Parkway Drive de retour avec un nouveau titre !


Les australiens de Parkway Drive sont de retour avec un tout nouveau titre intitulé Glitch ! Après nous avoir teasé des courts extraits pour nous mettre dans l’ambiance, leur morceau a été révélé hier. Pas de doutes, c’est bien du Parkway Drive, comme on l’aime !

 

 

Pour rappel, ils seront également de passage à Paris, au Zénith, le 27 septembre prochain, avec While She Sleeps et Lorna Shore !

 

Simple Plan est de retour…!

6 ans après leur dernier album, Taking One for the Team, Simple Plan revient enfin sur le devant de la scène ! À ce jour,  ils nous ont déjà fait patienter avec la sortie de deux singles, The Antidote, et Ruin My Life (en featuring avec Deryck Whibley de Sum 41). Et les les canadiens ne sont pas en reste puisqu’ils viennent de dévoiler un tout nouveau titré, Congratulations, en marge de l’annonce de leur prochain album, Harder Than It Looks, qui sortira le 6 mai prochain !

 

 

Alcest @ La Machine du Moulin Rouge (07/03/2020)


Le mois dernier avait lieu l’un des derniers concerts parisiens avant que ceux-ci ne soient contraints d’être annulés. Et bien que nous ayons des concerts ou des festivals en ligne, rien ne vaut une expérience en live, loin de la tristesse hivernale. Ces soirées qui vous transportent et vous font rêver. On revient sur cet Autre Temps, où nous avons pu voir Alcest, accompagnés de Kælan Mikla et Birds in Row, à la Machine du Moulin Rouge.
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LIVE REPORT : The Maine @ Trabendo – 21/02/2020


Un soleil flamboyant régnait sur la Cité de la Musique en ce 21 février. Une couleur rouge-orangée brûlante dans laquelle on aimerait s’y perdre a pris place, annonçant au préalable la couleur de ce soir. Mais trêve de bavardage, ce n’est pas pour vous peindre un cliché de Monet que nous nous retrouvons au Trabendo aujourd’hui, si ce n’est pour débattre d’un dilemme. Devrions-nous nous tenir tête sur l’Atlantique ou plutôt nous rapatrier vers le Maine-et-Loire? Avant même d’avoir le temps de dire « Hey l’eau! », nous voilà engloutis dans les profondeurs sous-marines.

 

 – STAND ATLANTIC –

Sortant nos petites têtes à la surface, nous contemplons le paysage. Bien que le cadre semblait déserté de ses habitants, c’est bel et bien en Australie que nous avons échoué. Où sont donc passés les camarades qui pourtant naviguaient à nos côtés auparavant? Il n’y avait que d’espace pour pouvoir s’installer en ces terres arides. Pourtant, ce n’est pas en tant que vagabonds que nous avons atterris en ces lieux, puisque c’est un cadre qui devrait nous être bien plus que familier. Après un moment qui s’annonçait presque éternel, tous les cerveaux parvinrent enfin à faire l’effort de se souvenir : BINGO! C’est Stand Atlantic que nous allons voir à la présente heure!

Mais où sont donc passés ces Australiens qui nous avaient offert une soirée des plus mémorables en avril dernier? Se pourrait-il qu’ils soient en train de pratiquer l’équilibre sur de nouveaux océans au lieu de se présenter à nous? Nul ne le sait. Tout ce que l’on peut constater, c’est que l’attente prend de plus en plus d’ampleur auprès des vacanciers habitués, dont de nombreux qui s’étaient permis de faire de la voile depuis l’étranger pour surfer sur la sensation qu’est Stand Atlantic.

Déjà dix minutes supplémentaires se sont écoulées depuis l’heure que le capitaine nous avait indiqué pour le début de cette escapade maritime. Dix minutes durant lesquelles nous n’étions pas à court de classiques! Entre « In Bloom » de Neck Deep et « Secrets » de State Champs qui dès lors activent les piles énergiques se trouvant à bord, comment ne pas se sentir comme une plume à l’écoute de « Weightless » de All Time Low? Enfin, comme une plume, comme une plume… façon de parler, d’autant plus que nous avons encore une ancre devant nous à jeter!

Ne se faisant plus attendre davantage, les Australiens ne débarquent non pas sur Seine, mais sur scène. Un beau virage qui était pour le moins acclamé, bien que la quasi-totalité des visiteurs semblait plutôt venue avec leur passe séjour de Mainiots et Mainiotes. Il n’empêche toutefois qu’une poignée de personnes se presse sur les rivages afin de faire parvenir leurs voix jusqu’aux autres qui vivent probablement sous une grotte pour ne pas encore avoir entendu parler de Stand Atlantic.

Les tourbillons tumultueux firent leur apparition au son tonitruant des premières chansons, emportant avec eux les inconnus au bataillon qui venaient tout juste de découvrir le groupe. C’est vous dire l’énergie contagieuse qui régnait déjà, à peine le set débuté. D’ailleurs, en parlant d’énergie, je ne saurais deviner quel type de composant vous avez consommé avant de venir, mais il semblerait que cela a déclenché une réaction chimique dans vos corps. En effet, « Chemicals » voit la naissance d’un petit train marin humain enjoué qui fait plusieurs ronds-points à vive allure. Puis, lorsque vient le bridge, un espace se libère instinctivement. Êtes-vous prêts pour la traversée du cours d’eau? Faites tout de même gare à vous car lorsqu’un fleuve part à contre-courant, cela résulte généralement en un petit choc violent.

Précédemment, « Skinny Dipping » se présentait à nous à la manière d’un cours de natation qui nous enseigne comment sauter et éventuellement plonger. Toutefois, ce n’est pas avant « Chemicals » que ce cours portera fruits, car c’est précisément sur cette même chanson que les moteurs ont réellement carburé, déclarant à l’occasion les vagues de plongeon ouvertes. A priori, les leçons ne semblaient néanmoins pas encore ajustées à la perfection puisque les élèves battaient leurs cils d’incompréhension face aux premières tentatives. Allons-bon, n’avez-vous donc jamais vu de dauphin parcourir les mers auparavant?

Après avoir interprété cet hymne tiré de Sidewinder, les Australiens innovent en nous demandant de nous taire avec « Shh! ». Serait-ce une instruction implicite pour que l’on reste terre à terre? Parce que oui, bien que nous traînions dans les fonds marins dès que nous avons mis pieds ici, peut-être n’êtes-vous pas encore au courant des nouveautés, à savoir, leur chanson sortie en début de semaine. L’énergie dégagée est certes différente et se tourne vers quelque chose de plus rock (comme les roches que l’on trouve six pieds sous mer?). La musique étant rythmée par des moments assez distincts et accentués, Miki Rich en profite pour lâcher sa basse de temps à autre afin de créer des mouvements ondulés par le biais de ses bras, et d’ainsi rester dans le flow.

« Lost My Cool » semble toujours autant garder nos petits mollusques hors de contrôle, leurs voix résonnant plus fort que Bonnie Fraser. Et, bien que personne ne semblait particulièrement enchanté à l’idée d’avoir « Clay » dans le menu du jour, on peut dire que finalement, l’argile n’a laissé personne de marbre. Tout comme leur autre récent single « Hate Me (Sometimes) » qui, contrairement à ce que le titre indique, ne va non pas attiser notre haine pour la chanson mais plutôt attirer nos cœurs droit dans ses filets. Sans surprise, la grosse énergie qu’elle dégage se reflète sur les visages des présents, déclenchant rebonds et crowdsurfs à volonté. Au moment où l’on pensait pouvoir s’échapper des mailles, les instruments cessent, ne laissant que la pure et douce voix de Bonnie résonner en solo sur de la guitare. En voilà un apaisant spectacle à en couper le souffle.

Toutefois, on peut oser espérer que cette fin plus lente et calme vous a justement donné l’occasion de remplir vos poumons d’oxygène, car « Coffee At Midnight » sera loin d’être de tout repos. On sait bien, on sait bien… Il n’est pas encore minuit et Cendrillon ne rentre pas en sous-marin après avoir oublié une palme de verre. (Enfin, pour le coup, c’est plutôt la voix que la Cendrillon australienne a laissé derrière elle, suite à un fâcheux rhume qu’elle a attrapé. On vous a dit maintes fois, les jeunots, qu’il faut bien se couvrir lorsque vous prenez le gouvernail!)

Quoi qu’il en soit, les fans ne sont pas seulement venus pour prendre une tasse de café. Mais plutôt pour apporter un réel soutien au groupe avec toutes les bonnes tisanes chaudes, en se rendant eux-mêmes sur scène pour apporter de la voix, tandis que Bonnie joue les vigies en escaladant le haut-parleur. Cette stage invasion finale en toute euphorie n’est pas sans rappeler l’épisode précédent où les voiles étaient également levées.

Si la décision de Royaume-Uni concernant le Brexit a eu son mot final, Stand Atlantic ne se laisseront pas pour autant impressionnés. En effet, ils percent même hors-frontières et touchent de nouveaux horizons en étant nominés aux Heavy Music Awards parmi les finalistes de la catégorie « Best International Breakthrough Band », aux côtés d’autres groupes de qualité dont Polaris et Thornhill. Quant à moi, valeureux moussaillons, je ne sais pas si je serais en mesure de vous rendre compte de leur prochain passage à Paris  aux Etoiles en headline, étant donné que je risque de prendre le large d’ici le 22 septembre. Mais peut-être que mes collègues prendront le relais. Ne soyez pas désorientés et armez-vous de boussoles, ils sont tout aussi sympathiques. Ce n’est qu’un au revoir.

 

SETLIST

  • Lavender Bones
  • Speak Slow
  • Skinny Dipping
  • Chemicals
  • Shh!
  • Lost My Cool
  • Clay
  • Hate Me (Sometimes)
  • Coffee At Midnight

 

– THE MAINE –

Une trentaine de minutes s’écoule, laissant assez de temps aux vacanciers pour s’installer confortablement. Les rives se remplissent petit à petit avec de nombreux fans ayant fait le voyage depuis les Etats-Unis pour voir The Maine. Un compte à rebours géant s’affiche au-devant de la scène. 3,2,1… puis, en toute euphorie, on peut entendre un « BONNE ANNEE » jeté en l’air à la fin de ce dernier. Le Trabendo toujours plongé dans l’obscurité et le silence le plus total, un écran fait son apparition, passant les visages des différents membres du groupe sur une bande sonore où l’on peut reconnaître la voix du frontman John O’Callaghan qui parle de thématiques liées au dernier album. Quelle jolie cinématique d’introduction, il faut dire! Et ce n’est certainement pas la dernière de la soirée par ailleurs.

Le set débute tout juste avec « Slip The Noose » que l’on peut déjà entendre une foule unie reprendre de (très) vive voix les paroles. Les lumières sont chaudes et éclatantes, en cohérence avec l’accueil chaleureux des chansons de The Maine aux vibes très rocky qui ne sont pas sans laisser de gros sourires, tant sur les visages de la foule que ceux du groupe. D’ailleurs, en parlant de couleur éclatante, on peut remarquer que tous les membres sont habillés de jaune, une couleur qui entre en parfaite harmonie avec l’artwork de leur dernier album « You Are OK ».

La salle est toujours aussi espacée, mais, vous savez quoi? Peut-être que ce n’est pas si mal après tout. En effet, cela nous laisse encore plus d’espace pour sauter à notre aise! Le chanteur demandera également à la foule de se rapprocher après « Like We Did » avec pour argument que c’est un « Rock n’ Roll show ». Qu’attendez-vous donc? Rho, ne me regardez pas comme j’étais une marsienne voyons, et accrochez plutôt vos ceintures comme vous en aviez l’habitude. Au passage, on peut saluer le petit solo des guitaristes sur le bridge qui est si plaisant à l’écoute qu’il en devient même décoiffant!

Après quoi, vous avez bien mérité une petite pause. Le chanteur en profitera pour prendre la parole histoire de détendre l’atmosphère, en nous demandant si tout va bien. « C’était un beau jour aujourd’hui, non? Hier, pas tellement. Et puis, quand on est à l’intérieur, on n’a pas vraiment à se soucier du temps qu’il fait dehors, ok? On aura le droit à une extraordinaire performance ce soir. Enfin non, désolé, je ne peux pas vous le garantir ». Et ça continue encore et encore. La musique continue de jouer en fond tandis qu’il multiplie les interactions avec le public, en blaguant par-ci et par-là, la foule ne montrant pas encore d’enthousiasme total. Parmi les nombreux tours dans son sac, John articule une phrase qui elle saura vous faire réagir :  « notre groupe s’appelle FALL OUT BOY ». WHOUUUUUUU!

Si, comme moi, vous n’êtes pas trop familiers avec le groupe, n’ayez crainte! Les Américains ont pris les meilleures précautions pour faire de votre voyage une réussite. En effet, l’écran sur toile qui se trouve derrière eux projette non seulement des images dynamiques tout le long de leur set, mais sert également à projeter des paroles en police de grande taille pour s’assurer de la bonne circulation des paroles lorsque la chanson requiert des chants en chœur. On a notamment pu exploiter cette option sur le refrain de « Inside of You » .

Sur le ton plus solennel de « Heaven, We’re Already Here » , on se retrouve même à claquer des doigts sur demande. Plutôt original non? Ouais par contre donnez-moi vos tips please, c’est pas encore une réussite totale le claquement de doigts haha. Mais ça aura au moins le mérite de décrocher d’énormes sourires d’incompréhension. Et en parlant de sourire, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. En effet, The Maine allongera la musique un peu plus longtemps sur « Am I Pretty? » où John demandera aléatoirement à une personne d’aller « au centre de la classe », puis, d’un élan soudain, il se met à chanter la… (wait for it) LA MACARENA!!! ??? Oui, oui, vous avez bien entendu. Puis chacun se fera tour à tour tiré au sort pour accomplir une petite danse sur la macarena. Voilà une ambiance pour les moins festives et conviviales!

The Maine, c’est aussi un paquet d’émotions et de chansons touchantes, comme on peut le constater avec « Fucked Up Kids » où les mains défilent de droite à gauche. Mais rhaaa, profitez-en pour balayez vos émotions ailleurs, et ne faites pas vos rabat-joie. « Bad Behavior » saura vous mettre d’accord avec ses tons très swingy où votre corps ne demandera qu’à se mouvoir et non s’émouvoir. Gardez plutôt vos émotions pour « Lonely » qui est jouée dans l’obscurité avec l’océan comme image de fond. (Hah, on sait que c’est le sort qu’il réserve à vos larmes, cet océan…) C’est un moment pour les moins intense avant de partir en full power. Si puissant que même l’écran en devient pixelisé! Aurions-nous un quelconque pouvoir sur les transmissions des ondes? A suivre.

La bonne humeur est très certainement au rendez-vous et on aurait presque l’impression que ce n’est pas juste The Maine qu’on est venu voir ce soir, mais plutôt qu’on est allé à une sorte de Emo Night. The Maine se fait passer pour Blink-182 avec « All The Small Things » en ajoutant que c’est un de leurs plus grands succès, tout ça avec le ton le plus sérieux du monde, trahit néanmoins par le sourire qui traduit une grande légèreté. Si leur but était de réveiller la foule, on peut dire que c’est très réussi!

Après tous ces tourbillons d’un bout à l’autre du monde, vous avez peut-être oublié dans quelle ville on se trouve? Un effort voyons, on se trouve à Paris, dans la ville de la pluie! C’est alors que John joue seul un extrait du trait demandé « Raining In Paris » avant de s’arrêter si abruptement en déclarant avoir oublié comment jouer la suite, déclenchant des cris de protestation. On se retrouve par la suite très vite plongé dans un jeu qui requiert votre entière attention et réflexion (enfin, pas tant que ça) afin de décoder des chansons avec seulement deux mots. C’est ainsi que l’on se prend au jeu avec du « All Star » de Smash Mouth (mais si, vous savez, la BO de Shrek!), on vous conseillera d’ailleurs de vous boucher les oreilles si vous êtes un fervent défenseur de Shrek 2, qui s’est fait envoyer balader…

On continue notre mini Emo Night avec « Welcome to the Black Parade » des légendaires My Chemical Romance que tout le monde se fera une joie de reprendre haut et fort, une double dose de Avril Lavigne (que vous ne verrez malheureusement pas en mars dû à son annulation…) sur les hymnes que sont « Sk8ter Boi » et « Girlfriend », et même du FRERES JACQUES ?? Parce que oui forcément, comment voulez-vous vous considérer « emo » si vous n’êtes même pas passés par la phase « Frères Jacques »?  Pssst, apparemment on a été accusé de tricherie pour avoir choisi cette chanson à faire deviner. C’est pas de ma faute si votre ami Mr O’Callaghan ne connaît pas ses classiques aussi!

On reprend avec un moment de sérieux sur « (Un)Lost », voyez comme avec toutes ces transitions en plein milieu de chanson, cela en a été presque assez pour nous perdre. Une fan se désigne pour prendre le relais à la fin de la chanson, en acoustique. Et, j’aimerais dire un énorme CHAPEAU à toi, qui que tu sois! La voix de la demoiselle était absolument sublime et sa douceur n’a pas manqué de nous conquérir le cœur.

Au cours du concert, The Maine nous fait réellement plonger dans toutes les périodes de leur discographie. La preuve, ils n’hésitent pas à revenir vers des chansons de 2008 avec « I Must Be Dreaming » dont l’énergie pétillante allume une étincelle dans tous les regards, avant de faire un saut 10 ans plus tard avec « Black Butterflies and Déjà Vu ». Dix ans plus tard certes, et pourtant, il semblerait pour le groupe que ce soit le bon moment pour annoncer qu’ils sont aussi sur le réseau social My Space! Quelle nostalgie. Avec tant d’énergie et d’humour à revendre, je me doute bien que vous n’avez aucunement envie que le concert ne se termine, je me trompe?

Eh bien, on peut dire que ça tombe à pic! Le groupe nous annonce qu’ils ont encore 12 chansons de…1h à jouer! « 12 MORE HOURS MOTHERFUCKERS!!! » Et non. Forcément, une autre blague. Mais ne vous en faites pas, ils ont en réalité encore… 2 chansons de 6h chacune! *ba dum tssss* La foule hurle de joie, la batterie fait rage, et le chanteur demande à ce qu’on bloque les portes d’un geste articulé. Mais dans quel monde avons-nous donc atterri?

C’est finalement sur l’incroyable et intense « Flowers on the Grave » que le concert touche à sa fin. Une énorme dose d’émotions et de câlins. On ne pouvait pas espérer meilleure fin. De chansons en chansons, impossible à catégoriser The Maine, et c’est là une grande qualité. Ils nous font swinger, sourire, sauter, et même pleurer! 1h35 de set tout simplement magistral pour The Maine. On peut également en profiter pour saluer leur batteur de tournée Andrew Stravers qui remplace Pat Kirch, actuellement à domicile auprès de sa femme enceinte. Celui-ci nous a offert une performance éblouissante!

Honnêtement, je n’avais jamais réellement écouté The Maine d’une quelconque manière active avant de venir ce soir-là, et je dois dire que même sans, c’était absolument magique. Il n’y a pas eu de rappel, mais il n’y en a aucunement eu besoin, car, croyez-moi, votre ticket de concert était venu avec une garantie quant au fun et à la bonne ambiance. Voir The Maine, c’est comme voir plusieurs groupes en même temps. Et ce que l’on peut d’autant plus apprécier chez ces Américains, c’est cette incroyable aisance à interagir de manière authentique et naturelle avec le public. Le groupe pourrait littéralement faire son propre one man show à ce rythme! Le stock de blagues de leur frontman semble inépuisable.

En conclusion, voilà une bonne dose de rires dont le monde pourrait faire grand usage, notamment par ces temps d’inquiétude. La musique sera toujours là, quelque part, pour apporter une dose d’illumination dans votre vie. Les sourires s’affichant sur tous les visages satisfaits de ce soir le prouvent bien. Le concert était bien loin d’être pas sold out, et pourtant, on avait la réelle impression de tous appartenir quelque part le temps de ce concert, l’impression de faire partie d’une grande famille soudée dans les bons comme dans les mauvais moments. Décidément, la musique dépasse toute forme de frontière visible pour atteindre les profondeurs de nos cœurs et âmes.

 

SETLIST

  • Slip The Noose
  • My Best Habit
  • Like We Did (Windows Down)
  • Inside Of You
  • Don’t Come Down
  • Heaven, We’re Already Here
  • Am I Pretty?
  • Fucked Up Kids
  • Bad Behavior
  • Lonely
  • How Do You Feel?
  • (Un)Lost
  • Tears Won’t Cry (ShinjU)
  • I Must Be Dreaming
  • Lovely
  • Black Butterflies & Déjà Vu
  • Numb Without You
  • Flowers On The Grave

Live Report : James Blunt @ Le Zénith – 27.02.2020


C’est dans un Zénith plein à craquer que nous nous rendons pour accueillir James Blunt, cet artiste à la si grande carrière, où il présentera ce soir son dernier album, Once Upon A Mind, sorti fin octobre. Léa Paci, déjà en duo sur la version française du hit Cold, sera à nouveau mise à l’honneur en assurant la première partie du concert parisien.

Léa Paci @Zenith – Juliet Faure

La chanteuse de 23 ans nous propose un set intimiste et chaleureux d’une quinzaine de minutes qui enchantera. Sa maturité impressionne, autant dans la rondeur de son chant grave et juste que par ses textes émanant d’un certain vécu. Évoquant des sujets tels que les rêves et les angoisses (A nos foliesAdolescente Pirate), la jeune fille à la voix éraillée s’annonce d’hors-et-déjà prometteuse au sein du milieu musical.

Des sons de cloches, trois immenses écrans, la silhouette d’un James Blunt et sa guitare qui se dessine… Ca y est, le show commence, et ce sur les chapeaux de roues, avec l’entraînant How It Feels To Be Alive, tiré de son dernier opus. Le britannique est survolté et ne cessera de l’être de toute la soirée. Après le brillant The Truth, il lancera un ‘Ca va, Paris?’ qui ravira la foule. High, titre de son tout premier album, Back to Bedlam, nous ramène des années en arrière ; un avant goût d’une setlist éclectique, pour mieux nous plonger dans chaque albums tout au long de la soirée.

James Blunt @Zenith – Juliet Faure

Outre la musique, la soirée est animée par le franglais absolument parfait (si si) du chanteur, surplombé de son humour lui aussi absolument parfait (on vous le jure) : ‘Mon français c’est absolument merde, ce soir, un peu de franglais.’ Il enchaînera alors les blagues, tout comme sur le calvaire des petits copains et autres maris qui accompagnent leurs femmes au concert:
‘Pour une soirée romantique, les mecs sont : ‘How long is this concert ?’
‘5h.’ (Horreur et damnation!)
et de rajouter qu’ils ne s’amuseront pas avec leurs femmes en rentrant chez eux car James Blunt fait des ‘Chansons misérables, your femme will be crying.’ James Blunt et l’auto-dérision, toujours un plaisir.

Mais place à nouveau aux chansons, et notamment aux émouvants Goodbye My Lover et I Really Want You. Meme si il nous fait rire, l’artiste est un mélomane dans l’âme et c’est avant tout pour cela qu’on l’apprécie. Il reviendra sur le dernier album avec, The Greatest, aussi appelée, ‘une chanson pour les enfants’, un morceau adressée à la jeunesse, à celle qui récupère un monde dirigé par l’argent, un monde qui se meure et pour lequel le chanteur aimerait que les futurs générations se battent, pour ne pas le voir dépérir encore plus.

Il s’amusera encore, indiquant au public qu’il a dû payer les musiciens qui l’accompagnent pour qu’ils jouent avec lui sur la tournée. C’est sa façon à lui de nous introduire Léa Paci qui montera sur scène pour jouer Halfway en duo avec le britannique. Un moment magique. Et puis, James Blunt en a apparemment assez de nous voir assis et sollicitera l’assemblée entière pour qu’elle se lève et entonne le dansant Postcards devant une foule qui répondra présent. Mais, public parisien, il se le demande: ‘Are you chaud?’ car il faut continuer sur notre lancée avec le rythmé Stay The Night? Oui, le public est chaud!

Mais que serait un concert du chanteur sans le hit qui a lancé et forgé sa carrière? L’indémodable You Are Beautiful sera repris presque a cappella par l’assemblée pour un moment touchant, et même vibrant. Terminant sur le tubesque OK, James Blunt veut encore nous faire bouger. Il demandera même à l’audience de se baisser, un instant, ‘Get down, cet down, get the f*ck down’, avant de se relever pour le refrain, à nouveau prêt à faire la fête. Une véritable rockstar ce James !

Mais non stop! Où aller vous? Rien n’est encore fini!

Le rappel se fait, James Blunt prend place pour nous interpréter l’un des bijoux du dernier album, le magnifique et émouvant Monsters traitant de la maladie de son père. On vous somme d’ailleurs d’aller regarder son clip pour mieux comprendre l’émotion intense perçue au Zénith. Enfin, nous retrouverons à nouveau Léa Paci sur scène, le temps d’une chanson, sur le fameux Cold, premier single du dernier album. Et puis, tout en apothéose, le rythmé Bonfire Heart clôturera la soirée comme il se doit. Merci l’artiste, c’était beau, c’était vrai.

Des titres qui se bousculent, une scénographie impeccable on ne savaient plus où donner de la tête, pour notre plus grand bonheur. Entre rires et larmes, James Blunt prouve qu’il est un véritable performer, en plus d’être le brilliant compositeur / interprète qui fait chavirer nos coeurs.

LIVE REPORT : Boston Manor @1999 – 04/11/2019

Direction le 1999,

Pour un report original.

Il arrive que l’on fasse peau neuve,

A coup de rimes des plus banales.

 

 – Modern Error –

Transportés dans un monde bleu

Où 99 rime avec chaleureux,

La salle se remplit peu à peu

Mais néanmoins laisse un gros creux.

 

Modern Error arrive sur scène,

Des têtes se meuvent, sans prendre les rênes.

Attention, gare aux acouphènes,

La musique dense en fait des siennes.

Force, douceur et touche d’ardeur

Suffisent à ravir les p’tits cœurs

S’il n’y avait pas de ces erreurs.

Que quelqu’un appelle un sauveur!

 

Ne nous laissons pas pour autant abattre.

Peut-être que Modern Error rejoint 404?

Des problèmes techniques les freinent,

On pourrait dire qu’ils n’ont pas de veine.

Laissant des sourires au public

Dans une salle comble qui paraitrait vide.

Il y eu un début de pit

Ou du moins, une tentative.

 

C’est donc ainsi que finit

Cette Blackout Poetry.

SETLIST

  • Separation Scars
  • Buried and Blue
  • Cross Me Out
  • Funeral Verse +
  • Self Synthetic
  • Blackout Poetry

 

– Boston Manor –

D’un rouge flamboyant,

La salle s’éclaircit.

Plus une miette d’espace vacant,

Plus une seconde de répit.

 

Les foules se resserrent,

On sent le manque d’air;

La centaine de voix résonne

Comme au milieu de la Carcassonne.

Que ce soit dans l’air ou sur terre,

Boston Manor fait carton plein.

Les fans s’avancent d’un air déter’

Se jetant d’une traite, l’air de rien.

 

Puis vint l’heure où rires se sont déclenchés,

Lorsque sont imités à la volée

Des bruits étranges et tout plein de gaieté

Durant l’histoire qui nous est racontée.

L’histoire sur le voyage du groupe à Paris

Lorsque ce dernier devait jouer ici,

Mais se retrouve à bien des kilomètres

Sans parler un traître mot de français.

 

Mais trêve de plaisanteries,

Et reprenons notre folie.

Une ritournelle de circle pits,

Des cris le long des mélodies,

Un dynamisme à tout casser,

Une foule toujours plus affamée.

 

On en a pas marre de sauter,

Sautons jusqu’à la Voie lactée!

22h sonne, plus besoin de rêver,

Ainsi se termine cette belle soirée.

SETLIST

  • Liquid
  • Lead Feet
  • England’s Dreaming
  • Funeral Party
  • Flowers In Your Dustbin
  • Digital Ghost
  • Bad Machine
  • FY1
  • Stick Up
  • Burn You Up
  • Tunnel Vision
  • Hate You
  • Laika
  • Halo

LIVE REPORT : Crossfaith @ La Boule Noire – 10/02/2020


Bravons la tempête qui s’abat sur de multiples pays en ce 10 février, et avançons vers une Boule Noire qui affiche « COMPLET » malgré les ravages météorologiques. Attention toutefois à ne pas s’envoler en si bon chemin car, croyez-moi, vous aurez de quoi être mindblown d’ici la fin de ce concert. Ainsi, nous nous apprêtons à aller voir Black Futures, Ocean Grove et Crossfaith. En espérant que ce n’est pas dans le futur incertain et ténébreux de l’océan que Crossfaith nous emmènera si possible: on n’a pas sorti les bouées de sauvetage. Du moins, pas encore.

Warning : Avant tout, excusez l’absence de photos quant à Black Futures. Ce n’est pas parce que leur futur est trop dark pour être capturé en photo, mais seulement parce que notre photographe a reçu la consigne de ne pas prendre de photos du groupe. Et il en va de même pour Ocean Grove.  Ainsi soit-il.

– Black Futures –

Le quart de la salle tout juste rempli, les lumières s’éteignent à 19h30 (neat timing!) pour faire place au premier set : Black Futures. La scène paraît d’office plus petite qu’elle ne l’est, pour la simple raison qu’en addition au kit de batterie placée à l’arrière de la scène, il y avait également un kit de batterie réduit avec des cymbales haut-placées au premier rang, accompagné d’un petit synthétiseur à sa gauche. L’entrée  se fait fracassante à coup de batterie vifs, avec un soundtrack de fond assez dramatique et lugubre qui vient contraster en construisant une tension palpable.

Les deux membres arrivent sur scène habillés de veste en jean noire dont les manches ont été coupées à la manière d’un débardeur. Leurs visages sont recouverts par des foulards et  leurs têtes, par un chapeau de cowboy: on se croirait presque perdus dans le Midwest des Etats-Unis, dans un désert de cowboy, alors que le duo vient d’Angleterre. Un troisième membre fait également son apparition à l’arrière de la scène, brandissant un énorme étendard. Bien que son utilité pouvait être questionnée, sa présence physique se démarquait des deux autres membres en ce qu’il était vêtu de blanc, et portait un masque chirurgical et des lunettes. Sa combinaison rappelle beaucoup Michelin à première vue.

Une fois le décor annoncé, qu’en diriez-vous de commencer les festivités? Très rapidement, on se retrouve emporté par un solo à la batterie, rythmé par les interventions au synthétiseur et de quelques screams à sonorité rock classique à intervalles irréguliers qui venaient se glisser de temps à autres. Contrairement aux précédentes chansons qui n’engageaient pas particulièrement la présence d’un quelconque chant à part entière, « Riches » arrive avec une structure flottante et moins abstraite. Pour le coup, le chanteur « chante » réellement. Et ce n’est d’ailleurs pas le seul! Puisque en effet, le batteur, en plus de se déchaîner sur ses caisses, vient également y ajouter son grain de voix qui penche dans une douceur aigüe. (C’est déjà bien assez rare de voir des batteurs chanter, alors dédicace à toi monsieur!)

Devant une foule très peu emballée, le chanteur/bassiste essaye de changer la donne. Il y eu alors une tentative de hyper la foule pour CROSSFAITH !!! Mais nope. Rien n’y fait. Ce ne sont pas là des cris de lions que nous avons entendu. Ah bah mince alors. Un sourire gêné s’affiche. Mais il n’est pas prêt à jeter l’éponge et va d’ailleurs demander à la salle de se diviser en deux, afin qu’il passe. Un passage au cours duquel il va répéter « I am you and you are me » plusieurs fois prenant des gens à parti pour les regarder dans le blanc des yeux, et n’hésitant pas à leur faire une tape amicale sur la tête. (Bon avec le sourire efforcé, la vibe chaleureuse était un peu à côté de la plaque cela dit).

Le refrain de « Tunnel Vision » apporte quelque chose d’assez solaire contrairement à leur ambiance précédente qui était plutôt sombre. Puis on accueille à nouveau un long solo à la batterie. Batteur d’ailleurs assez impressionnant puisqu’il garde une superbe maîtrise de son instrument et de son sens du rythme tout en jouant DEBOUT pendant l’intégralité de leur set??? Chapeau bas! (Hah, c’est le cas de le dire, puisque suite à leur introduction, ils ont en effet retiré leurs chapeaux).

Sans mot dire, deuxième tentative de hype en demandant à la salle entière de se baisser puis de partir en un même saut « Now get down… Now get down… NOW GET DOWN!!! ». Autant dire que ce dernier n’était pas glorieux étant donné que toutes les personnes ne se prêtaient pas au jeu. Néanmoins, ça a quand même porté ses fruits plus que leur précédente tentative. Il faut dire que la musique s’y prêtait aussi et était un poil plus entraînante: elle ne consistait pas juste de cris d’un punk psychédélique assez expérimental. (Oui car à noter que c’est justement ce qui a rythmé la majeure partie de leur set: des cris irréguliers et soudains. Donc si vous étiez venus pour mosher sur des screams ou sur des paroles structurées, c’était peine perdue!)

Finalement ces derniers termineront sur une « Trance ». Mais sera-t-elle suffisante pour littéralement vous mettre en transe? On a là un chant bien plus doux, avec même un solo chant dans un aigu maîtrisé de la part du batteur. (Un chant qui m’a presque rappelé Mika avec cette ambiance un peu lollipop & co haha). D’ailleurs, comme si monsieur n’était pas déjà assez multifonction, il en profite pour s’emparer debout d’une de ses caisses, et continuait à frapper tout en marchant. Phénoménal.

Au niveau de l’ambiance, je n’ai pas été plus transcendée que ça (sorry), et il semblerait en être de même quant à la foule, toute aussi perplexe. Il y a eu des têtes qui se meuvent, oui. Il y a eu des acquiescements de temps à autres, certes. Mais pour une première partie, (moi qui ne viens que pour cela dans la quasi-totalité des cas, à part ce soir) j’avoue en être un peu déçue. Ils ont leur propre univers et leur propre ambiance, et on ne peut pas les en vouloir pour ceci. Après, vous savez… les goûts et les couleurs… Mais pour le coup, Black Futures n’a pas su éclairer la salle.(Peut-être parce que le « black » était d’office présent dans leur nom, empêchant la diffusion de lumière?) Cependant, le batteur pourrait faire un one man show à lui seul tellement ses skills sont époustouflants!

Il serait peut-être de mise également de préciser qu’il n’y avait pas de guitariste sur scène : seulement un batteur et un chanteur/synthé/bassiste. La guitare était trackée sur un son de fond. Ehhh pssst, il sert à quoi du coup notre bonhomme Michelin que l’on a seulement mentionné au début? Mhh… Pas à grand-chose à priori. Serait-ce la mascotte qui incarne les traits du groupe? En tous cas, de ce que l’on a pu en voir, il a : porté l’étendard, levé les fils du micro, puis, s’est docilement rangé dans le backstage et a passé le reste du set à fixer le public d’un œil attentif. (Flippant un peu haha). Que ce soit votre tasse de thé ou non, les versions studio sont un peu plus cohérentes avec le côté electro de Crossfaith. Côté que l’on a malheureusement pas trouvé en live.

 

SETLIST

  • Love
  • ME.TV
  • Riches
  • Tunnel Vision
  • Gutters
  • Trance

 

– Ocean Grove –

 

Trente minutes, c’est tout ce que l’on vous demande afin de procéder à un changement d’ambiance total. Et changement d’horizons aussi, puisque l’on se dirige à présent vers les terres de nos amis koalas avec Ocean Grove et leur Nu-Metal. Pas le temps de niaiser, on se met bien avec des influences electro mêlées à du rap à la Linkin Park sur « Junkie$ ». En l’espace de quelques minutes seulement, l’énergie était au rendez-vous, remuant des têtes et des pieds sur leur passage. Gardons en tête qu’en plus de cela, ce n’était pas la première fois qu’ils viennent en France puisqu’ils ont retourné le Petit Bain en 2017 aux côtés de Northlane, Erra et Invent,Animate. (Hah coïncidence? Ocean Grove… Le Petit Bain étant un bateau…Ca a dû bien groové haha).

Les chansons plus lentes comme « Stratosphere Love » et « The Wrong Way » viennent ralentir la cadence, nous donnant l’occasion d’apprécier quelques jolis solos de guitare et une voix posée de Dale Tanner, à la fois grave et aérienne. Direction un registre un peu plus grunge sur « Sunny ». Le début enjoué de la chanson entraîne toute la foule dans une synchronisation d’applaudissements. Et dès les premières notes du refrain, tout le monde se retrouve à sauter à cœur joie. La bonne humeur dégagée par les Australiens est plus que contagieuse. Les sourires se font déjà nombreux, et on peut clairement noter que l’auditoire est bien moins délaissé par l’univers de Ocean Grove, à l’opposé du set précédent.

Des sons electros se font retentir en fond, le long de drops à la guitare. Les Australiens décident de nous jouer une nouvelle chanson intitulée « THOUSAND GOLDEN PEOPLE » (qui n’était à ce jour pas encore sortie). L’ambiance est nettement plus sombre que les chansons précédentes, mais les membres du groupe, eux, étaient toujours aussi pleins d’énergie. Et puis, d’ailleurs, ce n’est pas juste que ce soit les seuls à profiter de cette énergie! Alors oui, vous qui êtes en train de lire cet article, vous feriez mieux de décoller vos pieds la seconde où les instruments créent un tourbillon de sons! Le refrain est posé et pourtant, les sons electro en fond, qui s’apparenteraient à un disque qui tourne dans les deux sens en continu, intensifient la prestance de ce refrain, de là à le rendre presque hypnotisant.

On aère un peu la salle avec un moment interactif où le public prend part à la chanson assez reggae qu’est « Slow Soap Soak ». La salle se transforme en singalong où le vocaliste principal donne des instructions à la manière d’un chef d’orchestre. C’est ainsi que, tout au long de la chanson, la Boule Noire se voit rythmée à coup de « WHOOOOOP ». Et le groupe s’empressera même de jeter une cannette de bière ouverte dans la foule. Une petite soif les gars? Une fois la pause achevée, le groupe terminera avec « Thunderdome » et « Ask For The Anthem », qui ont, pour ma part, fait partie des chansons que j’ai le plus adoré. Elles sont super entraînantes. Et notamment sur la dernière de leur set, impossible de ne pas vouloir crier les paroles en sautant.

Alors, mission chauffer la salle, réussie ou non pour nos amis Australiens? A en croire l’impression que leur set nous a laissé, OUI. CLAIREMENT. Ocean Grove est un groupe dont j’ai entendu le nom à plusieurs reprises, notamment pour avoir tourné avec pas mal de groupes que j’adore. Mais jamais n’ai-je eu le temps de consacrer mon temps à écouter leurs chansons d’une ferme oreille avant de venir. (Notamment au vu des trois concerts que je viens d’enchaîner, on peut dire que ce n’est pas de tout repos!) Mais très honnêtement? Superbe découverte 2020. J’en suis restée la mâchoire ouverte longtemps tellement je ne m’attendais clairement pas à CECI.

En effet, Ocean Grove a le groove dans le sang et savent comment faire bouger les présents. Leur entrée en scène semblait avoir déconcerté quelques personnes, notamment avec les kilts écossais de sortie et le maquillage. Mais comme quoi, ce ne sont pas des rigolos! Ils font le show jusqu’au bout et la manière dont ils le font avec sourire en s’en fichant totalement des regards surpris est un réel plus! Si vous aimez bien les mélanges de plusieurs registres en même temps, alors ce côté très homogène de Ocean Grove vous plaira très probablement. Gardez un œil sur ces petits, leur album « FLIP PHONE FANTASY » débarque dans les bacs le 13 mars prochain, soit dans moins de deux semaines!

 

SETLIST

  • Junkie$
  • Strastosphere Love
  • The Wrong Way
  • Sunny
  • Thousand Golden People
  • Slow Soap Soak
  • Thunderdome
  • Ask For The Anthem

 

– Crossfaith –

D’ici 21h30, place à un ravitaillement des troupes. Avant même que le groupe tant attendu de la soirée débarque sur scène, on en a déjà le souffle coupé tant l’air manque dans cette salle dépourvue de climatisation. Les rangs se resserrent auparavant éparpillés sont à présents resserrés comme jamais. Tous dansent au rythme des musiques electro qui passent en attendant. Il y a même un crowdsurfer (le même qui a crowdsurfé pendant Ocean Grove à de multiples reprises) qui se jette dans les airs AVANT MEME QUE CROSSFAITH N’ARRIVE! C’est vous dire le niveau de hype qui réside en chacun des fans présents ce soir-là, dont beaucoup qui ont fait le voyage depuis le Japon et autre pays d’ailleurs!

Petite piqûre de rappel pour les nouveaux: Crossfaith c’est un groupe que l’on pourrait qualifier d’electronicore. Ils s’équipent de sonorités qui vous feraient à la fois bouger à en perdre la tête, tout comme ils seraient également une invitation vous encourageant à ouvrir les moshpits ici, tout de suite, maintenant. On a pu les voir en août dernier retourner le Trabendo alors qu’ils ne faisaient qu’ouvrir pour Of Mice & Men. Et pourtant ! Une grande partie de la foule semblait être expressément venue pour eux! (Psst c’était notre petite réunion 404 car, ce n’est une surprise pour personne mais c’est LE groupe de notre boss adoré à tous ici, par définition, alors, forcément…J’ai nommé Max).

Mais cette fois-ci, les Japonais ne voleront la vedette de personne puisque ce soir, c’est EUX qui sont sous les projecteurs. Un show soldout les amis, et par ailleurs, la seule date  de la tournée qui affiche complet avec leur première date en Espagne. Qui dit soldout, entraîne bien évidemment de grandes attentes. Et vous, sauriez-vous être à la haaaaauteur? C’est ce que nous découvrirons ce soir, sans plus tarder.

Une fois le compte à rebours terminé, les lumières s’éteignent, laissant place à un son alarmant qui retentit trois fois, avant de plonger dans l’introduction de « Destroy ». Et quelle introduction mes amis! C’est comme une puce à l’oreille qui vous indique que ce soir, il y aura DESTRUCTIOOOOOON! Alors, tenez-vous prêts. Les éclairages clignotent dans le rouge, en rythme avec les rapides beats electro, les claps s’accentuent et les cris de « HEY! » n’en sont que plus grandissants avec chaque seconde qui passe. Si vous pensiez que Ocean Grove avait plutôt bien chauffé la salle, ce n’en était cependant qu’un échauffement contrairement à ce que vous êtes à présent sur le point de vivre.

Les cœurs battent à toute allure au son d’une composition exaltante. Les crowdsurfers ne se comptent plus, le set tout juste lancé. En parlant de lancement, le claviériste et vocaliste Terufumi Tamano se sent pousser des ailes et réalise son cauchemar parfait (ou le vôtre?) en se jetant dans la foule sur « The Perfect Nightmare » , une acrobatie qui n’enlève en rien sa partie chantée qu’il exécutera en duo avec le Kenta Koie, tout en étant porté par la foule en direction de la scène cette fois-ci. Wait, wait, wait,… Donc vous êtes en train de me dire que c’est à peine la deuxième « vraie » chanson de la setlist et ça y est, on est paré pour une piscine à plongeon? A priori, ça semblerait être le cas oui. Pourquoi est-ce que vous faites genre que vous êtes étonnés?

Les pogos s’intensifient, ça bouge dans tous les sens; même les personnes sur les bords de la salle et qui n’ont rien demandé se retrouvent emportés dans cette folie! Pendant que les guitares grincent d’un même accord avec le synthétiseur qui ne cesse de s’élever vers le haut, le chanteur prend la direction contraire en allant vers un endroit plus souterrain lorsque ce dernier lâche des cris de bourrins gutturaux sur le breakdown, déclenchant incessamment sous peu l’arrivée fatale d’un wall of death.

Ah… « Jägerbomb », n’y a-t-il pas de titre plus parfait pour distribuer des gorgées de cette fameuse liqueur aux premiers rangs? Je ne vous le fais pas dire. Le claviériste a également pensé que l’opportunité était trop belle pour se permettre de la louper! Quoi donc? Êtes-vous jaloux de ne pas avoir pu y goûter à votre tour ou bien aviez-vous besoin de vous rafraîchir la gorge à votre tour? N’ayez-crainte, personne ne sera laissé de côté. En effet, les Japonais ont pensé à chacun d’entre vous et en profiteront pour vous asperger d’eau fraîche. Suite à quoi nous pouvons déjà remarquer des visages pris au dépourvu, mais avec toutefois un petit sourire en coin. Impossible de dénier qu’une bonne dose d’eau fraîche fait du bien, et plus particulièrement dans une salle aussi pleine de sueur que le champ de bataille qu’est la Boule Noire à l’heure actuelle.

« ONE, TWO, THREE, LET’S GO ! BOUNCE, BOUNCE, BOUNCE !! » Hehhh oh! Vous les avez entendus? C’est reparti pour sauter en rythme. Pas le temps de se reposer par ici, à ce que je vois! En même temps, ça fait si longtemps que chacune des personnes présentes dans la salle attendait ce jour que oui, en effet, ce n’est pas pour faire la sieste que vous êtes venus, mais pour faire la fête jusqu’au bout de la nuit! Les membres profitent d’une petite pause à nouveau afin de reprendre leurs esprits. En même temps, avec une telle chaleur, impossible de mener un tel show à bien sans la moindre pause. Une pause au cours de laquelle le bassiste Hiroki Ikegawa et Terufumi Tamano en profiteront par ailleurs pour trinquer de manière festive.

« Freedom », chanson originellement en featuring avec Rou Reynolds de Enter Shikari fait des ravages, notamment le bridge qui n’échoue pas à hyper la salle entière avant de retomber violemment dans un beau breakdown comme on les aime. Freedom certes, et pourtant cette chanson ne vous laisse pas la liberté de vous laisser emporter par la folie contagieuse de la chanson. Pas une seule personne n’est restée statique, ni n’est restée bouche fermée: les voix s’unissent dans un même cri sur « PAIN, YOU FEEL IT ». C’est ça, le pouvoir de Crossfaith. Et leur énergie est bel et bien au rendez-vous ce soir, cela ne reste plus à prouver.

Après nous avoir joué leur nouveau titre « Endorphin » à peine sorti quelques jours précédant le concert, on peut noter un public complètement déchaîné sur la reprise de The Prodigy, « Omen ». Ainsi, nous n’en retiendrons qu’un unisson de « PO PO PO PO PO PO » tout le long de l’introduction, un classique. Sous un splendide spectacle de lumières bleues, vertes, violettes, les maîtres de soirée nous quittent après leur compte à rebours vers l’enfer où l’ouverture d’un immense wall of death est plus que souhaitable. Ah ça, pour un enfer, pas de doute au vu de la chaleur cuisante qui semble inarrêtable. Les tshirts ne semblaient plus qu’être accessoires pour la plupart des présents qui s’en étaient déjà débarrassés.

Crossfaith n’a même pas eu le temps de sortir de scène que l’intégralité de la salle n’a qu’un seul nom à la bouche: « CROSSFAITH, CROSSFAITH ». Bon okay, ça fait deux. Mais même. La foule semble insatiable. Et pour la bonne cause, cela dit! Il a donc fallu moins de deux minutes top chrono pour faire revenir les Japonais sur leur introduction de concert épique : « System X », les faisant entrer majestueusement pour un rappel de trois chansons supplémentaires, un drapeau français customisé à la main.

« Monolith » ferme ce festival de saveurs en beauté par cette chanson qui est un réel anthem pour les fans. Les distorsions electro poussent la foule à son summum, laissant finalement une salle où tout n’est qu’euphorie. Un MASSACRE, c’est le cas de le dire. La fin nous laisse totalement abasourdis. L’apocalypse est passée à La Boule Noire ce soir et a laissé des dégâts conséquents. (La blague aurait fonctionné avec la première fin de set qui, pour le coup, était un titre tiré de « Apocalyze » haha). Mais bref. L’apocalypse est passée, et la tempête qui s’abattait dehors a décidé d’en faire de même. A priori, Crossfaith en contrôleraient même jusqu’à la météo : ils ont clairement calmé le game!

Un mot de conclusion? Après le show qu’ils ont mené à bien au Trabendo en été dernier (avec une note spéciale pour l’éclairage), je me demandais si, la Boule Noire étant une salle plus confine, le spectacle de lumières allait toujours être d’actualité ou non. Et il se trouve que c’est le cas, à notre grande surprise. Ils nous prouvent par-là que peu importe la salle, petite ou grande, ils continueront de produire des spectacles de qualité. C’est ça qu’on veut!! Sinon, en ce qui concerne le groupe, ils ont dit que c’était le concert le plus chaud qu’ils ont joué jusqu’alors et que c’est toujours avec grande joie qu’ils jouent à Paris. (Yes, c’est bon pour nous les gars!). Alors, forcément qu’on attend déjà la prochaine date avec impatience!

SETLIST

  • Destroy (SE)
  • Destroy
  • Into The Nightmare
  • The Perfect Nightmare
  • Jägerbomb
  • Kill ‘Em All
  • Freedom
  • Endorphin
  • Omen
  • Countdown To Hell

ENCORE

  • System X
  • Xeno
  • Monolith

Live Report : MIKA @ L’Axone (30/01/2020)


C’est à Montbéliard dans le Doubs que nous nous sommes rendus pour assister au concert de MIKA, cet artiste aux milles couleurs qu’on ne présente plus. A l’occasion de la sortie de son nouvel album, il écume les salles de concerts pour son Revelation Tour. Arès plusieurs dates en France, un de ces pays de cœur, il posera donc ses valises à l’Axone, ce 30 janvier 2020.

Charlotte, une jeune chanteuse anglaise ouvrira le concert du soir. La demoiselle, accompagnée de son guitariste, propose un set intimiste et plein de douceur, avec une voix qui n’est pas sans rappeler Adele d’une certaine manière, un côté soul en plus. D’ailleurs, elle reprendra le célèbre If I Ain’t Got You d’Alicia Keys et on apercevra quelques personnes chantonner le tube.

La prestation de la native de Hull en Angleterre sera sobre et belle, se tenant parfois seulement au chant, parfois s’accompagnant au piano. Elle nous fera même le plaisir de discuter avec le public dans un français presque parfait ! Néanmoins, Charlotte ne semble pas marquer les esprits du public des Montbeliardais ce soir, malgré un set à la fois agréable et plaisant.

Un piano rose, un décor gigantesque, en carton, une photo de ses parents, celle d’une planète, d’un gorille, une descente de scène aux couleurs arc en ciel, symbole du drapeau LGBT…pas de doute, ce soir, on va voir MIKA. La star de la soirée commence son show avec une intro très romancée, racontant son histoire de vie, celle qui l’a inspirée pour son dernier album, une mise à nu intitulée My Name Is Michael Holbrook. Sortant de l’ombre, c’est sur Ice Cream, un des single de cet album, qu’il débarquera devant son public. Le sourire aux lèvres qu’on lui connaît si bien, le chanteur ne cessera de danser et sauter tout en exécutant ses chansons. Sur cette tournée, il jouera sur les sentiments, déterminant un code couleur à certains de ses morceaux. Et c’est donc sur le vert, couleur de la Jalousie selon lui, ce Dear Jealousy, qu’il continue en trombe avant d’entamer le très célèbre Relax (Take It Easy) qui enthousiasmera les fans, et nous mêmes !

Toujours armé de sa bonne humeur, le showman continuera sur Origin of Love qui ravira bien du monde (tout autant qu’à Paris, où nous l’avions vu en décembre dernier). Un petit bain de foule sur le très dansant Big Girl (Your Are Beautiful) avant de reprendre avec le vibrant Underwater, aux envolées lyriques qui en fait frissonner plus d’un. Les excellents Paloma et Tomorrow du petit dernier seront aussi joués et c’est là d’ailleurs qu’on remarquera que le public ne semble pas connaître ce dernier album, et reste beaucoup plus actifs sur les anciennes chansons de l’artiste. C’est un peu dommage quand on connaît la qualité du dernier opus et les sentiments qui en découlent.

Mais, au moins, MIKA nous servira une setliste très éclectique, ressassant les chansons qui ont marqué sa carrière. C’est donc, tout naturellement, sur Elle Me Dit qu’il continuera son concert. Cette dernière ravive les sourires de la salle et la fera sauter et chanter comme jamais. Un pur plaisir à contempler. Le magnifique Happy Ending aussi enchantera à son tour, et on entendra résonner les célèbres ‘Little bit of love’ ce soir là. Et puis, une fin en apothéose, avec les non moins célèbre Love Today et We Are Golden qui mettront tout le monde d’accord.

Le temps d’un petit changement et MIKA, habillé dans un costume noir à pois blancs, et ses comparses musiciens reviendront sur scène pour un titre qui n’est plus à présenter et qui a fait la carrière de son artiste, Grace Kelly. Pour l’occasion, des ballons immenses coloreront l’Axone avant de laisser place à un immense cœur en ballon de baudruche qui sortira du piano du chanteur pour terminer sur Stay High. Décidément, ce MIKA a plus d’un tour dans son sac ! Une chose est certaine, il ne cesse de nous émerveiller.

 

Galerie : Never Say Die ! @ Le Trabendo – 26/11/19


Le Never Say Die ! est de retour pour une nouvelle édition et déposera ses valises pour la dernière de cette tournée dans la salle parisienne du Trabendo.

Great American Ghost

Fin novembre et une salle quasiment vide à 17h passé ? C’est bien dommage ! Qu’importe, Great American Ghost n’est pas là pour faire dans la dentelle et nous pose son metal avec une énergie sans pareille ! Ça fait plaisir à voir et la salle semble réceptive à leur dynamisme.

 

Alphawolf

Après les Etats-Unis, c’est en Australie que nous nous rendons pour retrouver bobs et sandales avec Alphawolf, mais toujours sous le signe du hardcore et de la démesure. Tout comme leurs prédécesseurs, ils mettent le feu sur scène. Il n’y a pas à dire, on ne s’ennuie pas ce soir !

Polar

Retour en Europe désormais, avec un groupe qu’on ne présente plus, tant ils ont tournés par chez nous, et même écumé les NSD: les anglais de Polar ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que le public français ne se lasse pas de leur présence au vu de leur accueil chaleureux à la sauce hardcore: moshs et autres pogos font enfin leur entrée dans la fosse du Trabendo, pour notre plus grand plaisir !

Our Hollow Our Home

Prennent enfin place, Our Hollow Our Home, très en forme ce soir entre coups de high kicks à droite à gauche et autres screams qui donnent le sourire. Mais, au bout du quatrième groupe, force est de constater que la ligne musicale se ressemble un peu trop, cela devient un peu trop générique à notre goût.  On adhère néanmoins à la bonne humeur et le jeu de scène impeccable des groupes présents ce soir.

King 810

Et puis, sorti de nul part, tel un ovni, King 810 casse cette linéarité et nous sert un métal pour le moins transcendant. Le chanteur de la formation se meut littéralement sur scène, presque possédé, délivrant un chant cathartique. Nous plongeant dans un univers particulier, leur musique emporte chacun petit à petit et on remarque déjà quelques fans du groupe qui s’époumonent dans la fosse. La révélation de la soirée !

In Hearts Wake

Les tant attendus In Hearts Wake rejoignent la scène pour un set intense, qui ravira la salle entière: entre crowdsurfs et pogos, on ne sait plus où donner de la tête. Le public parisien scande chaque chanson comme un hymne. Les australiens étaient attendus dans la capitale et ça s’est ressenti lors de leur set.

Crystal Lake

C’est enfin aux très attendus Crystal Lake de mettre, comme chacun le dit, ‘la branlée’ de ce soir. C’était le groupe que chacun attendait avec impatience ce soir et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils n’ont déçu personne. Visiblement heureux d’être là, ils ont délivré un set explosif avec une présence scénique hors normes. Les japonais ont retourné tout le Trabendo et on ne peut que les en remercier. Arigato !

C’est un Never Say Die en demi teinte auquel on dit au revoir ce soir. Des groupes un peu répétitifs dans leur sonorités, une salle parisienne pas tant remplie que ça…le Never Say Die a vu des jours meilleurs.

Néanmoins, on notera l’efficacité Crystal Lake en headline, qu’on ne présente plus, tout comme In Hearts Wake ou Polar qui ont satisfait le public parisien, et on vous recommandera à nouveau les américains de King 810.

On restera sur du positif pourtant, avec une énergie définitivement présente, des sourires, des pogos aussi, et surtout, une musique bien forte, et, on ne va pas se mentir, c’est bien ça qu’on aime. Alors, à l’année prochaine ?

Chronique : Cigarettes After Sex – Cry


Cigarettes After Sex, c’est ce groupe américain créée il y a plus de dix ans, dont l’univers musical se veut planant dans une ambiance feutrée. Après un album éponyme sorti en 2017, le groupe revient avec un opus, intitulé Cry, qui suit les pas de son prédécesseur.

Plongée à nouveau dans cette ambiance dream-pop si particulière, pour seulement 9 titres au total, assez semblables dans leurs structures harmoniques. Mais, si la redondance musicale est présente, cela n’en est pourtant pas si dérangeant. On se laisse volontiers happer dans cette sensualité artistique qu’a crée le leader du groupe, Greg Gonzales. Avec sa voix androgyne, il susurre des hymnes au désir, entre un Kiss It Of Me vibrant, ‘If you’re gonna break my heart, this is a good start‘ et le doucereux Hentai et son ‘I’ve been waiting for you to fall for me, and let me in your life‘.

L’envie, la sensualité, tels sont les thèmes recoupés au sein de Cry, en faisant la ligne directrice de l’album. Rien qu’à la tracklist, entre Heavenly, Touch ou Pure, le ton est donné, Cigarettes After Sex n’a pas prévu de changer sa recette. Des morceaux tout en douceur, un rythme lent, qu’on pourrait même qualifier de ‘langoureux’ dans sa progression, pour des titres que ne font jamais moins de 4 min. Cette notion d’attente vers l’être attendu, maintes fois évoquées, se mue en musique.

Pourtant, dans ce concept, il y a une part sombre qui se reflète. D’un certaine manière, elle commence au travers de l’artwork. Sobre, un noir et blanc d’un orage tombant sur une mer presque déchaînée, avec pour titre d’album Cry, telle est la vision d’approche. A l’écoute des chansons, le tourment décelé auparavant, se dévoile au travers de la musique, il prend l’aspect de la mélancolie. On peut l’entendre, discrète dans son emprise, mais néanmoins transparaissant par une certaine tension au fil de l’album, comme un pleur inavoué.

Cry est beau, mais Cry ne se réinvente pas. Des titres qui se suivent et se ressemblent presque, c’est bien dommage. On l’écoute cependant avec plaisir même si on aurait aimé une prise de risque de la part des américains. Cry ne marque pas les esprits, mais Cry nous enchantera malgré tout.

Tracklist:

1. Don’t Let Me Go
2. Kiss It Off Me
3. Heavenly
4. You’re The Only Good Thing In My Life
5. Touch
6. Hentai
7. Cry
8. Falling In Love
9. Pure

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