Black Mirror, une création qui parait bien étrange dans le paysage actuel des séries. D’abord dans sa conception, elle n’est pas sans rappeler Amercian Horror story avec ses épisodes solitaires, mais aussi dans son traitement du sujet ciblé. Mais pour les novices, revenons à la base !

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Black Mirror est une série britannique diffusée depuis le 4 décembre 2011, d’abord produite par Channel 4 pour ses deux premières saisons, puis par Netflix pour la troisième saison sortie en septembre 2016. Chaque épisode est complètement indépendant des autres : la plupart se déroule dans un futur relativement proche, mais l’univers de chaque épisodes lui est propre, en particulier en ce qui concerne l’évolution des nouvelles technologies, c’est d’ailleurs ce qui va nous intéresser. 

En effet, le point commun entre tous les épisodes est le rapport de la société aux nouvelles technologies, et plus précisément les technologies incluant la dimension « Black Mirror ». C’est bon vous l’avez ? Les blacks mirrors incluent tous les téléphones, TV, ordinateurs ainsi que leurs descendants, à savoir, entre autre, la réalité augmenté. Je conclurai cette introduction à cette série en conseillant à ceux qui ont déjà peur des nouvelles technologies de passer leurs chemins, car cette série montre comme ces technologies peuvent mal finir, souvent de façon assez black-mirror-nosediveglauque.

La première chose que l’on pourrait dire sur Black Mirror c’est qu’elle est techniquement excellente : Les lumières, les plans, les acteurs, tout frise la perfection, surtout pour une série ! Et ça, on le doit en grande partie à la nationalité de la série : je ne sais pas comment ça se passe chez les britanniques, mais ils ont un talent fou pour sortir des séries d’une qualité difficilement égalable. Que ça soit Sherlock, Downton Abbey ou dans notre cas, Black Mirror, on croirait se trouver face à un bon film de cinéma. C’est d’ailleurs ce qu’on entend de plus en plus ces dernières années : les séries rejoignent peu à peu le cinéma, et Black Mirror se place dans ce courant avec ses épisodes allant jusqu’à 1H30 et c’est très appréciable !

Tous les deux fans de la série avec Zora nous avons décidé de débattre un peu de cette série en nous posant quelques questions.

Le ton est assez lourd, enchaîner les épisodes est assez difficile moralement. Cette vision est effrayante, donne envie de lâcher son smartphone, retourner au téléphone avec fil et écrire des lettres manuscrites au lieu des sms. N’est-il pas possible de présenter la technologie futuriste avec une histoire plus légère comme l’épisode 4 de la saison 3 ?

Si bien sûr, d’ailleurs cet épisode est excellent et très bien placé : c’est l’avant dernier épisode, il finit sur une note très positive ce qui donne un sentiment de bien-être après les sombres histoires qui le précède… avant de nous faire tomber un dernier épisode traditionnel sur le coin de la gueule pour nous rappeler que, quand même, le futur ça sera de la merde. Il est donc assez probable de retrouver ce genre d’histoire par la suite, car, même si les épisodes ne sont pas directement liés entre eux, il s’agit tout de même de la même oeuvre et les épisodes ne sont black-mirror-ftpas placé dans un ordre aléatoire. J’espère retrouver ce genre de construction dans la prochaine saison !

Cependant, l’idée de Black Mirror, c’est quand même de montrer un futur qui part en cacahuète : si on veut regarder un futur qui fait rêver, on a plein d’autre film, comme par exemple Tomorrowland ! Non, ici, on veut que les humains s’en prennent plein la gueule de toutes les façons possibles et inimaginable. D’ailleurs, on a pu voir pour le moment beaucoup de thèmes abordés tels que l’obsession, la peur, l’armée ou encore l’évolution des réseaux sociaux, à que penser de tout ça et à quoi peut-on s’attendre pour la suite ?

Bien sûr c’est tout le principe de la série, nous faire peur et nous faire réfléchir. Les thèmes abordés permettent  à chacun de s’identifier à au moins un épisode d’ailleurs. Que ce soit ceux qui rêvent de célébrité, les accros aux jeux vidéos ou les paranoïaques/jaloux. La série a toutefois sut se renouveler à chaque saison de façon spectaculaire. 
Peut-être allons nous découvrir que l’on peut prévoir l’enfant à notre image mais que la technologie peut faire de beaux ratés. Faire parler les animaux est un rêve de quasiment tous les gosses mais que vont nous dire les espèces en voient de disparitions ? Les fourmis qu’on écrasent ? Le poisson rouge que l’on délaisse ? 

Revenons au format, 45/50 voire 90 minutes, cela laisse le temps au spectateur de découvrir l’intrigue, les personnages, de se laisser aller avant le grand retournement. Mais ce format de film comme tu le présentais n’est-il pas trop long ? Des épisodes plus courts rendraient-ils l’action plus percutante, plus violente au spectateur puisque black-mirror-playtestc’est le but de le choquer ? 

Je n’en suis pas convaincu : en effet, un format plus court permet d’accentuer l’action car on veut placer les mêmes données sur un temps considérablement réduit. Je pense tout d’abord que si le format était plus court, son écriture en serait bien entendu, profondément touchée, et, avec elle, son identité. Comme tu le dis un peu plus tôt, le format que j’appellerais « presque-long » permet de poser un décor avant que ça pète. Le meilleur exemple dans Black Mirror est sans doute l’épisode Playtest (SO3E02). Si on ne prenait pas le temps de poser tout le passif de Cooper, la chute serait beaucoup percutante, comme tu dis, et c’est pourtant la force de l’épisode. De plus, cette fin qui dure 2 à 3 minutes, suffit à prouver que l’épisode n’a besoin d’être relativement court (format 40 minutes) pour mettre une grosse claque au spectateur.

D’autre part, en dehors de l’intérêt propre à la série elle-même, ce format long donne plus de professionnalisme aux séries : il y a quelques années, on séparait les acteurs en deux catégories : ceux qui joue dans les séries, et ceux qui joue sur le grand écran. Le passage d’un domaine à l’autre étaient assez rare. Aujourd’hui, on peut voir, notamment avec les acteurs de Game of Throne, que cette tendance s’atténue. Et c’est une très bonne chose : pourquoi cantonner les bons acteurs à un domaine si ils peuvent apporter à un autre ? Alors soutenons les formats longs pour permettre aux jeunes talents de percer au cinéma !

Pour revenir aux grosses claques, aux chocs, et à la violence, une grande question qui peut être posé sur Black Mirror est : à quel public la série s’adresse-t-elle ? Autant au niveau de la violence que des sujets traités qui sont souvent assez sérieux.

Les épisodes étant très indépendants les uns des autres, tout dépend de l’épisode. Certains seront visibles par la grande majorité comme Retour sur image (103), Bientôt de retour (201), Le show de Waldo (203), Chute libre (301) San Junipero (304) et Haine virtuelle (306). Ce par leur violence visuelle moindre, plus basée sur le psychologique et le réalisme. Mais la plupart sont pour un public très averti, qui saura prendre du recul sur ce qu’il voit. Ce que nous présente Black Mirror c’est une possible réalité qui arrivera dans un futur plus ou moins proche. Au spectateur d’en tirer une leçon sans avoir peur de la technologie après visionnage, même si j’avoue n’avoir plus eu très envie  de toucher à mon smartphone après Chute Libre. 
Si cette série vous tente mais que vous avez peur, lisez peut-être les résumés des épisodes, sans vous spoiler, connaître l’univers peut vous rassurez sur ce que vous allez voir. Pour les plus sensibles d’entre vous je déconseille fortement les épisodes suivants : 15 millions de mérites (102), La chasse (202), Playstest (302), Tais-toi et danse (303), Tuer sans état d’âme (305). 

Black Mirror est une des meilleures séries anglaises de la décennie. Choquante, provocante, extrêmement intelligente et bien menée elle révolutionne le monde des séries. Elle fait partie des incontournables de notre génération plongée dans la technologie 24h24, 7j7. 

Regardez Black Mirror, vous ne verrez plus le monde autour de vous de la même manière. 

Zora et Reizak

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