INTERVIEW EVANESCENCE


A l’occasion de la sortie de « The Bitter Truth » le 26 mars 2021, nous avons rencontré Tim McCord, bassiste d’Evanescence !

Farah : Salut Tim ! Vous avez sorti récemment The Bitter Truth. L’album est produit par Nick Raskulinecz, c’est la deuxième fois que vous travaillez avec lui. Pourquoi avez-vous voulu travailler à nouveau avec lui ?

Tim : Nick est un peu le père de notre groupe. Il est génial dans ce qu’il fait… On peut lui envoyer des démos même pas terminés et il saura comment les sublimer avec des idées qu’on imaginerait même pas. Il nous dit toujours « essaye ça, fais ci, sur le chorus faites ci, faites ça ! » Il est toujours surexcité et a la même énergie qu’un enfant avec des tonnes d’idées. Quand il est avec nous, il nous aide vraiment énormément sur pleins de domaines, et on est super heureux d’avoir pu travailler à nouveau avec lui.

Farah : La première fois que le public a pu apprendre l’existence de cet album, c’était en 2018 lors d’une interview d’Amy Lee (ndlr : chanteuse d’Evanescence), pourquoi est-ce que la réalisation de cet album a ensuite mis 3 ans ?

Tim : On a écrit des chansons à plein de moments différents. Il y a même des morceaux de cet album qui datent d’il y a 10 ans *rires*. On a eu envie de retravailler des anciens projets qu’on avait laissé de côté pendant tout ce temps, on les a retravaillé pour arriver à des résultats convaincants… The Game Is Over est sûrement la première chanson qu’on a enregistré sur cet album du coup ! Entre chacune des sessions d’enregistrement, on a fait plein de tournées, puis on retournait en studio pour faire quelques démos, on prenait aussi quelques semaines off entre les tournées… Il a fallu ensuite trouver une cohérence entre toutes les démos et tout ce qu’on avait pu produire. Au final, on a enregistré au studio de Nick à Nashville,  « The Game Is Over », « Wasted On You » et « Use My Voice ».  Un mois plus tard, le covid est apparu et donc ça nous a beaucoup ralenti… Quand on a pu se revoir, on était début juillet et on a fini d’enregistrer le reste. On avait déjà toutes les démos donc avec toutes les idées en tête, l’autre partie de l’enregistrement a pu se faire assez rapidement, et on a même écrit 2 chansons à ce moment là je crois : « Better Without You » et « Blind Belief ».

Farah : Tu parlais de la pandémie, cela a stoppé votre tournée. Vous deviez venir en France en septembre 2021, mais cela a été décalé… Vous avez fait quelques sessions d’écoutes avec vos fans et un livestream, allez-vous en refaire ?

Tim : Rendez-vous finalement le 30 mars 2022 pour la date française avec Within Temptation ! Pour le moment je ne peux rien dire, mais on a adoré ces expériences en ligne, et donc on devrait probablement en refaire…

Farah : « You’re right » était le 4ème single de l’album. C’est très groovy et ça parle de façon cynique du groupe et notamment de l’expérience de Amy de l’industrie musicale. Est-ce que c’est dur de travailler dans ce milieu ? Est-ce qu’il est parfois dur de garder son intégrité par rapport à des demandes de labels ou autre soucis ?

Tim : Ca peut l’être, vraiment. Amy a eu pas mal de soucis à ce niveau là et a voulu en parler dans le titre. Moi je m’occupe d’écrire la musique, mais les paroles, je laisse Amy raconter les histoires qu’elle souhaite. Mon but principal, c’est de proposer de la musique en laquelle je crois et qui soit qualitative. Je veux que les gens écoutent et apprécient. Je ne cherche pas à faire la meilleure musique et créer de la musique pour en créer, je fais juste la musique qui me passionne. Je ne ferai pas de la musique qui ne me plaît pas.  Une fois qu’elle ajoute ses paroles parfois, cela change beaucoup l’idée que je m’étais faite de ma musique la première fois.

Farah : Comment sais-tu que telle ou telle chanson deviendra un « single » ?

Tim : Il y a beaucoup de façons de le comprendre. « Wasted On You » est devenu le premier single car cela parle d’isolation et du couvre feu. « Used My Voice » et « The Game Is Over » ont suivi car la situation n’évoluait toujours pas et c’était plutôt approprié à ce moment là d’aider les gens qui se sentaient un peu seuls chez eux. « Better Without You » c’était plus qu’en la jouant, on s’est dit « wow, ça envoie » et donc on a voulu la mettre sous les projecteurs. Il y a beaucoup de raisons et on ne les avait pas écrites en se disant « c’est ça le single » au départ.

Farah : Quelle est ta chanson préférée alors ?

Tim : « Broken Piece of Shine » J’adore ce titre là. Elle a été écrite et était super forte, mais on ne trouvait pas le chorus de la chanson… On l’a changé genre 40 fois ! On a tout essayé et j’ai même laissé tomber… Puis Amy est arrivé avec ses paroles et d’un coup j’ai compris ce qu’il fallait faire, et c’est devenu ma chanson de coeur ! Ensuite, « Blind Belief », car j’ai apporté cette démo à la dernière session d’enregistrement, donc c’était cool, mais je trouve que la musique sur ce morceau était fou !

Farah : Tu as des chansons que tu es pressé de jouer en live plus que d’autres ?

Tim : « Blind Belief » bien sûr ! *rires* Après, je dirais « Better Without You » et « Part Of Me » seront fun à jouer… Attends, c’est ça le vrai titre de la chanson ? On change beaucoup de titres sur nos chansons et je ne sais plus s’il s’agit du titre « work in progress » ou le titre définitif… *rires*

Farah : Votre tournée devait se faire avec Within Temptation. Est-ce qu’il y a un autre groupe avec lequel tu rêverais de tourner ?

Tim : Oh, personnellement, je rêverais de tourner Deftones. On vient de Sacramento et on se connaît depuis super longtemps. Ils étaient potes avec mes frères à l’époque, je les connais depuis que j’ai 8 ans. Ce serait un super honneur de jouer avec eux. J’adore aussi « Incubus » et ce serait génial de jouer avec eux. C’était ma femme qui était  fan à la base, et à force d’écouter avec elle, je me suis mis à adoré aussi. Si on faisait une tournée avec Deftones et Incubus, je pense que ce serait notre dernière tournée, j’aurais réussi ma carrière *rires*.

Farah : Sur Error404, on parle pas seulement de musique, mais on aime bien connaître un peu plus les personnes que l’on interview personnellement !

Tim : The Big Lebowski, ça a changé ma vie à mes 18 ans !

Farah : Un jeu vidéo préféré ?

Tim : Il y en a tellement qui sont incroyables…. Je joue depuis mes 6 ans et je suis toujours aussi fan. L’an dernier j’ai joué à deux jeux vraiment marquants, The Last Of Us Part II  et Ghost Of Tsushima.

Farah : Un livre à recommander ?

Tim : J’ai grandi avec les X-men, alors je ne pourrais pas dire autre chose que les X-men. Mon personnage préféré est Gambit.

Farah : Merci pour ton temps Tim !

Interview réalisée par Farah Siblini pour Error404

Marble Circuit


Un jeu de logique qui va faire chauffer vos méninges en solo ou à plusieurs. Les règles sont compréhensibles à partir de 8 ans mais pour terminer le jeu il faudra attendre de grandir et d’affiner votre esprit d’anticipation.

Ouvrons la boîte

1 tableau de jeu en plastique légèrement incliné pour que les billes puissent glisser, une barrière de départ pour les retenir, une dizaine de tuiles (croisement, séparation, sortie à gauche, sortie à droite), 8 billes en acier et 64 défis répartis en 4 niveaux.

A noter que les tuiles sont très bien usinées. Elles ont des reliefs pour que les billes suivent un chemin bien précis, aucune place au hasard, même sur les tuiles croisement qui me faisaient au départ un peu peur.

Jouons

Prenez une carte défi et placez les tuiles de départ comme indiquées sur la carte. L’objectif est de placé correctement les autres tuiles de manière à ce que le nombre de billes arrivant dans chacune des 5 destinations soit exactement le chiffre inscrit sur le défi.

Les défis de niveau débutant montrent plus de tuiles de départ et moins de parcours à anticiper. Les niveaux augmentent progressivement.

Mon avis

Un jeu addictif où il est difficile de s’arrêter aussi bien lorsque vous réussissez car le défi suivant vous appelle que lorsque vous échouez car une autre solution vous parait tellement évidente !

Le matériel fait cheap, ce n’est que du plastique mais on souligne sa robustesse et sa légèreté.

Les billes en acier roulent parfaitement bien voir beaucoup trop sur notre sol lorsqu’elles vont se nicher sous un meuble. Vous allez me dire mais pourquoi les billes tombent-elles ? Simplement parce qu’elles sont vraiment petites et elles m’échappent parfois de mes mains boudinées.

64 défis ça laisse une grande marge de jeux. Je l’ai fais jouer à différents âges. Moi adulte, ça commence à se corser au niveau 50 mais après quelques heures je suis arrivée à faire tous les niveaux. Ma fille ado de 13 ans a réussi aisément jusqu’au niveau 35, la patience n’étant pas son fort, surtout à cet âge, elle a ensuite refermé le jeu. Mon autre fille de 11 ans, une fois les 10 premières cartes passées ça commençait déjà à se durcir grandement pour elle.

Marble Circuit est un jeu que vos enfants ressortiront de temps en temps par mauvais temps ou quand ils s’ennuient mais parfait ça fait travailler leurs méninges. Quant aux adultes, si vous êtes un peu joueur et aimez les casse-têtes, vous le ressortirez le soir, une fois les enfants couchés pour réussir ce challenge qui vous a tant posé problème la veille !

  • 2-3 billes supplémentaires n’auraient pas été du luxe;
  • Matière du support;
  • Format de la boite, on aurait pu faire plus condensé;
  • Côté design, je préfère l’édition Eureka ! La boite blanche fait plus classe mais c’est très personnel !

  • Le nombre de défis et les niveaux croissants;
  • La réglette pour maintenir les billes en haut;
  • Les pièces colorées et bien usinées;
  • La descente des billes toujours magique.

En résumé

Un très bon jeu de patience et de réflexion.

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