Pourquoi Love Exposure est le meilleur film du monde ?

Salut à vous, lecteurs d’Error404 ! Je suis Cheshire, un étudiant qui aime le ciné, invité quelque temps sur le site. Dans cette série d’articles je vais vous parler de films qui m’ont particulièrement marqué afin de se rappeler que dans ce monde plein de remake de reboot du préquel du spin off il existe heureusement des pépites qui sont là pour remonter le niveau et nous rappeler pourquoi nous sommes autant fasciné par la grande toile… En avant pour parler du meilleur film du monde, je parle bien sûr de Love Exposure !

Pourquoi Love Exposure est le meilleur film du monde ?

  • Réalisateur : Sion Sono
  • Acteurs : Makiko Watanabe, Itsuji Itao, Hikari Mitsushima, Takahiro Nishijima
  • Genre : Comédie, Drame, Action, Romance
  • Nationalité : Japonais
  • Durée : 3h57min
  • Sortie : 29 novembre 2008 (27 mars 2013 en France en VOD)

Synopsis

Fils d’un prêtre respecté, Yu intègre un groupe de pervers professionnels afin de vivre dans le péché. Malgré une vie de débauche, le jeune homme ne désespère pas de trouver l’âme sœur. Sa rencontre avec Yoko, dont l’innocence bafouée n’a d’égal que sa haine pour la gent masculine, va propulser le jeune homme bien au-delà des limites du bien et du mal…

Sono (dé)tonne

Comment parler de Love Exposure sans évoquer au préalable son réalisateur, ce grand malade qu’est Sion Sono ? Après des études de ciné à Tokyo, le jeune Sion commence à réaliser des courts métrages dans les années 90 puis enchaine les tournages avant d’acquérir une certaine notoriété à partir de 2001 avec la sortie de Suicide Club (rien à voir avec le film avec Brad Pitt). À partir de là l’artiste enchaine les films avec une moyenne de deux par ans, jusqu’à quatre (!!) en 2015.

Mais alors d’où vient cette fougue ? Après son succès en 2001 le japonais aurait pu se reposer sur ses lauriers ou bien faire comme la plupart de ses confrères et sortir un film de temps en temps. Ou bien est-ce à cause de raisons bassement pécunière ? Même si son nom est familier des cinéphiles, le gus ne roule pas sous l’or… Non, Sion Sono n’est pas de ce genre-là. Sono est un poète, un artiste passionnellement engagé dans son art. On pourrait prendre Sono pour un illuminé -que penser de ses happenings avec son collectif dans les rues de Tokyo lors desquels il hurlait des poèmes sur l’état de la société japonaise- mais son intérêt et ses engagements ne sont pas politique. Pour Sono le plus important est l’émotion. En tant que poète tous son art vise à suggérer, à transmettre des émotions. Il faut aller au-delà de la façade provocatrice et survoltée que nous propose les œuvres de Sono pour y trouver ses thématiques favorites : le malaise de la jeunesse, les problèmes dans la famille et surtout une fascination pour le thème de l’amour.

Alors pourquoi Love Exposure est le meilleur film du monde ?

Et bien parce que Love Exposure est un film d’émotions. D’émotions fortes.

Hentaïé (merci zephsk pour l’inspiration du titre)

D’abord pour le spectateur occidental que nous sommes le film est bien déroutant. Une plongée de 4h dans un Japon plein de hentai (« pervers » dans la langue de Naruto), de fanatiques religieux, de tirades incroyables, de bastons endiablées et de quêtes d’idéaux. Le chef d’œuvre de Sono ne laisse aucun répit et nous happe littéralement dans son délire jusqu’à son générique, explosant au passage tous les codes -cinématographiques comme moraux-. Jamais un film au cinéma n’aura tellement donné envie de le revoir encore et encore pour ne jamais quitter cet OVNI du cinéma.

Le titre du film qui n’arrive d’une heure après son début, quand on vous dit que Sion Sono est dingue !

Le film commence avec une relation père-fils agressive et dysfonctionnelle. La mort de la mère conduit le père dans les ordres, où il devient un prêtre impitoyable, légitimant sa relation avec Dieu en étant extrêmement strict avec son fils Yu. Celui-ci doit confesser ses pêchers à son père tous les jours. Au début, il se comporte mal pour avoir des choses à raconter à son père et ainsi se rapprocher un peu de lui. Mais rapidement, il perd toute notion de bien et de mal : ainsi commence alors sa carrière de hentai. Étant au Japon, son chemin initiatique le mène tout naturellement à un groupe de photographes ninja qui réalise des photos de culotes d’adolescentes grâce à des techniques ancestrales à base de backflips, de glissades et de saltos. Parce que… pourquoi pas ! Et encore, cette aventure ne représente qu’un des chapitres du film, avant la rencontre de la jolie Yoko : la « Marie » que cherche Yu. Raconter l’histoire de Love Exposure est probablement une tâche aussi longue que le film tant sa richesse narrative est grande. Chaque morceau de cette fresque est passionnant, poignante, drôle et émouvante à la fois. Le sens du rythme et du montage de son réalisateur ne la rend jamais ennuyante, au contraire on s’éclate et on se réjouit.

Telle Jésus dans le sketch des Inconnus, Marie/Yoko distribue des pains…dans la gueule !

Something for your mind

« Bon d’accord, Love Exposure est fun, super bien rythmé et a une histoire passionnante mais est-ce tout ? » me demanderiez-vous, lecteurs impétueux que vous êtes. Non bien sûr, la richesse du film se retrouve aussi dans les messages qu’il cherche à nous faire passer.

Sono s’attaque d’abord à la religion. Il présente d’abord un prêtre implacable avec le personnage du père de Yu avant de le faire succomber à une prostituée qu’il va marier en deux-deux. Pas très chrétien ce prêtre me diriez-vous ? Mais ça n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Chaque fois que Yu parle de sa « Marie » la musique que l’on entend est une musique religieuse mais qui vient de la communauté de Taizé : un groupe religieux qui mélange christianisme, catholicisme, protestantisme, orthodoxie… Sono met tous les chrétiens dans le même panier et s’en moque avec une désinvolture friponne (quel polisson), il va jusqu’à la parodie avec « l’Eglise Zéro », une secte qui lave le cerveaux de ses fidèles. Mais au-delà des piques blasphématoires du film se cache en réalité une certaine fascination, une forme de respect pour le sacré, Yu dit bien à Yoko « Si tu veux un guide spirituel tu peux choisir Bouddha, Mahomet ou Jésus ! Tout mais pas l’Eglise Zéro ! ». La religion est bonne tant quel respecte la seule vrai religion de l’homme : la passion.

L’élément le plus choquant, qui risquerait de nous empêcher toute identification avec le héros est sans doute le thème de la perversité. Mais ici encore Sono s’en sort en exagérant tout et en traitant sur le ton de la comédie les pratiques perverses de la team de Yu. Sans trop spoiler, Love Exposure nous parle aussi de folie, d’endoctrinement, de lesbianisme, le travestissement, etc. Bref, de quoi vous triturer les méninges pendant un petit moment : le film ne se laissera pas oublier facilement !

Le Confessionnal des Pervers, perversion+religion : le combo ultime !

… Mais la plus grande des choses, c’est l’amour !

Vous rappelez vous quand on disait que l’intérêt principal de Sono n’était pas de dénoncer ni de critiquer mais de célébrer les émotions ? Et bien nous y voilà. Certes le film propose une forme ludique en exacerbant toutes les réactions de ses personnages -le pauvre Takahiro Nishijima a probablement le record d’érection dans un film non-pornographique- et en faisant de chaque scène un mini court métrage qui se suffirait à lui-même tout en veillant à la cohérence du tout. Certes ce film-fleuve propose des réflexions mais le cœur de l’œuvre se situe justement là, dans le cœur. Ici tout n’est que passion, de la quête d’idéal de Yu aux errances amoureuses de la mère de Yoko en passant par les manipulations de la fille au perroquet (Aya)… Tous les personnages cherchent finalement la même chose : se sentir en vie en échappant aux règles morales (religieuses, familiales, …). Malgré la diversité des histoires racontées dans le film, la recherche de l’amour y est centrale. La romance n’est pas mielleuse comme dans les rom-coms américaines à la Love Actually mais se construit plutôt dans le sang, la sueur et le sperme pour faire référence à un célèbre parfum. Le sang pour le gore qu’affectionne Sion Sono – Love Exposure est le premier épisode de sa « Trilogie de la Haine » avec l’impitoyable Cold Fish (2010) puis Guilty of romance (2011) -, tous deux très gore. La sueur pour l’énergie incroyable que déploient les personnages chez Sono pour accomplir leurs desseins. Enfin le sperme pour l’impertinence somme toute très japonaise du film, avec ses triques en pagaye, ses culotes qui se dévoilent à tout va et plus globalement l’omniprésence des références au sexe.

La Passion est en réalité l’Amour dans ce film

Conclusion

Alliant une réalisation déjantée et sans-limite à une richesse narrative incroyable, Love Exposure s’impose comme un instant classic comme on dit à Outre-Manche. Une telle générosité tant visuelle que thématique impose le respect. A l’instar de Yu, on a trouvé notre « Marie », cinématographique celle-là mais qui file autant la trique. Comment terminer cet article sans évoquer la scène la plus marquante du film ? Ce monologue biblique de Yoko sur une plage est à la fois bouleversant et magnifique, il se termine par cette phrase qui, à mon sens, résume parfaitement le film : « Trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour… Mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour ».

À la prochaine pour parler, cette fois, du meilleur film du monde.

Un article écrit par Cheshire

Un mot sur… Black Mirror

Je vais peut-être en faire rire certains qui me connaissent en disant ça mais… je bosse dans l’informatique ! Cette énorme blague implique que j’ai une vue assez privilégiée sur les domaines high tech. Je vois plein de choses qui se développe, plein de techno qui font dire « ça y est, je suis dans le futur ». Certaines personnes ont décidées de jeter un œil au vrai futur, celui que n’a pas encore atteint le présent, et de l’enrober de scénario. Ces braves personnes ont remis le couvert pas moins de quatre fois, je vais donc parler de cette quatrième itération, juste le temps d’Un mot sur… Black Mirror.

Black Mirror c’est une série qui date de 2011 et qui a eu un sacré succès pour tout un tas de bonnes raisons. Acteurs, personnages, sujets, scénarios, rebondissements… Cette série propose une qualité excellente sur un sujet peu exploité : quels sont les aspects les plus sombres des technologies futures ? La saison 4 est sortie en fin   d’année 2017, juste le temps de nous faire patienter entre les repas de Noël et du nouvel an. Si vous êtes intéressé par un avis sur les trois premières saisons, je vous renvoi vers cet article, publié il y a quelques temps sur error404 !

Saison 4, me voilà ! Je t’attends depuis un moment, j’espère que tu me réserves de bonnes surprises !

Non ? Ah, dommage… Ah si ? Une ? Bon, c’est déjà ça…

Mais alors, que s’est-il passé ? Tachons de synthétiser le problème : les épisodes ne sont pas mauvais en soit (enfin, pas tous), ils sont mauvais en tant qu’épisode de Black Mirror. Cette série est sensée mettre en évidence les débordements des évolutions technologiques. Pour ma part, devant cette saison, j’ai surtout eu l’impression de voir une belle bande de psychopathes. Aidés par la technologie, certes, mais tout d’abord des psychopathes.

Prenons les épisodes individuellement (SPOILER)

USS Calister

Un psychopathe narcissique qui a de gros problèmes en société et se venge sur des IA créées à partir d’humains réels.

Arkange

Une mère met une puce dans la tête de sa fille (3 ans) pour pouvoir la surveiller. Pourquoi pas, on s’approche même de la réalité d’une manière assez inquiétante. Mais pourquoi faut-il que cette fille rencontre un gamin de 10 ans COMPLETEMENT TARÉ (ce qui la rendra elle-même folle après quelques temps) ? Il y a tant à faire sur cette base, la folie est inutile…

Crocodile

Architecte renommée, elle assassine froidement pas moins de QUATRE PERSONNES en deux jours, dont un bébé. Quelqu’un explique au scénariste que tuer quelqu’un, c’est moralement (entre autre) extrêmement difficile pour quelqu’un de normalement constitué ?! Comment ? Ah, c’est une psychopathe ? Ah, et tu as mis un truc qui lis les souvenirs des gens ? Bon ça va alors, t’as une place dans la saison 4 😉

Hang the DJ

Excellent. Pas de fou, de la technologie. Vous penserez peut-être que rien n’a de sens, mais, attendez la fin !

Metalhead

Pas de psychopathe non plus, Whaou ! On tient un filon ?! Ah par contre, ça n’a plus rien à voir avec Black Mirror. Mais vraiment plus rien. Ils ont pris un robot chien tueur, une fuyarde, et hop, ça fait un épisode ! Ah oui, les robots chiens ça n’existe pas encore, du coup c’est de la technologie, et c’est bon !

Black Museum

Pour couronner le tout, on nous présente la rencontre de deux psychopathes qui discutent de gens rendus fous par la technologie. Bon, on ne peut pas dire que c’est pas Black Mirror, mais… encore des fous quoi. (j’ai beaucoup beaucoup résumé celui là, mais l’idée est là…)

Pour conclure….

C’est vraiment dommage car la plupart des épisodes serait assez bon dans un autre concept (sauf le 3, c’est juste de la merde). Je pense notamment à Metalhead, il ferait un bon short movie : ambiance un peu glauque, belles images en noir en blanc et jolie bande son. Mais pas dans Black Mirror…

Voilà, j’ai dit un peu plus qu’Un mot, mais comme il est important de dire quand on a aimé quelque chose, je trouve ça tout aussi important de dire quand ça ne va pas. Dans un monde merveilleux, les scénaristes/réalisateurs/autre gens du domaine l’entendront et feront une bonne saison 5 !

Pour faire court : déçu par cette saison, quelques trucs à garder, mais j’attends Black Mirror au tournant pour la prochaine saison !

 

Armand ‘Reizak’ BENOIT

Un mot sur… Tales from the Borderlands

Il y a des jeux parfois qui marquent, et souvent, on ne les voit pas venir. Celui-ci fut, sans conteste, l’une des aventures vidéoludique les plus saisissantes et marquantes que j’ai vécu. C’est simple : tout est bon à garder. Personnage, univers, musique… Du coup, je vais en parler. Laissez moi vous dire Un mot sur... Tales from the Borderlands !

Mais reprenons depuis le début.

Telltale, qu’est-ce que c’est ?

Telltale est une société de développement de jeu vidéo narratif créée en 2004. The Walking Dead est probablement leur plus gros succès, mais elle a sorti pléthore et maints jeux, parmi eux, on peut citer bien sûr Game of Thrones en 2014, The Wolf Among Us en 2013, mais aussi des titres plus anciens comme les Sam et Max ou encore Bone.

Mais qu’est ce que c’est donc un jeu narratif me demanderez-vous ? Et bien en réalité, ça s’approche plus du film interactif que du jeu. Il s’agit d’un contenu racontant une histoire (sans déconner ?) mais ne contenant presque aucun gameplay. Quelques sessions de QTE très simples vous seront proposées, mais la plupart du temps, vous assisterez au dialogue, et surtout, vous pourrez intervenir sur ces dialogues. Cette dernière partie est la plus importante car, l’une des forces du jeu narratif, c’est la multitude d’arc narratif indépendant qu’il contient.

Je m’explique ; la trame générale restera sensiblement la même, mais au court de vos dialogue, vous aurez l’occasion de créer des affinités avec des personnages, ou de vous faire détester, voire parfois de tuer ces mêmes personnages. Ainsi, quand vous aurez -éventuellement- l’occasion de leur demander de l’aide quelques épisodes plus tard, ils auront le choix de vous laisser tomber ou non.

Ah oui, je parle d’épisode. Le jeu narratif est souvent assez long. Pour un film interactif je veux dire. Il est donc divisé en épisodes. A titre d’exemple, Tales from the Borderlands, qui nous intéresse aujourd’hui, en comporte cinq tandis que Sam et Max propose 3 saisons de 5 à 6 épisodes chacune. Long je vous disais…

 

Comment ai-je été amené à tester ce jeu ?

A la base, je n’aime pas trop les jeux narratifs. Je comprends tout à fait ce que l’on puisse apprécier, mais je trouve que ça manque un peu d’action, de gameplay. Cependant, il y a quelques mois j’ai tout de même acheté un Humble Bundle Telltale. Une vingtaine de jeu pour 8$, je me suis dis que c’était l’occasion de se réconcilier avec ce style de jeu. J’achète donc, et j’installe le plus connu : The Walking Dead. Pas moyen, comme deux ans plus tôt, lors de mon premier essai, je n’accroche pas DU TOUT. 8$ gâchés, bon tant pis…

Mais en plein milieu de ma bibliothèque Steam, une lueur attire mon attention. Tales from the Borderlands, c’est comme ça que tu es entré dans ma vie. Faut dire que j’aime beaucoup, mais alors BEAUCOUP Bordelands (Top2 de mes jeux préférés). L’univers, le gameplay, la musique, l’ambiance, je suis tombé amoureux de ce jeu quand j’ai joué au deuxième opus. Alors bon… Un Telltale… Bon allé, je leur laisse une dernière chance, j’essaye celui-là !

 

Et ô combien j’ai eu raison ! Notre dame de la Sainte Pandore, je vous remercie de m’avoir tenté !

 

En fait, TOUT est bien. Mais je m’emporte de nouveau, je l’ai déjà dit, entrons plutôt dans les détails.

L’histoire

Premier énorme point positif du jeu : il prend place quelques temps après Borderlands 2, alors quel plaisir de constater ce qu’est devenu notre chère Pandore après nos propres aventures !

Rhys (« Princesse »)

Vous incarnez d’abord Rhys, employé d’Hyperion qui a la ferme attention de prendre la place du Beau Jack (il est mort, rappelez-vous). Mais tout ne tourne pas comme il faut et il est forcé de quitter la station spatiale à bord de la voiture de votre concurrent . Ouioui, vous êtes propulsé sur Pandore dans une voiture. Je vous avais dit que ce jeu était énorme !

Fiona (« Fhi »)

D’un autre côté, sur Pandore, vous incarnez une arnaqueuse -et non pas arnaquer une incarneuse…- nommée Fiona, qui tente… et beeeh, d’incarner quelqu’un. Bref, elle rencontre Rhys et c’est parti pour 5 épisodes délicieux.

Je préfère éviter de rentrer dans les détails du scénario : même si vous serez de toute façon surpris et envouté par les dialogues, l’expérience sera bien sûr bien plus plaisante sans spoiler !

J’ai menti…

Bon, je dois l’admettre, ce jeu à UN défaut. Mais vous allez vite l’oublier. L’animation, n’est pas toujours au top. Voilà, c’est dit, ça me désole, mais c’est vrai. Et les graphismes ne sont pas tiptop. AH ! ça fait deux… Oui mais non, graphisme/cinématiques, bon on est toujours dans le même domaine hein ? Un défaut on a dit hein, on reste sur un.

En fait, ce problème vient probablement du fait que le jeu n’est pas développé par le studio à l’origine de Borderlands. Le budget n’est pas du tout le même et Telltale a surement l’habitude de donner cette qualité à ces jeux. Ce n’est pas un mal en soit, c’est tout de même tout à fait correct, mais quand on s’attend à voir de la qualité Borderlands 2, ça surprend.

Bon voilà, on a fini avec LE défaut, on passe aux choses sérieuses.

Les cinématiques (et la musique)

Eh oui, c’est un peu paradoxal, mais GOSH, que ces cinématiques pètent ! A défaut d’avoir des mouvements parfaits, la mise en scène est incroyable. Je pense particulièrement aux scènes « d’introduction » de chaque épisodes (qui apparaissent en générale au 2e/3e chapitre, vive l’intro) qui sont simplement incroyable. Rythmée, pas trop courte, mais pas trop longue, certains plans sont juste parfait et resterons gravé dans votre mémoire jusqu’à la fin du jeu.

Allant de pair avec les cinématiques, la BO est… elle est… délicieuse. C’est un délice mes amis, UN DELICE. Chaque musique est utilisée avec finesse et accompagne les cinématiques d’une manière si fusionnelle qu’elle ferait rougir certains des plus grands réalisateurs.

J’ai l’air d’exagérer comme, et c’est probablement le cas, car ce n’est rien d’autre qu’un jeu qui m’a particulièrement parlé. Mais je veux vraiment insister sur le soin que l’équipe de création à pris pour placer chaque élément de la cinématique sur chaque moment de la chanson, et inversement. La musique démarre à un instant précis, choisit avec minutie, on sent que la maitrise est parfaite. Elle dépasse de très loin la plupart des jeux auxquelles j’ai joué.

Hop je vous mets la BO là, c’est cadeau ! Et en bonus, vous avez même le droit aux deux titres phares des deux premiers Borderlands.

Les personnages

Chaque personnage est unique et terriblement attachant. On dit souvent quand ont créé des histoires qu’un personnage, peu importe son importance, doit exister avant son apparition et continuer à vivre après. Si on pousse cette règle à l’extrême, ça veut dire que la secrétaire de l’assistant du grand méchant DOIT avoir une vie, en dehors de ses apparitions dans l’histoire. Ça permet de donner de la profondeur et de la crédibilité à tous les protagonistes. Bien sûr, mon exemple est exagéré mais le principe en soit est très important et il est maitrisé à la perfection dans ce jeu.

Durant toute la durée du jeu, on nous présente, au bas mot, une vingtaine de personnages. C’est assez énorme, que ça soit pour un jeu ou un film. Mais ici, on sent vraiment que chacun d’entre eux existe dans ce monde. Ils ont un passé, des convictions, des désirs… Ils évoluent, apprennent, regrettent, tout ceci dépendant souvent de vos actions/paroles.

C’est une caractéristique présente dans tous les Borderlands, mais j’ai eu le sentiment dans celui-ci que c’est encore plus marquant. Le résultat, c’est une immersion totale dans le jeu, pour un ressenti incroyable. Le seul autre jeu qui m’avait fait un effet pareil, c’est Life is Strange (j’en parle ici :P). Et en parlant de ressenti, on passe à la dernière partie de cet article !

Strongly emotional

Oui parfois, je parle un peu anglais. Ça me prend comme ça, cherchez pas.

C’est la suite directe du paragraphe précédent, et en fait une extension de la partie sur les personnages : les émotions produites par ce jeu.

Comme je le disais, les personnages sont tous uniques, ils ont une personnalité marquée et leurs actions ne servent pas uniquement à faire avancer le scénario. Vous allez apprendre à les connaitre et vous allez vous attachez.

Ouioui, le binoclard aussi vous allez l’aimer

Mais attention, quand je dis « vous attachez », je ne parle pas d’un simple « Ouais, c’est vrai qu’il est cool lui.. ». Nononon, je parle de sangsue là. Vous allez les AIMEZ (parfois les détester, mais l’effet est proche) ! Je ne sais pas vraiment comment décrire ce sentiment. Quand vous allez les perdre, ça va faire mal, quand ils se réuniront, vous allez sourire, quand ils vont rigoler, vous allez vous marrer comme un(e) con(ne) devant votre ordi. Désolé de l’expression mais c’est vrai. J’ai passé la moitié du jeu la bouche entre-ouverte, tantôt heureux, tantôt choqué, tantôt effrayé pour eux…

Ce jeu réussi l’exploit de vous faire passer de la larme à l’oeil à un éclat de rire en moins de 3 secondes.

Je pourrai consacrer un article entier à vous expliquer pourquoi j’ai adoré chacun des personnages, mais je vous laisse la surprise 😉

Un vrai attachement je vous dis…

Mentions spéciales (spoiler)

Avant de conclure, je suis obligée de parler de deux choses importantes. Préparez-vous, on est sur du gros spoiler !

Spoiler
Hommage à une légende (aussi débile et taré soit-il)

Il arrive un moment où l’on voit Scooter mourir. C’est terriblement triste. Ce personnage nous suit depuis le premier opus, c’est l’un des premiers que vous rencontrez. Il est drôle, gentil, marrant, sympa… Quand j’ai réalisé que j’allais le perdre, j’ai vraiment été triste (vous vous souvenez l’attachement dont je vous parlais ?).

Mais comme une légende doit partir avec classe, je remercie sincèrement l’équipe de Telltale d’avoir respecté l’esprit de ce personnage qui a été mythique pour la série.

Partir en chevauchant un réacteur défectueux, le sourire aux lèvres et en hurlant « AUTOOOOO LOOOOOOOOOOOOC », c’est simplement parfait.

Merci.

AUUUUTOOOO LOOOOOOOOOOOOOOOOOC
L’épisode 5

Oui, une mention honorable à un épisode entier. Ça se fait parce que je l’ai décidé et c’est mon article. Je le fais car à la fin de chacun des épisodes je me disais :

« OUAAAAAH, C’ETAIT TROP BIEEEEN ! »

Puis, l’épisode suivant :

« OUAAAAAAAH, C’ETAIT ENCORE MIEUUUUUX ! »

Alors, arrivé à l’épisode 5, mon niveau d’exigence avait atteint les sommets. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu. Alors encore une fois, merci à TellTale pour (en vrac, non exhaustif) :

  • La mort du Beau Jack, une seconde fois <3
  • La perte d’un robot trop mignon devenu tellement badass, <3
  • La création PART LE JOUEUR d’une équipe de Vault Hunter, <3 <3 <3
  • Ne pas avoir finit sur une notre triste, <3
  • Et donner un nouvel espoir (aussi fou soit-il), <3
  • Le retour d’un robot trop mignon, <3

MAIS SURTOUT

  • Pour le combat entre MegaGortys contrôlé entre autres par Zér0 et Athéna contre un protecteur d’Arche.

Vraiment, merci pour ça.

C’était trop bien.

Merci pour nous avoir donner le contrôle de ça !

Conclusion

« Eh toi là bas, viens jouer ! »

Tales from the Borderlands c’est une pépite méconnue. Je suis immensément heureux de l’avoir ajouté à mon tableau de chasse. Finalement, ce qui me fait le plus plaisir, car c’est ce qui me faisait le plus peur de démarrant, c’est que TellTale a extrêmement bien respecté l’univers du jeu. Tout y est, les créatures dégueu, les personnages fous, les dialogues hilarant et transpirant l’honnêteté… TOUT ! En parcourant ce jeu, vous traverserez l’espace dans une voiture de luxe, vous participerez à la plus grosse fusillade de la franchise, mais sans arme, vous affronterez un golem perdu dans l’espace et le temps…

Pour faire court : jouez à Tales from the Borderlands.

(Après avoir fait Borderlands 2, c’est préférable. Mais ne vous inquiétez pas, c’est génial !)

 

Si même Etalon du cul est là, vous n’avez plus le choix…

Armand ‘Reizak’ BENOIT

Un mot sur… Star Wars : Les Derniers Jedi

Réveil à 5h30, au pied du Grand Rex à 6h, visionnage du Réveil de la Force à 7h et enfin, Les derniers Jedi à 10h… Autant vous dire que ma matinée du mercredi 13 décembre était agréable. Car oui, j’ai aimé le 8ème Star Wars. Je l’ai même adoré. Pourtant ce n’était pas gagné. On est donc parti pour un petit 501 sur le dernier film de la saga, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre ! Laissez moi vous dire Un mot sur… Star Wars : Les derniers Jedi !

  • C’EST BEAU PUTAIN

C’est beau, c’est beau, c’est beau. Je mets ce point en premier car c’est pour moi le plus important : si un StarWars ne m’ébloui pas, c’est un Star Wars raté.

Même si vous n’appréciez pas l’histoire, ce film va vous en mettre plein la vue. De nouvelles créatures, des paysages originaux, une utilisation de l’hyper-espace qui donne un des plans les plus magnifiques de TOUTE LA SAGA (voire LE plus magnifique…) et l’omniprésence du rouge parfaitement maitrisé, bref, on en prend plein la gueule, et on adore ça !

  • Un nouvel espoir

Au-delà du fait que ce film mérité peut-être plus (ou au moins autant) ce titre que l’épisode 4 (Merci mon ami Lucas pour cette remarque), il est surtout un nouvel espoir pour la saga en elle-même. En 2016, Rogue One a su rattraper tant bien que mal le sentiment général laissé par l’épisode 7 (à base de « c’était pas mal, meeeeeeh… »). Les derniers Jedi, lui, a le potentiel de raviver la flamme de cette saga légendaire, et promet beaucoup de bien pour les films futurs.

  • Dépasser le blanc contre le noir

ENFIN ! On a tous déjà entendu « Dans la vie, tout n’est pas blanc ou noir », sauf dans Star Wars. Ça passait pour les trois premiers films car ils ont révolutionné une partie du septième art. Ça passait pour les trois suivants car on avait enfin des effets spéciaux acceptables. Bon, il était temps de changer, et ils l’ont compris putain, ça fait plaisir. Dans ce nouveau film, on a toute une réflexion sur la guerre, la Force, le commerce d’armes, etc, qui remet en question ce clivage bien/mal. De plus, comme la réflexion provient des personnages et est introduit subtilement, ça ne renie pas non plus les films précédents. 

  • La Force pour tous

Attention, on entre ici dans du spoiler beaucoup plus important !

Spoiler
La Force est en toute chose, elle lie tous les corps de l’Univers. Ce n’est pas seulement de la « magie de Jedi ». Dans ce film, on reprend les bases de la Force. C’était nécessaire, car on commençait à avoir l’impression que le contrôle de la Force se transmet de génération en génération. Mais non ! N’importe qui peut accéder à la Force à partir du moment où il l’a trouvé en lui, où il l’a ressent. Et un des points fondamentaux de ce film c’est d’apprendre que les parents de Rey sont des pécores alcooliques qui l’on vendu pour se payer à boire. Elle n’est rien et pourtant elle peut rivaliser avec Kylo Ren, descendant direct de l’Elu.
  • Quand même, on a bien rigolé

L’humour est un point important de Star Wars. On parle souvent de sujet sérieux, sombre, compliqué, et quand on retire l’humour, ça donne Star Wars 3 : c’était cool, mais un seul comme ça, ça suffit. Cependant, vouloir faire de l’humour ne fait pas tout. J’illustrerai cette phrase par un seul personnage : JarJar Binks. You know what I mean ? ;).

  • Mentions honorables

Dans Star Wars 8, l’humour est omniprésent, mais subtile, très léger, il ne se présente parfois que par des gestes infimes des personnages. Tout ceci suffit à se focaliser sur les enjeux de l’histoire, tout en passant un moment agréable, le sourire aux lèvres.

 

Je pourrais encenser encore bien des points de ce film, mais je vais éviter de faire un article de mille lignes. Voici donc quelques mentions honorables (SPOILER) :

Spoiler
  • On ne sait pas d’où vient Snoke, mais on s’en fout : il avait un rôle, il l’a joué, il dégage !
  • Un combat de sabre laser inovant : de nouvelles techniques et gestuelles, des mouvements inattendus, et des héros qui en chient quand même un peu, c’est franchement cool.
  • Stop aux clichés : Ce film présente ô combien de situations qui pourrait tourner au cliché… et en fait non, ça fait un bien incroyable : c’est d’ailleurs très bien illustrer par la première action de Luke.
  • Le plan de tout un film qui rate lamentablement : Fynn et sa copine passent une bonne partie du film à suivre un plan (soit dit en passant, plan typical SW), et finalement ça rate : c’est marrant et ça fait plaisir 😛
  • YODAAAAAAAA
  • Le dernier combat de Luke qui nous a tous bluffé.
  • Kylo Ren devient quelqu’un !

Bieeeen, passons aux points négatifs ! Euh, pardon, au point négatif. Au singulier. J’ai trop aimé ce film. Et désolé, c’est encore du SPOILER.

  • La Force est puissante chez les Skywalkers.
Spoiler

Leïa utilise la Force. Ce passage m’a dérangé, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ce qui me dérangeait réellement. Je remercie donc InThePanda pour l’avoir très bien fait (et de m’avoir également éclairé sur quelques points cités au-dessus.

En fait, c’est inattendu mais pas réellement surprenant. C’est une Skywalker, donc ok. Mais déjà, ça n’apporte
rien au film
 : si vous ne vouliez pas la tuer, ne la faites pas exploser. Et surtout ça va à l’encontre du propos du film : d’un côté on nous dit que tout le monde à accès à la Force, et de l’autre on nous rappelle que, quand même, les Skywalkers c’est les patrons quoi, faut pas l’oublier. Ce n’est pas un énorme problème, mais ça n’a un peu rien à faire là, c’est dommage.

Pour conclure, je vous dirais de foncer voir Star Wars : Les derniers Jedi : c’est de la bombe, ça va vous éblouir, vous attendrir, vous ébaubir, bref ça pète !

 

 

 

Armand ‘Reizak’ BENOIT

[News] [Ulule] Edition de l'imaginaire…

Après quelques articles sur l’édition sportive (si vous l’avez raté, c’est par ici !), on va parler aujourd’hui d’imaginaire et de jeux. C’est toujours l’automne, vous êtes toujours dans les news Ulule de Reizak, attention, c’est partit !

Tales from the Loop

Démarrons avec du classique : le jeu de rôle ! En effet, ce mois-ci on a le droit à la totale, à tel point qu’on ne sait plus ou mettre  son argent ! En l’honneur de la saison 2 de Stranger Things qui sort le 27 octobre, on va démarrer avec le jeu Tales from the Loop, un jeu d’anticipation dans les années 80. Le thème est assez simple : au début des années 80, un accélérateur de particule est construit en Suède. De là vont apparaître d’étranges créatures ainsi que des inventions dignes de vos films de SF préférés. Vous incarnez des enfants qui sont confrontés à ce changement radical et à ces étranges phénomènes.

Tales From the Loop fait donc parties de la catégorie fantastique contemporain. Pour faire simple, vous allez jouer à Stranger Things mais avec de la super technologie en plus. La version anglaise du jeu a déjà été financé sur Kickstarter fin 2016 à hauteur de 3 745 896 SEK, soit près de 400 000€. C’est la version française du jeu que Arkhane Asylum Publishing vous propose aujourd’hui de financer. La contrepartie minimum est de 35€ et vous garantit l’obtention du livre de base qui contient 4 scénarios en plus du système de jeu et de magnifiques illustrations. En investissant plus d’argent, vous pourrez accéder au version Deluxe et Collector, ainsi qu’à l’écran de MJ.

 

Le lien Ulule du projet Tales from the Loop

La page Facebook de Arkhane Asylum Publishing

Aventures

Je fais un passage très rapide sur Aventures, car si vous vous y intéressez, vous savez déjà probablement que ce projet ulule existe. En effet, le désormais célèbre jeu de Mahyar est désormais disponible sur Ulule pour la somme de 29.95€, proposé par Edition-Sans-Détour. Dans ce pack, vous pourrez accéder à l’univers, un bestiaire, deux scénarios, un écran de MJ ainsi que  quelques dés et pré-tiré pour démarrer rapidement. C’est une très bonne chose que ce jeu soit enfin publié car il est très facile d’accès et peut permettre à des néophytes d’entrer dans l’univers du jeu de rôle facilement.

S’il y a une chose que j’ai à reprocher à la campagne ce sont les récompenses de palier. En effet, après 4 saisons d’Aventures sur le chaine du Bazar du Grenier, je pensais qu’il proposerait les scripts des dites saisons. C’est dommage car le système de palier en soit en vraiment bon : demander des fan-art ou des fanfictions pour étoffer le monde de manière collaboratives est vraiment une bonne idée !

Le lien Ulule du projet Aventure

La page Facebook de Edition-Sans-Détour

INSPI’BOOK

Pour conclure sur la partie jeux, petit passage sur le projet INSPI’BOOK de . Ici par grand-chose à dire à par souligner que c’est magnifique. Sébastien propose un recueil de dessins réalisés sur plusieurs années pour nous donner de l’inspiration pour nos scénarios et univers. On remarque sur les quelques tirés qu’il nous propose que le style est assez diversifié. Vous pouvez acquérir ce livre pour 30€, n’hésitez pas à lui donner un coup de pouce !

Le lien Ulule du projet INSPI’BOOK

L’étrange voyage de Théo Gossein

On va finir avec le projet de Malric : L’étrange voyage de Théo Gossein – Livre 2 : Eolia. Il s’agit d’un roman graphique qui semble tout à fait magnifique. Je n’ai pas eu l’occasion de feuilleter le premier tome, mais le peu que l’on peut voir sur Ulule promet des très beaux dessins et un univers riche et complet sous la forme d’une extraordinaire île. L’auteur nous explique qu’il a d’abord créé cette île sous la forme d’une carte. Plus tard, il a voulu la parcourir et la découvrir, ce qu’il a fait au travers de son personnage principal : Théo Gossein.

Le livre se dévoile sous la forme d’un carnet de voyage qui décrit le voyage de Théo. Pour ce second volume, on nous promet la rencontre de peuples étranges et de territoires hostiles et sauvages. Tout ceci se déroule dans un XIXe siècle mystérieux.

Le projet vous propose d’acquérir un exemplaire du deuxième tome au format physique à partir de 20€. En évoluant dans les paliers supérieurs, vous pourrez obtenir de magnifiques posters, des marques pages, le premier tome Hospitalia, ou encore plein d’autre contreparties !

Le lien Ulule du projet L’étrange voyage de Théo Gaussein

La page facebook de Malric

[News] [Ulule] Projets d'édition sportive

C’est l’automne, depuis presque un mois déjà, et ça y est, les créateurs sont revenus de leurs vacances ! Avec eux, ils apportent plein d’idées, plein de projets, c’est cool mais ça me facilite pas la tâche 😀 C’est pourquoi je vais devoir enchainer deux news Ulule pour couvrir tout ce dont je veux vous parler ! On démarre avec de l’édition sportive et artistique, on explorera un peu d’imaginaire demain 😉

GrandTrail

Le passé de Grand Trail

C’est deux projets d’édition sportives que je vais présenter ici. Le premier s’appelle Grandtrail et, à 7 jours de la fin du projet Ulule, il leur manque moins de 1000€ pour que leur rêve devienne réalité. Grandtrail c’est l’idée de créer une maison d’édition autour du sujet du trail, la course à pied en milieu naturel.

C’est deux frères qui sont à l’origine de ce projet. Par le passé, ils ont déjà publié deux livres : Grand Trail, un magnifique ouvrage présentant les paysages parcourus par Alexis et Frédéric Berg. Le premier s’occupe de la photographie tandis que l’autre écrit pour le livre. Ce premier ouvrage fut un succès international avec ces 324 pages abordant plusieurs aspects du trail, comme les champions, l’entrainement, ou encore son histoire.

Leur deuxième livre, Grand Trail Extra est un recueil de photo provenant des voyages qu’ils ont réalisé ensemble. Les photos d’Alexis sont accompagnées d’un dessin de Matthieu Forichon et d’autres clichés de « guest » photographes.

Le projet GrandTrail, aujourd’hui

Ce livre mène les frères Berg à l’envie de créer une maison d’édition indépendante dédiée au trail. En finançant leurs projets, vous pourrez acquérir leur livre Grand Trail Extra, ou encore recevoir les trois premiers livres édités par la maison d’édition Grandtrail. Quand on voit la qualité de leur travail, ça donne envie de les soutenir, alors n’hésitez pas, il ne reste que quelques jours pour les aider à concrétiser leur projet !

 

Lien Ulule du Projet GrandTrail

La page Facebook de l’association Grand Trail

Passe Muraille

Premier numéro (2016)

On va maintenant se pencher vers un sujet qui me tiens particulièrement à cœur : l’escalade ! Bon, j’adore l’escalade, ça, tout le monde s’en fout. En revanche, le fait que Passe-Murailles propose son deuxième numéro, c’est beaucoup plus intéressant !

Alors, Passe Murailles, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une revue entièrement dédiée à l’escalade et à l’alpinisme. Mais c’est également bien plus que ça. Dans le premier numéro, également financé sur Ulule, datant de octobre 2016, nous avons eu le droit à un topo plus que complet de la Pena Montanesa, un massif pyrénéen, mais aussi à de superbes textes, parfois poétiques, historiques, ou encore philosophiques sur l’escalade ou la montagne.

Au détour d’une page, vous tomberez sur une balade dans d’une gare abandonnée au milieu d’un massif, accompagnée d’une jolie photo de ladite gare. Un peu plus loin, un texte nommé Par-delà le cercle arctique vous emmènera voyager dans le Grand Nord. Témoignage, photo, texte à la limite entre poésie et slam, impression de grimpeur… Les paroles de dizaines d’aventuriers de la montagne au travers de 160 pages, voilà ce que vous propose le premier numéro de Passe Muraille.

Passe Muraille, aujourd’hui

Mais alors ce projet ? Ce deuxième numéro ?  La couverture, comme pour le premier vend déjà du rêve à tout grimpeur, et je ne doute pas que le contenu l’égal en qualité. Basé autour du thème du vide, La Maison de la Montagne, éditrice de Passe Muraille, promet des dizaines de textes incluant monographie des voies d’escalade à Ansabère, analyse du vide et du vertige au travers de l’alpinisme, description de l’ouverture d’une voie au Maroc, et encore plein d’autres choses

Personnellement, je suis impatient ! Vous pouvez participer à hauteur 23€ afin d’obtenir ce numéro de Passe Muraille au tarif préférentiel Ulule. Vous pouvez également obtenir le premier numéro en plus, pour 41€. Passionnés d’escalade, je vous recommande vivement cette revue, les autres… je vous la recommande tout autant, la beauté des textes et des photos n’est pas réservée au grimpeur 😉

Lien Ulule du projet Passe Murailles – Numéro 2

La page Facebook de la revue Passe Muraille

La page Facebook de la Maison de la Montagne

 

On se retrouve demain pour la suite des news concernant cette fois l’imaginaire et le surnaturel ! 🙂

[News] [Ulule] Les Enfants du Ciel

Deuxième news Ulule sur 404, encore des dessins, encore des artbooks, attention c’est parti !

L’auteur

En effet, on va se pencher aujourd’hui sur le travail de Mathieu Coudray, un dessinateur de talent, qui a déjà eu l’occasion de nous proposer un projet sur Ulule : Le registre des Chats. Ce projet a été financé à hauteur de 9 472€ (soit 263% de l’objectif initial). Il contient des dessins de chats… pas comme les autres. En effet, vous pourrez trouver dans ces pages le Manipulateur de temps, l’Esprit de la forêt, ou encore le Gardien des Royaumes. Autant de félins ayant leurs propres histoires originales écrites par Mathieu. Si le livre vous intéresse, il est possible de se le procurer sur le site de l’auteur.

En outre, notre dessinateur a eu l’occasion d’être maquettiste pour Jeu de rôle Magazine, puis illustrateur de couverture, affiche, intérieur de roman et même créateur de bandes dessinées ! Un beau parcours donc, qui nous promet du joli travail.

Aujourd’hui, c’est au nouveau projet de Mathieu que l’on va s’intéresser : Les Enfants du Ciel.

Le projet

Ce projet, rangé dans la catégorie Journal et édition, propose un ensemble de 3 artbooks, de 56 pages chacun, de format 21×21 et reliure cousue. Les deux premiers racontent l’histoire de l’origine de la vie sur Terre, l’un du point de vue de la lune, et l’autre du soleil. Le troisième présente les créatures fantastiques qui apparaissent lorsque la lune et le soleil s’aligne, le temps d’une éclipse.

Les illustrations seront peintes à l’aquarelle, puis ajustée à la peinture numérique. On peut déjà s’émerveiller sur les premiers visuels que nous propose l’auteur. Chaque artbook s’est vu attribué un panel d’animaux propres : Lune aura bien évidemment des animaux que l’on associe à la nuit et aux ténèbres, comme le loup, la chouette, ou encore la chauve-souris, quand Soleil accueillera le lion, le bélier, le taureau, et bien d’autres encore… On pourra trouver dans Eclipse des animaux de toutes les histoires, contes et mythologies : Phénix, Golem, Léviathan, Dragon

Contributions

Concernant les contributions, on peut féliciter Mathieu de nous laisser le choix : en effet, même si le financement concerne une trilogie, il propose de pouvoir choisir le nombre d’artbook que l’on désire obtenir. Si seul Eclipse vous intéresse, car vous adorez tout ce qui est fantastique, vous n’aurez qu’à débourser 20€. Vous pouvez aussi en sélectionner deux ou, bien sûr, les trois, pour la somme de 70€. On notera que 3×20 donne 60€ et non 70€. Cependant, le prix à 60 euros était « early-bird », c’est-à-dire réservé aux premiers contributeurs. Le prix à 70€ inclut en fait un coffret pour ranger les trois ouvrages, coffret qui s’est déjà vu amélioré par les paliers déjà franchis !

Un autre point important concernant ce tarif est la situation des auteurs en France. Quand on contribue à un projet participatif d’édition, il faut avoir en tête que l’on permet à l’auteur de passer outre le réseau éditorial, et donc de mieux gagner sa vie. Après une multitude d’essai sur ce système de financement, je peux affirmer que la qualité est au rendez-vous. Je vous encourage donc à aider ses auteurs en passant par ce système, et à comprendre les choix qu’ils font dans leurs campagnes.

Pour revenir aux contributions, vous pourrez, en investissant plus, obtenir Le registre des chats, des tirages d’arts numérotés exclusifs Ulule, ou encore l’une des aquarelles ayant contribué au projet !

Finalement…

A l’heure où j’écris ces lignes, le projet en est à 10 491€, soit prêt de 300% de l’objectif demandé. Il reste 33 jours pour le propulser au plus haut et débloquer plein de nouveaux paliers !

 

La page Ulule du projet

La page Facebook de Mathieu Coudray

Le site de Mathieu Coudray

[News] [Ulule] Draconis, un projet draconique

Ulule, ça vous parle ? On vous en a déjà parlé quelques fois à propos de jeux de rôles, ou encore de la BD « Comme Convenu » de Laurel.

Le financement participatif

Pour ceux qui ont oubliés, il s’agit d’un site de financement participatif. Le principe est simple : un créateur propose un projet et annonce un budget nécessaire pour le réaliser. Nous, utilisateurs, pouvons alors décider de devenir contributeur de ce projet en donnant une certaine somme. Cette somme, de 1€ à autant que vous le désirez, vous donnera accès à des contre-parties liées au projet (pour le domaine de l’édition, le livre concerné, des marque pages… pour la musique, l’album, un poster du groupe…).

Le plus simple pour comprendre est encore d’aller voir sur les sites concernés : Ulule, Kickstarter

De la nouveauté sur Error404 ?

Mais pourquoi je vous parle de ça ? Et bien tout simplement parce que j’adore le principe, j’y participe régulièrement (parait même que j’ai un petit problème avec ça… :P) et que ça fait un moment que je me dis que je pourrais faire un peu de la « News » sur les projets qui me plaisent, ici, sur error404.

Je démarre donc avec le super projet de Chane : Draconis

Le créateur

Chane, une dessinatrice de talent, nous explique qu’elle a gagné confiance en elle grâce aux financements Ulule, et qu’elle peut maintenant esquiver la chaine éditoriale. En effet, Chane a déjà proposé deux projets éditoriaux : le premier, pendant l’été 2014, est une BD sur les légendes, ambiances et histoires du Cambodge. Il a été financé à hauteur de 8512€, pour 1000€ demandés (soit 852% du budget nécessaire). Le deuxième a été lancé en octobre 2014 et est basé sur la Suisse médiévale. Il a été financé à hauteur de 10 937€ pour 2000€ demandés (soit 546%).

Le projet

Aujourd’hui, c’est un projet nommé Draconis qu’elle nous propose. Au vu des réussites de ses deux premiers projets, on peut aisément lui faire confiance quant à la qualité de son travail. Les quelques plaquettes proposées en démonstration de son travail promettent déjà un magnifique ouvrage.

C’est un artbook de 100 pages que Chane nous dévoile aujourd’hui, proposant un bestiaire de dragons. Nous disposons pour le moment de peu d’informations sur la nature des textes accompagnant les dessins, mais je ne doute pas de leurs qualités. Les quelques dessins donnés en exemple, sont eux simplement magnifiques. Vous pourrez obtenir le livre pour une donation de minimum 30€. Si vous désirez investir plus, vous aurez alors accès aux exclusivités Ulule (Dédicaces, dessins personnalisés, marque page…). Finalement, Chane propose une option à 15€ pour les dessinateurs en herbes : un livret d’une cinquantaine de pages pour apprendre à dessiner les dragons.

Finalement…

A l’heure actuelle, Chane a déjà explosé ses précédents records, car c’est déjà plus de 500 contributeurs qui ont promis un financement, pour une valeur dépassant 27 500€ . Il reste encore 24 jours pour participer, alors n’hésitez pas à passer voir le projet, et à laisser quelques euros si le cœur vous en dit 😉

 

La page Ulule du projet

La page Facebook de Chane

La théorie rôliste : "Mener des parties de jeu de rôle"

Lapin Marteau, vous vous en rappelez ? Non, ce n’est pas un énième opus des Lapins Crétins. Je l’avais évoqué en présentant la Game Chef 2017, il s’agit d’une maison d’édition de JDR qui se trouve du côté de Toulouse. Pour rappel, on trouve à sa tête Coralie David, auteur de la thèse « Le jeu de rôle sur table : l’intercréativité de la fiction littéraire » et Jérôme Larré, un grand monsieur du JDR actuel. Voilà pour le petit rappel, on va pouvoir s’attaquer au vif du sujet !

 

Début 2016, Lapin Marteau lançait une campagne de financement participatif pour lancer son projet « Sortir de l’auberge » avec le premier ouvrage Mener des parties de jeu de rôle. Avant toute chose, « Sortir de l’auberge », qu’est-ce que c’est ? Eh bien je pourrais difficilement mieux l’expliquer qu’en empruntant leurs mots aux initiateurs du projet, il s’agit d’une collection d’ouvrages consacrés à la théorie rôliste et à ceux qui pratiquent notre loisir. Bon, ça peut sembler un peu tordu dis comme ça, mais on va mieux comprendre en attaquant enfin l’ouvrage qui nous intéresse. 😉

 

Le livre Mener des parties de jeu de rôle, sorti en mars 2016 et financé à hauteur de 55 362€ pour 5000€ demandés (soit 1107%, ça faut beaucoup) est une mine d’or pour tout passionné de jeu de rôle. Cet ouvrage regroupe plus de 20 articles écrits par pas moins de 18 auteurs (dont les grands chefs de Lapin Marteau) sur pléthore de sujets passionnants. En effet, l’idée de base de cette collection est la suivante : le milieu du jeu de rôle regroupe tellement d’expériences, d’idées, de connaissances et que sais-je encore, qu’en échangeant entre rôliste, on se retrouve en perpétuel apprentissage et évolution. Lapin Marteau a donc décidé de créer un énorme concentré des connaissances d’un grand nombre de rôliste, pour les rendre visible. Parmi eux, on trouve, en plus de nos deux lascars, des noms tels que Tristan Lhomme ou encore Gregory Pogorzelski, des noms qui deviendront très vites familiers dès lors que vous vous intéresserez un peu à la théorie rôliste.

 

Voilà, ça fait trois fois que je parle de théorie rôliste, mais qu’est-ce que c’est vraiment ? Eh bien c’est un concept (meilleur terme que j’ai trouvé, j’espère qu’il conviendra) absolument passionnant. Vous y toucherez en lisant des articles sur le net, en regardant des interventions en convention, ou encore en discutant avec votre copain MJ. Je suis encore assez nouveau dans le domaine, j’espère donc ne pas dire de connerie (corrigez moi sinon), mais voilà mon idée sur ce qu’on appelle la théorie rôliste : c’est le fait de partager son expérience en dehors des séances de jeu de rôle et d’en tirer un apprentissage. Tiens, c’est en fait plus simple que prévu à décrire :D.

Quand vous discutez de JDR avec d’autres personnes, vous partagez votre façon de penser, vos méthodes, vos règles maisons, ou encore votre perception des règles officielles. Les autres font de même avec leur perception du jeu de rôle. Cet échange va permettre aux deux parties de modifier, parfois de façon minime, leur façon d’appréhender le jeu de rôle. Voilà ma définition de la théorie rôliste.

 

Dans Mener des parties de jeu de rôle, ce sont des auteurs, des éditeurs de jeu de rôle qui parlent. Souvent des personnes qui jouent depuis des dizaines d’années au JDR, qui en ont testé des centaines. Des personnes dont c’est le métier de penser à la meilleure façon de jouer et de concevoir le jeu. Dans ce livre, vous pourrez trouver des articles traitant de tous les horizons du loisir : Jouer en Musique, Jouer à distance, Concevoir un donjon, Ecrire un scénario, Adapter une œuvre en JDR… Je n’ai pas encore tout lu car c’est un gros pavé et que je préfère lire plusieurs fois chaque article, mais ce que j’ai pu voir pour le moment est extrêmement bien écrit, accessible à tout le monde et extrêmement riche ! Je suis actuellement en train de tester la méthode pour créer un donjon de manière aléatoire. Ayant été assez sceptique pendant la lecture, je suis surpris et heureux de constater son efficacité !

 

Pour conclure, je dirais que ce livre vous montrera que des tâches qui semble très compliquées de primes abords, sont en fait tout à fait accessible à tout le monde. Finalement, je me permets de revenir sur ce que j’ai dit un peu plus tôt : si ces auteurs ont pour métier de penser à la meilleure façon de jouer (expression un peu grossière pour décrire leur métier, j’espère qu’ils me pardonneront), cette façon n’est en aucun cas LA meilleure. On peut affirmer qu’elles sont objectivement bonnes, car réfléchies, travaillées et surtout approuvée par un grand nombre de personne, mais peut être que la vôtre vous correspond plus. C’est ça qui est génial avec la théorie rôliste : Lisez, écoutez, mais surtout adaptez ! Prenez ce qui vous plait et laissez-le reste de côté. La meilleure manière de jouer, c’est la vôtre, le temps que vous vous amusez !

[JDR] Game Chef 2017


Jérome Larré

Tartofrez, un nom étrange pour un blog, n’est-ce pas ? Et si je vous dis qu’en plus ça parle de jeu de rôle ? Tartofrez, c’est le blog de Jérôme Larré, le grand patron et fondateur de la maison d’édition Lapin Marteau. Comme il le dit lui-même sur le site, c’est en fait l’endroit où il poste tout ce qui aurait dû « resté sur un bout de mon disque dur ou sur la nappe d’un restaurant ».

Coralie David

Au début du mois de juillet, il lançait sur son site l’édition 2017 de la Game Chef. Il s’agit d’un concours de création de JDR existant dans le monde depuis 2002, et qui a été importé en France en 2013 par ce cher M. Larré épauler par quelques compères. Toujours à la racine du projet depuis qu’il l’a fait naître dans notre beau pays, il a su s’entourer d’une année à l’autre de différents collaborateurs tels que Stéphane Gallot, Eric Nieudan ou encore Michaël Croitoriu (tous trois du GROG). Depuis l’année dernière, il organise le concours accompagné de sa collègue Coralie David ainsi que de Peggy Chassenet, de Tric Trac.

Le principe pour les participants de la compétition est de proposer en une quinzaine de jours un JDR ou une ébauche de JDR développé autour d’un thème fourni par le jury, pour qu’il soit ensuite lu, testé et jugé par les autres participants. Ils devront intégrer au moins 2 des 4 ingrédients fournis par l’organisation et fournir un texte d’au moins 4000 mots (que chacun dépasse de beaucoup).

Rien à gagner, c’est seulement une expérience qui rassemble des créateurs pour les faire échanger et évoluer. En effet, ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’avoir la garantie de quatre retours sur une conception personnelle, alors autant essayer, car, s’il n’y a rien à gagner, le plus important est sans doute qu’il n’y a surtout rien à perdre.

Cette édition 2017 nous a finalement fournis 53 jeux originaux qui explorent chacun à leurs manières les concepts « tram », « echo », « fumée » et « couper » autour du thème « Frontière ». On pourra trouver des jeux avec ou sans MJ, se déroulant dans toutes sortes d’univers, plus ou moins libres, plus ou moins élaborés… Bref, ça fait de la matière à jouer. On aimerait bien tous les lire, mais vous imaginez bien que 53 jeux de 10 à 25 pages chacun, ça fait un peu trop. Du coup, chez 404, on a fait une petite sélection semi-aléatoire, et on va vous présenter notre avis rapide sur les jeux choisis 😉

Aller sur Tartofrez découvrir les jeux…

La traversée (LINK)

La traversé est un jeu assez particulier car, là où certains présentent un scénario construit et/ou un univers plus ou moins développé sur quelques pages, lui ne propose qu’un concept adaptable à pléthore de situations à travers les époques et les mondes. Le jeu propose d’incarner des personnes forcées de passer une frontière délicate (ex : passer de Calais à l’Angleterre pendant la WWII)

Le support est assez court et succinct, ce qui est très agréable car ce n’est pas le cas de toute les jeux. Il semble très facile à prendre en main, on voit rapidement que le roleplay est grandement privilégié. En effet, même si un système de résolution est proposé, on peut très bien proposer de l’écarter pour laisser le MJ prendre les décisions afin de fluidifier le jeu. De plus, même en le conservant, le système est très léger.

Pour les personnages, la création est grandement portée sur le côté psychologique du personnage plus que sur le physique. On va se demander pourquoi le personnage doit passer la frontière, puis, de quelles compétences il dispose. Tout au long de la lecture, on sent bien que c’est sur la première caractéristique que l’on va se concentrer, la deuxième restant un simple accessoire. La vrai question sera « Jusqu’où est il prêt à aller ? » plutôt que de savoir ce qu’il est capable de faire. Pourquoi prendre une telle décision ? Tout simplement pour mettre le joueur à la place de ceux qui doivent dépasser leurs limites, leurs connaissances et leurs compétences pour passer et survivre.

Pour résumer, La traversée c’est un JDR axé roleplay, très bien écris et très clair. De plus, le format court rend le format très accessible : 10 minutes de lecture suffisent à se lancer dans une partie ! Alors qu’attendons-nous pour l’essayer ?

Armand « Reizak » BENOIT

D’autre critiques à venir…

L’internet du bon rôliste

Le support de base de tout bon rôliste est le papier, on est tous d’accord là-dessus. Cependant, avec l’essor d’Internet, notre média a su s’adapter et se rendre disponible sur des dizaines de sites. C’est alors que le jeu de rôle a pu devenir aussi participatif qu’il est aujourd’hui. On va donc découvrir ici quelques sites indispensables au JDR d’aujourd’hui ! Je précise que la liste est loin d’être exhaustive et que je ne parlerais ici que de sites français (ou presque) car c’est ceux que je connais le mieux.

La Scénariothèque

Comment ne pas commencer par le Saint Graal du JDR français ? La Scénariothèque est une plateforme participative sur laquelle vous pourrez trouver et partager toutes sortes de documents de JDR : scénarios, aides de jeu, suppléments… cette mine d’or regroupe les documents amateurs de prêt de 400 jeux !

On peut cependant relever deux petits défauts assez courants sur ce genre de plateforme : on trouve quelques liens morts ce qui peut être assez frustrants mais inévitable quand les sources diffèrent à ce point ; La qualité des documents varie, ce qui est également inévitable. En effet, la grande majorité sont rédigées par des MJ, or il n’existe bien entendu pas deux MJ qui réfléchissent de la même manière. On pourra donc trouver certains documents peu clairs car on ne réfléchit pas de la même manière que l’auteur. De plus, la plupart résultent de travail amateur (no offense, c’est juste un fait ^^), il est donc normal que tout le monde n’ai pas un excellent niveau rédactionnel. Cependant, même si un document vous demande un peu de travail, n’oubliez jamais que ça sera toujours moins que l’effort fournit par l’auteur !

Alors n’hésitez pas, la Scénariothèque vous attend !

Le GROG

Le Guide du Roliste Galactique (GROG), l’encyclopédie française du jeu de rôle est une autre perle du JDR français. Si vous avez entendu parlé d’un JDR qui vous plait et que vous voulez en savoir plus, commencez par le GROG : il saura vous dire quel système il utilise, combien d’ouvrages officiels sont sortis et vous proposera quelques critiques ; bref tout le nécessaire pour savoir si ce JDR est fait pour vous ou pas.

Mais ce n’est pas tout : le GROG propose aussi de l’actualité, des biographies de personnalité du domaine, la description d’une bonne quinzaine de systèmes différents… Le GROG aura des réponses à la plupart des questions que vous vous poserez !

Place to go, People to be (PTG PTB)

Celui-ci est semi-exception à la règle énoncée au début de cet article : en effet, il s’agit à la base d’un magazine en ligne australien. Mais comme ce n’est qu’un semi-exception, on va parler de la version française ! 😉

Ptgptb.fr est un site qui regroupe plus de 500 articles trouvés sur le net anglophone. Ici on parle vraiment de tout, et on peut le voir directement en arrivant à travers les catégories d’articles : humeur, souvenir, créations, théories… J’ai déjà passé pas mal de temps sur ce site et je peux vous assurer que la grande majorité des articles sont passionnant, bien souvent très marrant et parfois même poignant (un petit hommage à La Chaise vide, un article incroyable qui rappelle le rôliste vers la réalité).

Ce site à la particularité de pouvoir être intéressant, même pour des non adeptes de JDR : je pense notamment à un article parlant de la difficulté à ôter une vie : l’auteur applique son discours au JDR en présentant une règle maison qu’il a mise en place, mais la majorité de l’article n’évoque pas du tout le loisir et présente des analyses et idées à propos de son expérience personnelle et d’études faites sur le comportement des soldats sur plusieurs siècles (link). Ainsi, même si quelqu’un n’étant pas du tout intéressant notre merveilleux loisir (nous lui pardonnerons car nous sommes bienveillants) pourra y trouver son bonheur.

Enfin, vous pourrez trouver dans la section Histoire et perception du jeu de rôle, une série d’articles qui, vous vous en doutez, traite de l’histoire et de la perception du jeu de rôle (whoua, incroyable). Ce n’est bien sûr pas un indispensable pour tout les joueurs et/ou MJ, mais quand on commence à s’investir dans le loisir, voire à devenir passionné, je trouve ça intéressant d’avoir une idée des origines.

Black Book Edition (BBE)

Bon, ici je bascule du côté payant de la force, désolé. En plus d’être la boite de mes rêves (si vous avez du travail, please text me 😃), BBE est une maison d’édition française qui publie, entre autres, le JDR Pathfinder. Mais c’est également la divine institution qui a su faire renaitre le légendaire magazine Casus Belli, et c’est pour lui qui je vous en parle. Bon, je sors un peu des clous ici car ce magazine est vendu au format papier principalement. Je laisse un petit mot pour dire que l’abonnement est une affaire car le magazine est excellent, alors n’hésitez pas !

Et hop, on est de retour sur l’internet et le numérique : en effet, j’ai dit « format papier principalement » : ce qui est très fort avec BBE c’est qu’ils proposent tous leurs ouvrages (Casus Belli et JDR) au format PDF, le plus souvent pour moitié moins que son prix original. Alors si vous n’avez pas envie de dépenser trop d’argent mais que vous ne voulez pas télécharger tout ça illégalement, ce site est fait pour vous !

Lulu et Ulule

Pour conclure je finirais par deux sites que j’apprécie beaucoup et qui sont moins reliés au JDR : le premier est  Lulu, un site d’autoédition sur lequel on peut trouver -entre autres- des jeux de rôles mineurs mais très peu cher (parfois moins de 10€) qui ont été édités, donc distribués grâce à ce site. Bon je dis mineur, mais notons tout de même que vous trouverez plusieurs ouvrage de l’auteur Yno, le créateur de Patient 13 😉

Le deuxième est Ulule, premier site de financement participatif français ; la section Jeux abrite très régulièrement des projets de JDR très intéressants et souvent extrêmement rentables. J’apprécie beaucoup ce site car le principe est de soutenir des créateurs, souvent indépendants, qui abattent une quantité de travail colossale par pure passion pour faire vivre le jeu de rôle (entre autres, encore une fois). De plus, ces créateurs sont souvent assez proche de leur communauté ce qui est très agréable ! Vous pourrez également trouver des plus grosses boites comme Arkhane Asylum Publishing, qui en a récemment profiter pour faire revivre trois grands noms des années 90, à savoir Loup-Garou, Vampire et Mage.

Finalement…

Pour conclure, je vous dirais de ne pas vous arrêtez là : continuez à explorer l’internet mondial à la recherche de nouvelles pépites, continuez à créer, à partager ! Faites vivre notre loisir à travers cette bénédiction technologique qu’est internet : c’est une chance inouïe de pouvoir se baser dessus pour démocratiser le jeu de rôle à grande échelle, alors profitons-en ! Je vous quitte en laissant quelques sites dont je n’ai pas parlé, et qui méritent le détour.

Tartofrez, le blog de Jérome LARRE

Infinite RPG, le réseau social pour les rôlistes

Rolistik, le site qui vous aidera à continuer vos parties à distance

Roll20, le site qui fait un peu la même chose, mais pas tout à fait…

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