Live report : Starset @La Machine du Moulin Rouge – 15/02/2020


Samedi 15 février dernier, nous étions à la machine du moulin pour le retour de Starset. Deux ans après leur dernière date en headline, un an et demi après leur concert avec Shinedown : les voilà de retour dans la capitale pour promouvoir leur nouvel album « Divisions ».

A 18h30, les portes s’ouvrent et la foule commence à rentrer. Elle est accueillie par un DJ set de synthwave mais le public parisien n’a pas l’air conquis par cette performance.

C’est à 19h30 que le show de Starset commence et c’est bien connu : avec eux rien n’est laissé au hasard. Show light, décor, vidéo, costumes : tout est pensé au millimètre près. L’entrée préparée du groupe permet de faire monter la tension dans la salle. La violoniste et la contrebassiste du groupe entrent en premières – pour ceux qui se poseraient la question : elles ne sont présentes que lors des tournées headline du groupe. Le reste du groupe les suit de près. Le batteur, le bassiste, le batteur et le guitariste arrivent têtes cachées sous leurs capuches.

Les lumières s’éteignent

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Quelques secondes plus tard, le chanteur Dustin Bates est au centre de la scène et entame les premières paroles de « Manifest » (tiré de « Divisions »).

Habillés dans une tenue que l’on pourrait apparenter à celle de Rey dans Star Wars (lâche un commentaire si tu es fan aussi), le groupe passe de vidéos sur un écran installé sur scène derrière le batteur. Lors du set, l’écran défile des vidéos préenregistrées des paroles / de fonds colorés changeant au fil du rythme ou même des vidéos du groupe en direct (des caméras étaient installées à certains endroits stratégiques de la scène).

A partir de la 4ème chanson, une femme apparaît sur l’écran installé (pour des questions pratiques de rédaction, nous l’appellerons Mme H dans ce report). Elle parle de hacking et d’un certain docteur : la salle est perplexe (très perplexe même) mais cela fait partie du show. Elle concluera par :

« ENJOY TONIGHT’S DEMONSTRATION »

Sur ce le groupe reprend de plus bel et enchaîne avec « Ricochet ». On remarquera que l’énergie du guitariste n’a pas baissé depuis le début, il bouge tellement que sa capuche se met et s’enlève seule jusqu’à se prendre sur le haut du manche de sa guitare plus d’une fois !

Le set continue et le groupe enchaîne quelques chansons et font même une reprise de Led Zeppelin ! Tout ça, c’est juste avant de sortir de scène subitement… Deux réponses possibles :

A : Une mise en scène ou B : un concert avec un goût de trop peu ?

Pour information, c’était réponse A (heureusement pour nous et pour ceux qui se seraient trompés … je n’ai pas les mots). Une nouvelle vidéo se lance et Mme H commence à parler de difficultés techniques, l’image se brouille à plusieurs reprises, on a du mal à comprendre les paroles et le message entièrement mais on retiendra tous le message principal qu’elle a voulu faire passer ‘Destroy the architect’. Après ce message vidéo plus qu’énigmatique, une vidéo d’un système qui se reboot se lance avec un compte à rebours de 3 minutes.

Je vous passe les détails des 3 minutes les plus longues du concert … ce qu’il faut retenir c’est que Starset est revenu sur scène à la fin 😊

A noter, ils avaient quitté la tenue de Rey et remis leurs combinaisons habituelles ! Ils finiront leur concert avec la même énergie et un public remonté à bloc. Viens la fin du concert, mais en bon Starset même la sortie est soignée par le groupe – à la fin seul la violoncelliste et la contrebassiste étaient présentes sur scène. Après un dernier salue à Paris et aussi après lancé quelques affaires (baguettes, pick de guitare toussa toussa), Starset quitte la scène.

Note de la fin : ceux qui voudraient en savoir sur Mme H, on vous invite à aller les voir en live ^^ (on va pas spoiler le meilleur)

Live-Report : COUNTERFEIT. @Nouveau Casino – 12/11/2019


Les choses ont été un peu calme du côté de COUNTERFEIT. depuis leur premier album « Together We Are Stronger ». Après ce qui a semblé être une éternité, ils sont revenus avec l’annonce d’une tournée européenne. Le groupe anglais était en concert le 12 novembre au Nouveau Casino devant une salle quasiment remplie avec en première partie le groupe écossais Vukovi.

En première partie : Vukovi

Les écossais Vukovi étaient en première partie du concert. Groupe de pop punk couplé avec des riffs de heavy rock et des mélodies vocales entraînantes, le groupe était de retour seulement quelques mois d’absence. Leur dernier concert parisien datant de 2019.

La petite anecdote

Le guitariste Hamish Reilly, le bassiste Jason Trotter et le batteur Martin Lynch faisaient partie d’un groupe nommé ‘Wolves’ avant la formation de Vukovi. Lorsque leur chanteur a décidé d’arrêter le projet, ils ont recruté Janine Shilstone – leur chanteuse actuelle. Lors du choix du nouveau nom de groupe, ils ont choisi la traduction du mot loup en serbe. Eh oui vous l’aurez deviné, cela a donné Vukovi !

Un live tout en splendeur

Vukovi en première partie de COUNTERFEIT. : c’est 30 minutes de live. Pas une de moins, pas une de plus. Ils sont trois sur scène ce soir au Nouveau Casino : la chanteuse Janine Shilstone, le guitariste Hamish Reilly et le batteur Martin Lynch.
Le but de Vukovi pour cette date parisienne est bien précis : préparer la salle à l’arrivée du groupe principal COUNTERFEIT. et fêter la fin de cette tournée européenne. A cette occasion, ils n’hésitent pas à sortir une bouteille sur scène et danser comme il se doit tout le long de leur show.
La chanteuse est toujours aussi charismatique que lorsque nous l’avions vu au Backstage by the mill en première partie de Set it off. Elle entraîne la foule avec ses mélodies mariées aux riffs de la guitare et nous ne pouvons pas reprocher le manque d’interaction avec le public. S’asseyant sur le rebord de la scène à plusieurs reprises lors du set, elle n’hésite pas à parler aux fans présents dans les premiers rangs.
Pour finir en beauté, les écossais jouent ‘La Di Da’ et le public entonnent immédiatement avec eux les paroles. La chanteuse est la première surprise et fait savoir au public qu’elle est très touchée. 3 minutes 00 : c’est le temps que durera ‘La Di Da’ et pendant lequel les fans présents chanteront à l’unisson avec Vukovi.

Groupe principal : COUNTERFEIT.

Un peu d’histoire…

COUNTERFEIT. est un groupe de punk rock anglais originaire de Londres et formé en 2015. Depuis sa création, le groupe a bien évolué. Après avoir sorti un premier album intitulé ‘Together We Are Together’ en 2017, COUNTERFEIT. est reconnu et gagne même le ‘Best live act’ aux Independent Music Awards (AIM). Ils sortent un nouveau single en 2019 ‘It gets better’. Ce single annonceur d’un nouvel album reflètent parfaitement leur évolution.


En effet, en tant que groupe ils ont beaucoup évolué entre le premier album et leur dernier single. Le premier album a été écrit lorsque le chanteur Jamie a arrêté l’alcool et les drogues. L’album retrace donc son parcours et ses émotions lors de cette épreuve.
Le dernier single quant à lui a pour but de célébrer la vie et de transformer l’énergie négative présente dans les anciennes chansons en énergie positive. Comme le déclare Jamie à ‘The Garage’, ‘I’m still a child at heart, I wanna remain a child.’ L’album aura donc pour but de célébrer la vie.
Signés chez Republic Records, leur nouvel album qui ne devrait pas tarder à être annoncé est très attendu.

 

Le retour tant espéré

Après 30 minutes de changement de plateau, COUNTERFEIT. arrive sur scène. Les membres du groupe entrent un par un. Le chanteur Jamie entre quelques minutes après le reste du groupe et on entend directement les premières notes de ‘Paralysed’ résonnées au Nouveau casino.
La setlist comprend 11 chansons : 2 sont prises de leur premier album, une cover de Jumpsuit par Twenty One Pilots et 8 nouvelles. C’est un pari osé pour le groupe car une grande majorité des chansons sont donc inconnues du public.
A la troisième chanson, le chanteur descend de scène et décide de se mêler à la foule. A la fin de ce bain de foule, le frontman en profite pour échanger avec quelques fans tout en remontant sur scène. Les anglais enchaînent avec une nouvelle composition ‘New Insane’ et le chanteur prend quelques instants pour revenir sur le parcours du groupe. La nouvelle composition fait apparaître le tout premier pit de leur set. A cette vue, le chanteur n’hésite pas à demander un circle pit. Grâce au circle pit, le public parisien se déchaîne, enfin.


Ensuite, le groupe enchaîne avec une reprise de ‘Jumpsuit’ de Twenty One Pilots. Le choix de la musique est original par rapport aux styles musicaux des deux groupes mais COUNTERFEIT. nous montre qu’ils n’ont rien à envier à Twenty One Pilots. De plus, le message de ‘Jumpsuit’ est cohérent par rapport au message du prochain album : l’acceptation de soi.
Après cela s’enchaîne trois nouveaux titres ‘Alive’, ‘Get Out’ et ’11 :44’. Et avec ces trois chansons suit un public en effervescence. On distingue d’ailleurs deux catégories bien distinctes au sein de la foule : un petit groupe d’amateur de pit et une majorité sautant énergétiquement au rythme de la musique.


On sent la fin du set approcher lorsque les premières notes du dernier single de COUNTERFEIT. résonnent entre les murs du Nouveau Casino. Scandant les paroles de ‘It gets better’ avec la foule, le show finit par s’achever… Mais le Nouveau Casino en veut encore, c’est après une demande de rappel véhémente que le groupe revient pour une toute dernière chanson : ‘Enough’ et c’est sur cette chanson que le concert s’achève.
Pour résumé simplement : des groupes au top, une ambiance électrisante et pleins de souvenirs inoubliables.

Notre moment coup de coeur

On retiendra les paroles de Jamie dites entre 2 chansons : ‘Le premier album était comme un vaisseau pour ma colère et c’était là où j’ai tout stocké. Mais maintenant nous sommes tombés amoureux avec nous même de nouveau et c’est pour ça que l’on enchaîne avec une chanson d’amour.’

Setlist du live de COUNTERFEIT.

Paralysed
Getting Over It
You Can’t Rely
New Insane
Jumpsuit (cover)
Lack of Oxygen
Alive
Get Out
11 :44
It Gets Better

Dizorder @L’international + Interview – 30/07/19


Le 30 juillet, Dizorder conclue sa tournée Dizorderly Summer Tour à Paris à l’International. Pour ceux qui n’ont pas eu l’opportunité d’y aller, pas de panique ! Error404 est là et va vous faire un petit résumé de ce concert.

4 groupes – 1 soirée à ne pas manquer

La conclusion de leur tournée se fait dans une soirée explosive avec 4 groupes proposés : TooLate, DVWKINS, Dizorder et la tête d’affiche IANWILL. Vous vous en doutez vu l’affiche, on a passé un super moment.

Originaire du Val d’Oise, on les avait découvert en première de Silverstein et on avait hâte de les revoir. L’avantage de cette date parisienne est qu’elle marque la fin de leur tournée et que leur public habituel a fait le déplacement, résultat : ambiance folle dans la salle.

Leur set commence et le public s’enflamme immédiatement. Grâce aux screams brutaux de la chanteuse, à leur mélodie mais également grâce à un set travaillé et pensé par le groupe pour le public, Dizorder conquit le public – même les personnes qui ne les connaissaient pas. On se rappellera du Wall of Death ou encore du moment où le seul membre du groupe restant sur scène était le batteur (RIP on pense à toi) – les autres étant en train de mettre le feu dans la salle.

Finalement, on voit bien que le groupe aura fait kiffer la salle et son public, et c’est le sourire aux lèvres que Dizorder quitte la scène et achève leur tournée d’été !

PS : retrouve le reste des photos du concert à la fin de l’article

On a parlé d’une tournée ? Découvrez toutes les dates !

Petite interview de Dizorder

– Une tournée en Espagne, pourquoi cette destination ?

Après tout pourquoi pas ? L’idée fut de proposer une tournée d’été et de la mettre en avant telle qu’elle. L’Espagne s’est avérée être un combo parfait pour jouer en France et profiter d’un nouveau public extra frontalier, friand de nouveauté malgré le contexte de la scène Metal là-bas. C’était donc une opportunité parfaite !

– Pour vous, quelles sont les dates mémorables de cette tournée ?

Pouvoir jouer dans la capitale ibérique a été une expérience unique. Cette première date nous à réellement marqué puisqu’il fallait gérer l’ensemble des paramètres… en Espagnol. Mais … ouais nous pensons que Murcia est tout de même un sacré souvenir. On a eu un public déchaîné et arrosé d’alcool, grosse grosse énergie ! En revanche, Paris a été incroyable. Hors-catégorie. Si en tant qu’organisateur tout s’est bien déroulé avec 135 places vendues ce soir-là, la soirée en tant que musicien a été sans précédent. On a fait le meilleur concert de toute l’existence du groupe, à la fois sur le plan technique que scénique. Les musiciens ont pu se balader dans le pit et chaque scream était millimétré. Du moins, c’est vraiment ce qu’on a ressenti de notre prestation et du retour des personnes présentes ce soir-là. Que du positif, la conclusion d’un rêve à la maison et à son apothéose.

– Une anecdote particulière de cette tournée ?

Ah ça.. Si seulement il n’y en avait qu’une. On va retenir Kevin, notre guitariste, qui s’amuse à dire – dès la première date – que le van tombera en panne d’ici peu. Cette blague tourna court puisque le lendemain, à peine 700 km avalés et 15 minutes au Sud de Toulouse en direction de l’Espagne, notre Van a littéralement explosé. La courroie d’alternateur, la poulie d’ampères et les galets tendeurs HS. Heureusement, nous avions prévu deux days off en face de nous pour atteindre Madrid sans se presser depuis Toulouse et profiter de Saragoza une petite après-midi. Par miracle, un garage Ford à 5 minutes nous a pris en charge et réparé le véhicule. Nous avons pu repartir en moins de 24 heures avec des pièces flambant neuves. Un gros gros coup de chaud, mais il faut être prêt à tout !

– Si vous deviez renouveler l’expérience, quelle destination ?

A moyen terme, l’objectif serait de se concentrer sur une tournée Française et proposer notre show face à un public bien plus exigeant sur la qualité ! Dans l’idéal, nous rêverions de jouer en Allemagne et plus largement en Europe pour s’exporter.

Un message pour les lecteurs ?

Merci à tous de suivre Dizorder en lisant Error404. Et comme toujours .. :

#DizzyGang !

Fever 333 @La Maroquinerie – 23/06/19 – Live Report


On vous en avait déjà parlé il y a quelques mois (et bientôt au Hellfest!), Fever 333 était en première partie de Bring me the Horizon au Zénith de Paris. Non seulement ils étaient présent au Hellfest mais ils sont revenus à la Maroquinerie !

Malgré le fait que le Hellfest se déroulait au même moment que leur concert parisien, la salle était quand même sold out. Le show, prévu sans première partie, commence à 21H devant une salle surexcitée.

A 21h : toutes les lumières se coupent. Un homme vêtu d’une cagoule entre sur scène et se tient immobile au centre. La foule parisienne crie « 3 ! 3 ! 3 ! » et attend impatiemment que le show commence. C’est sur « BURN IT » que le groupe ouvre cette soirée de folie.

Niveau setlist, la Maroquinerie est servie. On sait à quoi s’attendre (peu de discographies) mais les grands classiques sont présents et on en est ravi ! De « ANIMAL » à « MADE IN AN AMERICA », tout est là pour régaler nos oreilles.

Ce qu’on se rappellera surtout c’est l’ambiance de ce concert. Fever 333 se déchaîne, la foule se déchaîne. Première chanson : circle pit. Deuxième chanson : circle pit. Troisième chanson : circle pit. Vous avez compris le principe. Clairement le show entier est incroyablement fou !

Lorsque l’on vous dit fou, on parle :

  • du guitariste qui monte sur les enceintes pour jouer
  • par exemple, du chanteur qui s’accroche au plafond de la Maroquinerie en chantant et tente une retournée acrobatique
  • et à nouveau du chanteur Jason Butler qui crowdsurfe dans la salle pendant toute la dernière chanson ! Tout ça pour se retrouver quasiment devant l’entrée de la salle avec le fil du micro tendu au maximum.

Finalement, vous avez compris – Fever 333 en concert : à voir absolument.

Au delà du show impressionnant et plein d’énergie, on se rappellera aussi des discours de tolérance du frontman de Fever 333. Tout en faisant des discours sur la mysogynie et le droit des femmes, le frontman Jason Butler raconte la naissance de son premier enfant – du futur qu’il représente et que maintenant il prône la tolérance pour son fils et non pour juste pour lui. Comment ne pas être touché ?

Pour résumer rapidement un show de Fever 333 : le groupe vous offre un show de dingue, de la bonne musique et des discours digne de Ted Talk.

A voir absolument 😉

Live Report : Stand Atlantic @ 1999 – 15/04/2019


Suite à leur deuxième venue à Paris en novembre dernier aux côtés de State Champs, Stand Atlantic ont annoncé leur tout premier headline en Europe. Il semblerait que ce soit une affiche plutôt attendue étant donné que 13 dates sur 15 ont sold out, Paris ne faisant pas exception à la règle. C’est donc dans un club de pas moins de 150 personnes que nous nous retrouvons pour clôturer cette tournée, et autant dire que les attentes des groupes sont plutôt élevées. Arriverons-nous à terminer cette tournée en beauté? Réponse dans le prochain épisode.

– SHADED –

Shaded, cela vous dit-il quelque chose? Non? Disons que c’est un groupe de pop-punk britannique avec beaucoup de potentiel et d’énergie à revendre. Vous les avez probablement déjà entendus dans une playlist de Alternative Press. Ou peut-être même que vous les avez vus aux côtés de PVMNTS en décembre dernier. Quoi qu’il en soit, nous sommes plus qu’heureux de les avoir de nouveau parmi nous ce soir! La soirée promet déjà d’être ENORME.

Le bassiste Dan Bradberry arrive sur scène en faisant ses habituels échauffements sportifs, c’en est presque devenu une coutume. Et, si vous voulez mon avis, vous devriez aussi en faire de même. S’il y a bien une chose qui ne rime pas avec Shaded, c’est le fait de vous laisser de marbre. Dès les premières notes de A Familiar Love, nous pouvons déjà apercevoir un premier rang enflammé qui saute à tout bout de champ. Le refrain vient à peine d’entamer que ce premier rang se transforme vite en moshpit comprenant une quinzaine de personnes.

L’énergie contaminatrice de ces Anglais semble d’ailleurs atteindre le public telle une épidémie puisque parmi ces gens, nombreux sont ceux qui n’avaient pas encore entendu parler de ce groupe. Pourtant, on voit beaucoup de têtes suivre le mouvement de la musique, de corps qui se mettent à danser et de mains synchronisées qui applaudissent en rythme.

Déjà essoufflés? Eh bien, je suis navrée de vous l’apprendre mais… la soirée débute tout juste. On enchaîne à peine avec la deuxième chanson que les stagedives commencent déjà. Lumières éteintes, flashs allumés : c’est l’heure de ramener un peu d’émotions avec Bitter Cold. Toutefois, ces émotions ne sont que de courte durée car voilà que de nulle part, quelque chose d’inattendu surgit. En effet, Stand Atlantic débarque sur scène, un rasoir à la main afin de tailler la barbe de Callum Irons. L’ironie du sort a fait en sorte que Matthew East chante les paroles « they said things could be better » au moment-même où les choses auraient pu être meilleures pour le jeune guitariste. Cela dit, nous ne pouvons cesser d’accentuer sur cette atmosphère bonne enfant qui décroche des rires tant auprès de l’auditoire que des membres de groupes.

Les Anglais décident d’enchaîner avec une autre chanson tiré de leur tout premier EP The Better Man In Me. A coup sûr, ils font battre le cœur nostalgique des fans de la première heure qui ne cessent de s’époumoner. On notera par ailleurs les nombreuses interactions du groupe avec le public, ça fait toujours plaisir! Nous continuons avec Dead Feelings où une tentative de wall of death en petit comité fait son apparition. Il y avait moins d’une dizaine de personnes à en faire partie, mais ce n’était pas pour autant un échec. (D’ailleurs, de leur carrière, c’était me semble-t-il, la première fois qu’il y avait un wall of death sur cette chanson).

Le batteur de tournée Jake Fogarty s’est donné à cœur joie pour improviser toute une montée en tension progressive. En deux temps trois mouvements, nous-voilà avec le signal pour se jeter les uns sur les autres. Un vrai carnage certes, mais un carnage qui donne la pêche au groupe (…bien que la patate soit sûrement plus appropriée dans ce contexte?)

Fini la rigolade, voilà déjà venu le moment de leur dire au revoir sur Tell Me. So tell me « goodbye » for the hundredth time?? Il semblerait que les fans étaient loin d’être d’accord. Alors quoi de mieux comme manière de finir ce premier set en beauté que d’envahir la scène? Pas besoin de nous le redire deux fois! La scène est prise d’assaut par une dizaine de fans. A en croire les visages ébahis de Shaded, ils ne s’y attendaient pas. Toutefois, ils étaient vraiment heureux et reconnaissants envers ce public de folie. Ils insistent d’ailleurs sur le fait qu’ils considèrent Paris comme étant leur deuxième maison. Nous vous conseillons bien évidemment de garder un œil sur ce petit groupe prometteur. Il risque en effet de revenir plus vite que vous ne le pensez!

 

SETLIST

  • A Familiar Love
  • You.
  • Dream Girl
  • Bitter Cold
  • Better With You
  • Dead Feelings
  • Tell Me

– In Her Own Words –

Place maintenant à In Her Own Words. De mémoire, ce groupe vous semble peut-être lointain, et pour cause… ils nous viennent tout droit de Californie. Pour la petite anecdote, ils ont pu jouer avec des groupes tels Movements ou encore Story Untold! En janvier 2018, ils étaient de passage au Royaume-Uni avec For The Win, Better Than Never et Victory Lane. Mais qu’en est-il de l’Europe? Eh bien, figurez-vous que 2019 marque leur tout premier passage dans ce continent. Un passage qui leur laissera, on l’espère, de beaux souvenirs.

Nous pensions que vous étiez déjà à court d’énergie après les ravages qu’a fait Shaded. Mais apparemment nous avons fait fausse route à votre sujet. Et, à notre plus grand étonnement, il y avait tout au plus une quinzaine de fans à crier les paroles. La température n’a pas cessé d’augmenter depuis le premier set. Et puis, la petitesse de la salle ne nous arrange pas vraiment avec la transpiration qui coule à flot. En parlant d’inondations, voilà que le groupe joue Rosé by the Ocean. Plutôt dans le thème non? Quand j’y repense, à ce rythme-là, on aurait vraiment pu se retrouver à l’océan au sens littéral. En effet, le nombre de crowdsurfers a quasiment multiplié durant leur set! Très sincèrement, à cette allure, cela ne m’étonnerait même pas qu’on plonge droit dans un océan de larmes.

L’énergie que l’on retrouve dans chacune de leurs chansons, accompagnée de paroles si profondes, est suffisante pour percer nos cœurs. Dès les premières notes fracassantes de Omar Sultani à la batterie sur I Would Sit Alone In Silence, la scène et la foule ne faisaient plus qu’un. Tout le désespoir que l’on peut ressentir dans la voix du vocaliste Joey Fleming était également partagée par les fans. Petit moment curatif lorsque tout le monde hurle à plein poumons « And I never had that person that made everything alright ». Le temps d’un instant, c’est comme si nous étions tous unis. Unis par la souffrance que l’on partage. Mais par dessus tout, unis par la force qui réside en chacun afin de surmonter tous ces obstacles : ensemble. Peu importe qui vous êtes ou ce que vous avez traversé, vous ne serez jamais seuls dans vos batailles. Ne l’oubliez pas.

Ce qu’on adore particulièrement avec In Her Own Words, c’est cette poésie intense mélangée à cet aspect conversationnel. Une conversation qui est d’autant plus accentuée par le bassiste Eric Ruelas dont la bonne humeur est contagieuse. Son sourire constant et ses gestes persuasifs pourraient encourager n’importe qui à ne pas rester statique. Mais Right Now (pour le moment), « can you keep me from falling asleep tonight? ». Hors de question que leur set se termine avec des gens qui dorment debout. Alors nous voilà repartis pour une SECONDE STAGE INVASION dans la même soirée. Et puis, grâce à Ian Berg, les micros ne manquaient pas de circuler dans chaque recoin de l’estrade. D’ailleurs, j’ai bien cru que cette dernière allait se casser à tout moment. On assiste même à un crowdsurf SUR SCENE du guitariste Andretti Almalel. Vous avez déjà vu ça, vous?

Quoi qu’il en soit, on peut dire que In Her Own Words a vraiment assuré, pour une première. Ils se sont retrouvés submergés par énormément d’amour et d’affection. Leur dévouement et leur gentillesse n’ont certainement pas laissé la foule indifférente à leur égard. N’hésitez pas à aller écouter leur nouvel album Steady Glow, sorti le 12 avril dernier. Cette petite pépite californienne compte bien revenir en 2020 au plus tard, et on a bien hâte de les revoir!

 

SETLIST

  • Silver Lights
  • Serotonin
  • Hum
  • Rosé by the Ocean
  • Strangers
  • I Would Sit Alone In Silence
  • I Could’ve Been
  • Right Now

– Stand Atlantic –

Enfin venu le moment que tant de personnes attendaient. Nous pouvons clairement voir que la salle s’est remplie entre temps, et est désormais pleine à craquer. Stand Atlantic est un groupe de pop-rock australien qui a su faire parler de lui durant ces trois dernières années. Rassurez-vous, ce n’est pas seulement grâce à leurs tweets comiques qui décrochent bien des sourires aux lèvres. En effet, il est presque inutile de mentionner à quel point ils dégagent une énergie phénoménale sur scène. Nous aurons forcément un aperçu de leur capacité à placer la barre haute ce soir.

Bon, il serait temps de m’expliquer, qu’est-ce qu’un Bullfrog au juste? Est-ce censé être un taureau qui a fusionné avec une grenouille? Parce que je peux vous assurer qu’il n’a fallu que trois secondes top chrono pour se retrouver face à un troupeau de grenouilles violentes. Ils enchaînent avec Speak Slow, et pourtant le rythme est loin d’avoir ralenti. Je dirais même qu’enchaîner avec cette chanson ne nous laisse même pas un instant de répit. Les moshpits s’enchaînent de plus belle, les crowdsurfs ne cessent de décupler et les paroles résonnent en écho. Oh, que c’est beau.

Aller on est gentil, on vous laisse un instant de pause sur des chansons plus calmes. Cela dit, faites-en bon usage, car la marée ne reste jamais calme longtemps. Après le calme, place à la tempête n’est-ce pas? Cool! (Remarque à part, « COULES » fonctionnerait aussi puisqu’on tourne autour du vocabulaire marin avec cette tournée. Mais dans ce cas, je pense que… ma blague serait clairement TOMBÉE A L’EAU). Non, plus sérieusement, on se retrouve sur le bridge (bah dis donc, encore un mot lié à l’eau…) de Chemicals pour partir dans un petit wall of death. Essoufflés maintenant? Nous aussi. Un peu quand même.

Sortez vos mouchoirs, il est temps de pleurer un bon coup sur Toothpick. (Enfin, pleurez avec modération s’il vous plaît, ce serait bien qu’on ne se noie pas dedans hein). Durant cette chanson, nous pouvons voir les uns se réfugier dans les bras des autres. Il y a même une quinzaine de personnes (ENCORE EUX?? C’EST PAS POSSIBLE LA!!)… Oui donc, je disais qu’il y a même une quinzaine de personnes encerclées dans un gros câlin groupé. Ah, c’est beau l’amitié. Moi aussi je veux avoir des épaules sur lesquelles pleurer bouhouhou. REVENEEEEEEEEZ LES GENS!

Hum Hum… EN PLUS DE CELA, ils ont osé chanter Burn In The Afterthought juste après. La dose d’émotions ne prend pas fin maintenant j’imagine. Ce même groupe d’amis que nous avons repéré plusieurs fois a commencé une sorte de « friendship circle » comme l’a qualifié Hot Topic sur Snapchat. Tout le monde se tenait les épaules et tournait lentement en rond. Même un moment comme ça se partageait, puisque suite à cela, d’autres gens se sont rajoutés au cercle!

La chanteuse Bonnie Fraser profite d’une petite pause pour mettre son français en pratique. Ainsi nous pouvons retenir les mots « pamplemousse », « vin rouge » et même « petit-déjeuner » qui sont suivis d’acclamations de la foule. Petite surprise sur Lost My Cool, je pense que certaines personnes ont vraiment perdu leur sang-froid, um? (I guess some people really LOST THEIR COOL right? Ok ok, j’arrête avec ces jeux de mots vaseux. Remarque, la vase, ça a ENCORE un rapport avec le monde marin).

Le photographe de Shaded, Anthoni Grande, débarque sur scène pour crier « WHY DON’T YOU SWALLOW IT? BLEEEEGH ». Cela n’a pas manqué de laisser des frissons chez la plupart des gens qui ne s’attendait pas à cette intervention. On a repéré une tentative de circle pit ratée pendant Roses, se transformant alors en un nouveau wall of death. Le groupe sort de scène sous les sifflements et les applaudissements d’un public conquis.

Pour notre plus grand bonheur, ils reviennent nous interpréter deux chansons supplémentaires. Coffee At Midnight a vraiment le don de rebooster n’importe qui (et pas seulement par la caféine). En effet, il ne va pas sans dire que le public est fringant et plein de vitalité. Je pense que les membres de Shaded et In Her Own Words donneraient leur accord là-dessus. Ces derniers ont commencé à envahir la scène, encourageant tous les fans à les rejoindre. On peut déjà dire que cette soirée a fait un carton plein avant même d’être achevée. Trois groupes qui jouent en une soirée et une scène qui se fait envahir les trois fois? WOW. Le drapeau a été levé, et sur ce, nous mettons les voiles vers notre prochaine destination. Voilà la dernière chanson de la soirée, Lavender Bones. C’est aussi la première chanson de leur album Skinny Dipping.

Je ne sais pas vous mais, cette chanson m’a fait comprendre le sens de cet album. Le mot « dipping »  induit entre autres l’idée de « plongée ». Et, comme pour être à l’image de ce dernier, on peut retrouver une série de personnes monter sur scène et plonger consécutivement. Ces plongées ont pris une telle ampleur que l’on se croirait presque partis à la pêche aux mollusques. Heureusement pour vous que l’on avait une armée de crabes derrière nous. Enfin, pas vraiment, mais les valeureux moussaillons étaient bien partis pour affronter n’importe quelle marrée mouvementée. On ne vous laissera pas tomber, qui que vous soyez, marins d’eau douce!

Sur cette atmosphère d’euphorie générale, le voyage prend malheureusement fin. J’ajouterais bien que de mes nombreux concerts, je n’en ai jamais vécu d’aussi mémorable que celui-ci. La musique battait son plein du début à la fin. C’est à peine si nous avions le temps de nous remettre de nos émotions. Eh bien capitaine, cette traversée de l’Atlantique en a bien valu le coup. A quand une prochaine fois, Stand Atlantic?

 

SETLIST

  • Bullfrog
  • Speak Slow
  • Push
  • Skinny Dipping
  • Sidewinder
  • Chemicals
  • Toothpick
  • Burn in the Afterthought
  • Lost My Cool
  • Roses

Encore

  • Coffee at midnight
  • Lavender Bones

Live Report : Lyre le temps @New Morning – 27/03/2019


Quoi de mieux pour un mercredi soir que de passer une petite soirée électro swing avec Lyre le temps ? Error404 était présent au concert parisien pour célébrer leur dernier album ‘Clock Master’.

 – DJQ –

Le DJ de Lyre le temps démarre en faisant un set d’une quinzaine de minute pour chauffer la salle. L’ambiance est chill, les gens dansent sur la musique alors que d’autres sirotent leurs bières ou leurs cocktails assis avec leurs amis. Le mot d’ordre : passer une bonne soirée. DJQ prépare lentement mais sûrement à préparer la foule. Sous des lumières bleues tamisées, il encourage le public à applaudir en rythme.

Quelques minutes avant la fin de son set, il demande au public de deviner qui a samplé le morceau qu’il vient de lancer. Une dame lui dit ‘on gagne des shots ?’ et il répond que ça dépendra de la rapidité de la réponse. Malheureusement pour le public, la salle a mis environ 40 secondes à deviner. RIP les shots …

 – Lyre le temps –

C’est le moment que l’on attendait tous. Le moment de la soirée que l’on voulait voir impatiemment : Lyre le temps arrive sur scène … Le groupe strasbourgeois commence avec leurs chansons les plus connus.

La salle est divisée entre la foule qui danse et les personnes assises qui apprécient la musique de leur table. L’ambiance est assez spéciale et particulière. Est-ce le côté swing ou le public étant multi-générationnelle ? Error404 ne peut pas s’avancer là dessus mais en tous cas ça vaut le détour !

Pour vous parler un peu de ça en détail, on a demandé à quelques personnes de la salle de nous donner leur ressenti !

Comment décrirais-tu l’ambiance du concert ?

Peut-être parce qu’il y avait moins de monde qu’aux autres concerts où je suis allée et que la salle faisait un peu « bar » : j’ai trouvé que c’était plus cosy. Il y avait plus de diversité au niveau des âges du coup c’était un peu comme si c’était plus invitant. Et y’avait des gens qui avaient l’air de connaître depuis super longtemps et qui étaient à fond dedans et d’autres moins mais ils étaient quand même dans l’ambiance. – Fanny

Quelle est la chose que tu as préféré ce soir ?

Ce que j’ai préféré c’était quand tout le monde dansait en suivant le chanteur c’était marrant et quand il faisait du piano à la verticale c’était stylé aussi ! Et je n’avais même pas besoin de connaître les paroles ! – Fanny

Live Report : Normandie @ L’International – 22/03/2019


Quoi de mieux pour célébrer le printemps qu’un bon petit concert dans une salle intime? C’est donc direction l’International que nous nous dirigeons en ce vendredi 22 mars. Eh non, peut-être vous êtes-vous induits en erreur, pensant aller en excursion en Normandie à la lecture d’un tel titre trompeur. Mais c’est dans Paris-même que se déroule cette soirée, qui sera en effet l’occasion d’un voyage musical à l’internationale avec ces trois groupes venus d’horizons différents.

– LED BY LANTERNS –

19h40 sonne, et … oubliez tout de suite vos couverts. Ce n’est certainement pas l’heure du souper chez votre mamie, mais plutôt celle du début de ce concert. Nous commençons tout d’abord en compagnie d’un groupe de rock alternatif britannique fraîchement recomposé , du nom de Led By Lanterns. C’est d’ailleurs avec une telle énergie que démarre le set que nous pourrions nous croire en Australie. En effet, en l’espace de quelques minutes seulement, ce n’est non plus à un public que nous avons affaire, si ce n’est à des kangourous .

Pourtant, la majorité des gens s’y trouvant ne semble pas connaître le groupe, mis à part le premier rang dont la voix résonne jusque dans le micro tendu par Shaun Hill (vocaliste). La suite s’annonce particulièrement prometteuse puisque les anglais décident de nous régaler avec une nouvelle chanson assez dansante intitulée Disconnected, qu’ils n’ont même pas encore enregistré en studio (rassurez-vous, cela ne saurait tarder!)

Les titres s’enchaînent tandis que les fans s’époumonent sur ces derniers, laissant de grands sourires sur le visage des membres du groupe. Mais bien vite, voilà qu’un moment de pure émotion fait son apparition lorsque les premières notes de Recovery retentissent. Dans la plus grande obscurité de la salle, une lumière jaillit toutefois dans le cœur du public. Serait-ce donc là le pouvoir de leur lanterne que d’allumer une lueur d’espoir à travers leur musique? Il semblerait que ce soit le cas.

Une courte pause s’en suit, durant laquelle les anglais expriment leur affection et  gratitude pour leur ami et merch guy Simon, qui leur apporte une grande dose de bonne humeur tout au long de cette tournée. Puis, en guise de touche finale, le groupe décide d’interpréter Alive, qui, sans l’ombre d’un doute, nous ramène bien vite à une atmosphère ‘vivante‘ et bondée d’énergie, de quoi finir ce début de soirée en beauté avec les acclamations d’un public enflammé.

Nous profitons de la pause qui nous est accordée pendant l’entracte pour aller interroger le groupe à propos des petites croix fluorescentes que nous avons pu observer sur scène, et sur lesquelles il y avait écrit « JUMP ». En effet, la scène étant extrêmement petite, nous faisons face aux dangers du métier à concourir pour savoir qui sautera le plus haut, malgré les risques de se cogner contre le bas plafond. MIRACLE CEPENDANT, les britanniques nous ont révélé que la technique des stickers a fonctionné mieux que prévu… à condition d’oublier les nombreuses fois où Shaun et Chris Lanterns (guitariste) se sont littéralement percutés.

SETLIST

  • Composure
  • Disconnected
  • Smoke Screen
  • New Rules
  • Recovery
  • Alive

https://www.youtube.com/watch?v=fSsLYORBblg

– SUN ARCANA –

Il est maintenant 20h30, et toujours dans la lancée des petits groupes de rock alternatif, place maintenant à Sun Arcana. A notre agréable surprise, les clichés sur l’Angleterre ne semblent pas s’appliquer ce soir. En effet, bien loin de nous amener une vague de pluie, c’est plutôt dans une atmosphère vaguement mystérieuse que nous nous trouvons emportés, colorée toutefois par une dose de ‘soleil‘ présente à la fois dans la voix rauque de Tom Harper-Ward (vocaliste) mais également dans les couleurs chaudes utilisées pour éclairer la scène. Serait-ce néanmoins suffisant pour réchauffer le cœur du public?

Bien loin de faire trembler la salle, ce dernier semble plutôt calme et statique. Mais…plus pour longtemps. Effectivement, nous assistons à présent à la collision d’une puissance instrumentale féroce, à celle d’une émotion intense, dont le choc est similaire à un raz-de-marée. C’est notamment le cas lorsque la voix grave du chanteur s’envole soudainement le long d’une large gamme d’aigus qui, à de nombreuses reprises, nous rappelle un peu Muse.

Le temps d’un instant, on aurait dit que la tempête était passée, et que nous nous dirigeons à présent vers de nouveaux horizons plus doux. Que diriez-vous d’embarquer pour une ballade? HA! Vous y avez-cru, vous? Parce que nous, oui, et nous avons bien entendu accepté cette proposition… avant de nous rendre compte que cette paisible rivière nous emportait en réalité vers de puissants horizons inconnus. Lorsque le groupe entame Let Me Down, de manière si calme et différente des précédents morceaux, qui aurait pu se douter que nous allions bien vite nous retrouver au cœur d’un refrain tourbillonnant qui nous entraîne loin des rivages? (Let me down? More like… Let me DROWN dans une mer d’émotions, oui).

Wonderful, quelle façon de terminer ce set de manière ‘merveilleuse’, n’est-ce pas? C’est avec un enthousiasme apparent que le public se mêle au groupe pour cette dernière chanson. Il semblerait que Sun Arcana a vraiment su convaincre la foule puisque avant même qu’ils ne terminent, nous pouvons déjà entendre une masse de compliments quant à la voix impressionnante du vocaliste qui n’a laissé personne de marbre.

Comme quoi, les rayons de soleil anglais ont pu briser l’accueil glacial d’un public peu réceptif, et ainsi parvenir à destination, malgré un trajet peu mouvementé. Enfin…ce trajet peu mouvementé ne les concerne pas car croyez-moi, Sun Arcana s’est cogné la tête à de nombreuses reprises. On vous avait pourtant dit de faire attention !!! Par conséquent, nous attribuons 1 point pour l’efficacité de Led By Lanterns et 0 pour le manque d’attention de Sun Arcana vis-à-vis du plafond. N’ayez crainte cependant, la prochaine fois, ce sera la bonne, alors, ne lâchez rien !

SETLIST

  • Fracture
  • Thru the Night
  • Sleep Talking
  • Let me Down
  • Hard to be Around
  • When I Turn Cold
  • Wonderful

– NORMANDIE –

Voilà à présent que la salle plonge dans une obscurité absolue. 21h30 au cadran. Il est désormais l’heure d’accueillir Normandie, un groupe suédois dont l’excellence ne semble plus à prouver auprès du public français. D’ailleurs, leur entrée en scène s’accompagne d’un tonnerre d’applaudissements ainsi que d’un réel spectacle de lumières! Quel dommage qu’un problème technique se sentait dans le devoir d’intervenir… C’est d’autant plus drôle qu’il a fallu que le micro ne fonctionne pas sur Ecstasy puisque au moment-même où Philip Strand (vocaliste) chante les paroles « I can hear the sound of you running away », eh bien figurez-vous que ce n’était peut-être pas totalement faux, car l’envie de fuir était bel et bien présente à cause de l’absence de son.

PAS DE PANIQUE A BORD !!! Ce dernier est enfin revenu pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Juste à temps pour entendre la foule chanter à l’unisson. A peine les premières notes démarrent-elles que nous pouvons déjà affirmer que la salle entière est toute déchaînée. Nous ne sommes peut-être pas en Normandie, au bord de la mer, mais au vu du mouvement de foule intense, la mission « voyage musical à l’internationale » semble toutefois accomplie.

Le concours de la personne qui saute le plus haut est d’ailleurs de retour  (en même temps, difficile de rester sur place à l’entente de leur musique…). Je me permets donc de déclarer les paris ouverts quant au champion olympique qui nous fera son plus beau saut en hauteur ce soir (tout en restant en vie s’il vous plaît, hors de question que vous imitez tous HUGO, car à force de vous cogner, inutile de préciser que cela finira par créer des BOSSES, et ne fera en aucun cas de vous des…big boss).

Mais enfin, cette petite parenthèse maintenant close, on a bien mérité une pause durant laquelle le chanteur tente de nous charmer avec ces quelques mots français : « bonzoir » et « santé » étaient au rendez-vous. Et, lorsque la question du nombre de personnes à avoir déjà vu le groupe auparavant fut posée, on pouvait voir une quinzaine de mains se lever sur une centaine de personnes présentes ce soir-là, ce qui est extrêmement peu. Mais par la même occasion, ce nombre est révélateur du succès qu’a Normandie lorsqu’il s’agit de conquérir des terres inconnues.

Laissez-moi vous dire que… vous n’êtes pas prêts pour la suite cependant. En effet, après s’être longuement défoulé, il est grand temps de sortir vos mouchoirs et de ralentir votre rythme cardiaque. En outre, il est maintenant trop tard pour faire marche arrière : ‘Les cloches ont sonné‘, appelant de fait pour une ballade sur The Bell, avec son bridge en suédois qui n’est pas sans effet sur l’auditoire. Au contraire, il semble même le mouvoir de plus belle.

Néanmoins, cette pause semble n’être que de courte durée. En effet, la salle retrouve bien vite toute l’énergie qu’elle a à revendre. On peut dire que cela tombe bien! Les Suédois décident justement de revenir à leurs coutumes de 2016 en nous faisant un bon gros breakdown sur Fight, en voilà de quoi retourner tout un monde. C’est d’ailleurs le cas puisque ENFIN, cela a permis la création d’un début de moshpit comme on les aime. Autrement dit, THE MOMENT que l’on attendait depuis tout ce temps.

C’est finalement sur une touche nostalgique que la soirée prend  fin avec Collide, où le jeu de lumières était à son summum. Quel parfait moment pour dire que Normandie nous en a fait voir de toutes les couleurs aujourd’hui, au vu de ces éclairages arc-en-ciel.  Pas de rappel sur scène malheureusement , étant donné qu’ils ont fini tout juste sur les chapeaux de roue. C’est donc avec des souvenirs pleins la tête et le cœur rempli de joie que cette soirée s’achève.

SETLIST

  • Ecstasy
  • Awakening
  • Believe
  • Dead
  • Maniacs
  • Pay for This
  • Don’t Need You
  • The Bell
  • Ghost
  • Fight
  • Enough
  • White Flag
  • Collide

Live Report : You Me At Six @La Maroquinerie – 06/02/2019


On est allés voir le groupe de pop-punk You Me At Six ce soir à Paris, et de retour après une Cigale en 2017 ! Va t-on écraser de la fourmi et tanner du cuir pour le retour du groupe à la Maroquinerie ? Réponse dès maintenant !

– Hot Milk –

Arrivés dans la salle, l’ambiance se ressent déjà ! Hotmilk commence cette soirée très fort et fais bouger le public. Composé de deux chanteurs, une chanteuse et un chanteur. Hot Milk n’a définitivement pas déçu le public français ce soir là. Ils intervertissent les couplets et le set est fluide. Hotmilk finit en beauté avec leur dernier single Awful Ever After. Chez 404, on est conquis. On attend déjà la suite du concert qui s’annonce bouillante.

– Big Spring –

Avec une entrée très préparée, Moodspring ne déçoit pas ! Ils entrent un par un et font durer le suspense. La tension se ressent dans la salle. Le public est impatient de les écouter. L’ambiance tamisée rose blanc bleu donne une atmosphère chill et conviviale à la maroquinerie ce soir. Le groupe se déchaîne sur scène et l’ambiance est électrique. Le public bouge au rythme de la musique et tape des mains dès la seconde chanson. Moodspring c’est aussi beaucoup de présences sur scène, un guitariste qui bouge énormément, un bassiste déchaîné : que du géant en live. Le bassiste s’occupe des back ups vocals et malgré l’insonorisation de la salle on en a pas loupé une miette ! Beaucoup d’énergie de leur part sur cette dernière soirée de la tournée, la foule a bien su leur rendre et c’était plaisant à voir !

– You Me At Six –

Maintenant c’est l’heure de You me at six, LE groupe tant attendu par les français ce soir ! Alors qu’ils n’étaient pas encore rentrés sur scène, la foule était déjà déchaînée. Ils entrent sur une musique calme accompagné d’une lumière bleue, Fast Forward. L’entrée est assez originale là où les groupes débutent plus généralement par quelque chose d’explosif pour faire bouger directement le public et créer l’interaction dès l’arrivée d’un groupe ! Ils enchaînent directement avec leur set et la foule saute et danse  à tue-tête dans toute l’assemblée. On remarquera quand même les nombreux crowdsurfers rater leur envol et s’écraser au sol… La foule n’étant pas très réceptive à cela ce soir. Josh Franceschi (chant) laissera volontiers sa place de frontman pendant le set à son ami Chris Miller (guitare solo) pour lui laisser de l’espace pendant son solo. On adore le rendu ! Le son est excellent ce soir et tout le monde se régale !

Le public est attentif à chaque note jouée et attend la suivante avec impatience. Le chanteur a des mimiques très particulières et toujours très amusantes ! Le public est hilare et l’ambiance est vraiment conviviale. Avec beaucoup d’énergie, YMAS entame Back again et le public chante à l’unisson avec Josh. Entre deux chansons, il glissera un mot sur la coupe du monde de foot et son père, ravi de la victoire. 

Après une petite quinzaine de titres, le rappel se concluera sur 4 hits du groupe :  Room To Breathe, No One Does It Better, Straight To My Head et Underdog. Bien qu’on soit en février et qu’il fasse froid dehors, la salle est ultra chaude ce soir et tout le monde transpire et s’y donne toujours à coeur joie jusqu’aux dernières notes du rappel, laissant le groupe sortir de scène après pratiquement 1h30 de show !

On a recueilli deux petits avis à la sortie de la salle :
« J’ai plus trop de mots et j’ai plus de voix non plus. Ça fait du bien de les revoir. Je les avais vu il y a 5 ans et c’était toujours aussi bien ! » Alice
« Je les connaissais pas vraiment en venant ici, je venais avec des amies, mais j’ai adoré ! » Audrey
Petite Fun fact pour terminer : La chanteuse de Stand Atlantic était présente dans la foule ce soir !

Crédit photographique : Farah Siblini

Live report : Metallica show – Garage Dayz @Casino de Paris – 21/11/18


Metallica n’a jamais fait de tournée pour son live symphonique. Garage dayz a changé la donne ce 21 novembre au Casino de Paris ! Accompagné par Star Pop Orchestra, le fameux concert tant attendu par les fans est enfin joué en France.

 

Pour la petite histoire … Metallica n’a joué ce concert que deux fois à San Francisco les 21 et 22 avril 1999 sous la direction de Michael Kamen. Les Four Horsemen n’ont jamais voulu le rejouer. C’est pourquoi Garage Dayz a décidé de faire vivre aux fans ce concert unique. Sillonant l’Europe, ils sont passés à Paris !

Yann Armellino & El Butcho

Pour commencer, le groupe chargé de chauffer la salle avant le grand spectacle était Yann Armellino & El Butcho ! Positionnés juste devant un énorme rideau rouge qui cachait l’orchestre, ils n’avaient pas énormément d’espace pour bouger. Cependant le public était très réceptif à leur musique ! Les sièges n’ont pas empêché les premiers rangs de danser.

Garage Dayz – Metallica Show

Je n’ai jamais réellement écouté Metallica et je ne connais pas beaucoup de leurs chansons. Je vais donc majoritairement vous parler de l’ambiance du concert.

L’orchestre Star pop orchestra prenait énormément de place et était très impressionnant à voir du premier étage. Les sons des violons et des contrebasses donnaient une certaine profondeur aux sons. C’était un mélange totalement unique et très bien calculé. Le côté symphonique du concert se fondait parfaitement avec les musiques de Metallica. Garage Dayz a su rendre un hommage plus qu’à la hauteur !

Un des fans s’était mis debout sur son siège pour danser. Malheureusement il n’a pas pu assister à la fin du concert. La sécurité l’ayant amené dehors très rapidement.

En tous cas, le public a apprécié le concert et l’a fait savoir au cover band ! Lors des derniers morceaux, la foule s’était levée. Elle dansait et chantait au rythme des guitares.

Finalement, je ne connaissais pas le groupe et j’ai été agréablement surprise. J’ai adoré le concert et le mélange des genres qui a créé un son si particulier. Je le recommande à tous ! Si ils repassent en France, je ne manquerais pas d’aller les voir !

Live Report : The Amity Affliction au Trabendo – 09/10/2018


Ce soir, c’était un énorme plateau metalcore qui nous attendait au Trabendo. 4 groupes pour 4 fois plus de folie ! C’est parti !

Lancez la setlist du concert à droite en lisant ce report, il paraît que ça le rend encore meilleur !

Crédits photos : Juliette Plachez

-19h15-19h40 : Dream State –

Alors que Dream State apporte la touche féminine de la soirée, la salle se fait encore timide faute à un début de concert vraiment très tôt par rapport à l’habituel 20h ! Les coreux anglais, portés par Charlotte Gilbrin (chant) proposent ce soir un set éclectique mêlant aussi bien des ambiances très atmosphériques à des passages bien plus agressifs. Bien que la chanteuse s’excusera de ne pas pouvoir parler davantage français, elle était bien déterminée à communiquer avec son public en allant chanter et screamer directement dans la fosse la moitié du temps ! Elle lance de petits pogos depuis la fosse, chante autour du circle pit, au milieu… Les personnes qui ne connaissaient pas encore le groupe auront été baignées dans tous les meilleurs hits du groupe dans un condensé d’une grosse vingtaine de minutes : Rebuild, Recreate White Lies ou même New Waves. Bref, l’ambiance bat déjà son plein à mesure que la salle se remplit peu à peu et se prépare doucement au second groupe de la soirée.

– 20h – 20h30 –  Endless Heights –

Alors que le quintet débarque sur des bruits psychédéliques très étranges, le groupe fait rapidement signe à la régie qu’ils ont quelques soucis avec leurs retours, tout en commençant le show. Le groupe australien fête ce soir son premier passage en France et semble heureux d’être là. Le chanteur a un timbre de voix vraiment sympa et passe du scream au chant clair en un clin d’oeil. Alors que les guitares et les sonorités sont vraiment très lourdes, le rythme quant à lui est bien plus soft que du metalcore. Le batteur n’utilisera d’ailleurs à un aucun moment une double pédale pour accélérer le rythme. Le mélange est donc plutôt original et rend vraiment très très bien. C’est une excellente découverte qu’est Endless Heights pour la plupart des personnes qui seront là ce soir et on a hâte de les voir revenir en France !

– 20h50-21h20 – The Plot In You –

Le groupe américain vient clôturer ce festival de jolies premières parties avec son metal teinté d’electro ultra-lourd !

Le groupe vient présenter ce soir DISPOSE, son nouvel album sorti le 16 février 2018. Ce dernier album se veut très différent du reste de la discographie du groupe avec des sonorités bien plus rock et travaillées que les musiques très aggressives de leurs précédents opus. Comme pour Endless Heights, le rythme du groupe se rapproche désormais davantage du rock que du metal. Quelques anciens titres viendront tout de même ravir les fans, avec notamment My Old Ways ou Take Me Away. L’ambiance est telle que le guitariste se mettait même à chanter par moment, même s’il aurait pu s’abstenir pour le coup… Le batteur Mathis s’en donne à coeur joie avec des mouvements très amples qui donne un aspect très spectaculaire à son jeu et Landon (chant) a une voix franchement incroyable. Il screamait très souvent loin du micro et cela n’en baissait pourtant pas l’intensité dans nos oreilles. Le groupe a su rassembler la foule et créer une anarchie dans le public avec de nombreux pogos durant tout le set. C’est sur une backtrack teintée de voix robotique et d’un tout petit peu d’electro que le groupe quittera la scène. Une jolie découverte !

– 21h40 – 22h50 – The Amity Affliction –

Les mastodontes australiens de la soirée The Amity Affliction débarquent sur Drag The Lake, morceau tiré de leur dernier album Misery. Première chose qui saute aux oreilles : le scream de Joel (chant scream) est extrêmement puissant, bien plus rauque et fort que sur les albums ! Nous n’étions pas prêts à nous prendre de tels screams en pleine face ! C’est dès le second titre Chasing Ghosts que le public va s’enflammer et créer un énorme moshpit dans le bas de la fosse de ce Trabendo, définitivement chaud bouillant après trois excellentes premières parties. Le chant clair d’Ahren était parfois un peu inaudible face à l’écrasant scream de l’autre côté.

Les chansons s’enchaînent dans la joie et la bonne humeur. Quelqu’un perd ses clés dans le pit, une personne l’annoncera entre deux chansons et retrouvera son propriétaire dans la foulée, avant de reprendre les pogos de plus belle ! Une situation bien cocasse qui fera rire l’assemblée ! Le guitariste et le bassiste n’hésitent pas à jongler avec leurs médiators entre deux titres, puis enchaînent sur les classiques de leur dernier album tels que Feels Like I’m Dying particulièrement efficace en live ! Le groupe va même s’amuser avec le public en coupant un instant tous les instruments durant le titre, et on va entendre toutes les personnes du pit chantant (faux) sur la chanson ! Plus de son, mais des gens déchaînés qui continuèrent leurs pogos l’air de rien !

L’ambiance bleue feutrée déteint avec l’ambiance rouge explosive qui règne ce soir-là. TAA tentera de calmer le jeu avec une guitare acoustique en milieu de set, avant de vite reprendre possession du matériel électrique pour foutre le bordel à nouveau.

Le rappel arrive à peine après une heure de set, et se conclura en force sur  Ivy (Doomsday), opening de leur dernier album et Pittsburgh, le titre emblématique du groupe.

Succès réussi pour Warner Music et cette soirée qui affichait pratiquement complet et qui nous a offert 4 groupes metalcore/post-hardcore de grande qualité ! On a pu découvrir 3 groupes en première partie de grande qualité qui ont d’ores et déjà toutes les qualités des grands et un The Amity Affliction en grande forme qui aura su ravir son public, 2 ans après la Flèche d’Or et su s’imposer comme étant l’un des groupes de metalcore majeurs de nos jours. On y retournera avec très grand plaisir !

Live Report : The Story So Far au Petit Bain – 03/10/18


Lance la petite playlist du concert à droite pour profiter de la setlist du concert pendant ta lecture ->

En ce mercredi 3 octobre, The Story So Far débarque à Paris sur la péniche du Petit Bain après 5 ans d’absence. Introduisant sur scène leur dernier album « Proper Dose », le quintette californien annonce la couleur en ce début de haute saison des concerts.

Accompagné de leurs premières parties américaines All Get Out et Citizens, les trois groupes ont su réveiller le public.

– All Get Out : 20h – 20h30 –

Pour lancer cette soirée, c’est All Get Out qui surprend. Du rock alternatif mélodieux complété de sonorités propres au punk, nous sommes intrigués par leur son qui se différencie des groupes de la scène. Les compositions sont techniques et variées, la setlist combine titres énergiques et morceaux plus lissés : un cocktail particulièrement agréable à voir sur scène. Nous espérons les revoir bientôt sur Paris pour un set un peu plus étoffé !

 

– Citizen : 20h45 – 21h30 –

Citizen poursuit et réveille le public avec « Roam The Room » et son énergie débordante : un bon avant goût de la soirée que nous allons passer. La communication avec les fans se fait instantanément : pogos et crowdsurfs s’accumulent même sur les titres plus doux. Après plus de 10 ans d’activité, le groupe vient enfin saluer ses amateurs francophones qui semblent plus que ravis. À la rencontre de l’indie rock, du pop punk flanqué de guitares grunges et d’un côté plus mélodieux grâce à l’utilisation d’un lauchpad, le combo est intéressant et fonctionne bien.

 

– The Story So Far : 21h45 – 22h40 –

C’est donc dans une ambiance déjà électrique que The Story So Far s’avance sur scène avec le titre « Nerve » : quelques secondes suffisent au public à excuser la longue absence du groupe sur la scène parisienne. Plusieurs fans nous confient qu’ils pensaient ne jamais revoir Parker Canon (chant) et sa troupe en France et explosent de joie dès les premières notent. Le public est très varié et réagit différemment aux six titres du nouvel opus joués ce soir. Bien que les anciens titres rencontrent plus de succès, des titres comme « Let It Go » et « Out Of It » sont bien accueillis.

 

Parker Canon ne bouge pas beaucoup sur scène mais interagit bien plus qu’avant avec la salle. De quoi illuminer la fameuse boule disco du Petit Bain qui scintille durant leur dernier titre, « Clairvoyant ».

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