Les Animaux Fantastiques

Warner Bros – Sortie le 16 Novembre 2016 – Réalisé par David Yates

 

lesanimauxfantastiques

 

La Magie est de retour ! J.K Rowling nous offre un nouveau cocktail fantastique dont elle en a le secret : créatures délirantes, avalanches de sortilèges, et esthétique de New York des années 20 vous attendent ! Ayant eu la chance d’assister à l’avant-première des Animaux Fantastiques dans la mythique salle du Grand Rex, voici ce que nous pouvons retenir de ce nouvel opus de la saga « Rowlingness ». Tous à vos Baguettes pour ce nouveau Test 5O3, mais avec cette fois-ci Cinq Points positifs, et Trois points négatifs.

 

Plus + tableau

  • Un film qui bouleverse les codes de la saga originelle

Une belle leçon de la part de J.K Rowling qui, à travers un seul livre, arrive à nous poser le cadre d’une histoire originale avec de nouveaux personnages attachants et une intrigue ouverte sur de multiples possibilités par la suite. Le décor des années folles aux Etats Unis permet de renouveler l’univers Harry Potter sous un autre angle : les fans retrouvent leurs repaires avec la présence des elfs de maison, les baguettes ainsi que de sortilèges forts connus comme Alomora, Acio ou Lumos. Mais le genre est totalement renouvelé grâce à des thématiques bien plus adultes aussi dans le scénario ou dans les personnages qui ne sont plus des adolescents-élèves mais des adultes. 

Buck…Buck c’est toi ?

  • Le nouvel héros : Nobert  Dragoneau

Joué par le jeune oscarisé Eddie Redmayne, Dragoneau est sans aucun doute le point fort du film. Un personnage attachant, introverti, maladroit mais perspicace il est à la fois fascinant et mystérieux à sa manière. Le jeu de l’acteur aide beaucoup à explorer toutes ces facettes, donnant une complexité inédite à ce personnage à l’inverse du personnage Harry Potter répondant plus aux standards du « héros classique ».  Le spectateur n’aura qu’une envie lui faire de gros câlins… ou de gros bisous au choix. En plus c’est un écolo, il a tout pour lui cet homme !  Il nous donne même envie de devenir un POUFSOUFFLE.

#HufflePuffForever #Jesuisbg #lauréaljelevautbien

  • Des Personnages secondaires intéressants 

L’univers De J.K Rowling a toujours su servir une galerie riche en personnages pleins de potentiel. Cet opus ne fait pas exception bien au contraire. Le personnage de Jacob (par Dan Folger), le « Non-maj » apporte la dose d’oxygène qu’il nous faut et permet au spectateur de trouver des repères dans ce nouveau monde. Son duo avec la sorcière Queenie (joué par Alison Sudol) lisant dans les pensées fonctionne à merveille, nous livrant des scènes teintées d’humour et d’émotions. La sorcière Tina (joué par Katherine Waterston), bien que peu mis en avant à mon goût, cache un potentiel et son alchimie avec Nobert permet d’apporter une dynamique  relationnelle délicate, plus adulte cassant l’image trop lisse du « Golden Trio » d’Harry Potter. De même les personnages de Croyance et de Percival ( joué respectivement par Erza Miller et Colin Farrell) apportent leur part sombre au récit et soufflent le mystère qu’il faut pour nous tenir en haleine durant tout le film. 

  • Bon dosage des genres : 

La mise en scène nous offre aucune minute de répit alternant scènes d’actions chocs, scènes plus intimistes et humour à la sauce « Bristh ». Il faut adhérer au format Blockbuster et à ses codes si particuliers mais on passe relativement un bon moment. L’esthétique est bien là : Yates nous offre une photographie aux petits oignons avec des décors des années 20 très chouettes (la scène du bar avec les tenues d’époque est vraiment belle), des effets visuels maîtrisés, une chorégraphie de créatures magnifiquement orchestrés et une pluralité de lieux au sein d’un New York qui a beaucoup à offrir ; ou encore la fameuse valise de Dragoneau qui est un vrai petit zoo enchanté où cohabitent toutes ses créatures ( vivant dans des zones froides ou plus tempérées par exemple) permettant une mise en scène au poil !  On nous offre donc un divertissement vraiment bon.

Dobby aime ça !

  • Un intrigue fascinante et plus adulte

J.K Rowling a su tenir compte de son public. Nous sommes plus les adolescents à l’image de son héros Harry Potter. Nous avons grandi et le scénario proposé nous offre une histoire plus poussée avec de multiples références à notre époque actuelle : avec des conflits socio-politiques très forts entre les sorcies et les « Non-maj », l’apparition d’une force maléfique qui est engendrée par la peur du rejet chez certains magiciens qui n’osent pas dire au Non’Maj qu’ils ont des pouvoirs magiques.On y voit un parallélisme avec aux communauté LGBT ou ethniques (noires dans les années 20 notamment). Selon J.K. Rowling, il façonnerait ainsi leurs démons intérieurs nommés les « Obscurus ». Avec les bases du monde des sorciers que nous connaissons, l’intrigue permet d’incorporer des thématiques plus fortes et moins manichéennes que celles évoquées dans Harry Potter.

Et oui place au monde adulte le vrai !

 

Moins -

  • Un format trop brouillon :

Obéissant aux codes hollywoodiens ( au détriment peut-être d’une certaine finesse donnés dans les films Harry Potter via des réalisateurs anglais), l’intrigue nous perd par moment. On nous offre des intrigues secondaires assez passables qui nous brouillent plus qu’autre chose. L’histoire de la famille de Croyance auprès de sa mère fanatique aurait pu être intéressante si on avait plus pris le temps de nous y attardé. Mais le rythme du film les délaisse et on se retrouve à digérer une nouvel univers un peu trop vite. Même si l’absurde des situations est là pour être un ressort comique, il est difficile parfois de voir le fil conducteur entre la chasse d’un espèce de rhinocéros magique en chaleur pour arriver 10 secondes après à un scène sombre entre les « deux méchants ». Le double discours adulte et enchanteur s’accordent parfois mal, nous mettant trop distance. 

I believe i can fly !

  • Un méchant fade :

Son introduction est tout simplement ratée pour ma part. La mise en scène lui laisse peu de scènes permettant de renforcer son charisme. On ne ressent pas une réelle menace sur toute l’intrigue malgré les scènes sombres qu’on nous rajoute. Au contraire de Voldemort qui imposait dès le départ une certaine fascination et peur. On s’attache plus au personnage de Croyance, bien que la scène finale nous atteint pas vraiment du fait du peu de temps consacré à son développement. Jusqu’à la fin je me suis dis : ils ont arrêté ce méchant .. d’accord mais pourquoi ? Pourquoi tant d’inquiétudes vis-à-vis de lui ? .. Hormis le clin d’oeil bien sympa ( je vous laisse découvrir la surprise par vous même c’est chouette…indice : il a été pirate…), j’attends par la suite une vraie mise en valeur du personnage de Percival qui porte avec lui un gros potentiel qui change du méchant classique en vue de certains éléments qu’il réussit à nous dévoiler.

  • Une bande son oubliable : 

Bien que les morceaux composés soient sympathiques, accompagnant bien les différentes scènes, ils sont tout simplement oubliables. Même dans les scènes plus intimistes, on les entend à peine. Pas de réelle partition phare comme étant celle du thème d’harry potter composé par John Williams et c’est fort dommage. Cet opus manque cruellement d’identité musical on peut dire.  Mais le remix du thème original est un coup de coeur quand même et colle parfaitement à la dimension « adulte » de ce nouveau film. 

Non pas toi restes Dragounet ! 

Les Animaux Fantastiques tient une partie de ses promesses en offrant un divertissement magique aussi bien aux fans de la première heure qu’aux néophytes à l’univers de Rowling.  Drôle, visuellement sublime, porté par des personnages investis et attachants, garant d’un univers plus adulte mais offrant aussi à nos yeux de grands enfants un spectacle aussi nostalgique que magique :  Les Animaux Fantastiques est un blockbuster intelligent et poétique. Malgré une certaine saveur de « trop plein pas assez » reste : sa réalisation est efficace mais fade par moment, ses personnages nombreux mais sous-développés, son univers riche mais alimenté par un méchant trop effacé, nous attendons quand même la suite avec une folle impatience !! Le monde de Rowling nous manque déjà… et rien que pour la savoureuse bouille de Dragoneau je peux mettre que la médaille d’or !

 

Médaille - Or

 

Ps : Un petit mot pour remercier le Grand Rex pour cette belle avant-première ! Des décors et des animations très chouettes et surtout un superbe cadeau : nous avons tout eu une superbe baguette issue du film celle de Nobert dragoneau ! Sachant le prix d’un tel goodie on peut qu’être trop content ! Si vous avez l’occasion et un peu d’économies n’hésitez pas à participer aux avant-premières du grand rex elles valent le coup pour l’ambiance et pour les nombreuses surprises qu’elles réservent 😉

 

baguettecadeaudragoneau

Salivez bande de moldus hihi..!

 

facadegrandrex

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