LIVE REPORT : Sleeping With Sirens @Maroquinerie – 11/11/2019


Qu’est-ce qu’on pourrait faire un jour férié de novembre assez frileux… Allez voir Sleeping With Sirens en concert ! Si le groupe n’avait pas su nous convaincre la dernière fois en headliner, on a voulu retenter l’expérience après une première partie de Good Charlotte plutôt sympa et surtout un nouvel album un peu plus metalcore qui n’était pas pour nous déplaire ! Alors, installe toi, lance la setlist dans l’encart de droite -> et bonne lecture !

– SHVPES –

Shvpes ouvre le bal ce soir en grande trombe. La salle est déjà complète de fond en comble à 19h. Il faut dire qu’en arrivant à 18h il y avait une queue phénoménale dehors. Peut-être que le jour férié y est pour quelque chose, mais je pense plutôt que ce sont les fans de SWS qui se sont déplacés en trombe dès la première heure. D’ailleurs, impossible pour notre photographe d’accéder aux premiers rangs tellement les fans étaient concentrés et tassés au premier rang… Dommage, mais ce sera des photos prises un peu plus loin du coup !

Le mélange rock/metal/rap envoie toujours autant du bois que la dernière fois qu’on les a vu. Le second album « Greater Than » sera très majoritairement joué même si le set débutera par One Man Army, seule nouvelle chanson sortie depuis l’album de 2018. On a hâte de voir ce que proposera le groupe prochainement car l’album précédent avait su nous convaincre. Sur tous les titres, le public va pogoter, sauter, applaudir. SHVPES n’était pas connu de tous ce soir, mais il a clairement fait l’unanimité auprès de l’assemblée ! On peut donc dire qu’ils étaient en good shvpes !

  • One Man Army
  • Undertones
  • Skin & Bones
  • Someone Else
  • Renegades
  • Counterfeit
  • Calloused Hands
  • Afterlife

– Holding Absence –

Les gallois d’Holding Absence vienne calmer le metalcore de ces prédécesseurs avec son rock plutôt sympathique ! Le groupe était attendu puisque leur date de mars 2019 avait été sauvagement annulé et qu’on ne les avait pas revu depuis leur première partie avec Being As An Ocean en avril dernier pour un tout petit set ! Le blondinet et frontman du groupe, Lucas Woodland, a une voix vraiment sympa et qui porte bien sur des titres efficaces comme leur plus gros hit Like A Shadow. Cependant, le groupe divise un peu plus que SHVPES. Le groupe possède une grosse fanbase (dont certaines personnes de chez Error404 d’ailleurs :-)) et il y avait vraiment deux cas : les fans du groupe qui chantaient de tout leurs poumons les titres et le reste qui semblait parfois s’amuser, parfois regarder d’un air dubitatif. Pourtant, on aurait pu penser sans problème que le public d’Holding Absence et de Sleeping With Sirens aurait été sensiblement le même puisqu’on s’approche finalement de ce que faisait Sleeping sur la période Legends : de la pop plus accessible !

Le groupe nous quitte sur Penance après une bonne demi-heure de show. Le bassiste lance sa basse dans le premier rang, puis viendra tout de même la récupérer quelques minutes après. On est rock’n’roll, mais aussi responsable ! 🙂

D’un point de vue extérieur, on a eu l’impression que la foule, toujours aussi nombreuse, était moins à fond que pendant SHVPES. Tout de même, c’est une franche réussite pour ce tout nouveau groupe qui n’a qu’un seul album au compteur et déjà de très nombreux hits (je pense à Monochrome ou à Your Love (Has Ruined My Life) par exemple !). Il ne fait aucun doute qu’on va entendre parler d’Holding Absence encore souvent dans les prochains mois !

  • Permanent
  • Your Love (Has Ruined My Life)
  • Monochrome
  • To Fall Asleep
  • Like A Shadow
  • Penance

– Palisades –

Ce soir est un grand soir. J’écoute Palisades depuis leur album Mind Games (le meilleur de très loin, vous le savez.) et il me tardait d’enfin pouvoir les découvrir en live. L’annonce de leur présence m’a quasiment autant hypé que le concert de Sleeping en lui-même. Ce sont deux kakémonos qui arrivent en fond de scène. L’un avec le logo // typique du groupe et l’autre avec le serpent circulaire, aussi présent sur la couverture de leur dernier album « Erase The Pain »

Lorsque le groupe débarque sur scène, ils ne sont que 4 au lieu de 5 habituellement. Notre chère photographe me souffle dans l’oreillette que le chanteur n’est pas le bon. Étonnant n’est-ce pas ? Est-ce que le groupe de ce soir serait en fait une conspiration et un groupe fake low-cost? Hmmm…. C’est l’heure de sortir la loupe mon cher professeur Layton et de mener l’enquête !

Après une petite recherche à la fin de leur show, on a vu que Louis Miceli Jr, frontman du groupe, a du s’absenter de la tournée pour raison médicales et a été remplacé au pied levé par… Brendon Elgar, originellement bassiste au sein du groupe !  Si Brendon n’a pas la voix de Louis, le bassiste s’en sort avec les mentions honorables. On ne peut pas lui reprocher de tenter de faire de son mieux pour égaler son ami au sein du groupe. On sent que la voix a parfois du mal à suivre et c’est bien normal puisque ce n’est pas son rôle, mais dans l’ensemble c’est plutôt bon ! On peut faire amende honorable au groupe d’avoir tout de même voulu proposer une expérience de Palisades complète.

Si le public n’avait pas retrouvé la fougue du début sur SHVPES, cela a tout de même changé au moment de la reprise de One Step Closer de la part de Palisades. Choix ambitieux pour quelqu’un qui n’opère normalement pas au chant tant le morceau est complexe à chanter… Pourtant Brendon va s’en sortir plus que bien et le pit va s’enflammer durant tout le titre et l’ambiance ne baissera pas sur les derniers titres Let Down et Erase The Pain qui viennent donner une conclusion épique à un début de show qui se révélait un poil plus compliqué ! Happy ending comme on dit !

En tout cas, on est loin de ce que j’espérais et même si les deux derniers albums sont sympathiques et s’approchent de la vague neo-rock BMTH,Being,Issues et tout ce genre là, l’originalité s’est un peu perdue au passage et c’est bien dommage. Je ne m’avoue pas vaincu, même si la belle époque de Palisades me manque un peu. J’attends de voir le groupe au complet avec la présence de son chanteur original avant d’émettre un verdict final. Le groupe a annoncé à la fin du concert qu’on aurait l’occasion de les revoir en 2020, alors affaire à suivre !

En tout cas cette fois-ci, je resterai un peu sur ma faim ! Dommage !

  • War
  • Shed My Skin
  • Cold Heart (Warm Blood)
  • Through Hell
  • Fade
  • Fall
  • Better Chemicals
  • One Step Closer (Cover Linkin Park)
  • Let Down
  • Erase the Pain

– Sleeping With Sirens –

Le groupe américain Sleeping With Sirens fait des émules à chacun de ces passages et pour cause ! Si Kellin a l’une des voix les plus impressionnantes du milieu metalcore, c’est aussi un phénomène sur scène qui court partout ! Si ce n’est une coiffure à revoir (sorry bro), tout le reste fonctionne à chacun de leurs passages dans la capitale et rien ne semble aller contredire cela ce soir.

Le groupe avait rempli la Machine du Moulin Rouge la dernière fois et on ne sait toujours pas pourquoi ils sont venus dans une salle deux fois plus petite cette fois. Je n’avais jamais vu la Maroquinerie aussi remplie. Presque impossible de bouger dans toute la salle tellement il y avait de monde ! On avait déjà fait des concerts sold-out à la Maroquinerie, mais ce soir là, c’était particulièrement chargé ! Bref, tout ça n’est que détail, nous sommes venus pour s’amuser ce soir !

Bien décidés à venir défendre leur nouvel album plus « core » auprès de son public déjà conquis, Sleeping va nous sortir le grand jeu ce soir. En fond de scène, on retrouve des rectangles de trois néons et part et d’autres de la scène. Ces néons s’allumeront au rythme des chansons de différentes couleurs et en rythme. Un petit artifice pas des plus exceptionnels dit comme ça mais qui fait tout de même son petit effet en live. Les festivités s’ouvriront sur Leave It All Behind. La setlist se composera à 75% de morceaux de ce dernier album, en allant piocher quelques pépites parmi leurs précédents albums, mais en oubliant totalement leur album précédent Gossip qui semble être un essai plus pop désormais bien révolu. Better Off Dead 

Kellin Quinn ne sera pas particulièrement bavard ce soir mais remerciera le public d’avoir fait un sold-out sur la date parisienne de leur tournée avant de relancer la machine à tubes : Do It Now, Remember It LaterHow It Feels To Be Lost

Le concert se clôturera sur Kick Me après seulement une heure de show.  C’est sur un saut de Kellin dans le public que se lancera cet ultime titre. Il n’ira pas bien loin puisque les premiers rangs le rattrapant pour son slam le ramenèrent directement sur scène !

Le rappel prévu ne devait comporter que If You Can’t Hang, mais le groupe nous proposa un second titre (dont je ne retrouve plus le titre, mais j’update dès que j’ai la réponse avec ma paix intérieure sur le sujet) pas prévu sur la setlist écrite du concert.

Seul petit point négatif qu’on pourrait noter à la prestation ?  C’est la non-prestation acoustique jouée ailleurs. Sur les dates précédentes, les fans ont eu le droit à des passages acoustiques qui ont été totalement zappés de notre setlist. Cela aurait permis de casser le rythme effréné du concert qui ne s’arrêtait jamais.

Bilan global du concert : Grosse réussite du début à la fin, avec un gros big up pour SHVPES, un bon concert de Holding Absence et Palisades même si on sent que cela aurait pu être encore un petit cran au dessus et un Sleeping With Sirens en très grande forme !

Kronik : Blind Guardian Twilight Orchestra – Legacy of the Dark Lands


Salutations chers amis ! Bienvenue à vous dans mon antre, entrez donc, mais ne vous installez pas trop confortablement cette fois, car notre voyage du jour ne sera pas de tout repos. Je vous emmène dans une fantastique épopée à travers une terre dévastée en proie à une guerre sanglante, vous l’aurez compris, pour cette Kronik on s’attaque à un très gros morceau, alors chaussez vos bottes, affutez vos rapières et graissez vos mousquets, aujourd’hui les enfants, c’est Blind Guardian.

Blind Guardian: Twilight Orchestra n’est en réalité pas Blind Guardian mais nous est présenté comme un side-project fortement lié au groupe. Ce projet est l’œuvre de Hansi Kürsch et André Olbrich, respectivement chanteur et guitariste au sein de la formation originale, et son premier (et peut-être unique) album Legacy of the Dark Lands est l’accomplissement d’un rêve remontant à plus de vingt ans.

L’idée d’écrire un album symphonique est venue aux deux compères après la parution de l’album de Blind Guardian Nightfall in Middle Earth en 1998, une adaptation partielle du Silmarillion de Tolkien dans le Power Metal du groupe, et encore aujourd’hui acclamé par de nombreux fans comme le pinacle de leur carrière. Le concept est ici quasiment similaire, l’ouvrage adapté étant cette fois-ci le roman Die Dunklen Lande de Markus Heitz paru en février dernier en allemand et traduit en anglais en octobre pour pouvoir coïncider avec la sortie de l’album. Les deux œuvres nous plongent dans la Guerre de Trente Ans, conflit qui déchira l’Europe au début du XVIIe siècle, et suivent l’histoire d’Aenlin Kane (fille du célèbre Solomon Kane de Robert E. Howard) à travers l’Allemagne de cette époque.

https://www.youtube.com/watch?v=K4tp4As_5_8&t=4541s

Tracklist :

  1. 1618 Ouverture
  2. The Gathering
  3. War Feeds War
  4. Comets and Prophecies
  5. Dark Cloud’s Rising
  6. The Ritual
  7. In the Underworld
  8. A Secret Society
  9. The Great Ordeal
  10. Bez
  11. In the Red Dwarf’s Tower
  12. Into the Battle
  13. Treason
  14. Between the Realms
  15. Point of no Return
  16. The White Horseman
  17. Nephilim
  18. Trial and Coronation
  19. Harvester of Souls
  20. Conquest is Over
  21. This Storm
  22. The Great Assault
  23. Beyond the Wall
  24. A New Beginning

Le pari était de taille, produire un album concept narratif de près d’une heure et demie entièrement basé sur l’idée de la voix de Kürsch menant un orchestre symphonique ne semble pas au premier abord être une tâche aisée. Mais le terrain avait déjà été préparé par certains morceaux des précédents albums comme Sacred Worlds, Wheel of Time ou encore la quasi-totalité de l’album Beyond the Red Mirror, paru en 2015, qui possédaient déjà une patte symphonique importante. L’aspect « adaptation » a également beaucoup été pratiqué par le groupe depuis Nightfall in Middle Earth en empruntant à des œuvres comme La Roue du Temps de Robert Jordan ou bien au Multivers de Michael Moorcock. La capacité d’Hansi Kürsch à pratiquer le chant lyrique n’étant plus à prouver depuis longtemps, tous les ingrédients semblaient réunis pour que cet album soit une réussite. C’est ainsi qu’après nous avoir emmenés voir ce qui se cachait de l’autre côté du Miroir Rouge, Kürsch et Olbrich se sont concentrés sur la production de cet album concept un peu particulier, jusqu’à l’amener à portée de nos oreilles le 8 novembre dernier.

 

Et le moins qu’on puisse dire c’est que l’effet est saisissant. Presque une heure trente d’un voyage épique à travers ces Sombres Terres™, l’album est saupoudré des thèmes chers à Blind Guardian tournant autour de l’occultisme, des mondes parallèles et de la démonologie sous toutes ses formes (avec une apparition de Satan en personne, rendez-vous compte !). Les morceaux sont tous séparés d’un interlude parlé faisant intervenir un certain nombre de personnages, probablement dans le but de clarifier la narration.

Evidemment part belle est faite aux envolées lyriques de Kürsch qui se fait plaisir comme jamais sur toute la durée de l’œuvre, exploitant la totalité de sa tessiture et menant avec brio l’orchestre qui l’accompagne. La partie instrumentale est également grandiose à souhait, d’entrée de jeu avec le titre instrumental 1618 Ouverture la patte de Blind Guardian est parfaitement perceptible, nous rappelant les meilleurs moments de Beyond the Red Mirror. L’absence de parties metal dans ces compositions peut déstabiliser, les afficionados de Sacred Worlds ou Beyond the Red Mirror regretteront peut-être au premier abord leur absence, mais force est de constater que, même si l’effet rendu est un peu différent, l’orchestre symphonique dégage quand même une puissance équivalente, comme par exemple sur des titres comme In the Underworld ou sur le refrain de The Great Ordeal.

Paradoxalement, on pourrait reprocher cet aspect un peu monolithique à l’album. L’histoire décrite semble plus ésotérique qu’épique, Aenlin Kane à la recherche des secrets de son père à travers l’Allemagne du XVIIe siècle, mais même certains morceaux comme In the Red Dwarf’s Tower ou Point of no Return s’essayant à des mélodies plus calmes et mystérieuses finissent invariablement par sonner comme les explosions lyriques de Wheel of Time.

Ou peut-être est-ce justifié ? Impossible de le savoir, et c’est le gros reproche que j’ai à faire à cet album, et qui était déjà valable pour Nightfall in Middle Earth : si vous n’avez pas lu le livre, impossible pour vous de comprendre ce que l’album vous raconte. Les interludes parlés supposés clarifier le propos ne sont en fait que des namedrops de noms de personnages dans des situations en apparence aléatoires entre lesquelles il est parfois difficile de faire le lien. On pouvait s’y attendre, l’album est plus un complément du roman qu’une œuvre indépendante (à l’image du 2001 de Stanley Kubrick ne pouvant être pleinement compris qu’avec l’aide de celui d’Arthur C. Clarke) et il est évident qu’on ne peut adapter un roman de 560 pages en album sans en tronquer une partie, mais il faut bien avouer que j’aurais préféré un récit compréhensible de bout en bout sans trop d’apports extérieurs.

On a également parfois une impression de déjà-entendu, certaines mélodies ressemblent à s’y méprendre à des morceaux présents sur les deux précédents albums. Ce n’est pas vraiment dérangeant en tant que tel, cela ne fait que confirmer que cet album a connu une longue période de gestation et qu’il emprunte donc à toute la discographie du groupe des vingt dernières années. En revanche cela devient nettement plus déstabilisant sur Harvester of Souls dont l’instrumental est pratiquement une copie note par note d’At the Edge of Time, morceau du précédent album, cette nouvelle version rajoutant seulement quelques passages la rendant sensiblement plus longue. Ce recyclage est assez surprenant de la part d’artistes aussi inventifs, on avait déjà noté par le passé des similarités troublantes entre morceaux de Blind Guardian (Fly et Dead Sound of Misery par exemple, tous deux issus de A Twist in the Myth), mais jamais à ce point. Impossible de dire d’où vient cet étrange phénomène, mais ce qui est sûr c’est que la découverte de cette similarité sort immédiatement l’auditeur de son écoute, le laissant perplexe quand il devrait être transporté.

 

Le tout est finalement assez mitigé et hétéroclite. La réalisation de l’album est une réussite, cela ne fait aucun doute, la voix d’Hansi est parfaitement taillée pour ce genre d’exercice, le style de Blind Guardian est parfaitement perceptible tout le long sans jamais dénoter, et le tout est une épopée grandiose comme le groupe sait en produire. Les quelques bémols sont situés dans la seconde moitié du concept : l’adaptation. Die Dunklen Lande n’est certainement pas une œuvre aussi décousue que le Silmarillion, et pourtant ce Legacy of the Dark Lands souffre du même écueil que Nightfall in Middle Earth en ce qu’il est presque incompréhensible sans le support du livre. Evidemment, il est totalement impossible de retranscrire un roman complet dans un album d’une heure trente, pas plus que dans un film, mais en ce cas peut-être eût-il mieux valu abandonner l’idée d’adapter un roman et développer un concept original, comme pour Beyond the Red Mirror (voire même prolonger le concept de ce dernier), ou bien de remplacer les cryptiques dialogues des interludes parlés par un unique narrateur relatant les faits non explicités dans les morceaux.

Néanmoins cet ovni reste une très bonne écoute et la preuve que Blind Guardian n’a pas fini de faire parler la puissance épique de sa musique. Si l’on met de côté la narration on a affaire ici à un album unique en son genre trouvant parfaitement sa place dans le prolongement de la discographie du groupe. A partir de là l’avenir est ouvert, cette œuvre restera-t-elle unique ou d’autres albums dans ce style sont-ils prévus ? Cette sortie marque-t-elle l’apogée de l’ère symphonique de Blind Guardian, amenant peut-être avec elle une tournée symphonique ? Autant de questions pour l’instant en suspens. Quoiqu’il en soit nos allemands préférés semblent bien loin d’en avoir fini avec nous, et montrent une fois encore une capacité à innover qui n’annonce que du bon pour l’avenir.

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