Urban Link est un label d’Urban Comics. Ils ont démarré celui-ci juste avant l’été avec le très attendu Teen Titans Raven (de Kami Garcia et Gabriel Piccolo). L’éditeur souhaitait proposer des romans graphiques à « une nouvelle génération » de lecteur·rice·s. Batman Nightwalker est sorti le 24 septembre dernier.

À dix-huit ans, Bruce Wayne est loin d’être un jeune homme comme les autres. Si l’argent n’achète pas tout, il permet au moins à l’orphelin d’assouvir sa soif de justice en combattant le crime de jour comme de nuit, parfois même à son propre détriment. Arrêté et condamné à des travaux d’intérêts généraux alors qu’il tentait d’arrêter les Nightwalkers, Bruce est envoyé au centre pénitencier pour criminels instables : l’asile d’Arkham. Il y fait la connaissance de la troublante Madeleine, qui lui révèle être en contact avec le gang qui terrorise Gotham. Les Nightwalkers ciblent les puissants de la ville, et le nom de Bruce est le suivant sur leur liste…

Romans graphiques engagés

On retrouve nos héros et anti-héros dans leurs jeunes années. Harley Quinn, Catwoman, Black Canary ou encore Supergirl… Il y en avait pour tous les goûts ! Et maintenant, c’est au tour de Batman de rejoindre la collection.
La force des sorties Urban Link vient des thèmes abordés. Questions d’inégalités sociales, de rapport à soi ou à l’autre ; réflexions sur la société, l’écologie… Les romans graphiques regorgent de sujets forts sous couvert de personnages qui se cherchent. Ni enfants, ni tout à fait adultes, les personnages se découvrent au fil des pages.

C’est le cas de Bruce Wayne. 18 ans ans dans Batman Nightwalker, Bruce n’est donc pas encore le Batman que l’on connaît : il a des amis, des idéaux encore bien ancrés… et un petit côté naïf, idéaliste. On connaît bien Batman, on connaît Bruce enfant. Les flashbacks (et scènes du meurtre de ses parents) ne manquent pas dans les comics ou les adaptations. Mais finalement, on connaît très peu son adolescence.

Bruce et Madeleine, sitting on a tree

Madeleine est difficile à cerner. Intelligente et calculatrice, elle semble toujours avoir un coup d’avance sur les autres. J’ai apprécié que Bruce se fasse manipuler (et perde ses moyens comme un amoureux transi), qu’il soit maladroit comme un ado le serait. Bien sûr, Madeleine se révélera plus qu’une simple criminelle – cela donne une certaine profondeur au personnage. Il n’y a pas de grande surprise dans le scénario, mais quelques bons retournements de situation agrémentent la lecture.

J’aime le clin d’œil d’Arkham. Le fait que l’histoire de Nightwalker s’y déroule en grande partie. Bruce s’y retrouve à faire des travaux d’intérêts généraux et tombe amoureux (pour la première fois ?) dans ce lieu si emblématique de Gotham. Lieu auquel il sera lié tout le restant de sa vie, puisqu’il y enverra par la suite ses ennemis.

Une belle découverte

Batman Nightwalker est une adaptation du roman de Marie Lu (publié en 2018 en France chez Bayard). Je n’ai pas eu l’occasion de lire le roman, mais le trait de Chris Wildgoose est vraiment plaisant et je pense qu’il ajoute son petit plus au récit, adapté pour l’occasion. J’aime particulièrement le traitement des couleurs de Stuart Moore, dans les tons bleus/gris avec les touches de jaune pour apporter du contraste.

J’étais très curieuse de découvrir Nightwalker et je ne regrette pas le temps passé sur ma lecture (ou cette chronique). Sans être le meilleur titre sur Batman, Nightwalker est plaisant et a le mérite de nous montrer un autre pan de la personnalité de Bruce.

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