Carole & Tuesday, Morito Yamataka & Shin’ichirô Watanabe


Disponible depuis le 17 février, le manga Carole & Tuesday (édité par nobi-nobi!) est l’adaptation en manga de la série à succès du même nom.

Carole & Tuesday est un titre qui combine intelligemment amour de la musique, amitié… et science-fiction ! Il faut dire qu’au départ, Carole & Tuesday est un anime de Shin’ichirô Watanabe et du studio Bones (Cowboy Bebop).

Ça a été comme un miracle… Quelques minutes de miracle gravées à jamais dans l’histoire de Mars. Voici le récit de deux jeunes filles qui ont révolutionné les choses !
Dans un monde futuriste où la population a émigré vers la planète Mars, la culture est en grande partie créée par des intelligences artificielles dont la population est friande. C’est dans ce contexte policé que deux jeunes filles rêvant de devenir de vraies musiciennes se rencontrent : Carole, la débrouillarde vivant de petits boulots et Tuesday, l’héritière d’une famille aisée. Le parcours pour percer dans le monde de la musique sera long et compliqué, mais elles vont bouleverser le genre en y apportant beaucoup d’humanité.

On aime ♥

Les personnages de Carole et Tuesday, si différents et pourtant tellement complémentaires, sont attachants. On apprécie de vivre à leurs côtés, de les suivre dans l’aventure de cette passion commune qu’est la musique – même si ce n’est pas forcément évident de démarrer dans ce milieu. Graphiquement, les dessins de Morito Yamataka sont beaux : il retranscrit de manière fidèle ceux de l’anime (personnages et leurs expressions, décors) malgré quelques maladresses.

Carole & Tuesday est une série courte en 3 volumes qui reprend les 12 premiers épisodes de l’anime (la saison 1)*, le lectorat n’aura donc pas le temps de s’ennuyer. On imagine facilement que ce sera un peu « rapide » au niveau du scénario, mais pour le moment, ce premier volume se lit très agréablement et on ressent la complicité entre nos héroïnes. Son seul véritable défaut, finalement, est le manque de musique ! À lire de toute urgence 😉

Vous pouvez découvrir le premier chapitre sur le site de l’éditeur (il faut scroller un peu !).

*L’anime compte 24 épisodes, en 2 saisons, il est d’ailleurs disponible sur Netflix

Pour plus de chroniques manga, c’est par ici.

©Morito Yamataka 2019 ©BONES, Shinichiro Watanabe 2019

Ike No Koï


Dans l’étang de votre jardin japonais, vous devez réunir la plus belle collection de ces beaux poissons d’ornement : les carpes Koï.

De 2 à 5 jardiniers, à partir de 8 ans, comptez une vingtaine de minutes pour une partie d’Ike no koï.

Limpide comme un poisson dans l’eau

Dans Ike No Koï, il y a un défi commun et un défi personnel. Ils vous font gagner des lotus supplémentaires si vous validez les conditions requises en fin de partie.

Sur le principe d’un stop et encore, à tour de rôle, piochez des cartes étang : 2 au minimum et 4 au maximum. Vous vous arrêtez quand vous le souhaitez.

Trois cas de figures peuvent se présenter :

  • Une carte révélée est identique à une précédente carte du même tirage. Votre tour se termine immédiatement et déclenche un partage : En commençant par le joueur à votre gauche, chacun prend une carte de son choix parmi celles que vous avez retourné jusqu’à ce que toutes les cartes aient été attribuées. Si le tour de jeu vient jusqu’à vous, prenez aussi une carte.
    Si les deux premières cartes piochées sont identiques, votre tour se termine mais vous pouvez les conserver et les placer autour de votre ponton;
  • Vous décidez de vous arrêter (cela signifie que toutes les cartes sont différentes), vous les remportez et pouvez les placer autour de votre ponton;
  • Vous avez révélé 4 cartes différentes, votre tour s’arrête et vous pouvez imposer un échange à un autre joueur. Choisissez une carte Koï du ponton d’un adversaire et donnez-lui en échange deux cartes Koï issues de votre ponton.

Parmi les différentes cartes, vous avez des cartes dites jardin. Ces cartes ont des capacités spéciales, il en existe de 4 types :

  • Le pont se place entre 2 zones adjacentes de votre ponton et vous protège des échanges. Vos adversaires ne pourront pas choisir des cartes Koï dans ces 2 zones;
  • La fleur de Lotus vous permet de consulter secrètement les 2 prochaines cartes de la pioche et les reposer dans l’ordre que vous souhaitez;
  • La lanterne vous permet de regarder les 3 cartes qui ont été écartées du jeu en début de partie. Si vous possédez 2 lanternes en fin de partie vous gagnez ces cartes et les positionnez autour de votre ponton;
  • La carte Bambou se joue comme un joker Koï. Posez-le autour de votre ponton où vous voulez et comptez-le maintenant comme une carte Koï de cette variété.

Le jeu se termine quand il n’y a plus de cartes. Attribuez chaque lotus d’honneur au joueur qui possède autour de son ponton le plus de cartes Koï de la variété considérée. Le joueur ayant le plus de fleurs de lotus remporte la partie.

Mon avis

Un mélange de stop et encore et de collections de cartes jolies et épurées.

La configuration à 2 joueurs est moins intéressante, dans le sens où posséder les 2 cartes lanternes procure un avantage énorme et l’échange n’a pas grand intérêt. 3-4 joueurs est pour moi, le nombre idéal pour profiter pleinement de ce jeu.

Comme tous les stop et encore, il y a forcément une grande partie aléatoire mais ce qui en fait un jeu familial, pas prise de tête, simple et rapide.

Les défis peuvent vraiment inverser les tendances au niveau des points de fin de partie. Dommage si vous tombez sur un défi personnel qui est l’opposé du défi collectif (Eh oui, ça m’est arrivé !)

Le partage permet de faire interagir les joueurs sans que la partie révélation des cartes paraisse trop longue.

Le thème asiatique est très prisé sur ces dernières années dans le monde ludique. Il fonctionne bien et attire toujours autant. Il est souvent conjointement lié à des illustrations fines, travaillées et colorées. C’est ce qui m’a attiré, là encore, dans Ike No Koï.

  • le côté aléatoire, dû au tirage de cartes;
  • la configuration 2 joueurs, moins challengé et plus d’inégalité;
  • l’action Echange ne me parait pas très avantageuse;
  • les pictogrammes pas très explicites.

  • illustrations magnifiques;
  • matériel sympathique;
  • les défis augmentent la rejouabilité;
  • le petit format de la boîte, toujours pratique.

En résumé

Un bon jeu de début de soirée en famille ou entre amis.

Folklords, Matt Kindt & Smith

Folklords de Matt Kindt & Matt Smith est sorti début février. Présenté comme un savant mélange entre Fables, Le Seigneur des Anneaux ou encore Narnia, ce comics édité par Delcourt** a tout de suite suscité mon intérêt !

Dans un monde de magie et de monstres, Ansel est un outsider hanté par des visions de costumes bien repassés et de technologie moderne. Quand vient le temps pour lui de démarrer sa quête, Ansel brave l’interdit et décide de rechercher des personnages légendaires : les « Folklords ». Il veut aller jusqu’au bout car il espère qu’ils pourront expliquer ses visions…

« Le but des quêtes est de s’accomplir »

Ansel, notre jeune héros, quitte le village pour trouver les maîtres-peuples, ces « folklords » dont personne n’est censé parler… mais il est loin de se douter de ce qui l’attend dans sa quête ! Une découverte de son monde, et de lui-même, l’attends au tournant.

Ce premier tome de Folklords, mélange savamment dans son récit de fantasy médiévale : quêtes, amour, trahisons… trolls et elfes ! Rempli de clins d’yeux aux contes et légendes (qui sont ici plus qu’une simple inspiration), Matt Kindt semble s’amuser en détournant les codes de ces contes et les revisite avec humour.

Matt Kindt, au scénario donc, est accompagné par Matt Smith au dessin. Son trait est agréable, les personnages particulièrement expressifs malgré des dessins qui peuvent paraître simples. La colorisation est gérée de manière efficace par Chris O’Halloran.

Le premier volume de Folklords est intriguant, inventif, plutôt rythmé et plein de rebondissements ! On s’attache doucement au héros et à ses camarades de voyage, dont on sait finalement peu de choses. Le développement des personnages est effectivement un peu limité, avec un scénario un peu trop brouillon et rapide sur la fin. Difficile de savoir où va vraiment le récit avant ce tournant fatidique un peu poussif. Mais le concept est là, prometteur, et ma curiosité est piquée !

Pour lire l’extrait en ligne sur le site des éditions Delcourt, cliquez-moi. Et c’est par ici pour découvrir d’autres de mes chroniques

** Boom! Studios aux États-Unis

Sans Expérience, Mayu Minase


Intriguée par Sans Expérience de Mayu Minase, j’ai achevé ma lecture du premier volume… mitigé. On suit la vie à deux d’un homme et d’une jeune femme, tout deux ignorant de l’amour. Après un mariage décidé subitement, le couple emménage ensemble ! Le premier volume est disponible depuis mi février chez Delcourt-Tonkam.

Le sérieux et naïf Kiyoshi Sumioka n’aurait jamais cru tomber amoureux ! C’était sans compter sur sa rencontre avec Sumi, employée dans un restaurant de bentô… Un soir alors que Kiyoshi s’est blessé en aidant une vieille dame, Sumi se précipite pour le soigner. Devant tant de gentillesse, il se retrouver à lui dire : « ÉPOUSE-MOI S’IL TE PLAÎT. »

Si on avait un doute sur la classification en seinen, on comprends à quelques pages du début de la lecture pourquoi… Au Japon, Sans Expérience est en cours de parution, et 4 tomes sont déjà sortis.

Les premiers chapitres vont très vite : présentation des personnages, rencontre « coup de foudre » (pour Kiyoshi en tout cas) et… mariage ! Mayu Minase joue avec son lectorat, entre moments comiques et gênants. La bienveillance des personnages secondaires est touchante. Les grands-parents et les anciennes caramades de Sumi, par exemple. Même l’ami et collègue de Kiyoshi, derrière ses blagues salaces, ne veut que le bonheur de celui-ci. Malheureusement, ça n’empêche pas ces moments de gêne dus à leurs inexpériences réciproques.

Le dessin, quand à lui, est efficace et tout en rondeur (que ce soit pour Kiyoshi ou pour les formes de femmes). Le manga offre également quelques pages en couleurs agréables.

OUI OU NON ?

Sans Expérience n’est clairement pas fait pour tout le monde, entre la différence d’âge des protagonistes (lui a 26 ans, elle 18 quand ils se marient – mais la proposition en mariage survient alors qu’elle est en 2e année de lycée). Les quiproquos sont nombreux, et contribuent à ces sentiments mitigés qu’on ressent au sortir de la lecture de ce premier volume. Pourtant, les personnages de Kiyoshi et Sumi sont attachants, et souvent mignons ensemble.

Les prochains tomes seront déterminants : est-ce qu’on découvrira plus en profondeur le côté mignon du couple, avec le développement d’une relation saine… ou pas ? La fin du premier volume augure quasiment un viol conjugal, ce qui laisse vraiment les choses en suspend au pire moment !

Un extrait est disponible sur le site de l’éditeur.
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Interview – Kathy & Matthieu de Lizzard


Bonjour à tous ! Activité réduite au niveau musical, c’est un fait… mais néanmoins pas arrêtée ! On profite de la sortie du nouvel album de Lizzard pour discuter un petit peu avec eux ! Bonne lecture !

 

Maximilien : Est-ce que vous pouvez commencer par vous présenter et votre rôle au sein du groupe

Kathy : Moi c’est Kathy, et je suis à la batterie !

Mathieu: : Moi je m’occupe du chant et de la guitare, et on a aussi William à la basse qui n’est pas avec nous !

Maximilien : Pourquoi ce nom, Lizzard, avec deux Z ?

Mathieu: : C’est arrivé par hasard, ça fait 15 ans qu’on fait de la musique et on cherchait un nom qui faisait un peu rapide, vif d’esprit et cool… Puis Kathy est arrivé un jour en proposant « Lizard »… Le deuxième Z, c’était histoire de ne pas faire comme tout le monde *rires*

Maximilien : Le dernier album date d’il y a 3 ans, mais vous sortez aujourd’hui, 19 février 2021, « Eroded »

Mathieu: : Alors pour ceux qui ne nous connaissent pas, on a pas mis 3 ans à faire cette merde déjà. On a fait une tournée de 2 ans non stop avec plein de super groupes dans le monde entier. On a composé cet album en 9 mois à peu près. On a fini l’enregistrement en novembre 2019 à peu près, puis après… il y a eu 2020 *rires*

Max: Votre dernier album en date, c’était « Shift » en 2018, on imagine que vous avez pas mal travaillé pour sortir un nouvel album trois ans plus tard !

Mathieu: Attends, il faut que je te corrige un peu, sinon tout le monde va  être persuadé qu’on a mis 3 ans à faire ce nouvel album *rires*. On a tourné pendant 2 ans partout dans le monde et avec plein de groupes incroyables ! Une fois rentré, il a fallu qu’on se mette à composer, donc ça nous a mis 9 mois pour cet proposer cet album. On l’a terminé… en novembre 2019 en réalité. Donc cet album, il est finidepuis un moment, mais on a eu l’année 2020 qui arrivait et tout le monde connaît l’année 2020…

Du coup entre temps, il a fallu qu’on s’en occupe, que ce soit au niveau du label ,de la promotion, des artworks et bien plus encore, et là c’est enfin officiel, il sort aujourd’hui ! En fait, il s’est passé beaucoup de choses pour en arriver jusque là… Pas beaucoup pour les fans, mais pour nous c’était vraiment une incroyable aventure !

Max: Vous avez donc tout fait de A à Z de vous même ?

Mathieu: Oui, on est allé enregistrer l’album en Allemagne. On a eu beaucoup de chance là dessus, car on savait exactement ce qu’on voulait, et les gens avec qui ont a travaillé savaient aussi ce qu’on voulait. On a de la chance de travailler avec des gens avec qui on se fait confiance mutuellement. On sait qu’on peut leur parler et leur dire beaucoup de choses si cela ne convient pas et vraiment pousser la réflexion. Que ce soit pour les sons, pour la promo, pour les labels, on travaille main dans la main avec du monde. On a jamais personne qui travaille pour nous, mais toujours des gens qui travaillent avec nous, c’est une vraie collaboration, donc ça peut prendre du temps, mais au final tout le monde est super content.

Max: Oui, il n’y a jamais trop ou pas assez de temps, il faut juste le temps qu’il faut pour faire les choses !

Mathieu: On est d’accord.

Max: D’ailleurs, pour revenir sur « Eroded », l’album a une pochette plutôt mystérieuse. Il n’y a pas de nom du groupe, pas le nom de l’album c’est juste un visuel. Pourquoi et comment vous en êtes arrivés à proposer cela ?

Kathy: C’est un ami à nous, Michael André,  qui a fait cette pochette. On a bossé avec lui parcequ’il est vraiment spontané, tout comme notre musique et du coup il a vraiment cerner le grain et l’ambiance du truc. On a fait un truc complètement abstrait, et il a écouté l’album juste une fois puis s’est lancé directement à la réalisation, et la première écoute lui a inspiré ce tableau il a pas ce tableau direct quoi. Nous on a kiffé.

Mathieu: C’était un ami à la base, ça fait longtemps qu’on se connaît et voilà, il a écouté l’album. Tout le monde l’a trouvé classe parce que tous les morceaux sont représentés là-dedans. Alors si tu prends le visuel comme ça forcément c’est peut être pas aussi évident, mais par contre si on s’amuse à gratter un peu, on retrouve vraiment tout !

Max: Comment est-ce que vous fonctionnez quand vous écrivez un album $et comment trouvez vous votre thématique ?

Kathy: Mathieu commence avec des riffs de guitare et du chant, puis on est toujours tout le temps ensemble ensuite pour composer autour. On a on a souvent un thème qui se dessine assez vite, et à partir de ce thème, on a une vision de la couleur générale de l’album, puis on se laisse guider par la zik tout simplement. En tout cas on a toujours cette histoire de couleur et de grain pour chaque album.

Mathieu: On est vraiment très spontanés sur la création. On a des piles et des piles d’idées qui se mélangent parfois quand on les partage tous ensemble, mais dès qu’on se faire le tri tout ça, il y a vraiment pire que c’est pas calculé, c’est une suite d’accords logiques qui font que ça marche ou que ça marche pas. Donc les morceaux comme ça donc il y a pas de calcul. Tu vois ce que je veux dire, il y a pas de il y a pas de côté genre ça va faire comme ça comme ça c’est vraiment c’est comme ça qu’on s’exprime quoi. C’est vraiment un moyen d’expression pour nous.

Max: Du coup, tu parlais d’une thématique dans « Eroded ». Si on le traduit littéralement ça donne quelque chose qui s’affaiblit alors que moi, j’ai l’impression que c’est tout l’inverse et de l’album pour encore plus d’ampleur la musique encore plus plus importantes

Mathieu: De la vraie traduction littérale, c’est quoi « Eroded », c’est l’érosion, quelque chose qui se désagrège. On parle de ça, mais sous toutes ses formes en fait.

Kathy: C’est quelque chose qui se dégrade mais  réveler autre chose en dessous qui est peut être plus beau et plus grandiose ! Il y a toujours quelque chose de des pas forcément beau et agréable mais ça laisse aussi une place à la beauté à la lumière. Il y a toujours ce contraste. En fait, le thème peut paraître assez assez sombre mais en même temps ça révèle autre chose…

Mathieu: On attend beaucoup de choses de notre musique en fait. C’est-à -dire que on essaie d’en sortir quelque chose, artistiquement parlant. On veut que ça nous apporte quelque chose à nous aussi en fait, on veut en sortir grandi de cette expérience, donc au final c’est expérience qui nous tire vers le haut. Au final on veut toujours en sortir quelque chose de positif de cette histoire. On est peut être pas très conventionnel là dessus et comme d’autres groupes de metal à vouloir déterrer les morts tous les matins et bouffer du sang. On joue avec passion, et je pense que quand on rentre dans notre musique, et je suis d’accord pour dire qu’elle n’est pas forcément simple d’accès, et qu’on en comprend le fond, c’est pas « si » dark. On est moins doom que gloom en fait. *rires*

Max : Du coup, vous avez déjà d’autres idées pour de futures thématiques, et donc albums ?

Mathieu: Ah mais complètement, on est même déjà dessus pour être honnête, mais il est trop tôt pour en parler. On a fini « Eroded » en 2019, donc on a eu le temps en 2020 et pendant le confinement de déjà avancer sur la suite !

Max: Dans « Eroded », on parle de choses qui se sont dégradés, mais qui peut y avoir quelque chose d’encore plus beau derrière… C’est un peu ce que vous pensez quand on repense à cette année 2020 catastrophique et qu’on peut espérer le meilleur pour 2021 ?

Kathy: ça dépend donc ça pour moi, c’est encore une fois l’image de voilà ,  il y a quelque chose d’un peu chiant qui se passe mais il y a quand même du positif à en sortir. Du coup, on pourra peut-être pas tourner du tout… ou alors dans le salon quoi. *rires* Donc du coup on va voir ce qui se passe. On va prendre les choses comme elles viennent parce que là on peut pas faire de plans donc c’est un peu c’est un peu pourri quoi.

Max : Vous avez fait quoi vous du coup pendant le confinement ? Vous l’avez mal vécu ?

Mathieu: Pas vraiment d’un point de vue personnel, il faut dire très privilégié parce qu’en plus on vit à la campagne. Donc voilà quand on a appris qu’il fallait plus sortir de chez soi, c’était comme la vie de tous les jours pour nous quoi…

Kathy: on évite les gens, c’est comme d’habitude. *rires*

Mathieu: On était très privilégiés pour le coup, on en a profité pour s’occuper de notre maison, s’occuper de nous… On s’est rendu compte qu’on n’en avait pas assez profité depuis qu’on bosse donc on a repris conscience en fait de là où est, où on vit, on a lâché un peu la route et ça nous a fait un choc au début, c’est vrai qu’on a ça ici, je m’en suis pas servi depuis que je bosse. Au final ça fait un choc au début, mais au final on s’est rendu compte qu’en vivant de notre passion on vivait comme des fous, et ça me rend triste pour ceux qui vivent sans passion, cette période devait être encore plus dure !

Max: Ok lorsque merci beaucoup à tous les deux pour votre temps. Je vais juste finir avec nos traditionnelles questions 404 autour de la culture pop ! Est-ce que vous auriez un film de référence ?

Kathy: Le premier Matrix, ou alors Fight Club.

Mathieu: Je vais te sortir un truc que j’ai vu récemment en fait que j’ai beaucoup aimé c’était  » The Flowers Of War ». J’ai pris une énorme tarte à tous les niveaux. C’est l’histoire d’un faux prêtre qui finit dans une église pour protéger des prostituées chinoises… Vraiment top !

Max: Et un jeu vidéo peut-être ?

Mathieu:  Mass Effect mais c’est fait comment la série mass Effect mais que jusqu’au 3e, j’ai pas fait le dernier.

Kathy : Moi c’est plutôt Tekken !

Mathieu: Je l’ai sur Xbox 360, et à chaque fois que je veux jouer, je sais pas quoi faire, bah j’y retourne encore. Je le connais par coeur pourtant… Je trouve ça magique, les mecs qui arrivent à faire un mélange entre tout ça et qui créé vraiment une oeuvre artistique, c’est incroyable.

Max: Vous aimeriez faire la musique d’un jeu vidéo alors ?

Mathieu: Si il y a un plan comme ça, on serait tellement chaud.

Max: Ok, je prends note on sait jamais… Merci à vous pour votre temps !

Twin Mirror – spoilers

Bonjour/Bonsoir ! Dontnod a créé la saga de ma vie : Life is Strange. Je vous donc un amour incommensurable pour ce studio, et pourtant.. J’ai été déçue comme jaja par Twin Mirror que j’attendais avec impatience. Déjà car le jeu est très court : environ 5heures et aussi car il ne m’a laissé aucun souvenir fort. L’histoire est cousue de fil blanc, seule la présence du double est intéressante mais sous-exploitée. Je pense que le jeu aurait gagné à s’étendre dans le temps pour développer les relations.

 

  • C’est joli et il y a une variété dans les corps Quand on regarde le travail des textures dans le premier opus de Life is strange ce n’est pas très beau, ainsi dans Twin Mirors il y a eu un véritable travail de lumière et dans la création du Mind palace qui vaut le coup d’œil. Jusque là les corps de Dontnod étaient assez sociétal : minces et beaux (sauf pour Alicia dans LIS mais c’est une seule PNJ), ici on retrouve une variété dans les carnations avec une femme noire en personnage secondaire important, une petite fille non genrée par ses vêtements et des corps aux formes variées.

 

  • Le principe du palais mental est intéressant – Le palais mental est une forme d’organisation de ses pensées et souvenirs. Chaque personne en a une représentation différente, si je prends l’exemple de l’excellente série Sherlock – ce dernier visualise les mots comme une recherche internet, une de ses ennemis lui vois une salle des archives etc.. Ici Sam visualise un chemin qui part dans le ciel avec un souvenir représenté à chaque nuage. Lors de ses réflexions, des hypothèses se matérialisent, ces projections sont en forme de prisme bleu polaire. Mais ce palais peut aussi se transformer en labyrinthe avec ses craintes – qui n’est pas sans rappeler la scène des dortoirs quand Max cauchemarde.

 

  • Les personnages peu attachants – Nous incarnons donc Sam qui est un peu un le cliché du mâle cis blanc hétéro. Peu d’empathie (aucune réaction ou presque quand il retrouve son ancien collègue mort), peu de considération pour les personnes qui l’entourent, très concentré sur lui. C’est une personne qui n’a rien d’extraordinaire dans sa personnalité, son double a bien plus de caractère. Globalement les autres personnages ne sont pas assez développés pour qu’on s’y attache, et j’ai presque envie de dire que leur physique réaliste ne les distinguent pas des autres PNJ des jeux sur le marché, du coup ils passent à la trappe.
    Nobody cares about you Sam !
  • Un gameplay foireux – Je suis une noob ok, mais une noob qui a fait les 2 The last of us. Donc courir et esquiver je connais un peu les bails (t’as vu ? pardon je n’ai plus 15 ans). Alors quand on me dis de courir je cours mais quand les joysticks ne répondent pas forcément on se plante. Vraiment Dontnod ne faites pas de jeux d’action, vous ne savez pas faire. De plus, il faut parfois chercher des indices, c’est extrêmement mal fait ! Pas d’indication sur le nombre d’indices à trouver, ou de répertoire pour observer ceux récoltés. Le fait de devoir être dans un certain angle pour interagir avec les indices c’est si pénible..
    Regarder la vidéo liée à l’image à partir de 3:18 pour comprendre
  • Des conséquences peu visibles – Trop souvent, peu importe la réponse choisie lors d’un dialogue, la personne en face va quasiment répondre la même chose. Ou bien si vous avez été désagréable ou agréable avec un PNJ cela ne changera rien à son comportement quand vous lea reverrez. Les conséquences visibles sont surtout celles au moment de la scène finale et un peu avant lors du choix par rapport à votre double. C’est dommage. 

Clash of Deck – La gestion de main stratégique


L’auteur de Clash of Deck, Léandre Proust, nous a proposé durant l’année 2020 un concept de jeu novateur. En effet, pour seulement 3€ vous pouviez acheter un jeu avec des extensions autonomes chaque mois. Pour 2021, Clash of Deck revient au travers d’une campagne de financement participatif pour exister dans un format plus traditionnel.

Une conception minimaliste…

Un prix de 3€ pour un jeu, cela peut paraître étonnant et pourtant c’était le concept adopté pour Clash of Deck. Evidemment à ce prix là il ne faut pas s’attendre à manipuler des ressources en métal ou de magnifiques figurines. Ici tout va à l’essentiel. Pas de boîte de jeu mais des cartes à découper et la règle du jeu. Ainsi vous aviez un jeu de 20 cartes sans aucun superflu. À une époque où la recherche d’une efficacité écologique est prônée par tous, cette démarche est tout de même à souligner. Cependant avec seulement 20 cartes, il est normal de s’interroger sur la pertinence du jeu proposé.

…Dans un vrai jeu stratégique

Dans Clash of Deck, vous incarnez un seigneur-sorcier d’un territoire composé de centaines d’îles reliées par des ponts. Votre objectif sera de passer par ces ponts pour prendre le contrôle de l’île de votre adversaire. Pour cela, vous utiliserez les créatures de votre main pour attaquer le château fort adverse. Château qui sera placé face tour de guet visible pour vous tout à gauche de votre main. À votre tour de jeu, vous ne pourrez invoquer que des créatures présentes parmi les 4 les plus à gauche dans votre main. Chaque créature nécessite un certain nombre de mana pour être invoquée et dispose de capacité. Le mana dont vous disposez est le nombre de cartes que vous avez en main au début de votre tour. Autrement dit, plus vous invoquez de créature, plus vous êtes puissant. Cependant votre puissance diminuera votre quantité de mana pour les tours suivants. Après avoir invoqué vos créatures, vient ensuite la phase d’assaut dans laquelle vous allez attaquer les créatures de votre adversaire.

Fin de partie

Si votre adversaire n’a plus de créature, vous attaquez alors directement sa tour de guet dans un premier temps. Pour chaque point de dégât que vous infligez à votre adversaire, celui-ci décale sa carte tour de guet d’autant de cartes vers la droite de sa main. Une fois la tour de guet arrivée à droite de sa main, votre adversaire la retourne pour avoir la face château fort visible puis replace cette carte à gauche de sa main. Si le château fort arrive tout à droite de la main de votre adversaire, vous remportez alors la partie.

Avis

Malgré un visuel et un contenu au premier abord simpliste, Clash of Deck est riche d’un aspect stratégique omniprésent. La gestion de la puissance de votre armée par rapport à la quantité de mana/point de vie que vous possédez est un paramètre de tension omniprésent pour remporter la victoire.

 

  • Une conception qui peut paraître trop minimaliste
  • Le concept (pour le jeu original) de jeu à découper avant de pouvoir y jouer peut rebuter certains joueurs
  • Une rejouabilité limitée avec un seul exemplaire de 20 cartes
  • Des cartes trop petites (pour le jeu original) pour les grandes mains

 

 

 

  • Une interaction omniprésente entre les joueurs
  • Un contenu renouvelé et étendu grâce aux extensions autonomes existantes
  • Des règles simple pour un accès facile au jeu
  • Une gestion puissance/point de vie intelligente au cœur de la stratégie

 

 

En résumé

Si vous aimez les jeux d’affrontement en duel avec une part importante de stratégie grâces aux compétences de vos créatures alors Clash of Deck est fait pour vous.

Que nous réserve la campagne Kickstarter ?

Grâce à la campagne de financement participatif qui a lieu du 23 mars 2021 au 15 avril 2021, vous pouvez obtenir le jeu de base qui propose un mode duel et un mode solo. Vous obtiendrez un jeu avec des cartes au format et à la fabrication classique. Rien à découper il n’y aura plus qu’à jouer à la réception. Mais ce n’est pas la seule particularité de cette campagne. Par le biais de celle-ci, vous ne participerez à la conception de votre jeu en ne payant que le frais de port. En effet, l’auteur de Clash of Deck propose une campagne « gratuite » et vise plutôt a réunir une communauté de joueur avant d’étoffer son jeu. Pour cela, vous n’aurez qu’à participer à hauteur de 2€ pour les frais de port. L’objectif est donc d’obtenir 2000 participants pour cette campagne. Donner vie à ce jeu au travers de cette campagne c’est également donner l’espoir de voir de nouvelles cartes arrivées ainsi que de nouveaux mode et peut être également du matériel supplémentaire dans de futures campagnes.

 

Si le projet vous intéresse vous pouvez allez y jeter un oeil ou le soutenir en cliquant sur ce lien

 

Si vous avez besoin d’essayer pour vous faire une idée avant de vous engager, vous trouverez un formulaire pour recevoir un kit de démo à imprimer sur ce lien ou alors un module Tabletop Simulator à ce lien

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