BLACK FLAME !

Ce soir, la salle du Petit Bain s’est enflammée pour nous réchauffer en ce mois de décembre déjà bien entamé ! Ni hier, ni aujourd’hui mais bien demain, c’est Bury Tomorrow qui était la vedette de notre soirée placée sous le signe du metalcore.

– Crystal Lake : 19h-19h25 –

Après un concert ultra chaud et complètement sold-out et un showcase à la Japan Expo en juillet, les japonais de Crystal Lake étaient déjà de retour en France pour leur troisième date parisienne de 2018 ! Le groupe semble apprécier la France, et son public lui rend bien. Le concert démarre au quart de tour même si la salle n’est qu’au 3/4 rempli (ce qui est déjà pas bien !). Ryo, chanteur du groupe débarque, avec des cheveux longs cette fois-ci contrairement à sa casquette et ses cheveux courts de l’été dernier, prêt à en découdre.

Le groupe invitera sur Apollo un invité pour screamer avec lui (un roadie? membre de la tournée ?) puis finira par inviter Elijah Witt, chanteur de Cane Hill sur leur dernier titre, Prometheus pour un duo d’une rare violence !

Le pit aura été en feu durant tout le long du concert. Une partie du public était d’ailleurs clairement venu uniquement pour eux. Crystal Lake aura été tout de même un poil moins en forme que cet été au même endroit. La faute à un public pas forcément venu que pour eux ? Certainement pas ! C’est probablement l’accumulation des tournées et la fin de celle-ci (la date parisienne venait clôturer la tournée européenne de Bury Tomorrow). Le groupe semblait un peu sur les rotules mais a donné de sa personne pour délivrer le meilleur show qu’il soit.

On reste étonnés que le groupe n’ait pas pris la décision de jouer AEON en live, dernier single sorti fin novembre et issu de leur prochain album HELIX (déjà sorti au Japon uniquement en version physique, et à venir en janvier chez nous très prochainement !). Le groupe nous a déjà annoncé son retour pour 2019. A l’heure où j’écris ces lignes, il a déjà été annoncé, avec Crossfaith, deux dates durant le mois d’août 2019 en République Tchèque et en Belgique. A voir où vont-ils pouvoir débarquer en France sachant que tous les festivals sont connus… Peut être une petite date parisienne avec les deux groupes ? L’avenir nous le dira…

(C’est l’heure de l’instant coup de gueule ! *jingle*) …et mes pleurs aussi puisqu’au vu des dates des festivals européens, le groupe devrait passer exactement lorsque je serai parti en vacances dans leur pays d’origine, au Japon… Sale histoire moi qui espérait bien pouvoir les voir dans les habituels festivals de rock du Japon se déroulant au mois d’août et les  programmant systématiquement… Il aura fallu que je m’y pointe pour voir les habitudes changer, f***!

 

Par ailleurs, on remercie la Japan Expo de nous avoir soutenu et d’avoir assisté notre partenariat sur le concert !

– Cane Hill 19h45- 20h15 –

C’est au tour de Cane Hill de monter sur scène, mais malheureusement pour eux, les pogos disparaissent et quelques personnes du public s’éclipsent déjà, venus pour voir seulement Crystal Lake (dommage car la suite s’annonce pourtant très sympathique aussi !). C’est sur Sunday School que le groupe ouvrira le show, sans grande émulsion de la part du public si ce n’est quelques bras en l’air. Alors qu’on entend le bassiste râler, on comprend vite qu’il y a un petit soucis technique : plus de son de la part de la basse !  Décidément les basses capricieuses, c’est une spécialité en France !

Heureusement, un roadie de l’extrême règle le soucis dans la minute et on repart de plus belle pour un des morceaux

C’est au tour de Ryo, chanteur de Crystal Lake d’accompagner le groupe sur l’uns de leurs morceaux (impossible de retrouver s’il s’agissait d’Hateful ou It Follows à ce moment là… Sorry !). Le public s’est d’ailleurs réveillé principalement durant cette chanson et leur ultime single Too Far Gone joué en fin de set.

Cane Hill une seconde fois, ce n’était toujours pas bien plus convaincant que la première fois. Cette fois-ci le son n’était clairement pas en leur faveur mais rien n’y a fait et le public n’a pas franchement adhéré au genre. Dommage pour le groupe américain, pourtant adoré par Davyd, le bassiste de Bury Tomorrow ! (Interview à venir ! :))

– 36 Crazyfists – 20h30 – 21h20 –

J’écoutais beaucoup 36 Crazyfists pendant mes années collège, et j’attendais donc un peu le groupe, sans vraiment avoir suivi ce qu’ils étaient devenus depuis. C’était donc plus avec curiosité que nous allions découvrir les derniers albums des papas du metalcore, qui étaient clairement les personnes les plus âgées de toute l’assemblée ce soir là.

– Bury Tomorrow – 21h45-22h55 –

On recule la batterie sur la scène, on installe une petite marche sur le devant de la scène… Changement de configuration total pour laisser la place aux anglais les plus attendus de la soirée !

Le groupe des frères Winter-Bates était chaud bouillant ce soir ! Après un passage remarqué au Download Festival 2018, il n’aura pas fallu attendre 2019 pour remettre le couvert en France !

Le groupe entrera sans violence sur un petit No Less Violent qui déclenchera déjà l’euphorie générale dans l’assemblée. On saute, on moshpit, on wall of death, bref il n’y aucun doutes sur le fait que les groupes s’amusent.

Bury Tomorrow @Petit Bain Photographe © Farah Siblini pour Error404Daniel (chanteur scream) prendra de nombreuses fois la paroles et s’adressera à tous ses fans présents ce soir sur de nombreuses questions morales et politiques. Avec une bienveillance hors du commun, il n’hésitera pas à déclarer emmerder les groupes qui font des systèmes de VIP et ira serrer la main de tout le monde à la fin du concert (ce qu’il a fait, bien entendu !). Il a parlé longuement de la scène metalcore en France et de ses atouts potentiels. Il est vrai que la France n’est pas connu pour être le temple du rock et du metal (et c’est pour ça qu’on ait là, rétablir l’ordre et la vérité, car nous sommes la Team Rocket !) et qu’il est souvent difficile pour les groupes de venir jouer en France à cause de cela. Sans filtres, Dani nous raconte les problématiques des groupes à venir ici, nous avoue même qu’il sait que le concert n’est pas sold out, que d’autres groupes jouent ce soir là aussi, et que même s’il est difficile de remplir de grandes salles de rock/metal en France, c’est toujours possible grace au soutien de la solide communauté de metal qui réside en France. Nous sommes donc tous incités à continuer de parler des groupes que l’on aime, que ce soit Bury ou les autres, autour de nous, de continuer à aller dans des petits concerts de quelques centaines de places comme celui de ce soir, et de toujours montrer son soutien au metalcore pour le faire perdurer. Pour lui, il est clair qu’il joue dans de plus petites salles en France, mais il est toujours très bien accueilli à chacune de ses venues ici et n’hésitera pas à revenir, même pour des scènes plus petites qu’ailleurs s’il le faut, pour satisfaire tout le monde !

Bury Tomorrow @Petit Bain Photographe © Farah Siblini pour Error404Après ce long blabla, place au show avec une belle mise en avant de leur dernier opus Black Flame qui sera sur-représenté ce soir (environ la moitié du set viendra de ce dernier opus). Alors que la température avait bien monté dans la salle, tous les membres du groupe avait mis une serviette sur leur tête et s’amusait à jouer les egyptiens pendant que Dani s’adressait à son public encore une nouvelle fois. Voyant avec effroi la scène juste après, il ne put s’empêcher de rire avant de reprendre son discours. C’est en lançant cette chanson finale que le batteur mis à son tour une serviette sur la tête. Dani abandonna alors tout espoir et foi en l’Humanité, chopa la serviette la plus proche et fit de même pour transformer Bury Tomorrow en Bury Touthankammow.

Le groupe invita tous les membres du public à se prendre bras dessus/dessous et à sauter tous ensemble de façon synchro… Autant vous dire que le bateau du Petit Bain s’en rappelle encore ! Non mécontent de leur oeuvre, Bury espérait bien donner un peu de « sea sickness » avec les mouvements du bateau et la foule virulente qui remuait dans tous les sens !

Après un drop the serviette, la fin de set n’avait pas refroidi la salle qui semblait en demander toujours plus ! Daniel s’est retrouvé à aller chanter au niveau de la régie au fond de la salle, pendant que Davyd à la basse s’amusait à slamer avec sa basse ! Du grand n’importe quoi comme on l’aime sur ce genre de concert.

Il ne faudra pas bien longtemps au groupe en dehors de la scène pour revenir et proposer un final sur My Revenge et la chanson éponyme de leur dernier opus, la célèbre Black Flame, chanson préférée des membres du groupe (interview incoming, on vous l’a dit !).

Crystal Lake et Bury Tomorrow auront laissés à cette soirée un très bon goût dans la bouche du public venu les voir ! (un peu moins dans la tête pour le mal de mer provoqué par les mouvements du bateau pour certains !)

Crédit photographique : Farah Siblini

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