Dog’N’Style – Interview


Aujourd’hui on est allé à la rencontre de Yann, guitariste de Dog’N’Style, un groupe de hard-rock français plutôt atypique sur bien des points !

Max : Salut Yan, comment ça va ?

Yan (guitare) : Ca va bien et toi !

Max : Ca va ! Alors, ça existe depuis quand Dog’N’Style ?

Yan : On existe depuis 2013. En 6 ans on a beaucoup tourné, on a fait 250 dates sur 12 pays. On a beaucoup beaucoup tourné. Là, on sort notre deuxième album « No Stranger »

Max : La première chose qu’on remarque en prenant l’album dans les mains, c’est la pochette !

Yann : J’aime bien car tout le monde dit ça avec le sourire ! En fait on est tous fans des films des années 80 un peu kitsch, Schwarzenegger, Stallone, tout ce genre de trucs.

Max : C’est des visuels utilisés par la synthwave et ce genre de musique en général !

Yann : Ouais c’est vrai. Justement on a vu que ça revenait à la mode. On a vu Kung Fury, True Survivor de David Hasselhoff. On a trouvé ça mortel du coup ça nous a pas mal inspiré. On a vu plein de groupes s’y mettre donc on s’est dit « allez, nous aussi, on va se marrer! »

Max : D’ailleurs dans l’album aussi il y a plein de visuels en références au jeu vidéo, ce genre de choses.

Yann : Ouais, c’est cliché à fond des années 80, la japanimation, les clichés sur les samurais, Walker Texas Ranger, le livret se présente comme un petit comics… On a caché aussi notre premier album et premier EP dans un bac à vinyle, bref on s’est vraiment éclatés là dessus ! *rires*. On a un écran de programmation aussi qui raconte pas mal de connerie si tu sais un peu lire le langage informatique !

Max : Du coup votre musique s’imprègne de cette période ?

Yann : C’est pas du tout synthwave etc, on s’est dit que c’était cool de casser les codes justement. D’ailleurs sur scène on joue en chemise hawaïenne et tout, on essaye de casser tous les codes qui existent avec du gros hard-rock à l’américaine.

Max : Du coup ça donne quoi Dog N Style alors en live ?

Yann : On s’éclate, on boit des binouzes à donf et on fait la teuf !

Max : Sur tous vos concerts, c’était quoi ton meilleur souvenir ?

Yann : Oh il y en a tellement, toutes les premières parties qu’on a pu faire, Phil Campbell, Ultra Vomit… Je dirais les petits festivals qu’on a pu faire c’était terrible !

Max : C’était quoi la date la plus loin que vous ayez faite du coup ?

Yann : Oh, c’était au kazakhstan, à Oural peut-être… Ou alors à Tioumen en Russie si on parle en terme de kilomètres.

Max : Comment vous êtes arrivés à aller jouer là bas.

Yann : Oh c’est notre tourneur qui nous a proposé ça, on était chaud !

Max : Du coup, un concert en Russie c’était bien différent d’ici ?

Yann : Ouais complètement.

Max : Vous devez être un des seuls groupes français si ce n’est le seul à jouer à Tioumen ?

Yann : On a joué pendant 15 jours non stop ! C’était vraiment une expérience de folie. Quand on est rentrés, c’est là qu’on réalise qu’on a fait quelque chose de vraiment incroyable.

Max : Et tu as une anecdote sur cette tournée ?

Yann : On a fait une nuit assez folle dans un club de bikers. On a passé la nuit à faire la fête, on a fait des pompes dans le sable avec des russes en pleine nuit… Sinon sur la dernière tournée en Europe de l’Est on s’est retrouvé coincé dans un club de strip-tease en Hongrie… Y’a une chanson qui parle de ça dans l’album, « Come On In ». On est resté coincé 2H là dedans…

Max : Oh bah y’a pire comme endroit pour rester coincés non ? *rires*

Yann : Pas trop car ils nous ont arnaqués et on leur devait de l’argent… *rires*

Max : Comment ça s’est passé la réalisation de ce second album.

Yann : C’était bien différent du premier. L’album a été produit par Rudy Lenners, l’ancien batteur de Scorpions. Il nous a vu sur une petite date vers chez nous et après il a voulu nous aider sur toute la prod’. On avait composé 30 morceaux environ et on en a retenu 10 avec lui. Il nous a ouvert les yeux sur les arrangements, la composition… Il nous a appris plein de choses pour mettre en avant des éléments plutôt que d’autres selon les moments pour rendre les morceaux vraiment catchy !

Max : Comment vous avez choisi seulement 10 chansons parmi 30 au final ?

Yann : Brainstorming avec Rudy et tout le groupe… On s’est dit qu’il fallait mieux tabler sur la qualité que la quantité.

Max : Du coup les 20 autres c’est parti à la poubelle ou ça va ressortira sur un futur EP, album ou autre ?

Yann : Non, on va pas les sortir, c’est le jeu ! Après on était pas tous d’accord sur certains morceaux de l’album par rapport à d’autres qu’on a pas gardé, mais bon, c’est la majorité qui l’emporte quoi…

Max : Du coup c’est quoi ton morceau préféré de l’album ?

Yann : J’hésite entre « No Escape » et « Feed Your Devil »

Max : A jouer en live alors ?

Yann : J’adore « Gamble to Win » mais comme c’est la première de notre set, je suis pas encore à fond dedans. J’adore jouer « Feed Your Devil » et « Rivals » aussi !

Max : Merci pour tes réponses ! Sur Error404 on parle pas que de musique. On parle aussi de pop-culture ! Tu pourrais me donner ton film préféré ?

Yann : Terminator ! Schwarzenegger, toujours !

Max : Une série télé préférée ?

Yann : Je suis un peu moins, mais je dirai Spartacus là comme ça.

Max : Et un jeu vidéo ?

Yann : Dark Souls !

Max : Ah tu aimes tryhard comme ça ?

Yann : A fond ! Après j’ai pas encore fini le 3 car j’ai pas la PS4 mais je vais bientôt me l’acheter pour le reprendre sérieusement. Par contre le 1 et 2 je les connais super bien.

 

 

Palm Reader


Palm Reader est un mélange entre le téléphone sans fil (anciennement téléphone arabe mais ça ne se dit plus) et du dessin. Vous allez me dire encore un jeu de dessin. Dernièrement j’ai fait un article sur un jeu de dessin dans les airs, ça changeait un peu. Cette fois-ci vous allez dessiner dans la main de votre voisin.

C’est donc un jeu d’ambiance et coopératif pour 4 à 10 joueurs à partir de 6 ans. On peut donc y jouer à beaucoup et en famille et ça il n’y en pas beaucoup, on est donc fortement intéressé.

Le matériel

La boite contient un bloc de scores, 108 cartes recto/verso donc vous avez pas mal de marge avant de faire le tour de toutes les cartes, un dé et le petit plus: une rollbox pour lancer votre dé dedans et le cacher aux autres joueurs.

Les cartes sont de grands formats, question visibilité c’est bien plus sympa mais pour l’emmener dans votre petite valise de vacances un peu moins. En fonction du besoin ça peut correspondre ou pas. Personnellement avec les enfants je trouve ça mieux.

Alors faut dire quoi ?

Ici, il ne faut pas dire dans l’oreille de l’autre mais dessiner dans la main de son voisin. Le meneur va donc dans un premier temps lancer le dé dans sa rollbox et prendre la première carte de la pile pour savoir quel dessin il doit faire deviner. Tout cela à l’abri des regards indiscrets.

Il prend ensuite la main de son voisin et dessine dans sa paume. On tourne dans le sens des aiguilles d’une montre.Seul celui qui dessine peut regarder ce qu’il fait, pas le droit de parler ou de refaire le dessin dans la main une deuxième fois parce que l’on s’est trompé. Ensuite, le voisin fait de même à son propre voisin, et cetera, jusqu’à revenir au joueur de départ. Là, deux choix se présentent au meneur :

  • Il décide que le dernier de la chaîne lui reproduise le dessin dans la main pour vérifier si tout s’est bien passé. A ce stade, il peut décider de révéler la carte ou de refaire un second tour car il y a eu un dérapage dans le tour et ça ne ressemble pas du tout à ce qu’il voulait faire deviner.
  • Il décide de montrer la carte. A ce moment-là, on compte jusqu’à trois et tout le monde révèle le dessin qu’il pense avoir deviner.

On comptabilise le nombre de bonnes réponses dans le sens des aiguilles d’une montre sans que la chaîne ne soit cassée. Si le premier joueur se trompe mais tous les autres ont par chance et/ou hasard bien deviné, l’équipe marque 0 point. De même, si le meneur s’est autorisé un second tour de dessins alors il soustrait un point à son score final.

Vous faites dix manches et ensuite vous vous référez au tableau de scores pour savoir où vous vous situez.

Avis

Il y a plusieurs niveaux de cartes, fond bleu pour les dessins les plus faciles fond mauve pour les plus compliqués. Au départ, on prend les fonds bleus avec juste les dessins des lettres de l’alphabet et là on se dit « trop facile », puis on complique et quand vous faites zéro pendant plusieurs tours on trouve ça d’un coup beaucoup moins simple.

Le téléphone sans fil nous faisait déjà beaucoup rire quand on découvrait l’écart entre la phrase du début et celle de la fin, là c’est un peu pareil. Comment peut-on passer d’une gentille maisonnette au signe euro (€) ? Serait-ce une interprétation de notre coéquipier agent immobilier ?

On se rend compte que les cartes sont très bien faites, même les plus simples ne sont pas si faciles. Par exemple sur une carte vous allez avoir la lettre « b » en minuscule et le signe bémol de musique. Ou un ridicule carré avec le signe dièse de musique. Simple à dessiner mais la suggestion n’est pas évidente du tout. Quant aux cartes mauves, je n’ai pas encore réussi à passer le niveau d’échec pathétique.

Evidemment pour les dyspraxiques, le jeu va devoir être adapté. Par exemple faire le dessin dans la main mais avec sa paume tourner vers lui comme s’il lisait un livre. Voir qu’il puisse regarder le dessin qu’on lui fait.

Dans tous les cas, on aime ce jeu accessible vraiment pour toute la famille. Il permet de regrouper nos plus jeunes et nos ados. Le côté coopératif renforce cette accessibilité, soit on réussit tous ensemble soit on se plante. Il y aura toujours un mauvais joueur pour dire c’est la faute d’un tel mais bon heureusement tout le monde le connait et on passe outre en se moquant limite de lui.

  • Prévoir une petite variante pour les très jeunes: avoir le droit de refaire plusieurs fois le dessin dans la main
  • Prévoir une variante compétitive: à chaque tour, chaque joueur marque des points en fonction de la longueur de la chaîne.
  • Prévoir Une variante où le meneur peut choisir l’ordre de ses joueurs pour maximiser ses points. Evidemment si l’un d’entre eux est vraiment mauvais il se retrouvera toujours à la fin, pas très sympa mais entre adultes on aime se faire des crasses !
  • Devoir gérer sa frustration, surtout quand ça plante dès le premier joueur

  • Les cartes sont très bien pensées, dessins simples mais le choix final peut se révéler compliqué
  • L’illustration de la boite est soft mais classe
  • Le format des cartes pour jouer en famille
  • La rollbox, le petit plus qu’on apprécie

En résumé

Un jeu d’ambiance où l’on peut jouer à beaucoup et à tous âges. N’est-ce pas parfait pour les fêtes de famille qui approchent?

Snowman Dice


Un petit jeu de dés entre rapidité et habilité, tout cela rangé dans une balle en tissu, pour 2 à 4 joueurs.

Vous allez devoir créer un bonhomme de neige et l’amener en premier au pôle nord.

Snowman or Snowball ?

Chaque joueur a 5 dés en main qu’il va lancer en même temps. Ensuite, vous relancez vos dés autant de fois que vous le désirez et le nombre que vous souhaitez, aucune règle là-dessus. Il vous faudra par contre pour construire votre bonhomme de neige : une base, un corps et une tête. Le flocon est un joker, vous pouvez en avoir autant que vous le voulez.

Une fois le bonhomme de neige entier, il faut obtenir la face flèche pour le déplacer au pôle nord. Le pôle nord est représenté par une carte au centre de la table. Vous devez le déplacer uniquement en poussant votre tour de dé et avec un seul doigt.

Mais attention, un joueur qui possède un dé boule de neige peut vous dégommer. Qu’il vous fasse tomber un ou plusieurs dés, tout sera à refaire. Vous pouvez continuer d’avancer tant que votre bonhomme de neige est complet sinon retour à la case départ.
Il va donc falloir trouver le bon dosage entre rapidité pour créer votre bonhomme tout en étant attentif pour dégommer les bonhommes qui vont se déplacer.

Le premier joueur a amené son bonhomme de neige jusqu’au pôle nord gagne des points : 2 si votre bonhomme ne contient aucun joker, sinon 1 point. Les jokers aident à aller plus vite mais vous font gagner moins de points. Le premier a cumulé 3 points à gagner.

Avis

Un petit jeu simple à mettre en place et facile à jouer. On aime cette prise de décision rapide entre se concentrer sur ses dés et dégommer les autres.

Quant au packaging il est génial, vous pouvez le transporter partout et limite en faire un deuxième usage avec sa forme de balle.
L’illustration est simple mais fait son effet, on aime ces petits bonhommes de neige.

Petit hic sur la tuile pôle nord. Au premier tour, ça fonctionne nickel, mais au bout de très peu de temps, à force de trimbaler, d’ouvrir, jouer, ranger, fermer, … le jeu on l’use et la carte se tort un peu. De ce fait, elle devient gondolée et impossible d’amener son bonhomme de neige dessus, soit vous devrez soulever légèrement votre pile de dés soit prendre votre autre main pour aplatir la carte. Il aurait pu être bien de l’avoir en sorte d’autocollant électrostatique, la matière est plus fine et peut se tordre dans tous les sens sans l’abîmer, sans compter que cette matière adhère bien à une table.

Pour que les enfants puissent y jouer seuls sans adulte et sans baston, il peut être bien de rajouter une petite règle lorsque les dés sortent de la table. Une sorte de buzzer qui met une pause pour tout le monde le temps d’aller chercher ses dés. Sinon, on voit du vol de dés ou une dispute sur ‘non c’est ta boule de neige qui m’a dégommé et est par terre’, ‘n’importe quoi! mon dé est là et c’est ton bonhomme qui est au sol’, …

A deux mois de noël, un jeu en petit forme de boule, n’est-ce pas l’idéal à mettre dans le sapin ?

  • La fermeture éclair de la balle aurait pu être plus grande. Pas facile de sortir tous les dés sans compter les 5 règles de jeu (en langue différente évidemment !)
  • Tuile pôle nord qui s’use trop rapidement
  • Attention à ne pas perdre un dé avec des bourrins de la pichenette
  • On ne peut pas y jouer au resto, dommage car le petit format donne envie de l’emmener vraiment partout

  • Le packaging en forme de balle, lui permet clairement de se démarquer
  • Jeu accessible à tous
  • Jeu de dés sans que ce soit du roll&write, ça fait du bien
  • Illustrations simples mais qui attirent tous les regards, petits comme grands

En résumé

A quelques jours de l’hiver et quelques mois de noël, c’est LE jeu du moment. Beau, petit et simple, ambiance assurée pour vos soirées près du feu. Et surprise garantie non pas au pied du sapin mais accroché dans le sapin à côté des boules fait maison par vos bambins !

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