Live Report : Attila + Eskimo Callboy @Petit Bain – 27/10/18


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Ce soir, c’est une soirée placée sous le signe de la violence. Alors que le double headline d’Attila et Eskimo Callboy s’annonçait déjà très bien, quel fut ma joie en voyant l’ajout de The Browning, groupe de metalcore electro anglais que j’apprécie tout particulièrement ! Le concert était sold-out tout comme l’était Crown The Empire deux semaines plus tôt. De nombreuses personnes cherchaient des places devant la salle, en vain… Un sacré succès pour Alternative Live !

– The Browning – 19h20 – 19h50 –

Alors que le groupe démarre 10 minutes plus tôt que l’horaire prévu, le groupe anglais prend possession de la scène. Jonny McBee monte directement sur les estrades mis en place sur tout l’avant de la scène et se montre très démonstratif et communicant avec le public. On avait parfois un peu de mal à entendre la partie electro qui n’était qu’un enregistrement. Dommage que cela ne soit pas joué live mais comme cette partie est assurée par le chanteur, c’est compréhensible de l’avoir retiré, sinon le show aurait été bien plus statique. Le groupe est venu nous présenter son album sorti la veille, Geist, et nous a proposés tous les singles issus de ce dernier : Carnage, Final Breathe, Geist… sans oublier les classiques du groupe qui ne manqueront pas à l’appel tels que Bloodlust ou bien Dragon, particulièrement efficace en live pour ses parties electro entêtantes. Le public est déjà sens dessus-dessous. On retrouvait des t-shirts à l’effigie du groupe dans le public, montrant que le public était également venu pour la première partie (moi le premier d’ailleurs puisque c’était le groupe que j’attendais le plus en live de ce plateau !)

 

– Eskimo Callboy – 20h05-20h55 –

Le groupe débarque à son tour et entame le show sur Back in the Bizz, qui veut tout dire pour cette soirée : On est Eskimo Callboy, notre précédent concert en France avait du être annulé l’an dernier, alors on va se venger en cassant tout ! Problème que l’on remarque dès l’entrée sur scène : Sebastian « Sushi », voix scream du groupe arrive seul au chant. En effet, il nous informe après l’intro qui se poursuivit sur My Own Summer que Kevin Ratajczak est tombé très malade il y a peu et ne pouvait pas monter sur scène… Cela étant dit, le metal et le rock’n’roll ça se joue à plusieurs, et comme tout le monde est une petite famille, rien n’empêchera de foutre le bazar ce soir !

Eskimo a donc tout donné à 5 au lieu de 6, en invitant même Jonny McBee du groupe précédent à les rejoindre sur un morceau. Le chant clair de Sebastian Biesler déraillait donc parfois de temps à autre, mais c’est tout excusé puisqu’il ne s’agit pas de son rôle habituel et qu’il a du chanter deux fois plus qu’en temps normal. Une épreuve que le chanteur a su surmonter sans problème, tout en gardant l’énergie nécessaire pour interagir avec la foule en délire. On a même pu revoir le chanteur bien plus tard après le concert qui discutait avec les fans restés devant la salle pour faire de classiques selfies, autographes et remerciements au groupe !

Machine à fumées, lumières dans tous les sens… Là où The Browning était très orienté metal electro, Eskimo Callboy est la parfaite transition entre le metal electro précédent et le metal wtf d’Attila qui arrive (rappelez vous du clip de MC Thunder). Eskimo est le parfait mélange des deux autres groupes : du metal-electro-wtf !

Le groupe finit par demander une photo de groupe à l’assemblée avant de se relever et de finir sur un MC Thunder explosif. Un show maîtrisé du début à la fin qui crééra l’émeute générale dans la salle, décidément toujours pas fatiguée… Allez, on garde encore un peu d’énergie pour Attila qui arrive derrière et on y retourne !

– Attila : 21h25-22h30 –

C’est sans se faire attendre que FRONZ1LLA, aka Chris, frontman d’Attila débarque sur scène sur Three 6, mettant le public dans une PLS totale. Lunettes de soleil et bonnet, on reconnait l’homme grâce à ses nombreux tatoos sur le corps tout entier (visage compris !). Le scream est puissant sur les albums d’Attila, mais que dire du live. C’est monstrueux ! Alors qu’About That Life débute sur une sorte de scratch screamé, le public tout entier jette son dévolu dans le pit. Après tout, Chris avait dit qu’on pouvait foutre le bordel partout et qu’il ne fallait pas hésiter à pousser ses voisins, qu’il n’en avait même rien à foutre si l’on montait sur scène avec lui. Le public l’a pris au pied de la lettre et ne s’est pas gêné une seule seconde ! (ce qui n’était pas trop au goût du pauvre monsieur de la sécurité qui a beaucoup subi dans la soirée malheureusement vu le nombre de surfeurs débarquant sur scène toutes les 10 secondes)

La performance vocale est assez exceptionnelle, principalement du gros scream, mais aussi du growl, du pig squeele (comme pour Eskimo Callboy d’ailleurs !), du rap screamé (?) et du beatbox screamé (?!?), tout y passe et tout fonctionne. Le chant clair, bien que très peu présent chez Attila, fonctionne lui aussi sur des titres comme Bulletproof.

Etant donné que c’est samedi soir, Chris va vite nous inviter à aller boire un peu plus, et va même distribuer sa tournée au premier rang en  offrant quelques shots dans le public. Il vient ensuite rappeler que la drogue c’est mal, en enchaînant sans transition sur les deux titres les plus explosifs du set : Rage, et Moshpit. On aura le droit à une petite démonstration de ce qui nous attend pour le prochain album du groupe avec Blackout. Pour rappel, le dernier album en date d’Attila, CHAOS, remonte maintenant à 2016 !

Le rappel se fera bien évidemment sur la tant attendue Pizza, que bons nombres de gens ont scandés durant tout le show. A l’inverse du reste du show, j’ai trouvé que le morceau Pizza n’était pas aussi sympa en live qu’en album. Il n’y avait pas de petites discussions comme sur le clip pour introduire les phases screamées par exemple… En revanche, le public s’est divisé en deux : d’un côté les « bouffeurs de pizzas avec de l’ananas », et de l’autre ceux qui ne supportaient pas cela. Autant vous dire que le wall of death était très déséquilibré… C’est aussi ce qui le rendait aussi fun et atypique. Au moment du scream principal du titre « FUCKING PINEAPPLES », la horde est venu éclater les quelques pauvres défenseurs du fruit exotique. C’est sur ces bonnes paroles qu’Attila nous quitte, la main sur le coeur en remerciant chaudement le public d’être au rendez-vous et que le groupe n’hésitera pas à revenir une, ou même deux fois par an si cela était possible pour venir faire ce genre de concerts à Paris.

 

Le show est une vraie réussite. Aussi bien attendu par les fans d’Eskimo que d’Attila (et même de The Browning en première partie), nous avons pu assister à un show définitivement très gueulard, très lourd et très sportif ! Nous n’en sommes pas ressortis indemnes, et c’est peut être ce que l’on pouvait espérer d’un tel plateau. Victoire pour le trio de ce soir qu’on espère revoir rapidement sur Paris (et dans une salle un peu plus grande !)

Pyramid of Pengqueen


Quatre aventuriers ont trouvé dans leur école le passage secret de la pyramide perdue, mais ils ont réveillé la momie de Pengqueen qui va tout faire pour les emmener avec elle dans sa tombe. La seule façon d’en réchapper est de collecter les bons objets magiques sans se faire attraper.

Pyramid of Pengqueen est une aventure et une chasse aux trésors de 2 à 5 joueurs, à partir de 8 ans.

Allons en exploration

La boîte, par son format et ses illustrations (même palette de couleurs et surtout les mêmes petits pingouins) nous rappelle forcément le jeu du même éditeur ‘IceCool’.

A l’intérieur, un plateau de jeu magnétique solide, des petits pions aimantés représentant les aventuriers, une figurine momie sculptée, des dés et des cartes représentant les objets magiques.

Du matériel de qualité, des dessins attrayants, on ne l’a pas encore essayé qu’on l’apprécie déjà.

Lançons-nous dans cette chasse au trésor

Un joueur joue la momie et se place d’un côté du plateau, tous les autres joueurs représentent les aventuriers et sont de l’autre côté. Les aventuriers reçoivent 5 cartes trésors de couleurs différentes. Les chasseurs vont devoir aller récupérer leurs 5 objets magiques sans se faire attraper par la momie.

Pour se faire, chacun leur tour, il lance les dés blancs disponibles. Il peut les relancer jusqu’à obtenir un résultat qui lui convient mais attention si une momie est représentée alors le dé est mis de côté jusqu’à une réinitialisation. Le résultat d’un dé lui convient ? Alors, il annonce le dé joué à voix haute et avance son pion aventurier. Si le dé représente un chiffre, il avance exactement de ce nombre de cases sachant qu’il ne peut pas finir son déplacement sur une case déjà prise par un autre aventurier. Si le dé représente une flèche, il déplace son pion en ligne droite (horizontale ou verticale) jusqu’au prochain obstacle (mur, momie, autre chasseur).

Lorsque son déplacement s’arrête pile poil sur un objet magique qu’il devait attraper alors il pose sa carte trésor face visible.

Au début de son tour, le joueur peut décider de réinitialiser les dés afin de récupérer les 5. Dans ce cas, la momie avance d’autant de cases qu’il y a de dés mis de côté.

Lorsque tous les aventuriers ont joué, vient le tour de la momie. Elle lance son dé noir et additionne celui-ci aux dés blancs mis de côté puis elle avance d’autant. Si elle rencontre un chasseur (le pion aventurier va s’aimanter au pion momie) alors son déplacement s’arrête là, le chasseur perd une vie et est déplacé dans le sarcophage de la momie. Si un aventurier perd ses 3 jetons vie alors il est éliminé du jeu.

Mais alors qui gagne ? Lorsqu’un chasseur a trouvé ses 5 trésors alors la partie prend immédiatement fin lorsqu’il attrape son dernier objet magique. Quant à la momie, elle gagne en attrapant les chasseurs de trésors et en prenant leurs jetons de vie. Son objectif diffère en fonction du nombre d’aventuriers. Pour exemple, il lui faudra attraper 7 jetons vie s’il y a 4 chasseurs.

Le mode deux joueurs

A deux joueurs, l’un joue la momie et l’autre joue deux aventuriers. Les tours de jeu sont exactement les mêmes. Le joueur chasseur de trésors gagne si les 10 trésors sont gagnés et la momie si 3 jetons vie sont dérobés. Les trésors peuvent être trouvés par n’importe lequel des deux aventuriers (vous n’êtes pas obligé de faire trouver un trésor rouge à chacun des aventuriers par exemple).
Dans ce jeu, le mode deux joueurs est très intéressant. Là où d’habitude jouer deux joueurs en un seul est compliqué, embêtant et ennuyant, ici il y a un réel intérêt et enjeu.

Avis

Un bon mélange entre coopératif et individuel. En effet, si vous jouez trop perso alors il y a de grandes chances que la momie gagne mais si vous vous dévouez toujours pour aider vos copains chasseurs de trésors vous allez vous faire griller la place de gagnant. Il faudra donc trouver le juste milieu. Sans compter qu’entres aventuriers il y a nécessité parfois de se parler. A vous de ne pas trop en dévoiler afin de ne pas donner de précieux indices sur votre position à la momie.

Pour les chasseurs, ne pas hésiter à bluffer, dire de fausses informations à voix haute pour désorienter la momie, voir même bouger votre main dans tous les sens sur le plateau qu’elle ne devine pas le déplacement de votre pion à l’aide du mouvement de votre poignet.
Pour la momie, n’hésitez pas à regarder les trésors déjà trouvés et les couleurs qu’ils restent à trouver pour chaque aventurier.

En résumé

Une réédition réussie du jeu Pyramid de Ravensburger, sorti en 2008 avec un relookage complet magnifique (on aime retrouver nos petits pingouins du jeu IceCool).

Attirant par son matériel, ses jolies illustrations et sa mécanique astucieuse, ce jeu en 3D est stratégique et familial à la fois. Pyramid of Pengqueen a tout pour être un bon jeu avec une édition de bonne qualité. Alors je n’ai qu’à lui souhaiter une bonne réussite pour les fêtes de noël.

 

  • Qualité du matériel
  • Jeu asymétrique entre le rôle de la momie et celui de chasseur
  • Le juste mélange coopératif / individuel pour les chasseurs de trésors
  • Mode à deux joueurs

 

 

 

  • Le titre, c’est très personnel comme avis mais je n’aime pas et en plus on ne le retient pas facilement.
  • Les pions aimantés auraient pu être un peu plus grand. Pour les petits doigts boudinés d’adultes ou les petites mains d’enfant pas encore très agile ce n’est vraiment pas évident.
  • La momie ne peut pas être joué par n’importe quel joueur. Le jeu est indiqué à partir de 8 ans. Si un enfant de cet âge joue le rôle de la momie, il va se diriger au hasard et va trouver la partie longue. Surtout s’il n’attrape personne. Sans compter que pour les chasseurs il n’y a aucune adrénaline si la momie est à l’opposé d’eux. On aime retenir son souffle lorsque la momie doit choisir sa direction en arrivant sur une intersection.
  • Manque une extension, avec d’autres plateaux et des parcours plus atypiques pour moins de lassitude

 

 

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