Hollywood Undead – Nouvel album – Hotel Kalifornia le 12 août 2022

Hotel Kalifornia est le 8ème album studio de  Hollywood Undead sortira le 12 août prochain. Ce disque aborde la crise actuelle des sans-abri et du coût de la vie qui affecte l’État de Californie. L’album comprend les récents singles « Wild In These Streets » (produit par Erik Ron connu pour ses collaborations avec Panic! at the Disco, Godsmack, et Andrew Migliore qui a bossé avec Sueco et Grandson) et « CHAOS » produit par WZRD BLD (Lil Wayne, Bullet For My Valentine-), ainsi que le nouveau single dévastateur « City Of The Dead« .

Cet album combine des éléments rap, rock et alternatif méticuleusement (et parfois sauvagement) entrelacés dans ce style si particulier qui porte la musique d’Hollywood Undead à une croisée des chemins unique.

Après l’annulation de leur date avec Papa Roach et Ice Nine Kills le premier jour du confinement de 2020, on espère pouvoir revoir le groupe très bientôt dans nos contrées ! Le dernier passage en France ne nous avait pas laissés indifférents !

Découvrez le dernier single : City Of The Dead :

Les liens pour le préco dès maintenant : https://hollywoodundead.lnk.to/HotelKaliforniaID

Nouveau Single : Motionless in White – Masterpiece

Découvrez sans plus attendre le second extrait, « Masterpiece », de l’album de Motionless In White, Scoring The End Of The World, prévu pour le 10 juin ! L’album comportera notamment un featuring avec Mick Gordon, auteur des BO metal des derniers jeux vidéo Doom… On peut donc s’attendre à un album explosif !

Le groupe sera en co-headline à Paris avec Beartooth le 12 mars 2023 au Cabaret Sauvage !

Nouveau single While She Sleeps : Eye II Eye

Les anglais de While She Sleeps sont de retour !

C’est également l’occasion pour le groupe d’annoncer une version deluxe de leur album, prévue pour le 3 juin.

SLEEPS SOCIETY’ SPECIAL EDITION TRACKLISTING (en gras les nouveautés, à noter notamment l’apparition du chanteur d’Enter Shikari en feat sur une nouvelle version de SYSTEMATIC!)
:01 ENLIGHTENMENT(?)
02 YOU ARE ALL YOU NEED
03 SYSTEMATIC FEAT. Rou Reynolds
04 EYE TO EYE
05 NERVOUS FEAT. Simon Neil
06 PYAI
07 KNOW YOUR WORTH (SOMEBODY)
08 NO DEFEAT FOR THE BRAVE FEAT. Deryck Whibley
09 THE ENEMY IS THE INNER ME
10 DIVISION STREET
11 SLEEPS SOCIETY
12 FAKERS PLAGUE (ancien titre qui n’était sur aucun album à ce jour)
13 THE LONG WAY HOME
14 YOU ARE ALL YOU NEED (Acoustic)
15 CALL OF THE VOID
16 DN3 3HT

Les concerts à venir de WSS :

19 Juin : Hellfest
23 juin : Strasbourg/ La Laiterie avec August Burns Red
27 septembre : Paris/Zénith avec Parkway Drive 
 

Existance – Interview


On a rencontré Antoine, guitariste du groupe français Existance, qui aura le plaisir d’ouvrir la Main Stage du Hellfest le samedi 25 juin ! On y parle heavy metal, Parkway Drive et GTA…

Leur dernier album, Wolf Attack , vient tout juste de sortir, et on ne peut que vous recommander d’y jeter une oreille !

Un extrait de l’album :

Interview Welcome-X


Bonjour à tous,

Vous le savez, ici, on aime plutôt bien les genres de musique fusionnant différents styles… Nous n’avons donc pas pu résister de rencontrer Sam, chanteur du groupe Welcome-X, un groupe français proposant un son metal teinté d’influences jazzy… Le groupe a sorti son second album « Volume 2 » le 25 juin dernier dont voici un extrait :

On vous laisse en apprendre plus juste en dessous au travers de notre interview !

Interview Mat Welsh – While She Sleeps


On est allés à la rencontre de Mat Welsh, guitariste du groupe While She Sleeps, qui vient de sortir son nouvel album « Sleeps Society » le 16 avril 2021 !

Découvrez-en plus sur le nouvel album, le nouveau business du groupe et leurs prochains projets ! (et n’oubliez pas  d’activer les sous-titres!)

INTERVIEW EVANESCENCE


A l’occasion de la sortie de « The Bitter Truth » le 26 mars 2021, nous avons rencontré Tim McCord, bassiste d’Evanescence !

Farah : Salut Tim ! Vous avez sorti récemment The Bitter Truth. L’album est produit par Nick Raskulinecz, c’est la deuxième fois que vous travaillez avec lui. Pourquoi avez-vous voulu travailler à nouveau avec lui ?

Tim : Nick est un peu le père de notre groupe. Il est génial dans ce qu’il fait… On peut lui envoyer des démos même pas terminés et il saura comment les sublimer avec des idées qu’on imaginerait même pas. Il nous dit toujours « essaye ça, fais ci, sur le chorus faites ci, faites ça ! » Il est toujours surexcité et a la même énergie qu’un enfant avec des tonnes d’idées. Quand il est avec nous, il nous aide vraiment énormément sur pleins de domaines, et on est super heureux d’avoir pu travailler à nouveau avec lui.

Farah : La première fois que le public a pu apprendre l’existence de cet album, c’était en 2018 lors d’une interview d’Amy Lee (ndlr : chanteuse d’Evanescence), pourquoi est-ce que la réalisation de cet album a ensuite mis 3 ans ?

Tim : On a écrit des chansons à plein de moments différents. Il y a même des morceaux de cet album qui datent d’il y a 10 ans *rires*. On a eu envie de retravailler des anciens projets qu’on avait laissé de côté pendant tout ce temps, on les a retravaillé pour arriver à des résultats convaincants… The Game Is Over est sûrement la première chanson qu’on a enregistré sur cet album du coup ! Entre chacune des sessions d’enregistrement, on a fait plein de tournées, puis on retournait en studio pour faire quelques démos, on prenait aussi quelques semaines off entre les tournées… Il a fallu ensuite trouver une cohérence entre toutes les démos et tout ce qu’on avait pu produire. Au final, on a enregistré au studio de Nick à Nashville,  « The Game Is Over », « Wasted On You » et « Use My Voice ».  Un mois plus tard, le covid est apparu et donc ça nous a beaucoup ralenti… Quand on a pu se revoir, on était début juillet et on a fini d’enregistrer le reste. On avait déjà toutes les démos donc avec toutes les idées en tête, l’autre partie de l’enregistrement a pu se faire assez rapidement, et on a même écrit 2 chansons à ce moment là je crois : « Better Without You » et « Blind Belief ».

Farah : Tu parlais de la pandémie, cela a stoppé votre tournée. Vous deviez venir en France en septembre 2021, mais cela a été décalé… Vous avez fait quelques sessions d’écoutes avec vos fans et un livestream, allez-vous en refaire ?

Tim : Rendez-vous finalement le 30 mars 2022 pour la date française avec Within Temptation ! Pour le moment je ne peux rien dire, mais on a adoré ces expériences en ligne, et donc on devrait probablement en refaire…

Farah : « You’re right » était le 4ème single de l’album. C’est très groovy et ça parle de façon cynique du groupe et notamment de l’expérience de Amy de l’industrie musicale. Est-ce que c’est dur de travailler dans ce milieu ? Est-ce qu’il est parfois dur de garder son intégrité par rapport à des demandes de labels ou autre soucis ?

Tim : Ca peut l’être, vraiment. Amy a eu pas mal de soucis à ce niveau là et a voulu en parler dans le titre. Moi je m’occupe d’écrire la musique, mais les paroles, je laisse Amy raconter les histoires qu’elle souhaite. Mon but principal, c’est de proposer de la musique en laquelle je crois et qui soit qualitative. Je veux que les gens écoutent et apprécient. Je ne cherche pas à faire la meilleure musique et créer de la musique pour en créer, je fais juste la musique qui me passionne. Je ne ferai pas de la musique qui ne me plaît pas.  Une fois qu’elle ajoute ses paroles parfois, cela change beaucoup l’idée que je m’étais faite de ma musique la première fois.

Farah : Comment sais-tu que telle ou telle chanson deviendra un « single » ?

Tim : Il y a beaucoup de façons de le comprendre. « Wasted On You » est devenu le premier single car cela parle d’isolation et du couvre feu. « Used My Voice » et « The Game Is Over » ont suivi car la situation n’évoluait toujours pas et c’était plutôt approprié à ce moment là d’aider les gens qui se sentaient un peu seuls chez eux. « Better Without You » c’était plus qu’en la jouant, on s’est dit « wow, ça envoie » et donc on a voulu la mettre sous les projecteurs. Il y a beaucoup de raisons et on ne les avait pas écrites en se disant « c’est ça le single » au départ.

Farah : Quelle est ta chanson préférée alors ?

Tim : « Broken Piece of Shine » J’adore ce titre là. Elle a été écrite et était super forte, mais on ne trouvait pas le chorus de la chanson… On l’a changé genre 40 fois ! On a tout essayé et j’ai même laissé tomber… Puis Amy est arrivé avec ses paroles et d’un coup j’ai compris ce qu’il fallait faire, et c’est devenu ma chanson de coeur ! Ensuite, « Blind Belief », car j’ai apporté cette démo à la dernière session d’enregistrement, donc c’était cool, mais je trouve que la musique sur ce morceau était fou !

Farah : Tu as des chansons que tu es pressé de jouer en live plus que d’autres ?

Tim : « Blind Belief » bien sûr ! *rires* Après, je dirais « Better Without You » et « Part Of Me » seront fun à jouer… Attends, c’est ça le vrai titre de la chanson ? On change beaucoup de titres sur nos chansons et je ne sais plus s’il s’agit du titre « work in progress » ou le titre définitif… *rires*

Farah : Votre tournée devait se faire avec Within Temptation. Est-ce qu’il y a un autre groupe avec lequel tu rêverais de tourner ?

Tim : Oh, personnellement, je rêverais de tourner Deftones. On vient de Sacramento et on se connaît depuis super longtemps. Ils étaient potes avec mes frères à l’époque, je les connais depuis que j’ai 8 ans. Ce serait un super honneur de jouer avec eux. J’adore aussi « Incubus » et ce serait génial de jouer avec eux. C’était ma femme qui était  fan à la base, et à force d’écouter avec elle, je me suis mis à adoré aussi. Si on faisait une tournée avec Deftones et Incubus, je pense que ce serait notre dernière tournée, j’aurais réussi ma carrière *rires*.

Farah : Sur Error404, on parle pas seulement de musique, mais on aime bien connaître un peu plus les personnes que l’on interview personnellement !

Tim : The Big Lebowski, ça a changé ma vie à mes 18 ans !

Farah : Un jeu vidéo préféré ?

Tim : Il y en a tellement qui sont incroyables…. Je joue depuis mes 6 ans et je suis toujours aussi fan. L’an dernier j’ai joué à deux jeux vraiment marquants, The Last Of Us Part II  et Ghost Of Tsushima.

Farah : Un livre à recommander ?

Tim : J’ai grandi avec les X-men, alors je ne pourrais pas dire autre chose que les X-men. Mon personnage préféré est Gambit.

Farah : Merci pour ton temps Tim !

Interview réalisée par Farah Siblini pour Error404

INTERVIEW CROWN


Aujourd’hui, le 16 avril 2021, sort « The End Of All Things », le nouvel album du groupe de rock français CROWN, et pour l’occasion, on est allés à leur rencontre !

Max : Vous êtes partis sur quelque chose de bien plus chanté que vos précédents albums. Comment avez-vous bosser sur ce renouveau ?

Stéphane Azam : Les morceaux étaient plus calmes et progressifs, il y avait une autre atmosphère, donc j’ai pas vraiment travaillé ma voix sur les démos… Mais ça m’a valu quelques soucis sur l’enregistrement ensuite *rires*. Sur le chant clair, on a tout de suite l’émotion et l’intention qui se dégage, beaucoup plus que sur le scream… Donc au final les démos n’étaient pas à la hauteur de ce que donnait la musique et il a fallu beaucoup le travailler ensuite pour atteindre le niveau que l’on souhaitait.

David Husser : On est toujours présenté comme un duo, mais CROWN c’est surtout Stéphane. Moi j’étais surtout le producteur de l’album au départ, et je l’aidais pour la programmation et le mix de l’album. Je trouvais la voix claire et la qualité des mélodies vraiment intéressante et je l’avais poussé dès l’album précédent d’essayer de chanter tout sur le disque suivant, et c’est ce qu’il a fait. Au final sur ce nouvel album, c’est lui qui a encore tout écrit et presque tout fait, mais je suis intervenu ensuite dans le process.

Max : Du coup, le chant clair, c’est quand même quelque chose que tu voulais faire depuis longtemps Stéphane ?

Stéphane : Sur « Nightrun » (3eme album) et même avant, j’avais tendance à « sous-mixer » mes albums, car j’étais pas super confiant en moi-même et je me limitais un petit peu, surtout sur le chant. Il y avait beaucoup de boulot à faire pour que ce soit convaincant pour moi. C’est là que David m’a vraiment aidé à déployer tout le potentiel que j’avais gardé jusque là, et notamment au niveau de la voix claire. Il m’a bien aidé et m’a fait gagné en assurance à ce niveau là.

 

Max : Au début, on se croirait presque sur un album un petit peu « darkwave ». Est-ce que ces sonorités electroniques sont des choses que vous avez voulu bosser encore plus ?

Stéphane : Oui, on a vraiment fait attention à la partie electronique et aux guitares. C’est là qu’intervient le génie de David : moi je ne me rendais pas forcément compte que la texture n’était pas bonne ou que ça pouvait être « mieux » ou desservir le morceau, et David a réussi à pousser le mixage et les identités des morceaux encore plus loin.

David : Au début il n’y avait aucune basse sur les deux premiers albums, et j’en ai rajouté très discrètement sur « Nighrun » pour stabiliser un peu les notes qui existaient… J’étais sûr que le monde un peu « suburbain » pouvait amener quelque chose. Cette fois-ci, dès les premières maquettes, Stéphane avait intégré des séquences de basse façon 80s, donc on est reparti de ça et on y est allé à fond !

Maximilien : Tu parlais de fréquence tout à l’heure, vous êtes tous les deux ingénieurs sons à la base c’est ça ? En quoi cela influence votre processus créatif ?

Stéphane : Je suis surtout ingénieur son en live, mais je n’ai pas du tout le niveau de David en mixage studio. C’est vrai qu’on sait que certaines fréquences rentrent en collision les unes avec les autres, et on arrive parfois mieux à trouver des solutions rapidement. David le fait bien mieux que moi mais il saura directement quel son de clavier choisir, comment l’adapter…

David : Je suis surtout producteur, je ne me considère plus vraiment comme ingénieur du son. J’ai produit 450 albums, et j’avoue que je fais ça depuis tellement longtemps que je n’y réfléchis même plus, j’ai plein d’automatismes sur des arrangements à force. Dès que tu sens qu’un truc sonne « fat » ou « large » ou « flippant », on trouve très rapidement comment corriger le tir et réguler tout ça.

Max : Avec tous les groupes avec lesquels vous avez pu bossés par le passé, vous avez été bien inspirés par certains ?

David : Je joue de la guitare depuis super longtemps, mais il m’arrive de ne pas en jouer pendant des mois et je continue quand même d’évoluer. Même si j’en rejoue plus tard, je joue mieux car j’apprend de ce que je vois. Je vois un gars qui joue de telle ou telle façon et je me dis « wow, mais c’est génial ce que fait ce type là ! ». Oui ça prend du temps ensuite de le retranscrire mais notre cerveau est une putain de machine, on apprend tout plein de choses tout le temps !

Stéphane : On se construit un peu professionnellement chaque jour, et chaque fois que je fais des lives, je découvre de nouvelles choses pour toujours m’améliorer !

Max : En parlant de live… Vous savez déjà un peu comment va se dérouler un live de CROWN quand on pourra de nouveau venir fouler les salles ?

Stéphane : On espère pouvoir repartir en tournée en 2022. On devait partir avec Enslaved, mais ça a été bien évidemment repoussé.  On a enregistré récemment une session pour le Roadburn Festival. On avait pas répété des masses avant et pourtant…

NDLR : La session sera diffusée ce week-end juste après l’interview, et en même temps que la sortie de l’album ! Ne la ratez pas sur le site du Roadburn Festival ! 🙂

David : En fait, c’est plutôt simple à jouer ce qu’on fait, il faut juste réussir à utiliser tous les éléments de la musique car on utilise beaucoup de pédales, de choses à contrepied de leur utilisation standard, donc enchainer tout ça en live c’est super dur. On voulait éviter de séquencer tout pour nos lives, donc on a forcément les parties synthé, mais tout le reste, on tenait à le jouer en live.

 

Max : Vous avez apprécié faire un livestream alors ? Vous avez pu partager ce que vous souhaitiez ?

Stéphane : Oui, je pense. Ce n’est pas évident car on joue sans public, mais j’arrive à rentrer assez facilement dans la musique donc j’étais vraiment à fond tout de suite. Ne pas jouer devant un public, c’est un peu particulier, mais l’avantage du livestream, c’est qu’on peut bosser sur l’esthétique à fond. On s’est filmés avec des caméras de cinéma façon clip. On était en cercle dans une salle, c’est des configurations qu’on ne peut pas vraiment réaliser en live, donc c’est une façon originale de faire autre chose.

David : C’est aussi une façon nouvelle de découvrir les morceaux. C’est proche de l’album, mais c’est joué live, donc c’est plus « simple »… Disons qu’on écoute les morceaux dans son plus simple appareil. Je trouve qu’on a parfaitement réussi à retranscrire les morceaux, et je pense qu’on intègrerai même des choses qu’on a tenté pendant le live sur l’album !

Max : De ce que je comprend, c’est que vous aimez bien essayer de nouvelles choses à chaque fois

Stéphane : Oui, on essaye toujours diverses petites choses…

David : Mais pour être franc, je pense qu’on a trouvé une réelle « base » sur laquelle on va pouvoir avancer aujourd’hui. On bossera toujours pour présenter de nouvelles choses, mais j’ai l’impression qu’on s’est vraiment trouvé avec cet album.

Stéphane : Ce qui est plutôt étonnant, et auquel je ne m’attendais pas vraiment, c’est que j’avais peur de perdre des fans, et au final on se rend compte que c’est tout l’inverse. On a des personnes pas forcément issues du « metal » qui s’intéressent maintenant à ce qu’on fait.

Max : Cela me fait penser un peu au changement radical de style de Bring Me The Horizon il y a quelques temps.

David : C’est marrant que tu cites ça, car personnellement, j’adore l’album « Amo ». C’est fantastiquement composé en terme de mélodie, Jordan Fish est un grand arrangeur. Ca me rappelle aussi l’album disco-rock de ZZ Top, « Eliminator ». A l’époque, on était encore moins ouvert d’esprit donc ça a du être difficile, et pourtant c’est probablement leur plus gros succès aujourd’hui, même s’il n’y a pas de vraie basse ni de vraie batterie sur cet album. Quand je vois ces gens faire ça, c’est super inspirant.

Max : En parlant de choses inspirantes, l’album clôture par un morceau un peu plus hypnotisant, plus aérien, et notamment la présence d’une voix féminine en plus. Cela me faisait penser à des génériques de films un peu épiques tu vois,

Stéphane : C’était un peu l’idée en effet. C’est Karin d’Årabrot qui nous a prêté sa voix. Je faisais le son pour leurs groupes et pendant les balances, j’ai vraiment été séduit par sa voix. Elle me faisait penser un peu à Mike Patton ou à Björk. On avait ce morceau sur lequel on bloquait un peu, et donc on lui a proposé de poser sa voix sur le morceau pour essayer de faire avancer le morceau… Puis juste après la tournée, elle nous a envoyé sa voix !

David : C’est l’un des rares moments où on a un peu lutté entre nous. On a reçu ce passage chanté très pop, Stéph voulait le « noircir » un peu, moi je voulais vraiment le garder tel quel car je le trouvais formidable. J’étais sûr qu’on pouvait trouver quelque chose qui colle à l’univers tout en l’utilisant… Du coup j’ai fait une première version que Stéphane a detesté, puis il m’a fait une version que j’ai detesté, et on a fini par retravailler une troisième version ensemble qui est celle que l’on entend sur le disque aujourd’hui.

Max : Maintenant, si vous deviez choisir un morceau pour faire découvrir CROWN à quelqu’un, lequel est-ce que vous choisiriez ?

Stéphane : J’hésite entre Violence et Illumination

David : Tu fais chier Stéphane, j’espérais que tu dises Violence pour pouvoir dire Illuminations… *rire*

Max : Alors, on va finir par nos petites questions 404 habituelles pour mieux vous connaître!  Vous auriez un groupe à recommander en ce moment ?

David : Je vais rester sur Bring Me The Horizon. J’adore « Amo » et même leur dernier EP. D’ailleurs, Yungblud est incroyable, j’ai presque cru qu’il leur volait la vedette… C’est vraiment le mauvais garçon anglais typique, mais il excelle dans ce qu’il fait !

Stéphane : Moi c’est plus un groupe des années 90 qui s’appelle Swans. Sinon, j’écoute pas mal de Genghis Tron en ce moment, c’est vraiment cool ce qu’ils font !

David : Ca file le vertige de voir le nombre de bons disques et de gens qui se bougent le cul aujourd’hui pour faire des choses. C’est génial qu’il y ait autant de créativité aujourd’hui et internet ça aide beaucoup dans tout ça mine de rien. C’est un peu plus « formaté » mais il y a un vivier d’artistes incroyables de nos jours.

Max : Un film ou une série préférée ?

Stéphane : Je suis en train de me refaire tous les Six Feet Under, c’est l’une des meilleures séries de tous les temps pour moi.

David : Je vais rester sur un truc plus léger, mais j’adore ce film… Pineapple Express ! C’est un film « de joint » vraiment fun, mais il faut ABSOLUMENT le regarder en VO. En VF c’est vraiment débile et pas drôle, mais en VO c’est vraiment super cool.

Allez, on finit par Illumination, puisque vous l’avez tous les deux mentionnés précédemment aussi 🙂

Max : Est-ce qu’on pourrait finir par un jeu vidéo ?

David : Je joue plus du tout aux jeux vidéo pour le coup…

Stéphane : Je joue pas énormément, c’est surtout ma compagne qui joue. J’ai joué un peu à Red Dead Redemption, mais en fait je préfère voir ma nana y jouer. Le jeu est impressionnant, je connaissais pas cette facette du jeu vidéo. Il y a tellement de contenu et de choses à découvrir, c’est hallucinant.

 

 

 

Wheel – Interview 404


On a rencontré le groupe de metal progressif finlandais WHEEL à l’occasion de son prochain album « Resident Evil » le 26 mars.

Maximilien – Error404.fr : Hei James ! J’espère que tu vas bien ! Peux-tu te présenter pour commencer ?

J : Salut, je suis James Lascelles, le chanteur/guitariste de Wheel. Salutations depuis la toundra arctique de l’Europe du Nord – c’est un plaisir de parler avec toi !

M : Vous sortez « Resident Human » le 26 mars. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

J : J’ai commencé à assembler les principales parties instrumentales et structures de  » Dissipating « ,  » Movement « ,  » Ascend « ,  » Hyperion  » et  » Resident Human  » après notre deuxième série de dates de tournée européenne avec Soen fin 2019. Nous nous attendions à une autre année chargée de tournées en 2020, nous n’avions donc qu’une fenêtre limitée pour écrire de la nouvelle musique si nous voulions sortir quelque chose au cours de l’année suivante, ce qui nous a conduit à réserver des dates d’enregistrements au début du mois de mars 2020. Comme vous l’avez peut-être deviné, rien de tout cela ne s’est déroulé comme nous l’avions prévu… Nous avons fait notre première tournée européenne en février 2020 (qui a été une expérience incroyable) et à ce moment-là, nous nous attendions encore à faire notre première tournée américaine en première partie de Swallow the Sun et Infected Rain en avril/mai ; nous avons découvert pendant les concerts que nous ne pourrions pas faire les dates américaines en raison de complications de visa avec nos nouveaux membres et avons donc décidé de reporter notre temps de studio de quelques semaines, nous donnant jusqu’à la fin mars pour peaufiner la musique. Gardez à l’esprit qu’à ce stade, nous n’avions pas de paroles, d’idées vocales ou de thèmes pour la musique, tout était instrumental.
Nous avions des dates de première partie en Finlande prévues pour mars 2020 avec Apocalyptica et juste après la première de ces dates, le 12 mars, la Covid a frappé la Finlande et pendant les 24 heures suivantes, tous nos concerts ont été annulés ou reportés…
On a profité de ce temps supplémentaire inattendu pour tout refaire et tout repenser. Santeri Saksala, notre batteur, a contribué à quelques parties de batterie cruciales qui ont changé radicalement certaines des compositions (la partie du couplet dans « Ascend » en est un bon exemple) et lui et Aki Virta (notre bassiste) ont eu plus de temps pour préparer et ajuster leurs parties avant le début des sessions en studio. C’est également à cette époque que j’ai trouvé l’instrument de « Fugue ».

Nous avons enregistré la batterie et la basse pour l’album aux studios Finnvox à Helsinki fin mars/début avril, ce qui s’est avéré être le pic initial de l’épidémie finlandaise de la Covid. C’était surréaliste d’enregistrer notre album alors que la distanciation sociale était de mise et que rien n’était normal et que dans les médias, on avait l’impression que le monde s’effondrait autour de nous. Notre guitariste de l’époque n’a pas pu nous rejoindre en studio car la province dans laquelle nous vivons (Uusimaa) a été fermée pour tous les déplacements, sauf les plus essentiels. Au cours de ces sessions, nous avons expérimenté des choses que nous n’avions jamais faites auparavant, notamment une installation de basse à deux amplis. On a même essayé, à la suggestion de Santeri, de désactiver totalement le métronome pour « Hyperion ». Ce n’était pas prévu et franchement, c’était un peu terrifiant, mais le résultat était magnifique. Des choix comme celui-ci nous ont permis de trouver le style général de l’album – quelque chose qui mettrait en valeur une plus grande vulnérabilité et humanité que « Moving Backwards » et un son qui serait globalement plus proche de la façon dont le groupe sonne en concert. J’ai enregistré la plupart des guitares de l’album dans mon studio à Espoo (banlieue d’Helsinki), les ré-amplifiant ensuite aux Sonic Pump Studios avec le groupe. En raison des changements de line-up, j’ai fini par jouer toutes les guitares sur l’album, à l’exception du solo de « Hyperion » où notre ancien guitariste, Roni Seppänen, est revenu pour un featuring. J’ai enregistré les voix au cours de l’été 2020 et comme nous n’avions pas d’idées claires sur le sujet des chansons (à part « Movement » qui a été la première chanson que j’ai terminée pour le disque), il a fallu plusieurs mois d’expérimentation pour trouver des thèmes et des parties qui nous convenaient à tous. J’ai découvert « Hyperion Cantos » de Dan Simmons pendant cette période et certains des thèmes majeurs des livres, en particulier ceux qui traitent de concepts tels que la mortalité et l’indifférence de l’univers, m’ont vraiment parlé et ont eu un impact majeur sur les paroles. Dans l’ensemble, nous sommes incroyablement heureux de ce que l’album a donné – c’était exigeant et frustrant par moments, mais dans l’ensemble, c’était une expérience immensément gratifiante, surtout si l’on considère les obstacles que nous avons réussi à surmonter à la fois dans la production et en raison de la pandémie.

M : Merci pour tous ces nombreux détails James, c’est super intéressant. On voit que tu es vraiment passionné par ce que tu fais. Quelles sont vos inspirations ? Les riffs sont dingues.

J : Nous sommes inspirés par beaucoup de choses différentes et nous avons tous des domaines d’intérêts et de spécialisations différents, donc je ne peux parler que pour moi. Cette fois-ci, j’ai été inspiré par Massive Attack, Opeth, Alice in Chains, A Perfect Circle, Soundgarden, Nirvana, Radiohead, Katatonia, Tool, les premiers Foo Fighters, Karnivool, Rachmaninoff, Led Zeppelin et Rage Against the Machine – il y en a probablement beaucoup d’autres que j’ai déjà oubliés.
J’ai toujours pensé que le contexte est primordial si l’on veut qu’un riff ait un impact – si la musique heavy essaie de garder les choses sur un ’10’ tout au long d’une chanson, elle finit souvent par sonner comme un ‘6’ dans l’ensemble, donc la plupart du ‘poids’ perçu d’un riff se résume à la structure et à la dynamique. Nous avons vraiment essayé de vivre selon cette philosophie dans « Hyperion » par exemple, où il y a une pause avant le riff le plus lourd du morceau, ou dans « Resident Human » où les parties ambiantes au milieu du morceau préparent la section finale à revenir de façon dramatique.

M : Vous alternez entre des chansons très longues, autour de 10mns et d’autres plus courtes autour de 4mns… Avez-vous des façons différentes d’écrire une chanson qui induisent cela ?

J : Alors… Pas vraiment ! J’ai toujours pensé que « progressif » signifiait « libre de toute normes de genre », bien qu’il faille admettre que, comme les mots « alternatif » et « indie » avant lui, « progressif » est devenu un terme aussi chargé avec ses propres tropes stylistiques.Par-dessus tout, nous avons toujours été passionnés par la création d’une identité stylistique forte pour chaque morceau, plutôt que d’essayer de forcer arbitrairement une chanson dans une direction qui ne semble pas naturelle ; en conséquence, nous avons trouvé un plaisir égal à écrire des morceaux plus longs et plus courts. Je pense que la principale différence est qu’il y a beaucoup plus de musique autour de la longueur de 3-4:30, donc quand nous faisons des chansons plus courtes, nous voulons vraiment renverser les attentes et être un peu « punk » dans notre approche – il y a beaucoup de normes structurelles et stylistiques dans la musique rock et métal à défier et nous aimons les jouer pour voir si nous pouvons trouver quelque chose que personne n’a pensé avant, ou pour réinventer un vieux trope d’une manière intéressante.
Avec nos chansons plus longues, nous sommes toujours conscients de l’engagement plus important que nous demandons à l’auditeur et nous passons beaucoup de temps à peaufiner, éditer, ajuster et rationaliser le voyage pour justifier cela. Nous ne voulons jamais être obtus sur le plan stylistique ou complexes pour le plaisir de la complexité, et nous finissons généralement par couper plus que vous ne le pensez dans ces chansons – c’est censé être amusant avant tout et si nous demandons à quelqu’un de passer 10-12 minutes de son temps à écouter une chanson, nous voulons nous assurer qu’elle en vaut absolument la peine. Ce qu’il y a de mieux dans l’écriture de chansons plus longues, c’est que nous avons la possibilité de faire évoluer une idée au-delà de ce qui serait possible dans un morceau plus court – une opportunité de créer un voyage sonore d’une échelle beaucoup plus grande.

M : Sur votre premier album, Moving Backwards, vous avez aussi 7 chansons. Est-ce une coïncidence ?

J : C’est une question facile… Oui, c’est une coïncidence ! Nous avions initialement prévu de n’enregistrer que cinq titres pour le nouvel album mais j’ai écrit « Fugue » à la dernière minute avant de commencer à enregistrer et nous avons décidé d’ajouter « Old Earth » après quelques expérimentations en studio.

M : La chanson de fin « Old Earth » est assez atmosphérique et calme, seulement du piano et pas de voix, était-ce un défi pour vous de créer quelque chose de différent de toutes les autres chansons de votre discographie ?

J : Contrairement à beaucoup de nos chansons qui sont assez logiques dans leur assemblage, « Old Earth » a juste été ressenti comme la bonne façon de terminer l’album.Lorsque nous enregistrions la batterie et la basse au Finnvox, il y avait un piano à queue Yamaha dans la salle de concert sur lequel j’ai commencé à jouer pendant les pauses – après quelques sessions d’expérimentation, l’idée m’a semblé parfaite pour terminer l’album ; un hommage nostalgique à une innocence perdue et un retour à la terre depuis les étoiles.
La chanson a vraiment pris vie lorsque j’ai demandé à mon frère, Simon Lascelles, d’ajouter un peu de piano depuis son studio au Royaume-Uni (il joue tout le « second » piano du morceau). Le jeu de Simon a vraiment transformé l’ambiance générale et a vraiment ajouté au suspense et à l’harmonie créés dans la première moitié de la chanson en particulier. Conceptuellement, l’album est une déconstruction de ce qu’est l’être humain et nous avons décidé qu’une performance au piano était le parfait rappel de cela après le drame du morceau précédent..

M : Pourquoi l’album s’appelle « Resident Human » et a pour artwork un crâne entre deux têtes ? L’œil est toujours dans le crâne, mais vous avez une oreille complètement déconnectée de la tête, qu’est-ce que cela signifie ?

J : La pochette de l’album a été conçue et créée par ma femme, Annukka Lascelles, qui a déjà réalisé toutes nos illustrations – c’est une artiste incroyablement talentueuse. Vu le temps que nous passons normalement en tant que groupe à débattre démocratiquement des décisions artistiques, se mettre d’accord sur la couverture a été un choix facile et quand nous avons vu sa première ébauche, nous avons su que c’était la bonne solution pour nous.
Les paroles de l’album sont une déconstruction figurative de l’humanité, alors pour contraster avec cela, nous avons eu l’idée de faire de la pochette une déconstruction « littérale » d’un humain. Le style a été inspiré par de vieux manuels de médecine de l’ère victorienne (qui sont bien plus horribles que je ne le pensais quand on considère que beaucoup de dessins de style cartoon étaient probablement tirés de la vie réelle) et des insectes épinglés de style musée – cela a influencé la façon dont les différentes parties anatomiques sont représentées ; cliniquement et seulement pour le bénéfice de l’observateur.

M : Avez-vous déjà pensé à vos sessions live pour ce nouvel album, malgré la pandémie ? Nous nous attendions à vous voir en avril avec Apocalyptica et Epica à Paris… Savez-vous déjà si la tournée sera reportée et la nouvelle date ?

J : La tournée avec Apocalyptica et Epica a été reprogrammée pour 2022 et nous devrions passer par Paris le 14 mars 2022 et Toulouse le 15 mars 2022 !
Nous avons été assez absorbés par les répétitions et la commercialisation de l’album ces derniers temps, mais nous travaillons également sur des projets futurs, dont nous pourrons parler davantage plus tard dans l’année.
Pour l’instant, nous faisons des live streams hebdomadaires sur Instagram qui incluent des sessions de questions-réponses et des discussions avec d’autres groupes – tous ceux que nous avons faits jusqu’à présent sont enregistrés sur notre IG TV. Suivez-nous sur les médias sociaux si tout cela vous semble intéressant.
Comme nous le savons tous à ce stade, il est impossible de prédire quand Covid arrêtera d’empêcher les tournées, mais nous sommes vraiment impatients de prendre le nouveau matériel sur la route – soyez patients avec nous et nous promettons que cela vaudra la peine d’attendre.

M : Merci pour tes réponses James, nous allons terminer avec quelques questions orientées Error404 car nous ne parlons pas seulement de musique mais aussi de culture pop et des goûts des gens que nous rencontrons.
As-tu un groupe à recommander en ce moment ? Une belle découverte du moment ou votre groupe préféré ?

J : Ces derniers temps, j’ai beaucoup apprécié le remake de « The Raging Wrath of the Easter Bunny » par Mr Bungle et j’ai exploré le catalogue de Depeche Mode, dont je ne connaissais pratiquement rien auparavant – j’adore ce que j’ai entendu jusqu’à présent. À part cela, on ne peut jamais se tromper avec du Rachmaninoff…

M : Un film préféré ?

J : Nocturnal Animals !

M : Une série télévisée ?

J : « Bosch » était assez génial je dois dire…

M : Last but not least… Un jeu vidéo ?

J : Je vais dire « Hollow Knight », c’est un chef-d’œuvre et je le recommande à tous les amateurs de jeux vidéo !

M : Merci beaucoup pour ton temps James, et je te souhaite le meilleur pour la sortie de Resident Human !

Retrouvez WHEEL sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram.

 

Quitter la version mobile