Alejandro Iñarritu

Bonjour/Bonsoir ! Aujourd’hui commence une nouvelle série d’articles que j’appellerai des « fiches ». Le concept ? Vous parler d’un auteur ou d’un réalisateur que j’apprécie particulièrement (logique) et vous présenter certaines de ses œuvres. Je le ferai une fois pas mois, et j’accueillerai vos suggestions avec plaisir !

Mon premier article sera sur le formidable réalisateur mexicain : Alejandro Iñarritu (avec l’accent, c’est tout un travail de la langue !). Vous le connaissez sûrement, son film Birdman sortira le 25 février, c’est son cinquième film. Aujourd’hui je vous parlerai de sa trilogie que j’appelle « L’effet papillon » et pas de son film Biutiful qui ne m’a pas transcendée : mon avis juste .
Rentrons dans le vif du sujet ! Je vais vous présenter le monsieur déjà. Alejandro est un réalisateur-producteur-scénariste-compositeur de musiques de films (rien que ça !), mexicain de 51 ans, il a commencé par animer à 21 ans une émission de radio de trois heures consacrée au rock sur WFM, une des stations de radio les plus populaires de Mexico, dont il devient bientôt le directeur. Et en 1991, il crée la société Zeta Films, qui produit différents types de programmes audiovisuels.

Director Alejandro Inarritu poses during the photo call for the movie "Birdman or (The unexpected virtue of ignorance)" at the 71st Venice Film Festival

Un mot sur cette trilogie, pourquoi je l’appelle « L’effet papillon » ? C’est assez logique, chaque film contient trois histoires qui se retrouvent reliées entre elles par un simple événement, aussi infime que le battement d’aile d’un papillon.

Amours chiennes (-12 ans)

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Premier long-métrage sorti en 2000 et qui a reçu l’oscar du premier film étranger à L.A. (donc les Academy Awards). Et c’est mon film préféré de ce réalisateur ! C’est aussi le plus violent aussi bien visuellement que psychologiquement. Le contexte vous donnera l’idée : Mexico, ville de rêve mais aussi de désespoir où les combats de chiens font rage. On retrouve Octavio, un adolescent qui a décidé de s’enfuir avec la femme de son frère ; Daniel, un quadragénaire qui quitte sa femme et ses enfants pour aller vivre avec un top model ; El Chivo, un ex-guérilléro communiste devenu tueur à gages, qui n’attend plus rien de la vie.
C’est un très beau film sur les différents rapports à l’amour que les personnes peuvent avoir – interdit, passionné, nostalgique – et ses conséquences. Tout bascule sur un regard, une décision anodine.
Il m’a coupé le souffle, pendant 2h33 je n’ai pas pu m’empêcher de souffrir et être heureuse avec eux.
La bande annonce vous donnera un aperçu, mais prenez le temps de le regarder un jour.

21 grammes (-12 ans)

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2004, casting plus américain et magnifique toujours centré sur le destin croisé de trois personnes. Paul attend une transplantation cardiaque. Cristina, ex-junkie, est mère de deux petites filles. Jack sort de prison et redécouvre la foi. L’amour, la mort sont des thèmes chers à Iñarritu et que l’on retrouve ici aussi. Le titre faisant référence au poids que l’on perd quand on meurt, à quoi correspond-il ? Au poids de l’âme, de la mort, de la culpabilité ? Sans répondre à cette question, le film donne des propositions de réponses.
J’ai beaucoup aimé la relation entre les trois personnes qui est très intense.

Babel

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Dernier volet de cette trilogie, avec un casting d’autant plus guindé : Brad Pitt et Cate Blanchett, sorti en 2006 vous le connaissez sûrement. Trois situations ont chacune des conséquences en domino. L’effet papillon est moins visible, dans le désert marocain un coup de feu retentit. Un couple de touristes américains est touché, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo.
Les thèmes abordés sont moins forts, le lien moins clair. Par contre l’histoire de la jeune japonaise est très belle.

2 pensées sur “[FICHE] Alejandro Iñarritu

  • 13 mars 2015 à 18 h 59 min
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    Dommage d’écrire cet article avant Birdman, son meilleur film à mon avis, mais c’est toujours bien de parler d’Inaritu.

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