Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald

Il arrive parfois de perdre totalement de subjectivité face à une saga qui a tant comptée dans son enfance.

Mais il faut parfois être objectif.

Bien que l’arrivée de cette franchise fut assez déstabilisante, de peur de capitaliser simplement sur la marque « Harry Potter », nous nous sommes laissés séduire par ce nouvel univers, lors de la sortie du 1er volet.

Nous avons donc profité de l’avant -première ce Jeudi 08 Novembre 2018, pour nous plonger à nouveau dans la magie.

Analyse garantie sans spoiler !

 

Nous avions hâte de retrouver ces personnages attachants, et de découvrir enfin sous nos yeux une partie du passé de Dumbledore qui fait longtemps débat au sein des PotterHead depuis les révélations du 7ème livre notamment sur ses liens avec ce fameux sorcier Grindelwald.

Et donc ? Comment nous avons vécu ce visionnage ?
Alors..

Notre avis changera peut-être par la suite… mais ce film a su répondre à nos exigences.

A la fois il a procuré une immense joie, a offert un divertissement à la hauteur, en respectant l’univers de la saga et d’un autre… nous pouvons pas nous empêcher de nous questionner sur beaucoup de partis pris scénaristiques. Car à force de vouloir caresser le fan dans le sens du poil, on se trouve à enchaîner du fan service au détriment d’un scénario très peu inspiré.

Tout d’abord, la réalisation est toujours aussi impeccable : on est éblouis par les trouvailles visuelles en voyant évoluer le monde des sorciers parisiens (bien qu’assez vide par moment… j’ai l’impression qu’on a tourné plus en studios que vraiment en extérieur ce qui gâche pas mal la magie mais bon..), on a un petit saut au cœur en revoyant Poudlard, entendre encore la BO originelle de la saga reprise sur différents accords est toujours un régal.

Les scènes avec les nouveaux animaux fantastiques sont riches inventivité tout en s’inspirant du folklore culturel de l’imaginaire bestiaire et on prend plaisir à chercher le clin d’œil. On retrouve aussi notre petit Niffleur.. pour deux fois plus de mignonneries à l’écran.

Mais que reste-t-il de l’intrigue ?…Et bien beaucoup de rebondissements .. mais de mauvaise facture par moment. On se croirait presque dans un soap opera par moment, ce qui est assez malaisant surtout dans cet univers.

Le personnage de Croyance(Creedance) est vraiment l’incarnation de ce dilemme. En le faisait revenir ici et en lui rajoutant une quête amoureuse et celle de sa « pseudo » origine, on perd le spectateur dans un amas incohérent.

La palme revient au personnage de Queenie qui est vraiment massacrée… (quel gâchis) et qui sert juste de prétexte à faire balader Jacob dans tous les coins de Paris pour la retrouver, et à incarner le personnage féminin cruche du film… parce que oui.. on pouvait pas faire plus subtile. De même pour Tina… qu’elle soit là ou non .. l’intrigue aurait été la même. Un vrai pot de fleur pour le coup.. très déçue de cette régression par rapport au 1er volet !

Il est clair que J.K confirme à nouveau son horrible talent à décrire les relations amoureuses… et surtout à se forcer d’en créer entre des personnages qui pouvaient se contenter de vivre sans (ex : Croyance et sa petite protégée).

 

On a le droit à au moins 40min sur tout le film et à de longs moments larmoyants entre les différents protagonistes qui s’aiment, qui ne s’aiment plus… on croit voir des adolescents alors qu’ils sont censés être des adultes…on a l’impression que c’est pour remuer la communauté des « shippers » à ce rythme et ça en devient presque gênant.

Et où est l’action ? le mystère ? la magie ? .. car les petits regards globuleux .. c’est pas ça qui tient en haleine sur 2h00, surtout quand tu instaures une formidable introduction avec l’évasion de Grindelwald qui impose un ton oppressant dès le début (rappelant les heures sombres du tome-film 5 d’Harry Potter avec le retour de Voldemort). D’ailleurs… pour un film qui porte son nom il se fait pas mal désirer tout du long malgré que Depp brille à chacune de ses apparitions, en rentrant correctement dans la peau du personnage.

De même, ses motivations sont à peine exposées, et n’ajoute pas plus de subtilité que juste « dominer la race des moldus et des sous-sorciers ». Quel dommage car le scénario laissait sous-entendre plus de développement notamment avec sa relation avec Dumbledore qui sont les rares passages à vraiment dénoter dans le film, et où on prend enfin le temps d’exposer la psychologie des personnages et donner du sens.

Est-ce encore une mise en bouche avant le 3ème volet ? J’ai l’impression qu’on tente de jouer sur les climax afin de donner du pain pour contenter les fans, avec cette révélation finale révélant un « grand secret » dans les dernières secondes pour nous laisser le soin d’éplucher de grandes théories.

Seul le personnage de Nobert reste attachant et intéressant dans cet ensemble trop caricatural.
Son histoire avec son frère Thésée apporte un éclairage inédit au personnage. Dommage qu’encore une fois, on survole le tout pour juste se concentrer sur un « triangle amoureux » inutile et peu crédible entre les deux frères et Tina Lestrange.

Jude Law offre quant à lui une prestation convaincante dans la peau de Dumbledore. Presque la meilleure de tout le film. Dommage qu’on ne lui laisse pas plus de place pour le moment. Il passe son temps à dire  » je ne peux pas » comme si le scénario devait s’excuser auprès des fans pour justifier sa « figuration » tout au long du film. Encore une fois, pour du fan service.

Heureusement que les rares passages avec les nouveaux « Animaux Fantastiques » perdus dans la ville permettent plus de légèreté, un renouveau bienvenue dans le rythme parmi un fouillis qui se prend parfois trop au sérieux pour y croire vraiment. Un petit coup de cœur pour le Dragon asiatique au caractère de chat qui est… TROP MIMI !

L’un des gros points forts du film, c’est bien évidemment les nombreux clins d’oeils à la saga originale (dont on taira les noms pour vous garder la surprise !) Là où le premier Animaux Fantastiques se passait bien à part de l’univers d’Harry Potter (si ce n’est quelques noms de maisons…), on retrouve des liens bien plus proches avec la saga qui vont forcément faire plaisir aux fans que nous sommes !

Bref .. beaucoup de choses à digérer. En tant que fan, oui courez le voir mais .. . nous pensons que votre vision de la saga sera peut-être changée. Les nouveaux choix scénaristiques vous plairont… ou pas.

Malgré de grosses grosses maladresses notamment sur le traitement des personnages, nous avons passé un bon moment et nous ne pouvons pas bouder notre plaisir à retrouver cet univers à chaque fois !

 

Les Animaux Fantastiques : les Crimes de Grindelwald – Sortie en salles le 14 Novembre 2018 – Warner bros

Assassin’s Creed Expérience : l’Escape Game au cœur des Invalides


Du 19 octobre au 4 novembre 2018, le Musée de l’Armée accueille un jeu immersif inédit, développé en partenariat avec l’agence Cultival et le studio Ubisoft.

Entre Amis ou en Famille, percez le secret de Napoléon Ier et découvrez le musée nationale des Invalides sous un angle nouveau ! Notre équipe a eu la chance d’être convié à une soirée découverte de cet escape game et voici nos impressions.

Tout d’abord, le courageux aventurier se voit une mission de la plus haute importance.

La voici : « La Confrérie des Assassins et l’Ordre des Templiers en sont convaincus, Napoléon Ier aurait construit son empire grâce aux pouvoirs d’une mystérieuse relique ramenée d’Égypte en 1798. Depuis plus de 200 ans, ils s’affrontent pour la retrouver, leur quête les mène aujourd’hui dans l’enceinte de l’Hôtel national des Invalides, où repose le corps de l’empereur. Préparez-vous, c’est ici que vous entrez en jeu. Devenez Assassin ou Templier, et soyez le premier à percer le secret de Napoléon« .

Pour commencer la partie, nous allons devoir d’abord choisir son camp : Assassin ou Templier.

Il faut aussi télécharger l’application « Hackeo » qui nous permettra de scanner des indices et de progresser à travers le musée des Invalides pour dénicher de nouveaux indices. Cela apporte une dimension ludique à l’expérience.

Vous avez 2h devant vous pour parcourir l’immense Hôtel des Invalides : vous aurez l’occasion de découvrir le tombeau de Napoléon,  l’Eglise Royale, Le Dôme doré..etc.

La prestance des lieux apporte une atmosphère particulière au jeu.

Les épreuves consistent à une série de questions en lien avec le lieu où se trouve les panneaux « indices » à scanner. On invite le joueur à s’imprégner du bâtiment au niveau architectural et historique, d’observer attentivement les détails sur les fresques murales, d’aller chercher des informations sur la vie de Napoléon Ier afin de débloquer le reste du parcours.

Une fois le panneau scanné, un objet en 3D apparaît. On peut s’amuser à le déplacer sur l’écran et d’autres détails peuvent appaire et dévoiler des indices précieux pour la suite donc ouvrez l’oeil !

Des sages encapuchonnés bienveillants seront sur votre chemin afin de vous aider dans votre quête et vous ouvrir les différents passages secrets. Ils pourront aussi vous aiguiller si jamais vous êtes perdus.

En conclusion, on ne peut que vous conseiller de tenter cette expérience au sein de ce Musée trop peu connu qui regorge de chouettes trésors historiques. Les différentes épreuves sont accessibles pour tous et feront appel à votre logique, à votre sens de l’observation et votre culture générale. On a pu essayer l’activité de nuit et c’est certainement le moment le plus propice pour découvrir ces lieux secrets du musée des Invalides. Cependant, le lien avec Assassin’s Creed n’était pour moi pas si flagrant (peut être n’y ai je pas joué assez) et était plus un concept pour donner envie aux jeunes de découvrir un musée auquel ils n’iraient pas forcément d’eux même sans ce contexte.

Malheureusement, on vous en parle maintenant, mais il faudra attendre une prochaine édition pour y participer car tous les créneaux horaires sont complets depuis bien avant le début des festivités !

Récapitulatif des goodies et animations sur les stands Japan Expo 2018

Bonjour à tous !

On est assez fiers d’être cette année l’un des partenaires officiels de la Japan Expo 2018. A cette occasion, étant des fans irrassasiables de cadeaux en tout genres, nous voulions partager avec vous une précieuse liste de goodies gratuit disponible à la Japan Expo. Totalement gratuit ou alors sous réserve de l’achat d’un autre produit, tous les produits ci-dessous ne seront jamais payant ! (par exemple si vous achetez un manga et qu’un des goodies est offert, vous ne paierez que le prix de votre manga et rien de plus pour obtenir le cadeau supplémentaire !)

Si jamais vous voyez qu’il manque quelque chose, n’hésitez pas à nous le dire en commentaire. Si on trouve de nouvelles choses pendant notre visite de la Japan, on mettra à jour cet article 🙂

Cet article va regrouper tous les bons plans des grandes enseignes distributrices de produits japonais en France tels que des animés, mangas ou tout autre objet culturel. La Japan Expo est l’occasion pour tout curieux et fan de l’événement de faire le plein de goodies, de dénicher le sac collector ou l’image exclusive tout en achetant le dernier manga paru de sa collection. Ou encore s’offrir en avant-première le dernier animé en date dans un coffret collector unique.

A vos carnets, voici les surprises connues à ce jour !

Stand Delcourt/Tonkam/Soleil

Hall 5A – Stand C170

Le visiteur sera gâté et pourra faire le plein d’objets très kawaii. On pourra avoir un agenda shojo 2018/2019 pour 5 shojos achetés, un poster offert au choix parmi plusieurs visuels pour l’achat de 3 mangas sur le stand, un éventail pour l’achat de 2 mangas dont 1 des titres concernés tels que Cheeky love, Fruits Basket,  et  1 badge pour l’achat d’un manga du titre concerné.

 

 

 

 

 

Stand Kana Editions

Hall 5A

 

Le visiteur pourra tester un espace game inédit ou/et repartir avec un stylo inspiré de la série Moriaty , un set de 3 balles de jonglage d’Assassination Classroomun clearfile de Fire Forceun shikishi Fire Force et un ticket donnant droit au tirage au sort pour une dédicace de l’auteur,  une eco-cup All Out et 5 stickers exclusifs au choix pour tout achat de coffret d’anime de la série concernée (BorutoAssassination ClassroomNo Game no Life et Overlord).

On peut aussi acheter des cartes postales au prix de 2€ l’unité ( sur les thèmes de BorutoBlack Butler, Fire ForceMonsterMarch comes in like a lion et Kamimura), des posters au prix de 9,9 € (sur les thèmes de Black ButlerMarch Comes in Like a LionMonsterBoruto et Lorsque nous vivions ensemble).

Et pour finir, on pourra acheter  un abonnement mensuel de la plateforme ADN pour 2€ au lieu de 6,99€ qui inscrire automatiquement à  un tirage au sort pour une box ABYstyle. Il y a le Corner ADN avec des consoles Switch à disposition  où on pourra jouer à des jeux de Naruto et One Piece. Il y a aussi l’offre pour les coffrets d’animes : 2 + 1 gratuit.

Stand Doki Doki

Hall 5A – Stand C180

On peut attraper un poster Fairy Tale Battle Royaleun éventail Talentlessou Killing Maze, et une pochette A4 The rising of the shield hero ou Mushoku Tensei . Et pour tout achat d’un titre Square Enix, un ticket vous donnant droit à un sticker exclusif sur le stand Square Enix. 

 

Stand Pika Editions

Hall 5A – Stand E180

Quatre séries sont à l’honneur sur le stand : To Your EternityOrigin et Seven Deadly Sins de Pika Édition, et Little Witch Academia de nobi nobi !

Dans la partie dédiée à To Your Eternity, un décor inspiré de la série vous permettra de vous plonger dans l’atmosphère du manga et de vous prendre en photo. Un espace est également prévu pour les dédicaces de Yoshitoki Oima, l’auteur. Dans l’espace Origin, vous pourrez participer à des combats de robots comme dans la série !
Tous les jours de 10h à 12h, de 13h à 15h et 16h à 18h.

Dans l’espace Seven Deadly Sins / Little Witch Academia, vous pourrez jouer aux jeux vidéo issus de ces deux univers sur des bornes de jeu Namco Bandaï.

Vous pourrez également vous prendre en photo dans un décor aux couleurs de Seven Deadly Sins .

Pour les goodies, l’ex-libris de Origin, offert pour l’achat du tome 1 de Origin, un stylo en forme de plume bleue marquée du logo de L’Atelier des Sorciers, offert pour l’achat d’un tome de la série.

Sans obligation d’achat – dans la limite des stocks disponibles- on a : une carte postale exclusive de Edens Zero, la nouvelle série de Hiro Mashima, un marque-page L’Atelier des Sorciers, des posters Fairy TailL’Attaque des TitansTo Your EternitySeven Deadly Sins et La Maison du Soleil, et des badges Yona, Princesse de l’aubeLove & Lies, UQ Holder!, Noragami, GTO, La Maison du SoleilFûka, Freaky Girls et Another.

 

 

 

Stand Akata Editions

Hall 5A – Stand E198

À partir de 45 euros d’achat sur le stand, vous pourrez repartir avec un mug céramique, au choix, entre 2 modèles : « GAME – Entre nos corps » ou « Magical Girl Holy Shit »! On peut aussi récupérer des posters gratuitement sur simple demande sur le thème de « SOS Love », « Made in Heaven », « Eclat(s) d’âme », « Whispering » et « GAME – Entre nos corps ». On a  1 magnet offert pour l’achat de 2 shôjo mangas (ou roman de la collection « So Shôjo »).

 

Stand Kurokawa

Hall 5A – Stand E188

Pour l’achat de 2 mangas sur le stand, on peut obtenir au choix, selon les stocks disponibles avec 1 objet par personne cumulable :  un bloqueur d’ondes RFID aux couleurs de Real Account,un carnet Pokémon La Grande Aventure ou Arslân, un set de 3 badges Mob Psycho 100, Silver Wolf et Silver Spoon, une plaque en métal Mob Pyscho 100 ou Sherlock, un carnet Renjoh Desperado ou un carnet Moi, quand je me réincarne en Slime.

 

 

Stand Ki-oon Editions

Hall 5A – Stand B170

Les fans de My Hero Academia pourront obtenir une pochette clearfile PLUS ULTRA, pour l’achat d’un volume de la série. Les amateurs d’Égypte ancienne : pour l’achat d’un tome d’Im, un éventail leur sera offert. Si vous vous procurez  le tome 1 de Beyond the Clouds ce récit d’aventure onirique et poétique, vous repartirez avec un éco-gobelet.

Un tote bag Black Torck sera également disponible. Enfin, pour 3 mangas Ki-oon achetés, vous pourrez repartir avec un grand sac collector.

 

 

Stand Glénat Editions

Hall 5A – Stand E156

Tous les participants aux jeux Dr. STONE sur le stand  remporteront un badge ou un poster. Si vous achetez trois mangas dont un tome de Dr. Stone, vous recevrez un t-shirt à l’effigie de la série. Pour l’achat de 3 mangas dont un HORION, TINTA RUN,  un 4LIFE ou VERSUS FIGHTING STORY, un tote bag offert. Pour l’achat d’un tome Gunnm (toutes séries et éditions confondues) recevez un ex-libris Gally.  Un ex-libris MortiCian dédicacé par VanRah pour l’achat d’un titre de l’autrice (Ayakashi, Mortician ou Stray Dog).

 

 

Stand Crunchyroll

Hall 5A – Stand D158

Chaque jour, une carte postale collector différente sera offerte sur le stand (Jeudi : Magical Girl Boy, Vendredi : Golden Kamui, Samedi : DARLING in the FRANXX, Dimanche : Food Wars!). Il y a aussi des éventails Black Clover. 

Pour tout abonné Premium à Crunchyroll se verra offrir un poster au choix : Black Clover, Golden Kamui, Food Wars!, Bungo Stray Dogs – DEAD APPLE -, Mob Psycho 100, The Ancient Magus Bride, Orange, Yuri!!! On ICE, Chain Chronicle, Re:Zero, Twin Star Exorcists.

De nombreux goodies comme des figurines à l’effigie de certains licences comme Bungô Stray Dogs, Re:Zero, Rokka, Joker Game, Orange (EXCLU),Sound! Euphonium (EXCLU), Space Patrol Luluco, Garakowa seront disponibles. Un sac DARLING in the FRANXX sera offert à partir de 20€ d’achat.

 

Stand Wakanim

Hall 5A – Stand A154

Plusieurs animations gaming, à commencer par un corner photo où vous pourrez vous projeter dans l’univers de Sword Art Online et repartir avec votre cliché, mais aussi récupérer des goodies exclusifs tirés des jeux mobile Sword Art Online Memory Defrag et Sword Art Online Integral Factor. Trois membres de l’équipe de production Sword Art Online : Shingo Adachi, Character Designer, Masami Niwa, producteur, et Manabu Ono, réalisateur du nouvel arc -Alicization-. seront présents.

Il tiendront deux séances de dédicaces exclusivesle vendredi de 11h15 à 12h15 (espace Sumiré 5) et le samedi de 11h à 12h (espace Sumiré 4) !

Le nombre de places étant limité à 60 personnes pour chaque session, il faut prendre un ticket sur la base du premier arrivé, premier servi.

En exclusivité sur le stand, un poster SAO x JE offert réservé aux abonnés VIP Wakanim. 

 

 

Stand Ototo Manga

Hall 5A – Stand A172

L’équipe vous invite à prendre la pose aux côtés des héros de Made In Abyss et Sword Art Online – Alicization dans des espaces photocall dédiés.  Pour les goodies exclusifs, on aura: posters, marque-pages, sacs. Ces derniers seront offerts pour l’achat de 1 à 5 mangas / 1 à 3 light novels sur le stand.

Pour la sortie du manga seinen Murciélago, annoncée pour le 19 octobre 2018,  les visiteurs pourront récupérer en avant-première un extrait de l’oeuvre accompagnées d’un sticker exclusif. 

   

 

Stand Kazé Manga

Hall 5A – Stand F200

Au programme sur le stand, vous pourrez participer à 4 animations bien chouettes !

1. Mur d’escalade de 5 mètres de haut
Escaladez un mur géant pour vous échapper de l’orphelinat et repartez avec un cadeau exclusif !

2. Escape box
Mini Escape Games sur le thème de The Promised Neverland avec un cadeau exclusif à la fin

3. Test de QI
Testez vos compétences sur un test de QI chez Kazé (session de 15 min) de la même façon que dans The Promised Neverland et gagnez avec un cadeau exclusif !

4. Photocall Black Clover
Pas fan de The Promised Neverland mais fan de Black Clover ? Parfait ! Un photocall sera dédié à Black Clover pour faire les plus beaux clichés !

Concernant les goodies, ça sera deux ex-libris exclusifs pour l’achat de 2 mangas dont un tome de Black Clover ou de The Promised Neverland, deux marque-pages inédits pour l’achat d’un tome de Riku-do ou d’Hungry Marie, et enfin des objets gratuits comme des marques-page Cœur de hérisson et des cartes postales Le Chant des souliers rouges, Let’s Get Married et QQ Sweeper sur simple visite. 

 

 

 

Batman Ninja


Je ressors encore toute éblouie du visionnage. Ayant eu la chance d’assister à une projection en avant-première, je voulais partager mon enthousiasme pour ce nouveau film d’animation dédié à Batman.

Je ne vous cache pas que Batman est l’un de mes super-héros préférés tous comics confondus (Vive DC !). Je sais que ce n’est pas très original et que choisir Batman est un peu toujours la solution de facilité mais je me suis attachée aux différents univers que chaque scénariste et dessinateur ont pu se réapproprier au fil des années. Il n’est donc pas étonnant qu’un studio nippon s’empare lui aussi de la chauve-souris, qui représente un peu leur samouraï déchue à la sauce occidentale. De même que le folklore de méchants accompagnant Batman, il y avait de quoi insuffler une nouvelle histoire inédite avec les codes de la Japanimation.

On peut dire que le résultat est… très particulier, déconcertant, mais un vrai régal pour les yeux !
On peut le dire tout de suite : certains adhéreront à ce spectacle psychédélique en 3D, qui explose dans tous les sens, cette surenchère de couleurs et dans les traits du chara-design durant les scènes d’actions, à cette déclaration d’amour au monde de la pop-culture japonaise à la fois sur le versant moderne et ancien de par le parti pris stylistique et scénaristique…. et d’autres non, ça sera quitte ou double.

Certains y verront un film d’animation crée sous extasy et d’autres verront un véritable parti pris artistique audacieux.

Car entendez par hommage au monde de la Japanimation… j’entends vraiment tous les codes aussi bien shônen, sensei, shôjo, mecha… tout y passe. De belles référence aussi bien aux mangas d’hier (Devilman, Gundam, Kenshin le vagabond, Jojo’s Bizarre) que d’aujourd’hui (Le conte de la princesse Kaguya, Kill La Kill, Code Geass, Naruto).

En effet, ce fan-service à outrance aussi bien du côté comic (dans les costumes que dans le choix des personnages, aussi bien les fans des tout premiers comics de Batman que des tout récents se régaleront) qu’animé japonais peut parfois déconcerté car le spectateur cherchera sans cesse la référence qui lui sautera aux yeux. On a souvent à peine le temps de souffler que le scénario ajoute un énième suspense quand on pense qu’un des personnages est hors jeu.

L’histoire est très basique : Batman est transporté malgré lui au temps du Japon Féodal suite à une machination de ses ennemis enfermés à Arkham. Avec l’aide de ses coéquipiers propulsés avec lui, il va devoir sauver ce pays de la menace de son pire ennemi de toujours, le Joker. Mais ce scénario assez bateau permet de voir évoluer nos personnages préférés dans des décors somptueux : l’esthétisme apporté notamment sur les scènes se déroulaient comme des rouleaux anciens avec cette peinture à l’aquarelle et à l’encre de chine.. MAGNIFIQUE. Il est vrai que ces traits assez marqués ont tendance à grossir l’aspect 3D/CGI ce qui peut gâcher parfois l’immersion mais on s’habitue très vite à l’effet.

On a aussi droit à des interactions assez intéressantes entre les personnages : évidemment la relation Batman/Joker est encore une fois mise en valeur, avec tout le background complexe qui accompagne ce lien parfois sadomasochiste entre eux. Mais le film arrive à insuffler de la profondeur grâce à quelques scènes très poétiques, posées qui permettent la mise en valeur d’une dualité non manichéenne entre les deux protagonistes ( Cf : la scène des deux paysans quand vous aurez vu le film vous allez comprendre ;p ).

Dommage que les autres protagonistes ne bénéficient pas autant d’interactions de qualité avec notre héros, certains pourraient ne pas être présents l’histoire serait la même, ils sont là juste pour le fan-service (Cf Catwoman, Poison Ivy ou encore Nightwing à mon plus grand regret). Il est vrai que les rares représentantes de la gente féminine de l’univers Batman dans ce film ne brillent pas par leurs interventions.

La bande sonore est vraiment sympa mélangeant astucieusement sonorités à la flûte sur le ton de la tradition japonaise pour les scènes d’exposition et J-Pop assez techno et violent pour les moments plus dynamiques. Même les doubleurs japonais se donnent à fond et sont très crédibles! Chaque voix correspond très bien à leur personnage, elles sont toutes très bien choisies.

Malgré un parti pris artistique et scénaristique assez hors norme (qui parfois empiète sur le scénario avec les nombreuses incohérences temporelles, certaines attitudes de personnages secondaires qui interviennent comme des  » deus ex machina », les autres ennemis qui sont peu mis en valeur au détriment d’un Joker presque trop omniprésent), l’essence même de l’univers Batman est respecté. Chaque personnage iconique de la saga (aussi bien du côté des alliés que des ennemis) sont réunis, sont fidèles à eux même. On sent beaucoup de respect, d’amour pour le matériel de base.


Le personnage de Batman garde de sa superbe dans le film. Certains pourront peut-être reprocher un Batman plus conciliant, moins stressé ou colérique, plus humain dans ses rapports aux autres, moins défaitistes qu’à l’accoutumé mais je ne trouve ça pas plus mal.. il ose se remettre en question, demander naturellement de l’aide à son entourage et ça le rend assez attachant. Cela ne gâche absolument par son charisme, ni le symbolisme.

Je pense que même l’amateur de manga/comic moyen avec quelques connaissances peut y trouver son compte. Pas besoin de chercher toutes les références face à ce divertissement assez pop-corn dans sa forme finalement. Mais il est sûr que le récit s’adresse en tout premier lieu aux fans des franchises DC et Japanim’, au risque de mettre vraiment de côté les gens complètement étrangers à ce monde de la pop-culture. Ne cherchez pas non plus de message philosophique dans le propos du film.

On a du mal à bouder son plaisir devant cette production atypique mais au combien savoureuse, tel un bonbon acide mais fruité.

On regrette peut-être la longueur… ? Oui c’est vraiment trop court… ou peut-être la grosse ambition du studio ? d’avoir voulu en offrir trop aux spectateurs qui peuvent ressortir frustrer sur certains points en vue du trop grand nombre de personnages mis en scène et d’un background scénaristique trop ouvert qui ne peut pas être tout couvert en 1h30 ?
Je ressens peut-être tout ça.

Il est très difficile pour moi de tout détailler pour éviter de vous gâcher la surprise de la mise en scène.

A vous de faire votre propre opinion lors du visionnage 😉

The Witch and the Hundred Knight 2

Exclusif à la PS4, The Witch and the Hundred Knight 2 est le nouveau jeu des studios Nippon Ichi Software et est sorti le 30 Mars 2018 en France. Encore un nouveau jeu au pur style japonais, c’est assez gratifiant que de plus en plus de jeux du genre, exclusivement vendus au Japon, arrivent enfin sur le marché européen. Enfin, pour ce titre, il s’agit d’une suite déjà sorti en Europe, alors ce n’est que la logique des choses, mais quand même ! 😉

Ne connaissant pas la franchise, et n’ayant pas joué au premier opus sorti en 2014, c’est avec des yeux neufs que je me lance dans cette aventure aux milieux de sorcières et de créatures fantastiques. On peut sentir une certaine connexion avec la saga Disgaea par son design assez particulier. (les mauvaises langues diront qu’il s’agit du même développeur !)  On retrouve le trait de crayon des dessinateurs, mais également l’humour des scénaristes et le côté kawaii des personnages.

Alors verdict ?

 

  • Un scénario sympathique mais à l’univers peu approfondi

Le scénario met en scène deux sœurs Amalie et Milm ; cette dernière étant atteinte par une malédiction : la voilà dotée d’un troisième œil, à cause duquel elle se transforme en sorcière assez malicieuse et égoïste. Une fois mutée, elle anime sa poupée, afin qu’elle devienne une sorte de garde du corps plus ou moins docile, et que le joueur incarnera tout du long : le fameux Hundred Knight. Un cheminement qui nous mènera du petit village d’Ecke aux régions les plus reculées de Kevala, tout ça pour trouver un remède et vaincre une nouvelle menace grandissante.

Une histoire certes déjà vue mais qui reste accrocheuse. Racontée sous la forme de nombreuses cinématiques et encarts rappelant un peu le style « visual novel » on prend plaisir à voir animer les différents personnages aux chara-design sympathiques. Après, on ne cherche pas à faire compliqué : les personnalités sont assez stéréotypées dans la pure tradition des histoires « japonisantes », on joue énormément sur l’humour, le ridicule des situations bien que l’univers dépeint semblée plus complexe et sombre ce qui peut frustrer le spectateur qui s’attendait à un peu plus de consistance niveau scénario.  Nos héroïnes ont du mal aussi à sortir de leur registre :  coincées à jouer les filles « kawaii » à sauver ou les méchantes aux formes généreuses. Le bestiaire de créatures qui défile à l’écran est riche mais apporte peu grand-chose à l’histoire. Dommage qu’on n’est pas l’occasion aussi d’incarner un autre personnage autre que le Hundred Knight ou jouer en combat d’équipe avec l’un d’entre eux.

Encore une fois pas de traduction française pour les dialogues. L’anglais reste abordable mais vu l’ambiance dépeinte, le jeu aurait pu convenir aussi à un public plus jeune et donc aurait pu toucher plus de joueurs si les textes avaient été traduits. Fort dommage aussi pour l’immersion du joueur lambda pas trop à l’aise avec la langue de Shakespeare.

  • Un gameplay généreux

Le jeu prend le temps de poser ses bases avec le joueur avec un long tutoriel très bien expliquée dans les premières minutes. De plus, cet entraînement se glisse bien avec le déroulement de l’histoire. On contrôle donc le Hundred Knight et on frappe tout ce qui bouge en appuyant violement sur les différentes touches de la manette. On enchaine aussi certains combos spéciaux et on peut équiper notre héros avec différentes armes gagnées au cours des combats. 5 armes peuvent être portées, et elles peuvent être améliorer dans l’atelier en récupérant des matières premières laissées par les ennemis. On voit ici que le jeu amène habilement un certain goût RPG dans sa manière de gérer les compétences du personnage.

On retrouve aussi le système de Loot. Notre héros stocke dans son estomac un nombre défini d’objets selon son niveau de puissance. C’est là que le joueur doit être dans l’anticipation et risque aussi de se perdre en cours de route s’il pense qu’à taper sur tous les ennemis.

En effet, ces armes, et autres objets ne seront véritablement conservés par l’avatar uniquement quand le joueur rejoindra le quartier général, via les points de sauvegarde ou en finissant la mission en cours. Si on meurt, on perd les objets.

Le joueur doit aussi faire attention à ses Gigacalories. On débute une aventure sur le terrain, on a 99 GigaCalories. Celles-ci vont fondre, plus vite en encaissant les coups, et si elles atteignent zéro, c’est terminé ! On revient au dernier point en perdant l’intégralité du loot. Un vrai challenge à relever qui ajoute pas mal de piment à l’ensemble. La difficulté augmente progressivement en fonction des compétences acquises.

On prend aussi plaisir lancer régulièrement l’attaque spéciale Depletura. Son intérêt est de nous rendre un peu de temps d’action, du moins si l’offensive tue l’ennemi. Cela provoque un aspect un peu tactique, d’autant plus que la récompense sera plus élevée si le monstre est important.

      

 

  • Un design séduisant mais pas exceptionnel

Les scènes sont plutôt jolies, dans le style manga avec un design propre. On sent que ce style visuel est bien maîtrisé par les développeurs. La durée de vie du jeu plutôt conséquente permet d’apprécier pas mal de décors et de personnages variés : forêt verdoyante, désert chaleureux, paysages enneigés ou rocheux. La bande sonore est sympathique, bien orchestrée sans être mémorable : dans les tons celtiques, médiévaux propres au registre des œuvres héroïc-fantasy.

Mais les caméras sont capricieuses. Elles sont inconfortables pour le joueur, on passe d’un gros zoom à une vue en large sans aucune explication. On ne peut pas la régler, c’est vraiment désagréable par moment. Le côté brouillon des combats accentue le tout : on voit défiler à l’écran des coups sans vraiment savoir quel ennemi on vise ou celui qui nous frappe ! On se retrouve donc très souvent à taper dans tous les sens pour avoir de nouveau une vue d’ensemble correct.

  • Scénario sympathique dans un univers héroic fantasy. 

 

  • Un beau graphisme propre au style visual novel. 

 

  • Un gameplay généreux et facile d’accès même pour les débutants pour le genre. 

 

  • Un univers peu approfondi malgré la diversité de personnages rencontrés.

 

  • Pas de traduction du texte en français.

 

  • Problème de caméras qui rendent les phases de combat très brouillon. 

14/20

The Witch and The Hundred Knight 2 est agréable à jouer de par son ambiance, son scénario bon enfant mais prenant et ses personnages attachants. Son gameplay est riche, le joueur sera mis à rude épreuve particulièrement face aux boss en multipliant les stratégies au niveau des armes, des sorts et des compétences.   Mais,  les phases d’exploration sont assez longues et on se perd facilement avec les cartes  à disposition ne sont pas facilement compréhensible . Ce titre offre une bonne durée de vie  bien qu’on regrette qu’on puisse pas incarner d’autres personnages qu’Hundred Knight. La non-présence d’une traduction française peut freiner, fermera les envies de certains notamment les plus jeunes qui auraient pu adhérer à l’univers de part son graphisme et l’accessibilité du gameplay. 

 

Yomawari : Midnight Shadow

Aujourd’hui, on va parler de Yomawari Midnight Shadow, un jeu d’horreur sur PS Vita un peu particulier à l’ambiance pesante.

Bonne lecture !

 

  • Une histoire prenante

Le scénario de Yomawari : Midnight Shadows n’est pas spécialement innovant, pourtant le joueur est tout de suite pris dans l’ambiance. Après un message étonnant d’avertissement à éteindre les lumières et apportait toute son attention au jeu, le prologue donne le ton de notre aventure. Choquant, dérangeant et intriguant, la narration nous brouille entre cauchemar et réalité. On incarnera deux fillettes : Haru et Yui. Alors qu’elles assistent à un feu d’artifice, l’une d’elle confie qu’elle va devoir déménager, ce qui attriste le duo. De retour du spectacle, elles vont faire face à un événement aussi étrange que dangereux et, en conséquence, seront violemment séparées. Chacune va devoir traverser de nombreuses épreuves, échapper à des phénomènes paranormaux, afin de se retrouver. Cet exercice de style permet à la narration de garder un rythme soutenu, où on se laisse facilement prendre à ce jeu d’enquête dans ce royaume horrifique rempli de Yôkai issus du folklore japonais.Pourquoi ces héroïnes ont-été capturées ? Quel mystère entoure ce village presque figé dans le temps, inhabité ?  C’est grâce à ce découpage  double finement pensé que le jeu reste dynamique : on quitte un personnage quand il y a nécessité, et non par une simple volonté de fabriquer du cliffhanger. L’ambiance délicieusement anxiogène se charge du reste, accompagnant découvertes et avancées du récit, grâce à un mélange de caractéristiques propres aux personnages et une utilisation intelligente des légendes japonaises. On peut être sur notre faim car on voudrait en savoir plus les yôkai rencontrés, leurs histoires malgré les scènes d’apparition qui peuvent laisser des indices de compréhension.

  • Un gameplay simple et efficace

On est face à un jeu en 2D, dans une ville qui permet des déplacements en 3D. La ville, explorable dans certaines limites (imposées par des barrières visibles), offre un terrain de jeu ouvert, propice aux rencontres monstrueuses. On se déplace grâce à notre lampe torche pour anticiper au mieux les ennemis. Pas d’armes pour se défendre. On fait appel à la logique et à la prudence du joueur car selon le type de yôkai, notre loupiote peut être une source de danger. On doit rester attentif  à ce qu’il se passe autour de nous.Pour se débarrasser des mauvais esprits, la meilleur façon est de se cacher derrière un buisson, ou un panneau de circulation. Vous pourrez aussi, selon le monstre en face, balancer un caillou  afin de faire diversion. Par exemple, le spectre-chien ira voir ailleurs si vous envoyez une pierre dans sa direction. Cela peut être très stressant car selon le Yôkai on peut être pris à dépourvu et perdre la vie rapidement. Une partie de  l’ambiance de Yomawari : Midnight Shadows provient de ce gameplay simple, mais ponctué de choix intéressants. On possède une jauge d’endurance dont la puissance évolue selon les événements ; ou encore le coeur de notre personnage qui bat plus vite face à une événement inattendu qui amène à ce qu’on court moins vite pour échapper à un ennemi. Ceci ajoute une petite difficulté intéressante à l’ensemble.

 

  • Ambiance horrifiquement réussite.

La difficulté est bien présente, et il faudra mémoriser les menaces, afin de ne pas se faire prendre dans des pièges évitables. En cours de route, les personnages récupéreront des objets, pas toujours utiles, et parfois des notes afin d’approfondir l’histoire. La carte mise à disposition permet de se réparer par moment ( sous la forme d’un journal intime). Mais le fait de pas pouvoir marquer sa position de façon détaillée, donne une impression d’insécurité qui ne fait que rajouter à l’anxiété ambiante. Un bon parti pris pour nous faire participer à cette ambiance très appréciable et travaillée.La 2D du jeu donne un rendu particulier, à la fois mignon et effrayant. C’est un paradoxe qui est parfaitement utilisé dans l’introduction, pendant laquelle on est tour à tour émerveillé, avant de plonger dans une atmosphère beaucoup plus dramatique.  Le contraste entre les deux avatars kawaii et les yôkai, fonctionne aussi très bien, apporte un côté malsain très efficace. On remarque aussi que les environnements sont assez diversifiés, : entre campagne verdoyante, chatoyante et plus sombre une fois la nuit tombée et le charme des villages abandonnés et hantés.

  • Pas d’identité sonore au jeu

Il manque cruellement une identité sonore à ce jeu. Certes, le gros travail fourni sur les différents bruitages de pas, de cris de monstres, de bruits de feuilles et autres renforcent le côté angoissant du jeu. C’est un parti pris intéressant mais il est dommage de se priver d’une musique discrète mais prenante dans les moments les plus calmes ou dramatiques de l’intrigue.

 

  • Un patch uniquement en anglais.

Malheureusement, comme la plupart des jeux indépendants et souvent japonais, on se retrouve avec un patch non traduit dans la langue de Molière. C’est assez désagréable, même si le niveau des dialogues reste globalement accessible même pour les plus bas niveaux ( comme moi.. 😡 ). Cependant, le fait qu’on ne soit pas à l’aise dans cette langue peut faire sortir le joueur lambda du jeu, en passant à côté de certains moments intéressants du scénario. On se prive aussi d’un public qui pourrait s’intéresser à ce type de jeu, on ne participe pas encore une fois à faciliter la venue/la commercialisation de certaines jeux japonais plutôt atypiques, c’est vraiment dommage.

15/20

Conclusion

Yomawari : Midnight Shadows est un jeu qui réussit à proposer une aventure intéressante, remplie de challenges et une ambiance qui demandera une attention constante sous peine de mourir à tout moment. Une histoire bien mystérieuse se dévoile petit à petit. Le joueur sera curieux d’analyser tout le symbolisme culturelle autour des yôkai. L’aventure est à la fois bizarre dans son déroulement et merveilleuse dans son utilisation de métaphores visuelles comme le lien qui unit les deux petites héroïnes. Un jeu qui mérite d’être plus connu et qui se savoure en tout simplicité. Il répondra aux exigeances des joueurs indé et apporte une certaine fraîcheur sur le marché PS4 et PSvita en France. Dommage que le gamplay, de par son parti pris, reste redondant par moment, renforcé par une identité sonore inexistant. L’absence d’un patch français est un petit point faible. 

Danganronpa V3 Killing Harmony

Danganronpa V3 Killing Harmony

 

Développé par Spike Chunsoft et NIS America. Distribué par Koch Media le 29 Septembre 2017 en France sur Playstation 4 et Playstation Vita. 

 

La Psvita n’est pas morte en France.. pas encore ! Et Koch Media nous le prouve ici avec la sortie tant attendue d’un des opus d’une saga vidéoludique hautement estimée sur les terres nipponnes, il s’agit de Danganronpa V3 Killing Harmony.

Avec un premier opus sorti en 2010 au Japon, suivi d’une adaptation animé comptant à ce jour deux saisons qui reviennent sur les événements de Danganronpa Trigger Happy Havoc et Danganronpa 2 Goodbye Despair, les fans français peuvent se réjouir ! En plus de bénéficier d’un patch de traduction français pour une meilleure immersion,  ce jeu se révèle d’être un petit bijou en matière de divertissement. C’est avec plaisir que je vais vous lister quatre points positifs, et deux points négatifs c’est parti !

 

 

  • Le Design

L’un des points forts de ce jeu est avant tout son chara-design ainsi que son design des décors. Mêlant aspect 3D et 2D à la perfection, le joueur prend plaisir à identifier les différents protagonistes de ce jeu macabre. Bien défini autant par leur look que leur caractère, les créateurs offrent une vraie immersion via des scènes doublées et animés lors d’événements importants au scénario tout en offrant un aspect de mise en scène de théâtre lors de phases d’exploration. Chaque détail dans le paysage, dans les salles de classe sont vraiment mis en valeur autant par les couleurs que par la qualité du trait. Accompagné d’une bande son dynamique, tout est fait pour maintenir l’attention du joueur jusqu’au bout.

 

 

 

 

  • Le Scénario

Mêlant investigation, procès et visual-novel, ce jeu possède un scénario intéressant. Et c’est le cas ici. Les fans de la franchise Danganronpa ne seront pas déçus ni dépaysés. On reprend les ingrédients classiques du genre sous fond d’enquête policière, mystère et humour teenager. La tuerie digne d’un Battle Royal n’est pas nouveau mais à le mérite d’être prenant et intriguant de par la galerie de ses personnages et leur mystère autour de l’enlèvement des lycéens ultimes et les secrets que peuvent cacher nos héros. L’histoire ne cesse de surprendre de par l’inventivité des meurtres, mais aussi du suspense bien dosé. Dès le premier procès nous sommes surpris par le coupable. Novice comme connaisseur tout reprend de zéro avec de nouveaux héros tout aussi attachants que les anciens. On a un bel équilibre entre les personnalités optimistes, les renfermées, les exaltées, les ténébreuses et les illuminées. A l’image de l’inventeuse Miu Iruma, sans conteste l’un des personnages les plus vulgaires jamais vu. Imaginez une nympho-mytho arrogante et égocentrique qui ne s’exprime que par insultes et allusions sexuelles, mais qui n’a en réalité aucun répondant et pleurniche comme une gamine apeurée dès que quelqu’un hausse un peu le ton. On s’attache cependant à la bienveillante et sociable, Kaede la surdouée du piano ou au timide détective Shuichi. Dans un registre plus intriguant, on pourrait citer l’anthropologue masqué Shinguji ainsi que la mystérieuse Maki, la nounou qui n’aime pas les enfants.

  • Une version Française

Oui et je tiens à le surligner en gras ! C’est très jouissif d’avoir enfin un jeu comme celui-ci traduit en français. En plus d’être de bonne facture, cela rend hommage à l’écriture des dialogues qui participe amplement à l’appréciation du jeu. Les vannes fusent, les personnalités sont aussi caricaturales qu’attachantes et on croise les doigts à chaque nouveau chapitre pour que son ou sa petite protégée ne fasse pas les frais d’un meurtre… ou ne commette le crime à son tour. Voir ses favoris mourir les uns après les autres… pour mieux savourer ces moments épiques vaut mieux bien comprendre ce qui se joue. De même il est important de comprendre les enjeux, savoir comparer les indices pour réussir certaines phases de jeu. Pour les fortiches de Shakespeare, on peut garder le patch en anglais et aussi changer le doublage des voix en anglais ou japonais.

 

 

  • Une jouabilité riche…

De par son univers hybride, Danganronpa V3 permet à tout type de joueur de s’y retrouver. Mêlant réflexion, jeux de rapidité, de hasard, d’enquête et choix, on n’a pas le temps de s’ennuyer car il doit rapidement s’adapter en fonction des situations. Bien qu’à chaque procès le schéma recommence, l’histoire permet de bien jongler entre les différents partis pris de jouabilité.  Les bases du procès de classe reposent avant tout sur le débat non-stop, une boucle durant laquelle les protagonistes discutent de la situation en lançant des affirmations qui viennent danser devant l’écran sous forme écrite. Parmi ces répliques, certaines phrases en jaune peuvent représenter un point faible dans l’argumentation (un mensonge ou une erreur) qu’il faut donc réfuter en tirant dessus avec la « ballindice » appropriée, ce mot-valise étant la traduction française de ce qu’on a toujours appelé truth bullet (ou kotodama en japonais). Les phrases en bleu fonctionnent sur le même principe sauf que la ballindice n’est plus utilisée pour contrarier mais pour approuver ce que dit le débatteur. Sur ce schéma de base, Danganronpa V3 ajoute une troisième possibilité : transformer la ballindice en mensonge en pressant longuement la touche de tir. Il faut parfois trahir la confiance des autres pour se sortir d’une impasse dans l’espoir de faire éclater la vérité plus tard.

 

  • mais vite indigeste.

Pour ceux qui ne sont pas habitués à ce type de gameplay, cela peut vite découra

ger par moment et surbooker par le flux d’informations pour le joueur débutant sur la franchise. Retenir toutes les touches et les différentes actions notamment durant le procès qui est riche en « mini jeux » : entre contredire ses camarades dans un discours qui défile à vive allure, retrouver un indice manquant en 20 secondes ou trouver vite la résolution d’un rébus on peut être vite perdu. Autant être familier à ce univers dès le départ ou prendre bien son temps en commençant par le mode facile pour savourer le scénario et mieux s’amuser par la suite une fois la mécanique digéré.

 

  • Un prologue et des phases d’exploration trop longues

Bien que j’apprécie ces moments de pause où on prend le temps de dialoguer avec les différents personnages pour mieux comprendre leurs histories et essayer de résoudre le mystère, on a parfois l’impression de perdre pas mal de temps. De plus pour ceux qui n’aiment pas trop les mini jeux de style casino pour acheter des cadeaux à chacun des personnages afin d’en apprendre plus sur lui ou les longs discours faut mieux être patient. Une partie du plaisir est d’être en total immersion bien que la récolte des indices et les phases d’interrogations soient particulièrement fastidieuses à fur et à mesure qu’on avance dans les chapitres.

 

 

Conclusion

On passe un excellent moment devant ce jeu ! Bien que les fans de la franchise remarqueront que l’opus ne prend aucun risque sur la forme, Danganronpa V3 n’en reste pas moins percutant sur le fond et a fait le nécessaire pour ne pas tomber dans la routine instaurée par ces deux précédents volets. Il ne laisse pas à part les fans de la série  animé en faisant des clins d’oeil à la saison 2 de l’animé sorti au Printemps 2016 tout en choyant aussi les nouveaux adeptes.  On a une audace d’écriture, ou de style de gameplay. La série de Kazutaka Kodaka reste ce mélange unique de folie, de tendresse, de complicité et d’amertume qu’on prend enfin plaisir à savourer en français. Espérons que cette ouverture via NIS AMERICA permettra de continuer sur cette lancée en matière de distribution en France.

Pokkén Tournament DX

Pokkén Tournament DX

Bandai Namco-  The Pokémon Company. Sortie le 22 septembre 2017.

La licence Pokémon domine le marché du jeu vidéo actuel ! A chaque saison, son jeu Pokémon dans sa poche. Et la sortie de la Switch permet de faire rentrer la saga sur un tout nouveau support. De quoi contenter les fans de la première heure en attendant la sortie des prochains opus Ultra Soleil et Ultra Lune sur 3DS.  Le concept n’est pas nouveau mais mélanger l’univers Pokémon avec le gameplay de style Tekken est assez joussif. N’ayant pas jouer au premier volet, cette critique se base uniquement sur le contenu offert sur Switch sans aucune expérience sur le support WiiU ou arcade dont le opus est tiré. Cependant, est-ce que Pokkén Tournament DX  tient-il quand même ses promesses malgré la néophyte que je suis ? Petit tour d’horizon avec trois points positifs, et trois points négatifs sur le jeu ! 

  • L’univers Pokémon respecté et sublimé

Le joueur est donc propulsé à Ferrum, île où les combats de Pokémon sont très populaires. Nous sommes encadrés par Nia, dresseuse de Dimoret, qui va prodiguer des conseils tout au long de nos combats. Il fallait oser mélanger la saga Pokémon à la sauce Tekken et le résultat est vraiment intéressant. Cela offre un nouveau regard sur la série de jeux Pokémon avec des graphismes plus modernes tout en respectant le matériel de base. Un combat se déroule avec des phases de terrain et des phases de duel, qui changent plusieurs aspects, dont le point de vue et les actions des combattants. On débute un combat en phase de terrain où l’on peut se déplacer librement dans un stage en 3D et pour la changer en phase de duel (qui passe cette fois-ci à un point de vue en 2D), il suffit d’activer certaines attaques spéciales. Le style de combat d’un personnage est propre à son type et on prend plaisir à jouer avec son pokémon préféré sous un nouveau jour. 

  • Un beau graphisme

Graphiquement, Pokkén Tournament DX est net, coloré et dynamique. Les jeux de lumière sont parfaitement maîtrisés, les décors sont variés, les pokémons sublimés avec chacun une attaque ultime propre qui bénéficie toute d’une petite cinématique agréable. Que ce soit en mode Portable ou TV, le résultat est convaincant.  Bien qu’on sent qu’ils ont un peu abusé des effets Indesign pour les éclairs et les jets d’eau…ce qui donne parfois un rendu « trop numérique » à l’écran. 

 

  • Un mode en ligne jouissif 

On peut détacher les Joy-Conpour se lancer dans une partie en local avec un ami ou affronter les meilleurs joueurs du monde lors de combats en ligne via Internet. Adapter cet opus sur Switch était une très bonne idée dans la mesure où il est agréable de pouvoir jouer n’importe où et quand avec sa console portable hybride. On peut donc défier d’autres fans à tout moment.

  • Une aventure creuse en mode solo

Clairement, ce jeu s’apprécie beaucoup plus en mode en ligne ou en combattant vos amis en mode local. Tout seul on tourne vite en gros et le petit mode aventure qui nous mène à découvrir le secret de  » Dark Newtwo » n’a rien de palpitant. J’ai l’impression qu’on a voulu écrire un scénario de dernière minute histoire de nous donner une excuse pour faire monter nos niveaux de combat plus rapidement et faire un semblant de campagne solo si le jeu online ne nous intéresse pas. Si le style de jeu s’inspire de Tekken, c’est vraiment dommage de ne pas avoir pousser l’idée jusqu’au bout en incluant des pistes scénaristiques secondaires pour chaque pokémon par exemple, ou proposer des modes originaux. Tout ceci nous laisse clairement sur notre faim. 

  • Gameplay répétitif

Bien que le jeu soit assez facile à prendre en main grâce à des tutoriels d’entraînement relativement courts et des séries de combos qui se retiennent facilement, on n’est cependant frustrer par le manque de nouveauté et aussi parfois la facilité des combats. Quand le jeu passe en phases de duel, le gameplay demande de l’anticipation, d’autant plus qu’il est relativement simple de placer les attaques spéciales derrière un début d’enchaînement (L+R). Certains combos ( A+X par exemple) font extrêmement mal, au point de favoriser parfois les personnages de type attaque qui peuvent tuer en moins de 4 assauts. J’invite donc les plus tenaces d’entre vous à varier leurs gameplay en choisissant différents Pokémon de soutien entre les rounds pour bénéficier de boosts temporaires (vitesse, puissance ou  soin) ou d’attaques à distance. Même si le jeu nous invite à effectuer une nouvelle mission solo par jour, on est vite lassés par le manque de défis secondaires. 

Vous avez tous les personnages dès le début, et rien de plus ! Après, y’en avait que 14 sur la Wii U, on peut relativiser !
  • Trop peu de choix de personnages

Bien que j’apprécie le fait qu’on nous donne dès l’entrée de jeu les 21 pokémons au choix, je regrette qu’on ne puisse pas donner l’opportunité au joueur d’en gagner d’autres (Pourquoi on ne fait plus comme les vieux Super Smash Bros où il y avait des tonnes de persos à débloquer et des secrets à obtenir !) ou de les customiser par la suite par le biais d’événements spéciaux ou challenges. Le choix reste donc très restreint et je trouve qu’il y a un manque d’originalité dans le choix de certains pokémons. On retrouve évidemment des légendaires types comme Newtwo ( Suicune a trop la classe aussi donc normal qu’il soit choisi <3) dans le lot mais ce n’est pas assez équilibré au niveau des générations pokémon présentes. On retrouve surtout la G1, G3, G4 et G7. 

 

 

Pokkén Tournament est une belle découverte pour ma part. Le fait qu’il fut adapté pour la Switch ajoute une valeur ajoutée à ce jeu car la prise en mains est agréable et le confort de pouvoir jouer partout est d’autant plus appréciable. Cependant, son gros défaut réside dans son gameplay lassant et son manque d’ambition affiché aussi bien dans le choix des pokémons proposés que sur un mode solo très creux. Ce jeu est parfait pour se vider la tête quelques minutes par jour, dans les transports ou autres , avec ou sans vos amis mais rien de plus. C’est un jeu appréciable pour les fans de la franchise Pokémon afin d’apprécier l’univers sous un autre angle. 

 

Perfect Blue

Perfect Blue

Satoshi Kon. Réédition Bluray-DVD par Kazé le 24 Mai 2017. Dès 9.99€

Pour le 20ème anniversaire de ce film culte du défunt et talentueux Satoshi Kon, Kazé Editions nous offre le plaisir d’une édition collector. C’est une belle occasion de vous présenter une petite critique de Perfect Blue, atteignant le statut d’oeuvre culte au panthéon de la Japanimation. Au point que certains réalisateurs américains bien connus ont avoué s’être inspirés de cette oeuvre en autres Black Swan, ou encore Requiem For a Dream. C’est parti pour les Quatre points positifs, et seulement deux petits points négatifs sur ce film (je vous préviens je ne serais pas trop objective sur ce coup-là sachant que je suis ultra fan de cette oeuvre vous êtes prévenus :p)

Synopsis

Mima, une chanteuse adulée et extrêmement populaire décide de quitter son groupe pour se vouer à une carrière d’actrice. Alors que cette décision provoque la colère de nombreux fans, elle persiste et accepte un petit rôle dans une série télévisée. L’image sage et édulcorée de l’icône pop est alors écornée lorsque la jeune femme doit jouer des scènes de viol collectif et se dévoile nue dans des photos de charme. Mais un fan semble bien plus virulent et rancunier que les autres. Depuis sa reconversion, d’inquiétants événements entourent Mima et ses proches : des hallucinations, des menaces et pire encore… des meurtres. Sa vie glisse lentement dans un cauchemar et la fiction semble rattraper la réalité : le personnage qu’elle incarne dans la série prend le pas sur elle. Qui est-elle vraiment ?

 

  • Un scénario accrocheur 

Perfect Blue commence comme une histoire presque légère, narrant la nouvelle vie de Mima, jeune fille arrêtant sa carrière de chanteuse pop adulée pour se lancer dans le métier d’actrice, et finalement plonge le spectateur dans une histoire sordide et perturbante. Mêlant différents codes du genre cinématographique, l’histoire peut paraître tordue au premier visionnage mais laisse le spectateur chercher les multiples indices sur la chronologie de l’histoire : est-ce la vraie Mima qui agit ? qui est le coupable de tous ces meurtres ? où se trouve les séquences de paranoïa et les scènes fictives de la série télé ? Bien que l’ambiance ne plaira pas à tout le monde, on ne peut qu’être accrocher par la quête de vérité et dans la volonté de voir Mima évoluer dans ce monde schizophrène. Perfect Blue fonctionne comme une sorte de labyrinthe psychologique où l’idole finit par ne plus savoir qui elle est. Pour appuyer cet aspect, Satoshi Kon alterne scènes du tournage et du quotidien sans aucune transition. Dès le début, Mima se dépêche de traverser la rue avant de courir en jupette sur les planches du dernier spectacle de son groupe J-POp. Quand elle écoute son tube dans le métro, ses mouvements de bras se poursuivent sur la scène. Un peu plus tard, elle ouvre la porte de son appartement pour se retrouver dans la rue, entourée d’une foule d’admirateurs avec son manager. Tout au long du film, le rythme accélère jusqu’à ce qu’un enchaînement d’images nous montre la jeune femme successivement en train de se réveiller, de tourner une scène, de se perdre dans un cauchemar avant de se réveiller à nouveau. Dans quelle réalité faut-il alors situer la jeune femme ? Le spectateur ne sait plus si c’est la réalité ou la manière dont elle la voit qui devient délirante. Ajouter une pincée de thriller, d’érotisme, et de drame psychologique et vous obtenez ce film ! 

  • Une ambiance sonore et artistique unique

Le background musical accompagne parfaitement l’intrigue du film et sa montée en intensité. De rythmes rapides et gais au début du film (avec le groupe J-Pop Cham), la pression se fait de plus en plus sentir, et en soi, l’OST transcrit parfaitement la tension qui règne durant la deuxième moitié de Perfect Blue axée sur la descente aux enfers de notre héroïne. Concernant le doublage, il s’avère -une fois encore- extraordinaire surtout Mima. La grande force de Perfect Blue est de nous faire ressentir le calvaire de son héroïne qui ne sait plus où situer sa réalité, séparer les souvenirs des illusions, le passé du présent. Jonglant avec des plans faussement similaires, des ellipses entrecroisées, des répliques redondantes, le réalisateur entraîne le spectateur dans un dédale où il n’a plus aucune prise tangible à laquelle se raccrocher pour juger de la véracité du vécu de Mima, s’enfonçant toujours plus dans ses hallucinations. Entraînant parfois le spectateur dans une sorte d’état entre malaise et fascination. 

  • Une édition collector bien pensée

Kazé a vu les choses en grand pour cette réédition ! Proposant un sublime coffret stylisé, on y retrouve pas mal de bonus intéressants tels qu’un interview du réalisateur, un livret story-board explicatif de la création du film ainsi qu’un artbook avec de belles illustrations. De plus, avec une version HD du film rend l’expérience d’autre plus jouissif car l’image est entièrement repensée, la lumière et les petits « bruits » ont disparu ce qui est très agréable  à l’oeil. Bien que je préfère la VO, la version française est également disponible sur le disque et si vous avez un peu de temps laissez vous tenter elle est de bonne facture ! 

  • Le film pionner de l’univers Kon

Ce film pose les bases que Satoshi Kon réutilisera dans bon nombre de ses films ! Perte de repères, crise identitaire, héroïne naïve mais courageuse, critique de la société japonaise dans tous ces revers…Ici Perfect Blue critique l’industrie du divertissement japonais qui voit de jeunes artistes s’attacher une fulgurante renommée. Aussi fulgurante qu’éphémère comme ces talents à tout faire, à la fois chanteuses, danseuses ou encore actrices sont pour la plupart oubliés dès leur majorité. Un sorte de vedettariat où l’on refuse en effet de voir son idole vieillir, où la star est montée de toute pièce pour devenir quelqu’un qui ne répond finalement plus à ses propres aspirations. Au bout de sa quête, Mima accède à une sorte de renaissance. Étrangement, le sourire taquin dans le rétroviseur qui conclut le film, « je suis la vraie Mima », est assez dérangeant et laisse plutôt croire que son double a désormais pris le dessus. Idole ou actrice? Chacun aura sa propre interprétation. Le spectateur est loin d’être pris pour un idiot et c’est très agréable de pouvoir s’approprier une pareille oeuvre selon les affinités de chacun.


  • Une animation parfois bancale

Comparé à d’autres oeuvres du réalisateur tels que Paprika, on sent que Perfect Blue possède un chara-design bien moins glorieux. L’animation a un petit mal vieillie bien que la version HD de la réédition permet un visuel beaucoup plus agréable. L’ ensemble de la réalisation apparaît comme plutôt inégal par moments. Le graphisme simpliste des personnages et les foules immobiles tranchent avec un travail sur les ombres, les reliefs et les lumières particulièrement intéressant ; l’animation réduite des visages et des mouvements banals contrebalance des passages chorégraphiés bien plus impressionnants.

 

  • Bien trop court ! 

J’ai eu beaucoup de mal à trouver un autre point négatif… en cherchant j’ai trouvé que la bonne excuse de dire que ce film était trop court ! ( bien que dans les faits, la durée est très correct pour ce que l’histoire veut nous raconter). 

Néanmoins, le spectateur peut se retrouver frustré à la fin de pas avoir eu une exploration de toutes les pistes amenées par le scénario: les nouveaux rapports entre Mima et ses anciennes collègues chanteuses, explorer plus les cauchemars de Mima dans sa perte des réalités, pousser plus la relation entre Mima et son agent Rumi etc.. j’avoue que j’aurai voulu aussi un final plus explosif notamment par rapport  à la révélation finale, peut être un final moins heureux et prévisible mais bon… c’est du chipotage car sachant tous les calvaires qu’à subi l’héroïne on en ressort plus léger. 

 

 

 

 

 

Sulfureux, fascinant et hors norme, Perfect Blue est l’un des films d’animations à voir au moins une fois ! Un film qui réunit plusieurs codes de lecteurs : du spectateur le plus exigeant à celui qui recherche un divertissement un peu abouti. Une expérience cinématographique unique dont vous ne ressortirez pas indemne.

Alien : Covenant

Alien : Covenant

 

20th Century Fox- Sortie le 10 Mai 2017- Réalisé par Ridley Scott

 

La célèbre saga space-horrifique est de retour en salles après tant d’années d’attente. Après avoir élaboré Prometheus qui a déçu plusieurs fans, Ridley Scott avait la lourde tâche d’élaborer une nouvelle histoire pouvant raccrocher ce préquelle à son film culte de 1975, Alien le 8ème Passager. Bien plus viscéral que Prometheus, Alien Covenant s’attache à dépeindre un univers très sombre où les humains ne seront que les pions à sacrifier sur l’autel d’une nouvelle création hybride. Un retour aux sources réussi ? Notre équipe a pu assisté au Marathon Alien au Grand Rex afin de vous livrer sa critique. Voici trois points positifs, et trois points négatifs. 

 

 

  • Une mise en scène esthétique

Le point fort de ce nouvel opus est son esthétisme. L’intrigue nous permet à la fois d’avoir des scènes extérieures et intérieures fabuleuses. La planète LV-426 où nos héros atterissent, offre une atmosphère très réaliste avec des couleurs très naturelles. Contrairement aux autres films de la saga qui se reposaient sur des huit-clos ou mélangeant des couleurs plus chaudes/cuivres (Alien 3 surtout) uniquement, ici le spectateur ne se sent pas renfermé dans un seul environnement. Cette planète abandonnée avec une nature riche en végétations et terrains humides offre un panorama unique au spectateur et convient parfaitement à l’évolution de notre nouveau Alien. Plus bestial et meurtrier que jamais, les courses poursuite sur cette terre sauvage donnent des scènes d’actions très divertissantes.

  • Un habile mélange des genres

Conscient de l’héritage de la saga qui est passée aux mains de différentes réalisateurs, Ridley Scott puisse son inspiration sur les précédents opus afin de créer une ambiance horrifique, oppressante mais haletante. Le film ne subit aucun temps mort, alternant des moments plus propices à la réflexion et à la contemplation ( la scène de la flûte par exemple dans une pièce aux airs de cabinet des curiosités) avec des scènes plus poignantes, carburées d’actions ( l’affrontement entre l’alien et Daniels notre nouvelle héroïne sur le vaisseau . De ce fait, chaque spectateur pourra retrouver son compte quel que soit le thème qu’il recherche en visionnant un film Aliens : action, horreur, réflexion sur l’évolution de l’Homme, vision psychanalytique de la sexualité. etc..

  • Un scénario intéressant…

Bien que casse-gueule au départ, notre réalisateur arrive malgré tout à créer une certaine cohérence scénaristique en raccrochant Aliens Covenant avec Promotheus. Revenant aux gènes de sa saga, Ridley Scott reprend les codes du slasher initié par Alien le 8ème passager avec des séquences très horrifiques et dégoulinantes d’hémoglobine tout en soufflant une ambiance pesante mais poussant à la réflexion. L’intrigue générale ne surprendra pas : les membres d’équipage du vaisseau Covenant vont découvrir une planète a priori favorable à leur colonie d’humains (espèce en voie d’extinction). Un paradis perdu qui va se transformer en enfer une fois découvert tous les secrets se cachant derrière la création de nos xénomorphes.  Dès la scène d’ouverture, riche en symboles (la Nativité de Piero Della Francesca ; le David de Michel-Ange ; L’Or du Rhin de Wagner joué au piano) on voit l’androïde David parler avec son « géniteur » et évoquer la problématique qui traversera le film : celle de la création (et d’une supériorité de la créature sur son créateur). On passe un bon moment à essayer de saisir tous les clés de l’intrigue et à repérer les avertissements envers nos héros sur leur déchéance à venir. 

  • …mais bancal

Justement ce scénario est très prévisible… et surtout le réalisateur semble courir après le temps. Des cohérences surviennent, mais ce qui est le plus gênant est la gestion du temps pour l’incubation des xénomorphes et leur croissance. Les durées semblent varier dans les deux cas ce qui est pratique pour l’intrigue afin de la faire avancer sans vouloir expliquer les nombreuses pirouettes scénaristiques. On veut pas se prendre la tête : il faut montrer de l’Alien, c’est tout ce qui compte quitte à même survoler la mythologie des Ingénieurs et nous pondre un twist final déjà vu. L’origine de la création des xénomorphes est déroutante et décevante surtout venant d’une saga qui a su entretenir un certain mystère autour, pour malheureusement s’offrir une explication des plus bancales. Bien que la scène en question est très intéressante d’un point de vue philosophique, toute cohérence avec les anciens opus est expédiée. 

  • Des personnages peu marquants et attachants

Le rapidité des scènes fait cruellement défaut au développement des personnages. Les morts s’enchaînent trop rapides pour que le spectateur soit quelque peu concerné par leur sort. De même, les différentes personnalités ne sont pas assez mise en avant. Même notre nouvelle anti-héroïne Daniels, fait pâle figure à côté de son ancêtre Ripley dans les rares scènes qui lui sont véritablement consacrées ( à part durant le twist final où on ressent toute la détresse du personnage face à la vérité ou encore face à la mort de son conjoint). Aucun n’attire la sympathie, et certains font même offices de simples chair à pâté pour le xénomorphe qui attendent d’être mangés… Ils ont a peine 10 répliques dans tout le film. Seuls David et Walter tiennent le film sur leurs épaules et éveillent un certain intérêt. Je dirais même que le film semble avoir été écrit rien que pour eux ( ou que pour lui, sachant que c’est l’excellent Michael Fassbender qui joue les deux personnages). 

  • Fan-service et surenchère

Voulant faire plaisir à ses fans, Ridley Scott a voulu dresser un Alien plus viscéral que jamais au risque parfois de frôler la surenchère par moments. Chaque mort est une excuse pour voir s’envoler des litre de sang et de gros tas d’intestins se déchiraient et d’os se brisaient. De nombreuses scènes reprennent l’iconique Alien sortant du thorax ou du ventre avec un côté plus bestial et morbide. Ce film ne fait pas dans la subtilité, ce qui est un parti pris que certains spectateurs apprécieront ou non. On est plus dans de l’horreur soigneusement orchestré mais du pur gore sans symbolisme derrière (contrairement à Alien, le 8ème passager où la métaphore du viol était clairement sous entendu par l’aspect physique de l’Alien mais aussi par la mise en scène à la fois percutante mais soignée). De plus, la fameuse scène de la douche vue dans la bande-annonce arrive comme un cheveu sur la soupe…sert juste d’excuse pour virer deux personnages complètement inutiles et pour montrer un peu de sexe au spectateur histoire de compléter le tableau.

Aliens Covenant nous laisse un goût d’inachevé. Bien que le film reste une oeuvre plaisante à regarder de part une mise en scène esthétiquement réussite et une intrigue qui offre quelques scènes marquantes avec une pointe de réflexion philosophique et religieuse, le scénario ne reste pas moins très bancal. Les personnages sont oubliables autant qu’ils sont détestables d’une part, l’Alien est réduit à une simple « arme à tuer » au lieu de remplir clairement son rôle de protagoniste principal et on sent que le réalisateur a voulu maladroitement raccrocher les wagons avec Prometheus. Ceci fait plonger le spectateur dans l’incompréhension, le laissant sur sa faim. Néanmoins, on passe un bon moment et on ne boude pas le plaisir de voir nos bestioles préférées à nouveau en action. Fans ou néophytes, je vous conseille d’aller voir ce film pour forger votre propre opinion : vous passerez un bon moment si vous ne cherchez pas à analyser toutes les incohérences. 

Grave

Grave

Wild Bunch Distribution – Réalisé par Julia Ducourneau – Sortie le 15 Mars 2017.

Conte morbide et fascinant, tels sont les qualificatifs de ce film à la sortie de cette séance riche en émotions. Lourde réputation qui le précède malgré lui, Grave est une oeuvre hybride à part dans le genre horrifique. Clairement orientée vers le body horror, la réalisatrice veut avant tout faire passer l’émotion par la chair. Autrement dit, elle tend à nous raconter le parcours initiatique d’une adolescence à la découverte de ses désirs et dans l’acceptation de son identité à travers celui de son propre corps. Pari  réussi ? Voici quatre points positifs, et deux points négatifs sur ce film.

 

  • Un esthétisme à couper le souffle !

Inspirée par Cronenberg (on pense directement au film « La Mouche »), Julia Ducrouneau lie la transformation psychique de Justine à celle de la transmutation physique de son corps. La violence supposée des scènes d’ingestions de divers chaires humaines n’est pas ce qui a de plus dérangeant ! Elles sont peu nombreuses et bien que très crues elles peuvent être comparées à des tableaux lyriques grâce à une mise en scène maîtrisée. J’étais personnellement plus dérangée par le frottement intensif de Justine sur sa peau recouverte de boutons durant les premières phases de sa mutation ou par les moments de tension annonçant la prochaine « victime » accentuée par une musique puissante et oppressante. La couleur rouge est évidemment très prégnante, et ne quitte aucun plan du film. De même, le lieu choisi à savoir une école vétérinaire renforce une vision très biologique du corps humain en comparaison à celui de l’animal : la fameuse scène où Justine saigne du nez ( et qui a été reprise pour l’affiche) fera immédiatement sens aux spectateurs. Les scènes des soirées étudiantes où s’entremêlent corps, sexe et alcool montrent à elles-seules la maîtrise parfaite des plans. Un film très symbolique qu’on aura plaisir à chercher les multiples indices laissés à chaque plan pour en savourer la moindre substance.

 

 

  • Une héroïne badass et attachante.

Grâce à l’alternance de prises de vues en focales et grand angle, nous sommes plongés littéralement dans le corps de Justine où on ressent la moindre de ses émotions tels que la joie ou la peur. On vit viscéralement à ses côtés sa prise de conscience de sa nouvelle identité : ses apports positifs ( confiance en soi, l’acceptation de sa sexualité naissante) comme négatifs ( l’envie de chair fraîche, l’instinct presque bestial de son nouveau caractère).Difficile de pas s’attacher à cette anti-héroïne, reflet de l’adolescente d’aujourd’hui avec ses doutes et ses envies d’émancipation. J’ai apprécié le traitement de la sexualité féminine dans cette oeuvre qui l’aborde sans taboo, avec réalisme et illustrant bien les démons dont est en proie l’héroïne. Les scènes sexuelles ont véritablement un sens, définissant les choix de l’héroïne pour la suite de l’histoire et non comme simple scène de voyeurisme, de fantasme. Justine est une jeune femme qui s’assume et ça fait plaisir de voir de tels modèles féminins dans le cinéma actuel !

  • Une bande son maîtrisée.

Un des plus grands atouts du film ! La bande son participe inévitablement à l’immersion du spectateur à la fois près du corps de notre héroïne mais aussi au sein de l’atmosphère froide et déshumanisée des locaux de l’école vétérinaire. Le spectateur est comme omniscient au récit par moments. On a donc une bonne alternance entre des morceaux plus classiques avec des sons stridents et forts marquant les moments de tension et des morceaux contemporains de rap et de pop pour illustrer les différents tableaux de vie de chaque personnage. Les compositions et les choix musicaux de Jim Williams mettent vraiment en valeur le jeune actrice principale Garance Marillier, la sublime sur tous les plans. L’ajout d’un orgue à la scène du « doigt » ajoute une touche gothique sympathique. Voici un des morceaux qu’on peut écouter, je vous invite à découvrir les autres ICI et ICI

  • Une intrigue réfléchie et osée.

Le film n’est pas une oeuvre qu’on peut qualifier « d’horreur » et c’est tant mieux. La richesse de son scénario réside dans le fait qu’on touche à plusieurs genres dont la comédie. On n’est ni dans le gore, ni dans la simple fable adolescente aseptisée. Le cannibalisme sert juste de métaphore à la découverte de soi et non comme une critique sociologique de la société. C’est ce qui rend ce film si particulier en comparaison à d’autres films de zombie jouant la dimension « monstrueuse » du groupe qui auraient misés sur une mise en scène explosive. La caractère intime de cette oeuvre lui permet de pas juger pas ses personnages, malgré leurs différences sans pour autant se censurer dans la mise en scène. Chaque idée soulevée est exposée au spectateur jusqu’au bout. Comme la médecin au début du film qui parle d’une adolescente en surpoids. Il se contente d’exposer des faits souvent dérangeant, ne laissant pas indifférent. Même si les actes commis par les personnages sont atroces, la caméra n’est pas manichéenne, elle ne va pas chercher à savoir qui a raison ou qui est en tord. Le sort de Justine c’est elle qui l’a entre les mains. Son animalité qui ressort est présente pour nous rappeler que nous ne sommes, nous être humains, que des animaux. Un film qui a donc plusieurs niveaux de lecture et qui fera écho à chacun d’entre nous. Ce film est organique, physiologique (la fameuse séance d’épilation qui tourne à l’épreuve physique, pour Justine comme pour le spectateur). Tout y passe, comme autant d’indices à interpréter : sang, sueur, vomi, plaies, poils et peaux en lambeaux…

 

  • Une fin un peu bancale.

Je n’ai pas vu l’heure passée face à ce film, j’en demandai peut-être encore un peu plus histoire de prolonger l’expérience. Ce qui peut expliquer que la fin m’a quelque peu déçue. Elle clôture le film sur un petit cliffhanger sympathique non dénué d’humour mais laisse un goût d’inachevé. La scène finale entre les deux soeurs devait nous émouvoir mais rate le coche. Les dernières explications tombent à grande vitesse comme pour vite boucler la boucle comme on dit. 

  • Certains personnages secondaires peu exploités.

On sait que le film prend le parti pris de Justine dès le début. C’est son histoire, c’est à travers ses yeux qu’on verra les différents personnages évolués. Cependant, certains rôle secondaires qui sont fort appréciables comme celui d’Adrien ou Alexia la soeur de notre héroïne, ne sont pas assez mis en avant. Bien que chacun remplit sa part durant toute l’intrigue, il aurait fallu un film de 2h30 pour aborder tous les points de vus ! Respectant le principe du départ, il était inévitable de pas pouvoir connaître plus les pensées de chacun : mais c’est surtout Alexia qui en souffre le plus. Personnage double et fascinant, elle ne sera pas exploitée jusqu’au bout, n’incarnant que le versant « maléfique » de ce que peut devenir Justine. De ce fait, on s’y attache pas vraiment et la fin nous paraît donc fade. Néanmoins, tous les acteurs jouent à la perfection, j’applaudis leurs performances ! 

Julia Ducournau réalise un film absolument subversif et pulsionnel. Renversant les dogmes établis du cannibalisme, où déterminisme, pulsions adolescente, fratrie, amour, bestialité, rapport à la chair se bousculent dans un climat à la fois décontracté, cynique, glauque, fascinant et saignant sans tomber dans un fan-service goresque. À l’image de son héroïne cannibale, qui fera tout pour conserver son humanité. Grave est un ovni dans le cinéma français que je vous conseille d’aller voir vous allez prendre plein les yeux ! ( et les tripes.. hihi).

Merci à Bubbling Bulb pour la petite-avant première en présence de la réalisatrice Julia Ducourneau ! 🙂  Un beau moment d’échange pour mieux comprendre la vision de son oeuvre, et la découverte d’une belle pépite cinématographique. 

 

 

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