Scarlet Nexus – Test sur XBOX Series X


Test Scarlet Nexus Xbox Series X :

Scarlet Nexus, dernier RPG des studio BANDAI NAMCO est sorti ce 24 juin 2021 sur consoles et PC.

Ce jeu a été réalisé par des anciens de la série «Tales of» d’où cette pâte artistique que l’on retrouve. Mais ne vous y méprenez pas, ce jeu offre tout un tas de nouveautés par rapport aux autres jeux de BANDAI NAMCO. Préparez vous à embarquer pour la ville de Suoh et découvrir les mystères de ce nouveau jeu.


L’humanité au bord de l’extinction?

Le jeu démarre son intrigue dans la ville de Suoh, dernier bastion de défense contre la menace principale de l’humanité: les «autres». Nous sommes dans un futur lointain où la technologie est extrêmement avancée offrant un environnement que l’on pourrait appeler «cyberpunk».

Ces «Autres» sont des créatures très intrigantes qui viennent d’une altération spatio-temporelle et qui se nourrissent de cerveaux humains.
Ces monstres ont d’ailleurs été imaginés par le directeur artistique Kouta Ochiai.
Ce mélange d’objets du quotidien et de créatures lugubres offre un somptueux résultat qui donne aux ennemis un aspect glaçant et en même temps poétique.
Vous avec le choix entre deux protagonistes: Yuïto(garçon) ou Kasane(fille). Attention, les deux personnages suivent la même histoire mais sous deux points de vus totalement différents (plus des ¾ du jeu sont différents pour l’un ou l’autre, et pour comprendre le jeu dans son ensemble il faudra faire les deux histoires).

Dans les deux cas vous êtes une jeune recrue de la BEA. L’organisation de défense contre les Autres. Vous disposez de pouvoirs kinétiques: des pouvoirs augmentés par votre système de combat et vous offrant des capacités surhumaines.
Vos camarades de combats ont aussi des pouvoirs, tous différents (maîtrise du feu, hyper vitesse, renforcement …)

Des combats dignes de l’animation japonaise.

Vous avez donc une vue à la 3éme personne et les combats sont en temps réel.
Le tout est très nerveux et dynamique. Vous pouvez utiliser les éléments du décor avec vos pouvoirs télékinétiques pour faire des combos épiques ou juste des dégâts à distance.
Le jeu vous offre même des finishers avec des animations rythmées et des dialogues pendants les combats dans votre système de communication portatif.

Élément intéressant: vous pouvez emprunter les pouvoirs de vos alliés pour les ajouter temporairement à votre gameplay. Par exemple enflammer vos ennemis, devenir invisible ou encore vous téléporter sur de courtes distances. Certains ennemis ou boss sont d’ailleurs sensibles à certains pouvoirs, à vous de découvrir lesquels (c’est toujours très facile voir même expliqué par vos alliés).
S’ajoute à cela la possibilité de trouver des bonus, des nouvelles armes et des équipements pour spécialiser votre personnage et vos alliés.Et bien évidement le classique mais non moins efficace arbre des compétences et de la partie.

Le jeu n’est pas d’une difficulté extrême (le mode normal avance sans trop de morts, et le mode difficile peut vous poser problème sur certains boss).
On trouve aussi quelques quêtes secondaires et des niveaux d’affinités avec votre groupe à travailler pour obtenir des bonus de synergie.

Un gameplay donc qui manette en main procure un certain plaisir, sans être trop compliqué à comprendre mais en offrant pas mal de petites nuances.

Une histoire sombre dans un emballage coloré.

Et oui, le jeu est beau (la technique et le talent graphique de TOSE et BANDAI NAMCO ne sont plus à prouver) et assez coloré, avec tous ces néons et ces éléments futuristes.
Mais les messages et les concepts abordés sont quant à eux très sombres et souvent en lien avec notre société actuelle.

Le jeu parle, entre autre, de la manipulation de masse, de la déshumanisation ou encore du rôle des médias dans la société. S’ajoutent à cela plein d’autres sujets, parfois explicites ou parfois subtilement amenés, nous faisant réfléchir entre deux combats de boss dantesques.
Et tout cela sans parler du scénario en lui même, qui possède ces revirements de situation que les fan d’anime sauront apprécier. Le jeu vous emmène dans une intrigue où les révélations pourront vous surprendre et vous tenir en haleine.
D’autant que ce que vous découvrez dans votre première run n’a rien à voir avec ce que vous découvrirez avec l’autre personnage. Seule la fin est identique.

On y passe donc volontiers de bonnes sessions!


Un J-RPG efficace et qui apporte un peu de fraîcheur au genre.

On peut dire que le jeu est une réussite, des combats rythmés, une intrigue recherchée et un questionnement globale sur notre propre société, tout ça avec des visuels hyper efficace.

Certains pourront avoir du mal avec les cinématique «statiques» (on voit un dessin de la situation avec le texte qui défile et les voix en fond) mais hormis ça le jeu est très accessible.
Autant pour ceux qui veulent juste passer une bonne aventure d’une dizaine d’heures que ceux qui veulent platiner tout le jeu (environ 40h).
Je le recommande aux fans des Tales Of bien évidement, mais aussi à ceux qui ont aimé Astral Chain (Switch), Les NieR (pour le côté complexe de la double histoire et les messages sombres de l’intrigue), ou même les Persona.

Test Biomutant Xbox Series X


Test Biomutant sur Xbox Series X :

Bonjour tout le monde, grâce à la team Error404 j’ai eu le privilège de tester en avance la dernière production du studio THQ Nordic et en collaboration avec Experiment 101 : Biomutant.
Le jeu est disponible sur consoles et PC, est développé sur le moteur graphique Unreal Engine 4. Pour info, le jeu est un jeu Xbox One, mais testé depuis la console Xbox Series X.
Préparez-vous à embarquer dans cette aventure aussi adorable que fracassante.

Du post-apo repensé

Le jeu se déroule sur Terre, après que les humains ont tellement pollué notre planète qu’ils ont dû se résoudre à la fuir, ne laissant donc derrière eux que pollution et vestiges d’une civilisation abandonnée.

Les nombreux agents chimiques et radioactifs ont fait muter la faune et la flore, faisant ainsi évoluer les êtres vivants restants. Les animaux se retrouvent doués de conscience et de progrès technologiques. Certains se sont regroupés pour vivre ensemble dans des communautés, quand d’autres se sont retrouvés à l’état de monstres sanguinaires.
Les animaux devenus intelligents se servent des restes des technologies humaines pour créer des armes et des outils afin de se défendre, de produire des ressources et de fortifier leurs habitats. La nature a donc repris ses droits sur la Terre.
Vous évoluerez dans des environnements tels que des villes en ruines où la flore y est luxuriante, des épaves de camions-citernes recouverts de fougères, des lacs au milieux d’anciennes gares ferroviaires ou encore des souterrains abritant des rats mutés et affamés.

Mais alors en quoi cela est-il repensé ? Et bien tout d’abord par sa réalisation visuelle. Les couleurs y sont vives et prononcées. Fini le gris dominant des films post apocalyptiques. Ici tout est vert, bleu et même rose ou orange selon les zones.

De plus, le jeu nous offre un mode photo simple mais efficace, permettant de réaliser des captures d’écrans plutôt impressionnantes tant les décors du jeu sont beaux.
Et ce n’est pas tout. Les populations que vous rencontrerez sont des animaux tels que des chats, raton-laveurs, furets, renards, avec des armes et armures faites en récupérations. Une épée fabriquée à partir d’une brosse de toilette et d’une lame de couteau, un casque de football américain avec des cornes en guise de heaume … Ce côté décalé offre un vent de fraicheur au grand genre du post-apo, et cela saura ravir bon nombre de joueurs.

Notre personnage est donc une sorte de chat muté (que vous pourrez personnaliser), qui après une tragédie a fui son village pendant des années, et finit par retrouver la trace des vestiges de son ancienne vie. C’est à ce moment que notre quête commence.

 

Biomutant : une aventure à la fois poétique et haletante.

 

Dans ce jeu, vos émotions seront sollicitées de bien des façons. Le tout orchestré de façon cohérente, offrant un voyage des plus complets.

Tout d’abord, l’œuvre nous propose une narration peu commune. Tout ce qui se passe vous est raconté par votre androïde de compagnie (une petite sauterelle qui vous suit partout).
Quand vous parlez à un personnage, c’est votre androïde qui vous explique ce que l’interlocuteur vous dit. Quand vous êtes témoin d’un événement, de la même façon, on vous raconte ce qu’il se passe comme si un auteur le raconterait dans un livre. Cette dynamique est très intéressante, même si elle peut par moment nous sortir de l’action ou être difficile à suivre. Cela déprendra de votre réceptivité à ce procédé. Rassurez-vous, quoi qu’il en soit cela ne gâche en rien l’expérience du jeu.

Autre élément très poétique, l’aventure vous demandera de choisir, dès le début, entre la voie des ténèbres ou de la lumière. Dans vos actions, il vous sera demandé de choisir entre le bien et le mal, ou de rester neutre, orientant ainsi votre aventure de façon différente. Cette dynamique est plutôt bien pensée et offre à chaque joueur la possibilité de façonner son expérience selon sa personnalité. De plus, en fonction de votre orientation de karma, des aptitudes spécifiques vous seront proposées, des personnages différents traverseront votre route et certaines quêtes seront différentes. La résolution finale du jeu lui-même est modifiée par cette fonctionnalité.

Enfin, votre petit chat mutant maîtrise un art martial ancestral : le wung-fu, offrant toutes les réflexions philosophiques sur le vivant et la nature que peuvent offrir les arts martiaux de manière générale.

Toutes ces belles prestations scénaristiques sont entremêlées avec des phases d’actions et de combats dynamiques, des guerres de clans et même des affrontements de boss redoutables. Le tout pour mettre vos talents à rude épreuve et vous faire suer un peu.

Prêt pour la castagne ?

Biomutant offre un gameplay classique dans les jeux d’aventure. Vu à la troisième personne, monde ouvert et personnalisation de son personnage sont au rendez-vous.

Manette en main donc cela n’est pas dépaysant. On alterne entre combat au corps à corps et armes à distance, avec des pouvoirs qui se débloqueront le long de votre aventure. Vous choisissez au début de votre aventure une classe pour votre personnage qui définira en partie votre façon de combattre. Vous pouvez augmenter des caractéristiques, débloquer de nouveaux combos ou des pouvoirs, et améliorer vos armes et vos équipements.

La difficulté est bien équilibrée. Les trois modes de base (facile, normal, difficile) sont présents. Pour avoir fait le jeu en normal je me suis senti dans un bon équilibre entre challenge (mourir en boucle contre des boss ou de gros groupes d’ennemis) et ne pas avoir à réfléchir pour vaincre tous mes adversaires.

L’exploration se fait dans un monde ouvert assez vaste, où vous seront proposés montures et voyages rapides (merciiiii).

Avec des airs de Zelda Breath Of The Wilde, l’objectif final de votre périple vous est annoncé dès le début, mais de nombreuses quêtes viendront se greffer à votre liste de

choses à faire. Entre enquêtes, explorations et rassemblements d’équipements dévastateurs, vous devrez vous préparer à votre manière avant d’atteindre la résolution.

Les combos sont très hollywoodiens avec des « BAAM BOOM SLASH » écrits façon BD, et des enchainements qui nous rappellent des films de kung-fu.

Petit bémol, les combos sont parfois un peu maladroits, ils vous font partir dans des directions non voulues. On enchaine de manière anarchique. C’est rare mais cela se doit d’être notifié.
Pour rester sur les (petits) défauts, il arrive que certains gros ennemis ne soient pas sensibles aux coups sur l’entièreté de leur corps, mais uniquement sur la zone ou le marqueur de cible est positionné. Difficile donc de taper dans le dos pour certains boss volumineux.

Enfin, il arrive que parfois les dialogues ou les cinématiques soient mal scriptés.
En somme, que des bugs mineurs et peu fréquents qui ne diminueront en rien votre plaisir dans cet univers si particulier.

Et il n’est pas impossible que tout ceci soit corrigé dans les semaines à venir.

 

 

Un jeu qui fait du bien :

Un jeu qui sait apporter un vent de nouveauté dans un style connu, sans pour autant dépayser, et en amenant une certaine poésie là où on ne l’attend pas.

Ce Biomutant sera parfait pour tous les fans de Zelda Breath Of The Wilde, Ratchet and Clank et même Marvel’s Spiderman.
Un monde ouvert beau, drôle et épic, qui fait réfléchir sur bien des aspects (notamment l’impact de l’homme sur la nature) et qui offre une grande satisfaction dans sa découverte.
Les quelques bugs rencontrés seront vite pardonnés par le simple fait que l’on y joue un chat muté accro aux arts martiaux !
La durée de vie est d’une douzaine d’heures pour un rush de la quête principale jusqu’à parfois plus de trente heures pour les plus perfectionnistes. Le tout avec peu de redondance et un attachement aux personnages qui vous donne envie d’y retourner (et puis pourquoi pas refaire le jeu avec un karma différent).
Quoi qu’il en soit merci à Error404 pour m’avoir permis de le découvrir en avance et j’espère avoir donné envie à certains d’y jeter un joystick ou deux !
A la prochaine

NieR Replicant ver.1.22474487139… Test Xbox Series X


TEST / NieR Replicant remaster XBOX SERIE X

Bonjour tout le monde, dans cet article je vais vous parler de la complexe mais non moins fascinante œuvre du studio Square Enix : NieR Replicant ver.1.22474487139…
Ce jeu sorti le 23 avril de cette année est un remaster du jeu sorti en avril 2010.
Préparez-vous pour embarquer dans un voyage hors du commun, piloté par le grand Yoko Taro : créateur des grandioses NieR, NieR Automata, et des trois Drakengard.


Avant de démarrer, un peu de contexte :

Pour ceux qui connaissent déjà l’univers de Yoko Taro, vous pouvez sauter cette partie. Pour les autres, je vais vous expliquer où se trouve ce jeu dans la timeline de l’univers de NieR et quelles sont les particularités de cet opus.

Tout d’abord, pourquoi Replicant ? Et bien à la sortie initiale du jeu en 2010, il existait deux versions du titre. La version exportée en dehors du Japon s’appelait NieR Gestalt et la version réservée au pays du soleil levant était NieR Replicant. La seule différence était que dans la version Gestalt, nous jouions le père d’une jeune fille malade et dans la version Replicant, nous avions le contrôle de son frère. Tout le reste est identique dans les deux jeux.
Square Enix offre donc la possibilité au reste du monde de pouvoir interpréter le héros jusqu’alors réservé au pays natal du jeu.
Quel lien avec les autres jeux ? NieR Replicant (ainsi que Gestalt) prend place à la suite de l’une des fins possibles de la trilogie et des Drakengard, sortie bien plus tôt. Ensuite, le succès mondial de 2017, NieR Automata, donne quant à lui, suite à l’une des fins possibles de notre NieR Replicant. Ça va vous suivez ? Parfait ! Nous pouvons donc passer dans le vif du sujet.

NieR, un jeu exigeant mais qui sait récompenser :

NieR est donc un J-RPG en temps réel et à la troisième personne. Nous avons le contrôle d’un jeune homme : NieR (que vous pouvez renommer) vivant dans un petit village. Notre héros cherche de tout son être à sauver sa petite sœur atteinte par une grave maladie. Nous affrontons des créatures, les ombres, qui cherchent à attaquer les habitants des différents villages.

Le jeu propose un gameplay assez basique mais efficace. Différents sorts et armes seront disponibles pour avancer dans votre périple, ainsi qu’un système de niveau. Petite nouveauté dans ce remaster, ils ont modifié la façon de combattre pour la faire ressembler à celle du précédent opus : Automata. C’est donc plus dynamique et rapide que le titre original, et c’est un plaisir en main.
On retrouve aussi les modifications de gameplay propres à Yoko Taro qui viennent surprendre le joueur dans sa progression. On peut se retrouver d’un moment à un autre à jouer en 2D, ou avec une vision type Diablo-like pour des donjons particuliers.
Mais alors pourquoi est-ce un jeu exigeant ?
Car tout d’abord, le jeu possède un nombre très (trèèèèès) important de quêtes secondaires. Et ces quêtes vont tester votre détermination à atteindre le 100% de complétion du jeu. Un concentré de quêtes FedEx, à vous demander de faire des allers-retours dans toutes les zones du jeu, encore et encore et encore. Bien qu’elles offrent de l’Or et que certaines possèdent une histoire assez intéressante, la grande plupart de ces quêtes ne sont vraiment que des jobs de livreurs.
Quel intérêt donc ? et bien pour les plus courageux d’entre vous, cet exploit vous offrira une fin supplémentaire. Car oui, le jeu possède plusieurs fins, que je ne spoilerai pas, mais qui demandent des efforts pour être débloquées. Deux autres fins peuvent être jouables si vous trouvez toutes les armes du jeu. Vous voyez le genre… De plus, le rythme du jeu est en dents de scie. Parfois calme voir redondant, il arrive soudainement des phases très intenses et d’une réalisation presque cinématographique. Il faudra donc de la patience pour aller au bout.
Mais malgré le dur labeur de ces épreuves, à la fin cela se révèle valoir le coup quand on voit les dimensions scénaristiques que cela nous apporte.
Car oui, le scénario est le véritable atout de ce jeu.


Un titre qui tire sont potentiel de son histoire :

Bien qu’arborant un gameplay somme toute assez classique qui ne révolutionne en rien le genre, NieR Replicant saura vous surprendre et vous déclencher des émotions inattendues devant un écran manette en main.

Le jeu possède un scénario à la fois sombre et joyeux, tout en étant parsemé de surprises et de révélations qui sauront vous laisser bouche bée. Et plus vous serez méticuleux en explorant ainsi que dans les quêtes secondaires, plus vous découvrirai des éléments en lien avec l’histoire, mais aussi avec les autres jeux de l’univers.
Ceci est accentué par le fait que même après avoir fini le jeu, il vous reste beaucoup de choses à découvrir en rejouant. Cela demande donc du temps et de la patience mais le jeu en vaut la chandelle.
L’épopée de votre personnage rentre dans une histoire bien plus grande que ce que l’on imagine en démarrant le jeu. Parfois compliqué à comprendre, cela n’en reste pas moins un titre qui vous prend aux tripes comme un film dont le scenario vous fait tourner la tête.
Les messages véhiculés dans ce titre peuvent se montrer profonds et inattendus dans un jeu vidéo, offrant une certaine réflexion entre deux combats contre des boss titanesques.
Les interactions entre les personnages et l’évolution de leurs relations sont aussi très plaisantes et travaillées. Cela rappelle certains manga shonen tant les protagonistes vont apprendre à échanger selon certains codes et offrir des dialogues ou des actions à la fois drôles et touchants.

Un bon remaster ?

Sur ce côté le jeu fait son travail sans prétention. Visuellement beau et agréable en main. NieR Replicant n’est pas au même niveau que les grosses productions actuelles sur next-gen.
Le jeu est fluide mais parfois un peu vide, de grandes zones ouvertes avec peu d’éléments interactifs malheureusement. Et en parlant des zones, on évolue entre quelques zones différentes mais sans renouvellement. On en vient rapidement à revisiter plusieurs fois les mêmes environnements. Même si ces derniers se dévoilent un peu plus au fur et à mesure des visites, on aurait aimé un peu plus de diversité. A noter que ceci n’est pas du ressort du travail de remaster mais bien du jeu original.
On aurait pu s’attendre à des éléments supplémentaires dans les explorations, mais les développeurs ont fait le choix de rester fidèles à ce que proposait le titre initial sur ce plan.

Les musiques, qui étaient en 2010 déjà un chef d’œuvre, ont été revisitées pour en faire … un chef d’œuvre encore plus beau. Keiichi Okabe, qui travaille sur les pr

On peut donc dire que ce remaster est un travail satisfaisant pour permettre de découvrir ou redécouvrir cet opus, même si sur certains points il n’est pas au plus haut de son potentiel. Cela dit, cela permet de garder certains aspects de l’œuvre originale, et donc de comprendre pourquoi en son temps il avait divisé les joueurs.

Cela vaut-il le coup de se lancer dans cette aventure ?

Pour tout fan de J-RPG habitué aux aléas du genre, ce jeu saura vous ravir, mais il est important de savoir à quoi s’attendre afin de profiter pleinement de ce que le titre a à offrir, et je vous garantis qu’il a beaucoup à offrir.

Vous avez fait et aimé NieR Automata ? Son côté en dehors du temps et des codes ? Alors oui vous allez aimer NieR Replicant.
Pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans une création de Yoko Taro, il faut savoir à quoi on joue. NieR est un jeu très poétique et qui se vit comme une expérience à part entière. Loin des superproductions AAA que l’on voit souvent, il offre une approche du support vidéoludique originale. Parfois fatiguant, il pourra en faire abandonner quelques-uns. Mais si vous avez déjà fait des jeux qui demandent des efforts pour être pleinement savourés, alors vous avez ce qu’il faut pour profiter de ce jeu qui ne ressemble à aucun autre. Et le jeu saura vous récompenser. Pour ceux qui hésitent, sachez que le titre NieR Automata est disponible sur toutes les plateformes, PC Xbox et Playstation, à un prix moins élevé que les autres jeux (car sorti en 2017). On le retrouve aussi sur le GamePass de Microsoft (Console et PC). Cela peut donc être un bon compromis pour savoir si Replicant saura vous ravir.
En tout pour y avoir déjà passer plus de 40 heures, j’ai adoré ce jeu. Même si passer 3 heures pour pécher un poisson afin de terminer une quête vous emmène vers un autre défi de pêche (oui oui, et cela 8 fois de suite). L’expérience complète du jeu saura vous marquer, notamment avec les fins qui diffèrent quand vous faites les « new game + ».

Merci d’avoir lu cet article qui m’aura demandé plus de travail que les précédents mais cela me tenait à cœur car Yoko Taro est un créateur que je trouve incroyable et qui mérite que l’on relaie son travail.
Bon courage pour ceux qui s’y essaieront et à la prochaine !!

OUTRIDERS Test Xbox Série X !


Outriders : test Xbox Series X :

Bonjour tout le monde, je vous retrouve dans cet article pour vous faire part de mon test de Outriders, sur Xbox Série X. Ce jeu est la dernière production du studio SquareEnix sortie sur toutes les plateformes le 1er avril de cette année.
J’ai fait ce jeu en coopération avec un compagnon d’armes et il est possible d’évoluer jusqu’à 3 joueurs dans cet univers.
Alors prêt ? Attachez vos harnais et c’est parti !

A la découverte du nouvel espoir de l’humanité : Enoch


Outriders est un TPS se déroulant dans un futur apocalyptique. La Terre étant vouée à mourir, une poignée d’humains décide de partir vivre sur une nouvelle planète dans un système lointain : Enoch.

Vous faites partie de l’escouade qui doit poser le premier pied sur cette planète, les Outriders. Votre quête est de récupérer les balises de données avant l’arrivée du reste de l’humanité. Mais voilà, comme vous pouvez vous en douter, cette planète n’est pas si hospitalière que prévue. Nous plongeons donc dans ce qui se révèle être un combat pour la survie de l’espèce.
Il faudra faire preuve de courage pour surmonter les épreuves que ce monde mettra sur votre chemin, ainsi que les conflits dont l’être humain a le secret.

Enoch est une planète aux nombreux environnements, de la jungle aux montagnes enneigées en passant par des plaines arides ou encore des volcans, le panorama est au rendez-vous. Et ce qu’on peut dire c’est que cela est très beau. On n’atteint pas encore l’élite de la qualité visuelle, mais on sent que la next-gen est là et on en prend plein la vue tout au long de l’aventure. La planète offre des paysages aussi beaux que dangereux et c’est un plaisir de suer dans ces cadres de cartes postales futuristes. La faune locale et les aléas météorologiques prendront un malin plaisir à mettre votre talent à l’épreuve.

Mais du coup la castagne comment ça se passe ?

Outriders : une formule simple mais efficace.

Le jeu nous propose un système de combat, certes déjà utilisé à de nombreuses reprises, mais non moins agréable.

 

Inventaire

Jeu de tir à la troisième personne, très dynamique, on a comme un air de Gears Of War dès les premières minutes de gameplay. Le personnage est lourd mais se déplace vite. On évolue de couverture en couverture pour se défaire des ennemis le long de notre route. Ramassant sur le chemin des items et des ressources pour améliorer notre équipement.
Outriders propose un système de classes (4 au total) et de compétences propres à chacune d’entre elles.
Parmi ces classes nous avons : l’illusionniste qui sera un assassin se faufilant derrière les lignes ennemies pour y semer le chaos ; le pyromage qui utilise la puissance de feu pour infliger d’énormes dégâts à vos assaillants ; le telluriste, un guerrier résistant et protecteur ; et enfin le technomage, combattant longue distance qui utilise des outils de soutien pour aider votre équipe et ravager vos opposants. Libre à vous donc de créer votre guerrier selon vos aptitudes et de le personnaliser tout au long de l’avancée.

Arbre de compétence

La difficulté est bien gérée. Plus vous avancez plus le jeu devient difficile, mais il est possible de baisser le « niveau de monde » si jamais vous peinez à vous défaire des différentes épreuves.
La coopération est intéressante car selon vos classes, vos compagnons et vous aborderez des stratégies propres à votre escouade. Le catalogue des équipements est assez fourni sans pour autant nous perdre dans une infinité d’objets différents.

On rencontre pendant notre aventure différents combats de boss qui rajoutent du challenge à l’expérience.

Si on veut être tatillon, on peut dire que par moment les quêtes sont un peu répétitives. Mais il suffit de changer son approche ou la construction de son personnage pour vite s’accorder un peu de fraicheur. Ceci est d’autant plus vrai que vous avez un arbre de compétences propre à chaque classe permettant d’encore plus spécialiser votre gameplay. Et même si le jeu ne révolutionne pas un style déjà beaucoup utilisé, il n’en reste pas moins bien réalisé et très fun manette en main.

Alors cette nouvelle planète, on y plante la tente ?

Le jeu a connu dès son lancement un énorme succès, plus de 100 000 joueurs à sa sortie, un record pour Square Enix sur Steam.

Tout d’abord, si vous avez aimé les Gears Of War ou Bulletstrom, vous pouvez vous lancer dans ce jeu sans crainte, il y a de fortes chances pour que cela vous plaise (Le studio people can fly à l’origine de Bulletstorm est aussi à l’origine de Outriders en collaboration avec Square Enix).

Ensuite ce jeu plaira à tous les fans de TPS agressif avec une tendance tactique dans un univers science-fiction apocalyptique.

Le jeu est plaisant et encore plus avec un ou deux amis. Le rythme reste soutenu et la personnalisation du personnage offre des diversifications du gameplay.

Je n’ai appris l’existence de ce jeu que peu de temps avant sa sortie et j’ai été agréablement surpris, surtout pour quelqu’un n’étant pas habitué au genre.
Et surtout, le jeu est disponible gratuitement sur Xbox pour les détenteurs du GamePass de Microsoft.

Seul petit point noir, le jeu subit quelques soucis de connexions. Ils ne s’attendaient pas à un tel succès et les serveurs peinent sur les horaires de grande affluence, mais les développeurs travaillent d’arrache-pied pour régler cela au plus vite.
J’attends personnellement des DLC avec par exemple de nouvelles classes et des quêtes supplémentaires car ce jeu en possède le potentiel.
Je vous souhaite donc un bon moment pour ceux qui prendront un ticket pour Enoch et à la prochaine !!

Kingdom Hearts 3

Kingdom Hearts 3, testé sur  Xbox One :

Bonjour, je me présente je suis Oglo, un nouveau dans l’équipe de Error 404. Aujourd’hui pour mon premier article, je m’attaque à un monstre du jeu vidéo : Kingdom Hearts 3, des studios Square Enix, sorti en janvier 2019.

Tout d’abord remettons les choses dans leur contexte. Kingdom Hearts est un J-RPG (jeu de rôle aux allures d’anime japonais). Il prend place dans un univers où les personnages de Disney sont présents.
Ce mélange audacieux a valu à cette licence un énorme succès lors de la sortie de ses deux premiers volets. Le premier sort en 2002 et le second en 2005. Il aura fallut attendre 14 ans pour voir apparaitre le troisième volet (même si entre temps des jeux annexe sont sortis, apportant tout de même du contenu).

N’ayant jamais fait aucun opus de la saga, j’ai pris le risque de commencer par le 3. J’ai tout de même regardé quelques vidéos explicatives en amont pour ne pas être trop perdu. Le jeu propose quant à lui des petites cinématiques récapitulatives. Ceci dans le but de se rafraichir la mémoire pour certains, et d’apprendre des informations importantes pour d’autres. (par exemple le passé de notre héros : Sora)

Sora dans le monde  » Le Coffre à Jouets « 

L’univers

Les mondes de Disney dans un jeu d’action japonais ? C’est un grand OUI !

Les personnages sont parfaitement représentés, les traits de caractères respectés, l’humour judicieusement utilisé.
On retrouve beaucoup de musiques de l’univers (originale ou revisitée), on peut donc dire que l’immersion est totale. Pour un fan de Disney tel que moi, affronter des ennemies avec Donald Duck, Woody ou encore Hercule (pour n’en citer que trois) procure un plaisir fou.

Mais attention, qui dit Disney ne veut pas forcément dire immature. Car oui au premier abord, avec ses allures cartoonesques et ses personnages de films pour enfants, on peut imaginer une intrigue juvénile. Et bien pas du tout. L’histoire met en scène de nombreux personnages (et pas seulement venant des films Disney). Tous sont liés les uns aux autres par des relations très riches et complexes. Par moment on se croirai dans Games Of Thrones tant les interactions entre les protagonistes sont élaborées. Car en effet, les personnages inventés par le studio sont tous très bien mis en scène. Avec pour chacun, une histoire, un caractère, des forces ainsi que des faiblesses propres.
Qu’on les découvre ou qu’on les retrouve, ils se fondent parfaitement dans cet écosystème varié.
On y retrouve aussi de nombreux messages en lien avec des problématiques très matures, comme le sacrifice, la perte, la solitude… Bien évidement à côté de ça le jeu met en avant l’amitié, l’entre aide et le dépassement de soi.

Sora qui utilise son attaque spéciale  » Le marteau fusée « 

Le Gameplay

Du classique : simple mais efficace 

On peut jongler entre plusieurs armes, pièces d’équipements, capacités ou sorts différents, pour créer une façon d’évoluer propre à sa façon de jouer. Le tout sans être un casse-tête en termes de personnalisation des compétences de son équipe.

La prise en main se fait assez facilement et devient vite satisfaisante quand les combos sont maitrisés. Les combats sont dynamiques et le jeu se permet même de rajouter des nouvelles mécaniques au fur et à mesure de la progression. Apportant régulièrement des phases nouvelles et rafraîchissantes.
Mentions spéciales pour certains affrontements de boss qui sont dignes de films d’actions hollywoodiens. Leur mise en scène peuvent être spectaculaire. J’ai noté un seul léger bémol(qui ne diminue pas la qualité du jeu). Le fait que l’on rencontre beaucoup de cinématiques, coupant parfois le rythme du jeu. Il arrive que plusieurs combats à la suite soient entrecoupés de pauses narratives, pouvant interrompre le joueur dans son élan. Bien entendu on peut comprendre cela par le fait que le jeu est avant tout une histoire racontée avec le joueur comme héros principale.

Si la difficulté vous intéresse : je l’ai fait en niveau « normal » et le jeu n’est pas compliqué sans être non plus vide de défis. Il existe aujourd’hui un mode « critique » qui quant à lui offre une expérience beaucoup plus difficile pour les fans d’adversité.

Pour finir 

Techniquement le jeu est très beau et fluide. Un plaisir pour les yeux et les oreilles.
Cette œuvre m’a totalement ravie. J’ai passé un agréable moment à découvrir cette licence au combien réputée. Je ne me suis pas ennuyé durant mon aventure (comptez environ une trentaine d’heures pour finir l’intrigue principale en difficulté normal) et j’ai même envie de découvrir les précédents volets de la saga.
En plus on trouve une certaine modernité dans cet opus. Par exemple la musique d’introduction est une collaboration entre l’artiste Skrillex et Utada Hikaru pour la chanson « Face My Fears ».
Un détail qui apporte encore de bonnes sensations à cette œuvre.
Si vous êtes passé à côté n’hésitez pas à le découvrir par vous même.

Ps : les images sont des screenshots tirées de mon aventure personnelle dans le jeu

Nos amis Sora et Dingo qui prennent un selfie à Arendelle
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