SHERLOCK : UN SCANDALE À BUCKINGHAM (PARTIE 1)

Sherlock est de retour ! Non pas pour vous jouer un mauvais tour, mais pour (bien évidemment) préserver le monde de la dévastation ! Le quatrième tome de l’adaptation manga de l’illustre série éponyme est enfin là, pour notre plus grand plaisir. Cet opus, intitulé Un Scandale à Buckingham, retrace la première partie du premier épisode de la seconde saison de la version BBC. Dans cet épisode, le détective exécrable est appelé par le palais de Buckingham car une membre de la famille royale s’est faite voler des photographies compromettantes. Sherlock Holmes va se confronter à un ennemi de taille, qui ne va pas forcément le laisser de marbre… Au menu de ce test 302 : cravache, Kawaii et 3615 mot-de-passe incorrect.

 

  • Le talent de Jay –  Il est vrai qu’au premier abord, une adaptation manga de BBC Sherlock peut porter à confusion, tant la série télévisée est unique en son genre. Cependant le mangaka Jay a véritablement donné une identité au manga dans la subtilité des dessins. Le mélange de style fonctionne très bien et même si seulement le personnage éponyme est reconnaissable à première vue, cette variété apporte une petite touche de subtilité au manga. Jay a également incorporé quelques éléments propres au style du manga, aidant à l’immersion dans la lecture. Et puis c’est toujours sympa de voir un petit Benedict Kawaiibatch de temps à autres.

  • L’adaptation est fidèle à la version originale – Vous vous demanderez sûrement : »mais t’avais pas écrit que le manga était unique ? », ce à quoi je vous répondrai oui. Enfin, pas totalement. D’un point de vue visuel, il diffère de l’adaptation télévisée (ce qui est un peu normal me direz-vous). Par contre si l’on parle d’un point de vue scénaristique, l’histoire reste exactement la même. Le storyboard original est ré-utilisé, du montage aux dialogues et plans les plus cultes. Vous n’avez donc pas à vous inquiéter de trouver des libertés de la part des auteurs dans ce manga, vu que ce ne sont nuls autres que Steven Moffat et Mark Gatiss, les scénaristes de la série originale. Ce qui veut dire pas d’orc manchot à la poursuite du héros (Peter Jackson je te vois). Les fans de la série ne seront donc pas dépaysés en lisant ce quatrième opus, et ça, c’est cool !

  • Il est en deux parties –   Un autre point positif se rapprochant de la fidélité de l’adaptation concerne le contenu. En effet, aucune scène n’a été supprimée pour que l’épisode tienne dans un seul tome pour suivre dans la lignée des précédents épisodes, ce qui est fortement appréciable. Le manga est complet et le fait de couper cet épisode en deux rajoute une petite point de suspense afin de faire patienter les lecteurs. N’ayant pas remarqué que le tome 4 était une première partie, j’étais fortement étonnée de voir l’avancée de la lecture et j’étais persuadée qu’il manquait une grosse partie du manga.

Je ne vous permets pas M. Holmes.

 

 

 

  • C’est plat –  Alors oui, c’est un peu normal de dire ça, vu qu’un livre est naturellement plat dans sa forme originale (mais j’ai entendu que si on lui donne une pierre lune sur la route 112 on peut obtenir un truc sympatoche). Laissez-moi vous expliquer : ce qui fait la force de la série télévisée de Moffat et Gatiss, c’est son montage singulier et dynamique qui donne une profondeur à la série. Il permet au spectateur de voir les pensées de Sherlock et de rentrer dans son esprit et d’ainsi mieux le comprendre. Le spectateur est en quelque sorte plongé dans la série, presque un personnage dans le palais mental du détective. On perd cette notion et cette profondeur dans le manga, même s’il faut tout de même souligner l’effort mis dans la reproduction exacte des plans de la version originale. C’est dommage, car ce qui fait la force de la série est un peu la faiblesse du manga.

 

  • Le rythme en pâti –  L’intrigue se déroule vite, voire un peu trop à mon goût. Nous n’avons pas le temps de saisir l’information qu’un autre événement important au déroulement du scénario est annoncé. De plus, similaire à mes points précédents, le fait que l’adaptation soit si fidèle à la série de la BBC porte souvent préjudice au manga. En effet, dans un soucis du détail, il est parfois difficile de comprendre le sens des bulles tellement il y en a dans tous les sens. Cela ralentit le rythme du manga, mais pas à un endroit stratégique du scénario. Le rythme est donc saccadé et dénaturalise l’épisode. Enfin, le problème de rythme est aussi présent dans les dialogues, plus précisément dans les répliques cultes et blagues notoires de la version originale. Je ne sais pas si cela est également dû à la traduction (qui est cependant très réussie), mais les punchlines sont moins efficaces et percutent moins l’esprit du lecteur. C’est dommage, car cet épisode a certaines des meilleures répliques de toute la série.

 

L’adaptation manga de Sherlock vaut-elle donc la peine d’être lue ? Oui, car il est intéressant de voir les différences et les subtilités qu’offrent chacune des deux versions. Cependant il est préférable d’avoir vu la série avant de lire le manga, car ce dernier s’apparente plus à une extension qu’à un Seinen. c’est l’une des rares situations où la série est mieux que le livre, mais il reste cependant sympa à dévorer dans son petit lit douillet.

Au passage, Sherlock est une thématique qui passionne chez 404, alors n’hésitez pas à aller jeter un oeil à tous nos articles autour de ce personnage culte !

 

The Heavy – @Machine Du Moulin Rouge – 25/10/19


Ce soir, on avait envie de s’amuser avec un truc qui envoie du lourd. Quoi de mieux que The Heavy pour cela ?

– Jessy Wilson –

La blueswoman américaine Jessy Wilson arrive en guise d’ouverture. Un guitariste, un DJ et elle à la voix, le show débute par un titre qui nous fait penser à ce genre de musique de bar avec une chanteuse diva accompagnée d’un instrument ou deux… Ouais, du blues en fait. L’ambiance feutrée et le timbre vocal de Jessy sillonne le public. La salle est assez studieuse : tout le monde écoute attentivement la voix de Jessy. La voix est vraiment carré, porteuse et avec de jolies modulations dans le timbre de voix.

C’est sur l’ultime chanson de son set que Jessy Wilson nous rappellera que son album a été produit par Patrick Carey, batteur du groupe The Black Keys. Elle la dédiera à son DJ qui reviendra apparemment à Paris pour se marier en janvier prochain !

D’ailleurs, le DJ avait une vraie platine vinyle reliée à son matos scénique, mais celle-ci n’a jamais été utilisée en tant que tel pendant tout le concert !

– The Heavy –

Si le groupe entrera sur scène sur La Marche Impériale de Star Wars, c’est Borderlands qui sera l’un des maîtres mots de la soirée. Le groupe le sait et une partie du public (dont un peu nous, on l’avoue) était venu pour découvrir les titres issus des jeux de 2K en live. Short Change Hero (Main Theme de Borderlands 2) sera joué en plein milieu de set. Put It On The Line (Main Theme de Borderlands 3) viendra quant à elle conclure l’heure et demi de show du groupe !

Au final, ces deux titres sont les plus « rockabilly » du set. Il faut dire que le groupe se présente comme un mini-orchestre rock. La batterie est marquée de lettres qui rappellent le cirque. Il est écrit « HEAVY » en LED blanches ! Cela donne un côté très classe à la batterie. Choeurs sur la droite, instruments à vent sur la gauche, guitares, batterie, basse… Il y a 11 personnes sur scène, 8 musiciens, 2 choeurs et un chanteur !

Kelvin Swaby utilisera deux micro pendant le concert, tout comme le chanteur de Starset. Chaque micro a ses propres effets, qui sont utilisés sur presque tous les morceaux à tour de rôle. C’est le dernier album, Sons, qui sera joué très principalement avec 8 titres sur 17 du set. Les fans auront aussi le droit aux titres phares des précédents albums : The Glorious Dead ou bien The House That Dirt Built.

Les titres s’enchaînent et le public sautille un peu, mais danse surtout ! Les gens dansent vraiment dans le public dans une salle bien complète à tous les étages de la Machine du Moulin Rouge. Kelvin remercie tout le monde de venir toujours nombreux à leurs concerts depuis leur première venue en 2007 en France. Ils sont même étonnés de voir qu’il y a autant de monde puisqu’ils étaient passés à Paris il y a seulement 7 mois ! D’ailleurs, Kelvin nous raconte une petite anecdote à propos de l’un des guitaristes du groupe : lors de leur dernier passage, Daniel Taylor (guitare) s’est fait volé sa guitare. Pas né de la dernière pluie, Daniel surveilla alors l’internet et la magie du web opéra à nouveau… Il a retrouvé sa guitare sur Ebay et l’a racheté ! Histoire improbable mais pourtant vraie !

Au moment du rappel Kelvin revient sur scène seul et nous demande si on veut encore une chanson, ou bien si l’on a besoin d’encore une chanson. Pour lui, c’est bien différent, et le public lui fait comprendre qu’il a besoin de cette dernière chanson !

Le groupe rejoint la scène pour un ultime What Makes a Good Man?  et How You Like Me Now? avant de nous dire qu’ils espèrent repasser au plus vite.

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