Live Report : Freak Kitchen @La Maroquinerie – 07/02/2019

– Freak Kitchen –

Ce soir, pas le temps de niaiser à la Maroquinerie. Le concert débute à 20h30 sans première partie, et on rentre directement dans le vif du sujet ! On attaque d’ailleurs tellement dans le vif du sujet que le bassiste viendra faire son soundcheck en live en jouant, histoire de débuter le concert dans les habituels fails de Freak Kitchen.

Le set débute par Morons, single phare du dernier album du groupe, Confusions To The Enemy. Le ton de la soirée est donné par le trio suédois. Du gros rock qui tâche et qui raisonne dans la tête, au point de fredonner les morceaux avant même de s’en rendre compte !

Alors que le chanteur nous racontera sa vie de rockeur à de multiples reprises, c’est en parlant de John Bauer, célèbre artiste autour de l’univers féérique et fantasy que Mattias Eklundh (chant) lancera le titre Troll tiré de leur dernier album en date.  Le groupe a clairement une fibre geek et cela se ressent à travers leurs chansons ou bien même leurs habits de scène. Même s’ils ne sont plus très jeunes, on sent que le groupe a grandi avec son temps et la pop-culture qui l’entoure : le chanteur porte fièrement un t-shirt Doom pendant que le batteur porte quant à lui un t-shirt Totoro. Le groupe fredonnera d’ailleurs le début du générique de Totoro, entre deux chansons.

Christer Örtefors, le bassiste au look improbable donnera également de sa personne en chantant sur de nombreux titres pour assister Mattias. Il chantera d’ailleurs entièrement Porno Daddy,  classique du groupe depuis déjà 17 ans !

Les fails de Freak Kitchen, ce n’est pas qu’un mythe ! Le concert pourrait se résumer de la sorte : Raconter sa jeunesse de rocker en se retrouvant nu sur la plage ou bien la sensation que cela peut faire de prendre une limousine pour la première fois, les changements de couplet ou chanson en cours de route, et du bon rock qui tabasse bien comme il faut.

Alors que le public chantait déjà l’entêtante Speak When Spoken To, Mattias stoppa tout le monde en s’excusant car il s’était trompé de couplet et qu’il fallait tout recommencer ! La foule, hilare, profita de ce moment pour écouter de nouveau la chanson, reprise en coeur dans l’assemblée ! La foule est très joyeuse ce soir et chantera à tue tête, en répondant aux nombreux appels vocaux du chanteur. Là où les groupes incitent souvent la foule à faire des « Oh ohhhhohhhh », Freak Kitchen a tenté le diable en faisant prononcer au public une phrase en suédois. Ikéa aurait été fier de nous ce soir là, car la foule repris Så Kan Det Gå När Inte Haspen Är På avec brio !

Le groupe procède a un premier rappel à base de Propaganda Pie, Nobody’s Laughing et Walls Of Stupidity  qui enflamma une dernière fois le public… ou presque !

Après quelques minutes d’applaudissements, le groupe est à nouveau revenu pour un second et ultime rappel où il offrira à la foule un My New Haircut décoiffant !

Freak Kitchen, c’était une sacrée boucherie qui dura pratiquement 2 heures, une performance rare dans ce type de petite salle en petite configuration ! Le public, plutôt masculin et plus âgé que le metalcore auquel nous sommes habitués a remué la tête pendant des heures durant et semblait en réclamer toujours plus, symbole d’un concert réussi ! On ne comptera pas les torticolis au réveil le lendemain matin, mais on peut facilement deviner qu’ils étaient très nombreux !

Je terminerai ce report par une petite fun fact sur le merch du groupe, disponible au fond de la salle ce soir là : le groupe vendait des chaussettes à son logo ! C’est un vêtement que l’on croise assez peu dans les merch de groupes, et c’était pourtant bien original !

Crédit photo : Farah Siblini

Rumble in the …


D’abord titrés Rumble in the house et Rumble in the dungeon, ensuite rebaptisés Chicane dans la cabane et Chicane dans le donjon pour la version québécquoise, l’éditeur a préféré le titre anglais pour la distribution en France . Le premier s’est vu modifié niveau packaging. Fini le noir et les illustrations géométriques (même si ça revient à la mode pour cette année 2019), on retrouve une boîte orange et un dessin en perspective très copié sur son frère Rumble in the dungeon. Plus objectivement, une vraie cohérence entre les deux.

Edité par Flatined Games et distribué par Iello en 2011, ce petit éditeur a décidé d’arrêter sa collaboration avec Iello, leurs approches commerciales et éditoriales s’étant éloignés au fil de ces 5 années de dur labeur pour travailler dorénavant avec Atalia sur le territoire français.

Le principe : La guerre est déclarée

Dans Rumble, vous incarnez deux personnages aléatoirement choisis parmi tout ceux du plateau de jeu. Vous allez devoir essayer de garder vos personnages en vie le plus longtemps possible tout en massacrant les autres le plus cruellement.

Cette gamme est accessible à partir de 8 ans de 3 à 6 joueurs. Vous pouvez même aller jusqu’à 12 joueurs en combinant les deux boites. Une partie avec une seule boîte dure environ 20 minutes.

Les thématiques : mobil-home ou château

Dans Rumble in the dungeon, ceux sont des monstres et des aventuriers enfermés dans un donjon. Les aventuriers sont prêts à tout pour voler le trésor du roi quitte à confondre un monstre et se tuer entre eux.

Dans Rumble in the house, c’est un problème de cohabitation. Vous êtes bien trop dans une si petite maison alors forcément à un moment donné c’est la guerre et chacun va essayer de sauver sa peau en tuant les autres.

Si vous combinez les deux vous jouez avec la thématique de la chasse au trésor dans le donjon.

Le jeu : Je ne suis pas intimidant mais je vais tous vous démolir bande de mauviettes

Vous constituez votre plateau de jeu comme vous l’entendez avec les 12 tuiles. Sur chaque tuile, vous placez un des 12 pions personnages. Les joueurs reçoivent aléatoirement deux jetons personnages, qu’ils prennent connaissance secrètement et la partie peut commencer.

Chaque joueur va réaliser une des actions suivantes jusqu’à ce qu’il reste un unique pion sur le plateau :

  • Déplacer n’importe quel pion se trouvant seule dans la pièce vers une tuile adjacente en suivant les portes.
  • Déplacer un pion se trouvant dans la même pièce que le coffre au trésor vers une case adjacente en suivant les portes, même si ce personnage n’est pas seul. Dans ce cas, vous bougez le pion et le coffre. Si le personnage se trouve sur l’entrée alors vous pouvez le faire sortir avec le coffre. Il marque automatiquement 10 points et le jeu continue.
  • Résoudre une bagarre dans une pièce contenant plusieurs pions en sortant du plateau votre victime. Bien aligner les dépouilles par ordre de sortie pour le calcul des scores.

En fin de partie, vous n’allez comptabiliser que les points de votre meilleur personnage. Le dernier personnage en jeu marque 10 points, le précédent 9 points et ainsi de suite. Les deux premiers à être sortis ne marqueront donc pas de points. Le joueur avec le plus de points après 3 aventures gagne le titre de héros.

Avis

Un jeu de bluff et de déduction accessible à tous. Vous pouvez jouer entre novices et expérimentés du jeu, jeunes enfants et vieux cons, surdoués et illettrés, personne ne sera avantagé. Ce jeu a le privilège de réunir, d’être simple à comprendre et à mettre en place. En prime, il est rapide.

C’est le jeu à emmener partout avec vous. Les enfants pourront vous le piquer et y jouer entre eux, en autonomie (oui, oui ça peut arriver). De la même manière, vous allez pouvoir le sortir en fin de soirée entre grandes personnes pour vous faire des coups bas.

Petite frustration lorsque votre pion est éjecté au premier tour de jeu par pur hasard mais heureusement vous incarnez deux personnages. Et même lorsque vous vous faites méchamment et rapidement expulser, vous continuez à prendre plaisir à jouer et massacrer les autres.

  • Rumble in the dungeon est mieux de par la thématique. A côté Rumble in the house parait fade.
  • Le hasard est tout de même présent. Pour le limiter et faire fonctionner un peu plus ses neurones, il faudrait ne pouvoir déplacer que son pion ou un pion sur une case adjacente à un de ses personnages. Il y aurait vraiment un risque de se faire démasquer.
  • Rejouabilité sur une même soirée très limitée. Sympa à sortir pour se détendre, vous ne ferez pas plus de deux parties (en tant qu’adultes en tout cas car j’ai vu mes enfants en enchainer 6).
  • A 3 joueurs, vous pouvez être amené à tourner en rond du fait que chacun veut choisir l’issu du combat. Une variante est proposée sur le web pour éviter ce genre de cas : à partir du moment où il reste 4 personnages en jeu, après chaque action, le joueur retire une tuile (on imagine que les combats dégradent le lieu au point que certaines pièces deviennent inutilisables). La tuile enlevée doit être inoccupée et ne doit pas couper le plateau de jeu en deux parties.

  • Petit jeu rapide, qui en fait un bon jeu d’apéros ou de fin de soirées.
  • Accessible pour tous, il est très facile à expliquer.
  • Pouvoir additionner les deux, et jouer jusqu’à 12 joueurs.
  • Les illustrations rigolotes où l’on se voit prier pour être celui-là ou surtout pas celui-ci.

En résumé

Un jeu à posséder dans sa ludothèque personnelle, il est indémodable.

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