Live Report : Airways @1999 15/10/2019


Envie d’une bouffée d’air frais en concert ? Cela tombe plutôt bien puisque Airways était en France hier soir pour son premier headliner show en France. Ils étaient accompagnés de Wargasm, qui livrait aussi son tout premier show ! (il s’agissait de la première date de la tournée !)

– Wargasm –

Un duo punk bien vénère en première partie d’un groupe de rock anglais ? Pourquoi pas ? Les trois anglais de Wargasm se présentent à nous : Milkie Way, chanteuse bassiste, et Sam Matlock chanteur/scream et guitariste (avec de faux airs de Ronnie Radke, non? Aidez-moi, j’arrive pas à retrouver à qui le jeune homme ressemble mais je suis sûr qu’il a des airs de quelqu’un du milieu rock/metal ! :D). Le groupe était accompagné d’un batteur pour la tournée. Le son est au top, si ce n’est les quelques fausses notes au chant de la chanteuse, et les riffs s’enchaînent bien. Personne ne connaît le groupe dans la salle, et c’est normal puisque c’est le premier concert de leur carrière.

Le groupe enchaînera pendant une vingtaine de minutes des titres assez différents qui permettront de tous bien les identifier. Fait assez rare pour du punk, et encore plus lorsqu’on ne connait pas les chansons du tout. Des titres comme Tokyo ou LSD seront de la partie. Le groupe terminera son set par une reprise de Pharrell Williams (dont je n’ai malheureusement pas identifié le morceau original, doué que je suis !)

Le groupe a été une vraie bonne surprise avec une sacrée énergie sur scène et des morceaux très efficaces. Pour vous faire une idée, voilà le seul morceau disponible pour le moment sur l’Internet :

C’était clairement l’une des moins funky en live pourtant mais bon… Le public a été très réactif en tout cas en sautant et en remuant dans tous les sens (sans pogo cela étant dit, le public ne s’y prêtant pas particulièrement)

On entrera donc peut être un jour dans l’histoire en ayant vu le premier concert de Wargasm. En tout cas, on leur souhaite le meilleur, car c’était vraiment super sympa !

– Airways –

 

Le quatuor anglais fait fureur dès son entrée. Depuis le début du concert, une chose nous intrigue en fond de scène. Si un grand drapeau avec le logo du groupe « AIRWAYS » était présent, il y avait un autre élément original. Sous le logo du groupe se trouvait une inscription : « WORD OF THE DAY » avec en dessous des pancartes interchangeables mentionnant le fameux mot du jour.

Malheureusement, et avec une scène aussi petite que celle du 1999, le fameux mot était caché et personne ne l’évoquera durant la soirée. Ma frustration reste totale encore aujourd’hui sans savoir ce qu’était ce fameux mot. Argh.

Le groupe nous informera après leur premier morceau Alien que la BBC était parmi nous ce soir. Effectivement, un homme muni d’une caméra qui ne passait probablement même pas la porte de la petite salle dans laquelle nous nous trouvons a filmé tout le concert depuis le début. Nous nous étions posés la question de qui était-il au vu de son énorme matos que l’on voit plus souvent dans de grandes salles…

Le chanteur Jake Daniels nous parlera de façon très sobre, claire et compréhensive à plusieurs reprises. Son anglais à l’accent définitivement british (qui n’est pas sans rappeler celui de notre ami Rou Reynolds) est facilement audible et même les novices en anglais pouvaient comprendre tout ce qu’il disait. Je ne sais pas si c’était sa façon naturelle de parler ou s’il faisait un effort pour nous, pauvres français que nous sommes, mais dans tous les cas, ça fait plaisir de voir un anglais agréable à l’oreille et pas éclaté au sol comme le font certains américains à parler à toute allure en mangeant la moitié des mots au passage.

Au fur et à mesure du concert, le boys-band nous ponctuera ses titres persos par des petits extraits de classiques comme par exemple un petit passage d’Angel avant d’enchaîner sur leur dernier single Heart Of Luck. C’est à ce moment là qu’on a compris que nous n’étions pas à un concert metal. Toutes les personnes de la salle (et c’était majoritairement des jeunes filles/femmes !) connaissaient déjà le nouveau titre sur le bout des doigts et chantaient à tue tête. Malgré le son à plus de 110dB, on entendait hurler à coeur joie tout le public ! La bonne humeur était assez communicante et le concert n’en était que plus agréable cela dit.

Après une petite heure de show, le groupe nous saluera déjà sans rappel. On les verra sortir des backstages rapidement pour venir nous faire un signe qu’ils ne pouvaient pas rejouer… Dommage ! En revanche, le groupe est allé à la rencontre du public juste après le show. Que ce soit Airways ou Wargasm, les groupes squattaient la sortie de la salle pour serrer la main, saluer et même remercier chacune des personnes du public d’être venu. Un comportement plus qu’honorable qui, j’espère, ne se perdra pas au fur et à mesure de leur reconnaissance future !

En tout cas, on pourra tout de même noter une chose en France encore une fois : la différence entre la culture musicale française et d’ailleurs (disons anglosaxone ici). En regardant Spotify, Alien et Reckless Tongue ont plus de 5 millions d’écoutes Spotify chacune et de nombreuses autres chansons font des scores plus qu’honorables qui pourraient mériter des salles un peu plus grandes. Comment expliquer ce décalage entre la France VS le reste du monde ? Réponse, au prochain épisode !

Star Wars Destiny : Forcez le destin !


Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine….

Ha ! Vous avez commencez à fredonner le thème de l’ouverture de la saga, avouez-le ? Aujourd’hui, on va parler de Star Wars Destiny le jeu de cartes et de dés à collectionner édité par Fantasy Flight Games. Plus précisément du starter pack pour deux joueurs ainsi qu’un lot de 36 boosters puisque le jeu n’en est pas à sa première saison de publication.

Le jeu est un jeu de cartes à collectionner classique comme on en voit assez souvent dernièrement, notamment dans le monde du jeu vidéo : Hearthstone ou encore Magic : The Gathering. En d’autres termes, vous avez un ou plusieurs champions avec un certain nombre de points de vie et le but est de tomber les champions adverses à zéro points de vie ou de faire épuiser à votre adversaire toutes ses cartes avant vous. Si l’une des deux conditions est remplie vous avez remporté la victoire, félicitations !

Il y a dans ce starter pack deux types de decks : les cartes antagonistes et les cartes héros. Parmi les antagonistes, nous retrouveront les forces du côté obscur, du Premier Ordre ou de l’Empire s’opposant ainsi face à l’Alliance Rebelle, à la République Galactique et au côté lumineux de la Force. Les decks ne sont pas interchangeables, afin de garder une cohérence interne pour ceux que nous incarnons (Rey ne sera jamais alliée au Capitaine Phasma, donc). Vingt cartes constitueront votre starter héros ou antagoniste afin de vous présenter le jeu Star Wars Destiny.

 

Les types de cartes

Outre vos cartes personnages, vous aurez trois types de cartes en main : les cartes événements qui donnent une instruction précise et qui se défaussent aussitôt utilisées, les cartes améliorations qui s’attachent à l’un de vos personnages afin de lui conférer un avantage et un dé supplémentaire et les cartes soutiens qui se posent sans être rattachées à un personnage et qui parfois s’accompagnent également d’un dé.

Sans trop en dire pour le moment : sachez que les dés sont systématiquement liés à une carte (personnage, amélioration et parfois soutien) et plus on a de dés en notre possession, plus le champ d’action sera large.

Chaque carte a un coût en ressource (parfois ce coût est de zéro, mais elles ont toutes le symbole indiqué en haut à gauche de la carte), vous recevez systématiquement deux ressources à chaque phase d’entretien (phase qui débute un tour de jeu) et en recevrez d’autres grâce à vos cartes ou vos dés. Faites attention à votre stock de ressources : sans elles, vous pourrez jouer moins de cartes et donc potentiellement faire moins de dégâts à votre adversaire.

Une troisième faction : les cartes neutres

Dans ce starter pack pour deux joueurs, vous n’aurez pas la possibilité d’être confronté aux personnages neutres et aux cartes associées. Les cartes neutres peuvent se greffer dans n’importe quel deck (alors que les cartes héros restent entre héros et les cartes antagonistes entre antagonistes). Ainsi, elles permettent d’avoir un jeu hybride héros/neutre ou antagoniste/neutre. Elles ont également des dés associés (de couleur jaune cette fois-ci, contre le bleu des héros et le rouge des antagonistes) et n’ont rien de spécial hormis d’être assimilées à tous les types de paquets. Encore une fois, cette faction ne se crée que si l’on achète des boosters indépendants de ce starter pack.

Le système de dés

Je l’ai annoncé tantôt, Star Wars Destiny n’est pas qu’un jeu de cartes, il présente également des dés. Ces dés servent à déterminer ce que vous possédez dans votre réserve pour un tour de jeu. Chaque fois qu’une carte implique un dé, le dé vient se mettre devant la carte. S’il s’agit d’une carte amélioration se greffant à un personnage, c’est votre personnage qui gagne ce dé supplémentaire. Ensuite, lorsque c’est à vous de jouer, vous pourrez activer certaines cartes afin de lancer le dé associé. Il faudra alors incliner votre carte pour montrer que vous avez lancé le ou les dés qui lui sont associés pour ce tour. Ensuite, lancez vos dés, ceux-ci détermineront ce que vous pourrez en faire. Par exemple, la face dégâts de mêlée, représentée par deux sabres laser et suivie d’un chiffre, vous annonce de combien vous pourrez attaquer avec des dégâts de mêlée un personnage adverse. Tandis qu’une face bouclier vous octroie des jetons boucliers pour un personnage au choix et ainsi de suite. Chaque face est évidemment détaillée dans le livre de règles et chaque dé a des faces différentes. Si c’est un dé associé à un droïde médical (carte soutien comprise dans le starter pack, côté héros) alors vous n’aurez aucune face avec des dégâts de mêlée ou à distance puisque votre droïde n’est pas un droïde de combat. Logique. Il vous apportera des ressources, des boucliers ou un pouvoir spécial lié à la carte selon la face sur laquelle vous tombez en lançant.

Une fois les dés lancés, ils sont dans votre réserve. Vous ne pouvez pas les résoudre immédiatement. Il faut attendre que l’adversaire effectue son action et vous pourrez ensuite résoudre autant de dés de votre réserve que vous le souhaitez. En théorie, un dé ne se lance qu’une fois par tour, sauf si vous avez des dés montrant une face de relance (ce qui vous permet de défausser ce-même dé afin d’en relancer un autre de votre réserve).

Avis

Je trouve que l’idée des dés en plus des cartes est bonne. Star Wars Destiny est un jeu divertissant. Cependant, je n’y jouerai pas plus que j’y ai déjà joué. Parce qu’il s’agit également d’un jeu de cartes à collectionner et donc sous-entend beaucoup de dépenses annexes en dehors du jeu de base, notamment par l’achat de boosters. L’achat est purement facultatif, me direz-vous ? Nous ne sommes pas obligés ? Eh bien laissez-moi vous citer un passage du livret de règles : « Les decks de ce starter proposent 20 cartes, mais un deck standard en compte 30 exactement ». Oui, vous avez bien lu, le starter pack offre un deck incomplet. Il vous manque donc 10 cartes pour pouvoir jouer pleinement Star Wars Destiny. J’ai donc complété ma main grâce aux 36 boosters que je possédais. Et en effet, à 30 cartes, le deck semble plus complet et on peut réfléchir à des compositions de deck assez sympa.

En fait, il faut simplement partir du principe que c’est un jeu de constitution de deck et donc qu’il faudra acheter d’autres starter packs et d’autres boosters afin d’avoir son propre deck. Si vous aimez ce genre de cartes, à l’instar de Magic, Yu-Gi-Oh! et Pokémon, alors vous vous y retrouverez. Avec en plus le système de dés qui est franchement intéressant. Même si les starter packs pour deux joueurs auraient pu contenir les 30 cartes nécessaires, les 20 cartes sont suffisantes pour s’initier au jeu et donc savoir si l’on veut s’y investir davantage.

 

 

  • Un jeu incomplet. Ce starter pack ne présente que 20 cartes par deck alors qu’il est stipulé qu’un deck standard en contient 30.
  • Les règles complètes sont en ligne. Au début, on voit quatre pages, on se dit « waouh, rapide à comprendre » mais certains points de règles précis ne sont disponibles qu’en ligne.
  • Un jeu avec une apparence Star Wars sans être un jeu Star Wars. Aucune mécanique ne nous rappelle particulièrement la saga et apporte un concept de jeu donnant un jeu Star Wars.
  • Une grande part de hasard. Bien sûr, comme il s’agit d’un jeu de cartes, votre jeu est déjà limité par ce que vous piochez (et vous n’avez pas la chance éternelle d’un Yûgi) mais ici, avec le lancé de dés, il vous faut le double de chance.

 

 

  • Les cartes sont belles. Tout amoureux de la saga s’y retrouvera. En plus d’être pratiques à lire, les cartes sont en soi des objets à collectionner.
  • Les faces des dés sont imprimées. Il ne s’agit pas là d’autocollants qui finiront par céder et partir. Non. Chaque face est directement imprimée sur le dé, offrant une longévité certaine au jeu.
  • A la fois communautaire et familial. Star Wars Destiny propose un univers compétitif avec sa propre communauté, mais il se joue également très bien en famille ou entre amis.
  • Des duels rapides. En moyenne, un duel dure un peu moins d’une heure une fois que l’on connaît toutes les règles. On peut donc en faire occasionnellement sans y consacrer sa journée ou les enchaîner assez rapidement.

 

 

En résumé

Un jeu à l’apparence Star Wars dont le starter pack est incomplet. Mais avec une mécanique de dés intéressante pour plus de hasard et plus de réflexion. Plus simple qu’un jeu de cartes évolutif, les collectionneurs et les amoureux des jeux de duel s’y retrouveront.

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