Orchestral Memories – Bandai Namco

Orchestral Memories Bandai Namco

WORLD PREMIERE – 4 février 2017 – Salle Pleyel (Paris)
Organisé par Wild Faery & Bandai Namco

Bonjour à tous ! Aujourd’hui un live report un peu particulier puisque nous nous sommes rendus au concert symphonique d’Orchestral Memories, les chansons des plus gros titres de Bandai Namco Entertainment joué par un orchestre. On peut vous dire que l’on ne regrette pas du tout le déplacement.

 

C’est donc pour 20h que nous nous sommes rendus à la Salle Pleyel, noire de monde à l’entrée. Le concert devait être très très proche du sold out ! 

Le concert d’une heure et demi (avec une entracte de 20 mn au milieu) reprenait tous les classiques de la firme japonaise, en passant par les RPG, les jeux de combat ou autres jeux de course pour en faire un savant mélange. Un peu déroutant peut être pour certains qui ne venaient que pour une licence précise (on peut penser que les fans d’Ace Combat ne sont pas forcément fans de Dark Souls ou des Tales Of et vice versa), mais néanmoins intéressant pour les curieux et les fans de la culture nippone. 

Ces titres étaient donc joués par un orchestre et on pouvait profiter des images des jeux en questions, mixés à des images de l’orchestre. On avait donc un mix entre le Distant Worlds qui proposait des scènes des jeux Final Fantasy durant toutes les chansons et le John Williams qui diffusait quant à lui des images de l’orchestre. Un joli mélange mais ponctué de petits désagréments : On aurait souhaité peut être avoir plus qu’un seul angle de caméra, mais surtout que la caméra soit attribuée aux bons moments ! En effet, il est arrivé que l’image stoppe des passages de jeux vidéo pour filmer l’orchestre… qui ne jouait pas..! A un moment donné du concert, nous avons eu le droit à un joli solo de guitare (pour Ace Combat il me semble), mais la caméra unique ne visait pas cette partie de l’orchestre, ce qui faisait que l’image diffusée était simplement l’orchestre, patientant sagement son tour. Du coup on ne voyait ni le jeu, ni le musicien à l’action mais tout un tas de musiciens en attente… Dommage !

Tout au long de ce temps, nous avons eu le droit à une douzaine de titres, plus ou moins long, de chez Bandai Namco : du Dark Souls, du Ace Combat, du Tales Of, Pac-Man (quelques secondes en introduction seulement…)

 

Vu l’affiche présente en haut de l’article et la définitive présente lors du concert sur l’écran présent durant le concert, il semblerait que le petit Pacman a été rajouté au dernier moment, en hommage à  Masaya Nakamura, fondateur de Namco et décédé à la fin du mois de janvier. Une photo de lui est d’ailleurs restée affichée durant tout l’entracte afin de lui rendre hommage. 

– Les mentions spéciales –

La première mention spéciale va directement au medley de toutes les musiques phares de Soul Calibur, à l’occasion des 20 ans de la série ! 

Mention spéciale à la chanson de Little Nightmares, le futur jeu indépendant « deluxe » (un peu à la Child of Light chez Ubi ou Life Is Strange chez Square) qui rendait très bien musicalement. Un esprit Tim Burtonesque frissonnant ! 

Autre mention spéciale pour le solo de Motoi Sakuraba au piano. Cet homme, au delà du génie qu’il est dans son domaine, est un pianiste hors-pair. Il a interprété un morceau de piano sur Dark Souls qui a du hirisser le poil d’à peu près tout le monde. Une mélodie maîtrisée, des passages où le musicien y allait même au poing, tout en restant majestueux. Une composition de génie et un talent incroyable… On comprend pourquoi Bandai Namco le met souvent à la tête des compositions de ses jeux. Il a notamment fait la plupart des jeux de la série Tales Of, Dark Souls et bien d’autres (ma pensée et mon coeur vont pour Baten Kaitos, absent ce soir là, à mon plus grand regret…  🙁 )

https://www.youtube.com/watch?v=stWae6r7Blw

Était également présent Go Shiina, compositeur de Tales Of Zestiria mais aussi de la récente saga God Eater. Shiina, tout comme Sakuraba s’est laissé interviewer durant le concert pour notre plus grand plaisir. Leurs réponses, souvent légères et amusantes (dans un style purement japonais, à nous demander si nos chaussures n’étaient pas mouillés car il avait plu plus tôt dans la matinée) étaient aussi intéressantes. Les fans de leurs jeux respectifs, et nous compris, étions bien contents de connaître un peu plus le parcours de ces deux personnalités fortes du jeu vidéo. 

Le rappel sur Tales of Zestiria était d’ailleurs très attendu puisque de nombreux cris se sont fait entendre à l’image du logo du jeu à la toute fin ! Un morceau déjà épique qui ne l’était qu’encore plus en version symphonique ! 

 

En tout cas, on est ressortis vraiment plus que satisfait du concert. On en aurait voulu plus (comme toujours me diriez-vous !), mais le concert était vraiment des plus sympathiques et on espère que Bandai Namco aura été aussi satisfait de l’événement de son côté afin de nous en reprogrammer un nouveau au plus vite !

Il y a encore beaucoup de titres phares à jouer issu de l’énorme collection de jeux de chez Bandai Namco. Un grand moment vidéo-musicalo-ludique comme on les aime ! Distant Worlds n’a qu’à bien se tenir, un concurrent de taille est né !

Prochain rdv dans le genre : les 18 et 19 mars, toujours à la salle Pleyel, pour le concert symphonique de Kingdom Hearts. 

PS : Monsieur Sakuraba, pensez à ce titre la prochaine fois par pitié, merci ! Baten Kaitos, c’est la vie !

 

 

 

Le Marin des Mers de Chine

 

                                                VolenKahn’s review #13 : Le Marin des Mers de Chine

 

Bonjour, bonsoir et bonnes condoléances à toutes et à tous, ici VolenKahn, et ceci est ma treizième review cinéma. Souvenez-vous… il n’y a pas si longtemps que cela, je vous avais parlé d’un film d’art martiaux très violent, très sérieux : The Raid. Une question m’est venue à l’esprit : un film de cegenre peut-il être comique ? Jackie Chan a la réponse, qu’il nous donne sous la forme du film d’aujourd’hui.

 

Jackie Chan est mondialement reconnu comme étant un expert des arts martiaux, ayant joué dans une centaine de films, dont quelquefois les siens. Une série animée lui a même été dédiée (mais si ! Ouvrez vos chakras et vous vous en souviendrez). Et pourtant, j’ai l’impression que mis à part quelques succès mondiaux (Nicki Larson, Rush Hour), personnes n’a vraiment vus de films de lui jeunes.

Alors, ne vous y trompez pas, je n’ai vu que 3 films avec lui : le film de cette review et sa suite, et Rush Hour. Il n’empeche, sauriez-vous me citer au moins 3 films de sa filmographie ? Pour la plupart d’entre vous, je ne pense pas. Or, Le Marin des Mers de Chine mérite amplement votre attention.

 

D’abord la Chine, ensuite le monde entier.

 

Sorti en 1983, de et avec le Petit Dragon, le film se situe à Hong Kong dans une colonie anglaise, au début du XXème siècle. Le gouverneur en place envoie la marine dans les mers de Chine méridionale et orientale pour tenter d’arrêter Lo Sam Paô, chef des pirates. Mais un sabotage va compromettre le départ. Dragon et ses comparses vont élaborer un plan pour arrêter Lo Sam Paô.

 

Ce qui frappe très vite, c’est l’utilisation de l’humour ; il n’y pas qu’un seul type d’humour, le rire n’est pas suscité qu’à cause des mots. Les combats entre Jackie Chan et ses amis contre les méchants vilains sont à double usage : en plus de faire avancer l’intrigue, chaque affrontement débouchant sur la résolution d’une situation, ou au contraire à la création d’un nouveau problème qui permettra de développer le récit, ils sont facteurs de rire.

De par leurs chorégraphies et leur authenticité (le générique de fin nous montre que non seulement Jackie Chan faisait toutes ses cascades, mais que les coups portés sont tous réels, pas de trucage ! Prends-en de la graine, Rocky !), les combats sont vivants, et pas seulement parce que la caméra prend le temps de montrer les coups et le déroulement de la rixe (au lieu de tout surcutter comme dans les films d’actions modernes), mais surtout parce que les combats sont ludiques : en effet, souvent les opposants utiliseront les particularités du décor ou même des objets, pour à la fois provoquer le rire et immerger le spectateur dans l’intensité des combats.

 

Dragon (Jackie Chan) et Fei (Sammo Hung) après avoir DEFONCE SA RACE à des brigands.

 

L’histoire vous vous en doutez, est réduit à son strict minimum : l’arrestation d’un méchant, tenu par le très musculeux et charismatique Dick Wei. En fait, ce film serait comme un très long épisode de Tex Avery, avec un nuage de Buster Keaton (ce dernier étant la principale source d’inspiration pour les cascades de Jackie Chan). Mais ce scénario simple est propice à moult bagarres, sur différents terrains, et tous sont impressionnants, tant par leur fluidités que par leur durées.

 

Alors oui, je parle beaucoup des combats, mais un film d’art martiaux sans cela c’est rien, ils ont donc intérêt à assurer. Mais rassurez-vous, les acteurs ne sont pas en reste : jeune et agile, Jackie est très drôle, accompagné de Sammo Hung son sidekick rigolo. Ensemble, ils forment un duo efficace.

 

Et pourtant, malgré tout ces compliments, tout le monde ne voudra pas voir ce film pour une très simple raison : ce sont des asiatiques qui sont mis en scène. Et il y aura toujours une barrière à ce niveau-là. Certes, quelques classiques du cinéma d’action viennent de ces contrées (Opération Dragon, Tigre et Dragon), mais l’humour, la gestuelle, la culture constituera toujours un frein au développement de ce cinéma en Europe ou ailleurs.

 

Conclusion : c’est une très bonne comédie d’action (si ce genre existe ?), puissante, qui ne s’arrête jamais, que ce soit dans son humour ou dans ses combats. Pour tous les amateurs de raviolis chinois, et les autres aussi, si vous voulez passer un bon moment !

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