Self Made : la série Netflix qui retrace l’histoire du pionnière de la cosmétique capillaire afro-américaine


Disponible depuis le 20 mars 2020 sur la célèbre plateforme de streaming Netflix, Self Made: Inspired by the Life of Madam C.J.Walker retrace l’histoire de l’une des pionnières de la cosmétique capillaire afro-américaine, Madam C.J. Walker.

 

Contexte social et économique de la série

Quelques années avant la période historique de la série, la Guerre de Sécession, qui a mené à l’Émancipation des Noirs le 1er janvier 1863, opposait les Yankee et les Confédérés. Durant cette sombre période de l’histoire américaine, le pays est divisé en deux camps : les États-Unis d’Amérique, également appelés l’Union, et les États Confédérés d’Amérique, également appelés la Confédération.

C’est donc dans un contexte social et économique particulièrement tendu que se situe la série. En effet, bien que l’esclavage ait été aboli, les esprits étaient marqués par des siècles d’esclavage durant lesquels le peuple afro-américain n’avait strictement aucun droit et était traité comme du vulgaire bétail.

C’est à cette époque que Madam C.J. Walker a décidé de prendre sa vie en main.

https://www.youtube.com/watch?v=XVwJXnJKLe8

Mais qui est Madam C.J. Walker ?

Madam C.J. Walker est née sous le nom de Sarah Breedlove le 23 décembre 1867 à Delta, un village situé en Louisiane. Ses parents sont d’anciens esclaves et elle est la première enfant de la famille née après la proclamation d’émancipation. Alors qu’elle perd ses parents durant son enfance, Sarah doit vivre avec sa sœur aînée, Louvenia, dans le Mississippi.

A 14 ans, elle épousera un ouvrier qui décédera en 1887 dont elle aura une fille née en 1885. Alors qu’elle n’a pas eu une éducation solide, Sarah se voit dans l’obligation de subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille, Lelia. Elle décide donc de remonter le Mississippi et de s’établir à Saint-Louis, dans le Missouri, où vivent déjà ses trois frères et où elle sera blanchisseuse et décidera de suivre des cours du soir.

Durant cette période, Sarah ne gagnera pas plus de 1$ par jour et aura comme objectif de gagner suffisamment d’argent afin d’offrir une bonne éducation à sa fille.

Le métier de blanchisseuse provoquera de nombreux problèmes capillaires à Sarah comme par exemple la calvitie ou différents troubles cutanés dus à l’agressivité des produits utilisés pour la lessive mais également pour les shampoings. Ces problèmes étaient accentués par une mauvaise alimentation, de mauvaises conditions hygiéniques, etc.

Comme dit plus haut, Sarah avait rejoint ses trois frères. Ces derniers exerçaient à l’époque le métier de barbier et c’est d’eux qu’elle apprit les soins capillaires.

C’est après avoir été pris sous l’aile d’Annie Malone, une autre pionnière afro-américaine en cosmétique, que Sarah décide de développer ses connaissances et de lancer sa propre ligne de cosmétiques. Elle lancera ainsi son entreprise, la Madam C.J. Walker Manufacturing Company.

Madam C.J. Walker Manufacturing Company

 

La série Netflix rend-elle hommage à Sarah Lovebreed, alias Madam C.J. Walker ?

Déclinée sous un format court (4 épisodes de 50 minutes), la série reprend l’histoire de Sarah Lovebreed à partir de sa rencontre avec Annie Malone et suit le parcours de cette femme d’affaire.

Interprétée par Octavia Spencer  (La couleur des sentiments, Les figures de l’ombre), nous rencontrons une femme prête à tout pour atteindre ses objectifs. En créant sa propre marque de cosmétiques, Sarah va devoir faire face à de nombreux obstacles, notamment les hommes. Pour rappel, nous sommes au début du 20ème siècle, époque où la femme dépend de son homme et c’est précisément ce qu’attendent les hommes de Sarah.

Alors qu’à cette époque les produits cosmétiques sont conçus pour les femmes blanches, Sarah part d’un constat : les cheveux d’une femme sont ce qui lui permet d’avoir confiance en elle. C’est ainsi qu’elle souhaite proposer des produits qui permettent aux femmes noires de se sentir au moins aussi belles que les autres et surtout d’avoir confiance en elles, et donc d’être indépendantes.

Self Made: Inspired by the Life of Madam C.J.Walker

C’est cette ligne directrice que suit Netflix, mettant en avant non seulement Madam C.J. Walker mais également tout ce qu’elle représente, à savoir la beauté de la femme noire et son besoin d’indépendance.

Soyons honnêtes, je ne connaissais pas du tout la marque ni même Sarah Lovebreed. À ma connaissance, cette marque n’est pas distribuée en France, du moins je n’en ai pas trouvé sur Google. Je me suis donc renseignée sur cette femme d’affaires.

Alors que le Wikipédia français est assez avare en informations, il n’en est rien sa version américaine, et heureusement. Madam C.J. Walker est un personnage historique, que ce soit pour la communauté afro-américaine ou pour les femmes qu’elles soient noires, blanches, asiatiques, métisses, etc.

De mon point de vue (et cela n’engage que moi), la série est un magnifique hommage à une femme unique qui a brisé bien des codes et des idées reçues. Profondément féministe, Madam C.J. Walker nous rappelle à quel point les femmes se doivent d’oser aller à contre-courant et de suivre leurs rêves.

En plus d’être une ode à la beauté des femmes noires, cette série est un véritable appel aux femmes à savoir s’imposer dans une société encore très patriarcale.

De cette série, je retiendrais cette phrase, ou plutôt ce discours lorsque Sarah Lovebreed montera sur scène afin de convaincre des investisseurs de la suivre :

Regardez vos femmes. Regardez-les ! Superbes, non ? Mais ce n’est pas tout. Cultivées, politisées, brillantes ! Elles gâchent leur talent dans l’ombre ! Aidez-moi à leur offrir des opportunités qui profiteront à toute votre famille. L’entrepreneuriat féminin est bon pour tous. C’est l’avenir. C’est évident. C’est comme ça qu’on peut élever notre peuple !

Live Report : Lordi @Machine du Moulin Rouge – 06/03/2020

Oui, oui je m’en souviens très bien, l’an 2020… La vie était paisible en ces temps, pas besoin de se battre pour survivre, pas besoin de chercher de la nourriture en permanence, tout était à portée de main, facilement, tout le temps. L’argent gouvernait le monde à cette époque, pas l’art, pas la culture, pas l’amour, l’argent. Et quand la première chose à s’effondrer fut la bourse, la plupart des gens n’y voyaient que justice. Personne n’aurait pu prévoir l’ampleur que cela prendrait ensuite.

De quasi inoffensive la maladie est vite devenue bien plus dangereuse, commençant après quelques mois à déclencher des crises de panique et d’agressivité chez les patients. Mais à ce stade là l’épidémie restait encore contrôlable. Les vrais ennuis ont commencé avec l’avènement du Culte Universel du Covid Kôhn, ou C.U.C.K., une bande de fanatiques convaincus que ce virus était un test de la part d’une quelconque divinité fantasmée et qu’il fallait donc l’inoculer à toute l’humanité afin de ne laisser vivre que les élus. Et ils étaient nombreux, et partout. Ils eurent vite fait d’infiltrer les gouvernements en profitant de la panique causée par les pénuries et l’effondrement total de l’économie, et tout était fini.

De nombreuses spéculations agitèrent les esprits quant à l’origine de cette pandémie à l’époque, quand la presse et internet existaient encore. Pangolins, chauves-souris, arme chinoise, tout le monde avait son hypothèse. Mais à la surprise générale, la meilleure théorie restait celle des Cucks. La maladie n’était pas le fait d’une quelconque punition divine, mais répandue par une confrérie obscure suivie de près par un terrifiant cortège. Ils s’appelaient Lordi, Almanac, Flesh Roxon, et tous portaient la mort comme étendard et la peste comme fléau.

Et je les ai vus, de mes yeux, ce 6 mars 2020. A l’époque personne n’imaginait que nous courrions un quelconque danger, et pourtant moins d’une semaine plus tard le pays tout entier se retrouvait totalement paralysé, avant de s’écrouler. Cela s’est passé à la Machine du Moulin Rouge, un sombre rituel visant à déchaîner les enfers sans aucun autre motif que le plaisir aveugle de la destruction.

J’étais là le jour où le monde s’est effondré, bien avant votre naissance, bien avant l’émergence et la chute de l’Empire, bien avant que l’humanité ne finisse par se noyer dans les cendres de son orgueil. J’y étais, et voici ce que j’y ai vu.

 

– FLESH ROXON –

Flesh Roxon @La Machine du Moulin Rouge – Juliet Faure

Le timing de ce début de concert était, comme le disaient nos ancêtres, « éclaté à la mort ». Ouverture des portes à l’heure inhabituelle de 18h pour un début de set à 18h30 (même si dans les faits les tous premiers spectateurs ont réussi à atteindre la scène à presque 18h25), comme si le show avait été avancé en compactant le plus tôt possible la première partie.

Ainsi nous arrivons devant la scène juste à temps pour le premier morceau de Flesh Roxon, groupe d’Horror Punk finlandais venu accompagner leurs compatriotes sur ce KillecTour. Au premier abord ces quatre compères arrivent avec un bon capital de départ : une identité visuelle marquée (à base de bretelles rouges, chemises noires et eye liner leur donnant un côté crooner démoniaque), une contrebasse remplaçant la basse habituelle dans ces formations, un chanteur jouant du punk énervé sans la protection d’un médiator… Même la musique est plutôt sympathique, quelque part entre Danzig et les groupes de pop-punk emblématiques des années 2000.

Mais dès la première seconde quelque chose cloche. Ce concert s’avère vite être une expérience très étrange. Déjà le groupe commence en trombe sans s’annoncer et de manière tellement sèche que j’ai d’abord cru qu’ils finalisaient leurs balances avant de comprendre que le set avait vraiment débuté, le tout devant une salle pratiquement vide à cause du manque de fluidité à l’entrée de la salle (et probablement du fait que les portes de la salle même étaient ouvertes depuis moins de 3 minutes).

Mais si ce n’était que ça, ce serait excusable. Sauf que le chanteur/guitariste, malgré ses harangues à la foule entre les morceaux, est probablement déjà mort à ce stade de la soirée. En effet il se tient campé sur ses pieds, le regard vide, et fixe le fond de la salle plutôt que la foule croissante à ses pieds. Et les autres musiciens n’aident pas vraiment à lancer la dynamique puisqu’à part le second guitariste ils ont simplement l’air de se faire chier. Et on ne les en blâme pas, j’imagine que débuter son set devant 15 personnes parce que les portes sont à peine ouvertes ne doit pas forcément être une partie de plaisir.

La fin du set se réchauffe un peu au fur et à mesure que la salle se remplit et finit par ressembler à une première partie méconnue et fauchée tout à fait honorable, ce que l’on attendait sur cette scène à cette heure-ci finalement. Mais l’impression générale est quand même celle d’un faux départ.

 

– ALMANAC –

Almanac @La Machine du Moulin Rouge – Juliet Faure

Faux départ bien vite rattrapé par Almanac dès son arrivée sur scène. Le groupe de Power Metal du guitariste Victor Smolski venait défendre la sortie de son nouvel album Rush of Death paru le jour même, en effectif réduit puisque la chanteuse Jeannette Marchewka n’était pas présente sur scène ce soir-là.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la transition est nette. Après l’ambiance étrange qui avait habité la Machine pendant le set de Flesh Roxon, le power metal symphonique teinté d’influences thrash d’Almanac fait l’effet d’une bourrasque de vent en pleine face et redonne du cœur à toute l’audience.

Les musiciens livrent tous une performance impressionnante, notamment le chanteur Patrick Sühl dont les envolées lyriques impressionnent par leur justesse et leur précision. Mais la vraie star de ce plateau est évidemment le guitariste fondateur Victor Smolski. Et quand je dis « star », j’implique bien tout ce qui va avec, à commencer par l’égo.

En effet, non content d’avoir son nom sur la pochette de l’album (reproduite sur les décors de scène) dont l’entête indique « Victor Smolski’s Almanac », le guitariste coupe la parole au frontman dès sa première intervention pour commencer la promo de l’album, et ce alors même que son micro était coupé. Une intervention d’autant plus regrettable que le chanteur avait commencé à s’adresser au public en français, ce qui est toujours appréciable venant d’un groupe étranger. Mais ce cher Patrick se met poliment en retrait et ne prendra plus la parole pendant tout le set, laissant le leader du groupe chauffer le public.

Mais malgré cela l’énergie ne faiblit pas, et malgré une salle toujours assez vide à cette heure-ci, le groupe assure le show. Le bassiste et le batteur sont des monstres d’endurance et de technique à l’image des deux autres membres du groupe. Smolski a su très bien s’entourer pour la composition de ce line up, on a réellement l’impression (probablement justifiée) que chaque membre du quatuor est un virtuose dans son domaine, mais sans que le groupe ne se perde jamais dans une démonstration technique sans âme. La musique vit, les compositions sont variées, parfois ultra rapides, parfois groovy, et le public se laisse emporter par la fièvre générale, oubliant bien vite le doute qui l’habitait devant Flesh Roxon.

Le groupe quitte la scène avec les honneurs et laisse un public enthousiaste derrière lui, prêt à accueillir le headliner comme il se doit. Dommage que le headliner, lui, ne soit pas prêt.

 

– LORDI –

Lordi @La Machine du Moulin Rouge – Juliet Faure

Car oui, avant de monter sur scène Lordi prend son temps, et c’est peu de le dire. Presque une heure d’attente entre la fin d’Almanac et le début du set, on comprend mieux pourquoi la soirée débutait si tôt. Pendant ce temps interminable le public s’occupe comme il peut, pouvant compter sur la distraction offerte par une paire de roadies se lançant joyeusement dans une petite jam au gré des balances. L’impressionnant décor de scène est aussi offert à la vue de la foule, la pièce centrale étant une immense porte ornée des masques des différents musiciens du groupe et fermée par un drap marqué d’une impression gigantesque du visage de Mr. Lordi en personne (humilité quand tu nous tiens).

Et c’est donc après cette longue attente que nous avons droit à… encore plus d’attente. La bande d’intro, imitant une émission de radio comme souvent chez Lordi, semble elle aussi interminable, s’étalant sur plusieurs minutes avant que le show ne commence enfin. Et là, la magie arrive enfin sur scène.

Dès les premières mesures du premier morceau, Lordi envoie tout ce qu’il a, chaque musicien déjà totalement à fond. Lancé par l’ultra catchy Horror for Hire tiré du dernier opus Killection, ce set est efficace au possible de bout en bout. Les morceaux s’enchaînent, tous portés par le charisme propre à chaque musicien.ne, tous plus énergiques les uns que les autres et portant leurs iconiques costumes. Lordi maîtrise parfaitement sa performance live, et ne se fait pas prier pour le démontrer de la manière la plus spectaculaire qui soit.

Tout le long du show quelques saynètes sont jouées, par les membres du groupe et quelques figurants, parfois pendant les morceaux et parfois entre. Plusieurs solos agrémentent aussi le set, évidemment le classique solo de batterie mais également un duel entre la claviériste et le guitariste, et surtout un solo de basse incroyable. Déjà, le fait d’avoir laissé un solo au bassiste d’un groupe de rock est une rareté bienvenue, mais l’interprète engoncé dans son costume aux allures reptiliennes de Predator sublime totalement le concept par son jeu fluide trouvant un écho dans ses mouvements ondulant. Si je le voyais dans la jungle, je croirais à un serpent ! Cette incroyable performance s’achève sur un arrachage de cœur dont je n’ai toujours pas réussi à comprendre comment le trucage était possible (peut-être qu’ils sacrifient vraiment une figurante par soir, qui sait ?).

Le set continue au gré des hymnes caractéristiques du groupe finlandais, agrémenté d’interludes radiophoniques heureusement bien moins longs que celui de l’intro, et des habituels artifices de Mr. Lordi comme le micro-hache de Hard Rock Hallelujah ou bien les immenses ailes de chauve-souris (wink wink) sur Devil is a Loser. Une mise en scène digne des plus grands pour une scène parfaitement adaptée, à la fin du set le public en redemande et a bien vite oublié l’attente qu’il a dû subir en début de soirée.

Lordi maîtrise, Lordi envoie du lourd, de l’eau a coulé sous les ponts depuis l’Eurovision mais la réputation scénique de la formation n’est pas usurpée, loin de là. Chacun des membres du groupe y va de son grain de sel, la place n’est pas tout entière occupée par Mr. Lordi mais bien partagée équitablement par cette équipe bigarrée. Un Freakshow porté par des interprètes charismatiques, l’effet est là, le public est conquis.

Voilà qui conclut le dernier concert avant probablement un petit moment, mais quelle conclusion ! Et je finirais sur ces quelques mots entendus dans la salle ce jour-là, des mots de sagesse en ces temps de trouble, qui me portent encore au quotidien à ce jour :

« C’était 35 balles ? Bah ça les vaut. »

Setlist :

  • Radio SCG 10 (intro)
  • Horror for Hire
  • Midnite Lover / Granny’s Gone Crazy / Devil’s Lullaby
  • SCG10: The Last Hour / SCG10: Demonic Semitones (interlude)
  • Shake the Baby Silent
  • Blood Red Sandman
  • Drum Solo
  • Scare Force One
  • Like a Bee to the Honey
  • Naked in my Cellar
  • Bass Solo
  • I Dug a Hole in the Yard for You
  • Who’s Your Daddy
  • Guitar / Keyboard Solo
  • Hard Rock Hallelujah

Encore :

  • Devil is a Loser
  • Would you Love a Monsterman ?
  • Scream Demon (Outro)

Live report : Adelitas Way – Live Stream @Las Vegas – 20/03/2020


Vous le savez, tout le monde le sait, le monde est à l’arrêt et  la France se trouve en confinement depuis bientôt mi-mars. De nombreux artistes se mobilisent pour nous aider à passer cette période difficile en organisant des concerts en live streaming sur de nombreux réseaux sociaux.

C’était notamment le cas pour Adelitas Way, le groupe de metal alternatif américain. Le concert a été diffusé en live sur leur page Facebook hier soir, le 19 mars 2020. Quelques heures avant ce concert, le groupe avait publié une lyrics video de leur nouvelle chanson Habit.

Annoncé à 17h heure locale (soit 1h du matin à Paris), le concert commencera à 1h50 pour nous, soit presque une heure de retard dû notamment à des problèmes techniques. Ce concert improvisé aura duré un peu plus de 30 minutes, le temps pour chacun de s’évader loin d’une situation dramatique.

Dans une ambiance lycéenne, le groupe apparaît dans ce qui semble être un garage arrangé pour l’occasion en scène de concert. Le show commencera par la chanson Bad Reputation, sortie en 2015 sur l’album Getaway.

Durant toute la durée du concert, Rick DeJesus et son groupe chercheront à interagir avec les spectateurs présentes, leur proposant de choisir la deuxième chanson, What it takes, et présentant la fille du chanteur. Le chanteur incitera même les spectateurs à ne pas hésiter à donner afin de les soutenir dans cette épreuve. En effet, de nombreux groupes se sont vus dans l’obligation de mettre un terme voire même d’annuler leur tournée.

Le concert se terminera par un échange à travers les commentaires entre le groupe et les participants et par la vue que le groupe aura ce soir-là depuis la maison de Rick DeJesus.

Setlist :

  • Bad Reputation
  • What it takes
  • Notorious
  • Alive
  • Tell me
  • Vibes

 

Retrouvez le live directement sur leur Facebook

 

 

 

Live Report : James Blunt @ Le Zénith – 27.02.2020


C’est dans un Zénith plein à craquer que nous nous rendons pour accueillir James Blunt, cet artiste à la si grande carrière, où il présentera ce soir son dernier album, Once Upon A Mind, sorti fin octobre. Léa Paci, déjà en duo sur la version française du hit Cold, sera à nouveau mise à l’honneur en assurant la première partie du concert parisien.

Léa Paci @Zenith – Juliet Faure

La chanteuse de 23 ans nous propose un set intimiste et chaleureux d’une quinzaine de minutes qui enchantera. Sa maturité impressionne, autant dans la rondeur de son chant grave et juste que par ses textes émanant d’un certain vécu. Évoquant des sujets tels que les rêves et les angoisses (A nos foliesAdolescente Pirate), la jeune fille à la voix éraillée s’annonce d’hors-et-déjà prometteuse au sein du milieu musical.

Des sons de cloches, trois immenses écrans, la silhouette d’un James Blunt et sa guitare qui se dessine… Ca y est, le show commence, et ce sur les chapeaux de roues, avec l’entraînant How It Feels To Be Alive, tiré de son dernier opus. Le britannique est survolté et ne cessera de l’être de toute la soirée. Après le brillant The Truth, il lancera un ‘Ca va, Paris?’ qui ravira la foule. High, titre de son tout premier album, Back to Bedlam, nous ramène des années en arrière ; un avant goût d’une setlist éclectique, pour mieux nous plonger dans chaque albums tout au long de la soirée.

James Blunt @Zenith – Juliet Faure

Outre la musique, la soirée est animée par le franglais absolument parfait (si si) du chanteur, surplombé de son humour lui aussi absolument parfait (on vous le jure) : ‘Mon français c’est absolument merde, ce soir, un peu de franglais.’ Il enchaînera alors les blagues, tout comme sur le calvaire des petits copains et autres maris qui accompagnent leurs femmes au concert:
‘Pour une soirée romantique, les mecs sont : ‘How long is this concert ?’
‘5h.’ (Horreur et damnation!)
et de rajouter qu’ils ne s’amuseront pas avec leurs femmes en rentrant chez eux car James Blunt fait des ‘Chansons misérables, your femme will be crying.’ James Blunt et l’auto-dérision, toujours un plaisir.

Mais place à nouveau aux chansons, et notamment aux émouvants Goodbye My Lover et I Really Want You. Meme si il nous fait rire, l’artiste est un mélomane dans l’âme et c’est avant tout pour cela qu’on l’apprécie. Il reviendra sur le dernier album avec, The Greatest, aussi appelée, ‘une chanson pour les enfants’, un morceau adressée à la jeunesse, à celle qui récupère un monde dirigé par l’argent, un monde qui se meure et pour lequel le chanteur aimerait que les futurs générations se battent, pour ne pas le voir dépérir encore plus.

Il s’amusera encore, indiquant au public qu’il a dû payer les musiciens qui l’accompagnent pour qu’ils jouent avec lui sur la tournée. C’est sa façon à lui de nous introduire Léa Paci qui montera sur scène pour jouer Halfway en duo avec le britannique. Un moment magique. Et puis, James Blunt en a apparemment assez de nous voir assis et sollicitera l’assemblée entière pour qu’elle se lève et entonne le dansant Postcards devant une foule qui répondra présent. Mais, public parisien, il se le demande: ‘Are you chaud?’ car il faut continuer sur notre lancée avec le rythmé Stay The Night? Oui, le public est chaud!

Mais que serait un concert du chanteur sans le hit qui a lancé et forgé sa carrière? L’indémodable You Are Beautiful sera repris presque a cappella par l’assemblée pour un moment touchant, et même vibrant. Terminant sur le tubesque OK, James Blunt veut encore nous faire bouger. Il demandera même à l’audience de se baisser, un instant, ‘Get down, cet down, get the f*ck down’, avant de se relever pour le refrain, à nouveau prêt à faire la fête. Une véritable rockstar ce James !

Mais non stop! Où aller vous? Rien n’est encore fini!

Le rappel se fait, James Blunt prend place pour nous interpréter l’un des bijoux du dernier album, le magnifique et émouvant Monsters traitant de la maladie de son père. On vous somme d’ailleurs d’aller regarder son clip pour mieux comprendre l’émotion intense perçue au Zénith. Enfin, nous retrouverons à nouveau Léa Paci sur scène, le temps d’une chanson, sur le fameux Cold, premier single du dernier album. Et puis, tout en apothéose, le rythmé Bonfire Heart clôturera la soirée comme il se doit. Merci l’artiste, c’était beau, c’était vrai.

Des titres qui se bousculent, une scénographie impeccable on ne savaient plus où donner de la tête, pour notre plus grand bonheur. Entre rires et larmes, James Blunt prouve qu’il est un véritable performer, en plus d’être le brilliant compositeur / interprète qui fait chavirer nos coeurs.

Live Report : Monuments @Petit Bain – 01/03/2020


Quelle a été la première préoccupation qui a agité les neurones de l’Humanité ? Au-delà des évidents besoins vitaux comme manger, boire, tuer des trucs, se faire tuer par des trucs et copuler joyeusement entre ADULTES CONSENTANTS (des bisous les Césars), on peut supposer que ça ressemblait à un genre de « Mais qu’est-ce qui fait donc que le monde est tel qu’il est, et suit ces règles ? Comment ? Pourquoi ? Oh tiens un loup, allons le domestiquer » et après quelques milliers d’années on se retrouve avec des chihuahuas partout bref, une horreur.

Mais la réflexion était lancée. Alors privé de science, l’Humain avait commencé à chercher des réponses à ses questions partout autour de lui. Ainsi naquirent une longue lignée et prédicateurs et autres prophètes, amenant chacun leur tour une Vérité Universelle différente de la précédente, déclenchant parfois des guerres pour décider de qui avait la meilleure. Et certains, notamment en Asie, adoptèrent des manières de concevoir l’Existence complètement mystiques, cherchant à se connecter à leur divin de toutes les manières possibles, en y sacrifiant parfois leur connexion au monde matériel.

Mais qui étaient réellement ces hommes ? Illuminés ? Authentiques prophètes ? Proto-junkies camés à la mort ? Et bien laissez-moi vous dire que Monuments s’en contre-carre royalement et marche droit dans leurs pas à la recherche du Nirvana en laissant derrière lui un chemin ensanglanté.

Accompagné de leurs compatriotes britanniques Heart of a Coward et du méconnu groupe australien I Built the Sky, John Browne et ses compères sont venus rendre visite au Petit Bain le 1er Mars dernier afin de nous présenter leur nouvelle voix, le jeune mais néanmoins talentueux Andy Cizek. Une épopée de quelques heures quelque part entre le déchaînement de violence et la transe mystique, Monuments nous a offert un voyage aux portes de la folie que nous avons vécu pour vous. Alors accrochez-vous bien mais surtout n’ayez pas peur, car même si vous n’en réchappez pas, le Samsara vous rappellera tôt ou tard…

 

– I BUILT THE SKY –

I Built The Sky @Le Petit Bain – Juliet Faure

La soirée s’ouvre avec ce petit groupe australien au nom évoquant des immensités dignes du grand et sacré Post-Rock. Mais ici point de nappes de guitares, point de crescendo majestueux, I Built the Sky évolue plus dans un math rock teinté de djent, mais très léger et mélodieux. Le batteur commence par entrer sur scène dans l’indifférence totale tandis que la bande se lance, juste avant que les lumières ne s’éteignent, et le public curieux mais encore peu nombreux du Petit Bain se tourne mollement vers la scène tel une bande d’éléphants de mer aux aguets.

D’un point de vue purement musical le groupe est à un excellent niveau. Les trois musiciens sont largement au niveau pour ce style de musique parfois un peu retors, les mélodies sont efficaces, voire planantes sur certains passages, tout est carré et à sa place, la qualité de la composition et de l’interprétation sont très vite établies. Le groupe semble manquer d’un second guitariste, les leads les plus répétitifs étant joués par la bande, mais cela ne fait que souligner la rigueur à toute épreuve du groupe qui retombe toujours pile sur le temps malgré la complexité rythmique et technique des compositions.

Mais la mise en scène manque encore de finesse. Le travail sur la light est globalement pauvre, et le chanteur peine à remplir le vide entre chaque morceau par sa seule éloquence (vide accentué par le fait qu’il doive changer d’accordage presque un morceau sur deux).  Malgré cela, et comme souvent à cet horaire, le groupe semble s’éveiller petit à petit au fil du concert. Le chanteur finit même par vanner lui-même le manque de notoriété du groupe avec juste ce qu’il faut d’autodérision, tout en prenant ses aises sur scène.

Le concert finit en beauté avec un laborieux mais néanmoins choupidou « High Five Wall of Death » et un slam du chanteur en plein lead (de math rock, donc pas un enchaînement de powerchords a priori) assez impressionnant. Le public semble conquis par le groove de folie et les mélodies douces de I Built the Sky, ne manque qu’une attitude scénique plus détendue et dynamique que l’expérience saura sûrement apporter à la formation.

 

– HEART OF A COWARD –

Heart of a Coward @Le Petit Bain – Juliet Faure

Mais en introduction je vous parlais certes d’une expérience mystique mais aussi d’un « chemin ensanglanté » (toujours dans la mesure, vous me connaissez), or même si I Built the Sky possède un groove indéniable, on est bien loin de ça. Mais pas d’inquiétude, car l’arrivée de Heart of a Coward fit immédiatement trembler le Petit Bain sur ses fondations (ce qui, pour une péniche, reste un tour de force).

Dès son entrée sur scène le groupe britannique retourne la salle comme un vieux pancake. Le morceau d’introduction amène avec lui une bagarre sans nom dans le pit, le public lançant les hostilités à peine les premières notes entendues. La musique de ce groupe de djent à l’esprit plutôt hardcore trouve son public sans aucun problème.

On entame alors une épopée à base de breakdowns qui tâchent, de transitions entre chant clair et scream d’une fluidité impressionnante, et de beaucoup trop de wall of death successifs pour une fosse de la taille du Petit Bain. A aucun moment la musique ne fait mine de baisser en intensité, enchaînant claque sur claque avec une efficacité presque surnaturelle. Le chanteur s’arrête à peine pour souffler entre les morceaux, pas le temps de briser le rythme, le show est inarrêtable.

Et quand je vous disais que la salle tremblait sur ses fondations, non seulement le sol de toute la pièce faisait des mouvements de haut en bas peu rassurants au rythme des mouvements de la foule, mais c’est bien vite toute la péniche qui s’est mise à tanguer dangereusement. Mais il en fallait plus pour arrêter Heart of a Coward qui, s’ils ont seulement senti cette légère perturbation, s’en sont sûrement amusés.

Un show tout en puissance d’une efficacité millimétrée, chaque morceau semblant plus énervé que le précédent, Heart of a Coward est une excellente découverte et une perle de live pour qui aime la bagarre la plus pure et les guitares accordées bas.

Setlist :

  • Down in Ruin
  • Ritual
  • Collapse
  • Shade
  • Monstro
  • Mouth of Madness
  • Hollow
  • Deadweight

 

– MONUMENTS –

Monuments @Le Petit Bain – Juliet Faure

Ainsi furent assemblées les deux moitiés d’un grand tout, la beauté légère de I Built the Sky et la violence irrépressible de Heart of a Coward mêlées dans un infini tourbillon de sensations. Et du cœur de ce chaos émergea le sommet de la pyramide, l’omnisciente présence, l’entité aux aguets au commencement et à la mort de tout. L’heure était venue d’accueillir Monuments.

Le groupe débarque un peu en retard mais attaque d’entrée de jeu au sommet de sa forme, capitalisant sur l’excitation laissée par Heart of a Coward derrière lui. Pendant plus d’une heure et demie le groupe nous livre son djent mystique influencé autant par le metalcore de début de siècle duquel il descend que par la musique mystique venue du très lointain orient. Les musiciens sont tous d’une rigueur irréprochable (nécessaire au jeu de ce genre de style très technique), et servis par une technique quasi parfaite offrant un son clair comme de l’eau équilibré de main de maître, laissant chaque instrument ressortir parfaitement à sa place. Mais la plus grande surprise de cette soirée se trouve derrière le micro de chant.

De loin, Andy Cizek ressemble à un jeune homme en fin d’adolescence, un peu maigrelet, timide mais poli et bien élevé (et il l’est sûrement). Drôle de casting en apparence, mais l’habit ne fait pas le moine et la grosse inconnue de ce set se retrouve bien vite en être la pièce maîtresse. Le chanteur possède comme ses collègues une technique carrée et sans faute, évidemment, les plus pointilleux déploreront peut-être la perte du growl profond de Chris Barretto mais la voix de son remplaçant remplit parfaitement le créneau.

Et même si ce n’était pas le cas, qu’importe ? Parce qu’au-delà de sa simple technique vocale correspondant parfaitement à la musique de Monuments, Andy est un frontman possédé vivant les morceaux qu’il chante, comme en transe mystique quand il hurle ses textes. Et toute la salle ne tarde pas à l’imiter, on peut voir ça et là des gens en communion avec les mélodies envoûtantes venant de la scène, pris de tremblements, les yeux révulsés (enfin je ne suis pas sûr d’en avoir vu, mais je ne peux pas être le seul à avoir atteint cet état, si ?).

Mais la force de Monuments ce ne sont pas seulement ses mélodies mystiques, ni son groove catchy à l’extrême, et pas non plus ses passages plus violents typiques du metal moderne dont il est issu. La vraie force de Monuments, c’est que tout ça arrive en même temps. Il n’est pas ici question de passages mystiques entrecoupés d’ultraviolence, l’ultraviolence EST mystique tout le long du show, à l’image d’un Gojira polyrythmique.

Sur la fin du concert tout est débridé, le chanteur se retrouve à scander ses refrains debout sur la foule qui continue sa communion avec le groupe. Se set s’achève sur A.W.O.L. et I, the Creator, deux morceaux incarnant à eux seuls toute l’expérience cérébrale offert par le groupe en live.

Monuments en concert est une expérience à vivre. Situé quelque part entre la transe encensée des prêtres d’extrême orient et les mosh pits des concerts de hardcore New Yorkais, ce voyage introspectif amène son auditeur aux limites de la conscience. Peut-être avons-nous tous touché du doigt ce que l’on appelle « Dieu » ce soir-là, peut-être qu’il faudrait que je me calme et que j’arrête de mettre autant de merde dans mes reports ? La vérité restera obscure…

Quoiqu’il en soit Monuments est toujours en pleine forme et bénéficie pleinement non seulement de sa nouvelle voix mais également du retour du batteur historique Mike Malyan. Le nouveau morceau Animus sorti il y a quelques mois et placé dans la setlist présage probablement de la sortie d’un nouvel album dans un futur plus ou moins proche, le premier porté par la voix d’Andy. Malgré ses déjà 10 ans d’expérience Monuments a toujours la hargne et la fougue des débutants, offrant une expérience de concert rare, une transe guerrière héritée des plus anciennes spiritualités, ou juste du djent ultra efficace avec des gammes orientales, c’est vous qui voyez.

Setlist :

  • Blue Sky Thinking
  • Leviathan
  • Horcrux
  • Mirror Image
  • Animus
  • Vanta
  • 97% Static
  • Empty Vessels Make the Most Noise
  • Regenerate
  • Origin of Escape
  • Degenerate

Encore :

  • A.W.O.L.
  • I, the Creator

Live report : Bernard Minet Metal Band @Nouveau Casino – 13/02/2020

DANS LE DERNIER EPISODE

Après avoir échappé à d’étranges poursuivants à l’apparence occulte et fait un voyage dans le futur pour assister à un concert de Dragonforce d’anthologie, Kärscheras se retrouve en présence d’un être supérieur s’adressant à lui directement dans sa tête, ou peut-être est-ce dans son cœur ?

La silhouette se tenait toujours dans son grand halo lumineux, immobile, à la fois impressionnante et rassurante, comme un souvenir venu du fond de mon enfance. Des mélodies que je n’avais pas entendues depuis des années s’insinuaient dans ma tête, tournant en boucle en évoquant des images d’un autre temps. Les levers à 6h30 le weekend pour ne pas rater le début des dessins-animés, la hâte de la sortie d’école à 16h30 pour réussir à être à l’heure devant les rediffusions de Dragon Ball Z et des Chevaliers du Zodiaque, l’attente pendant des jours qu’il se passe quelque chose dans l’intrigue parce que le moindre arc narratif se devait de durer au moins 100 épisodes. La saveur et l’insouciance de l’enfance.

Le temps de réaliser qui se tenait en face de moi, je m’aperçus que je n’étais plus dans cette étrange cave et que la borne au dragon avait disparu. A la place se dressaient autour de moi les murs du Nouveau Casino, et je compris que je n’avais en fait pas quitté 2020, et que l’homme qui se tenait devant moi, flanqué de deux roadies à la carrure imposante, était la voix de milliers d’enfants d’hier et d’aujourd’hui : Bernard Minet.

Accompagné du groupe de metal cannois Heart Attack et à la veille de la sortie de son album Bernard Minet Metal Band, le batteur des Musclés s’est extirpé des conventions pour lancer cette tournée au concept improbable, creuser jusqu’au fond de votre enfance et en faire ressortir les meilleurs souvenirs revisités à la sauce sidérurgique.

 

– ROADIES OF THE D –

Roadies of Tenacious D @Nouveau Casino

Mais avant de remonter si loin dans le temps, arrêtons-nous seulement quelques années en arrière avec les Roadies of the D. Les plus perspicaces d’entre vous l’auront sûrement compris, il s’agit d’un tribute band au célèbre duo américain Tenacious D formé par l’acteur Jack Black et son compère Kyle Gass. Ici point de formation trop imposante, seulement deux guitaristes et leurs voix respectives interprétant une série de tubes du groupe angelin. On note l’effort de style puisque les deux musiciens ne se contentent pas de jouer la musique de Tenacious D, mais viennent carrément cosplayés en eux. Sachant que Bernard Minet passe le plus clair de son temps en convention depuis quelques années, peut-on dire que la boucle est bouclée ? Certainement pas, mais le clin d’œil est tout de même apprécié.

Le début du set est long, TRES long. Le duo commence par interpréter Flash, mais en faisant tourner seulement la première note en boucle pendant bien cinq minutes. Commençant ce long et répétitif riff assis dans les escaliers menant à la mezzanine, les deux compères descendent petit à petit, puis entament leur traversée de la foule avant de se poser face à face au milieu, toujours sur la même note, réglés comme une paire de métronomes. Puis au bout de quelques instants ils se dirigent vers la scène, fendant une fois de plus la foule, avant d’aller s’installer derrière leurs micros, tandis que la foule s’agitent silencieusement, se demandant quand sera rompue cette longue suspension.

Puis le morceau commence enfin, et on s’aperçoit vite qu’en plus d’adopter le style vestimentaire de Tenacious D et de jouer leurs morceaux, les Roadies of the D sont également d’excellent sosies vocaux de leur groupe-mère. Reprenant les meilleurs morceaux du groupe avec une efficacité surprenante pour un guitare/voix et beaucoup d’autodérision (comme on pouvait s’y attendre), l’esprit de Jack Black et Kyle Gass est bien là et le public se laisse emporter en reprenant les hymnes en cœur.

Le duo se permet quelques écarts à sa doctrine en interprétant des parties de Chop Suey ! et Ace of Spades, toujours seulement en guitare/voix, et toujours aussi efficacement. Tout au long du set la scène est en contre-jour, baignant les musiciens dans une lumière christique, en rajoutant encore plus au côté jusqu’au boutiste de la performance.

Fidèles à son nom, le duo rend hommage à Dimitri et Mélanie (respectivement au son et à la lumière ce soir-là) (de vrais amours, je les embrasse) pour leur travail avec le morceau Roadie dédié à tous les techniciens du spectacle du monde (j’ai versé ma petite larme je l’avoue).

Pour finir en beauté, ce tribute band de Tenacious D nous interprète Tribute de Tenacious D, suivi par le public conquis. Les vrais Tenacious D seront de passage mercredi prochain au Zénith de Paris, l’occasion de mesurer ce magnifique ersatz montpelliérain à sa matrice. Mais en attendant dans la petite salle qu’est le Nouveau Casino et dans cette soirée pleine de second degré, les Roadies of the D ne détonnent pas et offre un bon divertissement, à la fois infiniment sérieux et plein d’auto-dérision.

Setlist :

  • Flash
  • Wonderboy
  • History
  • Ace of Spades (Motörhead Cover)
  • Rize of the Fenix
  • Roadie
  • Fuck Her Gently
  • Chop Suey (System of a Down Cover)
  • Tribute

 

– BERNARD MINET METAL BAND –

Bernard Minet @Nouveau Casino

Voilà un nom qui a de quoi faire lever les sourcils, associant deux univers a priori pas trop liés l’un à l’autre… Pourtant, une fois devant le fait accompli le lien devient évident. L’entrée se fait dans une lumière rouge uniforme éclairant un épais écran de fumée. Le groupe Heart Attack rebaptisé pour l’occasion vient se positionner sur scène en jouant une intro plus digne d’un concert de Death Metal que de la compilation de comptines promises, et puis retentit enfin la voix du maître de cérémonie.

Bernard Minet commence à haranguer la foule depuis les coulisses, toujours sur le mur sonore de l’intro, puis entre sur scène avec veste en cuir et bracelets de force toujours en s’adressant au public pendant que la tension monte. Contrairement à un show traditionnel, le premier morceau (Goldorak Go) est introduit longuement par le chanteur faisant jouer la fibre nostalgique des spectateurs. C’est un des aspects les plus atypiques de ce concert, chacun des morceaux est précédé par une introduction parlée afin d’annoncer duquel il s’agit, de le remettre en contexte, éventuellement de laisser échapper deux ou trois anecdotes…

Car Bernard Minet est une vraie vedette sur scène, serrant des mains tel un politicien entre ses couplets, occupant toute la place sur scène, blaguant avec le public, un vrai showman n’ayant pas peur de briser un peu le rythme du concert pour finalement le dynamiser encore plus. Mais trêve de bavardages, le morceau commence et dévoile immédiatement une des grandes qualités de ce projet : les arrangements sont parfaitement crédibles. On n’a pas l’impression d’avoir affaire à de bêtes reprises metal comme il en existe des dizaines sur youtube ; en fait, changez tous les textes et vous vous retrouverez avec un album de metal tout à fait crédible en tant que tel.

Bien évidemment sur une date comme celle-ci le public est immédiatement transporté et chante en cœur la quasi-totalité des paroles de la soirée. Les musiciens ne sont pas en reste puisque Bernard lui-même est obligé de tomber la veste au bout de deux morceaux, complètement en nage. Le second morceau de la soirée est l’iconique Bioman, précédé de la version parodique des Inconnus par le public sur la demande du chanteur lui-même, montrant que ses airs de star ne sont en fait qu’une bonne dose d’autodérision.

Et les tubes de notre enfance s’enchaînent. Ranma ½, Olive et Tom, le chanteur se replonge dans ses jeunes années pour interpréter ses plus grands titres, mais pas seulement. On trouve également quelques reprises dans la setlist comme Nikki Larson (présente sur le futur volume 2 de l’album annoncé officiellement sur scène !) ou encore Denver que le groupe jouera même deux fois de suite face à l’engouement du public.

La fin du set devient encore plus personnelle pour Minet. Après avoir demandé un « Wall of the Death » sur Ken le Survivant, il revient à l’époque des Musclés et s’installe derrière la batterie pour un solo furieux. Puis, après un touchant hommage au Club Dorothé, et à ses disparus, Le groupe revient sur scène pour interpréter La Fête au Village, l’un des plus grands tubes de l’ancien groupe du chanteur, pour lequel s’invite sur scène un des membres du public, s’emparant d’un des micros de back pour lâcher son plus beau chant yodel. Puis vient la pièce maîtresse du répertoire avec l’enchaînement des deux premiers génériques des Chevaliers du Zodiaque, immédiatement suivi de Capitaine Flam pour enfin dire au revoir à la foule sur une reprise de Bioman, non sans avoir avant promis que le groupe reviendrait dans la capitale l’an prochain, probablement avec un second album à son actif.

Bernard Minet @Nouveau Casino

J’avais déjà eu l’occasion de retomber en enfance avec Henri Dès au Motocultor l’été dernier, mais ici on est à un tout autre niveau. Le public est à fond, les musiciens aussi, Bernard Minet donne tout ce qu’il a, et surtout la musique apporte une réelle plus-value aux morceaux de base (je vous jure, je ne pensais pas que Jeanne et Serge puisse sonner aussi lourd et martial) tout en restant diversifiée avec des inspirations variées selon les morceaux (thrash, power, heavy, punk…).

Carton plein pour cette soirée, un beau moment de communion entre de vieux enfants heureux de retrouver le temps d’un concert leur insouciance perdue depuis longtemps et l’homme qui leur a compté pendant toute leur jeunesse les histoires qui habitent encore leurs rêveries aujourd’hui. Le Bernard Minet Metal Band est un ovni, mais un ovni qui tombe sous le sens une fois qu’on l’a dans les oreilles, et on attend avec impatience le volume 2 et la prochaine date parisienne que le chanteur nous a promis ce soir.

Setlist :

  • Entrée
  • Goldorak Go
  • Bioman
  • Sylver Hawks
  • Ranma 1/2
  • Le Collège Fou Fou Fou
  • Olive et Tom
  • Les Samouraïs de L’Eternel
  • Denver le Dernier Dinosaure (x2)
  • Nicky Larson
  • Jeanne et Serge
  • Conan L’Aventurier
  • Ken le Survivant
  • Solo de Batterie
  • La Fête au Village
  • La Chanson des Chevaliers
  • Les Chevaliers du Zodiaque
  • Capitaine Flam
  • Bioman (reprise)

Live report : Thy Art is Murder @Le Cabaret Sauvage – 02/02/2020


Alors qu’en novembre dernier on découvrait que le groupe de deathcore australien serait présent lors de la 15ème édition du Hellfest en Juin 2020, Thy Art Is Murder était à Paris à l’occasion de sa tournée Human Target. Retour sur ce concert où 5 groupes étaient présents !

– I AM –

I AM @Cabaret Sauvage

Jeune groupe de hardcore américain, I AM nous vient du Texas. Le groupe est le premier à passer avec 15 minutes d’avance sur le running order face à une salle qui se remplit tout doucement. Le pit est loin d’être complet mais le groupe réussit à diffuser son énergie aux spectateurs présents qui répondent aux différents appels des musiciens.

 

– River of Nihil –

River of Nihil @Cabaret Sauvage

Vient ensuite le groupe de deathmetal américain River of Nihil. Déjà de passager au Gibus en octobre dernier, le groupe nous propose une setlist regroupant ses 3 albums. Le set aura duré 30 minutes et aura proposé aux spectateurs à la fois du chant clair et de la voix saturée. Le groupe a déjà une excellente maîtrise de la scène, ce qui n’est pas pour déplaire à l’auditoire.

– Fit For An Autopsy –

Fit For An Autopsy @Cabaret Sauvage

Fit For An Autopsy est le 3ème groupe à passer ce soir là au Cabaret Sauvage. Le groupe de deathcore américain n’est pas là pour rigoler. Le pit s’est depuis rempli et est chaud ! Les spectateurs enchaînent les jump et les pogo sur la setlist du groupe, qui comprenait notamment The Sea Of Tragic Beasts issue de leur dernier album !

Setlist Fit For An Autopsy

  • The Sea of Tragic Beasts
  • Warfare
  • Mirrors
  • Hydra
  • Heads Will Hang
  • Black Mammoth

– Carnifex –

Carnifex @Cabaret Sauvage

Dernier groupe avant Thy Art Is Murder, Carnifex succède sur scène FFAA. Le groupe de deathcore américain possède une identité visuelle forte et prend possession de la scène avec World War X. Le pit s’y donne à cœur joie et reprend à l’unisson Drown Me In Blood. Le groupe jouera des titres plus anciens mais qui n’ont pas pris une ride.

Setlist Carnifex

  • World War X
  • Slow Death
  • Hatred and Slaughter
  • Drown Me in Blood
  • Die Without Hope
  • Lie to My Face
  • Hell Chose Me

– Thy Art Is Murder –

Thy Art Is Murder @Cabaret Sauvage

Après une attente durant laquelle un squelette sera mis en place comme pied de micro, le groupe australien Thy Art Is Murder entre en sècne ! Le groupe se donnera à fond dès les premières notes, énergie à laquelle le pit sera particulièrement réceptif ! Thy Art Is Murder enchaînera les morceaux et présentera en live le morceau New Gods. Le chanteur nous fera même l’honneur d’un discours à propos des français et imitera sa compréhension de la langue de Molière par des « blablabla » en finissant par dire que c’est quand même une langue particulièrement sexy. Le plus gros bémol à cette soirée chargée fût l’absence de sécurité dans la crash barrière, sécurité qui fût remplacée par les membres des autres groupes.

Setlist Thy Art Is Murder

  • Death Squad Anthem
  • Make America Hate Again
  • The Purest Strain of Hate
  • Human Target
  • Eternal Suffering
  • Dear Desolation
  • Fur and Claw
  • Holy War
  • New Gods
  • The Son of Misery
  • Puppet Master
  • Reign of Darkness
  • Chemical Christ

Live Report : Wage War @Backstage by the Mill – 21/01/2020


Ce mois de janvier commence fort avec un très beau plateau metalcore et nu-metal qui était à l’honneur du Backstage by the Mill.

– Thornhill –

Thornhill est un jeune groupe formé en 2017 et qui nous vient tout droit du pays des koalas et des kangourous à savoir, l’Australie. Malheureusement c’est dans une salle peu remplie que le set démarre avec le titre Views from the sun” extrait de leur premier album “ The Dark Pool” sorti le 25 octobre 2019. Ils sont formidablement accueillis par l’assistance présente et une ambiance chaleureuse s’empare de la salle pour la suite du show.

Setlist Thornhill 

  • Views From The Sun
  • Nurture
  • The Haze
  • Reptile
  • Lily & The Moon
  • Coven
  • Where We Go When We Die

Le titre “Reptile” est issu de leur premier EP intitulé “Butterfly” sorti en 2018. Avant la fin de leur prestation, Jacob Charlton présente le groupe et  remercie le public de sa présence. Les titres “Coven” et “When we go when we die” viennent clôturer ce set mélancolique et planant à l’instrumentation lourde. Un premier passage en France réussi pour les australiens. On espère les revoir très prochainement sur nos terres.

 

– DED –

DED – Backstage by the Mill – 21/01/2020

Place à une session de Nu-metal à présent avec DED, une formation originaire de Tempe dans l’Arizona. Leur précédent passage en France remonte en 2018, où ils s’étaient produit au Download. 

Le Backstage est à présent plongé dans le noir. C’est en voyant de grandes ombres imposantes que l’on devine l’arrivée du groupe sur scène. Et c’est parti ! C’est avec le titre “FMFY”, leur tout premier titre sorti en 2016, que nous découvrons la formation. Force est de constater que le groupe a un style bien à lui. Joe Cotela, le lead vocal, est une étrange fusion de Floki de la série Viking et d’un corbeau avec un (magnifique) gilet. Bon c’était l’instant mode, revenons à la musique.

Le titre “Hate Me” met le public d’accord qui commence lui aussi à s’agiter. Le groupe est communicatif avec l’assemblée présente et n’hésite pas à tendre le micro à la foule. Les titres s’enchaînent, la quasi totalité de leur album “Mis-An-Thrope” sorti en 2017 est joué. Le groupe prend plaisir à être ici et nous annonce en fin de set qu’ils vont nous jouer un titre qui s’intitule “Sex Sells”, lequel sortira dans le courant de l’année 2020. La bande de Joe Cotela clôture avec le titre “Anti-Everything”. Tout le monde reprend le refrain en chœur. Et c’est sous un tonnerre d’applaudissement que DED disparaît dans les backstages… du Backstage !

Setlist DED

  • FMFY
  • Hate Me
  • Disassociate
  • Eyes Sewn Shut
  • Dead to Me
  • Architect
  • Sex Sells
  • Anti-Everything

 

– Wage War –

Wage War – Backstage by the Mill – 21/01/2020

En avril 2018, ils jouent en première partie d’Of Mice and Men au Trabendo. En décembre de la même année, ils jouent dans la salle voisine de la Machine du Moulin Rouge à l’occasion d’une tournée avec August Burns Red. Leur réputation n’est donc plus a faire. Aujourd’hui c’est comme tête d’affiche qu’ils passent par la capitale pour notre plus grand bonheur, pour présenter leur dernier bébé intitulé “Pressure”.

 Est-il déjà 21h ? En fait, peu importe, car le moment de la soirée tant attendu est enfin arrivé ! Briton Bond et le reste du groupe débarquent sur scène et entament directement avec le premier single “Who I am” et “Prison”, tous deux tirés de leur dernier album en date.

C’est avec énergie et enthousiasme que Briton s’attaque au chant screamé. Il est appuyé par son guitariste rythmique Cody Quistad pour le chant clair. Briton est une vraie pile électrique, il n’arrête pas de faire des allers-retours d’une part et d’autre de la (mini) scène. On peut remarquer un public déchaîné, les premiers pogos font leur apparition et le titre “Don’t let me fade away” n’y est pas pour rien.

Quelques mots rapide de Briton et le set continue avec 3 titres “Hollow”, Twenty one” et “Alive” de leur premier album Blueprints sorti en 2015. Les fans de la première heure sont ravis. Les pogos et wall of death se multiplient et le public scande la moindre parole, mais on ne peut pas dire que les membres du groupes sont très communicatifs. 

Les titres s’enchainent. 

Entre son lourd, breakdowns et instants plus calme, ce concert se déroule dans une ambiance dechainée  avec un public de plus en plus surexcité. L’instant ballade est arrivé avec le titre “Me against myself”. Ça fait du bien un moment de douceur dans ce set de brut. Comme on dit les bonnes choses ont une fin, ce fut à travers les titres “Johnny Cash” et le non moins percutant “Low”. D’ailleurs ce dernier ressemble étrangement à un titre d’Architects.

Les 5 membre disparaissent en backstage… du… (bon ok je vais pas refaire ma blague). Mais le public, lui, en demande encore plus ! On peut entendre l’ensemble du backstage hurler WAGE WAR ! WAGE WAR  ! en rythme et en chœur. Ni une, ni deux, les lights se rallument. Le public et le groupe sont heureux de partager un dernier instant ensemble. Pour le rappel, ils ont décidé de nous jouer le titre “Hurt” et de finir en apothéose avec le percutant “Stitch. 

Cette fois c’est vraiment fini (sortons les mouchoirs), Briton, Cody, Seth, Chris et Stephen, saluent le public qui s’est déplacé ce soir. La soirée se clôt sur des remerciements et une distribution de médiators, baguettes et setlists. 

C’est un concert qui s’est déroulé dans la bonne humeur avec un public que je qualifierais comme sage. Oui, car il n’y quasi pas eu de crowdsurfing. Comme quoi le public sait se tenir parfois.

Une belle prestation de la part du groupe, avec un concert simple et avec un bon choix de chansons pour plaire a tout type de public. Fan de métal confirmé ou amateur, tout le monde à pu y trouver son compte.

Setlist Wage War

  • Who I Am
  • Prison
  • Don’t Let Me Fade Away
  • Hollow
  • Twenty One
  • Alive
  • Witness
  • Grave
  • The River
  • Gravity
  • Ghost
  • Me Against Myself
  • Johnny Cash
  • Low
  • Hurt (rappel)
  • Stitch (rappel)

Live report : The Hu @Trianon – 03/02/2020


De retour après leur premier concert en France au juin 2019 au festival Sama’Rock, le jeune groupe de heavy metal mongol était de passage au Trianon pour leur tournée mondiale. Retour sur ce concert aux allures hors normes et aux mélodies dépaysantes !

– Fire From The Gods –

Annoncés comme première partie de The Hu en octobre, Fire From The Gods est un groupe de heavy metal américain créé en 2010. Ils ont notamment assuré la première partie lors de la tournée américaine fin 2019 de Five Finger Death Punch. C’est une salle à moitié remplie que le set commence. Le chanteur, AJ Channer, arrive sur scène avec une énergie folle et tente d’entraîner le public avec lui qui ne se montre pas très réceptif. Le groupe a proposé une setlist présentant autant des titres de ses précédents albums que certains issus de son album American Sun sorti en novembre 2019.

Bien que le groupe jouera environ 45 minutes pour sa première date parisienne, le public s’est montré compliqué et attendait clairement la tête d’affiche de la soirée. Être la première partie d’un groupe comme The HU n’est pas simple, bien que les deux groupes soient considérés comme du heavy metal, les sonorités inédites proposées par le groupe mongol sont compliquées à introduire.

En dépit d’une première partie qui s’est donnée à fond, la musique ne correspondait pas aux attentes du public qui s’est réellement montré difficile et assez peu présent au final pour des musiciens qui ont tout donné pour transmettre leur énergie et leur joie d’être à Paris.

Setlist de Fire From The Gods au Trianon

  1. The Voiceless
  2. Composition
  3. Another Level
  4. Truth To the Weak (Not Built To Collapse)
  5. In Spite of Doubt
  6. End Transmission
  7. Fight the World
  8. Right Now
  9. Excuse Me

– The HU –

En juin 2019, le groupe de heavy metal mongol joue au festival Sama’Rock à la Chaussée-Tirancourt. Fondée en 2016, le groupe détonne dans le milieu de part son utilisation d’instruments traditionnels. Avant même que le groupe ne monte sur scène, deux batteries trônent déjà fièrement face au public.

Contrairement à Fire From The Gods, la scène est remplie, que ce soit la fosse ou les balcons. Le groupe arrive sur scène, heureux de leur première date parisienne, et commence le show avec Shoog Shoog, ce qui déclenchera une réponse des plus énergiques du public. Clairement présent pour le groupe de heavy metal mongol, le public sera déchaîné tout au long de la prestation du groupe. Le groupe enchaînera durant environ 1h20 tous les titres de son album et les interactions avec un public qui n’attendait qu’eux.

Alors qu’on aurait pu s’attendre à un concert calme, il s’est avéré que la soirée était des plus énergiques ! Oscillant entre pogo et jump, ce qui créa d’ailleurs un gros effet trampoline afin de faire trembler toute la salle. Les balcons n’étaient pas en reste, rares étaient les spectateurs assis tant l’ambiance était survoltée, notamment sur Wolt Totem ! A de nombreux moments de la soirée, le public ne faisait qu’un scandant « Hu ! Hu ! Hu ! » en levant le bras et le projetant vers la scène à l’unisson !

Un drapeau Mongol, rendant hommage au pays d’origine du groupe, circulera même des balcons jusque dans la fosse !

Après avoir joué This is Mongol, le groupe saluera le public qui les rappellera alors sur scène pour un dernier titre : Yuve Yuve Yu ! Annoncé au Hellfest 2020, le groupe est un petit nouveau sur la scène metal mais à tout d’un grand tant leur énergie est communicative !

Setlist de The Hu au Trianon

    1. Shoog shoog
    2. The Same
    3. The Gereg
    4. The Song of Women
    5. The Legend of Mother Swan
    6. Uchirtai gurav
    7. Shireg Shireg
    8. Bii Biyley
    9. Yuve Yuve Yu
    10. Wolf Totem
    11. The Great Chinggis Khaan
    12. Black Thunder
    13. This is the Mongol
    14. Yuve Yuve Yu (rappel)

 

[Manga] Les coups de cœur Manga de 2019

Vous le savez, cette année de nombreuses perles ont été publiées en France côté manga. Qu’il s’agisse de Beastars, Tsugumi Project, Le chef est une copine, Heart Gear, la trilogie de Project Itoh et d’autres, nous avons été gâtés par les éditeurs francophones !

Petit tour de mes coups de coeur de l’année ! (car oui, on ne fait pas que des concerts, on lit aussi !) 

 

Ces nouveautés manga qui nous ont fait palpiter en 2019

Divines – Eniale & Dewiela aux éditions Pika

Divines – Pika

Série en 3 tomes, Divines est le premier manga de l’auteure de L’Atelier des Sorciers, SHIRAHAMA Kamome, également aux éditions Pika.

Cette série nous raconte les mésaventures d’Eniale, une ange, et Dewiela, une démone recherchée par les exorcistes du Vatican. Bien qu’assez proches, les deux protagonistes sont également de grandes rivales, chacune cherchant à récupérer plus d’âmes que l’autre.

Avec un design précis et détaillé, SHIRAHAMA Kamome nous propose une série légère et pleine d’humour qui pose une question essentielle : les notions de bien et de mal sont-elles réellement aussi simples à comprendre ? En mettant en scène des personnages complices mais opposés par essence, l’auteure nous invite à une réflexion sur les camps historiques que sont le bien et le mal. Un manga parfait pour les fans d’humour et de maladresse !

Le tome 3 est disponible depuis le 16 octobre 2019.

 

 

Helvetica aux éditions Kurokawa

Helvetica – Kurokawa

Publiée depuis 2017 au Japon et sortie à l’occasion du 20ème anniversaire de Japan Expo, Helvatica est une série en 4 tomes publiée aux éditions Kurokawa. Issue du partenariat entre SOMEI Tsumugi et TSUKIBA Shizuka, deux lauréates du Young Jump.

Helvetica nous raconte l’histoire d’Asahi Mayuzumi, étudiant japonais, embarqué malgré lui dans une guerre invisible aux côtés d’une mystérieuse jeune femme misogyne du nom d’Aya. En partant à la recherche de « sorcières », nos deux amis vont devoir affronter une organisation dont le but est de détruire toutes les sorcières.

A l’aide d’un design très contrasté et détaillé, notre duo d’auteures nous plongent dans un univers particulièrement sombre mettant à l’honneur les côtés sombres de notre société. Cette série plaira à ceux qui aiment les dessins contrastés et les univers sombres et cyniques. Un manga fait pour les adeptes des magical girl sombres et cyniques !

Le 4ème et dernier tome est sorti le 14 novembre 2019.

Magus of the Library aux éditions Ki-oon

Magus of the Library – Ki-oon

Parmi les nouveautés 2019 des éditions Ki-oon, le magnifique Magus of the Library compte parmi les perles de la maison d’édition. L’auteur, que l’on connait pour 7th Garden aux éditions Delcourt, n’est autre que IZUMI Mitsu. La série compte actuellement 3 tomes.

Magus of the Library suit l’histoire de Shio Fumis, un jeune métisse pour qui les livres représentent tout. Souhaitant rejoindre la capitaledes livres, Afshak, afin de devenir Kahunas, notre héros doit quitter le village qui l’a vu grandir. Son voyage et ses rencontres à travers ses escales lui apprendront de nombreuses choses et lui permettront de se créer des vraies amitiés. Cependant, le plus dur reste à venir et les examens pour réaliser son rêve sont réputés pour être les plus difficiles du continent.

Avec un design détaillé, IZUMI Mitsu nous emmène dans un univers fantastique où l’adage « Le savoir c’est le pouvoir » est au centre de tout. Mettant au cœur de sa série les livres et leur préservation, l’auteur pose chez le lecteur des questions essentielles liées à la confiance en soi mais également à l’acceptation d’autrui. Ce manga plein de magie laisse rêveur. Un manga idéal pour ceux à qui l’on répète sans cesse de garder les pieds sur terre !

Le tome 3 est disponible depuis le  17 octobre 2019.

Heart Gear aux éditions Ki-oon

Heart Gear – Ki-oon

Autre nouveauté des éditions Ki-oon, le manga Heart Gear, de TAKAKI Tsuyoshi l’auteur de Black Torch, série en 5 tomes qui s’est terminée le 07 mars 2019. Le jeune mangaka revient avec une nouvelle série d’un tout autre genre que sa première oeuvre, souvent comparée à Bleach.

Dans un futur post-apocalyptique où l’espèce humaine a pratiquement disparu, TAKAKI Tsuyoshi met en scène une jeune adolescente du nom de Roue, élevée par le robot Zett. Leur train-train quotidien est perturbé par l’arrivée de Chrome, un robot qui doit tout ré-apprendre et qui est dénué d’objectif. Alors que Zett est détruit par un android fou, Chrome change d’apparence pour protéger Roue en dévalant une puissance hors du commun. Roue découvre aux côtés de Chrome que Zett peut être sauvé mais qu’un corps compatible est nécessaire. Nos héros partent alors à l’aventure dans une monde où les humains ne sont plus les bienvenus.

L’auteur nous propose là une nouvelle histoire totalement différente de son premier manga. Toujours avec un design soigné, le premier tome pose les premières bases d’un scénario qui intrigue. Abordant la destruction de l’humanité et l’évolution des machines, thème cher à la science-fantasy, TAKAKI Tsuyoshi nous dévoile de plus en plus ses talents de mangaka. Ce manga s’adresse surtout aux fans de science-fiction et de robots !

Le tome 2 sera disponible le 06 février 2019.

 

La malédiction de Loki aux éditions Delcourt/Tonkam

La malédiction de Loki – Delcourt/Tonkam

Disponible au Japon depuis début 2018, La malédiction de Loki est le premier manga d’un auteur bien mystérieux répondant au nom de Hachi. Publiée aux éditions Delcourt/Tonkam, les deux premiers tomes sont sortis le 04 septembre en simultané.

L’auteur nous plonge dans un univers fantastique dans lequel nous suivons Loki, jeune guerrier à la recherche des peintures de la sorcière. Jeune homme mystérieux, Loki parcourt le monde dans un unique but : tenir sa promesse en détruisant toutes les peintures de la sorcière. Créées par une jeune fille du nom d’Aisya depuis longtemps décédée, ces fameuses peintures aux pouvoirs magiques ont été corrompues par la noirceur du cœur humain et laissent sur leur passage de nombreuses victimes. Au cours de son périple, Loki devra affronter une organisation religieuse dont l’intérêt pour les peintures n’est pas bienveillant.

Hachi nous propose ici un manga sombre et cynique. Abordant les dérives des hommes, La malédiction de Loki met également en avant les intentions cachées des religions, qui peuvent se révéler être de puissants ennemis. Avec un design doux mais détaillé, l’auteur réussit à donner vie à ses personnages grâce à des expressions et des gestuelles bien travaillées. Ce manga s’adresse principalement aux fans d’histoires romantiques qui survivent à la mort, de malédiction et d’héros ténébreux (coucou Shakespeare).

Le tome 3 est disponible depuis le 27 novembre 2019.

 

Mes voisins les esprits aux éditions Doki-Doki

Mes voisins les esprits – Doki-Doki

Sorti en France le 03 juillet 2019 à l’occasion du 20ème de Japan Expo, le premier tome du manga Mes voisins les esprits de SHIROTORI Ushio est le premier manga de l’auteure. Il s’agit d’une toute jeune licence, publiée depuis 2018 au Japon.

Ce manga suit l’histoire d’une jeune lycéenne du nom de Yachiho qui emménage dans une maison abandonnée qui a la réputation d’être hantée. Cherchant à éclaircir le mystère qui englobe la disparition de sa mère, Yachiho va être rapidement confrontée à d’étranges événements impliquant des créatures surnaturelles, plus connues sous le nom de mononoke. Le gardien de la maison, Moro, va alors lui demander de l’assister dans son travail.

Les mononoke et yokai sont des éléments importants dans la culture japonaise et il n’est donc pas rare de retrouver cette thématique dans le manga. Mes voisins les esprits a cet avantage de ne pas se concentrer que sur un seul typique de créature magique. A travers l’histoire de son héroïne, SHIROTORI Ushio nous permet de découvrir davantage le folklore le japonais avec poésie mais également cynisme, n’hésitant pas aborder des thèmes tabous comme la mort ou l’avarice. Malgré les apparences, ce manga ne s’adresse pas forcément aux enfants mais plutôt à un public adulte qui affectionne les histoires folkloriques liés aux esprits japonais.

Le tome 2 est disponible depuis le 11 septembre 2019.

 

Les manga qui ont commencé avant 2019 mais qu’on aime toujours autant

Silver Wolf, Blood, Bone aux éditions Kurokawa

Silver Wolf, Blood, Bones – Kurokawa

Disponible depuis le 11 janvier 2018, le 8ème tome est sorti dans nos rayonnages le 05 décembre dernier. Silver Wolf, Blood, Bone est le premier manga du duo YUKIYAMA Shimeji et KONDA Tatsukazu.

L’histoire raconte l’histoire de Hans Vahpet, ancien chasseur de vampires à la retraite. Suite à la grande guerre qui opposa les humains aux vampires, lui et son équipe, les Silver Wolf, anéantirent la race des suceurs de sang. Bien des années après, de curieux événements commencent à avoir lieu dans la ville dans laquelle Hans Vahpet vit désormais. Il sera alors entraîné malgré lui dans une chasse surnaturelle dans laquelle ses anciens camarades lui feront face.

Alors que notre protagoniste principal est érigé en héros par ses concitoyens, notre duo de mangaka l’emmène faire face à ses erreurs de jeunesse, poussant ainsi le lecteur à se questionner lui-même et à se remettre en question. En dépit du cynisme que l’on peut trouver dans Silver Wold, Blood, Bone, les auteurs ont réussi à faire de Hans Vahpet un personnage attachant et plein d’humour qui ne se prend jamais réellement au sérieux malgré les situations périlleuses qu’il doit affronter. Ce manga s’adresse principalement aux fans de héros déchirés entre le devoir et les sentiments mais aussi de baston !

 

Les héros de la galaxie aux éditions Kurokawa

Les héros de la galaxie – Kurokawa

Disponible depuis Japan Expo 2018, Les héros de la galaxie est le manga issu du partenariat entre FUJISAKI Ryû (que l’on connaît notamment pour Soul HunterShi ki ou plus récemment Stray Souls) et TANAKA Yoshiki (que l’on connait pour l’anime Les héros de la galaxie ou Les chroniques d’Arslan).

A l’image de l’anime sorti dans les années 80, ce space opéra se déroule dans un futur où s’affrontent depuis de longues années L’Empire et L’Alliance des Planètes Libres. Le lecteur suit les affrontements de deux hommes, Reinhard Von Müsel et Yang Wen-li, chacun héros d’un des deux camps et chacun ayant un but bien précis.

Reprise très personnel de son roman éponyme de la science fiction, TANAKA Yoshiki nous propose là une interprétation personnelle de l’histoire de nos deux héros. Grâce au design détaillé de FUJISAKI Ryû, le lecteur se plonge à corps perdu dans une histoire de liberté, de compréhension mais également de remises en question politique. Avec son approche de la révolution, ce manga pourrait plaire aux fans de Star Wars.

Le tome 7 est disponible depuis le 14 novembre 2019.

 

Golden Kamui aux éditions Ki-oon

Golden Kamui – Kioon

Sorti en France à la fin de l’été 2016, Golden Kamui est le premier manga de NODA Satoru et est disponible aux éditions Ki-oon. Le manga a été adapté en anime et compte déjà 3 saisons.

Golden Kamui se déroule à l’époque d’un Japon en guerre contre la Russie. Saichi Sugimoto, surnommé « L’Immortel », entend parler d’une légende à propos d’un trésor Aïnou, le peuple primitif russo-japonais. Afin de retrouver ce trésor, une mystérieuse carte doit être assemblée. Les seuls indices pour mettre la main sur cette carte sont les tatouages de criminels évadés en cavale à travers tout le Japon. Cependant Sugimoto n’est pas le seul à rechercher ce trésor et il va devoir affronter des hommes tous plus dangereux les uns que les autres.

Golden Kamui est un manga fictif mais qui a su intéresser son audience au peuple oublié des Aïnous. L’auteur étant originaire de la région d’Hokkaïdo, il réussit à travers un dessin maîtrisé à rendre hommage aux paysages de l’île au nord du Japon. Avec son aspect historique, Golden Kamui pourrait tout à fait plaire aux fans des traditions japonaises et de l’histoire du pays du soleil levant.

Le tome 17 est disponible depuis le 05 décembre 2019.

 

Voici une belle sélection de manga. Et ce n’est qu’une sélection. Parmi les manga les plus populaires nous n’oublions pas The Promised NeverlandMy Hero Academia ou encore L’attaque des Titans, des titres pour lesquels un simple paragraphe ne serait pas suffisant pour présenter l’oeuvre. D’ailleurs les premières annonces pour 2020 ont déjà commencé à tomber. Et nous sommes impatients de voir ce que les éditeurs nous réservent. Et vous, quel a été votre manga de l’année ? ou vos mangas ? Et quels sont ceux que vous attendez le plus ?

 

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