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– Bad Omens – 19h45-20h15 –

Ce soir, le Trabendo passe l’arme du côté allemand en accueillant un groupe metalcore phare de la scène allemande : Caliban (et non pas Tokio Hotel, bande de petits rigolos). Avant celui-ci, c’est le groupe américain  Bad Omens qui est chargé d’ouvrir les festivités. Ce soir là, je venais en touriste pour les trois groupes puisque je ne les connaissais qu’assez peu avant le concert, c’était clairement Bad Omens qui m’avait décidé à venir jeter une oreille au concert. Le groupe semblait sur ces albums être une sorte de Bring Me The Horizon version 2.0. Une suite spirituelle à That’s The Spirit avec une musique tantôt agressive, tantôt mélodieuse (à coup de choeurs et autres subterfuges dont BMTH avait le secret jusque là).

Malgré le quart d’heure de retard Bad Omens aura su s’imposer comme un sérieux concurrent au groupe de Sykes avec des titres repris en coeur par l’Assemblée et un jeune public (le plus jeune de la salle je pense) venu devant le groupe pour pogoter et jumper gentiment. Rien de bien violent. Noah Sebastian (chant) semblait peu à l’aise en arrivant sur scène et on avait un peu l’impression de voir un groupe de jeunes lycéens lors du spectacle annuel du bahut. Le groupe manquait un peu de prestance scénique et de charisme, ce qui était dommage et en décalage total avec la qualité de leur musique !

2ème concert en France après un rapide passage au Backstage By The Mills en 2017, le groupe a ensuite pris d’avantage de confiance quand il a vu que ses titres étaient largement repris dans l’assemblée et que le public suivait.  Le son était assez faible mais était très clean et agréable à l’oreille, avec ou sans boules quiès !

Un groupe formé en 2015 avec déjà deux concerts en France, un album, un public qui connaît déjà les titres et une qualité de composition qui pourrait en faire rougir beaucoup ? Cela ne fait aucun doute pour moi, mais je peux d’ores et déjà m’avancer en vous disant que, comme Fever 333 avec BMTH (tout est lié !), Bad Omens va monter très rapidement en réputation, c’est une évidence. Il ne serait d’ailleurs pas étonnant de les voir débarquer pour un show en headliner dans une petite salle sympathique l’an prochain en France. En tout cas, attendez-vous à entendre parler de ce groupe prochainement!

Setlist :

  1. Broken Youth
  2. Malice
  3. Glass Houses
  4. Careful What You Wish For
  5. Exit Wounds
  6. The Hell I Overcame
  7. The Worst In Me

– Lionheart – 20h35 – 21h15 –

Second groupe de la soirée, ambiance bien différente. On est bien plus proches d’un groupe de metal/rap US. L’ambiance Five Finger Death Punch/Limp Bizkit du metal US se ressent d’avantage. Le public dans le centre prêt à pogoter a totalement changé : exit les plus jeunes qui pogotaient et jumpaient joyeusement et place aux garçons un peu plus âgés, en tenue de basketteurs US, crâne rasé et casquettes prêt à en découdre : coup de pied dans les airs (comme on le voit pour Rise Of The Northstar aussi en général), les personnes gesticulaient dans tous les sens, et n’hésitaient d’ailleurs pas à se jeter (littéralement) sur le reste de la foule, pas forcément grande adepte des pogos.

Alors qu’un petit soucis technique vient en pâtir sur le concert (qui avait déjà conservé le premier retard en début de soirée), Rob Watson (chant) vient saluer son public et ses fans au travers de quelques remerciements sincères. Le show se voulait vraiment à l’américaine : détente, blagues lourdes et gros sons. Le bassiste n’hésitera pas à se mettre torse nu durant le set et à assumer son corps tandis que Rob saluait le « corps parfait et typique d’un américain bien en chair », ce qui semblait faire rire aussi bien la personne ciblée que le public ou le groupe. A un autre moment, le batteur interpella une demoiselle au premier rang qui ne réagissait pas trop au groupe. Rob renchérit en lui proposant d’aller faire une sieste dans leur van, que c’était confortable et qu’il ne la toucherait pas durant son sommeil car c’était de chouettes types… Des propos un peu décalés même si le fond ne semblait pas mal intentionné qui laisseront le public un peu de marbre.

Bien moins convaincant que Bad Omens, le groupe aura su satisfaire les quelques fans érudits qui avaient repris les chansons par cœur et qui s’amusait à se jeter sur le reste de la foule qui avait l’air de subir le concert plus que d’en profiter. Heureusement, la salle n’était pas rempli à en craquer, ce qui laissait de quoi respirer un peu plus.

– Caliban –  21h35 – 22h55 –

Alors que le concert commence sur un aveuglement total (merci à la dizaine de stroboscopes présents ce soir !), le groupe débarque sur scène avec Dein R3ich. Andreas (chant) est très à l’aise sur scène. Il n’hésitera pas à proposer à plusieurs reprises à quiconque le souhaite de venir sur scène avec eux et partir en slam ! Le public assez timide vis à vis de sa proposition ne viendra pas tout de suite même si les pogos débuteront et les premiers slams se créeront.

Le set sera bien équilibré entre les albums I Am Nemesis (2012), Gravity (2016) et bien entendu Elements (2018). Ghost Empire (2014) sera quant à lui un peu oublié puisque seul nebeL issu de cet album sera joué.

Alors que la fin du concert se profile, c’est sur Davy Jones qu’Andreas fera asseoir au sol tout le public, et leur demandera de ramer. C’est ainsi qu’une salle de plus de 500 personnes s’est mise au sol à pagayer dans un seul et même bateau fictif avant de se lever et de jumper dans tous les sens ! Une sacrée conclusion du set qui touchera à son but avec le plus gros titre du groupe Ich Blute für Dich.

C’est à la fin du concert, toujours en retard, qu’Andreas déclara qu’habituellement ils sortent de scène, se font rappeler blablabla mais que cela ne sert à rien toute façon et que vu le retard et le couvre-feu qui approche, ils vont enchaîner leur rappel sans même sortir de scène. C’est donc un rappel de trois chansons qui viendra conclure ce set très convaincant des allemands : Before Later Becomes NeverMemorial et enfin Nothing Is Forever, où tout le public sera invité à monter sur scène, remplissant alors toute la scène du Trabendo (le guitariste étant d’ailleurs descendu pour jouer dans la foule auprès de quelques irréductibles gaulois encore présents dans la fosse plutôt que sur la scène).

 

Au final, c’était une soirée remplie de découvertes ce soir avec un Bad Omens plus que prometteur, un Lionheart un peu plus en dents de scie et un Caliban très convaincant en tant qu’headliner. On a déjà hâte de remettre le couvert avec Bad Omens et de suivre leur évolution, puis de croiser à nouveau la route de Caliban, qui semble bien décidés à vite revenir en France !

Crédit photographique : Farah Siblini

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