Kingdom Hearts 3

Kingdom Hearts 3, testé sur  Xbox One :

Bonjour, je me présente je suis Oglo, un nouveau dans l’équipe de Error 404. Aujourd’hui pour mon premier article, je m’attaque à un monstre du jeu vidéo : Kingdom Hearts 3, des studios Square Enix, sorti en janvier 2019.

Tout d’abord remettons les choses dans leur contexte. Kingdom Hearts est un J-RPG (jeu de rôle aux allures d’anime japonais). Il prend place dans un univers où les personnages de Disney sont présents.
Ce mélange audacieux a valu à cette licence un énorme succès lors de la sortie de ses deux premiers volets. Le premier sort en 2002 et le second en 2005. Il aura fallut attendre 14 ans pour voir apparaitre le troisième volet (même si entre temps des jeux annexe sont sortis, apportant tout de même du contenu).

N’ayant jamais fait aucun opus de la saga, j’ai pris le risque de commencer par le 3. J’ai tout de même regardé quelques vidéos explicatives en amont pour ne pas être trop perdu. Le jeu propose quant à lui des petites cinématiques récapitulatives. Ceci dans le but de se rafraichir la mémoire pour certains, et d’apprendre des informations importantes pour d’autres. (par exemple le passé de notre héros : Sora)

Sora dans le monde  » Le Coffre à Jouets « 

L’univers

Les mondes de Disney dans un jeu d’action japonais ? C’est un grand OUI !

Les personnages sont parfaitement représentés, les traits de caractères respectés, l’humour judicieusement utilisé.
On retrouve beaucoup de musiques de l’univers (originale ou revisitée), on peut donc dire que l’immersion est totale. Pour un fan de Disney tel que moi, affronter des ennemies avec Donald Duck, Woody ou encore Hercule (pour n’en citer que trois) procure un plaisir fou.

Mais attention, qui dit Disney ne veut pas forcément dire immature. Car oui au premier abord, avec ses allures cartoonesques et ses personnages de films pour enfants, on peut imaginer une intrigue juvénile. Et bien pas du tout. L’histoire met en scène de nombreux personnages (et pas seulement venant des films Disney). Tous sont liés les uns aux autres par des relations très riches et complexes. Par moment on se croirai dans Games Of Thrones tant les interactions entre les protagonistes sont élaborées. Car en effet, les personnages inventés par le studio sont tous très bien mis en scène. Avec pour chacun, une histoire, un caractère, des forces ainsi que des faiblesses propres.
Qu’on les découvre ou qu’on les retrouve, ils se fondent parfaitement dans cet écosystème varié.
On y retrouve aussi de nombreux messages en lien avec des problématiques très matures, comme le sacrifice, la perte, la solitude… Bien évidement à côté de ça le jeu met en avant l’amitié, l’entre aide et le dépassement de soi.

Sora qui utilise son attaque spéciale  » Le marteau fusée « 

Le Gameplay

Du classique : simple mais efficace 

On peut jongler entre plusieurs armes, pièces d’équipements, capacités ou sorts différents, pour créer une façon d’évoluer propre à sa façon de jouer. Le tout sans être un casse-tête en termes de personnalisation des compétences de son équipe.

La prise en main se fait assez facilement et devient vite satisfaisante quand les combos sont maitrisés. Les combats sont dynamiques et le jeu se permet même de rajouter des nouvelles mécaniques au fur et à mesure de la progression. Apportant régulièrement des phases nouvelles et rafraîchissantes.
Mentions spéciales pour certains affrontements de boss qui sont dignes de films d’actions hollywoodiens. Leur mise en scène peuvent être spectaculaire. J’ai noté un seul léger bémol(qui ne diminue pas la qualité du jeu). Le fait que l’on rencontre beaucoup de cinématiques, coupant parfois le rythme du jeu. Il arrive que plusieurs combats à la suite soient entrecoupés de pauses narratives, pouvant interrompre le joueur dans son élan. Bien entendu on peut comprendre cela par le fait que le jeu est avant tout une histoire racontée avec le joueur comme héros principale.

Si la difficulté vous intéresse : je l’ai fait en niveau « normal » et le jeu n’est pas compliqué sans être non plus vide de défis. Il existe aujourd’hui un mode « critique » qui quant à lui offre une expérience beaucoup plus difficile pour les fans d’adversité.

Pour finir 

Techniquement le jeu est très beau et fluide. Un plaisir pour les yeux et les oreilles.
Cette œuvre m’a totalement ravie. J’ai passé un agréable moment à découvrir cette licence au combien réputée. Je ne me suis pas ennuyé durant mon aventure (comptez environ une trentaine d’heures pour finir l’intrigue principale en difficulté normal) et j’ai même envie de découvrir les précédents volets de la saga.
En plus on trouve une certaine modernité dans cet opus. Par exemple la musique d’introduction est une collaboration entre l’artiste Skrillex et Utada Hikaru pour la chanson « Face My Fears ».
Un détail qui apporte encore de bonnes sensations à cette œuvre.
Si vous êtes passé à côté n’hésitez pas à le découvrir par vous même.

Ps : les images sont des screenshots tirées de mon aventure personnelle dans le jeu

Nos amis Sora et Dingo qui prennent un selfie à Arendelle

Sea of solitude


 

Bonjour/Bonsoir ! Sea of solitude (La mer de solitude) est un jeu indépendant sorti l’année dernière et imaginée par une conceptrice : Cornelia Geppert (qui travaille d’ailleurs  sur un autre jeu en ce moment même !) ! Je me plaignais du manque de femmes dans le milieu du Jeu Vidéo dans cet article. Quelle n’a pas été ma surprise au lancement du jeu de voir qui l’avait développé !
Sea of solitude est un petit jeu (environ 3/4 heures) avec un visuel aussi fort que les thèmes abordés. Accessible à tous les niveaux (publics avertis sur les thèmes abordés).

 

  • Des thèmes forts abordés Vous l’aurez compris dans son titre, Sea of Solitude parle de solitude, de dépression. D’une jeune femme qui, perdue dans l’océan de la vie, va affronter ses démons pour remonter à la surface.
  • Dialogues, compréhension, diversion, analyse, écoute de soi, sont des éléments nécessaires pour s’en sortir. Attention, les conseils donnés ne sont pas forcément à vous appliquer si vous êtes sujet à la dépression, comme le souligne la créatrice au début du jeu.
  • Cependant ce ne sont pas les seuls thèmes abordés. Le harcèlement scolaire, la bipolarité, l’aveuglement amoureux, le manque d’écoute, le syndrome de l’infirmière, le besoin de temps pour soit, la question des enfants… Ces différents éléments sont abordés, non pas par notre protagoniste, mais par son entourage : ses parents, son petit frère, son amoureux.
  • C’est un voyage parfois heureux, parfois douloureux, qui est mis en scène à travers des souvenirs, des prises de consciences.

 

  • Tout est dans la couleur et son absence Au premier abord, Sea of solitude est un jeu très coloré. Ne nous y trompons pas la couleur est présente et a toute son importance.
  • Les visuels sont simples, efficaces la palette de couleurs utilisées étant dans les tons d’une île paradisiaque. Ils représentent l’objectif à atteindre, le soleil, la bonne humeur,… Pour contraster avec ceux de la dépression : noir, gris, des yeux rouges (dus aux pleurs) et la pluie. Un code couleur simple, efficace sans être trop sombre pour que la personne derrière la manette ne tombe pas elle-même en dépression.

  • Un  gameplay qui manque un peu d’explications  Certains jeux se passent d’explications, tout est assez instinctif (What reminds of Edith Finch). Sea of solitude donne quelques indications sous forme de tutoriels simples mais parfois une aide aurait été la bienvenue. Dans le chapitre sur le harcèlement c’est le tâtonnement total pour vaincre ses adversaires. On notera aussi la caméra parfois maladroite avec des angles inattendus empêchant de se déplacer correctement. Cela étant, le jeu est très bien développé et je titille.

PS : vous remarquerez que les initiales du jeu font SOS ? Coïncidence ? Je ne crois pas…

 

Le Renard et le petit Tanuki, Mi Tagawa


Rien qu’à sa couverture, je savais que j’aurai envie de lire Le Renard et le Petit Tanuki de Mi Tagawa, publié chez Ki-oon. La lecture de l’extrait laissait présager d’un titre attendrissant à souhait – et c’est le cas ! Je ne regrette absolument pas mon achat.

Senzo était un renard puissant, craint de tous. Les dieux ont décidé de le punir, et ils l’ont plongé dans un profond sommeil… 300 ans plus tard, la déesse du Soleil le laisse reprendre le cours de sa vie, mais seulement s’il accepte de prendre soin d’un petit tanuki ! Abandonné par sa famille, celui-ci a bien du mal à contrôler ses pouvoirs.

Folklore et métamorphes

La mangaka de Père & fils (série également disponible chez Ki-oon) explore à nouveau le lien familial sous forme d’un duo craquant. Mal assortis, ces métamorphes devront apprendre à vivre ensemble et à porter assistance aux autres. Senzo le noir refuse d’abord de se plier aux exigences de la déesse, mais il est vite contraint d’obéir sous peine de ressentir de violentes douleurs. L’association de personnages diamétralement opposés n’est pas une nouveauté scénaristique mais le trait de Mi Tagawa est harmonieux et apporte un plus indéniable à la lecture de la série.

Senzo, le renard agressif et bourru, et Manpachi, adorable et maladroit, sauront charmer les lecteur·rice·s. La mise en scène est simple (mais pas simpliste) et dynamique. Malgré les touches douces-amères apportées, entre autres, par les souvenirs difficiles de Manpachi et par le thème de l’abandon abordé de manière récurrente, on sort de cette lecture avec un sentiment de bien-être.

Un manga pour tous

Le Renard et le Petit Tanuki est sorti sous le label Kizuna ; c’est un titre qui pourra plaire aux lecteur·rice·s de tout âge. Entre humour, émotions et quelques passages où l’action est savamment dosée, ce premier tome offre un agréable moment de lecture. Mention spéciale au duo Tachibana et Mikumo ! Ils apportent une touche d’humour supplémentaire grâce à leurs déconvenues canines (ou humaines, lorsqu’ils sont transformés). Le Renard et le Petit Tanuki est également une excellente façon de découvrir le folklore japonais pour les néophytes.

Le seul bémol serait la présence d’événements assez convenus. On choisit donc le manga surtout pour son ambiance et les dessins de l’autrice. La série compte actuellement 3 volumes au Japon, et on ne peut qu’espérer que le scénario prenne du galon. Pour ma part, je suis curieuse de voir l’évolution de ces personnages au relationnel tumultueux.

Pour visionner le trailer, c’est par ici ! Le premier tome est disponible depuis le 5 novembre : pensez à soutenir vos libraires préférés grâce à la livraison à 0,01 cts ou au click & collect !
Pour lire ma précédente chronique sur un titre bourré d’humour et d’action : c’est par ici.

© Mi Tagawa / MAG Garden

Animal Crossing New Horizons : Mise à jour hivernale


La fin de l’automne s’approche doucement, le temps se rafraîchit et voici déjà la nouvelle mise à jour d’Animal Crossing New Horizons ! 

Disponible à partir du 19 novembre, elle nous introduit au début de l’hiver et aux fêtes.

 

Nous pourrons donc célébrer la journée de la dinde (Thanksgiving) le 26 novembre en présence du grand Chef Dindou le dindon. Il nous concoctera de délicieux petits plats avec notre participation. En effet, il semblerait que comme dans les précédents opus, nous ayons à lui apporter les ingrédients nécessaires à la confection d’un savoureux repas.

Le 24 décembre nous célébrerons le jour des jouets (Noël) en aidant Rodolphe le renne dans sa distribution des cadeaux aux habitants de notre île.

 

Deux nouveaux articles seront également proposés en échange de Nook Miles.

De nouvelles expressions, après “l’épouvante” et “l’envoûtement” d’Halloween, nous pouvons maintenant nous asseoir aux côtés de nos villageois, les saluer pour deux dire au revoir, prendre des photos à l’aide de notre Nookphone et bien d’autres ! 

De nouvelles coupes de cheveux sont ajoutées pour pousser la personnalisation au maximum. Très demandées par les fans , les coupes affros sont désormais disponibles ! 

Un agrandissement de notre espace de stockage est aussi proposé. A quand l’agrandissement des pièces du rez-de-chaussé ?

Après tout cela, une prochaine mise à jour est annoncée pour fin janvier. De quoi déjà bien s’amuser en cette fin d’année !

 

Prodigal Son, série d’enquêtes et duo terrifiant


Pour changer de mes chroniques côté lecture, je passe un peu côté série ! Michael Sheen est un acteur formidable. Il ferait presque de l’ombre au reste du cast de Prodigal Son, la dernière série d’enquêtes policières de FOX. Mais il faut avouer que le casting n’a pas à rougir face à lui. Tom Payne, qui est en tête d’affiche avec lui, complète vraiment bien ce duo improbable. Je trouve que Lou Diamond Phillips, Bellamy Young ou encore Nicholas Endicott (glaçant) collent très biens à leurs rôles.

Malcolm Bright (Tom Payne), profiler, est un ancien agent du FBI. Il devient consultant auprès du service de police de New York grâce au Lieutenant Gil Arroyo (Lou Diamond Phillips) malgré son état psychologique instable. En cause, son père, le docteur Martin Whitly, célèbre tueur en série connu sous le nom de « The Surgeon » (littéralement, « le chirurgien »). Il a été reconnu coupable du meurtre de 23 personnes et incarcéré après avoir été dénoncé par son propre fils alors que celui-ci n’était qu’un enfant. Il purge sa peine dans un hôpital psychiatrique luxueux.

Une fois rentré à Quantico, Malcolm refuse tout contact avec son père. Pourtant, après son renvoi et le début de ses missions de consultant auprès de la police de NY, les visites à la prison se font de plus en plus nombreuses… car avec l’aide (tordue) de son père (brillant mais non moins tordu), il résout plus rapidement les meurtres sur lesquels il enquête.

Une histoire de famille

Prodigal Son, c’est encore une série d’enquêtes (ou procedural en anglais) et ça se ressent. Ceci dit, les fils rouges (la relation père-fils, une victime inconnue de son père qui serait le produit de l’imagination de Malcolm) sont suffisamment présents pour que ça fonctionne. Le rythme est là, même si nous ne sommes pas sur une série d’une originalité folle. Malcolm a des problèmes à régler (terreurs nocturnes, hallucinations…), ce qui rend sa participation au sein de la police quelque peu hasardeuse. Mais passé ce fait, l’alchimie fonctionne bien – que ce soit grâce à Tom Payne, dont le personnage est attiré inlassablement vers son père, ou à Michael Sheen, en sociopathe terrifiant de lucidité.

Malcolm en fait souvent trop, mais après tout… ils sont de nature théâtrale dans la famille ! Personnellement, j’ai choisi de regarder cette série pour Michael Sheen, acteur britannique au talent indéniable (Masters of Sex, Good Omens…). J’ai eu une belle surprise concernant Tom Payne, et surtout, j’ai adoré le personnage du médecin légiste, la Dr. Edrisa Tanaka (Keiko Agena). Elle est décalée mais toujours adorable, avec son énorme crush sur Malcolm et ses réflexions WTF. Prodigal son est une série qui tient la route ; le moins qu’on puisse dire, c’est que la dynamique familiale est assez intéressante pour vouloir finir la première saison rapidement ! Finalement, c’est une série parfaite pour la période du confinement.

La saison 2, quant à elle, a déjà été commandé par la chaîne FOX (détentrice des droits aux USA). Aucune date de tournage n’a été annoncé pour le moment à cause de la pandémie. En France, la série est disponible via TF1. Vous pouvez regarder la bande-annonce en VF.

Les 20 épisodes de la première saison seront regroupées dans le coffret DVD de Warner Bros, disponible à la vente dès le 2 décembre (environ 24,5€).

MAI 2021 : Fox annonce l’annulation de la série après seulement deux saisons (annoncé un peu partout, dont ici).

MINT


Lucky Duck Games a sorti plusieurs petites boites MINT. Des jeux mentholés à plusieurs ou en mode solo, une durée de partie raisonnable, ciblés ados/adultes.

Mint Delivery

Un jeu de Justin Blaske, illustré par Thomas Tamblyn et Delapouite, pour 1 à 5 joueurs de plus de 14 ans.

Vous allez jouer le rôle d’un chauffeur de l’usine de Fred. Votre objectif : devenir l’employé du mois en faisant le mieux possible votre travail.

Vous allez devoir vous déplacer de ville en ville pour charger votre camion, prendre des commandes et les livrer à bon port. Evidemment, chaque commande rapporte plus ou moins de points en fonction des Mints demandés. Les Mints classiques sont faciles à obtenir alors que les Mints à la cannelle sont plus compliqués.

Plusieurs variantes permettent d’épicer le jeu, indépendante les unes des autres. Vous pouvez rajouter des jetons qui vont influencer sur l’état des routes. Et/ou vous pouvez jouer avec les cartes améliorations permettant des avantages supplémentaires.

Mint Delivery est un jeu dans notre jargon ludique de « pick and delivery » c’est-à-dire de ramassage et livraison, mais en anglais ça fait mieux ! Et faire un jeu de moins de 30 minutes avec ces mécanismes, ce n’est pas chose simple. Je pense que Mint Delivery s’est voulu plus accessible avec des parties courtes et des règles simples, le pari est donc gagné. Néanmoins, attention à ne pas décourager de jeunes joueurs (tant par l’âge que l’expérience ludique) à vouloir les faire rentrer dans ce type de jeu.

Mint Works

Un jeu de Justin Blaske, illustré par Thomas Tamblyn et Delapouite, pour 1 à 4 joueurs de plus de 13 ans.

On est ici dans un jeu de placement d’ouvriers représentés par les mints. Il va vous falloir les placer judicieusement sur des lieux pour obtenir le plus de points de prestige représentés sur les cartes plan/bâtiment.

Deux phases de jeu :

  • Développement : La phase de pose d’ouvriers. Le joueur choisit un emplacement libre sur une carte lieu et y place le nombre de mints indiqué, lui faisant ainsi bénéficier de l’effet correspondant (gagner des mints, gagner de plans, transformer un plan en bâtiment,…). Il pourra à nouveau choisir entre placer et passer au prochain tour. On passe à la 2ème phase une fois que tous les joueurs ont passé.
  • Entretien : La phase de résolution des effets « entretien » des bâtiments en jeu. Cette phase peut vous faire gagner beaucoup de mints.

Puis on prépare et procède au tour suivant jusqu’à ce qu’un joueur obtienne 7 points de prestige ou qu’il n’y ait plus assez de cartes plans.

Pas de variante pour ce jeu mais un mode solo où votre adversaire sera représenté par une carte d’intelligence artificielle. Sa carte définit ses priorités de choix de plan mais aussi son trait de caractère (réserve de mints illimitée, déteste les cartes ‘production’, …).

A vouloir trop condenser un jeu, on finit par le rendre complexe. Encore à l’heure où j’écris je ne peux pas vraiment vous définir la cible. Les mécanismes sont simples et le rendent facilement accessible, cependant les multiplications de fonctionnalités des cartes lui confèrent une certaine difficulté. Un jeu trop simple pour des joueurs expérimentés et compliqué pour des débutants.

Il est cependant sympathique une fois que vous maîtrisez la règle. Je le conseille donc à des joueurs intermédiaires ou des débutants courageux et tenaces. La durée d’une partie, courte pour ce type de jeu, permet d’augmenter la rejouabilité. Vous allez facilement enchainer 2-3 parties.

Mint coopérative

Un jeu de Justin Blaske et Brian Lewis, illustré par Thomas Tamblyn et Delapouite, pour 1 à 4 joueurs de plus de 13 ans.

Comme son nom l’indique, ce jeu est coopératif. Vous allez devoir vaincre les différents plans machiavéliques qui menacent le comté de Melunord avant que la fin de partie n’arrive.

Pour cela, vous allez révéler de 0 à 3 menaces en fonction de votre jet de dés. Les menaces sont plus ou moins violentes et vont vous faire enlever des mints sur certaines cartes. A chaque nouveau symbole révélé vous allez augmenter votre niveau de panique. A tour de rôle, vous prenez un dé et appliqué son effet en fonction de son chiffre (déplacer votre pion, appliquer l’effet héroïque de votre personnage, ajouter des mints, jouer votre super-pouvoir,…). Si vous réussissez à affronter les 3 cartes chaos cachées dans la pile de cartes menaces sans atteindre les 27 de la piste de panique ou la condition de défaite décrite sur la carte vilain que vous affrontez vous gagnez.

Quelques variantes, l’une pour vous faciliter cette lutte acharnée contre le vilain avec un mint pour chaque joueur lui permettant de modifier une fois la valeur d’un dé et l’autre pour corser le jeu avec le verso des cartes villes, contenant plus de symboles panique. Vous avez également un mode solo où vous allez simplement jouer trois héros en même temps et un mode 2 joueurs où chacun représente deux héros.

Par rapport aux deux autres, celui-ci n’a pas un vrai mode solo. Disons qu’il se joue à 3 ou 4 joueurs et si vous êtes moins vous allez symboliser plusieurs personnages. Un mode solo est vraiment un jeu à part entière, dommage qu’il ne soit pas pris au sérieux dans cette version de mint.

Le jeu est répétitif et vous subissez un ensemble de choses (les cartes évènements, les cartes super-pouvoir et le lancer de dés) n’aidant pas à vous encrer dans le jeu et dans la thématique. Il faut peut-être persévérer pour mieux l’appréhender.

  • Règle difficile à comprendre malgré les erratum. Mal structuré ? Mal traduite ?
  • Dommage que la règle prenne la moitié de la boîte ! Le support est un papier plié en 8.
  • Le visuel et le format de la boîte sont amenés à tromper le public sur l’accessibilité de ce jeu.
  • Comment base-t-il leur limite d’âge ?

  • Format, petite boîte passe partout.
  • Beaucoup de matos, on n’est pas trompé sur la marchandise.
  • Jeu rapide, moins de 30 minutes la partie.
  • On peut faire des jeux avec des mécaniques complexes sans avoir des grosses boîtes.

En résumé

Trois jeux qui se ressemblent esthétiquement et matériellement et pourtant avec des mécanismes bien différents. Ne prenez pas ces jeux à la légère car ils sont destinés pour des joueurs intermédiaires/initiés. Parfait pour des joueurs expérimentés qui partent en voyage en sac à dos. Ils sont petits et reprennent les principaux outils du monde ludique (pick and delivery, pose d’ouvriers, gestion d’évènements conditionnés). Un nouveau né arrive bientôt: Mint Control!

Chronique : Sólstafir – Endless Twilight Of Codependent Love


Trois ans après la sortie de “Berdreyminn”, Sólstafir reviennent le 6 novembre avec “Endless Twilight of Codependent Love”. Nom en anglais, une première ! Est-ce annonciateur d’un album tourné vers la langue de Shakespeare ? Nous y reviendrons plus loin. 

Notons d’abord la sublime cover : “la dame des montagnes” de Johann Baptist Zwecker. Cette version colorée a récemment été découverte dans un musée au Pays de Galles alors que jusqu’à présent seule une version noire et blanc était connue du public.

Cette cover sera la seule touche mythologique de l’album qui aborde le thème de la santé mentale. Thème très personnel auquel les membres du groupe sont sensibles, ayant tous traversé des phases plus sombres au cours de leur vie.

Dès les premières notes, nous sommes transportés dans l’univers “Sólstafir” si reconnaissable. 

La barrière de la langue n’est qu’un détail tant Aðalbjörn ‘Addi’ Tryggvason nous transmet facilement ses émotions et sa souffrance par sa voix éraillée.

Une profonde mélancolie se dégage de l’entièreté de l’album, nous faisant ressentir le désespoir de cette souffrance. 

Drýsill (dont l’animation du clip a été réalisée par Kim Diaz Holm qui avait également dessiné la cover de Svartir Sandar -2011-), illustre bien la longue et douloureuse descente aux enfers de quelqu’un souffrant de ce qui semble être des démences… Ainsi que des proches qui y assistent sans pouvoir intervenir jusqu’au moment où la situation devient incontrôlable. Cela tout en douceur malgré la violence du sujet abordé.

En parlant de douceur, nous retrouvons donc un titre en anglais : “Her Fall From Grace”. Accompagnée d’un joli clip collant tout à fait au style du groupe, cette chanson rend hommage à un proche de Addi ayant sombré dans la spirale infernale de la dépression.

Douceur de courte durée car Dionysus renoue avec l’époque Black Metal du groupe et se démarque donc par une plus grande brutalité. Mais quel plaisir!

Til Moldar (qui m’a tiré quelques larmes à la première écoute) calme les hostilités pour de bon et nous guide doucement vers la fin de cette heure d’écoute plus qu’agréable.

Tout en gardant leur style musical qui ne ressemble à aucun autre, Sólstafir nous émerveillent toujours par la beauté et l’intensité de leurs compositions. Cet album est définitivement un must have qui fera du bien à écouter en cette période troublée!

 

Tracklist :

  1. Akkeri (10:10)
  2. Drýsill (08:52)
  3. Rökkur (07:06)
  4. Her Fall From Grace (06:36)
  5. Dionysus (05:31)
  6. Til Moldar (04:29)
  7. Alda Syndanna (04:30)
  8. Ör (06:58)
  9. Úlfur (08:49)

Spy X Family, Tatsuya Endo


Spy X Family de Tatsuya Endo était la nouveauté tant attendue de la rentrée. Je l’annonce d’emblée : ce premier tome est un coup de cœur ! Au Japon, 5 tomes sont sortis pour le moment. Alors qu’on attend avec impatience que Kurokawa sorte le deuxième tome en France (normalement le 12/11), passons en revue les raisons pour lesquelles vous devriez craquer, vous aussi !

Twilight, le plus grand espion du monde, doit pour sa nouvelle mission créer une famille de toutes pièces afin de pouvoir s’introduire dans la plus prestigieuse école de l’aristocratie. Totalement dépourvu d’expérience familiale, il va adopter une petite fille en ignorant qu’elle est télépathe, et s’associer à une jeune femme timide, sans se douter qu’elle est une redoutable tueuse à gages. Ce trio atypique va devoir composer pour passer inaperçu, tout en découvrant les vraies valeurs d’une famille unie et aimante.

Cocktail explosif

Twilight est un espion. Il est charismatique et efficace : il effectue ses missions d’une main de maître. Yor, sous des airs de jeune femme timide, est l’inquiétante tueuse à gages répondant au doux nom de Princesse Ibara. Anya, la télépathe, est tout simplement adorable. La force de Spy X Family de Tatsuya Endo repose sur ses personnages atypiques, et loin des clichés. Ils sont présentés rapidement et sans chichis aux lecteur·rice·s. On s’attache ainsi très vite à eux (surtout à Anya, tellement mignonne). L’univers fictif est suffisamment expliqué pour qu’on s’imprègne facilement de l’ambiance. On découvre également de petits clins d’œil au monde occidental. Et puis l’action et l’humour ne manque pas !

On oscille donc entre des passages comiques et ceux, plus émouvants, qui nous donne envie de croire en cette famille nouvellement unie. Chapitres après chapitres, on vit des aventures qui plairont à toute la famille. La touche de kawaii est apportée par Anya, la jeune télépathe qui veut bien faire, mais on a aussi une pincée de romantisme ici et là (entre Twilight et Yor).

Le trait du mangaka est fin et précis, les décors sont souvent détaillés. Grâce à une bonne dose de quiproquos, de rythme et de combats, Spy X Family est une pépite qui met de bonne humeur. Bref, c’est une comédie familiale divertissante et addictive, écrite avec intelligence. J’attends beaucoup de la suite : est-elle vraiment à la hauteur du succès du manga au Japon ?

SPY x FAMILY © 2019 by Tatsuya Endo / SHUEISHA Inc.

Dans un tout autre genre, vous pouvez lire ma chronique « coup de cœur » d’octobre : Nos temps contraires, je ne te laisserai pas mourir. J’ai hâte de vous reparler manga !

7 Wonders Nouvelle Edition

On prend les mêmes et on recommence ! Je n’avais jamais eu l’occasion de posséder le jeu culte d’Antoine Bauza, 7 Wonders… Cette nouvelle édition était l’occasion rêvée pour craquer ! Alors, différences majeures ou simple réédition ?

  • 7 Merveilles pour Briller Dans 7 Wonders, tous les joueurs jouent les uns contre les autres, et de multiples façons de gagner existent. Exploiter vos ressources, découvrez de nouvelles technologies, construisez une armée… Tous les moyens sont bons pour emmener faire prospérer votre cité antique et vous emmener jusqu’à la victoire !
  • L’Âge de pierre est révolu ! Le jeu  a bénéficié d’un sacré lifting (on en reparle juste après) mais les règles restent : le jeu se joue en trois « âges » (trois paquets de cartes distincts) aucours duquel chaque joueur va piocher une carte par tour… Une fois les cartes d’un âge épuisé, on passe au suivant. A chaque âge, les cartes sont de plus en plus fortes et intenses et permettent de retourner une partie en un rien de temps, il va donc falloir être malin et redoubler de vigilance pour s’assurer la victoire !
  • Les + de la Nouvelle Edition Dans cette nouvelle édition de 7 Wonders, il est principalement question d’une refonte graphique plus qu’une refonte de la recette qui a fait son succès ! Le jeu dans son entièreté a été modernisé et il est plus flamboyant que jamais, avec quelques améliorations graphiques qui améliorent aussi l’expérience de jeu ! Ainsi, les règles du jeu ont été ré-écrites pour une meilleure compréhension du jeu et les cartes sont devenues plus ergonomiques et plus lisible qu’auparavant. Les merveilles de ce monde ont également été modifiées : elles sont encore plus grandes qu’auparavant, ce qui rend encore plus agréable la lecture des différentes conditions de victoires sur celle-ci, et surtout, les faces A et B ont été remplacées par des côtés « jour/nuit », ce qui est plutôt sympathique et justifie les règles différentes plutôt que d’avoir deux fois le même visuel de chaque côté auparavant… Bref, il s’agit de pleins de mini-détails qui ont été améliorés pour rendre l’expérience toujours plus agréable !

  • :/ Il est bien difficile de trouver un point négatif à 7 Wonders puisqu’il s’agit d’un jeu cultissime et plus que récompensé… et c’est pour dire, il n’a pas volé son statut ! Jouer à 7 Wonders demande beaucoup de réflexion, un peu de chance et énormément de stratégie pour faire plier les villes adverses et faire prospérer la sienne. On pourrait noter que le jeu n’est pas accessible aux plus jeunes par sa complexité, mais il n’en est en réalité pas grand chose puisque le jeu ne se destine pas particulièrement à ce public !
  • 7 Wonders Trio Pas vraiment un point négatif, mais 7 Wonders se joue à partir de 3 joueurs, c’est donc râpé pour jouer en couple sur cette Nouvelle Edition… Pas d’inquiétudes puisqu’une version deux joueurs, 7 Wonders Duel est sorti après le jeu original… Spoiler alert : certains puristes iraient même jusqu’à dire que la version duo est encore plus efficace que l’original !
  • 7 but 1 – Un reproche qui est un peu dommage sur le jeu est qu’il se joue finalement assez « seul ». On peut agir sur la partie en piochant la carte qu’un adversaire aurait souhaité utilisé lors de la phase où tout le monde pioche dans le même paquet de cartes de l’Âge, mais cela s’arrête là. Les autres interactions entre les joueurs sont finalement assez limitées. Cela n’empêche pas au jeu d’être fun, mais j’aurai adoré pouvoir attaquer une ville adverse directement ou bien encore d’autres actions faisant intervenir d’autres joueurs !

On  reprend le meilleur des jeux de plateaux, on lui fait faire son petit lifting après 10 ans de bons et loyaux service, on y remet le jeu anthologique qui a  fait sa réputation dans la boîte, et on recommence ! Comment décrire autrement 7 Wonders que par le must-have qu’il est dans toutes bonnes ludothèques !

Idée de sortie à Paris : Grand Paris Express-les lignes du design

ATTENTION : suite aux mesures sanitaires visant à lutter contre la propagation du COVID-19, la Fabrique du métro ferme temporairement ses portes au public. De ce fait, la journée portes ouvertes prévu le samedi 7 novembre est annulée. La journée du 5 décembre est en attente de confirmation en fonction de l’évolution de la situation

 

La fabrique du métro de Saint-Ouen nous ouvre ses portes tous les premiers samedis du mois jusqu’à la fin de l’année (attention, il n’en reste que deux!) et nous emmène dans les coulisses du Grand Paris Express.

Vous découvrirez comment ces nouvelles lignes sont créées, depuis les analyses de terrain préalables à la mise en service des rames.

Il est également possible de découvrir ces rames nouvelle génération au cours de la visite. Plus grandes, elles se veulent totalement adaptées aux personnes à mobilité réduite, de même que les nouvelles gares dont des maquettes sont visibles afin de nous donner une idée de ce à quoi ressemblera la ville de demain.

Des conférences auront lieu l’après-midi afin de répondre à vos questions sur l’architecture, le design et la création de la société du Grand Paris, la conception de la signalétique et de l’identité visuelle du nouveau métro, le design des nouvelles rames. 

En plus de petits goodies sont disponibles à l’entrée pour les petits et grands !

Informations d’accès : 

⏳Quand ? Les samedis 7 novembre (annulé) et 5 décembre (en attente de confirmation) de 10 heures à 19 heures 

📍Où ? La Fabrique du métro, Les Docks- bâtiments E et F- 50 rue Ardoin 93070 Saint Ouen sur Seine

Parking gratuit accessible

🚇RER C 🚊Ligne 13 🚍Bus n°66, 85, 173,274

💸Tarifs ? Entrée libre et gratuite

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