Live Report : Wage War @Backstage by the Mill – 21/01/2020


Ce mois de janvier commence fort avec un très beau plateau metalcore et nu-metal qui était à l’honneur du Backstage by the Mill.

– Thornhill –

Thornhill est un jeune groupe formé en 2017 et qui nous vient tout droit du pays des koalas et des kangourous à savoir, l’Australie. Malheureusement c’est dans une salle peu remplie que le set démarre avec le titre Views from the sun” extrait de leur premier album “ The Dark Pool” sorti le 25 octobre 2019. Ils sont formidablement accueillis par l’assistance présente et une ambiance chaleureuse s’empare de la salle pour la suite du show.

Setlist Thornhill 

  • Views From The Sun
  • Nurture
  • The Haze
  • Reptile
  • Lily & The Moon
  • Coven
  • Where We Go When We Die

Le titre “Reptile” est issu de leur premier EP intitulé “Butterfly” sorti en 2018. Avant la fin de leur prestation, Jacob Charlton présente le groupe et  remercie le public de sa présence. Les titres “Coven” et “When we go when we die” viennent clôturer ce set mélancolique et planant à l’instrumentation lourde. Un premier passage en France réussi pour les australiens. On espère les revoir très prochainement sur nos terres.

 

– DED –

DED – Backstage by the Mill – 21/01/2020

Place à une session de Nu-metal à présent avec DED, une formation originaire de Tempe dans l’Arizona. Leur précédent passage en France remonte en 2018, où ils s’étaient produit au Download. 

Le Backstage est à présent plongé dans le noir. C’est en voyant de grandes ombres imposantes que l’on devine l’arrivée du groupe sur scène. Et c’est parti ! C’est avec le titre “FMFY”, leur tout premier titre sorti en 2016, que nous découvrons la formation. Force est de constater que le groupe a un style bien à lui. Joe Cotela, le lead vocal, est une étrange fusion de Floki de la série Viking et d’un corbeau avec un (magnifique) gilet. Bon c’était l’instant mode, revenons à la musique.

Le titre “Hate Me” met le public d’accord qui commence lui aussi à s’agiter. Le groupe est communicatif avec l’assemblée présente et n’hésite pas à tendre le micro à la foule. Les titres s’enchaînent, la quasi totalité de leur album “Mis-An-Thrope” sorti en 2017 est joué. Le groupe prend plaisir à être ici et nous annonce en fin de set qu’ils vont nous jouer un titre qui s’intitule “Sex Sells”, lequel sortira dans le courant de l’année 2020. La bande de Joe Cotela clôture avec le titre “Anti-Everything”. Tout le monde reprend le refrain en chœur. Et c’est sous un tonnerre d’applaudissement que DED disparaît dans les backstages… du Backstage !

Setlist DED

  • FMFY
  • Hate Me
  • Disassociate
  • Eyes Sewn Shut
  • Dead to Me
  • Architect
  • Sex Sells
  • Anti-Everything

 

– Wage War –

Wage War – Backstage by the Mill – 21/01/2020

En avril 2018, ils jouent en première partie d’Of Mice and Men au Trabendo. En décembre de la même année, ils jouent dans la salle voisine de la Machine du Moulin Rouge à l’occasion d’une tournée avec August Burns Red. Leur réputation n’est donc plus a faire. Aujourd’hui c’est comme tête d’affiche qu’ils passent par la capitale pour notre plus grand bonheur, pour présenter leur dernier bébé intitulé “Pressure”.

 Est-il déjà 21h ? En fait, peu importe, car le moment de la soirée tant attendu est enfin arrivé ! Briton Bond et le reste du groupe débarquent sur scène et entament directement avec le premier single “Who I am” et “Prison”, tous deux tirés de leur dernier album en date.

C’est avec énergie et enthousiasme que Briton s’attaque au chant screamé. Il est appuyé par son guitariste rythmique Cody Quistad pour le chant clair. Briton est une vraie pile électrique, il n’arrête pas de faire des allers-retours d’une part et d’autre de la (mini) scène. On peut remarquer un public déchaîné, les premiers pogos font leur apparition et le titre “Don’t let me fade away” n’y est pas pour rien.

Quelques mots rapide de Briton et le set continue avec 3 titres “Hollow”, Twenty one” et “Alive” de leur premier album Blueprints sorti en 2015. Les fans de la première heure sont ravis. Les pogos et wall of death se multiplient et le public scande la moindre parole, mais on ne peut pas dire que les membres du groupes sont très communicatifs. 

Les titres s’enchainent. 

Entre son lourd, breakdowns et instants plus calme, ce concert se déroule dans une ambiance dechainée  avec un public de plus en plus surexcité. L’instant ballade est arrivé avec le titre “Me against myself”. Ça fait du bien un moment de douceur dans ce set de brut. Comme on dit les bonnes choses ont une fin, ce fut à travers les titres “Johnny Cash” et le non moins percutant “Low”. D’ailleurs ce dernier ressemble étrangement à un titre d’Architects.

Les 5 membre disparaissent en backstage… du… (bon ok je vais pas refaire ma blague). Mais le public, lui, en demande encore plus ! On peut entendre l’ensemble du backstage hurler WAGE WAR ! WAGE WAR  ! en rythme et en chœur. Ni une, ni deux, les lights se rallument. Le public et le groupe sont heureux de partager un dernier instant ensemble. Pour le rappel, ils ont décidé de nous jouer le titre “Hurt” et de finir en apothéose avec le percutant “Stitch. 

Cette fois c’est vraiment fini (sortons les mouchoirs), Briton, Cody, Seth, Chris et Stephen, saluent le public qui s’est déplacé ce soir. La soirée se clôt sur des remerciements et une distribution de médiators, baguettes et setlists. 

C’est un concert qui s’est déroulé dans la bonne humeur avec un public que je qualifierais comme sage. Oui, car il n’y quasi pas eu de crowdsurfing. Comme quoi le public sait se tenir parfois.

Une belle prestation de la part du groupe, avec un concert simple et avec un bon choix de chansons pour plaire a tout type de public. Fan de métal confirmé ou amateur, tout le monde à pu y trouver son compte.

Setlist Wage War

  • Who I Am
  • Prison
  • Don’t Let Me Fade Away
  • Hollow
  • Twenty One
  • Alive
  • Witness
  • Grave
  • The River
  • Gravity
  • Ghost
  • Me Against Myself
  • Johnny Cash
  • Low
  • Hurt (rappel)
  • Stitch (rappel)

Live Report : Escape The Fate @ Le Trabendo – 18/02/2019


 Le 28 janvier 2018, Escape The Fate foulait déjà le sol français pour la présentation de leur album “I am a human”.

Cette fois, les voici de retour pour les 10 ans de leur mythique album “This War Is Ours” qui a marqué toute une génération. Ils sont accompagnés The World Over et Slaves pour cette tournée anniversaire.

 

– The World Over –

Il est 19h30, la salle est encore peu remplie, le show commence par The World Over, un groupe originaire de Los Angeles formé en 2013.

Tiaday Ball, la frontwoman est d’une énergie débordante. Sur scène elle ne tient pas en place, parcourt la scène dans tous les sens et n’hésite pas à grimper sur les amplis pour se rapprocher de son public. Son chant alterne entre chant clair et scream bien grave, ce qui déroute et surprend l’assemblée mais fait l’originalité de ce groupe post hardcore.

On assiste à un set en demie teinte ce soir. En effet, nous entendons mal le chant clair. En revanche, les chants screamés envoient du lourd notamment en fin de set.

Avant de quitter la scène, le groupe invite le public à les rejoindre au merch et… au vu du monde présent autour de la table de merch, on en conclut que le public est conquis.

– Slaves –

20h15 place au deuxième groupe de la soirée : Slaves. C’est avec un nouveau chanteur que le groupe performe ce soir. Leur précédent chanteur et fondateur du groupe décide de prendre le large pour des raisons de santé.

Contrairement à The World Over, le son est de bien meilleur qualité. Les musiciens donnent l’impression d’un live maîtrisé et précis. La prestation est réussie ce soir.

Slaves à déjà une fanbase en France. On peut constater que les fans se sont déplacés pour les applaudir et les soutenir. 

Petit bémol, le groupe n’interagit pas assez avec son public, excepté le moment où une fan offre une rose au leader Matt McAndrew.

– Escape The Fate –

21h30 place au moment que tout le monde attends. avec impatience.

Préparez vous à un voyage dans le temps…. Nous voici en 2009 (enfin plutôt en octobre 2008), c’est le moment de ressortir les pantalons à rayures, les t shirts têtes de mort, les bracelets multicolores et à pics et de se refaire une coupe de cheveux version emo car oui, l’album “This War Is Ours” vient de sortir.

 

Mais avant cela, nous avons le droit à une introduction de qualité. Pour chauffer son public Escape The Fate, diffuse le célébrissime “Bohemian Rhapsody”. C’est évidemment sans surprise que le public reprend en chœur le légendaire morceau de Queen.

 

Les premiers riffs raisonnent et la foule est en effervescence sur “We Won’t Back Down” qui donne le ton de la soirée. Bonne humeur et pogos sont au rendez vous. Le groupe semble heureux d’être présent et nous avons un Craig Mabbitt survolté qui court partout. On remarque aussi, que les membres du groupes ont gardé le style vestimentaire de l’époque. Un look maîtrisé et assumé qui nous rappelle la nostalgie de l’époque emo / metalcore.

Craig et ses amis ont l’air un peu fatigués sur scène. On ne leur en tient pas rigueur car en effet Paris est l’une des dernières date de la tournée.

Craig, n’hésite pas à tendre son micro à l’auditoire qui connait les paroles de chaque chansons par coeur.

 

Les titres “The Flood”, “This War Is Ours” et “10 Miles Wild” mettent tout le monde d’accord. Le public devient comme possédé et nous assistons à des crowdsurfings qui finissent sur scène avec des chutes remarquables à l’arrivée.

 

D’autres titres plus calme, nous  permet d’assister à un joli spectacle. A savoir un Trabendo baigné de lumière de téléphones portable. Cet instant de répit nous permet également de souffler un peu entre les titres plus énergiques.

 

Le titre “It’s Just Me” pointe le bout de son nez et indique une fin de concert imminente. Le public réclame à gorge déployée ESCAPE THE FATE ! ESCAPE THE FATE ! ESCAPE THE FATE ! Ni une, ni deux, la bande remonte sur scène pour jouer leurs titres les plus récents comme “I’m A Human” et “One for the Money”. L’un des guitariste décide même de venir jouer dans le pit et se faire porter par les fans pour rejoindre la scène.

 

Cette fois le concert est bien terminé. Comme pour l’introduction, le groupe décide de conclure par une chanson de Queen, “We Are The Champions”. Ils en profitent pour distribuer setlists, médiators… Robert Ortiz, le batteur joue avec les fans pour le fameux lancé de baguettes. Puis, il descend dans la fosse pour faire quelques selfies et discuter avec les fans.

Crédit photo : Farah Siblini

Live Report – While She Sleeps @le Trabendo – 01/02/2019


On peut dire que le mois de février commence sur les chapeaux de roue avec cette affiche explosive ! C’est en effet à Paris que While She Sleeps a inauguré sa tournée européenne pour promouvoir l’attendu So What ?, un nouvel album à paraître le 1er mars prochain.

Ils sont ce soir accompagné par les français de Landmvrks, les britanniques de Trash Boat et les américains de Stray From The Path. C’est parti pour une soirée de fou furieux !!

 

– Landmvrks –

18h50, il est l’heure pour les marseillais de Landmvrks de préparer la salle pour la soirée.

Ils ne vous sont d’ailleurs pas inconnus : le groupe assurait déjà la première partie de While She Sleeps à la Maroquinerie durant leur précédente tournée. Ils ont également joué en 2018 au Download parisien. Avouons-le tout de suite, le set présenté ici ce soir est très énergique ! Les slams et pogos qui s’enchaînent dans la fosse prouvent que le public est plus que réceptif au show proposé ce soir. Un guest fait même son apparition, Mattéo Geisonimo, du groupe The Novelists, en featuring sur la chanson « Winter » tirée de leur précédent album “Hollow”.

Toutefois, rappelons que Flo et sa bande sont aussi là pour présenter leur très réussi album “Fantasy”, sorti le 2 novembre dernier. Le set est au final un peu court – 7 titres seulement ! – mais Flo nous donne rendez-vous le 18 mai au Trianon, puisqu’ils y assureront pas moins que la première partie de Rise of the Northstar.

– Trash Boat –

C’est à la formation britannique de Trash Boat d’entrer en scène et de balancer leurs titres qui sonnent d’ailleurs bien plus punk, à l’inverse de la dominante hardcore/metalcore des autres groupes. Les fans de la formation répondent présents parmi les premiers rangs de la fosse, mais le reste de la salle est un peu moins convaincue, malgré une prestation du groupe plutôt vigoureuse. Cela permet du moins au public du Trabendo de reprendre son souffle avant de reprendre de plus belle durant le reste de la soirée.

– Stray From The Path –

Les New Yorkais de Stray From The Path entrent sur scène. C’est avec un look des plus remarquables que le frontman, Drew Dijoro, apparaît sur scène : tenue de basketteur, cheveux teints d’un orange bien fluo… et toujours autant monté sur ressorts !

C’est donc parti pour 45 minutes de set, dont l’ambiance est la même que s’il s’agissait de la tête d’affiche. Les membres du groupe ne tiennent pas une seule seconde en place, tout en nous abreuvant de mélodies hardcore simples et efficaces. Le Trabendo est aussi survolté que la bande ! A nouveau, ça slam, ça pogote dans tous les sens. Le public est régulièrement invité à monter sur scène pour que chacun apprécie sa seconde de gloire, avant de se laisser tomber dans les bras des premiers rangs de la fosse. Allez hop, aussitôt dit, aussitôt sur scène.

Le set s’achève avec “Badge and Bullet”, “First World Problem Child” et enfin par de longs applaudissements bien mérités. Il est enfin venu le temps de laisser totalement place aux très attendus membres de While she Sleeps

– While She Sleeps –

 

Les lumières s’éteignent, le public survolté scande déjà en trois temps WHILE-SHE-SLEEPS !! WHILE-SHE-SLEEPS !! Les premiers membres entrent en toute discrétion sur scène et voilà que démarre le riff immédiatement reconnu de leur nouveau titre « Antisocial ».

Il n’y a pas seulement le public qui est bouillant ce soir. Le charismatique frontman Loz Taylor, parcourt la scène de long en large, armé de son micro à fil qu’il fait sans cesse tournoyer à la verticale comme un lasso. On sent bien que le groupe est en osmose avec le Trabendo.  

« You Are We » suivi de « Brainwashed » continuent à rendre le public pour le moins hystérique. Le groupe jouera essentiellement des titres de l’album You Are We, mais contentera aussi leurs fans de la première heure avec des titres phares comme « Seven Hills » et « Four Walls ».

Loz Taylor, tellement impatient de nous présenter un autre de leurs nouveaux titres, nous annonce que c’est maintenant à « Haunt Me » de faire trembler les murs du Trabendo. Puis se corrige, un peu embarrassé : il s’aperçoit que le groupe doit avant cela jouer « Empire of Silence » selon la setlist. Il se met à sourire face à la situation. Allez, on ne leur en tient pas rigueur, rappelons que c’est la première date de leur tournée et qu’après tout les fans sont ravis d’entendre ce titre déjà emblématique pour la formation.

Seul bémol, le groupe n’est pas des plus communicatifs. Mais, sait heureusement très bien remercier son public pour sa présence ce soir. Comme à son habitude, Loz vient chanter au milieu de la salle, en grimpant et sautant partout où il le peut.

Le groupe disparaît quelques instants avant le rappel car en effet, et le public le sait, il manque encore quelques classiques à jouer.

Il se passe tout au plus 5 minutes, avant que la formation originaire de Sheffield revienne sur scène et entonne les notes de « Silence Speaks », normalement en featuring avec Oli Sykes mais le public se charge de chanter à la place du frontman de BMTH.

Pour clôturer ce show de dingue, Loz décide de repartir au fond de la salle et de revenir sur scène en se faisant porter par les fans pour le titre « Hurricane », qui fait toujours autant son effet.

Alternative live, nous a offert une line-up d’exception dont on se souviendra longtemps. Un concert à placer dans les meilleurs de 2019, bien que l’année ne fait que commencer. On a qu’une envie… c’est de recommencer !

Live Report : Betraying the martyrs + Wage War + August burns red @Machine du Moulin Rouge – 7/12/18


Vendredi 7 décembre c’était une soirée 100% metalcore qui attendait le public parisien. 

 

–  Betraying the Martyrs : 19h00 – 

C’est à 19h que le coup de feu de la soirée est donné avec les parisiens de Betraying the Martyrs. Après un passage remarqué au Download 2018 et un public qui avait répondu en masse, c’est devant une salle peu remplie mais très réceptive qu’ils vont effectuer leur set. Le titre “The Resilient”, issu de leur dernier album du même nom sorti en 2017, démarre évidemment ce show. C’est d’ailleurs essentiellement cet album qui va être défendu pendant les 30 minutes qui leur sont accordées. Les titres s’enchaînent vite. Le frontman – Aaron Matts – annonce déjà qu’ils s’apprêtent à jouer la dernière chanson de leur set, à savoir une nouvelle composition intitulée “Eternal Machine”.

A cette occasion, le groupe demande à ce que l’on donne encore plus d’énergie et de cœur à l’ouvrage car le show est filmé. Un clip live à venir ? 

– Wage War : 19h45 – 

Leur dernier passage en France remonte au 19 avril 2018, ils avaient foulé les planches du Trabendo en première partie d’Of Mice and Men. Wage War entre en scène sous un tonnerre d’applaudissements et débutent avec leur titre “The River” issu de leur premier album “Blueprints”. Le ton est donné, dans la fosse cela pogote bien, se bouscule et saute de partout. Une belle énergie se dégage du groupe et on constate que Briton Bond et sa bande sont heureux d’être là. On pourra dire qu’ils auront tout fait pour retourner la salle et préparer le public à accueillir August Burns Red.

Après avoir joué 7 titres dont 5 issus du dernier album “Deadweight”, les américains sont rejoints un court instant par Victor Guillet de Betraying The Martyrs afin d’interpréter “Johnny Cash”, avant de clôturer par le titre “Stitch”. Objectif atteint ! La Machine du Moulin Rouge est prête à recevoir August Burns Red comme il se doit.

– August Burns Red : 20h45 –

20h45, les techniciens font les derniers réglages. La régie lance Chop Suey ! de SOAD pour faire patienter le public encore quelques minutes. L’assemblée s’est alors mis à reprendre en choeur l’intégralité de la chanson à en entendre les : Angels deserve to diiiiiiiiiiie !!!! Un très joli moment juste avant que la formation originaire de Pennsylvanie, August Burns Red, monte sur scène pour finir d’enflammer ce public en folie.

Leur set s’ouvre sur “King of Sorrow”, tiré de leur dernier album Phantom Anthem sorti en 2017. Le public est déjà dans l’ambiance, pogos, sauts, poings levé, headbanging… tout est là ! Le chanteur – Jake Luhrs – est comme possédé sur scène et nous fait une belle démonstration de jonglage avec son micro. “Composure”, “Invisible ennemy”, “Fault line”, “The Frost” s’enchaînent parfaitement sous une pluie de screams agressifs du type “on m’a salement piqué mon goûter”.  

Un peu de calme se fait entendre lors de la première minute de “Marianas trench”. Mais la puissance de lavoix et des instruments remet vite la fosse dans le bain. Des circles pit font même leur apparitions. Les riff explosifs et précis envoyés par chaque instrument incite le public aux nombreux crowd surfing. Le groupe déborde d’énergie et montre qu’ils ne sont pas là pour enfiler des perles.

“Empire” est le dernier titre joué avant que Jake et sa bande ne quittent la scène. Le public scande le nom d’August Burns Red en rythme afin de les faire revenir… Et c’est sur un spectaculaire solo de batterie par Matt Geiner (considéré comme l’un des meilleurs batteurs de la scène metalcore) d’ouvrir ce rappel. Un solo très bien rodé et très énergique qui met toute la salle en ébullition. “Float” et “White washed” clôture la soirée. Le groupe distribue médiators, setlists et drumsticks avant de serrer quelques mains et d’échanger avec le public avant de quitter définitivement la scène de La Machine.

 

Pour conclure, August Burns Red est un groupe qui n’a plus à faire ses preuves sur notre territoire face à une salle comble et des fans comme toujours au rendez-vous. Un son impeccable, des musiciens à la technique implacable alternant des instants mélodiques avec des breakdowns lourds. De vraies bêtes de scène ! On a déjà hâte de les revoir.

Crédit photographique : Farah Siblini

Live Report : Fatherson @O’sullivans Backstage by The Mill – 25/10/2018


Le dernier passage de Fatherson en France remonte déjà au 10 octobre 2016, ils se produisaient en première partie du groupe Augustines à la Boule Noire. Cette fois la formation originaire de Glasgow est de retour sur le sol français comme tête d’affiche, ceci afin de nous présenter leur dernier album sorti le 14 septembre dernier intitulé Sum of all your parts. Error 404 y était et on vous raconte.

Il est 19h30, lorsque les portes de la salle s’ouvrent. Le public arrive mais se fait timide.

Crédits photos : Farah Siblini

– The Darwin Experience : 20h – 20h30 –

Le groupe français The Darwin Experience prend possession de la scène pour un set de 6 chansons qui s’annonce très plaisant et donne le ton de la soirée. Un mélange de funk et de rock 70’ s’empare de la salle. Ils achèvent leur prestation en prenant une photo souvenir avec leur public qui semble conquis.

Fatherson : 21h – 22h15 –

21 heures, c’est dans une salle comptant maintenant entre 50 et 60 personnes que les membres du groupe Fatherson font leur apparition. Ross Leighton au chant, Mark Strain à la basse et Greg Walkinshaw  à la batterie apparaissent vêtus d’un ensemble en jean beige, et leur claviériste, lui, est vêtu de noir. Ils débutent leur set sur le titre « Lost Little Boys » tiré de leur précédent opus Open book, puis enchaînent avec le titre « The Rain », premier titre de leur dernier album. C’est au tour de « Making Waves », le single sorti au début de l’été de raisonner dans l’enceinte du Backstage by the Mill. Les fans sont conquis, mais on regrettera quand même qu’il n’y ait pas eu un peu plus de curieux devant la scène.

Cela n’empêche pas au groupe d’assurer le show, de garder la pêche et le sourire. Ross Leighton, le chanteur n’hésite pas à interagir avec son public et de manifester son bonheur d’être à Paris en remerciant l’assemblée d’être présente. Le groupe n’oublie pas de jouer leur anciens titre comme « Just Past the Point of Breaking », « Mine for Me » ou encore « Open Book » » tout en alternant avec justesse leurs ballades et leurs titres plus rock.

Le superbe titre « Ghost » plonge la salle dans une ambiance atmosphérique et planante. La voix de Ross est remarquable. Douce et agressive à la fois, il chante à quelques centimètres du micro, c’est un pur bonheur et le public est scotché.

Le bassiste impressionne aussi par son énergie débordante sur scène. En revanche le batteur et le claviériste sont restés plus en retrait mais leur talent n’en est pas moindre.

Le set se termine sur le titre « Charm School » tiré du dernier album. Le groupe quitte la scène en remerciant son public une dernière fois. Quelques minutes plus tard c’est Ross, qui revient seul sur scène pour un rappel des plus étonnant, car il sera en acoustique. En effet, il va interpréter un titre intitulé « James », tiré de leur premier album, qui va clôturer ce concert tout en douceur et intimiste. C’est comme si nous étions en famille.

Un groupe à suivre de très près dans les prochaines années.

 

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