Bonjour/Bonsoir ! Bad feminist n’est pas le livre que vous pensez. Il est même à son opposé.
Impossible pour moi de faire des points positifs et négatifs sur un thème qui me touche aussi personnellement que le féministe.

Alors c’est parti. Bad feminist c’est le recueil de chroniques écrites par le docteur Roxane Gay dans le journal The Guardian et sur le site The Rumpus. Roxane Gay est une féministe, une américaine originaire de Haïti, une femme noire, une doctorante et une romancière. Tous ces éléments vous les retrouverez dans ses chroniques qui vont de 3 à 30 pages selon le thème, l’inspiration et l’actualité.

Bad feminist est un livre dans lequel on peut picorer une chronique. Le seul souci majeur de sa version française est sa traduction qui laisse à désirer par moments.

Bad feminist parle de féminisme dans son intro et son outro. Roxane Gay parle de sa vision du féminisme. De ce que les femmes en disent, de ce que les hommes en disent et à quel point il est important de se dire féministe en 2019. Plus que jamais. Car le message que Gay veut passer est le suivant : ce n’est pas assez. Nous avons plus de droits qu’avant mais ce n’est pas assez. Tant que nous ne serons pas à 100% à l’égal des hommes ce ne sera jamais assez. Il faudra continuer à nous battre pour des droits qui ne concernent pourtant que nous et notre corps.

Il n’y a pas de règle dans le féminisme. La féministe parfaite n’existe pas car chacun en a sa vision, la seule chose en commun est la volonté de l’égalité. On peut aimer le rose, on peut aimer la galanterie, on peut aimer se maquiller en étant féministe. La sororité est la base du féminisme et on l’oublie trop souvent. Mesdames soutenons-nous ! Voilà le message dans la première et dernière partie de Roxane Gay. Et bon sang que cela fait du bien.

Mais Bad feminist  parle aussi de beaucoup de sujets de société. On parle de la place (entre autres mais cela m’a beaucoup marqué en tant que femme blanche) des noir-e-s dans la communauté américaine, de l’égalité des chances quasi inexistante. Surtout de leur représentation dans les médias et c’est affolant. Affolant de voir que les acteur-trices noir-e-s sont refoulé-e-s aux rôles de domestiques, d’esclaves, de seconds rôles et ne gagnent que des oscars pour jouer des clichés de l’Histoire américaine. Elle cite certains films récentes à voir, ou revoir avec un œil critique ; des livres à lire ou à relire. De cette catégorie de romans de « fiction féminine » qui n’a aucun sens. En tant qu’autrice Roxane est un peu plus au courant.

Je pourrais vous parler de toutes les chroniques mais le mieux c’est de le lire. C’est d’en parler autour de soi. De prendre une chronique qui vous a plu ou marqué. De la lire à haute voix et d’en discuter avec vos ami-e-s. Le féminisme n’est pas un gros mot, c’est un mot essentiel.

 

 

 

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