Récapitulatif de sorties – A FOND LA CAISSE – 19/10/2019


On ne pensait pas avoir autant de musique à se mettre sous la dent cette semaine, et finalement on a de quoi faire! On en profite également pour remercier nos collègues Amy, Ludivine et Camille qui nous ont bien épaulé dans le récap de cette semaine! Voilà une bonne occasion d’élargir encore plus nos horizons musicaux.

WE’RE ALL IN THIS TOGETHER!

– ALBUMS –

Foals – Everything Not Saved Will Be Lost Part 2

Foals nous fait découvrir les contrées beaucoup plus rudes de l’apocalyptique planète d’ Everything Not Saved Will Be Lost-Part 2. Petit rappel: Everything Not Saved Will Be Lost est un projet tentaculaire divisé en deux parties. L’ensemble est bien plus obstiné et plus violent que sa premiere partie, avec des chansons nous rappelant très souvent l’ère What Went Down. Mais pas que ! « Wash Off » nous donne un p’tit riff math-rock très Holy Fire et « Dreaming Of » embarque des sonorités venant tout droit de Total Life Forever.

Cette fois-ci le groupe à décidé de prendre les devants, d’attraper le taureau par les cornes (quasi littéralement avec « Black Bull ») déterminé à remporter la victoire. Finalement, les téméraires garçons d’Oxford nous emmènent toucher le bout de la stratosphère avec « 10.000ft » et clôturent avec « Neptune » un titre post-rock de 10min tout aussi épique et surprenant que ce projet dingue qui nous a tenu en haleine pendant plus de six mois.

Jimmy Eat World – Surviving

Nous n’avons pas eu de nouvelles musicales de Jimmy Eat World dernièrement. Eh bien, il serait temps de changer cela les amis!  Trois ans suite à leur dernier album, les voilà de retour. Ils ont en effet survécu avec cet album intitulé Surviving. Musicalement, il n’y a pas eu trop de prises de risques de la part du groupe, ce qui n’empêche néanmoins pas d’avoir de bonnes chansons. Finalement, on pourrait dire que leur sonorité aussi survit étant donné qu’elle n’est pas vraiment révolutionnaire. Il y a tout de même une ou deux chansons dont « Congratulations » qui sortent du lot. Toutefois, comme habituellement, l’album en ressort assez bien produit et parsemé de catchy vibes. En soi, vous voilà servis avec un agréable petit album pour vous accompagner le long de cet automne.

Refused – War Music

Refused a fait récemment parler de lui grâce à la formation de SAMURAI, groupe fictif ayant composé les musiques du jeu vidéo le plus attendu de cette décennie : Cyberpunk 2077. Ici, il n’est pas question du groupe fictif mais bien du groupe réel. L’album est rempli de riffs lourds et bien punk comme il faut !

Ma reco’ personnelle : REV001 !  (Max)

C’était notre bonne surprise du Hellfest, et on voit que le groupe monte encore et toujours en puissance, alors on a hâte de retrouver cela sur scène le 8 novembre à l’Elysée Montmartre où ils joueront avec Thrice pour un concert en double tête d’affiche (les deux groupes jouant autant, donc.)

SAINTE – Bad Summer

Tout juste annoncé la semaine dernière, on n’a même pas eu le temps de lancer une hype autour de cet EP que le voilà déjà sorti! A fond la caisse? C’est le cas de le dire. En effet, vous feriez mieux d’allumer vos en-SAINTE! La chanteuse de l’iconique groupe de pop-punk We Are The In Crowd avait débuté un projet solo en 2017. Des vibes un peu plus fraîches, jonglant entre la synt-pop et l’indie-rock, elle revient deux ans plus tard avec un son affiné qui reste dans la continuité de son dernier album smile, and wave.

Votre été se verra prolongé un peu plus longtemps avec cette sortie. On serait d’ailleurs presque déçus que ce ne soit pas sorti deux mois plus tôt!

Dreamhouse – Reverberating Silence

En voilà un silence résonnant qui saura, on l’espère, séduire une majorité d’entre vous. On se laisse très facilement emporté par la jolie voix de Brianna Jackson. Musicalement parlant, on retrouve tout au long de l’album un mélange de rock alternatif et pop-punk tout en gardant ce côté très raffiné et épuré. Les chansons sont légères à l’écoute mais regorgent pourtant de paroles qui portent un certain poids, donnant alors toute la signification au titre de l’album.

Coup de cœur : Tie Me Down / At My Worst

(En réalité, puis-je citer l’album en entier svp? Je peux même pas vous dire A QUEL POINT je suis absolument fan de chacune des chansons wow.)

Dream State – Primrose Path

Dream State, Dream State… Un Etat de rêve a priori. Il semblerait que l’on ait beaucoup de rêve à vous vendre cette semaine! Mais auront-ils réussi à vous transporter dans leur univers à travers ce voyage dans un sentier de primevères en plein milieu de l’automne? Loin d’être semé de jolies fleurs roses, le « Primrose Path » fait souvent référence à un mode de vie plaisant qui mène à la destruction. De fait, ils ont peut-être bien choisi la saison de sortie de leur premier album puisque en effet, à l’automne, les arbres se voient dépouiller de leurs feuilles. D’une certaine manière, c’est une forme de destruction et de perte que l’on peut ressentir à travers la voix aérienne, de Charlotte Gilpin, pourvue de mélodieux aigus, et contrastée par des riffs un peu plus violents et des drops très soudains.

En addition à une mélodie qui tourbillonne à la manière de l’artwork de l’album, aux sons d’une batterie fracassante sur « Spitting Lies« , on pourra également retrouver un rythme très accéléré dans « Out Of The Blue », comme si nous étions piégés au milieu d’un cyclone qui nous entraîne vers les profondeurs. On va ralentir la cadence avec la chanson suivante intitulée « Chapters« , au cours d’un duo assez calme, mettant réellement en avant la voix du guitariste Rhys Wilcox, qui en surprendra plus d’un. Globalement, cet album est doté d’une grande dose d’énergie qui saura parfaire un weekend hyperactif!

Coup de cœur : Spitting Lies / Chapters

Citizen Soldier – Relentless

Direction un univers un peu plus sombre avec le rock alternatif de Citizen Soldier. Tandis que la musique nous plonge globalement vers les profondeurs, on a toutefois une touche de légèreté avec la présence de synthé. Une touche de légèreté qui, tout au long de l’album, ne cessera de se battre en dualité avec la pesanteur. C’est un groupe qui propose notamment des chansons personnifiant les batailles menées chaque jour, afin de détruire la stigmatisation autour des maladies mentales, et d’ainsi venir en aide à ceux qui se retrouvent désespérés par la vie.

Lorsque les premières notes de « Better Place » jouent, il vous serait conseillé de garder des mouchoirs à vos côtés. C’est incroyable à quel point on y sent toute la souffrance de Jake Segura déversée, à travers sa voix si particulière ainsi que l’honnêteté tranchante des paroles. Un poids qui sera d’autant plus mis en avant grâce à l’agencement des instruments, toujours bercé par une petite lumière d’espoir. On continue l’écoute de l’album qui, progressivement, se tourne vers cette brise de légèreté. Suite à la chanson acoustique qui sera assez à elle seule pour vous couper le souffle, « Say Goodbye » et « In Pieces » nous font voler toujours plus haut (ce dernier étant notamment accompagné par une majestueuse ascension au piano).

L’album se referme sur une touche qui rappelle l’ouverture bien rock. En effet, « Unbreakable » est semée d’une composition instrumentale qui retranscrit une certaine pesanteur, avec des guitares nous rappelant presque du Thousand Foot Krutch, nous faisant redescendre de notre petit nuage. Globalement, on se retrouve à faire les montagnes russes tout au long de l’album : on commence dans les profondeurs, on décolle vers le haut, et une fois que nous ayons atteint l’apogée, nous revoilà à nouveau au point de départ.

Coup de cœur : Better Place / Say Goodbye / In Pieces / Weight of the World

( C’est un groupe que j’affectionne particulièrement par-dessus tout. N’hésitez pas à écouter leurs chansons qui en valent absolument la peine. Ils sauront vous redonner espoir dans vos jours où l’espoir n’est plus que simple mirage <3 )

No Home – Living in Hallways

Avec quelques titres qui font rage sur la chaîne youtube Dreambound depuis 2018, c’est avec enthousiasme que l’on vous annonce aujourd’hui la sortie du premier album de No Home. Aux sonorités frappantes rappelant parfois Counterparts, on espère évidemment que vous trouverez refuge à travers leurs chansons… A écouter sans modération! (Gare toutefois à vos nuques)

Coup de cœur : Nothing Gold Can Stay /Forgive Me

Sparrow Sleeps – Sleeping proof

On finit dans la beauté et la douceur avec Sleeping Proof, qui saura apaiser les esprits les plus tourmentés. En effet, depuis quelques années, le duo Sparrow Sleeps créé des versions de berceuses de leurs chansons préférées. Généralement, ce sont des chansons appartenant au pop-punk, et quoi de plus pop-punk que State Champs? Bien que cet album est déjà sorti depuis mai dernier, ce n’est que récemment qu’il fait parler de lui, notamment depuis sa mise en ligne sur youtube. On vous propose donc d’apprécier ces douces et jolies mélodies dès maintenant!

– CHANSONS –

James And The Cold Gun – Two Day Wish

Après l’engouement pour leur premier single “She Moves”, James And The Cold Gun revient tout juste de studio avec “Two Day Wish”. Avec des influences comme Queen Of The Stone Age, Smashing Pumpkins ou encore Refused, James Joseph (Holding Absence) et James Biss (Frown Upon) nous replongent dans un classique du genre : le stoner. Le groupe s’amuse à expérimenter aussi bien musicalement que techniquement, puisque que les deux James jouent un instrument totalement différent qu’avec leur formation principal. Pour les amoureux de guitare saturée et d’effets rétro, foncez suivre et soutenir ce side project réussi. On espère tout de même un EP courant 2020 🤞🏻

Hollow Front – Left Behind

Voilà de quoi vous défouler pour commencer le week-end (voire les vacances pour certains), “Left Behind” du groupe américain Hollow Front, vient taper fort. Des screams, un gros breakdown comme on les aime, impossible de ne pas headbang sur ce titre. Du metalcore très actuel, avec des sonorités proche de Wage War, Polaris ou encore des légendaires Architects. Après un EP sortie en 2018, et un long teasing pour ce single, l’annonce de leur premier album nous parait imminente. On s’étonne même que le groupe ne soit pas encore signé chez un label comme Sharptone !

THE UNCHARTED – Serenity

Décidément vous n’avez pas fini de vous briser la nuque aujourd’hui ! On revient dans le metalcore, et plus précisément dans le melodic, pour vous faire découvrir THE UNCHARTED et leur dernier single “Serenity. Originaire de Gloucester en Angleterre, les 7 membres du groupes mélangent ingénieusement scream, voix claire, gros riff et son plus mélodieux. Si vous aimez Novelists, Miss May I, Thousand Below, ce son devrait vous plaire !

RIVALS – Supernova

Supernova :  « Explosion très lumineuse qui marque la fin de la vie de certaines étoiles ; étoile dans ce stade »… ou éventuellement les 11 pirates de renommée mondiale dans One Piece, au choix! Quoi qu’il en soit, RIVALS revient enfin avec un premier titre depuis la sortie de leur album l’année dernière. On a là un univers assez spacy renforcé par la voix de Kalie Wolfe. Alors, cette mission de mettre pied sur la lune, réussie ou non?

Palaye Royale – Hang On To Yourself

Palaye Royale vient proposer son rock théâtral et présente encore un nouveau single issu de leur troisième album, toujours sans date, ni nom… A suivre, car cela devrait arriver prochainement !

Le groupe sera de passage à Paris le 29 février et à Lyon le 13 mars et on a déjà hâte de les revoir !

Ice Nine Kills – Your Number’s Up

Que serait Ice Nine Kills sans un peu d’horreur? « Your Number’s Up » est le dernier titre de The Silver Scream, l’album devenu déjà culte du groupe d’horrorcore (pourquoi pas? on invente des mots aujourd’hui !). L’album sorti l’an dernier reviendra dans une version Deluxe le 25 octobre et contiendra donc notamment cette chanson ou bien la version acoustique de SAVAGES qu’on vous avait présenté la semaine dernière !

En tout cas, on a hâte de voir ce que nous prépare le groupe pour la suite, car leur dernier concert a clairement été l’une des bonnes surprises de cette fin d’année. En attendant plus d’infos, le groupe sera au Slamdunk en Angleterre fin mai !

– BONUS –

Fallen Resonance

« And if you don’t know how to swim, I’ll be out there » – signé : la machine à laver. Fallen Resonance est composé de jeunes français tout droit sortis de Mandelieu, dont le premier EP est sorti depuis maintenant un an. Dans ce dernier, vous pourrez y retrouver des sons aux influences de pop-rock, proposant un tout assez festif. On ressent le soleil du sud de la France à travers leurs chansons. De fait, si l’été vous manque déjà, on vous conseille fortement d’aller jeter une oreille à leurs chansons dès maintenant! Dans le courant de la semaine, ils ont sorti un clip plutôt bien épuré pour la première chanson de l’EP : « Here We Are« , qu’on vous propose de découvrir ici. Le clip en entier a été réalisé par une équipe d’étudiants. Comme quoi, la jeunesse a du talent!

PS – Leur EP a été produit par le génie multifonction qu’est Florent Salfati. En parlant de lui, si vous n’avez toujours pas pris vos places pour voir Landmvrks, QU’ATTENDEZ-VOUS DONC? Ils partiront très prochainement pour leur première tournée en tête d’affiche dans toute la France, avec près d’une dizaine de dates! NE LES MANQUEZ PAS!

Imminence

On termine finalement sur le clip de « Erase » d’Imminence. La chanson est déjà sortie il y a un moment, mais le clip est tout nouveau, alors c’est l’occasion de la ré-écouter ! Le groupe passera à Paris le 21 janvier aux côtés d’Acres en plus, trop cool non ? (même si ça tombe le même jour que Wage War , Thornhill et Ded 🙁 )

Live Report : EPICA @Elysée Montmartre 06/10/2019


Il est des concerts dans la vie d’un fan qu’il ne faut rater sous aucun prétexte. Epica qui passe à Paris pour fêter les dix ans de son cinquième album Design Your Universe fait sans aucun doute parti de ces rendez-vous à ne pas manquer. Les fans de métal symphonique ne s’y sont pas trompés et la date a très rapidement affiché complet. Petit retour sur une soirée enchanteresse en compagnie d’un des groupes les plus populaires de la scène !

 

Blackbriar :

La soirée commence doucement sur la performance du groupe néerlandais Blackbriar. Ces derniers livrent sur scène une bonne prestation de rock alternatif plutôt emo qui rappelle énormément ce que des groupes comme Breaking Benjamin ou Three Days Grace font outre-Atlantique. La performance vocale de la front woman Zora Cock est assez impressionnante mais le set très posé lasse plutôt rapidement le public malgré quelques très bonnes chansons sortant carrément du lot. Une première partie loin d’être mauvaise mais qui ne sera pas mémorable pour ma part. Reste que le groupe propose un combo alternative/voix féminine très intéressant qui saura sans aucun doute trouver son public !

 

Epica :

Toujours assez bizarre d’assister à un concert anniversaire d’un album. On se dit « waaaah le temps passe vite » et puis « je n’ai plus la vigueur de ma jeunesse en concert » mais dès qu’on voit Simone Simons et ses comparses arriver, on oublie tout et on reste juste bouche bée devant autant de grâce et de talent.

Difficile de faire un commentaire de composition sur la setlist d’un concert-album vu que le programme est assez prévisible mais on ne peut que remarquer la perfection d’exécution du groupe. Quelle merveilleuse occasion d’entendre certaines des meilleurs chansons du groupe comme Unleashed et Kingdom of Heaven qui avaient disparu des setlists.

Epica a choisi une bonne manière de présenter l’album Design Your Universe tout au long du concert en l’entrecoupant juste de trois chansons d’autres albums, tirées de toute la discographie du groupe et surtout différentes à chaque concert ! Pour Paris, ça sera The Last Crusade (référence à l’ancien fanclub français d’Epica « The French Crusade »), In All Conscience et la mythique Cry For The Moon.

Après Design Your Universe (A New Age Dawns Part VI), titre final et absolument dantesque de l’album du même nom, le groupe embraye sur un excellent rappel composé de la classique Sancta Terra, de la très énergique Beyond The Matrix et enfin de l’iconique Consign To Oblivion qui donne l’occasion au public parisien de démontrer que même un dimanche soir, il a toujours l’énergie de lancer un bon wall of death bien comme il faut !

Epica a livré une performance impeccable, mémorable et intimiste. On repart comblé, les muscles endoloris et des étoiles plein les yeux. C’est à ça que doit ressembler un bon concert. Chapeau les artistes.

 

 

Live Report : Solstafir @Café de la Danse – 12/03/2019


Bien belle réunion de connaisseurs que le concert complet de Sólstafir au Café de la Danse. Ambiance intimiste et légèrement enfumée, longues chevelures soigneusement peignées, t-shirts noirs de sortie … Tous les éléments d’un bon concert de métal sont réunis mais Sólstafir propose une performance bien loin des canons du genre.

Porte-étendards d’un métal progressif exigeant et planant, Sólstafir livre un show extrêmement bien rodé et ô combien prenant. La forme était effectivement surprenante : un set entrecoupé d’un entracte et d’effets visuels plutôt bien foutus ; on est décisivement sur quelque chose dont on n’a pas l’habitude et qui désarçonne même les habitués du genre. On est charmés de bout en bout par des chansons sublimées en live par la présence de violonistes et violoncellistes de talent qui donnent un véritable cachet live à l’ensemble de la performance. Le choix de la setlist s’est justement orienté en fonction de la présence de ces cordes : plutôt que de jouer le dernier album Berdreyminn dans son entièreté, le groupe a préféré se concentrer sur les chansons comportant des violons/violoncelles afin de profiter pleinement de la présence live de ces accompagnements. Le résultat fut bluffant. Sólstafir est un groupe qui, durant une bien trop courte soirée, subjugue son auditoire attentif, massé dans la fosse ou bien serré dans les tribunes. On est transporté de bout en bout par les sonorités atmosphériques, post-rock et post-métal qui fleurent bon les paysages glacés et immaculés de l’Islande dont ils sont originaires.

Le show se termina avec Aðalbjörn Tryggvason, reconverti en cascadeur, escaladant les tribunes du Café de la Danse afin de salut tout son public !

C’est un groupe qui en tout cas, ne laisse pas indifférent, auquel on peut reprocher une certaine lenteur et un flegme bien nordique mais dont on reconnaîtra sans l’ombre d’un doute le talent de composition. Paradoxe assez étrange d’une musique très atmosphérique faite par un groupe loin d’être ultra technique ; une simplicité et une efficacité toute scandinave.

Chapeau bas.

 

Tryggvason flatté de recevoir un bouquet de la part d’une fan sous le charme !

 

My Home Hero 1 – Le manga du mois

Pour rester dans la même vibe que Mon Ami Dahmer, je vous propose pour finir le mois de février en beauté un p’tit manga pas piqué des hannetons que j’ai eu l’occasion de croiser dans les rayonnages de ma librairie préférée et duquel je suis immédiatement tombée amoureuse. Eh oui, on est romantiques chez Error 404 …

Attirée par la couverture qui m’a immédiatement fait penser à un manga yaoi (les vrais savent) avant que je ne remarque le bandeau bien voyant « SALUT, MAXIME CHATTAM ADORE CE MANGA ». Bon, les goûts en matière de manga de Chattam ne m’intéressent pas particulièrement vu que je ne lis pas ses bouquins mais ça ne m’a pas empêché  d’acheter ce petit seinen, fort alléchée par le résumé.

En quelques mots, My Home Hero c’est un salaryman japonais, tout ce qu’il y a de plus classique en mode « metro, boulot, boire des coups entre potes, dodo », passionné de littérature policière qui est amené par la force du destin à commettre un crime pour sauver la vie de sa fille. Sauf que le père Testsuo, le principal protagoniste donc, ne s’en est pas pris à n’importe qui et que désormais, il va falloir faire preuve de beaucoup de ruse et d’intelligence pour sauver sa vie et celle de sa famille.

Impossible de vous en dire plus sans gâcher une partie de l’intrigue de ce premier tome de My Home Hero qui ne perd pas de temps pour nous plonger dans cette passionnante course contre la montre. Les principaux personnages sont présentés de manière quasi expéditive dans le premier chapitre du manga et l’intrigue débute quasi-immédiatement. Commence ainsi une lecture absolument haletante où on se demande à chaque instant si Tetsuo va réussir à se sortir de la mouise dans laquelle il s’est plongé mais surtout de quelle manière. Bien sûr, le répit n’est que de courte durée et chaque pic de tension du tome est surpassé par le suivant. En effet, les adversaires du héros ne sont pas tombés de la dernière pluie et savent aussi que se joue une partie d’échecs mortelle.

Les lecteurs de Death Note ne seront pas déroutés par la succession rapide d’événements et le mindgame entre les différents protagonistes de l’histoireReste que dans My Home Hero, le deus ex-machina ne viendra pas d’un shinigami et que la seule option qu’ont les personnages pour s’en sortir est d’être les plus malins et les plus déterminés face à des adversaires absolument redoutables.

 

  • Une intrigue menée tambour battant : Pas un temps mort à déplorer dans ce premier tome qui délivre tout de suite un thriller extrêmement qualitatif.
  • Un dessin de très bonne facture  : Sans aucun doute un des gros points forts de ce manga. Le dessin est
  • Des personnages attachants (pour l’instant …) : Vu que l’intrigue part très rapidement, on connait assez peu les personnages qui se révèlent pour l’instant tous intéressants et plutôt bien construits. On attend de voir comment ils vont évoluer dans les tomes suivants.

 

  • Le risque que le soufflé redescende avec les tomes suivants : Seul le temps nous le dira …
  • Aucune surprise pour les habitués du genre : Les amateurs de longue date risquent d’être moins surpris que les autres de voir comment Tetsuo règle les différents problèmes qui se présentent à lui mais ce qui n’enlève rien à la bonne qualité de l’intrigue et de la lecture.

Vous reprendrez bien un peu de lecture ?!

Bon, sans aucune surprise, je recommande chaudement Death Note à ceux et celles qui ne l’auraient pas lu. Bien que n’ayant pas aimé la deuxième partie de l’intrigue qui faisait un peu « forcée », les six premiers tomes sont magistraux et Light est un antihéros qu’on ne peut qu’admirer.

 

SORTIE DU TOME 2 LE 14 MARS !

 

Mon ami Dahmer de Derf BACKDERF – La BD du mois


 

 

Un ami qui ne vous veut pas que du bien

Mon Ami Dahmer de Derf Backderf rentre sans aucun doute dans la catégorie des BDs marquantes qu’on peut des fois avoir l’occasion de lire. Je profite de la hype autour de Ted Bundy, un autre tueur en série comme seuls les Etats-Unis savent en engendrer, pour vous parler de cet excellent roman graphique qui ne vous laissera pas indemne.

Imaginez avoir côtoyé un type un peu bizarre au collège et au lycée et découvrir quelques années plus tard que ce dernier est devenu un tueur en série avec un sobriquet aussi charmant que le  « Cannibale de Milwaukee ». C’est un résumé rapide du récit passionnant que nous livre Derf Backderf dans son roman graphique.

Fruit de vingt ans de réflexion et de travail, Mon Ami Dahmer est à la fois un récit journalistique extrêmement bien renseigné, la chronique façon « true crime » de la genèse d’un tueur en série et une sorte d’autobiographie où l’auteur croise son « ami Dahmer » tout au long de leurs adolescences dans une banlieue de classe moyenne blanche américaine on-ne-peut plus classique.

La grande force de ce récit, outre son style graphique très précis et reconnaissable, est la qualité de la narration sur laquelle a particulièrement insisté l’auteur : les faits et les chronologies sont précises au possible et le récit s’attache à décrire sans complaisance mal placée la descente dans le crime et la folie de Dahmer.

 

Extrait du prologue de Mon Ami Dahmer

 

Le rapport que l’auteur entretenait avec Dahmer est un autre élément clé du récit. Sans jamais l’avoir pris en grippe comme souffre-douleur, l’auteur reconnait qu’il l’a toujours considéré comme un élément comique un peu bizarre, un  personnage secondaire voire tertiaire gravitant autour de son cercle d’amis du lycée. Pas mal des anecdotes autour de Dahmer découlent de cette relation et ce sont d’excellents ajouts qui donnent du corps à l’histoire qui est racontée mais enfoncent le lecteur toujours plus profondément dans le malaise.

On se doute bien que ce récit n’est pas un long fleuve tranquille et on connait déjà l’issue : l’ami Dahmer que l’on apprend à connaitre au fil des lignes sera/est/fut un tueur en série. Reste que le chemin vers cette fin qu’on connait déjà est raconté avec beaucoup de brio et saura sans aucun doute captiver tous ceux qui tiendront un jour cette BD entre leurs p’tites mains plus ou moins moites.

C’est une BD que je recommande chaleureusement à tous les amateurs d’histoires criminelles, à ceux qui s’intéressent aux tréfonds de la psyché humaine et à tous ceux qui aiment découvrir à travers leurs lectures l’envers peu reluisant de l’American Way Of Life.

 

 

 

  • Une perspective novatrice sur l’histoire du tueur en série : L’auteur ayant connu Dahmer avant sa série meurtrière et étant lui-même journaliste, il est vraiment intéressant de le voir revenir sur les moments « avant la tempête » où son destin a croisé celui de Dahmer et vice-versa.
  • Un style graphique très caractéristique : Derf Backderf a vraiment l’art du détail et en même temps, son dessin est très lisible, parfait pour un récit comme celui-là.

  • Pas une BD à mettre entre toutes les mains : On y retrouvera beaucoup d’allusions à la torture d’animaux, le récit peu ragoûtant du premier meurtre de Dahmer et de nombreuses allusions à la consommation excessive d’alcool et de drogue.

 

Vous reprendrez bien une p’tite BD de plus ?! 

Dans un style tout à fait différent mais qui est aussi un superbe exemple de précision journalistique appliquée à la BD, je vous conseille Gaza 1956, en marge de l’histoire de Joe Sacco. On y retrouve les mêmes recettes : travail d’enquête d’une grande finesse et dessin très incisif au service du propos. C’est une véritable claque !

Sinon, je vous conseille également Trashed de Derf Backderf. C’est une BD en partie autobiographique sur les poubelles de l’Amérique et sur le métier d’éboueur. C’est à la fois drôle, désolant et en tout cas extrêmement divertissant !

Live Report : Zeal & Ardor + Hangman’s Chair @ La Cigale – 12/12/18

– Hangman’s chair – 19h45 –

Hangman’s Chair débarque sur scène vers 19h45 et livre un métal doom/stoner de très bonne facture. Le show est simple, puissant, dépouillé de tout blabla inutile entre les chansons et se concentre sur la livraison d’une musique sans concession mais néanmoins très abordable à un public encore un peu épars dans la Cigale. Le son est plutôt bon et les morceaux s’enchaînent sans pause dans une atmosphère assez hypnotique, bien propre à ce genre musical.

Bien que n’étant pas une grande amatrice de doom, je n’ai eu aucun mal à rentrer dans l’univers du groupe et à apprécier leur show très professionnel. Hangman’s Chair est vraiment le genre de découverte musicale qu’on aime faire en première partie d’un projet comme Zeal and Ardor et c’est typiquement comme ça que commencent les plus belles rencontres musicales.

Au plaisir de revoir la formation française une autre fois !

– Zeal & Ardor –

S’il y avait bien un artiste avec lequel je voulais finir une année 2018 riche en concerts et en émotions, c’est bien avec l’ovni Zeal and Ardor. J’ai eu le coup de foudre sur le projet mené par Manuel Gagneux; un black métal aux racines afro-américaines, bien loin des formations habituelles aux obédiences néo-nazies …

Le concert d’1h15 est mené sur les chapeaux de roue et s’enchaînent rapidement les titres de l’EP Devil Is Fine (une tuerie) et du premier album Stranger Fruit (une tuerie aussi) ainsi que quelques titres non enregistrés qui font mouche autant que les classiques.

Zeal and Ardor, c’est un peu le genre de projet qui prend aux tripes et devant lequel il est difficile de rester insensible, qu’on aime ou qu’on déteste. Le public est aussi métissé que la musique de Zeal and Ardor; se cotôyent amateurs de black et fans plus généralistes de musiques extrêmes.

Manuel Gagneux et ses comparses prêchaient à une audience convaincue qui a repris en choeur les refrains de nombreuses chansons et a frappé du pied sur le sol en bois de la Cigale pendant Devil is Fine, accompagnant les percussions lancinantes de cette magnifique chanson. Les pogos se sont également faits brutaux pendant les breakdowns de certaines chansons comme Come on Down ou Don’t You Dare.

On pourra juste reprocher à la formation un manque de nuance dans le rendu live de la musique qui se veut sans concession. Pas la moindre pédale devant les guitaristes/bassiste et des blast beats faisant complètement disparaître la basse et les contre-chants qui peuvent faire tomber le son de Zeal and Ardor dans le mauvais gimmick de métal extrême un peu cheapos. Mais pour ceux qui ont su ouvrir leur coeur au Messie démoniaque, l’expérience demeure un souvenir mémorable, tout comme leur performance au Hellfest 2018.

Sans conteste une des découvertes musicales les plus solides de l’année 2018 !

Interview 404 : Mark Vollelunga, guitariste de Nothing More

Petit crochet par les backstages entre deux concerts au Download Paris pour rencontrer le sémillant guitariste de Nothing More, Mark Vollelunga !

 

 

404 : Alors, vous venez de finir votre concert au Download Paris. Est-ce que vous avez passé un bon moment en jouant devant le public français ?

Mark Vollelunga (guitariste de Nothing More) : C’était vraiment sympa. Jouer en festival, c’est toujours particulier parce qu’on joue face à des fans de musique qui ne connaissent pas toujours ce qu’on fait mais c’est très encourageant et motivant d’avoir des gens qui ne parlent pas forcément notre langue qui chantent nos paroles et être autant à fond ! C’est pour nous très motivant.

404 : Je suis bien sûre passée vous voir et c’est vrai que votre concert est particulièrement dynamique. J’ai eu l’occasion de faire beaucoup de concerts dans ma vie et j’ai vraiment eu l’impression en vous voyant de voir quelque chose auquel je ne m’attendais pas, quelque chose de vraiment novateur et énergique. Ça n’a rien d’un concert de rock basique. Et justement, pour revenir sur votre concert, pourquoi c’est si important pour vous d’avoir quelque chose d’original, quelque chose en plus par rapport aux autres ?

M.V. : Alors au final, tu as presque donné la réponse dans ta question et c’est super parce que ça montre que notre démarche est bien comprise et appréciée ! Beaucoup de gens qui se rendent à des concerts sont des habitués et ont vu énormément de groupes différents et souvent, les groupes jouent leurs chansons, s’en foutent carrément et ça se sent qu’ils aimeraient être autre part. Nous sommes dans un état d’esprit complètement différent : on est là pour faire une performance live, pour divertir donc on essaye de faire des choses différentes et originales comme le solo de basse à trois personnes, de faire des solos de batterie bizarres, d’envoyer Johnny (le chanteur), à trois mètres du sol et faire ce truc complètement dingue avec la queue de notre scorpion mécanique. On va continuer à faire des choses comme ça, ça s’associe bien avec le caractère très émotionnel de notre musique et de nos paroles.

404 : Donc au final, votre show c’est donner de l’émotion au public et vous, ça vous motive de voir les réactions du public et de voir qu’ils passent un bon moment ?

M.V. : Exactement. Je sais l’importance que la musique peut avoir dans la vie des gens ; elle a changé ma vie et j’ai juré il y a longtemps de continuer à servir la musique et tous ceux qui l’écoutent.

404 : Donc là, en regardant rapidement sur internet, j’ai vu que vous jouiez à Arles (le 30 juin dernier). Est-ce que vous savez déjà qui sera votre groupe de première partie ?

M.V. : Je ne sais pas du tout ! J’ai vraiment hâte parce qu’on a fait quelques shows en tête d’affiche sur cette tournée européenne. Si ça se trouve, ça sera juste nous ! En tout cas, j’ai également hâte de visiter une autre ville que Paris, qui est une très belle ville, mais c’est toujours cool de voir un peu les autres endroits et voir un peu les différences. Pas très loin du Texas, il y a la Louisiane qui a un héritage français assez fort avec la culture Cajun et c’est vraiment amusant de voir le pays d’où cet héritage vient.

404 : Est-ce que vous pensez revenir en France dans les mois qui viennent ?

M.V. : Alors rien n’est confirmé pour l’instant mais on sera peut-être de retour vers la fin du mois d’octobre voire début novembre avec d’autres groupes. Je ne peux pas en dire plus [Mais maintenant que c’est confirmé, on peut vous dire qu’il parlait de Bullet For My Valentine et Of Mice And Men qui seront de passage à Paris le 6 novembre !] mais sinon, avec un peu de chance, on sera de retour vers le début de l’année prochaine, courant mars.

 

 

404 : Votre dernier album « The Stories We Tell Ourselves » est sorti l’année dernière et c’est votre second album avec un major. Comment avez-vous travaillé dessus après votre album éponyme ?

M.V. : On a eu beaucoup de chance car on est rentrés dans le monde des labels musicaux avec un album qu’on avait déjà fait et produit-nous même, comme l’album précédent « The Few Not Fleeting ». Le label était complètement d’accord pour qu’on s’auto-produise et qu’on travaille dans une grande autonomie. On est très contents du résultat, on a bien travaillé avec le label et on avait vraiment hâte que l’album touche un nouveau public.

404 : Et tiens, comment s’est passé votre enregistrement de « Don’t Stop » en featuring avec Jacoby Shaddix, le chanteur de Papa Roach ?

M.V. : Eh bien c’est assez amusant parce qu’on n’a même pas été en studio avec lui ce qui est quand même assez dingue. On avait déjà fini la chanson et la partie où il intervient, on avait quelque chose d’autre à la place avec des paroles et une mélodie différente. On était sur le point de commencer le tournage du clip et notre manager s’est dit « Et si on ajoutait Jacoby dessus ? ». On s’entendait déjà bien vu qu’on s’était rencontrés à quelques festivals en plus d’être sur le même label. Donc on lui en a parlé et il était très enthousiaste à l’idée donc il a pu venir au tournage du clip.
Quelques jours avant le tournage du clip, Johnny et lui étaient au téléphone et il a chanté sa partie au téléphone et on s’est dit : « C’est vraiment super ! ». Pendant qu’on était en train de tourner la vidéo, on le voit chanter et tout mais en fait c’est de l’improvisation totale et on ne savait pas du tout ce que ça allait donner malgré le fait qu’il nous l’avait chanté au téléphone ! Donc au final, ça donne vraiment quelque chose de bien mais ce n’était vraiment pas prévu du tout ! Jacoby est un mec super jovial, il a une super énergie et il est très honnête. C’est vraiment la même personne sur scène et dans la vie de tous les jours et cette authenticité c’est quelque chose que j’apprécie vraiment.

404 : Il est peut-être un peu tôt mais est-ce que vous avez déjà quelques idées pour l’album suivant ?

M.V. : En quelque sorte mais pour être vraiment honnête, pas trop. On a été tellement occupés avec les tournées et l’écriture de « The Stories We Tell Ourselves » a été tellement intense qu’on est en train de faire un peu une pause. Mais je sais qu’on va essayer de prendre un peu de temps pour y penser bientôt.

404 : Et concernant votre nomination à trois  Grammy Awards, quelle a été votre réaction quand vous avez reçu la nouvelle ?

M. V. : C’était absolument fou ! J’étais en état de choc pendant un bon moment, je n’y croyais pas. Ce qui m’a fait prendre conscience que c’était vrai c’est quand notre famille a commencé à nous appeler pour nous féliciter. Ma mère a téléphoné en pleurs à ma femme ce matin-là qui pensait qu’il m’était arrivé quelque chose parce que je ne répondais pas au téléphone. Et ma mère lui a dit « non, non, il a juste été nominé pour trois Grammy ! » tout en sanglotant ! C’était vraiment super cool. Mon beau-père m’a aussi appelé pour me féliciter et me dire que c’était une étape importante dans notre carrière et le résultat de beaucoup d’efforts. Pour eux, c’était comme si notre musique devenait légitime. Bon au final, on n’a pas gagné mais c’était vraiment extraordinaire. On était dans les mêmes catégories que des groupes comme Foo Fighters, Metallica, Mastodon … certains de mes groupes favoris et des groupes les plus connus du monde !

404 : Et pour finir, comme chez Error 404 on fait également des reviews de jeux, de séries et de films. Donc pour commencer, est-ce que tu aimes les jeux vidéo et si c’est le cas, quels sont tes jeux de prédilection ?

M. V. : J’aime beaucoup les jeux vidéo et en ce moment, je suis sur Final Fantasy IX sur mon téléphone et sinon, je suis très Nintendo, de l’univers de Mario, Mario Kart. Mon fils de 5 ans adore Mario Odissey et c’est génial parce qu’on joue à Mario Kart en ligne l’un contre l’autre via la 3DS quand je suis en tournée donc ça nous permet de quand même passer du temps ensemble, malgré la distance. Après mon genre préféré, c’est plutôt les RPGs comme Final Fantasy, Xenoverse … Des jeux avec des histoires solides mais j’aime aussi beaucoup Zelda. C’est un peu comme un long film et quand on est en tournée, j’aime m’investir et m’échapper dans quelque chose de différent. Donc oui, j’aime beaucoup les jeux vidéo !

404 : Avec tout ça, tu as le temps de regarder quelques séries ?

M.V. : J’aime beaucoup The Walking Dead et ma femme aussi donc on en discute souvent ensemble. J’aime aussi beaucoup Westworld mais sinon, je suis dans une grosse période Rick et Morty en ce moment grâce à Ben [Le batteur du groupe] parce qu’on ne regarde que ça dans le van, il a téléchargé toutes les saisons et on s’amuse bien en regardant ça.

404 : Et quel genre de musique écoutes-tu ? Y’a quoi sur ta playlist en ce moment ?

M.V. : Attends, je vais te montrer *sors son téléphone*. Alors pour commencer la nouvelle chanson de As I Lay Dying qui est absolument géniale. Sinon du Thrice, du Snow Patrol, The American Tragedy, Sevendust, Underoath, Tesseract, Shinedown …

404 : Leur dernier album a de super riffs, ça commence direct fort !

 

 

M.V. : Oui, j’ai beaucoup aimé les guitares sur leur dernier album. Mais sinon, j’aime vraiment beaucoup de choses comme The Eagles et aussi The Fever 333, c’est le nouveau groupe du chanteur de letlive, c’est un peu comme si Linkin Park rencontrait Rage Against The Machine.

404 : Pfiou, faut vraiment que j’écoute ça alors ! C’est sur ces belles recommandations musicales que s’achève notre interview. Merci encore et à une prochaine fois en France pour un super concert comme celui d’aujourd’hui !

Et justement, la prochaine fois, ça sera en compagnie de Bullet For My Valentine et Of Mice And Men au Casino de Paris : par ici pour vous procurer votre p’tite place <3 

On vous quitte sur un petit cadeau : un polaroïd dédicacé par Mark du groupe Nothing More !

Un cadeau UNIQUE ! Pour participer, remplissez le formulaire ci-dessous en nous indiquant votre chanson préférée du groupe !

Fin du concours le 2 août !

Guide de préparation à la survie en festival : Le Camping

Le pollen dans l’air vous poignarde les yeux et l’Eurovision vient de s’achever par une écrasante défaite de la France ? Aucun doute possible, l’été se rapproche à grands pas et avec lui, la saison des festivals musicaux en tout genre qui s’étale de mai à septembre. Que vous soyez vétéran de ces événements ou au contraire, un(e) petit(e) débutant(e), je vous ai concocté un petit guide/rappel/liste, basé sur mon expérience réussie de plusieurs festivals ces dernières années. Sans plus attendre, voilà donc mon petit « tuto camping en festoche » généraliste et pas piqué des hannetons ! N’hésitez pas à le partager et à me faire part de vos conseils/anecdotes afin que je l’enrichisse si jamais j’ai oublié des choses 😀

Petite matinée tranquille au Hellfest 2016

 

La première partie est dédiée à la préparation d’une bonne expérience au camping et en fonction des retours, il est possible que je fasse d’autres articles cette fois dédiés à des festivals en particulier auxquels j’ai pu me rendre comme le Download Paris, le Hellfest, le Main Square Festival ou encore le Slam Dunk au Royaume-Uni ! Bonne lecture et n’oubliez pas de vous munir de la magnifique liste à cocher que j’ai préparé pour vous en fin d’article 😉

I – Avant le festival : tentative de préparation minutieuse et nombreux aller-retour chez Déca*****

Que vous soyez débutant(e) ou confirmé(e), il est de bon ton de préparer un peu en amont son séjour en festival en s’assurant d’avoir quelques objets de base qui vous seront bien utiles une fois arrivé(e) sur place. Commençons par les bases :

  • La tente : Havre de paix (enfin, ça dépend des voisins), elle vous servira non seulement de refuge pour décuver des litres de Kro chaude mais aussi d’abri en cas de pluie et si vous prenait la folle envie de « « « DORMIR » » ».

               Pour les nouveaux : Entre la tente « instantanée » dont vous avez forcément déjà entendu parler et les tentes à monter avec des petites tiges à glisser dans un revêtement plastique, vous avez le choix et les prix vont d’environ 30-40€ à plusieurs centaines d’euros si vous prenez des tentes-hôtels où vous pouvez dormir à plusieurs et même vous tenir debout ! Avant de partir, assurez-vous de savoir la monter et la démonter (et donc qu’il ne manque pas de pièce), de pouvoir la transporter aisément et qu’elle soit en bon état et encore étanche si vous achetez d’occasion.

Pensez aussi prendre « une taille au-dessus » afin de pouvoir VOUS stocker en même temps que vos affaires. Ex : seule, je campe avec une deux places afin d’être posay oklm, à deux dans une tente, prenez une trois places etc …

Gardez à l’esprit qu’une tente « normale » devient un véritable sauna et ne protège pas des rayons dès que le soleil commence à monter dans le ciel (environ 8h du matin en juin). Si vous êtes photosensible et/ou porté(e) sur la grasse mat’, pensez aux tentes opaques qui protègent de la lumière et de la chaleur mais sont également plus chères.

               Pour les vétérans : prenez le temps de vérifier l’état de votre tente avant de partir : sardines, cordes, étanchéité, propreté … pour ne pas avoir de mauvaise surprise en arrivant sur le site.

Le petit plus : l’achat d’un maillet pour planter les sardines et ensuite les retirer du sol au moment de partir vous permettra non seulement de gagner du temps, d’éviter que votre tente se barre au premier coup de vent mais aussi de récolter des bières gratuites en le prêtant/monnayant à vos voisins de camping. Un vrai outil de lien social !

  • Le sac : solide, il vous permettra de transporter toutes vos affaires de chez vous au site sans s’éventrer sur le sol au bout de vingt minutes et en cas de pluie, il est censé pouvoir aussi maintenir vos affaires bien au sec. Le sac de randonnée c’est le must mais le Eastpak peut aussi faire l’affaire si vous partez léger et êtes doués en pliage de vêtements.

« Ouais et une valise ? » : Je déconseille plutôt l’usage de la valise parce que le sol peut être difficilement praticable avec une valise de ville mais si vous avez de bons bras et de la place dans la tente pour la ranger, ça peut être envisagé …

« Okay c’est cool mais j’emmène quoi ? » : Tout ce qu’il faut mais pas trop non plus, je vais y revenir un peu plus tard !

  • Le couchage (sac de couchage, matelas, les deux ou aucun ?) : là, les besoins vont vraiment différer d’une personne à l’autre. Tout dépend du degré d’inconfort que vous êtes capables de supporter. Etant frileuse et team #troisoreillers, j’ai opté pour un sac de couchage bon jusqu’à 5 degrés (après avoir eu froid dans un 15 l’année précédente), un matelas gonflable d’entrée de gamme et quelques oreillers gonflables que je complète avec des vêtements pliés en boule sous ma tête. Une de mes amies dort par terre en tenue d’Eve avec juste un petit drap et on est toutes les deux bien reposées et prêtes à pogoter le lendemain matin. Estimez donc vos besoins et investissez en conséquence en gardant à l’esprit qu’un matelas gonflable est un peu lourd et qu’un sac de couchage est assez onéreux (environ 30-70 euros, voire plus en fonction de la taille et du degré de résistance climatique).

NB : Si vous vous munissez d’un matelas gonflable, pensez au gonfleur qui peut être manuel ou électrique. Le manuel a pour avantage de n’être jamais en rade de batterie, moins cher mais volumineux. Bien plié, il rentre cependant sans difficulté dans un sac de tente. L’électrique gonfle plus rapidement et sans effort mais comme il est bien pratique, tout le monde va vouloir vous l’emprunter et au bout de deux jours, il va être en rade de batterie et vous serez impuissant face au dégonflage inexorable de votre matelas …

  • Le siège : l’apéro faisant partie de l’ADN des bons campings, se munir d’un siège peut être une bonne idée. Pour ma part, j’ai un peu évolué comme un Pokémon en passant du sac plastique installé par terre au tabouret et puis finalement à la chaise avec dossier et pose-gobelet (le MUST).

Le tabouret est un bon compromis permettant de ne pas être assis par terre et pas trop compliqué à transporter de par sa taille et poids réduit. Un siège que l’on veut conserver se range dans la tente quand on part ou se prête à des amis pas trop alcoolisés.

Et si vous partez avec une bonne bande de potes bien organisés, vous pouvez accéder au Graal du camping via :

  • La table : pour poser victuailles et boisson, jeux de cartes et pour servir d’oreiller aux plus désorientés, elle est un must du camping en groupe. Pas trop onéreuse, le plus embêtant reste encore de la porter ce qui requiert un peu de coordination. A bien sûr associer à des sièges sinon c’est quand même dommage de ne pouvoir en profiter que debout …
  • La tonnelle : les mots m’échappent pour parler de la plus formidable alliée du festivalier. Parée d’un drapeau ou de dessins de plus ou moins bon goût, c’est un excellent point de repère et l’ombre qu’elle procure au cœur de l’été est souvent salvatrice. C’est sous son égide bienveillante que se poursuivent les nuits trop courtes quand la chaleur sous la tente se fait insupportable. Installez-y une table, des sièges et vous devenez les rois et reines du monde.

Néanmoins, il est bon de préciser qu’elles ne sont pas autorisées dans tous les festivals, referez-vous au règlement pour éviter toute mauvaise surprise, qu’il faut arriver tôt pour avoir assez de place pour la planter et organiser les tentes autour, qu’elles représentent un investissement assez conséquent et nécessitent un peu d’huile de coude et de concentration pour être montées.

Le seul problème de la tonnelle est qu’elle est tellement géniale qu’il est souvent dur de la quitter pour aller en concert.

  • La glacière : comble du confort, elle permet de maintenir boissons et accessoirement nourriture (qui mange en festival ????) au frais. C’est un peu la cerise au sommet du gâteau car elle nécessite une bonne maintenance et peut souvent peser très lourd mais absolument rien d’insurmontable avec une bonne réparation des charges et des missions avec une bande de potes. Pas un must have mais une bonne commodité pour ceux qui peuvent se le permettre.

 

Bon quand vous avez la base, ça doit ressembler à ça !

Bon, la chaise est assez encombrante mais le confort avant tout les enfants !!!

II – SAC A DOS SAC A DOS : comment emmener l’essentiel sans ramener sa maison sur son dos.

Bon maintenant que vous avez toutes les clés en main pour être bien installé(e)s au camping, passons au détail du contenu du sac, autre étape clé d’un séjour réussi en festival. En fonction de votre résistance climatique et degré d’hygiène corporelle, des ajustements par rapport à la liste suivante sont évidemment possibles. Pour les femmes/filles/ladies/meufs/comme vous voulez, j’adjoins des conseils spécifiques. Je reviendrai plus tard sur tout ce qui concerne la nourriture et la boisson.

Pour les nouveaux : si c’est la première fois que vous utilisez votre sac de randonnée flambant neuf ou votre vieux Eastpak du collègue pour partir en vadrouille, je vous conseille chaleureusement de tester sa contenance et votre seuil de tolérance au poids en amont pour ne pas avoir de mauvaise surprise.

Il vous faudra donc :

Des vêtements : une vérification de la météo avant de partir sur le site du festival va bien évidemment orienter votre préparation vers des vêtements plus ou moins chauds ou au contraire légers mais grosso modo :

  • Un t-shirt, sous-vêtement, paire de chaussette par jour. #Simple #Basique.
  • Un bas (pantalon, short, jupe, legging …) tous les deux jours.
  • Des chaussures adaptées à votre vision du festival : si vous y aller pour pogoter dix heures par jour, visez le confort et la solidité. Si vous êtes plutôt là pour le swag, eh bien allez-y à fond. L’essentiel étant de ne pas « inaugurer » des chaussures en festival et d’éviter le blanc si vous voulez qu’il le reste.
  • Une paire de tongs pour la douche est également fortement recommandée et une petite paire de charentaises pour trainer le matin au camping en alliant swag et confort est aussi une très bonne idée.
  • Un vêtement de pluie : sac poubelle reconverti, cape de pluie, kway … A chacun selon ses besoins et ses moyens !
  • Un polaire : toujours sympa pour les soirées fraiches malgré le manque d’élégance et au pire, ça peut servir d’oreiller.
  • Un couvre-chef  (voire deux si vous avez tendance à perdre vos affaires) : pour réduire les risques d’insolation
  • Des lunettes de soleil
  • Optionnel : un pyjama si dormir dans vos vêtements de la journée ne vous enchante pas.

Des produits de toilette : Selon votre vision de l’hygiène en festival, cette liste peut être très courte ou un peu plus longue. Histoire de gagner un peu de place, optez pour des sacs plastiques de congélation pour compartimenter vos produits au lieu de la trousse de voyage classique. Pour ceux et celles dont l’hygiène n’est pas la priorité, vous pouvez vous contenter de :

  • Brosse à dents et dentifrice : NON NEGOCIABLE
  • Un bon paquet de lingettes pour bébé : pour la salutaire toilette low cost du matin dans la tente avant de partir faire n’importe quoi devant les scènes.
  • Déodorant

Pour un peu plus de confort :

  • Une serviette micro-fibre/de camping : elle va vous faire gagner énormément de place dans votre sac comparée à une serviette normale et vous permettre de vous livrer à des activités aquatiques
  • Du gel douche/shampoing/après-shampoings si possible reconditionné par vos soins dans des bouteilles de taille voyage : ça permet de gagner de la place et du poids par rapport à la grosse bouteille qu’on peut avoir dans sa salle de bains. Pour certains types de cheveux (pas les miens en tout cas), le shampoing sec peut également être une alternative satisfaisante
  • Brosse et/ou peigne.
  • Crème hydratante
  • Si vous prenez du maquillage, n’oubliez pas de vous munir de quoi l’enlever.

Des produits de santé :

  • L’INDISPENSABLE CREME SOLAIRE : ABSOLUMENT NON NEGOCIABLE. On ne le redira jamais assez mais la crème solaire n’est pas une option en festival, même si le temps est faussement couvert. J’ai vu des dos couverts de cloques au bout de deux jours de festival et je suppose que c’est encore plus désagréable quand on est le détenteur dudit dos. Il faut en remettre régulièrement et en mettre généreusement sur toutes les parties du corps exposées, en insistant bien sur le visage. N’hésitez pas à demander de l’aide pour tartiner dos et épaules !
  • De la Biafine/après-soleil/crème apaisante : un petit accident est bien vite arrivé et ça permet de ne pas encombrer les postes d’urgence.
  • Vos prescriptions médicales : ça serait dommage d’oublier son traitement donc pensez à l’amener avec vous en quantité suffisante.
  • Quelques médicaments de base : Doliprane/Nurofen pour les douleurs diverses, Smecta/Immodium pour les diarrhées, Strepsils pour les gorges douloureuses à force de hurler les paroles de ses groupes préférés. Préférez les versions qui se prennent sans eau pour plus de praticité.
  • Du gel hydro-alcoolique : pour éviter que l’Immodium serve car souvent, il n’y a plus de savon dans les toilettes au bout de 5h de festival.
  • Optionnel : des préservatifs pour ceux et celles qui voient aussi les festivals comme un lieu de rencontre rapproché, #sortezcouverts !!!

 

Pour celleux qui en ont déjà marre de lire, résumé de la trousse à pharmacie en vidéo héhéhé !

 

III – Objets divers fortement conseillés : FRANCHEMENT CA MANGE PAS DE PAIN PRENEZ EN !!!!

  • Une gourde : pour toujours avoir un peu d’eau avec soi en festival.
  • Des sacs de courses : histoire d’avoir de quoi transporter d’éventuelles courses et de ne pas agrandir la collection qu’on a tous à la maison.
  • Des bouchons d’oreille : oh vous n’avez VRAIMENT pas envie de vous retrouver avec des acouphènes toute votre vie donc protégez vos oreilles bon sang de bonsoir ! Il en existe à tous les budgets et pour toutes les morphologies donc vous n’avez aucune excuse !
  • Un couteau suisse : couper le saucisson, décapsuler les bières, ouvrir le pinard, frimer … franchement, il est très utile et sympathique mais il ne faut pas le quitter des yeux car il a tendance à disparaitre vite.
  • Des sacs poubelles : ils ont un nombre assez impressionnants d’usage : du repose-fesse sur herbe humide au kway de secours en passant par le sac à vomi, en avoir 3-4 pliés dans une poche de son sac est salutaire
  • Du papier toilette et des mouchoirs : #teamtripleépaisseur. Prenez votre rouleau pour partir aux toilettes au camping et ayez toujours un petit paquet de mouchoirs sur vous sur le site des concerts. Non seulement ils peuvent vous sauvez la vie quand vous avez déjà posé votre pêche et que vous vous rendez compte qu’il n’y a plus de papier + ils offrent l’accès VIP aux toilettes qui n’ont plus de papier et sont délaissées par les autres festivaliers.
  • Une ou deux batteries externes : le festival c’est l’occasion de se déconnecter un peu mais quand on voit les nombreux usages du téléphone (appareil photo, lampe torche, aide à la retrouvaille de copains perdus …), il serait dommage de s’en priver. Prévoyez en fonction de votre usage.
  • Un petit sac ou une banane : pour emmener ses possessions sur le site du festival quand on n’a pas de poches très grandes. Très utile pour transporter sa crème solaire toute la journée par exemple.
  • Un vieux téléphone : si vous avez peur de perdre votre smartphone à 600 euros, il peut être sage de retrouver un vieux téléphone qui traine dans vos placards et qui en plus, tient sans recharge pendant 4 jours.
  • Une lampe torche : quand on a plus beaucoup de batterie sur son téléphone et besoin de slalommer entre des tentes sur 100m pour rentrer au bercail, elle est indispensable. Un modèle à dynamo suffit amplement mais le must demeure la lampe frontale qui sert aussi à retrouver des choses dans sa tente à trois heures du matin.
  • Vos places/tickets de train/running orders imprimés : comme un téléphone ça se perd ou ça se décharge, il serait dommage d’être en galère de votre sésame pour rentrer sur le site ou rentrer chez vous, tout simplement …

Le plus important étant évidemment le carnet de mots croisés pour pouvoir meubler les moments d’ennui entre deux groupes !

Spécifiquement pour les filles, voici quelques conseils supplémentaires :

  • Pour les soutiens-gorge, évitez vos plus belles pièces à armature rigide ou sinon faites très attention à leur placement dans le sac afin de ne pas les abimer. Après sinon, vous faites comme vous voulez pour la quantité, on a toutes des manières assez différentes de fonctionner sur ce niveau-là.
  • Si vous avez un peu de choix au niveau de vos bas, essayez de choisir des vêtements avec de grandes poches pour éviter de vous encombrer d’un trop gros sac pendant les concerts.
  • N’oubliez pas d’emporter et de prendre votre pilule 😉
  • Prenez des serviettes et/ou des tampons, ça peut toujours dépanner une copine dans le besoin !
  • GLOIRE ÉTERNELLE AU PISSE DEBOUT

 

IV – Gestion des ressources alimentaires et de la bière

Dans cette dernière partie, nous allons rapidement aborder la question des courses. En fonction des festivals auxquels vous vous rendez cet été, il se peut que vous ayez plus ou moins de possibilité pour faire vos courses à côté. Dans le cas du Hellfest, vous avez accès à un Leclerc à quelques minutes à pied du festival, il n’est donc pas forcément nécessaire de partir de chez vous avec toute votre nourriture/boisson pour 3 jours. Dans d’autres festivals, il est intéressant de partir avec quelques courses car les supermarchés sont plus éloignés et difficiles d’accès comme au Download Paris où il est fortement conseillé d’avoir des amis en voiture si vous avez besoin d’aller chercher un truc.

Dans tous les cas, gardez à l’esprit qu’il ne faut pas trop acheter de choses afin d’éviter le gaspillage, le fameux syndrome « il me reste un carton de 40 Kro mais je n’ai pas la force physique de les emmener avec moi donc je vais les laisser à la poubelle ».

En règle générale, voici les règles que vous devez appliquer avant de faire vos courses :

 

  • Référez-vous au règlement du festival. Certains comme le Download Paris n’autorisent pas les bouteilles en verre et la plupart (sauf les festivals allemands) interdisent également les réchauds qui permettent de se faire des pâtes de la dalle intersidérale à 4h du matin. Bon, il est toujours possible de #breakingthelaw mais c’est à vos risques et périls si votre matos est saisi !
  • Pensez aux céréales ! Ca permet d’avoir toujours quelque chose à grignoter à toute heure de la journée.
  • Evitez le chocolat et autres barres chocolatées : ça fond dans la tente pendant la journée et c’est pas forcément méga cool comme résultat.
  • Pensez à prendre au moins une bouteille d’eau pour le brossage des dents/nettoyage d’éventuels dégâts/pastis.
  • SAUCISSON !
  • Evitez également les boissons gazeuses … C’est pas très bon chaud.
  • CHIPS !
  • CAHUETES !
  • ENCORE PLUS DE SAUCISSON !!!
  • Bref, des trucs qui se conservent bien à la chaleur, qui sont assez digestes et nourrissants et surtout qui vous plaisent !

 

 

 

Bon normalement, si vous pensez à tout ça avant de partir de chez vous, vous allez être bien installés sur le camping et éviter pas mal de galères. Et maintenant, profitez de cette vue de la mer de tentes à perte de vue. Whaou !

 

Pour récapituler rapidement, voilà une petite liste bien pratique dont vous pouvez vous munir lors de votre préparation pour vérifier que vous n’avez rien oublié. J’ai nommé la sublime et téléchargeable en cliquant sur le lien qui suit : La masterlist OF PUPPETS

En vous souhaitant d’excellents festivals et un beau temps pas trop chaud <3

 

 

 

 

 

Interview 404 : Manuel Gagneux de Zeal and Ardor


C’est en une belle après-midi de mai, dans la cave du fameux Black Dog que j’ai rendez-vous avec l’homme derrière Zeal and Ardor, le talentueux et très sympathique Manuel Gagneux. S’en suivit une bonne discussion sur ce projet métal atypique et diablement efficace avec le musicien américain par sa mère et suisse par son père.

 

 

404 : Pour nos lecteurs qui ne seraient pas encore familiers avec ton projet Zeal and Ardor, peux-tu nous raconter l’origine un poil « trollesque » de ce projet ?

MANUEL G. : Alors ça a commencé sur 4chan où je jouais à un jeu avec les autres utilisateurs. Ils postaient des genres musicaux et j’en choisissais deux et j’en faisais une chanson en à peu près vingt minutes. Et un jour, un mec m’a dit « nigger music » et quelqu’un d’autre m’a dit « black metal ». Au lieu d’être offensé [parce que le terme « nigger » est une injure raciale et raciste aux Etats-Unis], j’ai fait la chanson. Elle était pas mal du tout et j’ai décidé de continuer dans cette voie-là.

404 : Donc ça a commencé sur une remarque désobligeante et ça a continué et pris de l’ampleur.

MANUEL G. : Exactement.

404 : Depuis combien de temps Z&A existe-t-il ?

MANUEL G. : Depuis 2015 il me semble.

404 : Et avant ça, depuis combien de temps fais-tu de la musique et quelle est ta formation ?

MANUEL G. : Je n’ai pas vraiment appris avec des gens. Bon, mes deux parents sont musiciens mais ils voulaient que je joue du saxophone et je détestais ça ! Donc j’ai commencé à faire de la musique pour moi-même vers mes quatorze ans.

404 : Avant d’aborder ton nouvel album, je pense qu’il serait opportun de revenir brièvement sur Devil Is Fine, ton premier opus. Comment as-tu travaillé sur l’union de tous ces genres musicaux différents sur un album de 25 minutes ?

MANUEL G. : Je recherchais des similarités entre les deux genres musicaux. Les deux sont des genres musicaux très émotionnels ; un est agressif et l’autre est plutôt axé sur l’expression de la joie et de la tristesse et on peut vraiment trouver des moments où les deux se combinent bien, un peu comme des Legos. C’est dans cette logique de construction et d’union que j’étais pour le premier album.

404 : Fort de cette expérience, dans quel état d’esprit as-tu abordé l’écriture et l’enregistrement de ton nouvel album, Stranger Fruit ? [A paraitre le 8 juin mais je vous confirme déjà que c’est une TUERIE !]

MANUEL G. : Je voulais qu’il soit plus long et aussi … je dois avouer que je ne suis pas le meilleur au mixage donc j’ai obtenu l’aide de Kurt Ballou [producteur entre autres de Code Orange, Converge et Kverletak] et j’ai aussi travaillé avec un producteur qui s’est occupé spécifiquement des guitares et tout ce qui va avec. Je voulais que l’album soit d’une meilleure qualité finale que le précédent.

 

 

 

404 : Donc tu as cherché de l’aide sur ce que tu considérais comme les points à améliorer de ton projet.

MANUEL G. : Tout à fait.

404 : Donc ce deuxième album sort le 8 juin prochain mais pour ceux qui ont déjà eu la chance de te voir en live ont déjà pu entendre certaines des chansons le composant. Est-ce que les jouer en concert t’a permis de les tester et de les modifier en fonction des réactions du public et de ton propre ressenti ou bien au contraire, tu ne les as jouées en live qu’à partir du moment où tu étais sûr de leur forme finale ?

MANUEL G. : *rires* Ah non, on a vraiment eu la chance de pouvoir expérimenter les chansons devant un public avant de les enregistrer. Certaines n’étaient pas terribles, d’autres fonctionnaient déjà bien alors je les ai ajustées au niveau de la longueur : j’ai essayé de rallonger celles qui fonctionnaient le mieux et de raccourcir celles qui étaient moins appréciées.

404 : J’aimerais aussi revenir avec toi sur l’esthétique des clips et des artworks de l’album. Quelle importance a pour toi un clip bien travaillé comme ceux de Devil Is Fine et Gravedigger’s Chant ?

MANUEL G. : C’est très important pour moi parce que je considère que si on a la chance de pouvoir tourner un clip, alors que ça n’est plus réellement essentiel pour promouvoir un projet musical, j’ai pas envie qu’il soit bâclé et fait avec le cul, je veux qu’il soit très attirant. On a regardé pas mal de films de Lynch [réalisateur de Twin Peaks] et on s’est pas mal inspiré de ça pour les couleurs et la conception graphique. Je fais tout avec l’aide d’un ami et nous voulons une sorte d’homogénéité entre les albums donc on a choisi deux couleurs, le vert et le violet, pour créer une continuité.

 

404 : C’était justement la question suivante. Pourquoi avoir choisi le vert et le violet pour tes artworks ? Ce sont des couleurs qu’on ne voit pas très souvent ; je n’ai en tout cas pas souvenir d’avoir récemment vu une pochette avec du vert, du violet ou les deux à la fois !

MANUEL G. : Justement, on a choisi ces couleurs parce qu’elles sont inhabituelles et qu’elles sont pourtant complémentaires. Elles reprennent les deux éléments dans ma musique qui ont l’air de s’affronter mais qui finalement, vont bien ensemble.

404 : Et pour continuer sur les pochettes d’album pourquoi choisir Robert Small pour illustrer la pochette de Devil Is Fine ?

MANUEL G. : Parce que c’était un homme formidable. Un esclave qui s’est libéré et en a libéré d’autres en volant un bateau qu’il a livré aux armées du Nord pendant la guerre civile américaine. Il a fait exactement ce qu’il voulait faire et c’est quelque chose auquel j’aspire dans ma vie et dans ma musique.

 

404 : Comment a germé l’idée du passager d’un projet solo à un groupe capable de jouer sur scène ?

MANUEL G. : En fait, ça s’est fait très rapidement et facilement. J’ai juste demandé à des amis s’ils avaient le temps de se lancer là-dedans et ce sont tous d’excellents musiciens. Donc finalement, le facteur principal a surtout été la chance. D’abord, je leur ai dit « Eh j’ai réussi à décrocher cinq concerts, venez jouer avec moi, ça va être tranquille et fun. » et maintenant on a genre près d’une vingtaines de concerts prévus sur toute l’année et ça commence à devenir sérieux !

404 : Qui sont les musiciens qui t’entourent sur scène ?

MANUEL G. : Ils viennent tous de ma ville natale en Suisse, Bâle. Certains faisaient partie d’un groupe de hardcore et on a tous des influences très diverses, sludge, stoner rock … Un de mes choristes est un acteur de théâtre mais il a une super voix !

 

 

 

404 : Donc tu as bâti une belle équipe autour de toi, qui sont intéressés par la musique que tu écris et d’autres qui sont étrangers à ce milieu.

MANUEL G. : Exactement et c’est parfait.

404 : Quelle liberté créative pour les musiciens qui t’entourent ?

MANUEL G. : J’écris toute la musique et je leur dis quoi faire mais ils ont bien sûr tous leur propre style et ça va donner de la saveur et améliorer l’expérience en live.

404 : Le moins qu’on puisse dire c’est que Zeal and Ardor est un peu à la croisée de différentes influences musicales. Comment s’est passé votre set au Printemps de Bourges, festival qu’il serait difficile de qualifier de métal ?

MANUEL G. : Ça s’est bien passé parce que c’est vraiment un festival qui attire des fans de musique. On a joué sur la même scène que pas mal de groupes de punk et on est pas si différents que ça … Certains sont partis, d’autres sont arrivés pendant qu’on jouait mais la salle était très bien remplie. C’était intéressant parce qu’il fallait vraiment qu’on soit bons pour les convaincre et les faire adhérer à notre musique.

404 : Par extension, est-ce que vous préparez différemment vos performances dans de gros festivals de métal comme le Download, Graspop, Hellfest … Des surprises prévues ?

MANUEL G. : On fait toujours la même chose, on ne s’adapte pas en fonction du public parce que ça voudrait dire qu’on est un groupe différent à chaque fois et ça n’est pas du tout l’idée qu’on veut renvoyer. Aussi, on est paresseux *rires*. Mais c’est toujours un set différent en soi parce qu’on ne veut pas non plus s’ennuyer et rentrer dans une routine mais notre base, c’est d’être bruyants et vénères !

404 : Donc il y a des bases et des petits ajustements pour chaque show.

MANUEL G. : Exactement !

404 : Vu que vous jouez au Download UK, Grasspop et Hellfest, est-ce que ça sera l’occasion pour toi et tes amis d’aller voir quelques groupes ?

MANUEL G. : Alors il faut absolument qu’on aille voir Ozzy Osbourne. Il y aura aussi Igorrr qui joue et je ne l’ai jamais vu. Il y a aussi Gojira qui joue avec nous et je vais aller les voir, hmm quoi d’autre ? Au ArcTanGent, il a Tesseract [En fait non mais ils seront au Hellfest !]. Je déteste glander en backstage alors qu’il y a plein de groupes à voir, gratuitement en plus donc pourquoi se priver ?

404 : Ca sera ta première fois au Hellfest ? Aussi bien en tant que musicien que simple fan de musique ?

MANUEL G. : Oui et j’ai vraiment hâte de voir !

 

404 : Et donc pour finir, comme chez Error 404, on est aussi très portés sur le jeu vidéo et la culture en générale, je vais te poser quelques questions sur tes goûts dans ce domaine ! Est-ce que tu es amateur de jeu vidéo ?

MANUEL G. : Oui, j’aime vraiment les jeux vidéo et je suis aussi très intéressé par la façon dont ils sont conçus et créés. C’est vraiment une grosse industrie et ça me fascine.

404 : Quels sont tes jeux favoris et à quoi joues-tu en ce moment ?

MANUEL G. : En ce moment je joue à Guacamelee et j’ai aussi essayé Bloodborne mais je suis trop mauvais et c’est super frustrant.

404 : C’est comme un Darks Souls en plus simple mais ça reste quand même assez tendu, c’est vrai …

MANUEL G. : J’aime aussi beaucoup The Witcher et aussi Life Is Strange. C’est vraiment une belle histoire.

404 : Est-ce que tu as joué au deuxième qui est sorti l’an dernier, Before The Storm ?

MANUEL G. : Uniquement au premier pour l’instant. Il faut que je télécharge le second. Je t’avoue avoir presque pleuré pendant le pre … bon ok, j’avoue avoir carrément pleuré !

404 : C’est pas grave, c’est super métal de pleurer et ça serait surtout de ne pas pleurer à la fin de Life Is Strange qui serait bizarre !

MANUEL G. : J’ai aussi vraiment envie d’essayer Firewatch.

404 : Il est aussi sur ma liste ! Comme jeu en ce moment, j’ai aussi vraiment envie d’essayer Frostpunk.

 

MANUEL G. : Oui, je connais ! Tu sais qu’ils m’ont contacté pour me demander s’ils pouvaient utiliser une de mes chansons pour leur trailer et finalement ça ne s’est pas fait, c’est super dommage. Ils m’ont demandé il y a un peu plus de six mois.

404 : Quel est ton plat préféré ?

MANUEL G. : Alors je viens juste de manger de supers bons ramens ce midi mais mon plat préféré, je ne sais pas trop, ça change souvent et j’aime beaucoup de choses.

404 : Une bonne série à nous conseiller que tu regardes sur Netflix par exemple ?

MANUEL G. : Netflix en Suisse est vraiment naze, il manque plein de trucs mais en ce moment, je re-regarde 30 Rock parce que c’est vraiment drôle. Je regarde aussi It’s Always Sunny In Philadelphia et sinon … rien d’autre ne me vient à l’esprit.

404 : Vu qu’une partie de nos lecteurs n’est sans doute pas très familière avec le black metal, aurais-tu quelques recommandations à nous faire pour découvrir ce genre qui te passionne ?

MANUEL G. : Ghostbath est un très bon groupe pour découvrir le genre et aussi les veterans comme Burzum et Darkthrone. Dans les choses plus récentes, il y a Oathbreaker mais ça n’est pas forcément le meilleur groupe pour découvrir le genre parce que c’est déjà très intense.

404 : Et dans d’autres genres musicaux, aurais-tu des recommandations pour nos lecteurs ?

MANUEL G. : Oui ! Il y a un groupe qui s’appelle Sugar Candy Mountain. C’est plutôt relaxant mais très divertissant !

404 : Et c’est sur ces belles recommandations musicales que s’achève notre interview. Merci beaucoup !

Pour ceux et celles qui comme moi sont déjà envoûtés par Zeal and Ardor, le groupe sera de passage en France en décembre ET PAS QU’A PARIS aux dates et lieux suivants :

09.12.2018 FR – LILLE, L’AÉRONEF
11.12.2018 FR – LE HAVRE, TETRIS
12.12.2018 FR – PARIS, LA CIGALE
13.12.2018 FR – STRASBOURG, LA LAITERIE

 

 

 

 

 

 

[LIVE REPORT] 36 Crazyfists (+ All Hail The Yeti) @ La Maroquinerie 23/01/2018

 

Quand j’arrive dans la salle vers 19h30 pour 36 Crazyfists, un des groupes de première partie a déjà joué (boooouh le RER B) et l’assemblée est assez clairsemée … Dans une salle comme la Maroquinerie qui est infernale dans tous les sens du terme quand complète, je ne suis pas forcément mécontente mais dommage de ne pas voir quelques dizaines de personnes de plus au concert d’un groupe aussi monumental que 36 Crazyfists. M’enfin, passons …

 

All Hail The Yeti

Le groupe venu de Californie délivre pendant son petit set un métalcore bien foutu et plutôt inspiré. Les interludes avec banjo et harmonica ainsi que les parties parlées donnent une impression de concept album abouti, chose assez rare dans ce genre musicale dont la plupart des représentants actuels semblent sortis du même moule de médiocre facture. 

Le set est court, pas plus d’une demi-heure, mais le son est lourd, façon coup de hache d’un bûcheron canadien en pleine poire. On est face à un groupe qui a quelque chose d’intéressant à proposer et qui le propose bien sur scène. 

Définitivement un groupe à écouter en studio et à passer voir en live s’ils pointent le bout de leur nez à Paris ! 

 

36 Crazyfists 

Vétérans et pionniers du metalcore, 36 Crazyfists est un mastodonte qui n’a rien perdu de sa superbe. Dès le début du concert sur Death Eater, issue de leur dernier album Lanterns, le groupe démontre toute l’étendue de son talent. Le mélange de voix claire angoissée et de scream sur fond de ‘core bien remuant qui a fait leur renommée depuis leurs débuts fonctionne toujours aussi bien et vous pouvez compter sur eux pour le démontrer chanson après chanson, enfonçant toujours plus profondément le clou. 

Les titres plus anciens se marient à la perfection avec les titres plus récents, très bons et pertinents, et le public répond présent à chaque fois et joue des coudes dans la fosse. Pour pas mal de trentenaires présents dans la salle, entendre des titres comme Bloodwork a dû faire ressortir de bons souvenirs des décennies passées ! 

Ayant connu 36 Crazyfists il y a pas loin de dix ans et les ayant perdus de vue entre temps, les voir en live aussi en forme et bons m’a juste fait énormément plaisir. C’est pour ce genre de bonne surprise et de découverte en live qu’on continue à aller en concert et commencer l’année sur un concert aussi qualitatif laisse augurer du bon pour la cuvée 2018.

Le final du concert sur Slit Wrist Theory, une de mes chansons préférées tous groupes confondus, fut la cerise sur un excellent gâteau.

Allez, faites moi plaisir, écoutez ce groupe magistral avec des chansons comme Old Gold ou Also I Am et faites leur un beau sold out la prochaine fois qu’ils passent en France car ils le méritent. 

Setlist :

Death Eater
At the End of August
Wars to Walk Away From
I’ll Go Until My Heart Stops
The Heart and the Shape
We Gave it Hell
Old Gold
Sorrow Sings
Bloodwork
Also Am I
Better to Burn
Below the Graves
Sea and Smoke
Time and Trauma

Rappel :

Eightminutesupsidedown
We Die Young 
Slit Wrist Theory

Interview 404 : Robert Ortiz, batteur de Escape The Fate

Juste avant leur excellent concert au Trabendo, j’ai eu l’occasion de m’asseoir avec Robert Ortiz, batteur et membre fondateur du groupe Escape The Fate pour une discussion autour de leur venue à Paris et de leur dernier album : I Am Human

404 : Déjà, merci beaucoup de nous donner un peu de ton temps pour cette interview avec Error 404. Alors Escape The Fate est sur le point de sortir son sixième album intitulé « I Am Human ». Pourquoi avez-vous choisi ce nom et qui signifie cet album au sein de votre parcours musical ?

 

Robert : C’est une très bonne formulation d’une question que j’ai pas mal eu en interview. Le nom vient d’une chanson que Craig a écrite. Pour moi, le nom de cette chanson est un très bon nom pour l’album car il fait un peu la synthèse, il réunit très simplement tout ce qu’on voulait exprimer avec cet album. A travers cette chanson, Craig analysait un peu tous les aspects de sa vie, ses émotions et ses pensées. Il a beaucoup de poids sur ses épaules. C’est un mec qui veut juste être apprécié, rendre les gens heureux et quand il ne peut pas faire ça, ça lui pèse. Cette chanson c’est un peu le moyen qu’il a trouvé pour dire à tous ceux qui l’entourent qu’il est humain, juste comme eux, qu’il est capable du meilleur comme du pire et qu’il essaye juste de s’en sortir dans la vie comme tout le monde.

Et sinon, pour la signification de ce titre dans notre discographie et dans l’héritage du groupe, c’est un peu quelque chose qu’on voulait exprimer depuis longtemps. « Hate Me » [nom de l’album précédent], était un peu un titre immature et négatif qui montrait qu’on avait encore de l’animosité. C’est un peu notre manière de mettre le passé derrière nous.

 

404 : Pour vous, j’ai l’impression que c’est aussi une manière de résumer ce qu’est Escape The Fate. La chanson I am human représente les contradictions et les tiraillements de l’être humain d’une très belle manière. Le refrain « Je suis fort / Je suis faible/ je suis tout ce qu’il y a entre les deux / Je suis fier d’être moi / Je suis humain. »

 

Robert : Exactement.

 

404 : L’artwork de cet album est aussi beaucoup plus épuré. Les précédents avaient beaucoup de couleurs, des morts-vivants, des crânes … Pourquoi avez-vous fait le choix d’aller vers quelque chose de plus simple pour cet album ?

Robert : C’est assez marrant d’entendre certaines questions souvent, c’est la preuve que vous comprenez, vous voyez là où on veut en venir. Avec « Hate Me », on était partis sur l’idée de cartes de tarot, de parler de destin. Avec celui-là, on était plutôt en mode « gardons les choses simples putain !». A quoi tu es confronté dans ta vie ? La difficulté de trouver ta voie, devoir à chaque fois faire le choix entre suivre son cœur ou suivre sa raison. On avait pensé faire des photos ultra réalistes d’un cœur et d’un cerveau mais un vrai cerveau c’est un peu dégueulasse donc au final, on est partis sur une pochette avec des symboles qui n’enlèvent rien à la force de l’idée. Finalement, avec cet album, on a vraiment eu envie d’éliminer tout le superflu et de rester simples.

 

404 : Au final, la pochette de l’album est la première chose qu’on voit quand on va au magasin et des fois, ça influence vraiment notre choix d’acheter ou non ou de t’intéresser à tel ou tel groupe.

 

Robert : Tout à fait. Quand je suis allé pour la toute première fois à un concert d’Avenged Sevenfold, c’est le premier groupe dont j’ai acheté le tshirt avant même d’entendre la musique. J’ai vu la Deathbat [Logo du groupe] et je me suis dit « whaou, ce groupe me comprend. Ce groupe pourrait ressembler à tout et n’importe quoi mais forcément, à un moment, leur musique va forcément ressembler à cette esthétique que je trouve absolument géniale. ».

 

Nous avons essayé d’aller droit au but avec cet album et certains fans vont sans doute être surpris par notre démarche. On écrit juste ce qu’on a envie d’écrire, on ne vise pas un top rnb au Billboard. Le seul commentaire que je trouverai blessant vis-à-vis de notre nouvel album c’est « oh vous avez changé ». Tu peux me dire que ce nouvel album est le pire truc que tu as jamais entendu, ça ne me gêne pas mais si tu me dis « oh vous avez changé de son », putain, on a jamais eu un son bien précis et défini depuis le début ! On a eu tellement de sons différents et de styles. Nos membres sont uniques et influencent l’écriture de l’album et tout peut changer avec notre humeur. Ce que tu peux attendre de l’album, c’est de l’authenticité, de la qualité, de l’émotion et des party songs qui résument un peu notre vie comme hier soir *rires*.

 

Au final, il faut se faire confiance. Ta maison de disque va essayer de t’influencer en te disant qu’il te faut tel ou tel type de chanson. Il faut tenir le cap et se dire que ce que tu as envie d’entendre est ce que tes fans vont avoir envie d’entendre, quelque chose de vrai et d’honnête. Si tu es constamment en train de chercher à ressembler à un genre ou à quelque chose de tendance, tu vas juste finir par devenir une version pâle et fade de ce que tu aurais pu être si tu avais juste suivi ton cœur, tes émotions et que tu étais resté fidèle à toi-même. Je ne me soucie pas des autres groupes, de ce qui fonctionne à un instant T. Si ça me plait, ça va m’influencer forcément dans ma musique mais je ne cherche pas à pomper et à copier pour grappiller un peu de succès. Est-ce que tu te souviens de la grosse vague dubstep y’a genre 5 ans ?

Le nouvel album d’Escape The Fate. Garanti sans dubstep.

404 : Evidemment ! Plein de groupes comme Papa Roach se sont mis à incorporer des éléments de dubstep dans leur musique, aucun moyen d’y échapper !

 

Robert : Moi je trouvais ça affreux mais y’avait plein de monde pour nous dire « allez, mettez-en dans vos chansons parce que ça fonctionne. » Moi j’ai résisté parce qu’en plus, le temps que notre album sorte, les gens allaient être lassés de la dubstep et qu’on allait juste passer pour ENCORE une autre groupe qui a mis de la dubstep pour surfer sur la vague. J’écoute de tout et ce mélange d’influence se matérialise dans ma musique. En vrai, tu ne peux pas prévoir ce qui va fonctionner ou pas comme album. Metallica vient de sortir un album avec des chansons qui durent 10 minutes et qui sont construites comme des morceaux de prog et c’est leur album le plus vendu depuis le Black Album ! Pourquoi ? Ils se sont réunis comme un vrai groupe, il y a une vraie communion entre les membres et ça le fait !

 

404 : Et dans votre musique, est-ce que vous vous inspirez de ce qui se passe dans le monde, des actualités dans votre pays ?

 

Robert : Oui mais pas de manière consciente on va dire. On ne pas écrire des chansons explicitement engagées sur tel ou tel sujet mais forcément, ce qui se passe dans nos vies, dans notre pays va se retrouver représenté dans nos chansons. Je sais ce qui se passe, je me tiens au courant mais ça n’est pas mon genre d’écrire des chansons pour critiquer telle ou telle chose. On se concentre plus sur des choses plus intemporelles comme l’amour, les sentiments … ça aura toujours du sens et ça sera toujours d’actualité. Aussi, je ne me sens pas prêt à donner mon avis si je me sens ignorant, si je ne connais pas tous les aspects de la question.

404 : Donc là, vous êtes au tout début de votre tournée européenne qui a donc commencé juste avant la sortie de votre nouvel album ? Comment vous vous sentez à l’idée de jouer des chansons que les gens ne connaissent pas encore bien ?

 

Robert : Moi j’adore ça ! Les chansons qu’on a déjà sorties comme I am human, les gens les chantent déjà par cœur, certaines même encore mieux et plus fort que certaines de nos chansons classiques. Tu as toujours peur que les gens viennent uniquement pour entendre les anciennes mais là, on voit clairement que les gens sont aussi enthousiastes à l’idée d’entendre les nouvelles et ça me fait vraiment chaud au cœur.

 

404 : Et vous avez des choses de prévues pour cet été ?

 

Robert : Non pas pour l’instant. J’adorerai faire le Download UK avec Avenged Sevenfold mais pour l’instant on n’a pas trop prévu de choses. Peut-être l’an prochain, ça sera un meilleur timing pour le faire.

 

404 : Et le Warped Tour ?

 

Robert : Non plus … A la limite, une ou deux dates mais pas la totalité du tour. Il a énormément de groupes qui veulent bien y rejouer.

 

404 : D’accord ! Et pour finir, on va un peu parler de culture parce que sur Error 404, on fait aussi des reviews de jeux, de films, de séries et de livres.  Est-ce que tu aimes les jeux vidéos ou c’est plutôt une occupation des autres membres du groupe ?

 

Robert : Craig joue tous les jours et moi j’y joue beaucoup moins depuis quelques années, je n’ai plus trop le temps. Quand j’ai du temps libre, je fais du sport ou bien je discute avec les fans dans des streams et c’est vraiment génial. Sinon, j’adore Halo, Resident Evil et pas mal de jeux FPS en fait.

 

404 : Et par exemple, est-ce que tu aurais un livre, un album, un jeu ou un film que tu voudrais conseiller aux lecteurs ? Quelque chose qui t’a beaucoup plu récemment par exemple.

 

Robert : Oh récemment, j’ai lu l’autobiographie de NOFX [The Hepatitis Bathtub and Other Stories] et pas seulement pour juste le plaisir d’être choqué par les histoires gores et complètement folles qui y sont racontées mais surtout parce que le libre aide à comprendre ce groupe complètement fou, les ravages de l’addiction à l’héroïne, l’honnêteté de ces mecs qui essayent juste d’être dans un groupe et de faire ce qu’ils peuvent … C’est vraiment un beau livre avec des passages vraiment tristes et touchants et des moments où tu n’es pas sûr de pouvoir rire parce que c’est assez dégoûtant mais c’est vraiment un bon bouquin. Il existe aussi en livre audio !

 

404 : Eh bien voici la fin de mon interview, merci beaucoup, ce fut un plaisir !

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