Review : PVRIS – White Noise


 

La dernière fois que nous avons vu PVRIS c’était avant… la belle vie, quand les concerts existaient encore. Après un excellent live-stream commémoratif  de leur premier album le 21 Novembre dernier. Le groupe nous annonce déjà la prochaine date cette fois-ci pour se remémorer leur deuxième album All We Know of Heaven, All We Need of Hell.
Cela fait déjà 6 fois 365 jours que White Noise, le premier album qui a propulsé leur carrière, est sorti. Je vous propose un retour sur cet album.

– PVRIS – 6 ans de White Noise

La dépression, aussi réelle soit-elle, n’est pas une maladie si tangible comme d’autres maladies physiques. Et là tient tout le thème de White Noise. Aucun de nos démons ne sont tangibles. Ce sont des chimères auxquelles peu de gens y croient, encore aujourd’hui.

A travers cet album, le groupe explore cette tension morose et mystérieuse. Nous pouvons remercier ici le talentueux duo composé de la frontwoman Lynn Gunn et le producteur Blake Harnage. Cet album nous offre un savant mélange entre électro, pop-rock, ambiant, alternative et même… de la tristesse (oui vous ne pouvez pas vous en échapper avec PVRIS). Le duo nous a donné un projet musical bizarre, une amulette du passé, une carte postale d’antan. 

L’ambiance sinistre en est presque palpable tout le long de l’album. Cette ambiance sinistre atteint son paroxysme pendant Eyelids (et Mirrors). Le « tapping » à la fin du refrain, le tendre son des draps et des souvenirs qui se mixent parfaitement bien avec les synthés pendant les couplets, et le message vocal d’une vulnérabilité rare à la fin.

Une chanson qui va suivre PVRIS durant toute sa carrière comme une sorte de fil rouge. On la retrouve dans You and I – un titre adoré des salles et des streams -. On sent son désir nostalgique dans Anyone Else qui reste un des meilleurs titres composé par la talentueuse Lynn Gunn. Et même dans Old Wounds, le petit dernier trésor du dernier album Use Me du groupe.

Holy est toujours une de mes chansons préférées live et à écouter. Ce “slow burner” à prit une place spéciale dans le cœur des fans de PVRIS. Faites attention au volcan qui sommeil et faites encore plus gaffe à son éruption.  “You’re empty, shallow, filled with regret. I think that chest must be heavy from that cross in your neck…Don’t think I didn’t notice” sont des paroles dont Gunn peut être fière, et me motiveront pour des années à venir.

L’uniformité et le thème/métaphore de l’album, ne risque pas de plaire à tout le monde bien évidemment. Cependant, pour moi fan de concepts album, projets bizarres etc.. , j’ai été ravi par cet opus

 

 

Live Report : PVRIS @ La Machine du Moulin Rouge (+Gorilla, Manchester) – 24/02/20

Je suis partie rendre visite à nos copain – enfin ex copains – de l’autre côté de La Manche. Plus précisément à Manchester car le groupe PVRIS fait du grabuge un peu partout où il passe mais la où la fanbase l’accueille – particulièrement- bien c’est en Angleterre. D’ailleurs, la partie anglo-saxonne de la tournée est sold out et les fans de Manch’ sont surexcités depuis ce matin malgré l’incroyable vent glacé et la pluie !

Les rumeurs sont vraies : les anglais savent comment s’amuser ! Premier concert de la partie UK, et nous sommes ravis de voir que les problèmes de voix qui ont presque coûté sa carrière à la chanteuse ne sont plus d’actualités. La chanteuse Lynn Gunn prends un moment pour remercier l’atypique fanbase British qui offre toujours son lot de surprises. Un lot de surprises que les autres pays offrent plus rarement. Une ambiance très conviviale, du gin rose, un nombre non négligeable de canettes de bières, des défis, et un rappel très important de la part de Lynn Gunn: “Tout le monde est accepté chez PVRIS, du tant que tu n’est pas un as*hole “. Carré, dingue, et explosif on attends de voir comment PVRISinParis va se dérouler !

 

– Joywave –

Faire la première partie d’un groupe c’est pas toujours facile, le public n’est pas forcément réceptif, ou ne peut pas venir en temps et en heure etc… Mais ce soir le trio de Joywave sera bien accueillit. Joywave est un joli cocktail : imaginez une bande d’américains tout en blanc monter sur scène, soignés dans leur gestuelle intrigante, et rajoutez-y une bonne touche d’humour salé. Les chansons que Joywave nous délivrent se démarquent difficilement les unes des autres, mais on l’aime bien nous ce mix de coldwave, d’électro et de pop. Les deux dernières chansons furent mes préférées. Au final nous ne sommes pas déçus de cette première partie bien divertissante. Et la foule parisienne offre de chaleureux remerciements ce soir.

– PVRIS –

PVRIS c’est trois petit gars de Boston, beaucoup de noir, du rock, de l’électro, de la pop, et de la HARPE (j’aurais du mettre la harpe avant le reste…mince), ainsi que deux guitares,une basse et un nombre non négligeable d’effets. Lynn Gunn chanteuse et guitariste; Alex Babinski guitariste; et pour finir Brian McDonald à la basse. C’est aussi un passage à Coachella, plusieurs récompense aux APMAs, c’est un upgrade forcé du groupe -due a une très grosse demande- sur le main stage du Warped Tour, deux excellents albums, des collaborations avec BMTH, Lights ou encore Circa Waves.

 

PVRIS nous revient en force ce soir avec une nouvelle direction sonore, des influences plus diverses, et une balance qui tends un peu plus vers la pop en promouvant l’EP Hallucination.

 

Le concert commence avec « What’s Wrong ». La salle reste incroyablement sombre, la fumée et les lumières transforment nos interprètes sur scène en de simples, vulgaires, silhouettes énigmatiques. « Smoke » sera l’une des chansons les plus hard que PVRIS jouera ce soir mais le public n’est pas encore prêt à donner son max. Peut-être que l’ambiance de PVRIS leur fait trop froid dans le dos? ravive trop d’émotions? ou alors que la mise en scène tient tellement la route que ces vulgaires silhouettes énigmatiques sont la cerise sur le gâteau ?!

Je comprends, vous avez pris une grosse claque, le son est cool, l’ambiance est au rendez vous, les lumières sont fortes, vous avez pas trop trop envie de transpirer MAIS vous pouvez pas dire non à « St. Patrick » ? La classique, la ferme, l’incroyable, LA « St.Patrick » ?!
Le début de la setlist de PVRIS ne leur laisse aucun repos. Efficace et rentre dedans, aucun grands hits de ces derniers ne manquera à l’appel. Les quelques notes de la, très reconnaissable, mélodie de « St Patrick » s’échappent et se dispersent dans la salle. Complètement happé par ces notes, plus personne ne se retient. Tout le monde se met à sauter, même les plus réticents se lâchent en rythme.
Conclusion : Qui refuse « St. Patrick » ? Personne. 

*Beep Boop Boop*, c’est au tour de « Half » d’entrée en scène pour finir les premiers tiers du spectacle. Comme à chaque fois, cette chanson nous donne un moment de pur régal pour les yeux et pour les oreilles. Le drum-off (qui n’est pas un drum-off ) entre le batteur et la chanteuse Lynn Gunn reste spectaculaire, que ce soit avec un kit secondaire ou seulement en se penchant sur les cymbales et le tom floor. Comme toujours il fait fort plaisir de voir le drapeau LGBT+ sur scène pendant des titres comme « Holy » et « You and I« .

 

Il serait intéressant de mentionner que le 2e album nous à permis d’entendre de nouvelles choses au niveau de la basse mais l’agréable surprise est de voir ce que le guitariste Alex Babinski se permet sur scène avec sa guitare. Babinski s’amuse avec sa multitudes d’effets, son overused de la reverb et des tonalités qui nous rappelle The Cure ou certains groupes d’indie … Les solos et les petites choses ajoutés par-ci par là, par le guitariste sont un vrai plaisir pour les oreilles.

You and I est le moment de tendresse de la soirée. La jeune chanteuse demande que l’on vive un moment de partage sur cette chanson. Un moment fort où chacun se concentre sur soi et l’ambiance. De l’amour -et autres incantations- mais pas de téléphones ou de caméras. Une cohésion se crée malgré le gros décalage horaire entre les US et la France. 

 

La setlist est vachement équilibrée mais n’offre pas grand chose en plus, la précédente n’étant pas si différente que celle de ce soir. Néanmoins elle nous offre une version plus hargneuse, plus axée sur les distorsions, de Old Wounds afin de pallier certaines choses. Mais personnellement je pense qu’enlever No Mercy était une mauvaise idée, un mauvais choix de vie, un cataclysme inégalé (moi, pas content!). Néanmoins, tout le reste du concert était délicieux.

Et bien, cette soirée PVRISienne touche à sa fin avec un titre monstre, mythique, inégalable, et saisissant My House. Le bon vieux “C’est Ma Maison”. PVRIS à de nouveau prouvé qu’ils étaient capable de nous donner un très bon show. Nous n’avons vu que des êtres humains avec un sourire béat dans la salle, et cela pendant une bonne heure. La salle parisienne à rarement été aussi enthousiaste – moins dans la retenue – à un concert de PVRIS que celui la ce qui est plaisant. Alors une fois de plus, PVRIS s’en est allé en nous piquant notre petit Paradis (ainsi que nos petits coeurs ). 

 

LIVE REPORT : The Band Camino @ Backstage By The Mill – 08/02/2020


On se permet de faire une petite pause au niveau des moshs pour éviter d’être trop amochés. Sans plus tarder, et après une bonne douche d’eau de pluie (ah tout de suite, ça sort les clichés de la météo anglaise…), on se réfugie dans le Backstage By The Mill pour s’apprêter à voir Hot Milk et The Band Camino. On espère que leur bonne humeur contagieuse saura dessiner un soleil dans nos cœurs si ce n’est à l’extérieur. 

 

– HOT MILK –

On ne vous les présente plus, notre lait chaud préféré tout droit sorti de Manchester est de retour pratiquement un an suite à sa toute première venue en France. Après avoir joué deux fois dans une salle de 500 personnes, on rétrograde vers quelque chose de plus intimiste pour la troisième venue de Hot Milk. Le concert n’a même pas démarré que l’on peut déjà regretter les problèmes de communication au niveau des horaires. 19h? 19h30? Les infos fusent et pourtant toutes sont différentes. Par conséquent, à 18h30 passé, il y avait tout juste une petite poignée de fans attendant devant les portes, au milieu d’un pub pris d’assaut par des afficionados de football américain.

A notre grande surprise, ce manque de personnes se retrouve vite comblé puisque à l’ouverture des portes, le Backstage se retrouve rempli à moitié. Malgré toute la place disponible, tout le monde se tassait le plus possible du premier rang, ne laissant pas d’espace personnel à qui que ce soit. (Eh oh, ça passe deux secondes ça, mais si l’on doit passer le restant du concert sans bouger et droit comme des « i », ce serait un peu problématique mhh…) On se croirait presque au concert de Set It Off en avril dernier, où la salle était pleine, ce qui explique cette absence d’espace personnel qui, pour le coup, n’avait pas réellement lieu d’être à l’heure actuelle.

19h30, la salle plonge dans l’obscurité. J’espère que vous êtes très réveillés, et prêts à faire la fête car c’est « Wide Awake » qui lance les hostilités! Et pour une entrée sur scène, quelle entrée c’était! Chaque membre portait des lunettes assez funky offertes par des fans : ainsi pouvait-on discerner autour de leurs yeux des bières, des guitares, des fraises et même des licornes! Cela n’a duré que quelques millisecondes avant que ces derniers ne se retrouvent jetés à la volée dans la foule, déclenchant des premiers cris.

Le set de Hot Milk débute à peine mais les sourires se dessinent quant à eux bien assez vite sur les visages ébahis de la foule, que ce soit auprès des fans de la première heure ou aux nouveaux venus, déjà séduits par les ondes de positivité que dégage le groupe. Comme à leur habitude, la chanteuse Hannah Mee et le bassiste Tom Paton tournent en lentement en rond en s’affrontant dans un duel de regards enjoués, pendant que Jim Shaw prend la relève côté chant. Les premiers rangs étaient clairement déchaînés pour joindre leurs voix à celles du groupe.

« Candy Coated Lie$ » prend tout juste fin, lorsque l’on entend retentir des vibreurs depuis les haut-parleurs. « Bzzzzzzzz Bzzzzzzz »… Bon sang, y aurait-il donc une quelconque personne pour répondre à cet appel? Ehhh non, je vous rassure, ce ne sont pas les membres du groupe qui ont oublié de mettre leur portable sur silencieux. Par contre j’espère que les vôtres sont sur silencieux. Et bien plus que simplement mis sur silencieux, rangez les complètement en fait. « On va vous jouer une toute toute toute toute nouvelle chanson. Je ne veux pas voir vos portables. Rangez-les et appréciez. Je veux vous voir sauter et vous amuser! » nous dit Hannah. Chacun joua le jeu et pas un seul portable n’était en vue.

Très rapidement, on se retrouve tous au sol. Oui, tous, sans exception. Jim se joint également à la foule et part s’installer dans les premiers rangs accompagné de sa guitare. 3,2,1… SAUTE! Bien que personne ne connaisse les paroles (en même temps…), ce saut aura su mettre tout le monde sur la même longueur d’onde. Jim en profite pour jouer de la guitare depuis la foule tout en tournoyant sur lui-même, avant de rejoindre la scène.

Maintenant que vous êtes tous déconnectés de vos cellulaires, « Zoned Out » saura-t-elle vous faire divaguer? Je ne me limiterais pas à dire qu’elle nous fait simplement « divaguer » mais plutôt « vaguer ». Quoi? Vaguer? Kezako? Rien qui ne nécessite votre panique, n’ayez crainte. Disons qu’une grande énergie s’en dégage et le côté groovy l’emporte, créant un automatisme presque imminent quant à vos bras qui bougeront d’eux-mêmes dans un mouvement de vague, emportés par le flot de la musique.

En début de semaine, les Britanniques avaient sorti une nouvelle chanson intitulée « June Gloom ». Suite à un petit discours sur l’explication de la chanson, on peut en retenir les grandes lignes suivantes : la vie n’est pas rose bonbon, et il arrive forcément que l’on sombre dans des périodes tristes et loin d’être pleines de couleurs. Juin est censé être perçu comme étant le début des saisons chaudes et ensoleillées.

Or, il est tout à fait naturel et humain de ne pas être au top de sa forme, de ne pas ressentir cette chaleur, et pourtant, il faut se souvenir que « c’est toujours l’été quelque part » même si vous vous trouvez dans une période glaciale. Vous trouverez cet été au plus profond de vous. Et si ce n’est pas le cas, on peut vous assurer que la musique bienveillante et festive de Hot Milk saura vite réchauffer vos cœurs et apporter une lumière similaire à celle des bracelets fluorescents des premiers rangs qui ne passent pas inaperçus.

Une chanson en somme très efficace, et une foule qui semble un peu plus convaincue bien que nous sommes au courant que la plupart des gens qui sont venus ne sont pas expressément venus pour le groupe d’ouverture, et peu d’entre eux avaient même eu vent de ce nom auparavant. « Dites-moi, j’ai une question pour vous, » commence Jim, et, dans un élan d’enthousiasme des fans qui se doutaient de ce que ce dernier allait dire, on peut entendre en écho « ARE YOU FEELING ALIVE?« . Et donc oui, EST-CE QUE VOUS VOUS SENTEZ VIVANTS? NON? PAS ENCORE?

Eh bien, vous n’êtes pas au bout de vos surprises alors. Bon finalement on s’en fiche un peu, mais allumez-moi vos flashs et on en reparlera plus tard. J’espère juste que ce concert ne finira pas en awful ever after…. Ah parce que c’est le cas peut-être? Oui, certes, mais pas au sens littéral voyons, rho! Et encore heureux! Le refrain entraînant est en vue à l’horizon, annoncé par une montée musicale progressive qui ne laissera pas de répit pour vos pieds. Au contraire ces derniers se préparent doucement à se taper leurs meilleurs sauts par eux-mêmes.

Au moment du bridge, Hannah demande à ce que le pit s’ouvre en deux? Euh… pardonnez ma compréhension mais… on est censé faire un wall of death là, tout de suite maintenant??? Mais non, mais non, pas de castagne mes petits. Je vois déjà vos regards effarés se dessiner et certains d’entre vous ont même lâché des cris de peur. Je vous rassure, personne ne va blesser personne. Habituellement, c’est un pit amical qu’elle ouvre pour aller s’amuser dans la foule, avec une notable proximité aux fans. Sauf que là, au vu de l’incompréhension lisible sur les nombreux visages, et le pit pas assez ouvert, on dirait bien qu’elle s’est résignée à son idée initiale. Bon, tant pis!

Malgré un mauvais rhume empêchant Hannah de se donner à son maximum, on n’aurait presque rien remarqué tant sa passion a pris le contrôle de la maladie, au point de n’en faire ressortir que le meilleur. (Et quand je dis le meilleur, je ne parle pas spécialement du fait que la chanteuse avait ressorti ses plus belles chaussettes violettes).

Plus qu’un simple lait chaud, on peut dire que c’était du lait bouillant auquel on a eu affaire ce soir! J’espère bien que vous vous soyez éclatés car ce n’est que le début. Nous sommes, comme à notre habitude, persuadés que la suite leur réservera de très belles choses. Si vous ne les connaissez pas encore, n’hésitez pas à aller y jeter une oreille ou deux. S’il y a une chose dont nous sommes certains, c’est que même dans les transports en commun, leur musique ne vous laissera pas indifférent, et enverra des signaux à votre cœur de suite pour qu’un sourire se dessine illico. Vous en aurez presque mal aux joues, attention.

 

SETLIST

  • Wide Awake
  • Candy Coated Lie$
  • Zoned Out
  • Take Your Jacket
  • June Gloom
  • Are You Feeling Alive
  • Awful Ever After

 

 

 

– THE BAND CAMINO –

 

S’il vous arrive d’être très connectés sur les réseaux sociaux, alors je suis persuadée que vous avez probablement entendu parler de « The Band Camino » ne serait-ce qu’une fois dans votre vie. En effet, il est presque inutile de mentionner à quel point c’est un groupe qui semble conquérir les cœurs de nombreuses personnes, dont de nombreux membres de groupes qui en sont tombés raide dingues. The Band Camino, une véritable sensation qui commence à faire propulser son nom, et notamment du côté de nos amis outre-Atlantique. C’est donc avec un énorme plaisir que nous les accueillons ce soir à Paris pour leur toute première tournée européenne!

Tournée européenne oui, mais en réalité, on peut voir moultes dévoués qui ont fait tout le trajet depuis les Etats-Unis, beaucoup d’autres depuis l’Angleterre, et finalement, quelques autres venus d’Allemagne. Ce serait euphémique que de dire que ce groupe est en train de se frayer un très joli chemin dans l’industrie musicale. D’ailleurs en parlant de monde, c’est comme si le loup nous avait entendu et en trois secondes top chrono, on se retrouve avec une salle comble prête à en découdre avant même que ces derniers ne se présentent sur scène. (A l’exception de l’espace du bar où l’on avait encore assez d’espace pour espérer respirer).

Je ne saurais dire à quelle année nous nous situons lorsque le groupe débarque. Une faille inter dimensionnelle semble s’être ouverte. On aurait l’impression d’être perdus sur la côte Est des Etats-Unis, au Tennessee des années 80. Hot Milk avait à peine le temps de nous montrer un aperçu de notre chère Angleterre que nous nous retrouvons déjà à embarquer pour une destination lointaine, dans un rock indie qui nous donne l’impression d’être retourné aux sources. Quand je dis qu’il semble y avoir eu une faille spatio-temporelle, ce constat se renforce un peu plus avec la coupe du chanteur Jeffrey Jordan qui me rappelle des airs à la Grease.

Après nous avoir fait voyager sur des airs lointains et nostalgiques le long de solos guitare assez rocky sur « What I Want », on change vite de registre avec « See Through » qui est bien plus groovy et dont les airs jazzy vous encourageront à sortir vos meilleurs mouvements de danse, notamment lors du refrain très catchy. Comparé au groupe précédent, on peut observer une nette régression en termes de mouvements sur scène pendant le set de The Band Camino. Ils bougent certes moins que Hot Milk, non pas que c’est un style de musique qui requiert tout autant de mouvements, mais dans tous les cas, cela n’enlève en rien leur prestance scénique. Au contraire, c’est comme si, même avec des mouvements plus rares mais posés, cela nous donnait l’opportunité d’apprécier le charisme imposant du groupe sans en avoir la tête qui tourne causé par un effet pinball.

Plus calmes que leurs précédents, les chansons suivantes nous laissent le temps d’apprécier la beauté dans la douceur des chansons lentes, et nous donnent même de quoi explorer la nostalgie sous un nouvel angle sur « Berenstein » qui n’est pas le même type de nostalgie plus chaleureuse que l’on ressent sur la toute première chanson. Le synthé un peu Lo-Fi années 80 entre en jeu pendant le refrain, avec la présence d’une batterie qui rappellerait celle que l’on peut trouver dans les films et séries de l’époque. Menant leur rock électro à la perfection, ils arrivent à placer si justement des solos de guitare qui ramènent le côté plus rocky même dans une atmosphère qui semble si lointaine du rock. Notre avis? Ce mélange se marie à merveille.

Assez dormi les enfants, il est temps de vous réveiller un peu avec un rythme plus entraînant, qui semble voyager d’une part et d’autre de nos oreilles tel un boomerang. Intuitivement, vos mains vont s’accorder sur ce rythme à coup de « clap clap » synchronisés. On assiste même à une batterie monstre sur la fin de « Farsighted » qui est toute différente de celle de la version studio, mais à notre grande surprise, vraiment agréable à l’écoute et ajoute encore plus de piquant à la chanson.

Hey pssst les amoureux, on est en février mais est-ce qu’on est déjà le « 14 février » ? Naaan. Pourtant cela n’empêche pas les couples de passer leur temps à s’embrasser. Bon eh bien, on peut dire que ça tombe bien pour vous. The Band Camino, ce groupe ayant une emprise sur l’espace, semble également contrôler le temps à sa guise et nous fait faire un bond dans le temps pour que vous profitiez déjà de votre « 2/14 » en avance. (Fun fact : c’était la première chanson que j’avais entendu de ce groupe deux ans auparavant au travers d’un cover de Matt de Shaded. Pssst ce n’est pas pour faire de la pub mais j’en profite pour faire de la pub : si vous aimez bien The Band Camino, aka le groupe préféré des membres de Shaded, vous devriez bien aimer le dernier EP de ces derniers et leur direction musicale plus indie).

A la surprise de personne, c’est une chanson qui s’accompagne d’un synthé très jazzy. Pour les deux derniers refrains, le groupe demande au public de chanter et c’est très rapidement que la salle se retrouve sous leur emprise. On passe a cappella et les échos de voix du public résonnent merveilleusement dans le Backstage, ce que le groupe prend bien soin de souligner « Paris, you sound beautiful tonight ». Pour continuer dans la lignée du groovy, « Fool of Myself » est d’autant plus intense quant à son très long solo de synthé Lo-Fi vers la fin. Les bras balancent de droite à gauche, et votre cerveau risque d’en faire de même au vu des airs qui semblent faire des rondes d’eux-mêmes.

Chuuuuuuuut. Arrêtez de vous époumoner…! Hah. Je vous ai bien eu. Comment espérer rester calme sur « Hush Hush »? Impossible, n’est-ce pas? Le refrain est tout simplement d’une telle catchiness que vous n’en resterez pas sur place. On peut d’ailleurs en voir quelques têtes sauter plus haut que d’autres, ce qui illustre bien ce que je viens de dire à l’instant. Bien évidemment, les cris des fans ne font que s’accentuer d’autant plus une fois que le solo à la guitare arrive. Décidément, ce groupe a un réel talent à faire bouger les gens. On calme la donne avec « My Thoughts On You » qui arrive comme une occasion pour vous de reprendre votre souffle après avoir tant sauté dans tous les sens.

Le groupe sort de scène sur « Haunted », mais serait-ce suffisant pour vous hanter les esprits? Éternels insatiables, la foule hurle du plus fort qu’elle le peut pour rappeler le groupe. Et sous un tonnerre d’exclamation, The Band Camino est de retour pour vous interpréter deux chansons dont une merveilleuse balade, « The Black And White » où les flashs seront de sortie. Vous ferez probablement mieux de sortir vos mouchoirs et de prendre votre voisin dans les bras en vous balançant de droite à gauche. Cette chanson est d’une telle beauté et d’une telle profondeur touchante musicalement. Tandis que le chanteur switchait sa guitare pour s’adonner au piano, le dernier refrain de la chanson ne peut que nous rester en tête puisque c’est a cappella que la salle entière s’illumine, le long d’un chant bien coordonné. C’est aussi pour ces moments de beauté et d’union que les concerts sont magiques.

Globalement, je trouvais tout de même la foule plus calme qu’elle n’aurait pu l’être. Beaucoup de monde se contentait juste de rester sur place à contempler statiquement. Pourtant, il est indéniable que les chansons de The Band Camino ont cette petite épice en plus qui, comme par magie, prend contrôle de toutes les parties de votre corps. Donc finalement, le rappel de deux chansons aura plutôt calmé le public plus qu’il ne l’a réellement hypé. Ceci dit, le concert a terminé vraiment super tôt! Il était tout juste 21h35… Je pense que le fait que les dernières chansons soient si douces n’a pas réellement amorti la brutalité de cette fin de concert, puisque l’on se retrouve à en vouloir encore plus. Serons-nous un jour rassasiés?  Je vous laisse écrire la suite de cette histoire.

Niveau expérience personnelle, c’est un des rares concerts que j’ai pu faire où j’ai plus dansé qu’autre chose. C’était vraiment chill et ça faisait du bien de ne pas faire un concert pleins de moshs pour une fois, c’était reposant! Parlons peu, parlons bien. All Time Low, ça parle à tout le monde ici non? Bon, très bien. J’ai l’honneur de vous annoncer que ces derniers vont faire leur grand retour cette année avec un album de prévu intitulé Wake Up Sunshine qui est à venir le 3 avril prochain alors marquez bien vos agendas!

Mais pourquoi donc caler une nouvelle concernant All Time Low sur un livereport de The Band Camino? Oi oi, stoppez les questions un instant… Tout simplement parce que vous aurez la surprise de découvrir de bien belles collaborations sur ce dernier, dont une avec The Band Camino sur la chanson « Favorite Place ». Serait-ce votre nouveau lieu préféré?

SETLIST

  • What I Want
  • See Through
  • Less Than I Do
  • Berenstein
  • Farsighted
  • Know Me
  • 2/14
  • Fool Of Myself
  • Honest
  • For A While
  • Hush Hush
  • My Thoughts On You
  • Haunted

ENCORE

  • The Black And White
  • Daphne Blue

Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 26/01/2020


On arrive doucement sur la fin de ce premier mois de l’année avec quelques sorties très attendues. Accrochez vos ceintures!

– ALBUMS –

Novelists – C’est La Vie

Il est enfin là, il est tout frais. Mesdames et messieurs, veuillez offrir un  accueil des plus chaleureux au tant attendu album de Novelists! Comme pour tout artiste, on ne peut que remarquer la vague d’avis partagés qui s’est construite à leur égard, et plus particulièrement à la sortie de leurs singles « Somebody Else » et « C’est La Vie ». Ainsi, de nombreux internautes attaquent à coup de « C’est nul, c’est pas assez heavy », « où sont les breakdowns? » et patati, et patata.

Mais rare sont ceux qui prennent le temps d’écouter les compositions avec attention et d’apprécier ce qu’ils entendent, sans rechigner. On ne vous dira pas le contraire : oui, avec un groupe comme Novelists qui a su construire une grosse communauté à travers leurs compositions, on s’imagine bien que les attentes de leurs fans sont élevées, notamment avec le nombre d’années depuis que le groupe a sorti un album, ce qui renforce d’autant plus le niveau des attentes.

L’album maintenant sorti, quel est notre avis?

Globalement, on a des morceaux qui suivent tous une certaine ligne de continuité. En effet, on peut remarquer ce petit quelque chose qui lie chaque morceau à l’autre, tout au long de l’album. Alors, certes, il n’y a peut-être pas de composition qui se démarque particulièrement d’une autre, du fait qu’elle vont toutes dans le même sens. Toutefois, on y sent une marque de fabrique propre à l’album. C’est comme si le résultat de l’ensemble de ces compositions était un mélange de Souvenirs et de Noir en version un peu plus peaufinée.

Bon, certes, après avoir dit ça, on vous voit déjà arriver avec vos « Ouais mais il n’y a ni du saxophone, ni de breakdowns, alors c’est nul ». Ce à quoi je répondrais que ce n’est pas parce qu’il y a une absence d’éléments qu’une œuvre est forcément nulle. Alors oui, chacun a le droit d’avoir ses avis là-dessus, mais dans tous les cas, on ne peut renier le travail et la technicité présente derrière chaque morceau, une technicité à laquelle on y colle clairement une signature à la Novelists.

 

C’est La Vie est, en quelques mots, un album qui nous laisse la plupart du temps en suspens, notamment avec une quasi-totalité des morceaux qui termine sur une fondue (non pas au fromage cela dit, la fondue). Belle manière de nous garder en haleine avec une soif d’en entendre plus. Mais en effet, le manque de breakdowns peut décevoir certains habitués qui s’attendent à l’arrivée d’un gros breakdown après la montée de suspense. En compensation, on a tout de même énormément de jolis solos de guitare tout au long de l’album. Ce dernier est d’ailleurs composé de neuf morceaux seulement, ce qui paraître peu pour un album. Mais mieux vaut choisir la qualité à la quantité, n’est-ce pas?

En parlant de qualité, cet album repose sur un équilibre entre douceur et puissance bien travaillé et en compagnie de guests de qualité, parmi lesquels Florent Salfati de LANDMVRKS et Camille Contreras. C’est sympa d’ailleurs que l’on retrouve toujours des featurings avec Novelists sur la musique de LANDMVRKS, et vice versa maintenant avec du LANDMVRKS sur la musique de Novelists. Bien que ces deux groupes aient tourné ensemble en 2018, serait-il trop tôt pour implorer une petite co-headline des familles?

 

Pour les amateurs de heavy, « Modern Slave », single sorti pour fêter la sortie de l’album, pourrait vous ravir. En effet, on a là une belle recette de screams bourrins agencés avec des riffs qui se frottent, créant une atmosphère tendue. (Et, aussi random que cela puisse paraître, le solo de guitare de cette chanson me rappelle une musique dans Sonic Adventure DX… ). De l’autre côté, on a des morceaux plus doux comme « Rain » qui commence et finit de manière progressive. Son entrée s’apparente à une aurore polaire et la chanson me rappelle des airs de Alazka à l’époque de Phoenix , tandis que le guest vocal me fait beaucoup penser au chant clair de Erra.

Quoi qu’il en soit, le groupe s’est bien démené et a produit un album de qualité. Sharptone Records marque déjà beaucoup de points et c’est tout juste le premier album parmi les nombreuses sorties auxquelles on peut s’attendre. Vous pouvez d’ailleurs d’ores et déjà prendre vos places pour le Kave Fest qui se déroule les 4 et 5 juillet (22€ le pass 1 jour!) avec de nombreux groupes sur l’affiche dont LANDMVRKS justement!  Nous avons également réalisé une interview avec le groupe le mois dernier que vous pourrez retrouver sur youtube! (Cette dernière a dû être raccourcie dû aux problèmes de stabilisation sévères cela dit….)

 

Coup de cœur : Dur dur de n’en avoir qu’un seul parmi tant de merveilleuses chansons mais « Lilly » m’a particulièrement touchée dès la première fois où j’ai entendu le morceau. La composition est poignante et s’apparente à des lames dans le cœur. Le refrain est très prenant. Et la présence d’harmonies qui résonnent en échos de plus en plus puissants renforce également la beauté du morceau. La puissance de cette chanson est à mes yeux équivalente à un mélange de « Monochrome » et « Heal The Wound ».

 

Final Story – Savaged Soul

La petite pépite suisse découverte l’an dernier et dont on a parlé la semaine dernière arrive déjà avec un tout nouvel album. On espère que vous êtes prêts à en découdre! L’album nous offre une belle composition mélodieuse, partagé entre une énergie agressive qui s’accompagne de drops et de screams bourrins, et une douceur de l’autre. Dit comme ça, on aurait dit que c’est un coup doux et coup dur, mais en réalité, chaque chanson possède ces deux côtés d’une manière ou d’une autre. On peut dire que le groupe a très bien balancé sur la dose de chaque élément dans les morceaux. Il y a aussi des parties un peu plus slammées qui ajoutent du piquant aux compositions, et même du rap en suisse si je ne me trompe pas sur « Bulletproof ».

La balade qu’est « Closer » en featuring avec Maria Lessing ralentit la cadence de l’album sur laquelle nous nous étions lancés. C’est le moment idéal pour reprendre son souffle et pourquoi pas se laisser aller aux émotions déversées dans cette dernière. Leur chanson intitulée « Fall » a subi une petite couche de renouveau et a été ré-enregistrée avec une bien meilleure production, ce qui améliore d’autant plus la qualité de notre écoute de cette chanson. Dans les chansons qui n’étaient pas encore sorties, le début de « Avalanche » m’a beaucoup surprise avec la gratte du début et un côté un peu plus électro. Les notes graves que la voix du chanteur atteint laisse clairement des frissons. C’est globalement un très bon petit album équilibré qui on l’espère saura vous faire kiffer!

Coup de cœur : J’aime beaucoup les nouvelles chansons, mais j’ai développé une énorme addiction pour « Savaged Soul » depuis la première fois que je l’ai entendue alors je dirais ce titre, presque instinctivement. La composition est tellement belle et mine de rien les instruments que l’on entend en background qui apportent une petite touche de légèreté aident beaucoup à l’équilibre de la chanson.

 

– CHANSONS –

All Time Low – Some Kind of Disaster

Après d’énormes teasings, All Time Low est enfin de retour avec une toute nouvelle chanson qui, pour le plus grand bonheur de tous, a l’air de plaire à une majorité de personnes, dont celles qui ont été déçues du dernier album en liste. Le groupe retourne sur une composition ensoleillée qui rappelle des airs de « Good Times ». En fait, c’est comme si les chansons de Last Young Renegade, plus sombres, se retrouvaient mixées avec les catchy vibes de Future Hearts qui tirent vers le haut. Ce bien beau mélange résulte en une chanson pleine de bonnes ondes et parsemée de quelques rocky riffs en background. Voilà une lancée bien prometteuse qui annonce un retour en puissance du groupe. Nous avons bien hâte de voir ce qu’ils réservent pour 2020 !

 

Two Trains Left – Not Around

La nouvelle sensation pop-punk française qu’est Two Trains Left nous propose une jolie balade acoustique pour nous tenir compagnie pendant les coups de blues. Une chanson qui devient très vite addictive notamment avec ses accords qui semblent avoir été agencés de manière à rendre l’écoute fluide. Quelques accords au piano viennent parfumer le tout, mettant les points sur les « i ». Les harmonies vocales quant à elles sont très plaisantes à l’écoute, et viennent renforcer cette atmosphère nostalgique.

 

Take Breath – If I See Tomorrow

Cette semaine est également sorti le premier single du groupe anglais Take Breath “If I See Tomorrow”. Le quatuor venu tout droit de Shrewsbury, nous livre un premier morceau digne des plus grands, mélangeant avec brio scream et chant clair. Une bonne dose d’énergie pour terminer le week-end ! Le groupe prépare déjà son prochain passage en studio, avec 2 nouveaux singles et un EP en préparation.

Hayley Williams – Simmer

La front-woman emblématique de Paramore nous dévoile « Simmer » son premier single solo. « Simmer » est approuvée et Hayley Williams en tant qu’artiste solo aussi! Malgré de nouvelles directives musicales, et de nombreux changements de style, rien de ce que Paramore a pu nous proposer ne laisse place à une chanson comme « Simmer ». Hayley Williams (et d’autres membres du groupe) l’ont bien compris et c’est ainsi que “Petals For Armor” prend forme suite au hiatus du groupe : mystérieusement isolé, à l’abris du reste du monde, et protégé de tout jugements.

Un son pop entraînant, sinistre, et envoûtant mais tout en contrôle. Ce qui nous rappellerais même un peu Alanis Morissette. Il faut dire que ce n’est pas le premier tour de rodéo de la chanteuse qui a dû s’imposer dans l’industrie depuis son adolescence. Les différentes voix qui surviennent de manière erratique par-ci par-là, se mêlent parfaitement à la basse très groovy et aux percus’ impromptues. Connue pour sa puissante voix et son grand registre vocal, elle met ici en avant la maturité, le self control et l’expertise (pas de solo, ou de grosse envolée musicale) comme elle l’évoque dans les paroles. 

Cette chanson aborde comment s’adonner au contrôle de soi, ne pas laisser la rage prendre le dessus. Mais aussi comment travailler sur soi-même en étant indulgent avec soi. Se protéger en s’emmitouflant d’une armure de pétales de fleurs, afin de pouvoir atteindre ce niveau de self-acceptance et de force intérieure.
L’attente en valait la peine et l’album arrivera dans nos oreilles le 8 Mai prochain.  

Live Report : PUP @Trabendo – 19/11/2019

On aime PUP, on va voir PUP, une fois, deux fois… Puis jamais deux sans trois ! Revoici PUP, toujours au Trabendo, quelques mois après leur passage en avril dernier !

– Not Scientists –

Il est tot, nous rentrons dans la salle et la lourde tache de nous lancer dans le bain reviens à Not Scientists. Leur son est spacieux, moins brut et un peu nostalgique. En effet, pas besoin de péniblement se concentrer pour reconnaître ce que l’on a pu entendre dans des chansons de college pop punk american ou dans les chansons new wave des années 1980. Que ce soit à travers les accompagnements vocaux, les accords ou encore le ton de la voix, c’est donc un pouce levé de notre coté. Malheureusement, les chansons se ressemblent un peu mais avec un tel entrain et des chœurs « on point » on ne peut que passer un bon moment ! 

 

– Slotface –

Vous rappelez vous de l’époque des Libertines, des Plastiscines, du style edgy auquel presque aucune ado n’a échappé? Et bien le pop punk des Norvégiens de Slotface nous rappelle cette époque en version revisitée et plus violente, et quel plaisir !
Il y’a une certaine dissonance entre l’image de parfaite fille délicate de la chanteuse et ce que le groupe nous offre ce soir, un combo bien rafraîchissant. La jeune fille dotée d’une incroyable prestance, demandera d’ailleurs -comme tout les soirs – de laisser les filles dominer le pit et invitera celles qui avaient peur jusque la, de s’essayer aux pogos. Sur papier et en studio ça promet, en live c’est encore mieux !

 

 

– PUP –

Les températures baissent, le froid frappe de plein fouet le matin et les journées s’écourtent, bref l’hiver approche. Les canadiens ont une bonne longueur d’avance sur nous sur ce sujet. Du coup on est parti prendre des conseils auprès de PUP au Trabendo.

Ils montent sur scène sans extravagances et nous lâchent Morbid Stuff suivi de Kids comme une claque en pleine face et tout le monde réagit en conséquence: On tends la deuxième joue avec notre plus grand sourire !
Sleep In The Heat pointe enfin le bout de son nez et il sera quasi impossible de calmer la foule qui est surexcitée et chante merveilleusement bien ensemble. Le groupe continue même quelques notes de la chanson une fois finie pour pouvoir laisser l’occasion à tout le monde de profiter de ce moment. Il faut dire que personne n’était prêt à s’arrêter de crier en chœur.

 

 

 

 

Quel moment glorieux ! Les bras se lèvent les poings serrés, le public est chaud, les slams et les cris s’enchainent, et les p’tits punk de Toronto ont le sourire aux lèvres. Il nous manquerait plus que du sirop d’érable, des caribous, et une boisson de chez Tim Hortons (on est déjà équipé en chemises et vestes de bûcheron, vous inquiétez pas). Enfin, les choses sérieuses sont lancées après Closure et chaque titre déchaînera davantage le public. Le groupe rappellera d’ailleurs à tout le monde que se déchaîner, tout lâcher, et foutre le bordel c’est bien mais pas au détriment des autres, parce que c’est surtout ça avant tout l’esprit punk. “Un bon concert de PUP on le quitte avec trois nouveaux amis”

 

 

 

 

Comme lors de leur dernier passage Steve prends la parole et essaye de communiquer en utilisant la langue de molière. Bon, et comme la dernière fois il nous rappelle que c’était un cancre. Étonnamment le monsieur se débrouille pas mal et amuse la galerie ce soir 😉 . Et comme lors de leur dernier passage, Steve nous fait part de leur décision de ramener et promouvoir différentes associations qui leur tiennent à cœur. Cette fois-ci à Paris c’est Sea-Watch, une association aidant les réfugiés. 

La fin de ce concert de folie approche et le chanteur nous dit que PUP ne fait pas d’Encore car ils n’aiment pas ca. If This Tour Doesn’t Kill You et DVP seront leur deux derniers titres de la soirée mais ils aimeraient que l’on scandent NO MORE SONGS à la fin du concert. Chose promise, chose due !

Setlist :

  1. Morbid Stuff
  2. Kids
  3. My Life Is Over and I Couldn’t Be Happier
  4. Back Against the Wall
  5. Free at Last
  6. See You At Your Funeral
  7. Sleep in the Heat
  8. Dark Days
  9. Scorpion Hill
  10. Closure
  11. Familiar Patterns
  12. Reservoir
  13. Full Blown Meltdown
    (avec un pont sur « War Pigs » de Black Sabbath)
  14. If This Tour Doesn’t Kill You, I Will
  15. DVP

LIVE REPORT : YUNGBLUD @Trabendo – 16/11/2019

– Saint PHNX –

En première partie ce soir on a Saint PHNX un duo pop rock tout droit venu Ecosse. La formation à un son très accrocheur et dynamique avec des sonorités trop connues. Ils arrivent à chauffer la salle sans difficulté pendant leur prestation et nous donne un petit show sympa. Malheureusement on trouvera que le show donne un peu trop l’effet de spectacle ce qui est dommage. Cependant une chose est sûre leur énergie est indéniable et ont un bon potentiel. 

 

– YUNGBLUD –

Enchaînant les apparitions, les tours dans le monde entier et les hits, YUNGBLUD aka Dominic Harrison est l’une des stars montantes du moment.

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Et le voilà sur scène démarrant les hostilités avec 21st century Liability, la chanson clôturant son album. Titre extrêmement accrocheur et bruyant, il nous suffit de 0.3s pour se rendre compte que ceci est un choix parfait. Courant en haut en bas, a gauche, a droite, YUNGBLUD est presque plus rapide que la lumière (la team rocket n’a qu’à bien se tenir! ). Il enchaîne directement avec Parents et I Love You, Would You Marry Me. Une vraie pile électrique, YUNGBLUD est déterminé à transmettre toute son énergie au public ce soir. Ce que l’on retient de ce moment est la proximité et la réelle connection qu’il y a entre ses fans et lui.

 

Nous assistons à un vrai moment de partage, plus calme, plus intimiste, pendant la session acoustique. Casual Sabotage est poignante et Waiting on the weekend nous permet de pouvoir être bercé par la voix du chanteur sans artifices.  

 

 

 

La setlist est extrêmement équilibrée sur tout le long du concert d’ailleurs. Nous avons le droit a des chansons de son premier album mais aussi à certains de ces derniers hits, comme I Think I’m Okay et Tongue Tied. Sans oublier de mettre en avant son dernier EP sorti il y a peu “hope for the underrated youth”. YUNGBLUD, artiste engagé, n’est définitivement pas un jeune garçon qui criait au loup et il semblerait que ses mots et ses convictions soient entendus. Le concert archi complet de ce soir et du lendemain témoignent du nombre incroyable de jeunes gens qui ont tendu l’oreille. Et croyez moi il n’a pas fini de nous en crier des choses .  

 

 

Finalement pour sa seconde traversée de l’autre côté de la Manche pour un concert en headline dans notre cher capitale, le nouveau sale gosse favori de la scène rock a tenu le pari de faire mieux que la dernière fois. Ils sont forts ces Brits… (mmh je sais, c’est debatable sur certains sujets) ils sont forts.

 

Setlist :

  1. 21st Century Liability
  2. Parents
  3. I Love You, Will You Marry Me
  4. King Charles
  5. Anarchist
  6. Polygraph Eyes
  7. Medication
  8. Loner
  9. Kill Somebody
  10. Tongue Tied
  11. I Think I’m OKAY
  12. Casual Sabotage
  13. Waiting on the Weekend
  14. California

    Encore:

  15. Braindead!
  16. Hope for the Underrated Youth
  17. Machine Gun (F**k the NRA)

Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 26/10/2019


On se retrouve déjà pour le dernier AFLC du mois d’octobre ! (Boooooh!) Mais ne vous en faites pas, on vous retrouvera le mois prochain avec de la fraîcheur pour vos oreilles! On peut également souhaiter un joyeux anniversaire à notre photographe Farah qui vieillit d’une bougie aujourd’hui 🙂

GO !

– ALBUMS –

Ice Nine Kills – The Silver Scream (Final Cut)

Cette semaine est sorti une réédition du meilleur album de 2018 pour moi (Max). Après nous avoir agréablement surpris en live mi-septembre, le groupe propose une nouvelle version de son album déjà culte qui a signé le retour du groupe sur un tout nouveau genre : le metalcore d’horreur ! Tout fonctionne, et ce n’est pas les deux nouvelles chansons, « Thriller » et « Your Number’s Up », ainsi que les trois versions acoustiques (dont une en live) qui ont été ajoutées à l’album qui nous feront dire le contraire. C’est donc sur une note terrifiante qu’on termine ce mois d’octobre!

Pour le moment, le groupe a annoncé sa présence au Slamdunk 2020 en Angleterre !

 

Beartooth – Disease (Deluxe Edition)

On dirait bien que c’est la semaine de la réédition puisque Beartooth a également sorti une version deluxe de son album Disease en l’agrémentant de deux titres live et de quelques nouveaux titres, dont notamment « Threat To Society ». Beartooth fait un petit tour en Europe en début d’année prochaine, mais pas de passage en France, sorry les amis !

Bad Wolves – N.A.T.I.O.N.

Vous connaissez forcément Bad Wolves, puisqu’ils ont fait le buzz en janvier en sortant une reprise de « Zombies » de The Cranberries en janvier 2018, peu après le départ de la regrettée Dolores O’Riordan. La chanson a fait le tour de toutes les radios et a propulsé Bad Wolves sur le devant de la scène à vive allure! Ici, on découvre la vraie musique de Bad Wolves. Du metal qui tâche et qui ne fait pas dans la dentelle ! L’album est excellent et donne envie de bouger dans tous les sens !

On retrouvera le groupe en première partie de Megadeth et Five Finger Death Punch le 28 janvier 2020.

 

Thornhill – The Dark Pool

Après leur excellent EP Butterfly sorti en 2018, les Australiens Thornhill sortent enfin leur premier album The Dark Pool. Le côté très dark de l’instrumental se mélange parfaitement avec la légèreté et la palette vocale que nous offre Jacob Charlton. L’album est très bien construit, et nous offre des titres incroyables comme “The Haze”, “Where We Go When We Die” ou encore “Lily & The Moon”.

C’est une vraie expérience à vivre, mélangeant mélodies planantes, passages énergiques et puissants avec un chant clair puis saturé…J’attendais avec impatience cet album,  j’avais très hâte d’entendre ce que Thornhill pouvait nous apporter de nouveau, et je valide à 100%. Le groupe a un son et une atmosphère vraiment atypique, et pour moi c’est le genre de groupe qu’on écoutera pendant très longtemps.

Et pour découvrir tout ça par vous même rien de mieux, que de les retrouver en première partie de Wage War le 21 janvier à Paris ! En attendant je vous laisse découvrir ma préférée de l’album, « Human ».

PVRIS – Hallucinations

PVRIS sort son EP “Hallucinations” tout prêt tout chaud pour la Spooky season, la Scorpio season, et Halloween. Alors armez-vous d’un bon verre de vin rouge, de la sauge à brûler et autres accessoires. Lorsque l’on arrive sur “Things Are Better” on comprend que pour PVRIS cet EP est une manière d’explorer de nouveaux horizons, de nouveaux terrains vastes, d’essayer de nouvelles approches. Avec ces cinq sons Lynn Gunn va vraiment plus en profondeur dans le côté pop electro dark (avec son lot de basses) de PVRIS et ce qui nous est présenté ici est le résultat de cette exploration, des sortes de cartes postales.

La chanson se détachant le plus du reste du paysage reste la chanson d’amour “Old Wounds”. On a l’impression que le groupe plonge la tête la première dans ses vieux souvenirs. Débutant sur une ambiance aérienne et fragile avec cette harpe entêtante, PVRIS nous lâche ensuite un drop qui enclenche des mouvements de bassins presque immédiat. Avec une ambiance plus envoûtante (comme le ferait The Weeknd, Florence and The Machine, ou encore Beyoncé dans Haunted) la voix perçante de la chanteuse pourrait nous faire penser à de la colère mais c’est bien une troublante douleur que l’on entend là. La chanson passe par de nombreuses ambiances avec des transitions dingues.

En espérant que, vous aussi, allez apprécier ce voyage séduisant et sombre rempli de désir, de peine, de passion, de magnétisme, de bonnes basses et d’éléments étranges. Sur ce, ne les manquez pas pour leur prochain passage à Paris le 24 février à la Machine du Moulin Rouge.

 

Locket – All Out

Généralement, on aurait tendance à enfermer dans un médaillon ce qui nous est précieux. Or, il semblerait que pour le médaillon qu’est Locket, trésor et partage riment ensemble: il faut extérioriser ce qui nous est important. C’est donc à travers des sables mouvants à la fois doux et apaisants, mélangés à un rock presque hypnotisant, que nous nous aventurons. L’album débute sur « Out of Sight », une chanson tranquille qui annonce la couleur de All Out, dont le refrain entraînant donnerait envie de s’aventurer éternellement. La voix teintée de fragilité retranscrit l’intensité des émotions tout le long de l’album. Voyez comme on n’avait pas tort de parler de sables mouvants pour le coup!

L’émotion et l’acoustique semblent liées en ce que la combinaison des deux arrive à capturer une sensation raw et sans artifice. C’est d’ailleurs le cas de « Hunnie« , qui rappellerait presque une certaine tonalité de nostalgie que l’on peut retrouver dans le soundtrack nocturne de Animal Crossing. Locket, ce n’est pas seulement de la douceur, mais aussi de l’énergie. Une énergie qui ne percera peut-être pas vos tympans, mais qui reste néanmoins aussi puissante, comme on peut le constater dans « Other People » ou « Even If It Kills Me ». En tous cas, je recommanderais fortement ce groupe aux amateurs de Bearings, Movements, Sunsleeper ou encore Rarity.  Sinon, tout simplement à vous qui souhaitiez écouter autre chose que de la musique à en casser les murs!

Coup de cœur : Lighten Up / Even If It Kills Me

Yungblud – underrated youth

Yungblud le nouveau sale gosse favori du Royaume-Uni est de retour avec « underrated youth » et on vous assure que vous n’avez pas fini d’entendre parler de lui. Ces derniers mois tout le monde veut un bout de la folie de Dominic Harrison, un morceau de sa bonne humeur, un échantillon de sa démesure.

Cet EP annonce une nouvelle ère mais ne vous inquiétez pas, le jeune homme n’est pas encore en manque de sujets à nous crier dans les oreilles. On a un petit faible pour le chaotique « braindead! » mais l’ensemble est bon. Monsieur continue de mettre un point d’honneur à mixer – efficacement- les genres (du rock alternatif, du punk, du ska ou même de la pop) pour notre plus grand plaisir.

 

Cory Wells – Broken

On termine la section des albums dans la douceur avec Cory Wells et son EP entièrement acoustique. Un EP de quatre chansons absolument poignant qui saura vous prendre par les tripes. De fait, il serait recommandé d’avoir quelques mouchoirs à disposition. (Enfin, vous faites ce que vous voulez après hein). Que ce soit en chant clair posé ou à coups de soudains screams inattendus, nous sommes globalement emporté le long d’un voyage marin. Entre la douce brise marine et un immense flot d’émotions qui nous frappe, tel des vagues, que donc demander de plus?

Si vous aimez les musiques acoustiques pleines d’émotions telles que celles de Luke Rainsford ou Hollow Coves, alors je ne pourrais cesser de vous encourager à aller écouter Cory Wells. Ce dernier ne s’arrête d’ailleurs pas de sitôt. En effet, son EP Broken à peine sorti que vous le retrouverez à nouveau le mois prochain pour un album entier à venir le 15 Novembre, intitulé The Way You Are.

Coup de cœur : Patience

 

– CHANSONS –

 

Counterparts – Paradise And Plague

Counterparts vient de lâcher son troisième single. De quoi vous mettre l’eau à la bouche, avant la sortie de leur prochain l’album Nothing Left To Love, qui sort le 1 Novembre ! “Paradise And Plague” est un titre sans grand surprise, qui résume parfaitement la sonorité de Counterparts. Peu de prise de risque par rapport aux 2 autres déjà disponibles et un son vraiment proche de l’album précédent You’re Not You Anymore, on y retrouve une sorte de mélange entre “Servant Of Mine” et “Swim Beneath My Skin”. Néanmoins le single reste bon et surtout efficace en live.

(Ludivine: Pour le moment c’est celle que j’aime le moins des 3 singles. Mais Counterparts est l’un des meilleur groupe de hardcore à l’heure actuelle. J’ai hâte d’écouter ce qui sera probablement mon aoty.)

 

Steal The Universe – Paradigm

En parlant de Counterparts, Steal The Universe sortiront eux aussi leur premier album CYCLES le 1 novembre. Et pour l’occasion, le groupe originaire de Dijon, vient de réaliser le clip de “Paradigm”. C’est sur ce featuring avec le talentueux Florent Salfati (chanteur de Landmvrks) que le groupe choisit de sortir leur dernier single. Un duo réussi qui élargit encore un peu le style du groupe.

 

Sleep Token – Say That You Will

On vous parlait déjà de Sleep Token la semaine dernière, les voilà de retour avec leur nouveau single “Say That You Will”. Titre que nous avions déjà eu le plaisir de découvrir en live. Encore un excellent titre comme sait si bien le faire Sleep Token. Des émotions sur des passages très mélodiques puis un break plus brutal, une construction très similaire au titre “Levitate”. Le seul regret est peut-être cette nouvelle technique de communication, qui consiste à sortir un nouveau titre toutes les 2 semaines jusqu’a la sortie de l’album. A la fois partagés entre le plaisir d’attendre un contenu régulier (comme on pourrait le faire pour notre série préférée) et la satisfaction d’écouter un album en entier. Peut-être que cette méthode deviendra bientôt banale dans les prochaines années, avec un public qui en veut toujours plus et qui consomme tout trop rapidement.

 

Courtesy – Sights

Anciennement connu sous le nom de Back To The Ocean, Courtesy a décidé de repartir sur de nouvelles bases depuis janvier 2019. Originaire de Genève en Suisse, ils viennent de réaliser leur premier clip “Sights” réalisé par Alexis Fontaine (bassiste du groupe) et Loïc Zybach. Pour les amoureux de melocore comme (Being As An Ocean, Casey, Acres…) gardez un oeil sur eux, la suite devrait vous plaire. Le groupe travaille actuellement sur leur prochain EP prévu pour 2020.

The 1975 – Frail State Of Mind

The 1975 ont décidé de nous faire danser avec nos anxiétés. C’est sûrement pour cela que ce titre est plus délicat et désorientant que l’agressif -mais génial- “People”. Musicalement cette chanson est un titre électro-pop efficace comme TOOTIMETOOTIMETOOTIME” ou encore “I Like America & America Likes Me”.

Ce titre est le deuxième single de Notes On a Conditional Notes le quatrième album de The 1975 qui devrait sortir en 2020.

 

Shaded – need u more

Vous souvenez-vous de l’ambiance chaotique du concert de Stand Atlantic en avril dernier? Riiight. L’ambiance pop-punk était à son summum tout le long, Shaded n’y faisant pas exception. Toutefois, le mois suivant, ils ont sorti une nouvelle chanson qui n’avait plus rien à voir : « gold ». C’est le début d’une nouvelle ère, avec un nouveau tournant plus indie et toujours plus catchy. Ces Britanniques ne cessent de nous épater par leur ingéniosité à composer des sons ainsi que leur maîtrise des harmonies. Les voilà qu’ils sortent un troisième single au début de cette semaine : « need u more ». On a ici une musique globalement plus slow que les deux précédentes, une douceur bien assaisonnée par une touche de nostalgie. La sortie de leur troisième EP est à prévoir d’ici la fin de cette année, alors, restez à l’affût !

(Vathana : c’est sans doute ma préférée parmi leurs nouvelles chansons pour le moment!)

 

Lauren Babic – Ghost

Lauren Babic, ce nom vous est peut-être familier. Oui? Non? Rhoo, faites donc un effort. Elle a notamment fait connaître son nom par le biais de ses nombreux covers au fil des années. Avec sa voix rauque par moment, on se laisse forcément bercé par ses screams. Elle fait également partie de deux groupes de metalcore qui envoient du lourd : Red Handed Denial et CrazyEightyEight. Mais voici qu’elle sort sa toute première chanson en projet solo. On sent une exploration qui va au-delà de ce qu’elle fait habituellement, ce qui est plutôt appréciable. Comme on dit, en musique, il ne faut pas se limiter qu’à ce qu’on fait, et rester très ouvert! Pour en revenir au son, ça change également de ce que j’écoute habituellement. Toutefois, c’est une musique plutôt relaxante et chill, synonyme de la fraîcheur que les mois prochains nous apporteront 😉

 

Halflives – Rockstar Everyday

Cela fait bientôt un an depuis la sortie du dernier single de Halflives, « Fugitive ». Une année intense durant laquelle ils ont pu passer plus de temps en studio pour vous cuisiner des nouveaux sons! Qu’en est-il donc, vous dites? Eh bien, ils sont de retour avec « Rockstar Everyday« . Nous plongeons dans une ambiance assez dark pop/rock alternatif et mystérieuse, teintée par des éléments de trap. Comme toujours, les Italiens arrivent merveilleusement bien à créer une atmosphère plutôt groovy qui, plus qu’une simple rockstar, vous donne envie d’être maître de la piste de danse.

 

Telltale – Breathe

Cette prochaine chanson est un peu plus énervée, tout en restant très accessible, à la manière des anthems pop-punk. Avec deux EPs à leur actif, Telltale est un groupe déjà bien prometteur. On retrouve une telle fougue à travers leurs chansons au rythme trépidant qu’il nous est impossible de résister à la force centrifuge qui va nous amener à sauter dans tous les sens! Groupe pop-punk, certes, mais leurs créations ne sont pas totalement ‘génériques’ puisqu’on y trouve des éléments qui rendent l’écoute particulièrement intéressante. Gardez bien un œil sur cette petite pépite, et n’hésitez pas à aller écouter leur dernier EP sorti en avril dernier.

Life Awaits – Everlast

Toujours dans une lancée énervée, on termine ce récapitulatif avec Life Awaits, que nous vous avons déjà mentionné le mois dernier. Les soudains drops accompagnés de montées intenses à la batterie pourraient nous rappeler des airs de nos chers Counterparts. Mais ils gardent tout de même une sonorité bien propre à eux que l’on a hâte de découvrir plus en profondeur avec la sortie de leur nouvel album Fluorescent le 29 novembre!

Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 19/10/2019


On ne pensait pas avoir autant de musique à se mettre sous la dent cette semaine, et finalement on a de quoi faire! On en profite également pour remercier nos collègues Amy, Ludivine et Camille qui nous ont bien épaulé dans le récap de cette semaine! Voilà une bonne occasion d’élargir encore plus nos horizons musicaux.

WE’RE ALL IN THIS TOGETHER!

– ALBUMS –

Foals – Everything Not Saved Will Be Lost Part 2

Foals nous fait découvrir les contrées beaucoup plus rudes de l’apocalyptique planète d’ Everything Not Saved Will Be Lost-Part 2. Petit rappel: Everything Not Saved Will Be Lost est un projet tentaculaire divisé en deux parties. L’ensemble est bien plus obstiné et plus violent que sa premiere partie, avec des chansons nous rappelant très souvent l’ère What Went Down. Mais pas que ! « Wash Off » nous donne un p’tit riff math-rock très Holy Fire et « Dreaming Of » embarque des sonorités venant tout droit de Total Life Forever.

Cette fois-ci le groupe à décidé de prendre les devants, d’attraper le taureau par les cornes (quasi littéralement avec « Black Bull ») déterminé à remporter la victoire. Finalement, les téméraires garçons d’Oxford nous emmènent toucher le bout de la stratosphère avec « 10.000ft » et clôturent avec « Neptune » un titre post-rock de 10min tout aussi épique et surprenant que ce projet dingue qui nous a tenu en haleine pendant plus de six mois.

Jimmy Eat World – Surviving

Nous n’avons pas eu de nouvelles musicales de Jimmy Eat World dernièrement. Eh bien, il serait temps de changer cela les amis!  Trois ans suite à leur dernier album, les voilà de retour. Ils ont en effet survécu avec cet album intitulé Surviving. Musicalement, il n’y a pas eu trop de prises de risques de la part du groupe, ce qui n’empêche néanmoins pas d’avoir de bonnes chansons. Finalement, on pourrait dire que leur sonorité aussi survit étant donné qu’elle n’est pas vraiment révolutionnaire. Il y a tout de même une ou deux chansons dont « Congratulations » qui sortent du lot. Toutefois, comme habituellement, l’album en ressort assez bien produit et parsemé de catchy vibes. En soi, vous voilà servis avec un agréable petit album pour vous accompagner le long de cet automne.

Refused – War Music

Refused a fait récemment parler de lui grâce à la formation de SAMURAI, groupe fictif ayant composé les musiques du jeu vidéo le plus attendu de cette décennie : Cyberpunk 2077. Ici, il n’est pas question du groupe fictif mais bien du groupe réel. L’album est rempli de riffs lourds et bien punk comme il faut !

Ma reco’ personnelle : REV001 !  (Max)

C’était notre bonne surprise du Hellfest, et on voit que le groupe monte encore et toujours en puissance, alors on a hâte de retrouver cela sur scène le 8 novembre à l’Elysée Montmartre où ils joueront avec Thrice pour un concert en double tête d’affiche (les deux groupes jouant autant, donc.)

SAINTE – Bad Summer

Tout juste annoncé la semaine dernière, on n’a même pas eu le temps de lancer une hype autour de cet EP que le voilà déjà sorti! A fond la caisse? C’est le cas de le dire. En effet, vous feriez mieux d’allumer vos en-SAINTE! La chanteuse de l’iconique groupe de pop-punk We Are The In Crowd avait débuté un projet solo en 2017. Des vibes un peu plus fraîches, jonglant entre la synt-pop et l’indie-rock, elle revient deux ans plus tard avec un son affiné qui reste dans la continuité de son dernier album smile, and wave.

Votre été se verra prolongé un peu plus longtemps avec cette sortie. On serait d’ailleurs presque déçus que ce ne soit pas sorti deux mois plus tôt!

Dreamhouse – Reverberating Silence

En voilà un silence résonnant qui saura, on l’espère, séduire une majorité d’entre vous. On se laisse très facilement emporté par la jolie voix de Brianna Jackson. Musicalement parlant, on retrouve tout au long de l’album un mélange de rock alternatif et pop-punk tout en gardant ce côté très raffiné et épuré. Les chansons sont légères à l’écoute mais regorgent pourtant de paroles qui portent un certain poids, donnant alors toute la signification au titre de l’album.

Coup de cœur : Tie Me Down / At My Worst

(En réalité, puis-je citer l’album en entier svp? Je peux même pas vous dire A QUEL POINT je suis absolument fan de chacune des chansons wow.)

Dream State – Primrose Path

Dream State, Dream State… Un Etat de rêve a priori. Il semblerait que l’on ait beaucoup de rêve à vous vendre cette semaine! Mais auront-ils réussi à vous transporter dans leur univers à travers ce voyage dans un sentier de primevères en plein milieu de l’automne? Loin d’être semé de jolies fleurs roses, le « Primrose Path » fait souvent référence à un mode de vie plaisant qui mène à la destruction. De fait, ils ont peut-être bien choisi la saison de sortie de leur premier album puisque en effet, à l’automne, les arbres se voient dépouiller de leurs feuilles. D’une certaine manière, c’est une forme de destruction et de perte que l’on peut ressentir à travers la voix aérienne, de Charlotte Gilpin, pourvue de mélodieux aigus, et contrastée par des riffs un peu plus violents et des drops très soudains.

En addition à une mélodie qui tourbillonne à la manière de l’artwork de l’album, aux sons d’une batterie fracassante sur « Spitting Lies« , on pourra également retrouver un rythme très accéléré dans « Out Of The Blue », comme si nous étions piégés au milieu d’un cyclone qui nous entraîne vers les profondeurs. On va ralentir la cadence avec la chanson suivante intitulée « Chapters« , au cours d’un duo assez calme, mettant réellement en avant la voix du guitariste Rhys Wilcox, qui en surprendra plus d’un. Globalement, cet album est doté d’une grande dose d’énergie qui saura parfaire un weekend hyperactif!

Coup de cœur : Spitting Lies / Chapters

Citizen Soldier – Relentless

Direction un univers un peu plus sombre avec le rock alternatif de Citizen Soldier. Tandis que la musique nous plonge globalement vers les profondeurs, on a toutefois une touche de légèreté avec la présence de synthé. Une touche de légèreté qui, tout au long de l’album, ne cessera de se battre en dualité avec la pesanteur. C’est un groupe qui propose notamment des chansons personnifiant les batailles menées chaque jour, afin de détruire la stigmatisation autour des maladies mentales, et d’ainsi venir en aide à ceux qui se retrouvent désespérés par la vie.

Lorsque les premières notes de « Better Place » jouent, il vous serait conseillé de garder des mouchoirs à vos côtés. C’est incroyable à quel point on y sent toute la souffrance de Jake Segura déversée, à travers sa voix si particulière ainsi que l’honnêteté tranchante des paroles. Un poids qui sera d’autant plus mis en avant grâce à l’agencement des instruments, toujours bercé par une petite lumière d’espoir. On continue l’écoute de l’album qui, progressivement, se tourne vers cette brise de légèreté. Suite à la chanson acoustique qui sera assez à elle seule pour vous couper le souffle, « Say Goodbye » et « In Pieces » nous font voler toujours plus haut (ce dernier étant notamment accompagné par une majestueuse ascension au piano).

L’album se referme sur une touche qui rappelle l’ouverture bien rock. En effet, « Unbreakable » est semée d’une composition instrumentale qui retranscrit une certaine pesanteur, avec des guitares nous rappelant presque du Thousand Foot Krutch, nous faisant redescendre de notre petit nuage. Globalement, on se retrouve à faire les montagnes russes tout au long de l’album : on commence dans les profondeurs, on décolle vers le haut, et une fois que nous ayons atteint l’apogée, nous revoilà à nouveau au point de départ.

Coup de cœur : Better Place / Say Goodbye / In Pieces / Weight of the World

( C’est un groupe que j’affectionne particulièrement par-dessus tout. N’hésitez pas à écouter leurs chansons qui en valent absolument la peine. Ils sauront vous redonner espoir dans vos jours où l’espoir n’est plus que simple mirage <3 )

No Home – Living in Hallways

Avec quelques titres qui font rage sur la chaîne youtube Dreambound depuis 2018, c’est avec enthousiasme que l’on vous annonce aujourd’hui la sortie du premier album de No Home. Aux sonorités frappantes rappelant parfois Counterparts, on espère évidemment que vous trouverez refuge à travers leurs chansons… A écouter sans modération! (Gare toutefois à vos nuques)

Coup de cœur : Nothing Gold Can Stay /Forgive Me

Sparrow Sleeps – Sleeping proof

On finit dans la beauté et la douceur avec Sleeping Proof, qui saura apaiser les esprits les plus tourmentés. En effet, depuis quelques années, le duo Sparrow Sleeps créé des versions de berceuses de leurs chansons préférées. Généralement, ce sont des chansons appartenant au pop-punk, et quoi de plus pop-punk que State Champs? Bien que cet album est déjà sorti depuis mai dernier, ce n’est que récemment qu’il fait parler de lui, notamment depuis sa mise en ligne sur youtube. On vous propose donc d’apprécier ces douces et jolies mélodies dès maintenant!

– CHANSONS –

James And The Cold Gun – Two Day Wish

Après l’engouement pour leur premier single “She Moves”, James And The Cold Gun revient tout juste de studio avec “Two Day Wish”. Avec des influences comme Queen Of The Stone Age, Smashing Pumpkins ou encore Refused, James Joseph (Holding Absence) et James Biss (Frown Upon) nous replongent dans un classique du genre : le stoner. Le groupe s’amuse à expérimenter aussi bien musicalement que techniquement, puisque que les deux James jouent un instrument totalement différent qu’avec leur formation principal. Pour les amoureux de guitare saturée et d’effets rétro, foncez suivre et soutenir ce side project réussi. On espère tout de même un EP courant 2020 🤞🏻

Hollow Front – Left Behind

Voilà de quoi vous défouler pour commencer le week-end (voire les vacances pour certains), “Left Behind” du groupe américain Hollow Front, vient taper fort. Des screams, un gros breakdown comme on les aime, impossible de ne pas headbang sur ce titre. Du metalcore très actuel, avec des sonorités proche de Wage War, Polaris ou encore des légendaires Architects. Après un EP sortie en 2018, et un long teasing pour ce single, l’annonce de leur premier album nous parait imminente. On s’étonne même que le groupe ne soit pas encore signé chez un label comme Sharptone !

THE UNCHARTED – Serenity

Décidément vous n’avez pas fini de vous briser la nuque aujourd’hui ! On revient dans le metalcore, et plus précisément dans le melodic, pour vous faire découvrir THE UNCHARTED et leur dernier single “Serenity. Originaire de Gloucester en Angleterre, les 7 membres du groupes mélangent ingénieusement scream, voix claire, gros riff et son plus mélodieux. Si vous aimez Novelists, Miss May I, Thousand Below, ce son devrait vous plaire !

RIVALS – Supernova

Supernova :  « Explosion très lumineuse qui marque la fin de la vie de certaines étoiles ; étoile dans ce stade »… ou éventuellement les 11 pirates de renommée mondiale dans One Piece, au choix! Quoi qu’il en soit, RIVALS revient enfin avec un premier titre depuis la sortie de leur album l’année dernière. On a là un univers assez spacy renforcé par la voix de Kalie Wolfe. Alors, cette mission de mettre pied sur la lune, réussie ou non?

Palaye Royale – Hang On To Yourself

Palaye Royale vient proposer son rock théâtral et présente encore un nouveau single issu de leur troisième album, toujours sans date, ni nom… A suivre, car cela devrait arriver prochainement !

Le groupe sera de passage à Paris le 29 février et à Lyon le 13 mars et on a déjà hâte de les revoir !

Ice Nine Kills – Your Number’s Up

Que serait Ice Nine Kills sans un peu d’horreur? « Your Number’s Up » est le dernier titre de The Silver Scream, l’album devenu déjà culte du groupe d’horrorcore (pourquoi pas? on invente des mots aujourd’hui !). L’album sorti l’an dernier reviendra dans une version Deluxe le 25 octobre et contiendra donc notamment cette chanson ou bien la version acoustique de SAVAGES qu’on vous avait présenté la semaine dernière !

En tout cas, on a hâte de voir ce que nous prépare le groupe pour la suite, car leur dernier concert a clairement été l’une des bonnes surprises de cette fin d’année. En attendant plus d’infos, le groupe sera au Slamdunk en Angleterre fin mai !

– BONUS –

Fallen Resonance

« And if you don’t know how to swim, I’ll be out there » – signé : la machine à laver. Fallen Resonance est composé de jeunes français tout droit sortis de Mandelieu, dont le premier EP est sorti depuis maintenant un an. Dans ce dernier, vous pourrez y retrouver des sons aux influences de pop-rock, proposant un tout assez festif. On ressent le soleil du sud de la France à travers leurs chansons. De fait, si l’été vous manque déjà, on vous conseille fortement d’aller jeter une oreille à leurs chansons dès maintenant! Dans le courant de la semaine, ils ont sorti un clip plutôt bien épuré pour la première chanson de l’EP : « Here We Are« , qu’on vous propose de découvrir ici. Le clip en entier a été réalisé par une équipe d’étudiants. Comme quoi, la jeunesse a du talent!

PS – Leur EP a été produit par le génie multifonction qu’est Florent Salfati. En parlant de lui, si vous n’avez toujours pas pris vos places pour voir Landmvrks, QU’ATTENDEZ-VOUS DONC? Ils partiront très prochainement pour leur première tournée en tête d’affiche dans toute la France, avec près d’une dizaine de dates! NE LES MANQUEZ PAS!

Imminence

On termine finalement sur le clip de « Erase » d’Imminence. La chanson est déjà sortie il y a un moment, mais le clip est tout nouveau, alors c’est l’occasion de la ré-écouter ! Le groupe passera à Paris le 21 janvier aux côtés d’Acres en plus, trop cool non ? (même si ça tombe le même jour que Wage War , Thornhill et Ded 🙁 )

LIVE REPORT : Sleep Token @Les Etoiles – 26/09/2019


Faisant pas mal de bruit dernièrement de l’autre coté de la Manche, où ils affichent d’ailleurs complet pour leur 2 dates anglaises (à Londres – Underworld et Manchester – Academy 3), nous avions rendez-vous le jeudi 26 octobre aux Étoiles pour y découvrir les mystérieux Sleep Token pour leur premier passage en France.

 

– Cold Canyon –

Pour démarrer cette soirée, c’est le jeune groupe français Cold Canyon et son rock alternatif qui s’y colle. La lumière se baisse et le quatuor fait son entrée sur le thème de la série animée Rick Et Morty. Une arrivée atypique, mais malheureusement un peu bancale puisque le groupe ajuste encore quelques détails techniques, créant un silence dans la salle.

Globalement les chansons sont sympas (bien que parfois trop similaires) et donnent envie de bouger. Le groupe prend du plaisir à être sur scène et les quelques fans logés dans les premiers rangs ne manqueront pas de les soutenir. Mais même avec les nombreuses interactions de Quentin (le chanteur) la salle reste très passive. Malgré les efforts du bassiste et du batteur, le manque de mouvements sur scène se fait ressentir, rendant un show trop statique : on s’ennuie un peu vite. On aurait aimé, qu’ils nous partagent davantage cette folie d’un groupe entre potes. Cette folie qui les anime et les motive pour partager leur passion de la musique. 

La formation est encore jeune, puisque le groupe existe depuis 2018 et est actuellement en fin d’écriture du premier album. La sortie de ce dernier, sera probablement le moment de les redécouvrir sur scène, peut-être à l’occasion d’une release party !

 

 

– Sleep Token –

Il est temps pour Sleep Token de venir prêcher les paroles de Sleep et pour Paris de se laisser bercer par les premières notes très mélodiques de l’efficace “The Night Does Not Belong to God “. Vêtements noirs, masques, toges ou encore peinture noire sur le corps, le groupe continue de cultiver le mystère qui plane autour de leur identité. Depuis la création du groupe en 2016, ils mettent un point d’honneur à faire passer la musique avant tout, afin de changer cette habitude de s’intéresser à la vie des membres, à ce qu’ils sont ou ce qu’ils font, mais de s’intéresser plutôt à la musique et surtout ce qu’ils ressentent.

Il ne faudra que quelques minutes pour que leur atmosphère si unique envahisse la salle. Le pit reprend en cœur les paroles de cette chanson déjà très connue. Le groupe enchaîne avec “The Offering” et les premiers pogos font également leur apparition, entre les fans les plus assidus et les curieux déjà conquis. Passant de la sueur aux larmes avec des titres comme “Levitate” ou encore l’inédit “Sugar” (single sorti le 10 octobre) Sleep Token nous offre une belle palette d’émotions avec des titres puissants. Certains comme “Jaws”, très ambiant et ponctué de gros passages de basse/batterie, rappellent des sonorités de groupes comme Being As An Ocean. L’ambiance qui se dégage dans le pit résulte en un mélange d’émotions et de sauts pour accentuer chaque kick de batterie. Cela créé alors une belle cohésion entre le groupe et son public.

Un jeu précis, un son bien mixé (merci Thom Pike) mais surtout une voix d’une justesse incroyable, le son est extrêmement proche voire identique à celui en studio. Côté scène, chacun occupe bien son espace. Les lumières sont très simples mais font sens avec l’interprétation scénique du groupe. Ils enchaînent minutieusement les titres, aucun mot n’est échangé et pourtant l’interaction avec le public est là. Chaque membre interprète son personnage et joue son rôle à la perfection, transmettant chaque once d’émotion ressentie en jouant. Ils utilisent leur corps, leur gestuelle et l’espace autour d’eux, n’hésitant pas à taper violemment les murs ou encore leur tête, à s’asseoir sur le sol ou donner des coups pieds dans le vide… et ça fonctionne !

Sleep Token a réussi sa mission; ils ont conquis les Étoiles et le public en redemande encore. C’est alors seul que le chanteur revient nous partager sa vision de “Hey Ya” (originalement interprété part OutKast). L’occasion pour les plus nostalgiques de raviver des souvenir de soirées à danser sur ce hit, mais surtout d’y découvrir une version bien différente. Vessel nous offre un subtil mélange piano et voix. De quoi apaiser la salle qui ne manquera pas de reprendre les paroles de plus belle. On notera la différence de luminosité au fil de la soirée. De la lumière à l’ombre, de l’ignorance à la connaissance, comme un reflet de leur musique, et surtout, de leur histoire.

Avec pas moins de 8 singles cette année, le groupe vient d’annoncer la sortie de leur premier album “Sundowning” qui sortira le 21 novembre 2019 (dispo en pré-vente ici). De leur communication à la scène, rien n’est laissé au hasard. Tout est rigoureusement pensé pour cultiver leur mystère, et ainsi rester focalisé sur l’essence même de la musique. Cela permet notamment de rapprocher davantage les fans et ainsi, créer une belle communauté. On vous conseille de rester à l’écoute. Sleep Token est en train de créer quelque chose d’unique et leurs prochains passages risquent de s’annoncer grandioses. On espère que vous êtes repartis de ce concert avec des Étoiles plein les yeux!

Worship.

 

Setlist:

  • The Night Does Not Belong to God 
  • The Offering 
  • Dark Signs 
  • Levitate 
  • Jaws 
  • Higher 
  • Thread the Needle 
  • Drag Me Under
  • Sugar 
  • Say that you Will 
  • Bloodsport 
  • When the Bough Breaks 
  • Hey Ya!

Live Report : PVRIS @ Le Nouveau Casino – 22/08/2019


-COCO BANS-

La chanteuse américaine qui vit en France monte sur scène avec l’alias : COCO BANS. Alors ne nous demandez pas pourquoi hein! Mais bon à l’image de la jeune chanteuse: c’est mignon. Alternant entre français et anglais entre les chansons, elle nous présente de la pop « peace and fresh », alternative et cosmique. Nous rappelant des artistes comme Florence and The Machine ou encore London Grammar. Et bah avec un nom pareil on ne s’y attendait pas, surtout que le groupe à tendance à nous présenter des premières parties très loin de ce style là. Un peu de diversité ça fait du bien ! Il nous arrive d’être complètement happé par ce coté spirituel et touchant de la jeune femme surtout lors de ses petits discours, mais elle arrive aussi à nous faire bouger.
Rempli d’entrain on ne peut s’empêcher de secouer nos épaules et nos têtes sur des titres comme Hell Yeah ou encore sur la surprenante reprise tinté de sonorités electro de Pour Un Flirt.

https://www.youtube.com/watch?v=wQmbpp0BnNU




-PVRIS-

Après plusieurs mois de silence radio cachés loin de l’oeil (et des oreilles) du grand public à nous concocter des sons bien étonnants, PVRIS reviens dans la ville dont s’inspire leur nom et compte bien reconquérir Paris ce soir. Il faut dire que lors de leur dernière visite la chanteuse Lynn Gunn devait faire face à pas mal de soucis notamment au niveau de sa voix. Au point de presque annulé une tournée entière.



Tels de grands guerriers Brian McDonald, Alex Babinski et Lynn Gunn sont près à nous faire vibrer lors de ce concert inédit. Et Bam! Le premier grand coup que l’on se prend en pleine face, c’est l’entrée sur scène du groupe avec Anyone Else, un de leur titre le plus impressionnant ne serait ce qu’en terme de production. Le son qui émane des fûts de Justin Nace nous prends par les tripes. Il faut dire que le jeune homme n’y va pas de main morte.

Et sans même avoir le temps de nous remettre de nos émotions, PVRIS enchaîne avec Death Of Me – l’un de leur nouveau titre. Comme on a pu l’entendre dans leur anciennes chansons, PVRIS flirte encore dangereusement avec le désir et le monde obscur. Et le jeu de lumières rouges pendant la chanson n’est clairement pas anodin. Il ne manque plus qu’un titre de leur premier album White Noise (2014) pour parfaire et équilibrer ce début de setlist. Vous l’avez demandé? Et bah vous allez être servis! Le groupe nous délivre Mirrors une chanson qui a su marquer les esprits aux fil du temps, live après live.





Le retour puissant et chaud bouillant de PVRIS in Paris 

Ce son de guitare envoûtant faisant écho au son de The Cure; cette atmosphère hantée; la répétition d’une version samplé et pleine de reverb de la voix de Lynn se perdant dans le background; cette ligne de basse entêtante qui ne s’arrête jamais; ET -cerise sur le gâteau- le grand moment de musique où la chanteuse et le batteur se mettent à jouer ensemble.

C’est bien de la version live d’Half dont je vous parle et une fois encore le public est ravi de cette performance. Les musiciens venu du Massachusetts rendent la foule parisienne dingue avec l’incroyablement efficace You and I, et l’ambiance ne fera que devenir de plus en plus folle. 
Avec de nouveaux éléments et une nouvelle direction sonore, ces deux nouveaux titres sonnent comme un défi pour les fans du groupe. Death Of Me et Hallucinations sont dans un sens ce que l’on attendait du groupe: explorer plus en profondeur les éléments curieux que l’on retrouve par ci par là dans leur second opus All We Know Of Heaven, All We Need Of Hell. On regrettera tout de même le fait que la basse -pendant Hallucinations– ne se fasse pas autant entendre que sur la version studio. 



C’est avec l’équivalent d’un uppercut du droit que PVRIS tire sa révérence ce soir. L’enchaînement de St Patrick et My House (ma maison) , leur deux premiers titres mythiques qui les ont fait connaître au monde entier, est fatal pour Paris. D’ailleurs le bassiste Brian McDonald qui nous a fait sourire avec ses mouvements de danse toute la soirée, décide de partir surfer sur le public lors du bridge de My House et prends un shot au bar pour notre plus grand plaisir. 



Verdict :  Nous on a été comblé par ce retour. Une soirée comme on les aiment ! Ce petit avant gout intimiste nous à donner encore plus envie d’entendre -et voir- ce que leur prochain projet nous réserve et on a hâte d’assister à leur retour sur le sol français en février.

https://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/ticket-evenement/pop-rock-folk-pvris-man87368-lt.htm

https://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/ticket-evenement/rock-pvris-mant5j93-lt.htm

Wallows @La Maroquinerie – 13/06/19 – Live Report

On se retrouve ce soir pour le concert de Wallows, un petit concert qui sent bon l’été… Le voici !

– Briston Maroney –

Briston Maroney c’est un jeune homme chevelu de 22 ans avec une voix pleine d’émotions qui nous rappelles le blues américain. Il a réussi à se faire connaitre à l’ancienne, en vagabondant de petites maisons en petites maisons et cela s’entends, car en studio les sons empruntent des caractéristiques à des styles comme le blues, la country ou encore le garage rock. Sur scène néanmoins, Briston n’est pas seul et il est accompagné de Noah à la batterie et Jack à la basse. Tous plus chevelu les uns que les autres : Long hair don’t care !


D’ailleurs il est carrément impossible de rater le bassiste, il se fera remarquer par ses mimiques faciales dérisoires et amusantes, ainsi que sa belle chevelure rousse. Fermez les yeux, imaginez Poil de Carotte, maintenant imaginez le en tant qu’un jeune adulte hipster jouant de la basse. Voila !
Sur scène les chansons empruntent d’autre chemins. Exit les nuances plus moroses, sombres et émotives, ce soir on se balade sur de l’indie rock tantôt plus rock and roll, tantôt plus ensoleillé et dansant. En tout cas ce fut une bonne surprise et nous sommes convaincu par la performance de ce soir !

 

– Wallows –

Composé du beau gosse Dylan, mais aussi de Braeden et Cole, ce groupe fait rêver la gente féminine. Mais attention ils ne sont pas uniquement armés de leur charme mais aussi de guitares, de super cymbales et un son bien pop californien.  Dylan monte seul sur scène avec un bob noir sur la tête histoire de bien nous mettre dans le thème et dès la deuxième mesure les premiers rangs se mettent à sauter. Tout le monde s’y met et il faut avouer que le refrain de Pulling Leaves Off Trees est efficace et entraînant.
Les premières notes de Sidelines se font entendre et ces quelques notes nous apportent aussi un Dylan Minette décontracté, sans guitare, et ready à nous montrer ses meilleurs pas de danse. Nous n’avons pas encore réfléchi à la note que l’on attribut à sa performance, mais on vous tiendra au courant quand on aura la réponse.

La chaleur ne fait que monter dans la Maroquinerie et c’est à ce moment que le groupe se met à jouer la première chanson qui ne figure pas dans leur album « Are You Bored Yet? ». En effet These Days fait parti de leur EP Spring sorti en 2018 qui regroupait six titres. Acteur également, le chanteur Dylan Minette joue de son rôle de joli garçon et vu la réaction de la salle ce soir je penses que ça marche.

Une ambiance stripped back ; des bras s’agitant avec des téléphones allumés entre les doigts, créant ce joli effet de vague lumineuse; et une performance presque A cappella. Voila ce qu’il faudra pour nous délivrer la séquence émotion du concert avec Do Not Wait. Agréablement surpris par cette dernière, on ne s’attendais pas à entendre un si tendre titre prendre des tournures complètement Shoegaze. Si leur image de gentils minets est restée presque intact jusque là elle s’éffondre avec l’outro de Do Not Wait et celle d’Only Friend.

 

 

Juste avant l’encore, dans un noir complet, les cris dans la salle sont tellement puissants qu’ils pourraient déclencher un petit tremblement de terre. Et boom c’est 1980s horror film qui est lancé, une brève histoire d’amour avec un twist. Cette brève histoire d’amour est très bien accueillie surtout car c’est le « pride month », et les musiciens se mettent à agiter des drapeaux lgbtq+ sur scène. Tout comme leur musique, Wallows nous à donné ce soir un moment qui nous rappelle la plage, le soleil, la musique et les bons moments entre amis.

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