). Les meubles, articles de décorations, murs et sols sont plus détaillés. Le catalogue est beaucoup plus fourni. Entre les articles disponibles à la boutique de Méli Mélo et ceux à crafter nous même à partir de plans et de ressources puis à personnaliser en fonction de nos goûts, on a de quoi faire.

Très bonne nouveauté de ce côté : on peut maintenant placer certains meubles dehors pour décorer nos extérieurs ! Nintendo a écouté nos demandes : la personnalisation est le maître mot de ce jeu !

On découvre aussi de nouveaux outils : la perche, pour traverser les rivières et l’échelle pour monter dans les reliefs de l’île. Car ne l’oublions pas, nous sommes sur une île déserte, avec tout ce que ça implique ! Pas de ponts ni d’escaliers/rampes pour se balader librement sur l’île. Du moins, pas au début.

Il nous faudra également un peu patienter avant de débloquer ces deux nouveaux éléments et ainsi découvrir toute la map, ce qui peut s’avérer frustrant pour certains.

Le Terraforming est un, voir L’ÉLÉMENT phare de ce nouvel opus. Obtenu après avoir fait venir la superstar Kéké Laglisse en concert sur notre île, il nous permet de modifier nos sols afin de faire des terrasses, des chemins ou des champs de fleurs, par exemple . Mais aussi de créer de nouvelles rivières, d’en supprimer, de même pour les falaises.

 

Malgré sa bonne conception, Animal Crossing New Horizons a quand même certains défauts.

Après avoir joué à Wild World, Let’s go to the city, New Leaf, (sans mentionner Pocket Camp, dont le fonctionnement est différent), je trouve que ce jeu est très facilité.

Je ne sais pas si c’est à cause (grâce) de ma connaissance de la licence, mais il est beaucoup plus aisé de gagner de l’argent. Par exemple, il est facile de gagner plus de 150000 clochettes par jour en pêchant tranquillement.

Gagner de l’argent et donc rembourser ses prêts et les infrastructures de notre île trop rapidement. Ce qui est dommage car on finit vite par ne plus avoir de vrai objectif. 

Heureusement que l’obtention des meubles, via les plans de bricolage ou la boutique Méli Mélo, se fait de manière plus lente.

On constate également des temps de chargement à rallonge parfois même infinis, forçant à redémarrer la console, que ce soit en entrant ou sortant d’un bâtiment, en voulant accéder à notre boîte aux lettres.

Le mode multi joueur a aussi été amélioré, permettant à 8 personnes de se retrouver sur une île, malheureusement il reste assez instable, avec des temps de chargement encore une fois assez longs. L’absence de mini jeux comme il était possible d’en faire avec nos amis sur l’île de Tortimer sur Animal Crossing New Leaf est à déplorer.

On regrettera aussi les dialogues assez pauvres et courts des villageois, qui se répètent beaucoup et se lassent même assez rapidement de nos échanges. Contrairement aux jeux précédents où parler régulièrement à nos chers voisins augmentait notre affinité avec eux.

 

Pour conclure, Animal Crossing New Horizons est un très bon jeu qui aura valu la peine d’attendre un an de plus pour sa sortie.

Il est beau, les quelques petits problèmes cités plus hauts (qui seront sûrement améliorés avec de prochaines mises à jour) ne gâchent pas le plaisir de jeu. 

Nintendo a vraiment pris en compte les demandes des fans.

Les possibilités et façons de jouer sont très variées et l’ajout de mises à jour pour les event ou simplement pour la vie quotidienne sur l’île et la (ré)apparation de certains personnages spéciaux nous garantit encore de longues heures passées devant notre console.

Nintendo PostE3 Paris


Tout d’abord nous tenons à remercier Nintendo pour ces présentations de jeux PostE3 et pour ce très chouette buffet à volonté ! Nous remercions également toute l’équipe qui nous a accompagnées tout au long de nos tests et qui s’est montrée particulièrement drôle, chaleureuse et accueillante.

Pika Pika !

Dead by Dailight

Margaux : Dead by Daylight est un jeu d’horreur multijoueur (4 vs1) dans lequel un des joueurs incarne un tueur particulièrement sanguinaire tandis que quatre autres joueurs doivent survivre. Comprenez, trouver un moyen de s’enfuir avant de se faire tuer par le meurtrier. Pour y avoir joué environ 30 minutes, j’ai trouvé le jeu particulièrement fun et original. D’autant que le gameplay asymétrique permet d’avoir une vision toute particulière pour un jeu d’horreur, qui comprend par ailleurs des arbres de compétences et un système de progression procédurale. De même, le jeu est relativement bien équilibré, puisqu’il est tout à fait possible de remporter une partie, même quand on est un simple « survivant.e ». De toute façon, le moins que je peux dire c’est qu’il vous sera nécessaire de penser coopération ! Si vous n’écoutez pas vos coéquipiers, et ne les aidez pas à s’en sortir eux-mêmes cela ne peut que retomber sur vous… croyez en mon expérience !

Julia : Alors, vous allez rire, mais je suis morte au bout de 45 secondes (oopsie!) donc je n’ai pas vraiment pu essayer le jeu en profondeur. Par contre j’ai bien pu me familiariser avec le menu et le mode personnalisation des personnages. Donc oui, peut-être que je suis morte la première et d’une façon pathétique (parce que courir en zig-zags c’est pas ouf comme technique), mais au moins j’étais fashion.

J’ai trouvé le principe très intéressant, et le fait de l’incorporer à une atmosphère glauque et avec des personnages connus de films d’horreur renforce l’expérience de jeu. De plus, il est difficile de se lasser d’une bonne partie de cache-cache/chat, car même si la recette est simple, il est facile de la nuancer de pleins de manières différentes. Que l’on soit avec ses amis ou bien des inconnus en ligne, l’expérience sera toujours différente et nouvelle selon les joueurs, et ça c’est très positif pour un jeu.

Pokémon Bouclier et Épée 

La déjà très célèbre « Nissa » !

Margaux : Enfin une nouvelle génération Pokémon sur Nintendo Switch ! Le moins que l’on puisse dire c’est que nos petits amis pokémons sont plus populaires que jamais. En effet, si vous n’avez toujours pas découvert les deux nouveaux pokémons « loups » légendaires ainsi que la charmante championne d’arène « Nessa » c’est que… vous n’avez très certainement pas encore internet. Qui dit nouvelle région, nouveaux pokémons dit… nouvelles règles. Le jeu promet des environnements variés (vallées, montagnes, forêts, et surtout terres sauvages), où se déplacent tranquillement des pokémons sauvages. Et oui, pépouze, comme les sangliers et les chevreuils dans la forêt de ton enfance. Mais en réalité, la grande nouveauté de cet opus demeure le phénomène « Dynamax ». Cette capacité amplifie considérablement la taille d’un de tes pokémons durant un combat, ou contre un pokémon sauvage, et seule une alliance de plusieurs dresseurs peut en venir à bout. Autrement dit… un magicarpe géant peut totalement tenir tête à un dracafeu. Cette expérience avait par ailleurs d’ores et déjà été testée par les fans dans PokemonGo pour battre certains pokémons d’arènes (principalement des légendaires). Attention cependant, cette technique ne peut être utilisée que sur un seul pokémon durant un combat et que durant 3 tours (on ne peut abuser des bonnes choses). Il faudra donc user de stratégie pour venir à bout des différents maîtres d’arènes.

Durant le test, j’ai constaté que le jeu était très dynamique et intuitif. De même, le design des pokémons est particulièrement intéressant, et la nouveauté Dynamax accorde une vision encore plus badass à l’univers.

Julia : Ce nouvel opus revient à une histoire plus traditionnelle avec le système d’arènes, contrairement aux éditions Soleil et Lune où la dynamique était légèrement différente. Cette démo de 15 minutes nous mets bien l’eau à la bouche, et c’est le cas de le dire : nous nous retrouvons dans l’arène de Nessa à combattre le très célèbre scout Joey tou ten appuyant sur des boutons pour activer des tuyaux (parce que Pokémon c’est aussi l’apprentissage de la plomberie, et ça, c’est bien). Nous avons donc une vision à peu près complète du jeu, alternant entre balade et combat pokémon. Ce qui change par rapport aux précédents jeux, c’est le contrôle de la caméra, permettant de nouvelles fantaisies aux énigmes d’arènes. Les contrôles de la Switch sont similaires à celles de la DS, et en soit rien de révolutionnaire est proposé dans ce nouveau jeu, mis à part le coup « Dynamax », qui cependant surfe sur la vague des méga évolutions. La différence entre les deux phénomènes est que Dynamax s’applique à tous les pokémons tandis que les Méga-évolutions n’en concernent que certains (et encore faut-il trouver la pierre spéciale qui va avec le bon pokémon). Dynamax est également plus éphémère que la Méga-Evolution vu qu’il gonflera pendant trois tours consécutif (l’équivalent d’un petit rail de poudre blanche). En conclusion ce nouvel opus reste un indémodable mais qui cette fois-ci s’apprécie sur grand écran, car Pikachu est plus mignon sur une télé que sur une DS.

Zelda : Link’s Awakening 

Link en compagnie de Marine, remplaçante à mi-temps de la princesse d’Hyrule

Margaux : Ce jeu, classique de la Game Boy s’offre une toute nouvelle jeunesse sur Nintedo Switch, dans une version entièrement retravaillée avec un style graphique unique et  cartoon, très différent donc du dernier Zelda Breath of the Wild. Dans ce Zelda, pas de… Zelda ! Mais une jeune Marine, qui finira par vous apprendre que vous devez trouver le gardien de l’île appelé aussi « le poisson-rêve » pour pouvoir retourner chez vous (enfin chez Link quoi). Vous allez donc explorer l’île avec des créatures toutes plus mignonnes les unes que les autres (à titre personnel je trouve même difficile de reconnaître les « ennemis » tant leur design se veut adorable). Petite pensée au moment où je suis morte en souhaitant faire un câlin à un singe ainsi qu’à un petit bernard l’hermite qui m’ont littéralement… assommée. Oui c’est bien le mot. L’exploration de l’île se fait naturellement, et le graphisme enchanteur est très agréable visuellement. De même, le gameplay, bien que très simple, reste efficace. Même si les indications ne restent pas forcément très claires. Je me suis tout de même perdue dans la forêt car je n’avais pas compris qu’il fallait que je rencontre une sorcière pour battre un boss raton-laveur. (Je ne pensais pas que je dirais ça un jour moi).

Par ailleurs un tout nouveau mode de jeu permet de récupérer différents éléments qui vous permettront d’arranger les donjons comme vous le souhaitez et ainsi… devenir créateur ou créatrice de donjons ! De même vous profiterez en jouant au jeu, d’une bande originale remise au goût du jour, particulièrement douce et apaisante qui offre une toute nouvelle dimension à l’île de Cocolint et aux musiques de la version originale. Et comme pour beaucoup de jeux nintendo, vous pourrez aussi scannez les amiino compatibles de la série The Legend of Zelda pour obtenir… d’autres salles de donjons. Bientôt, vous en aurez plus encore à explorer que dans Skyrim.

Un petit jeu beau, mignon, fun, avec une bonne musique, un bon gameplay, qui vous promet des petites parties simples et tendres (au bon goût de l’enfance) accompagnée d’une très bonne composition musicale. Composition qui accompagne parfaitement l’univers en question.

Julia : Link’s Awakening fut une très belle découverte pour ma part. Je m’attendais vraiment à voir un jeu en 8bit simplement re-dessiné, et j’ai été étonnamment surprise de voir qu’il s’apparentait plus à Link to the Past (mais ça c’est juste parce que je suis nulle). Difficile de croire que quelque chose ne va pas dans ce jeu tant tout le monde à l’allure gentille ! Mais attention, faut pas taper les renards, ça fait mal ! Les poules ça va on peut y aller, elles sont chill. Cette remasterisation est efficace dans le sens où elle va permettre aux plus jeunes de découvrir cet ancien format de jeu-vidéo, et emplir les plus grands de nostalgie (moi je me souviens c’était ma maman qui no- Bref.) Mon petit coup de cœur était les petits easter eggs en référence à Mario à quelques endroits de la map.  J’ai hâte d’en voir plus et je ne me fais pas de soucis quant au succès du jeu.

Resident evil

Wahou que c’est… beau ?

Margaux : C’est peut-être la « déception » principale de nos tests respectifs. Tandis qu’Umbrella et sa culture de virus létaux ont été détruits et leur menace stoppée, une menace encore plus grande a fait surface. Quelque part en Afrique, des villageois se transforment en créatures agressives et menaçantes. Avec sa co-op locale et eon-line, les joueurs peuvent vivre cette expérience classique dans la peau de Chris Redfield ou Sheva Alomar (alors qu’ils essaient d’identifier et d’arrêter les responsables de cette attaque virale). Il faudra être patient.e et avoir un bon esprit de cohésion pour mener à bien les différentes missions. Etant donné que le gameplay est réellement axé co-opération. Les deux personnages doivent vraiment se coordonner pour survivre et se battre contre des hordes d’ennemis. Tous les DLC sont par ailleurs inclus, à savoir figurines, scénarios additionnels, mais aussi costumes et modes de jeu. Autant dire que vous allez pouvoir augmenter considérablement la durée de vie et customisez allègrement votre personnage. Un nouveau mode « Mercenaires » vous permettra de faire face à des vagues d’ennemis emblématiques de la série en un temps limité pour maquer le plus de points possibles. Vous aurez par ailleurs le choix entre 8 personnages. Pour notre test, malgré notre incroyable talent d’hardcore gameuses et notre infatigable volonté de faire le meilleur speedrun possible, nous nous sommes toutes deux retrouvées coincées entre des murs, à littéralement se faire exploser (sans mourir, s’il vous plaît !) et à tuer des ennemis… sans savoir comment. La prise en main est à ce titre réellement difficile et pas du tout intuitive. De même les textures sont ternes, ainsi que les effets lumineux qui alternent que très peu entre la « nuit » et le « jour ». Ce qui réduit considérablement l’esprit « horrifique » pourtant au cœur de la saga ! De plus les contrôles sont lents, ce qui donne des phrases de combats… plutôt molles et sans réels intérêts. Cependant, je souligne une véritable volonté de créer un bon gameplay coopératif et attrayant. De même, l’aspect survival horror est bien appuyé par le fait que vous manquerez toujours de soins et de munitions. Aussi… Parfois (toujours) il faudra vraiment compter sur vos alliés ! Ce que je n’ai pas vraiment fait, même si j’ai tué un boss (je tiens vraiment appuyer le fait que je ne sais VRAIMENT et TOUJOURS pas comment ce miracle s’est produit).

Julia : Ah, Resident Evil… Quel moment. Avant toute chose, je préfère préciser que je suis une énorme n00b sur ce genre de jeu. Déjà je vise comme un pied et c’est un miracle que ma co-équipière ne se soit pas prise de balle dans le pied ou dans la tête parce que c’était la seule que j’arrivais à viser correctement, mais qui n’était pas un zombie. Bonjour l’entraide ! J’ai vraiment eu du mal à me repérer et à me déplacer dans ce jeu, mais heureusement le gentil monsieur (quoique taquin par moments) nous a mis plusieurs fois sur la bonne voie. Margaux et moi étions tellement phénoménales qu’une foule de deux personnes (dont un membre du staff) s’est créée autour de nous pour nous voir à l’œuvre. Alors que le speedrun se déroulait sans « trop » de difficultés, il fut temps de nous confronter au boss, un événement attendu de tous (surtout du staff). Bien que nous ne soyons clairement pas les favoris de ce combat, nous avons défié la logique avec fourbe et une stratégie d’enfer ! Enfin, quand je dis nous, c’est surtout Margaux, parce qu’on m’envoya dans un fossé alors que je sympathisais doucement avec la mort. Lorsqu’enfin je retrouvais mes esprit, bah le boss a été tué sur un malentendu. Nous entendîmes alors la foule en délire nous faisant de nombreuses éloges (non.), et le gentil monsieur de la démo était stupéfait. TIENS, ça t’apprendra à te moquer de nous ! #girlpower

Outre cette démo remplie de rebondissements, je n’ai pas vraiment été transcendée par ce jeu. Mon avis cependant est entièrement subjectif, car je ne suis vraiment pas sensible à ce format de jeu-ci. Resident Evil reste un FPS classique lors d’une apocalypse zombie. Mais au moins ils sont gentils les zombies, ils nous donnent des munitions <3

Mario Maker 2

Mario en louboutin est tout de même plutôt classieux

Margaux Peut-être la « star » de ce salon postE3 ! Après un premier opus sur WII U acclamé par la critique et les joueurs, Super Mario Maker 2 arrive sur Nintendo Switch avec plein de nouveautés, des modes coopératifs et un mode histoire. Vous pourrez en effet créer vos propres stages Super Mario (un peu comme dans Little Big Planet). Et je peux vous assurer que les niveaux que vous pouvez développés sont vraiment au top ! Votre créativité ne pourra tout simplement pas être limitée. Et ça c’est cool ! Vous pourrez par ailleurs le partager avec les joueurs du monde entier grâce au Switch Online. En revanche si vous préférez les défis « classiques » à la Mario, vous profiterez de plus de 100 stages inédits en mode histoire ou une infinité de niveaux créés par les joueurs et les joueuses. Mon coup de cœur personnel fut de pouvoir transformer Boswer en « Kitty » tout en le jetant dans la lave avant même que la création de niveau soit terminée. Et oui, c’est ma revanche personnelle ! Plus sérieusement, les niveaux sont bons, sont funs (tout ce que l’on demande à un bon Mario, somme toute) et pour les plus nostalgiques d’entre vous vous pourrez jouer à des niveaux « retro », à l’ancienne ! (Comme disent les jeunes). Mais vous, peut-être que vous êtes vieux comme nous. Chut, je ne fais pas mes 25 ans. En plus d’être très agréable à jouer, c’est beau et coloré. Rien de neuf sous le soleil, ce nouveau Mario promet d’être grandiose pour les fans de la licence, et tout particulièrement pour celles et ceux désirant créer leur propre univers Mario. (On évitera cependant de parler de ce niveau 4 étoiles où il était impossible de sauter, au risque de perdre, c’était vraiment très frustrant). Cette expérience n’a absolument aucun lien avec le fait que je sois mauvaise dans les jeux Mario.

Julia : Quand il n’y en a plus, il y en a encore ! Mario Maker 2 est le jeu où nous avons passé le plus de temps, tellement il est complet et intéressant ! Cette fois-ci il n’y a pas un, ni deux, mais trois modes de jeux différents ! Tout d’abord, nous avons le mode histoire, où nous devons aider l’architecte Toadette à construire le nouveau château du royaume champignon en complétant des niveaux variés avec des objectifs changeants de niveau en niveau (comme par exemple tuer des goombas pour voler leurs Louboutins) Cela change du classique Mario Bros, mais il est en lien avec le thème du jeu, et pour une fois la princesse Peach n’est pas en détresse (ou alors c’est pas notre problème). Ensuite, il y a le mode multi-joueurs, où là aussi ça reste très classique, avec les différentes ères de la franchise Mario Bros. Et enfin nous avons le mode créateur. J’ai été abasourdie par toutes les possibilités de ce mode ! Cela n’en finissait jamais ! Le mode créateur est vraiment très complet et permet au joueur de créer de toute pièce son propre niveau avec ses propres objectifs, choisissant parmis un tas de possibilités, de décors, de météo, et même de longueur de niveau ! Ce qui m’a le plus impressionné, ce fut l’option 3D World qui changeait complètement des autres settings un peu plus rétro (mais tout aussi intéressants). Le mode nuit permet de transformer l’eau en poison (d’autres n’auraient pas fait mieux), et la lave en… lave (mais une lave vénère). Ici  aussi j’ai hâte de voir les niveaux créés par les joueurs et Mario Maker 2 est un gros coup de cœur de ce PostE3.

Luigi’s mansion

Digne d’un boss de Dark Souls

Julia : Alors que toute la bande de Luigi et ses amis sont en route vers un château pour un événement auquel ils sont invités, voilà que ceux-ci se retrouve piégés par le roi Boo qui enferme tout le monde sauf Luigi et son chien fantôme dans un tableau. Le vaillant plombier à la salopette verte a donc pour mission de délivrer son frère et ses amis à l’aide de son fidèle aspirateur rouge ! La démo nous emmène au fil d’un niveau puis du boss dans la photo ci-dessus, ainsi qu’un didacticiel au tout début, ce qui fut très utile car les commandes sont difficiles à maîtriser du premier coup, surtout pour viser les ennemis de Luigi, les niveaux étant légèrement en 3D et donc n’évitant pas au joueur de louper sa cible. Dans ce jeu, Luigi n’est pas tout seul à chasser les vilains fantômes. En effet, nous avons fait la connaissance de Gooigi (je suis fan du nom), le compagnon slime du personnage éponyme. Gooigi donne un autre aspect au jeu, et fait place à de nouvelles énigmes. La dernière étape du jeu était de battre le boss, ce qui fut un fiasco. Comme je l’ai précisé plus haut, je n’étais pas encore familiarisée avec les commandes, et malgré les encouragements de l’équipe Nintendo, je n’ai su vaincre le vilain fantôme rouge. Mais le côté combat médiéval était fort sympathique et donnait un aspect plutôt comique (vu que les spectateurs étaient en carton).  Luigi’s Mansion s’apparente à Yoshi’s Woolly World dans le côté exploration. Il y a pleins d’éléments cachés dans chaque niveau, forçant le joueur à ouvrir l’œil devant chaque petit détail du niveau, car rien n’a été mis au hasard.

Luigi’s Mansion est un bon jeu familial dans son atmosphère, quoiqu’un peu difficile à jouer au début et mes doigts se sont retrouvés dans des positions étranges pour battre les méchants. Mais comme on me l’a assuré, ce n’est qu’un coup à prendre, et après tout ira bien !

The Elder Scrolls : Blades

Margaux : Enfin un petit jeu sans prétention, un jeu « métro avant boulot » si je puis dire. Au sein de ce jeu, développé par Bethesda, vous explorez donjons et forêts, générés aléatoirement, dans l’univers de la célèbre licence The Elder Scolls (la licence amour de ma vie forever). Vous pourrez également défiez vos amis et d’autres adversaires dans des combats d’arènes (plus ou moins épiques…) Personnellement je n’ai rien vu d’aussi drôle que depuis la fois où je suis restée plantée sur un poteau dans l’arène d’Oblivion pour éliminer mes ennemis de loin (la lâcheté vous dis-je). Vous pourrez également customisez votre personnage (armure, armes, capacités…). En revanche, vous ne pouvez choisir sa race (moi qui rêvais d’être un kahjiit like to sneak pour la 1092735ème fois). Les environnements et la musique vous rappelleront forcément Skyrim, même si les quêtes seront bien évidemment, bien moins épiques. L’avantage est… que c’est gratuit ! En réalité, si vous y jouez c’est surtout histoire de patienter avec un petit jeu, tranquillou, en tuant loups et spriggans, en attendant le meilleur pour la suite. ON VEUT ELDER SCROLL 6 !

Mario & Sonic aux Jeux Olympiques

 

Juliette : Vous avez sans doute connu ce jeu sur la Wii ou même sur Nintendo DS à vos heures perdues pendant votre tendre jeunesse. Il est maintenant de retour sur Switch, incluant de nouveaux sports tels que le skateboard, le karaté, le surf et l’escalade sportive, présents pour la première fois aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Il pourra se jouer en multijoueur jusqu’à quatre joueurs en local et à huit joueurs en ligne… et heureusement ! Il s’agit avant tout d’un jeu pour jouer à plusieurs (qui remplacera peut être vos soirées Mario Kart). Nous avons testé le tir à l’arc en utilisant les commandes par mouvement (RPZ la Wii) et son fonctionnement est assez sympathique. Le joueur prend assez vite la main sur les fonctionnalités qui demeurent assez simples. Mais nous avons aussi essayé un sport de combat, comme le karaté, et celui-ci se déroule très très très très rapidement. Nous avons à peine le temps d’essayer différentes attaques (un combat peut durer cinq secondes) ce qui nous a rapidement lassé de ce sport. Ce jeu reste tout de même assez réussi, à voir s’il est aussi réussi que ses prédécesseurs en novembre 2019.

Hollow Knight : Silksong

Juliette : Dans ce jeu d’aventure vous incarnerez un personnage secondaire, Hornet, rencontré dans le premier opus. Vous serez armé d’une aiguille à coudre pour défier vos ennemis et devrez récolter de la soi afin de vous soigner. Dans la démo, nous avons découvert une magnifique forêt, mais d’autres lieux seront à découvrir au fur et à mesure de votre exploration comme des grottes ou encore des villes dorées. Les fonctionnalités sont assez simples encore une fois : sauter, se défendre et se soigner. Faut-il néanmoins s’en servir correctement, puisqu’il faudra être assez habile, utiliser les touches correctement et au bon moment. L’ambiance est assez féerique et est prenante dès le début du jeu. Le personnage de Hornet est facile à manier, et un peu comme un jeu Zelda, vous devrez vous perdre plusieurs fois, explorer les moindres recoins, avant de trouver votre chemin. Malgré son aspect « enfantin » ce jeu est loin d’être facile et fera sans doute ressurgir la colère qui est en vous. Je conseille de jouer à ce jeu sur votre télévision pour admirer au mieux les décors et l’univers qui s’offre à vous.

Et pour finir, un tout nouveau Mario Kart vient de sortir… en plastique ! Des produits dérivés étaient exposés et parmi eux, un circuit où vous pourrez faire la course contre un adversaire. Bon, il s’agit plutôt d’un élément de décoration, mais qui rendra heureux les fans de Mario Kart !

Baba Is 404

Salut à tous ! Je joue depuis maintenant quelques semaines à Baba Is You, un jeu qui m’a rendu complètement gaga, et je vous raconte pourquoi sans plus attendre !

 

  • Baba is Hempuli Il n’est pas rare de voir des gens talentueux au point de réussir à développer un jeu tout entier de leurs seuls 10 doigts. C’est le cas notamment de Lucas Pope avec Return Of The Obra Dinn qui a été récompensé à de très nombreuses reprises, ou bien encore Edmund MC Millen (au début) pour The Binding Of Isaac. Hempuli Oy est un développeur finlandais : tantôt développeur, tantôt génie du mal, l’homme a mener à bien le projet de Baba Is You seul de A à Z. Certes, le jeu est très minimaliste sur son aspect technique mais il n’en reste pas moins efficace.

 

  • Baba is Genius Bon alors, tu nous racontes ce qu’il fait ce Baba ? J’y viens Babie, ne t’en fais pas. C’est très simple voyez-vous ! Imaginez un boulder-dash dans lequel votre seul objectif est de marcher sur le drapeau de victoire à chaque niveau afin de gagner. Imaginez maintenant, sur plusieurs centaines de niveaux, que ce drapeau est tantôt bloqué par des murs impénétrables, tantôt de la lave ou de l’eau… Mais comment faire ?
What the…BABA!
  • Baba is mindfuck Le principe de Baba Is You est de déplacer des ensembles de mots divisés en trois catégories :
    • Les mots objets, qui sont tous les mots étant des éléments visuels du terrain : Baba, évidemment, mais aussi les pierres « ROCK », murs « WALL », lave « LAVA » et quelques dizaines d’autres.
    • Les mots de liaison « IS » ou bien encore « AND » qui permettent de faire le lien entre les mots de première et troisième  catégorie.
    • Les mots d’état comme « YOU », « PUSH », « STOP », « MELT » et quelques dizaines d’autres à nouveau.
  • Une condition doit toujours être conservé, BABA IS YOU ne doit pas être dissocié, sinon si vous n’êtes plus Baba, vous n’êtes plus personne, et vous mourrez donc instantanément…. Logique ! Il sera toutefois possible de switcher Baba avec par exemple « Rock » afin d’incarner le caillou à la place de Baba. Vous pourrez donc mélanger les termes pour évoluer dans les niveaux, au point parfois d’incarner des murs tout entier… Il faudra défier les lois de la gravité et surtout les lois de la logique. Si des murs sont à l’écran mais que les trois mots « WALL IS STOP » ne sont pas associés, alors les murs ne vous arrêteront pas vous pourrez les traverser. Déroutant, surtout au début, mais terriblement malin.

 

  • Baba is Awarding Petit point bonus, mais quelle satisfaction lorsque vous voyez s’afficher le « CONGRATULATIONS » en résolvant un niveau après avoir buté des heures durant dessus. A côté, battre les boss de Sekiro ou Dark Souls, c’est vraiment de la gnognotte.  (oui, il est légal d’utiliser le terme gnognotte en 2019, on a vérifié.)

 

  • Baba Is Ragequit Clairement difficile, le génie finlandais Hempuli aura bien souvent raison de vous. La durée de vie du jeu est énorme puisque certains niveaux vous demanderont clairement plusieurs dizaines de minutes avant de trouver le bon enchainement/combo à associer pour pouvoir progresser. C’est le principe même du jeu, mais il est dommage qu’après un certain temps de recherche ne s’active pas un petit « indice » pour pouvoir progresser dans le jeu et éviter le ragequit total… A l’heure où j’écris ces lignes, je cherche encore les solutions à certains niveaux bonus…

 

  • Baba Is Create Pas vraiment un point négatif non plus, mais j’aurais vraiment adoré avoir un éditeur de niveaux online pour télécharger de nouveaux niveaux créés par d’autres joueurs, voir en proposer certains fait main également ! Après peut être que durant les 200 niveaux du jeu, toutes les combinaisons d’associations de mots pour parvenir au bout des niveaux sont faites et qu’on ne peut pas réinventer la roue sans introduire de nouveaux mots et/ou nouveaux comportements aux mots d’objets et mots d’états.
Baba Is Keke, des fois.

19/20

On pensait avoir tout vu dans le puzzle-game et que les jeux de réflexion avait tout donné depuis Candy Crush et le Sudoku… Il n’en est rien ! Baba Is You prouve qu’on peut encore aujourd’hui révolutionner les codes du genre et créer des choses innovantes tout à fait originales et excellentes. C’est un grand OUI pour Baba Is You, pour peu que vous aimez vous triturer les neurones pendant des heures durant. Pour ma part, j’attend déjà la suite !

 

Octopath Traveler


Un article de Richard Legrand, pour Error 404.

Octopath Traveler, sorti sur Switch le 13 juillet 2018, est le récent bébé de Square Enix, le mastodonte incontesté du RPG à la sauce japonaise auquel on doit notamment la saga des Final Fantasy. Aux commandes de ce nouveau titre, on retrouve les producteurs de la saga Bravely – un pedigree loin d’être négligeable, donc.

La firme nippone mise pour cette nouvelle sortie sur un sentiment qui n’a pas fini d’être porteur dans les industries culturelles : celui de la nostalgie. Lancement opportuniste ou hommage authentique aux racines du J-RPG ? Tâchons d’élucider cela !

L’histoire – Huit chemins valent-ils mieux qu’un ?

Octopath Traveler nous emmène voyager dans un monde médiéval-fantastique somme toute assez classique. Nous y suivrons les pérégrinations de huit personnages ayant chacun leur trame narrative et leur profession, laquelle détermine leur style de combat mais aussi des capacités sociales utilisables en exploration : Primrose la danseuse, Olberic le guerrier, Tressa la marchande, Cyrus l’érudit, Ophilia la prêtresse, H’aanit la chasseuse, Alfyn l’apothicaire, et Thérion le voleur.

Si vous devez commencer par choisir la quête d’un de ces personnages pour débuter la partie, le jeu vous offre ensuite la possibilité de tous les récupérer dans votre groupe en accomplissant leur histoire ; difficile donc de parler de véritable rejouabilité. La trame de chaque protagoniste se divise en quatre chapitres plutôt conséquents se déroulant en divers endroits du monde, ce qui dote Octopath Traveler d’une durée de vie remarquable tout en l’adaptant assez bien à des sessions de jeu fragmentées. A cela s’ajoutent des quêtes annexes de résolution assez simples (du style “amener X à Y”) mais scénarisées et donc assez agréables.

A l’aventure avec Primrose, Olberic, Tressa, Cyrus, et Jean-Jacques le random !

Huit histoires donc ; les huits se valent-elles ? Malheureusement non : certaines, comme celle de la danseuse Primrose, se révèlent réellement poignantes et n’hésitent pas à aborder en sous-texte des sujets comme la prostitution ou la pédophilie (sous-texte qui demeure assez subtil pour que le jeu puisse être mis entre toutes les mains). D’autres, comme celle de la marchande Tressa, se révèlent être un amoncellement de clichés et réservent des dialogues d’une niaiserie qu’on aurait préféré éviter (combien de fois entendra-t-on que Tressa a “l’âme d’une marchande” ? Cela signifie quoi, que les midi-chloriens du capitalisme sont très nombreux chez elle ?). Sans doute ce ressenti variera selon l’âge et les préférences de chaque joueur, mais les forts changements de ton d’un récit à un autre rend l’ensemble inégal.

Si, au final, on finit par s’attacher à l’ensemble des personnages, on regrette que plutôt que de nous offrir un scénario avec huit héros, Octopath nous offre huit scénarios avec un héros chacun. Les interactions entre nos protagonistes demeurent rares, à l’exception de petites scénettes (facultatives) de discussion entre nos personnages qui ponctuent leurs quêtes principales : on aurait aimé que les aventuriers s’enrichissent de leur contact les uns avec les autres plutôt que d’avoir l’impression de regarder huit épisodes disjoints en parallèle.

Certains dialogues sont longs et appréciables. D’autres sont juste longs.

Le gameplay – Une exaltation sans faille

Dans ses combats, Octopath Traveler est un RPG tour par tour qui semble au premier regard très académique : quatre personnages font face à un ensemble de monstres qu’ils éliminent grâce à leur sorts et compétences. Rien de nouveau sous le soleil. Mais, par l’ajout de deux mécaniques simples et efficaces, les créateurs de ce jeu sont parvenus à lui donner un style unique et surprenamment addictif !

La première de ces mécaniques est celle des failles : chaque ennemi dispose de faiblesses face à certaines armes ou magies. Plutôt que de simplement augmenter les dégâts des attaques correspondantes, une faiblesse bien utilisée fera diminuer le compteur de résistance de l’adversaire jusqu’à ce que, une fois à zéro, il soit étourdi pour un tour et reçoive là des dégâts surboostés.

La deuxième mécanique est celle de l’exaltation : à chaque début de tour, les personnages joueurs gagnent un point d’exaltation. Ils peuvent dépenser ceux-ci pour multiplier leur prochaine attaque, voire, lorsqu’ils ont trois points d’exaltation, utiliser une compétence ultime s’ils ont préalablement apprise celle-ci.

I know your weakness!

Ces deux éléments de gameplay rendent les combats bien plus stratégiques qu’ils n’y paraissent : utiliser mon exaltation pour provoquer une faille chez mon ennemi le plus vite possible, ou au contraire l’économiser pour le massacrer une fois qu’il sera étourdi ? Quels personnages amener dans mon équipe pour pouvoir exploiter au mieux les faiblesses de la faune locale ? A quel moment placer mon ultime ? Tout cela est renforcé par une difficulté savamment dosée. Plus le jeu avance et plus d’options tactiques s’offrent à vous, surtout lorsque vous aurez l’occasion d’apprendre une classe secondaire à vos combattants…

Notons enfin un ajout très appréciable : celui de compétences sociales utilisables en phase d’exploration, spécifiques à chaque protagoniste. Primrose et Ophilia pourront ainsi séduire/convertir les passants pour les invoquer en combat ; Alfyn et Cyrus pourront examiner les PNJ pour apprendre des informations intéressantes ; Olberic et H’aanit peuvent défier en combat singulier une cible ; Tressa peut négocier des objets et Thérion peut les voler. Ces compétences seront souvent très utiles pour résoudre les quêtes annexes, nécessitant de trouver qui utiliser pour résoudre au mieux un problème donné.

Examiner les passants vous réservera des anecdotes plus ou moins croustillantes.

Graphismes et musique – Octo-bits Traveler

L’aspect visuel d’Octopath Traveler peut surprendre, car tout en adoptant des textures et des modèles pixellisés en 2D évoquant l’ère de la SNES, elle y ajoute une foultitude d’éléments qui trahissent la modernité du titre. Les décors sont riches en détail, les effets de lumière sont de toute beauté, le sable scintille sous vos pieds et les cols de montagnes s’élèvent dans le lointain… Nous sentons là se déployer la puissance de l’Unreal Engine, moteur de jeu plus connu pour sa 3D photoréaliste et ici utilisé avec intelligence. Ces graphismes nous donnent soif de voyager en ce monde pour continuer à en découvrir les merveilles !

Un soin important a aussi été donné aux huit protagonistes, dont le modèle 2D est animé avec une grande subtilité, et dont les portraits dessinés à la main évoquent le travail tout en finesse et en raffinement d’un Yoshitaka Amano – artiste à l’origine des concept arts de bien des Final Fantasy s’inspirant du style classique japonais.

Vous le sentez là, le sable chaud sous vos pieds ?

Si nous avons plus haut acclamé le gameplay des combats, une bonne partie de leur aspect prenant et dynamique est sans aucun doute dû aux graphismes : loin d’être statique, la caméra bouge, se focalise sur l’action, fait de légers panoramiques lors des attaques… Tout cela reste très discret mais participe grandement à l’immersion. Enfin, les apparences des monstres sont soignées, et si l’on remarque de fréquentes réutilisations de sprites d’une créature à une autre, cela participe au style rétro du jeu.

Venons-en finalement à la musique ! Celle-ci se montre variée et transcrit adroitement l’ambiance d’un lieu, du chaud désert jusqu’à la plaine enneigée en passant par la forêt lugubre… Chaque ville, chaque personnage, dispose de son thème, donnant à cette bande-son de bonne facture la durée très appréciable de 4 heures. Certains morceaux se révèlent – cela est normal – plus mémorables que d’autres, ce qui influe sur le ressenti de jeu : la trame de Primrose est ainsi emmenée encore plus haut par une des meilleures musiques du titre.

Une direction artistique qui a du caractère.

 

En version  » c tro lon gé pa lu lol » :

 

  • Des graphismes flamboyants qui réinventent la 2D de grand-papa

 

  • Un système de combat et d’interactions sociales ingénieux.

 

  • Des personnages attachants

 

  • Une durée de vie très respectable

 

  • Un scénario inégal d’un personnage à l’autre

 

  • L’aspect discontinu de ces huit histoires parallèles

Conclusion – Jusqu’au bout du voyage

A l’heure où la manière la plus simple de surfer sur la mode de la nostalgie est de multiplier les remakes ou même les simples re-sorties de vieux jeux, Square Enix a fait avec Octopath Traveler le pari de mélanger l’ancien et le nouveau. Résultat ? Une expérience prenante et rafraîchissante, apte à parler aux mélancoliques de Final Fantasy VI (source d’inspiration revendiquée par l’équipe et avec lequel nous aurions pu, en effet, dresser un parallèle dans chaque volet de cette review) ou à séduire un nouveau public, jeune comme moins jeune.

 

Le voyage sera parfois inégal, non dénué de défauts, mais une chose est sûre : il mérite d’être accompli !

Alors, convaincu d’appuyer sur un bouton ?

 

Pokemon Let’s Go Pikachu

Après les versions Ultra Lune et Ultra Soleil sur 3DS l’an dernier, il est l’heure pour Game Freak de faire apparaître la première génération de Pokémon pour la première fois en 20 ans en HD et sur télévision !

 

  • Pokemon, en HD Tous les fans s’en réjouiront, c’est la première fois que l’on retrouve un épisode de Pokémon en HD (en ne prenant pas en compte Pokémon Go) ! Le titre est un remake assez classique de Pokémon Jaune et sa première génération (151 Pokémons). On retrouve donc les dresseurs mythiques tels que Pierre ou Ondine, ainsi que les villes d’Argenta, Safrania, Bourg-Palette et tous les classiques qui ont bercés notre enfance. Le rendu graphique sur TV ou sur mobile est très pratique !

  • L’aventure, comme à l’époque ou presque ! eSi le jeu reprend fondamentalement Pokémon Version Jaune, il rajoute tout de même son lot de petites nouveautés. Le nouveau système de capture qui rend le jeu plus dynamique, la personnalisation de tenues pour son Pokémon, le mode Récréation où l’on peut jouer avec Pikachu/Evoli (selon la version), le mode Safari Go pour interagir entre son jeu sur mobiles et son jeu sur Switch. Les nouvelles fonctionnalités sont fleurissantes et c’est un bon signe pour le prochain RPG Pokémon prévu pour l’an prochain.

 

  • Capture facile Le jeu reprend les bases de Pokémon Go sur mobiles. Il est possible de voir les Pokémon dans les hautes herbes au préalable (shiney compris) et la capture de pokémon sauvage se fait de la même façon que Pokémon Go, en simulant un lancer de Joycon/pokéball pour capturer le pokémon. Il est possible de faciliter la capture à l’aide de baies. Même si les Pokémons ont ici des sorts et que les combats contre les dresseurs se déroulent comme sur les RPG originaux, les statistiques des Pokémons se synthétisent de la même façon que sur le jeu mobile : à l’aide d’un PC. Lors de la capture, on peut aussi voir sur chacun des pokémons d’éventuels états « Mini » et « Maxi », équivalent de XS/XL sur Pokémon Go (et donc donne une indication quant à ses capacités au combat, que les professionnels appellent IV)

  • Pokedget Pour les gourmands, le jeu était vendu dans une version avec une Pokeball/Joycon. Cette petite manette qui rajoute 40€ à la facture du titre environ propose une pokéball miniature qui tient dans la main. Cette pokéball se connecte à la Switch et est une vraie manette jouable. Malgré son toucher très agréable et la bonne qualité du produit, il reste avant tout un gadget plus qu’une manette jouable. La pokéball possède un joystick sur le point de fermeture de la pokéball. Ce joystick est cliquable et correspond au A, tandisqu’un bouton au dessus de la pokéball correspond au bouton B. On est donc vite limités dans l’utilisation de la manette puisque les touches X et Y ne sont pas accessibles. Il est vrai que lancer le joycon pour capturer les Pokémons est vraiment amusant et c’est une belle trouvaille technologique qui change de divers autres accessoires.

 

  • Pikeasy Pour le rendre accessible, le jeu a été simplifié au possible. Les combats sont tous très simples, les dialogues infantilisant (après, cela a toujours été un peu le cas sur Pokémon !). La difficulté jusqu’à la fin du jeu est moindre. Le jeu commence vraiment pour les vrais fans une fois la campagne terminée : capture de shiney, combat en ligne contre d’autres joueurs… C’est à ce niveau là qu’il faudra chercher du challenge car sinon les 15/20h de jeu en prenant le temps de tout capturer/voir est le temps qu’il vous faudra pour arriver au bout du jeu sans vraiment aucune difficulté. Dommage qu’il n’y ait même pas besoin de réfléchir lors de combats si ce n’est savoir quel type utiliser contre quel autre type (eau contre feu, par exemple et en toute évidence…)

 

 

16/20

Au final, on retrouve avec grand plaisir le premier VRAI jeu Pokémon sur consoles HD et sur télévision. Le portage et l’adaptation de la première génération et de Pokémon Jaune est assez réussi globalement. Plaira ou déplaira le mode de capture issu de Pokémon Go sur mobiles, le jeu propose un système plus dynamique qu’auparavant et rend le jeu plus vivant et rapide à jouer, malgré le fait qu’il n’y aucune difficulté tout du long. Les fans y trouveront leur compte et les plus jeunes pourront se lancer dans leur premier jeu vidéo Pokémon pour se préparer au mieux avant l’arrivée du VRAI RPG Pokémon prévu fin 2019. Vivement !

 

Disgaea 1 Complete

Disgaea était sorti en 2003 sur PS3, puis 2006 sur PSP, puis 2008 sur DS… C’est finalement 10 ans plus tard que le jeu ressort sur PS4 et Nintendo Switch, en 2018 !

Paris Manga oblige, c’est l’article spécial du samedi sur le thème du jeu vidéo japonais !

  • Disgaea, en mieux

    Vous avez peut-être connu le Disgaea de 2003, ou bien celui de 2008 comme moi… Mais que vous l’ayez connu ou pas, cette version est forcément la meilleure. Forcément, le jeu a entièrement été retravaillé sur de nombreux points. Le premier est évidemment les graphismes entièrement revues à la hausse. Tout est lissé. Le rendu HD est tout simplement impeccable. Le rendu sur la Switch  en version portable est également parfait. L’interface reste lisible, bien que complexe.

La plus célèbre des taverne avant celle d’Hearthstone.
  • Disgaea in Translation 

    On en avait parlé lors de la Japan Expo 2018 avec l’équipe de traduction de NIS America, mais les futurs jeux Nippon Ichi Software America seront traduits en français pour séduire notre public. Le premier jeu traduit par cette nouvelle équipe était le dungeon-RPG sorti plus tôt en septembre, Labyrinth Of Refrain.  Disgaea avait déjà été traduit à l’époque de la DS, mais il a été totalement re-traduit pour l’améliorer ! La version DS avait été traduite de la version anglaise du jeu, déjà traduite de la version japonaise. Cette nouvelle traduction est repartie depuis la version originale japonaise et est évidemment bien plus fidèle à l’original. L’humour japonais, toujours décalé, fait mouche sur cet opus. Après les mid-boss, des boss pas si forts qui n’en font pas des boss selon notre héros, une assassin la moins discrète et la plus fébrile du monde et bien plus, c’est tout cet univers haut en couleur qui avait fait son succès qui revient, plus authentique que jamais.

Le demi-boss est toujours là !
  • Le T-RPG des vrais ! 

    Disgaea est une parodie des tactical-RPG. Nippon Ichi Software est un spécialiste pour la parodie de jeux vidéo (notamment avec le leveling abusif dont on vous parlera un peu plus bas). Scénario barré, personnages hilarants… Le jeu est très complexe mais peut être résolu sans prendre en compte les nombreuses facettes du jeu. Vous trouvez notamment une Assemblée Générale pour voter des lois et obtenir des bonus/malus en jeu, le système de géoblocs, d’xp de vos compétences, les différents niveaux de performances des personnages et j’en passe… Les animations visuelles des compétences spéciales sont toujours aussi réussies qu’à l’époque, le lissage HD en plus ! Sachant que les coups spéciaux sont nombreux, le nombre d’animations suit lui aussi et propose un florilège de belles choses à voir au cours du jeu.

    • Anecdote : le prinny, petit pingouin emblématique de Disgaea est ensuite devenu le logo de l’entreprise Nippon Ichi Software.

 

 

  • On trigger le chrono 

    Disgaea est réputé pour être un RPG très chronophage. Pour faute, il est possible d’obtenir des dizaines de classes et de héros allant du niveau 1 au niveau…. 9999 ! Déjà très long, il est également possible d’augmenter CHACUN de ses équipements à travers « Le Monde Des Objets » du niveau 1 au… 9999, vous l’aviez devinés ! Le seul problème est qu’il ne faut donc pas changer d’équipement après, sinon, on repart de zéro ! Autant vous dire que le temps de choisir les bons équipements et les monter prendra un temps infini ! Si vous êtes prêts à passer quelques milliers d’heures de votre temps sur un jeu vidéo, Disgaea sera clairement le bon choix ! A savoir toutefois que le niveau 9999 sur les objets et vos personnages sont loin d’être nécessaires pour terminer le jeu !

Les prinnies au combat, y’a qu’ça d’vrai.
  • Nouveautés disparues 

    Le vrai regret que l’on pourrait avoir se situe au niveau de la dénomination « Complete Edition ». Le titre est un peu trompeur car il ne contient rien de plus que le jeu de base tel qu’il l’était déjà sur PS2 et DS. Au final, le jeu est identique en terme de contenu aux précédentes éditions et c’est un peu dommage ! Pour les fans de la première heure, il est important que le jeu soit similaire à celui qu’ils avaient connus, mais c’est toujours agréable de voir un petit peu d’inédit, de bonus, à l’égard du jeu en question. On repassera donc pour un prochain titre NISA pour ce qui est des nouveautés lors du remaster d’uns de leurs jeux.

 

 

15/20

Disgaea 1 est toujours LE T-RPG de référence pour tous les fans du genre. Son lissage HD et sa re-traduction française sont très réussis. En revanche, c’était mon RPG de référence étant plus jeune, aujourd’hui j’ai eu plus de mal à m’y mettre… La faute sans doute au côté répétitif et de farming qui ne me passionne plus autant qu’autrefois… Ou le fait de l’avoir déjà fait peut-être. En tout cas, si vous ne l’avez pas encore fait, cela reste un must-have, surtout qu’il s’agit sûrement du plus cool de toute la série !

Retrouvez notre interview de Sohei Niikawa, PDG de NIS America et créateur de la licence Disgaea très prochainement sur Error404!

 

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